Archives pour le mois septembre 2008

Lively deviendra-t-il une plateforme de jeux ?

Voilà maintenant 3 mois que Google a sorti son univers virtuel (Lively). 3 mois pendant lesquels leurs équipes ont travaillé à l’enrichissement de cette plateforme (cf. Lively, un potentiel encore insoupçonné ?). Alors que les spéculations allaient bon train, Kevin Hanna (le directeur de création) a récemment fait une déclaration surprenante : Une API sera prochainement déployée pour pouvoir intégrer des gadgets interactifs (cf. Hanna Talks Google Lively’s Game API Extensions).

« Gadgets interactifs » ? Oui tout à fait, des gadgets interactifs qui permettraient à des développeurs indépendants de publier des jeux au sein de l’univers. Pettie précision, ces « gadgets interactifs«  sont une version évoluée des « gadgets » déjà supportés qui permettent d’encapsuler de la vidéo. De là à interpréter cela comme une Game API, il n’y a qu’un pas : Lively, a Future Platform for Online Games.

Une vidéo encapsulée dans Lively

Bientôt une 3D Game API ?

Plus intéressant, ce même Kevin aurait donné plus de détails lors d’une interview accordée à Games Industry :

  • Cette API permettra d’intégrer des jeux en 2D mais devrait rapidement évoluer pour pouvoir encapsuler des jeux en 3D ;
  • Ils ne prévoient pas pour le moment de monnaie virtuelle mais un système de micro-transactions en mode P2P (une extension de Google Checkout ?) qui permettrait aux utilisateurs de… payer pour les jeux (cf. Google to Open Up Lively to Developers) ;
  • Les utilisateurs pourraient choisir entre plusieurs avatars en fonction de l’endroit où ils se rendent et de ce qu’ils vont y faire (cf. Will Lively Be a Game Platform?) ;
  • La plateforme Lively serait également exploitée pour un usage plus sérieux (cf. Google Looking at Lively for Enterprise?).
Lively dans un usage 'serious game'

Rich Internet Game ou Gaming Platform as a Service ?

Exploiter le plug-in de Lively comme un moteur graphique de jeu en ligne ? N’est-ce pas ce que l’on pourrait appeler un Rich Internet Game (par analogie aux Rich Internet Applications) ? Il faut dire que cette solution est plus qu’alléchante : pas de moteur physique à développer ou de plug-in complexe à faire installer, pas de système de paiement à implémenter, une très forte audience…

Bref, Lively pourrait potentiellement être considéré comme une plateforme de distribution, une sorte de Gaming Platform as a Service qui viendrait compléter  le App Engine réservé aux applications plus traditionnelles.

Bien évidement ne vous imaginez pas des jeux aussi sophistiqués que Far Cry II, mais plutôt des jeux à forte dimension sociale, des sortes de Social Games en 3D. Lively serait donc plus un concurrent pour Kongregate ou Shockwave et se différencierait ainsi des autres univers virtuels « légers » (cf. Un retour dans le browser pour les univers virtuels ?).

On se croirait presque dans un MMO !

Reste encore à Google d’assurer une bonne compatibilité de son plug-in (notamment avec Mac / Linux) et à développer une version plus robuste pour Chrome (car de nombreux problèmes de montée en charge subsistent encore). Et tant que l’on y est, pourquoi ne pas envisager une version mobile sur Android ?

YouTube, nouveau terrain de jeu des annonceurs ?

Nous savions déjà que YouTube (du fait de sa considérable audience) est une cible archi-privilégiée pour les annonceurs qui espèrent y voir tourner leur dernière vidéo virale. Nous avons vu récemment des choses un peu plus originales avec cette nouvelle fonctionnalité d’annotation (cf. Annotation sur YouTube : opportunités marketing ou spam ?).

Il semblerait qu’une nouvelle forme de communication soit en train de se développer avec l’apparition de jeux du type « la vidéo dont vous êtes le héros » sur YouTube comme celui-ci à l’occasion du Mondial de l’Auto : A Car’s Life.

Le principe est simple : il suffit de cliquer au bon moment pour passer au « niveau suivant ». Nous sommes bien loin d’un Grand Tourismo ou même d’un Drift City (lire à ce sujet : Réseau social + univers virtuel + jeu en ligne = $), mais l’initiative est intéressante.

