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L’avenir de la presse en ligne est-il dans le social ?

Social Network, Social Games, Social Software, Social Computing… j’ai comme l’impression que “social” est devenu le nouveau buzzword à la mode ! Plus sérieusement, les médias sociaux ont  modifiés profondément et durablement le paysage de l’internet, et il n’y aura pas de retour en arrière. J’irais même plus loin en écrivant que nous assistons plutôt à une fuite en avant vers du “tout social”.

Illustration avec la presse en ligne : Quasiment tous les portails d’actualité ( Le Monde, Libération, Le Figaro, L’Express, 20 Minutes…) proposent un système de commentaires / notation. Si cette première étape de “socialisation” d’un site d’information est maintenant généralisée, il va falloir aller plus loin pour fidéliser les internautes.

C’est ce qu’a fait le New York Times en laçant son propre réseau social : TimesPeople. Bon… inutile de s’enflammer, il ne s’agit pas tant d’un réseau social que d’une extension sociale de leur portail qui repose principalement sur les… commentaires et notations.

Le réseau social du NY Times

Le site propose maintenant une toolbar (”socialbar” ?) en haut de page qui invite les internautes à s’identifer :

La nouvelle toolbar du NY Times

Une fois identifiés, les membres peuvent noter, commenter et partager des articles et bonnes adresses. Tout ceci est aggréger au sein de leur profil (”public activities“). On retrouve également la possibilité d’importer des contacts et de trouver des membres avec un profil et/ou des centres d’intérêts similaires.

Une initiative intéressante mais qui laisse tout de même sur leur faim les observateurs avertis qui trouveraient plus d’intérêt à déployer un réseau social sur plusieurs sites d’actus / titres (cf.  New York Times Launches TimesPeople Social Networking Site). C’est d’ailleurs la stratégie adoptée par MTV Networks avec Flux, qu’ils définissent comme une cross-site social media platform (cf.  MTV Networks Acquires Social Project to Accelerate Reach of Flux).

Tout les sites associés au réseau Flux de MTV

Autre hypothèse : s’adosser à un réseaux social existant (cf.  Social Network at New York Times – Good Execution of a Strange Idea), chose qu’ils avaient pourtant déjà faite très récemment (cf.  New York Times, LinkedIn Enter Content Partnership). En y réfléchissant on se dit qu’effectivement vu le lectorat du NY Times ils auraient mieux fait de monter un partenariat avec LinkedIn qui se positionne très clairement sur le haut du panier. D’ailleurs ils viennent de lancer un programme un ciblage comportemental étendu pour lequel le NY Times est un partenaire idéal :  LinkedIn To Launch Its Own Ad Network.

Mais revenons à nos moutons : pourquoi vouloir sociabiliser un site d’information ? Visiblement pour améliorer la fidélisation (ils parlent de content engagement). Cette démarche est la bonne mais mériterait un dispositif un peu plus poussé à l’image de ce qu’à fait FastCompany avec son Business Conversation.

Un page profil du réseau 'Business Conversation' de FastCompany.com

Le principe est le même : une communauté de lecteurs mais avec des leviers sociaux plus puissants comme des blogs, des groupes ou un système de profils et de matching plus complet. Mais la question se pose à nouveau : pourquoi développer un réseau social propre à FastCompany alors que le lectorat est très proche de l’audience de LinkedIn ?

Peut-être existe-t-il un solution intermédiaire qui consisterait à mettre en oeuvre une couche sociale compatible avec les réseaux sociaux. C’est un peu à ça que sert DataPortability et visiblement ils sont passés à côté de cette opportunité.

Toujours est-il que ce modèle de communauté d’intérêt centrée autour d’une forte activité éditoriale en inspire plus d’un comme en témoignent la montée en puissance de plateformes de publication “sociale” comme PublicSquare ou HyperWeek (cf.  Raphael Briner launches Hyperweek. It’s Facebook + Wordpress).

Alors… l’avenir de la presse en ligne est-il dans le social ? Éric ?

Les gagnants du TechCrunch50 sont là !

La grande messe annuelle des start-ups ( TechCrunch50) vient de s’achever sur une remise de prix particulièrement intéressante. 52 start-ups ont ainsi été présentées au jury qui vient de publier la liste des lauréats :  Yammer Takes Top Prize At TechCrunch50.

