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Le marché de la recherche relancé avec Bing et Wolfram ?

Alors que nous pensions que le marché de la recherche était définitivement acquis à Google (qui capte plus de 90% des parts de marché en France) voici que deux lancements en deux semaines m’amènent à remettre en question la suprématie de Google : Bing et WolframAlpha. Entendons-nous bien : Google n’est pour le moment pas menacé mais les innovations et le positionnement de ces deux nouveaux services de recherche souffle un vent de fraîcheur dans ce secteur.

Nous sommes ainsi tous à peu près d’accord pour dire que Google a remporté la bataille de la recherche algorithmique pour laquelle les équipes de R&D posséderont toujours une longueur d’avance (du moins c’est ce que je pense). Reste alors aux concurrents à trouver d’autres terrains de bataille pour pouvoir se démarquer. Et c’est là où les deux nouveaux services présentés plus bas rentrent en scène avec la proposition de valeur suivante : ne pas rechercher mieux que Google mais différemment. L’objectif étant de ne pas chercher à se battre sur la pertinence des résultats mais plus sur la modalité de recherche.

Il y a tout d’abord WolframAlpha qui se veut être non pas un moteur de recherche mais un moteur réponses : Là où Google se charge de remonter une liste de résultats correspondants à un ou plusieurs mots-clés, Wolgram préfère afficher une réponse unique à une question.

WolframAlpha en action
Une réponse structurée dans WolframAlpha

Le levier de différenciation de Wolgram est donc de proposer un moteur d’analyse syntaxique très sophistiqué lui permettant d’apporter une réponse unique et fiable à des questions du type « quel est l’âge du capitaine » :

Une réponse unique dans WolframAlpha
Une réponse unique dans WolframAlpha

Vous pourriez me dire (à raison) que Google propose déjà ce type d’approche  mais vous tomberez toujours systématiquement sur une liste de résultats. Bref, Wolgram se veut donc être un moteur de recherche « intelligent » qui comprend vos questions et vous mâche le travail d’interprétation des résultats. Reste encore à régler le problème de la largeur du champ de recherche (à combien de questions peut-il répondre) et la barrière de la langue (ça fonctionne bien en anglais mais quid du français ?). Plus d’infos ici : WolframAlpha, une nouvelle sorte de science pour une nouvelle sorte de moteur de recherche.

Dans un style proche mais différent nous trouvons ensuite Bing de Microsoft qui se positionne comme un outil d’aide à la décision. L’idée est à peu près la même : ne pas confronter les utilisateurs à une liste de résultats qui risque de les dérouter mais leur faciliter la tâche en présentant des résultats structurés. Et c’est dans la recherche de produits que Bing dévoile sa plus forte valeur ajoutée, il se transforme en un assistant d’achat qui se charge de collecter / agréger les avis et de comparer les prix :

Exemple de résultats structurés avec Bing
Exemple de résultats structurés avec Bing

Une approche tout à fait intéressante car c’est sur de la recherche « marchande » que Google réalise 90% de son C.A. avec les adwords. Microsoft a donc choisi de se concentrer sur ce créneau et d’anticiper le clic suivant la liste de résultats en intégrant et en retraitant les données. Peut-on dire que c’est de l’affiliation forcée ? Oui pourquoi pas. Cela nécessite de nouer de nombreux partenariats avec des services externes, mais quand on s’appelle Microsoft ce n’est pas un problème insurmontable, bien au contraire. Autre illustration avec cette recherche d’hotels dans la chaîne Travel (intégration du moteur de Farecast racheté l’année dernière par Microsoft) :

La recherche d'un hotel dans Bing
La recherche d'un hotel dans Bing

Signalons au passage que Microsoft a également prévu un programme de cashback associé à son moteur. Pour le moment Bing est très limité en France donc il vaut mieux tester la version US. Plus d’infos ici : Discover Bing et Bing Opens Up. Is It Good? It’s Too Early To Tell (et sur la version mobile : Microsoft’s Bing is Now Mobile, Too).