À quand un jeu de boxe sur YouTube ?

(via PPC)

L’avenir de la presse en ligne est-il dans le social ?

Social Network, Social Games, Social Software, Social Computing… j’ai comme l’impression que « social » est devenu le nouveau buzzword à la mode ! Plus sérieusement, les médias sociaux ont  modifiés profondément et durablement le paysage de l’internet, et il n’y aura pas de retour en arrière. J’irais même plus loin en écrivant que nous assistons plutôt à une fuite en avant vers du « tout social ».

Illustration avec la presse en ligne : Quasiment tous les portails d’actualité (Le Monde, Libération, Le Figaro, L’Express, 20 Minutes…) proposent un système de commentaires / notation. Si cette première étape de « socialisation » d’un site d’information est maintenant généralisée, il va falloir aller plus loin pour fidéliser les internautes.

C’est ce qu’a fait le New York Times en laçant son propre réseau social : TimesPeople. Bon… inutile de s’enflammer, il ne s’agit pas tant d’un réseau social que d’une extension sociale de leur portail qui repose principalement sur les… commentaires et notations.

Le réseau social du NY Times

Le site propose maintenant une toolbar (« socialbar » ?) en haut de page qui invite les internautes à s’identifer :

La nouvelle toolbar du NY Times

Une fois identifiés, les membres peuvent noter, commenter et partager des articles et bonnes adresses. Tout ceci est aggréger au sein de leur profil (« public activities« ). On retrouve également la possibilité d’importer des contacts et de trouver des membres avec un profil et/ou des centres d’intérêts similaires.

Une initiative intéressante mais qui laisse tout de même sur leur faim les observateurs avertis qui trouveraient plus d’intérêt à déployer un réseau social sur plusieurs sites d’actus / titres (cf. New York Times Launches TimesPeople Social Networking Site). C’est d’ailleurs la stratégie adoptée par MTV Networks avec Flux, qu’ils définissent comme une cross-site social media platform (cf. MTV Networks Acquires Social Project to Accelerate Reach of Flux).

Tout les sites associés au réseau Flux de MTV

Autre hypothèse : s’adosser à un réseaux social existant (cf. Social Network at New York Times – Good Execution of a Strange Idea), chose qu’ils avaient pourtant déjà faite très récemment (cf. New York Times, LinkedIn Enter Content Partnership). En y réfléchissant on se dit qu’effectivement vu le lectorat du NY Times ils auraient mieux fait de monter un partenariat avec LinkedIn qui se positionne très clairement sur le haut du panier. D’ailleurs ils viennent de lancer un programme un ciblage comportemental étendu pour lequel le NY Times est un partenaire idéal : LinkedIn To Launch Its Own Ad Network.

Mais revenons à nos moutons : pourquoi vouloir sociabiliser un site d’information ? Visiblement pour améliorer la fidélisation (ils parlent de content engagement). Cette démarche est la bonne mais mériterait un dispositif un peu plus poussé à l’image de ce qu’à fait FastCompany avec son Business Conversation.

Un page profil du réseau 'Business Conversation' de FastCompany.com

Le principe est le même : une communauté de lecteurs mais avec des leviers sociaux plus puissants comme des blogs, des groupes ou un système de profils et de matching plus complet. Mais la question se pose à nouveau : pourquoi développer un réseau social propre à FastCompany alors que le lectorat est très proche de l’audience de LinkedIn ?

Peut-être existe-t-il un solution intermédiaire qui consisterait à mettre en oeuvre une couche sociale compatible avec les réseaux sociaux. C’est un peu à ça que sert DataPortability et visiblement ils sont passés à côté de cette opportunité.

Toujours est-il que ce modèle de communauté d’intérêt centrée autour d’une forte activité éditoriale en inspire plus d’un comme en témoignent la montée en puissance de plateformes de publication « sociale » comme PublicSquare ou HyperWeek (cf. Raphael Briner launches Hyperweek. It’s Facebook + WordPress).

Alors… l’avenir de la presse en ligne est-il dans le social ? Éric ?

A quoi ressemble la blogosphère en 2008 ?

C’est à l’occasion du Blog World Expo que Technorati (le moteur de recherche de blog) à publié son rapport annuel sur la blogosphère : State of the Blogosphere – 2008.