En fait c’est plus l’innovation que la viabilité qui est ici récompensée et lorsque l’on regarde de près la description de ces start-ups, c’est un festival de buzzword :

  • Yammer, du Corporate Microblogging en mode SaaS ;
  • Atmosphir, une plateforme de User Generated Games ;
  • FitBit, un Personal Wealth Tracker Device ;
  • GoogGuide, du Citizen Social Shopping ;
  • Grockit, un Massively Collaborative Serious Learning Game ;
  • Swype, un Predictive Gesture Recognition Software for Touch Interface.

Gloups, ça vous la coupe, hein ?

Comme je suis en forme, je veux bien me prêter au jeu des prédictions avec ici quelques services que je sens bien monter en puissance d’ici la prochaine édition :

  • Dans la mouvance Green IT, des Crowdfunded Citizen Low Emitions Softwares (des applications en ligne financées par les collaborateurs qui seraient optimisées en terme de consommation de temps de calcul et de bande passante pour limiter l’empreinte carbone ;
  • Dans la mouvance WebOS et serious games, des Enterprise-level Positive Learning Collaborators Generated Open Environment Marketplace (une place de marché BtoB spécialisée dans les plates-formes de génération de programme de e-learning orientés bien-être - un concept qui plait aux générations Y et Z) ;
  • Dans la mouvance convergence réalité/virtualité, des Transreality Online Corporate Workplaces (des espaces de travail collaboratif en ligne reposant sur le principe de la réalité augmentée - ou de la virtualité diminuée - spécialement optimisés pour les problématiques des grands compte) ;
  • Dans la mouvance Social Shopping et développement durable, des Crowsourced Social Actions Brandstream (des aggrégateurs d’initiatives éco-responsables réalisées bénévolement par des fans pour le compte de grandes marques).

Pas mal, non ?

Bon, au-délà des buzzwords, force est de constater que les idées sont là et que l’innovation tourne à plein régime. Petit bémol pour Yammer qui se contente de légèrement modifier le modèle économique de Twitter tout en reproduisant quasiment à l’identique le design des pages. Même si l’idée est géniale, cette contrefaçon manifeste en agace plus d’un (cf.  Was TechCrunch50 rigged? et  Yammer is TC50 Winner - This is a Joke? Right?).

Et comme je suis un indécrottable chauvin, j’en profite pour vous lister les start-ups françaises participantes : Fotonauts, FairSoftware, Producteev, Cardsoff et MyBooo (cf.  TechCrunch50 et les français).

Amazon lance un site de contenus collaboratif pour la musique

Après IMDb pour les fans de cinéma, Amazon vient de lancer SoundUnwound, une plateforme collaborative de publication et de partage de contenus sur la musique. Ne vous y trompez pas, il ne s’agit pas d’un wiki géant à la Wikipedia, mais plutôt d’une grosse base de données éditable façon Internet Movies Database.

SoundUnwound.jpg

Cette plateforme concentre ainsi une grande quantité d’informations en provenance de sa base de produits (pour avoir la discographie complète des groupes et artistes), de Wikipedia, de YouTube (pour les vidéos) et de MusicBrainz (pour les biographies et anecdotes). Au final nous avons donc un site extrêmement riche qu’il est possible de compléter avec bien évidement un système de modération à priori. Exemple avec la page du groupe Soundgarden.

SoundUnwound_Group.jpg

Le site favorise un mode de découverte empirique en exploitant un certain nombre de d’informations pivot (genre, noms des membres…) Plus d’infos sur le blog officiel : SoundUnwound Blog.

Vous noterez au passage la possibilité d’avoir une représentation visuelle très sympa de la discographie d’un groupe sur une timeline (lire à ce sujet : Vive les timelines !) :

SoundUnwound_Timeline.jpg

Avec cette initiative, Amazon poursuit donc sa stratégie de capitalisation sur des contenus générés par les utilisateurs avec les sites suivants :

  • IMDb pour le cinéma (dont le modèle économique repose sur de l’affiliation) ;
  • SoundUnwound pour la musique ;
  • Shelfari pour les livres (un site communautaire racheté il y a peu) ;
  • Amapedia pour tous les produits présents dans la base ;
  • Askville pour les questions de la vie courante (une sorte de Yahoo! Answers mais qui peine un peu à décoller).