Donc au final, j’anticipe un marché de la recherche plus ouvert où les utilisateurs choisiront le moteur en fonction de la nature de leur recherche : Google pour une recherche générique à base de mots-clés, WolframAlpha pour de la recherche en langage naturel (comme Ask le propose dans une certaine mesure) et Bing pour de la recherche pré-achat.

Bien évidement ce ne sont pas les seules initiatives d’alternatives à Google, mais ce sont tout de même deux très bon candidats qui risquent de stimuler les autres :

  • Amazon avec son moteur A9 qui en plus d’avoir un accès direct aux produits et à la marketplace du géant du e-commerce peut également exploiter les précieuses données de sites comme Amapedia, Alexa, IMDB ou encore SoundUnwound ;
  • Yahoo! qui n’en finit pas d’agoniser (une nouvelle version ?) et qui ferait bien de nous sortir un moteur performant car reposant sur le pléthorique Yahoo! Answers mais également sur toutes les chaînes de contenu (News, Sports, Food…), les chaînes marchandes (Shopping, Tech, Travel…) ou encore les services 2.0 « maison » (FlickR, Delicious, MyBlogLog…) ;
  • Wikipédia qui est de très loin la plus grosse base d’informations de la planète et qui pourrait proposer une expérience de recherche tout à fait convaincante en mixant les contenus de l’encyclopédie collaborative, les contenus des autres sources (WikiNews, Wikia Answers…) et pourquoi pas y rajouter une pincée du très attendu Wikia People Search.

Bref, les possibilités sont nombreuses. Cela veut-il dire que les 3 acteurs précédemment cités doivent déréférencer leurs contenus de Google ? Non pas du tout, mais comme ils ont accès aux données sources ils pourraient présenter des résultats bien plus structurés.

Les lecteurs les plus attentifs pourraient me dire que tout ceci est vain dans la mesure où Google propose déjà des outils de recherche verticaux (Products, Knol, Squared…) mais ça vaut quand même le coup d’essayer, non ?

Social Media Landscape Redux

A new version of this landscape has been published here: Social Media Lanscape 2011.

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Following last year’s first version of my Social Media Landscape, I am induced to publish a new version to sync with the market’s latest evolutions. And I a not the only one: The Conversation Prism v2.0.

This new landscape is now spitted into four main usages (expressing, sharing, networking, playing) and is structured around social platforms which ambition is to cover each user’s needs.

Social Media Landscape (redux)
Social Media Landscape (redux)

The large size version is here : Social Media Landscape (redux).

Four Main Usages

The various tools and services displayed on this landscape are listed bellow.

1. Expressing tools allow users to express themselves, discuss and aggregate their social life:

2. Sharing tools allow users to publish and share content:

3. Networking tools allow users to search, connect and interact with each other’s:

4. Playing services that now integrate strong social features:

From Social Networks to social Platform

At the center of this landscape we will find former social networks, which have evolved to progressively integrate more and more functionalities and morphed themselves into social platforms. The notion of ‘platform‘ is particularly relevant since those network have the ability to host applications (mostly the one you find on the four main usages).

We can split social platforms into two groups: The First Generation which have been existing since more then 5 years and gather between 50 and 200 millions of users (Facebook, MySpace, Friendster, Bebo, Orkut, Skyrock, Hi5, Windows Live…) and The New Wave of social players which have a similar offering and a fast growing audience (between 20 and 50 millions users – Netlog, Imeem, Piczo, Lexode, Hyves, Buzznet, Xanga, Zorpia…).

I won’t enter in the debate to foresight which platform will grow faster or which will appeal the most to youth audience but I anticipate a rough competition for Facebook which is stile experiencing cash flow problem by sticking to the advertising model while those new social players have integrated micro-transactions and premium membership in their business model.

Google and Yahoo! are still absent from the social scene (wait, maybe not…)

You will also notice in this landscape the discretion of Google and Yahoo! which are ‘only’ represented by services that did not managed to break through the social scene (while being strong references, Blogger, YouTube, FlickR cannot be considered has dominant social platforms). Let’s be honest: MySpace and Facebook decently steal the spotlight from Google and Yahoo!.