Plusieurs indicateurs dans ce rapport nous mènent à penser que le phénomène des blogs est en train de se « tasser » et de rentrer dans le quotidien des internautes. Comprenez par là que les bloggeurs ne sont plus vus comme des extraterrestres / pionniers / égocentriques (rayez la mention inutile) mais comme des individus lambda qui pratiquent une activité sociale sur le web.

Les chiffres montrent un ralentissement

Parlons des chiffres tout d’abord : 133 millions de blogs indexés depuis 2002.

Nombre de blogs indexés par Technorati

Un bien beau chiffre, mais qu’il faut relativiser car sur ces 133 millions de blogs, seuls 1,1% ont publié au moins un billet sur les 7 derniers jours. Il n’y aurait donc que 1,5 millions de blogs réellement actifs. En fait nous serions passés de 1,5 millions de billets publiés en 2007 à 900.000 en 2008 : State of the Blogosphere 2008: Technorati Numbers Indicate Blogging Is Niche and Slowing.

Comment expliquer ce phénomène ? Tout simplement avec la montée en puissance de nombreux médias sociaux alternatifs (microblog, réseaux sociaux…) qui fragmentent les usages et surtout permet de combler un besoin latent mais pas suffisant pour se lancer dans l’aventure. Autre conséquence, l’attention des lecteurs de blogs est diluée / éparpillée sur d’autres supports « sociaux » (c’est l’arroseur arrosé). Et il en va de même pour l’influence : Are The Influencers Less Influential Now That The Masses Have Arrived?. Serait-ce la fin du mythe du bloggeur influent ?

Blogguer est une activité rentable… pour les américains !

Autres chiffres très surprenants : le revenu moyen annuel est de 6.000$ et dépasse même les 75.000$ pour les blogs avec plus de 100.000 visiteurs uniques  par mois. 75.000$ par an ? Soit je suis le dernier des cons (et je devrais arrêter mon activité de conseil / formation), soit les conditions de marché sont complètement différentes en France ! Visiblement je ne suis pas le seul à être surpris : State Of The Blogosphere: Get To 100K Uniques, Make $75K/year.

Bon… inutile de nous emballer, ces chiffres sont surtout valables pour ceux qui blogguent en anglais dans un pays où le marché (annonceurs, régies publicitaires, intermédiaires…) est beaucoup plus mature.

Bon ceci étant dit, le rapport explique également que les pratiques de blog sont largement rentrées dans les moeurs et qu’elles sont très utiles pour construire sa marque personnelle (cf. How To Grow Your Personal Brand).

Une répartition démographique qui diverge selon les continents

Continuons notre analyse avec ces chiffres équivoques sur la répartition homme/femme en fonction du continent :

Critères démographiques des bloggueurs en fonction de leur continent

Hé oui, en Europe tout comme en Asie les bloggueurs sont sur-représentés par rapport aux bloggueuses. Pourquoi ? Je ne sais pas, et je ne me risquerais pas à commenter ce chiffre ;-)

Et puisque l’on parle de continents, voici la répartition du volume :

Répartition des bloggueurs par continent

Près de la moitié des blogs sont américains ? Difficile à avaler. Reformulons ça en : « plus de la moitié des sites assimilés à des blogs qui sont indexés par Technorati sont américains« . Voilà qui me semble mieux pour nuancer cette donnée.

Le bloggueur européen existe-t-il ?

Terminons enfin par ce portrait-robot du bloggueur européen :

Mouais… pas très convainquant tout ça… Est-ce vraiment intéressant de niveler les pratiques et les influences culturelles au sein d’un continent comme l’Europe ? Non pas réellement.

Mais ne crachons pas non plus dans la soupe, ce rapport est tout de même une aubaine pour l’industrie car il permet d’avoir une photographie précise de la blogosphère US (qui pilote une partie du marché) et qui illustre également la diversité des profiles : Who Are the Bloggers?.

Seule une partie du rapport a été publié, j’attends avec impatience la suite…

Le microblogging est-il en voie de maturation ?

C’est en tout cas la question que l’on peut se poser au vue des dernières nouvelles du « marché » :

Bref, l’actualité du microblogging est très très chaude.