Voilà ce que l’on appelle une belle stratégie de couverture (domination ?) du marché. Selon vous quelle pourrait être la prochaine initiative d’Amazon ?

(via WebProNews)

Wikipedia - Wiki + AdSense = Knol = Squidoo = Mahalo

Gros débat en ce moment dans la blogosphère autour du lancement de Knol (et de Cuil dans une certaine mesure). Pour faire simple, disons que Knol est un outil de publication participatif (et non collaboratif). C’est en quelque sorte un Wikipedia sans le wiki.

Donc concrètement : N’importe qui peut éditer un article qui est soumit aux commentaires de la communauté (les visiteurs font donc des demandes de modification mais ne peuvent pas modifier eux-mêmes). Les pages créées peuvent générer des revenus aux rédacteurs s’ils souscrivent au programme AdSense. Les rédacteurs ne sont pas anonymes et doivent utiliser un compte Google authentifié. Nous somme donc en présence d’une alternative à des services comme Squidoo ou Mahalo plutôt que de Wikipedia. En fait la comparaison s’arrête là, Wikipedia et Knol sont deux services différents en termes d’objectif et de service rendu. Plus d’infos ici : Google Knol Launches, More Like Squioo than Wikipedia.

En lisant entre les lignes, vous pourrez vous rendre compte que Google poursuit sa transformation en éditeur passif : il fournit à la communauté des outils pour publier du contenu ( Blogger, YouTube, Google Page Creator, Google Sites et maintenant Knol) qu’il se charge de monétiser. Certains y voient même la preuve que Google se transforme en un opérateur intégré capable de fournir les solutions d’édition (Knol, Blogger), de monétisation (AdSense) et de distribution (Search). Plus d’infos sur ce sujet ici : Knol for Google, It Is Not Evil, It Is Business.

Avec cette plateforme, Google cherche donc à prendre sa revanche sur Wikipedia dont il est de loin le plus grand artisan de la réussite : les articles de Wikipedia sortent très souvent en première position des listes de résultats (c’est un peu normal quand on a un Page Rank de 10). Le marché va donc être extrêmement vigilant sur la manière dont les articles de Knol seront indexés et affichés dans les listes de résultats. la logique (et l’éthique) voudrait que Google ne privilégie pas “ses” articles par rapport à ceux de Wikipedia (ce qui d’ailleurs n’est pas le cas avec YouTube et Blogger vis à vis de Dailymotion et Typepad).

En fait nous pouvons nous rassurer sur ce point en faisant confiance à la pertinence de l’algorithme de Google qui va naturellement filtrer les contenus inintéressants ou manquant de subtilité. Mais bon, dans la mesure où un usjet peut être traité par plusieurs auteurs, on se demande comment risque d’évoluer (cf. Google’s Knol: Evil and Doomed).

Et bien évidément, les premières critiques sont déjà là : Google Knol starting to smell spammy. Mais il faut dire que les spammeurs ne manquent pas de réactivité et Wikipedia est pas victime de publicités déguisées et autres dérives mercantiles (cf. cet article que j’ai rédigé il y a plus de 3 ans : Wikipedia, l’avenir de l’information ?).

Bref, inutile de poursuivre la comparaison car Knol pourrait bien officialiser la création d’une nouvelle catégorie d’outils de publication qui apportent une informations différentes des blogs et wikis : un résumé ou plutôt une aggrégation / synthèse réalisée par un auteur identifié. Résumons cela en disant que Knol va être un acteur de plus dans la longue chaîne de l’info-business.

YouTube évolue pour maintenir la concurrence à distance

Aviez-vous remarqué les récents changements sur YouTube ? Même si les équipes de Google ont visiblement du mal à rentabiliser cette plateforme (cf. YouTube n’est finalement pas une mine d’or pour Google) ils continuent à la faire évoluer lentement mais surement. En témoigne cette nouvelle page d’accueil, plus tout à fait récente (cf. New Experimental Personalized Homepage) mais qui introduit un certain nombre de nouveautés (Recommend Videos, Friend Activity, About You / Your video…) :

NewYouTube.jpg

Au rayon des nouveautés il y a également la possibilité d’annoter les vidéos ( YouTube Video Annotations - ça fonctionne plutôt bien) ainsi que le statistiques de consultation (cf. YouTube Insight Overview) :

YouTube_VideoInsight.jpg

Enfin vous avez également la possibilité de fusionner votre compte YouTube avec votre compte Google : How do I link my Google account with my existing YouTube account?. On imagine déjà les nombreuses possibilités de synergies…

Force est de constater que si YouTube est devenu indispensable à l’écosystème de la vidéo en ligne, le marché ne se fait plus trop d’illusions concernant le potentiel de monétisation de la plateforme, du moins telle qu’elle est actuellement configurée : Why YouTube can’t make money. Ceci est d’autant plus dommage que les concurrents sont légions, et notamment Hulu (la plateforme vidéo lancée par NBC et News Corp.) qui risque d’intéresser de très près les investisseurs et les annonceurs : Hulu To Earn Up to $90M In First Year.

En tout cas il y en a un à qui ça plait forcément, c’est Mark Cuban (le plus gros détracteur de YouTube) : Hulu is kicking Youtube’s Ass.

Changement d’époque pour les blogs ?

Ce matin Nicolas a décidé d’arrêter la publication de Versac : Fin de ce blog. Passé l’effet de  surprise de cette annonce, j’ai comme l’impression que nous sommes en train de vivre un changement d’époque pour les blogs : le passage de l’âge de pierre à l’âge de fer.

Force est de constater que la professionnalisation des pratiques de blog est en train de profondément modifier le paysage de la blogosphère. J’interprète ainsi l’annonce d’Éric de son passage à un statut de blogueur professionnel ( Révélation de la semaine : j’ai trouvé un travail) comme l’élément déclencheur d’un mouvement de fond : tensions, railleries, jalousies… qui conduisent aujourd’hui à la disparition d’une figure emblématique du blog français (rassurez-vous Nicolas n’est pas mort, il va juste blogueur ailleurs).

Je ne saurais trop expliquer pourquoi mais j’ai comme l’impression que la blogosphère va progressivement perdre son innocence et rentrer dans une phase plus… industrielle. Celle où l’on brasse de l’argent, celle où l’on s’insulte par billets interposés (même dans un cadre professionnel), celle où les égos débordent des claviers.

Ce changement d’époque va donc se faire dans la douleur, une douleur supportée par une minorité d’individus :

Bref, la situation s‘envenime et même si nous n’en sommes pas encore à envisager la peine de mort comme pour les blogueurs iraniens ( Iran Parliament to Debate Death Penalty for Bloggers), je me désole de constater que les plus grands se voient contraints de plier sous la pression des masses anonymes. Finalement c’est Vinvin qui avait vu juste avec sa farandole des abrutis. Puisse le dieu internet me donner le courage de ne jamais céder à mon tour. Car après tout, tout le monde ne peut pas avoir la force de caractère du Capitaine, bien que lui aussi doit connaitre des moments de solitude.

Nous voici donc en présence de la première victime du mythe du “blogueur influent”. Vaste fumisterie dont nous n’arriverons décidément pas à nous débarrasser. Si j’avais le courage, je rédigerais un article pour définitivement enterrer ce mythe à la con mais je suis fatigué. Fatigué de répéter inlassablement que nous sommes tous influent à notre échelle. Fatigué de répéter que le blog est un outil, pas une caractéristique. Les blogueurs n’ont en commun que la plateforme technique, leurs motivations et leur approche sont toutes différentes (il y a autant de façon de bloguer que de blogueurs).

Mais je m’égare, revenons à nos moutons : Je suis maintenant convaincu de la nécessité d’instaurer une forme de contrat de lecture entre le blogueur et son audience, un peu comme des Conditions Générales d’Utilisations. Ce contrat tacite permet de définir un cadre sain dans lequel le blogueur pourra s’épanouir et entrer dans une relation mutuellement enrichissante avec son lectorat (évitant ainsi les plaies du blogueur). Est-on en train de parler d’une charte des blogs ? Peut-être, je n’ai pas encore trouvé la solution.