Évolution logique de tout ceci, l’arrivée de services de niche et d’applications verticales :

Moralité, c’est le moment où jamais de vous intéresser au phénomène du microblogging : Twitter au cœur de la révolution des médias sociaux ?.

Un peu d’innovation dans les players vidéo

Une fois n’est pas coutûme, je souhaiterais vous parler aujourdh’ui d’un site de partage de vidéos qui n’est pas YouTube (ou DailyMotion). Loin de moi l’idée de vouloir relancer le débat sur la nichisisation des médias sociaux (hé hé hé, il fallait la placer celle-là), je voudrais juste partager avec vous une fonctionnalité trouvée sur Shred or Die, un site de partage de vidéos de trucs qui glissent (et qui roulent).

Cette fonctionnalité porte sur le « player« , ou du moins sur une évolution fonctionnelle tout à fait intéressante car répondant à une réelle demande contextuelle. Démonstration avec cette vidéo : Ready trailer.

Juste à droite du bouton ‘Play‘ vous avez trois boutons :

  • Jump Back 5 secondes, pour revenir 5 secondes en arrière afin de revoir l’action ;
  • Toggle Slow Motion, pour revoir l’action au ralenti ;
  • Prev Frame / Next Frame, pour visionner l’action image par image

Voici donc trois fonctionnalités bien pratiques, surtout dans un contexte de sports extrêmes où les figures sont décomposées dans tout les sens. Bref, c’est de l’innovation utile comme je les aime.

Et si vous vous posez encore la question de savoir s’il faut abandonner les skis pour passer au snowboard, j’espère que cette vidéo va vous convaincre : And if you’re a man you could feel it!.

Les gagnants du TechCrunch50 sont là !

La grande messe annuelle des start-ups (TechCrunch50) vient de s’achever sur une remise de prix particulièrement intéressante. 52 start-ups ont ainsi été présentées au jury qui vient de publier la liste des lauréats : Yammer Takes Top Prize At TechCrunch50.

En fait c’est plus l’innovation que la viabilité qui est ici récompensée et lorsque l’on regarde de près la description de ces start-ups, c’est un festival de buzzword :

  • Yammer, du Corporate Microblogging en mode SaaS ;
  • Atmosphir, une plateforme de User Generated Games ;
  • FitBit, un Personal Wealth Tracker Device ;
  • GoogGuide, du Citizen Social Shopping ;
  • Grockit, un Massively Collaborative Serious Learning Game ;
  • Swype, un Predictive Gesture Recognition Software for Touch Interface.

Gloups, ça vous la coupe, hein ?

Comme je suis en forme, je veux bien me prêter au jeu des prédictions avec ici quelques services que je sens bien monter en puissance d’ici la prochaine édition :

  • Dans la mouvance Green IT, des Crowdfunded Citizen Low Emitions Softwares (des applications en ligne financées par les collaborateurs qui seraient optimisées en terme de consommation de temps de calcul et de bande passante pour limiter l’empreinte carbone ;
  • Dans la mouvance WebOS et serious games, des Enterprise-level Positive Learning Collaborators Generated Open Environment Marketplace (une place de marché BtoB spécialisée dans les plates-formes de génération de programme de e-learning orientés bien-être – un concept qui plait aux générations Y et Z) ;
  • Dans la mouvance convergence réalité/virtualité, des Transreality Online Corporate Workplaces (des espaces de travail collaboratif en ligne reposant sur le principe de la réalité augmentée – ou de la virtualité diminuée – spécialement optimisés pour les problématiques des grands compte) ;
  • Dans la mouvance Social Shopping et développement durable, des Crowsourced Social Actions Brandstream (des aggrégateurs d’initiatives éco-responsables réalisées bénévolement par des fans pour le compte de grandes marques).

Pas mal, non ?

Bon, au-délà des buzzwords, force est de constater que les idées sont là et que l’innovation tourne à plein régime. Petit bémol pour Yammer qui se contente de légèrement modifier le modèle économique de Twitter tout en reproduisant quasiment à l’identique le design des pages. Même si l’idée est géniale, cette contrefaçon manifeste en agace plus d’un (cf. Was TechCrunch50 rigged? et Yammer is TC50 Winner – This is a Joke? Right?).