Il pourrait potentiellement y avoir autant de chartes que de blogueurs mais je trouverais intéressant de pouvoir initier une réflexion collective sur  des modèles de chartes génériques. Un peu comme les licences Creative Commons (il y en a forcément une qui vous convient).

Bref, tout ça pour dire que nous vivons un changement d’époque plutôt déstabilisant. J’espère que ce phénomène de maturation des blogueurs se fera de concert avec une maturation des lecteurs / commentateurs, des agences, des annonceurs et des journalistes.

Le blog est mort, vive le blog !

Pourquoi j’ai décidé de sortir du classement Wikio

Après de nombreux mois de tergiversation, je me suis enfin décidé à prendre le taureau par les cornes et à sortir du classement Wikio. Pourquoi ? Parce que je ne suis pas dans une logique de d’éditeur. En effet, les blogs qui font vivre leur(s) auteur(s) (comme Presse-Citron, Le Blog Auto, Le Journal du Geek…) sont à la recherche du plus gros trafic. C’est logique, ils raisonnent comme des éditeurs : plus de trafic = plus de revenus. Même si nous utilisons le même socle technique (un moteur de blog) nous ne poursuivons pas le même objectif.

Deux audiences non-compatibles

J’ai fait le choix d’utiliser mon blog pour parler (et échanger) de mon quotidien professionnel. Oui mais voilà, j’évolue dans un environnement professionnel obscur où l’on jargonne à tout va. Il en résulte des billets incompréhensibles pour les néophytes où par moment on ne parle plus tout à fait français (quel framework Ajax choisir pour assurer un bon ROI à un mashup marchand en marque grise monétisé au CPA ?).

Exposer un tel contenu à une audience de non-initiés ne peux pas fonctionner : problèmes de compréhension, mauvaises interprétations, commentaires hors-sujet…). Voilà pourquoi dans mon cas : plus de trafic = plus de pollution.

L’objectif que je m’étais fixé avec ce blog était de m’assurer la meilleure visibilité possible auprès des personnes de la profession. Cet objectif est désormais atteint et je travaille maintenant à fidéliser un lectorat de professionnels. Cette fidélisation ne peut fonctionner qu’au travers de contacts réguliers (via le flux RSS et la newsletter). Voilà pourquoi j’ai 10 fois plus d’abonnés à mon flux RSS que de visiteurs sur le site.

En regardant de près mes statistiques de fréquentation je me suis très vite aperçu que le trafic en provenance de Wikio ne correspondait pas aux lecteurs que je souhaite toucher : ils arrivent sur le site et reparte tout de suite (très certainement effrayé par cette débauche d’acronymes et de jargons).

Traduction : l’audience de Wikio n’est pas celle que je souhaite atteindre. Sans mépris aucun, elle n’est simplement pas dans ma cible.

Des sollicitations incessantes

Être dans le classement Wikio ça veut dire être publiquement exposé à toutes et à tous… surtout à toutes les agences de RP et à tous les étudiants. Il en résulte un flot incessant de sollicitations (”ça serait sympa si tu parlais de mon projet”), de courriers non-ciblés (”veuillez trouver en pièce jointe le communiqué de presse de ce nouveau service qui va révolutionner l’internet”), de demandes en tout genre (”pouvez-vous m’aider pour mon mémoire”, “je cherche un emploi / un stage”, “j’ai besoin de conseils pour mon orientation de carrière”, “pouvez-vous répondre à ce questionnaire”…).

En moyenne je dois recevoir une trentaine de sollicitations de ce type par jour et ça prend beaucoup de temps de répondre à tout ce petit monde (même si c’est pour décliner). Autant vous le dire tout de suite : je ne suis ni un mécène ni un prof de fac, juste un professionnel qui doit travailler pour gagner sa vie. Et je le répète : bloguer n’est pas mon métier.

Traduction : Être dans ce classement m’apporte plus de désagrément que d’avantages.