Et comme je suis un indécrottable chauvin, j’en profite pour vous lister les start-ups françaises participantes : Fotonauts, FairSoftware, Producteev, Cardsoff et MyBooo (cf. TechCrunch50 et les français).

Devenez ceinture noire de Powerpoint (suite)

Powerpoint… rien que d’entendre ce nom j’ai déjà les poils qui se dressent sur ma tête. J’avais déjà abordé le sujet il y a près de 4 ans (cf. Devenez ceinture noire de Powerpoint), mais je reviens à la charge car les dérives sont de plus en plus nombreuses.

Démonstration :

[youtube HLpjrHzgSRM]

En fait l’erreur la plus classique est de vouloir faire un diaporama qui sert à la fois de support de présentation et de rapport à apporter (les spécialistes appellent ça des « presentument« , contraction de « presentation » et de « document« ). Grosse erreur car le support est généralement trop chargé pour être utile comme support de projection et incomplet comme rapport à lire à tête reposée. J’irais même plus loin en disant que l’on peut en apprendre beaucoup sur la manière de travailler et de se comporter d’un collaborateur en analysant ses diaporamas…

Bref, pour vous remettre dans le droit chemin (ou vos collègues à qui vous pouvez les offrir) je vous propose ces trois livres :

Et pour celles et ceux qui souhaitent perfectionner l’art de la présentation, je vous recommande vivement les soirées Pecha Kutcha des Designers Interactifs : Pecha Kucha Paris Vol. 6.

Un concert virtuel de Motörhead dans Entropia Universe

D’habitude je réserve tout les billets concernant les univers virtuels et le v-business pour mon blog marketingvirtuel.fr, mais là… nous sommes face à une situation exceptionnelle. Motörhead s’associe avec Mindark pour préparer le lancement de la nouvelle version d’Entropia Universe : Motörhead Frontman Lemmy to Launch Own Private Army Inside Virtual World Entropia Universe.

Pour celles et ceux qui se posent la question, Entropia Universe est un univers virtuel hors norme qui occupe le haut du panier, aussi bien au niveau de son système économique (cf. Entropia Universe, nouveau paradis du V-business) que de son moteur graphique (cf. Entropia Universe intègrera le moteur graphique CryEngine2). Il n’y a guère que Blue Mars pour venir le concurrencer sur ce terrain. L’éditeur (Mindark) annonce ainsi un volume de transactions assez impressionnant (400 millions de $ pour 2007) et la rumeur prétend qu’ils préparent une introduction à la bourse de Stockholm pour l’année prochaine (c’est une société suédoise).

Bref, tout ça pour dire que Entropia Universe s’apprête à faire peau neuve et qu’ils se sont associés à des ambassadeurs de charme (hum hum) pour assurer le spectacle (hum hum). Il est donc prévu d’ouvrir un temple du hard rock (Motorhead Stadium) où le groupe se produira régulièrement et de rassembler une armée (Lenny’s Army) pour accomplir quelques quêtes en compagnie de vos hardeurs préférés (bah oui quoi !). Dans son infinie bonté, le groupe a même prévu de vendre un certain nombre de goodies à son effigie (armures, slip en cuir…).

Je ne sais pas trop comment réagir à cette nouvelle, car d’autres groupes se sont déjà produits dans des univers virtuels (U2, DuranDuran et Suzan Vega dans Second Life, Bob Sinclar et de nombreux « groupes de jeunes » dans Taatu…). Mais force est de constater qu’en ayant recours à un vieux groupes de hard rock sur le retour ils réalisent un coup de maitre en se démarquant très nettement de la concurrence. Ce magistral coup de RP me confirme l’impression que les suédois sont passés maîtres dans le registre de la communication décalée.

Et pour celles et ceux qui se posent la question : Non, Entropia Universe n’est pas le nouveau Second Life, ces deux univers n’ont pas grand chose en commun (positionnement, ambitions, modèle économique…), à la limite There, mais c’est une autre histoire : There veut marcher sur les plates bandes de Second Life.

Et enfin pour celles et ceux qui se posent la question, Motörhead est un groupe de hard rock mythique des années 80. Pour plus d’infos, merci de vous adresser à Eric (après tout c’est son époque) ou à Tristan (après tout il est motard).

(via WorldsInMotion)