Un service encore jeune

Au-delà de ces deux effets de bord, le principe même de classement me dérange. Pourquoi devrions-nous être comparés ? Après tout je ne convoite pas le titre de meilleur blogueur, plutôt celui de meilleur consultant. Cela a-t-il du sens de placer les blogueurs dans un contexte de compétition ? Non car il y a de la place pour tout le monde. Le classement de Wikio est donc un outil intéressant mais qui mériterait un peu plus de pédagogie : pourquoi un classement et comment s’en servir (du point de vue des professionnels).

Mais ce qui me frustre le plus c’est très certainement ce système de catégories que je trouve très restrictives. Pourquoi devrais-je être un blogueur High-Tech ? Pourquoi réduire la diversité de la blogosphère à quelques catégories ? Un blog doit-il nécessairement être mono-sujet ? A la limite je veux bien concourir dans la catégorie du meilleur Fred Cavazza, mais pas du meilleur blog “High-Tech”. Quel est le dernier billet où je parlais de high-tech ? J’avais plus l’impression de parler de médias sociaux, d’utilisabilité, d’interfaces riches, d’entreprise 2.0…

Conclusion

Après avoir lu tout ça vous vous êtes très certainement fait la réflexion suivante : “si ça ne lui plaît pas, pourquoi y être ?” Et bien c’est justement l’objet de ce billet : expliquer pourquoi j’ai décidé de sortir de cette logique de classement. Et ce qui est valable pour Wikio est également valable pour les autres : j’ai également demandé à sortir du classement Alianzo.

Voilà, vous connaissez maintenant mes raisons, je vais maintenant avoir l’esprit tout à fait tranquille pour bloguer sur mes sujets favoris (et pouvoir jargonner tout mon soûl). Du coup je libère une place pour les autres…

Where The Hell Is Matt 2.0?

Souvenez-vous, il y a quelques années (avant l’apparition de YouTube), un globe-trotter s’était amusé à se filmer en train de danser dans les différentes villes qu’il avait visité. Le résultat était une vidéo un peu potache (c’est quoi cette danse ridicule ?), très folklorique (que de pays !) et surtout terriblement virale (près de 10 millions de visionnages sur YouTube) : 

Quelques années après, le Matt revient avec une nouvelle vidéo :

Toujours de très beaux paysages mais un petit plus : l’apparition de gens (fans ?) accompagnant Matt dans sa chorégraphie. Autant dans les pays exotiques les “locaux” se sont spontanément mis à danser devant la caméra, autant dans les pays industrialisés (et surtout connectés) il s’est visiblement passé quelque chose de plus (plus de 50 personnes à chaque fois).

J’imagine que le site de Matt y est pour quelque chose : Where the Hell is Matt?. Peut-être est-ce l’effet flashmob, (ajouté à une bonne dose de buzz) qui a permis à tous ces gens de se rencontrer et de danser ensemble sur cette vidéo. Avec plus d’1 millions de visionnages en 2 jours, cette seconde vidéo risque de battre des records.

En tout cas je ne peux m’empêcher de ressentir une forte émotion lorsque je vois ce qu’il est possible de faire avec une simple caméra et un site web (et beaucoup de viralité).

Conception de sites web

Mon expertise

Consultant indépendant depuis Octobre 2006, je dispose de 11 années d’ancienneté dans les métiers du web et du commerce électronique acquis auprès d’agences web (Fi System, Wcube, Framfab, SQLI) ou de grands comptes (AXA, CNAM, Bouygues Telecom).

Pour mieux évaluer mon expertise, je vous invite à consulter mes autres blogs :

Mes clients

Au cours de ma carrière professionnelle j’ai accompagné de nombreux clients : SFR, Renault, Société Générale, Natexis, BNP, PSA, Manutan, PPR, Cetelem, L’Express, Ouest-France, Mairie de Paris, Neuf Telecom, CDC, Aventis, Packard Bell, Axa, Mc Donald’s, Microsoft, JP Morgan, Wanadoo, Pernod-Ricard, 3M, Casino, PPR, Compagnie Bancaire, Banque Fortis…

Mes prestations

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  • Audit et refonte ergonomique ;
  • Création d’arborescence et de cas d’utilisation ;
  • Optimisation de parcours client ;
  • Conception d’interfaces (storyboard)…

Pour connaitre mes disponibilités et étudier un projet de conception, n’hésitez pas à me contacter.

Consulting

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