Wait… maybe not if you consider Google as a being in a much more favorable situation with lower-level services like Gmail (one needs an email to register Facebook, right?) or Google Maps (can you count the number of social services relying on Google mapping tool?). Add to this there current cash situation and it leaves them plenty of time to sharpen their social strategy (Maybe by buying Twitter or FriendFeed, or booth!).

The same is true for Yahoo! which can rely on a massive user base (still outnumbering Facebook’s one) and essential social bricks like Delicious, Yahoo! Pipes, MyBlogLog and the promising Fire Eagle.

Did I mention Microsoft? Yes, Microsoft, those guys behind Hotmail, MSN and Windows Live. Ignoring them would be a big mistake and Mark Z. was more than happy to welcome them in FB’s capital.

From this pint of view, I expect a very thought battle around authentication services (Facebook Connect, Google Accounts…) allowing social platforms to exist outside of their boundaries and to export their members’ social graph. Big players like Google, Yahoo! and Microsoft have to emphasis their legitimacy as historical web players to keep control over their users.

I strongly recommend you to pay attention to those different services (yes, there is a life outside Facebook) and I shall meet you next year for a third version!

TV + Widget = Yahoo Connected TV

Vous avez une télé, vous connaissez les widgets, alors vous adorerez Yahoo! Connected TV. Pour faire simple il s’agit d’une technologie permettant d’installer des widgets sur votre télévision et de consommer des contenus et des services directement depuis votre canapé. Présentée à la dernière édition du CES, la gamme Internet@ TV de Samsung propose ainsi des modèles compatibles qui permettent de consulter des flux RSS tout en regardant un programme :

Premières images de Yahoo! Connected TV
Premières images de Yahoo! Connected TV

Tout se pilote depuis votre ordinateur : vous construisez votre TV dashboard en installant dessus les widgets disponibles (une cinquantaine pour le moment), vous branchez un câble réseau sur votre TV et zou !

Le basculement d’un widget à un autre se fait au travers d’une interface très intuitive en bas de page :

Les widgets disponibles sur Yahoo! Connected TV
Les widgets disponibles sur Yahoo! Connected TV

Vous avez aussi la possibilité de consommer des services Yahoo comme FlickR pour pouvoir consulter des albums photos (à quand Yahoo! Messenger ?) :

FlickR sur Yahoo! Connected TV
FlickR sur Yahoo! Connected TV

Je trouve le principe tout à fait intéressant car il répond à une réalité du marché : la fragmentation de l’audience. En mixant plusieurs flux de contenus au travers d’un même support (l’écran de TV), vous évitez à l’utilisateur de se disperser sur différents terminaux (TV, ordinateur, téléphone) et vous assurez un seuil minimum d’exposition pour les annonceurs (les widgtes sont activés pendant la pub ou un temps creux dans l’émission).

Pour l’instant ce système est propriétaire mais nous pourrions tout à fait envisager une système équivalent pour les fournisseurs d’accès de type triple-play (un rajoutant un module à votre box) ou en open source avec un boitier qui permettrait d’afficher sa page Netvibes en sur-impression des programmes.

En tout cas ce service conforte Yahoo! dans sa position de fournisseur de contenus et services multi-support : web, desktop, mobile, TV… Une pierre de plus dans ce gigantesque édifice qu’est le Yahoo! Social OS.

(via Last100)

L’authentification au centre de nombreuses attentions

Ces derniers mois l’actualité autour des technologies d’authentification est chaude, bouillante même ! Pour faire simple, l’authentification est « la procédure qui consiste à vérifier l’identité d’une entité  (personne, ordinateur…), afin d’autoriser l’accès de cette entité à des ressources (systèmes, réseaux, applications…)« . Jusqu’à très récemment sur le web, le seul moyen d’accéder à un service était de se créer un compte en choisissant un identifiant et un mot de passe. Au siècle dernier cela ne posait pas de problème dans la mesure où un utilisateur lambda n’exploitait que très peu de services en ligne (Yahoo!, Amazon, Ebay…). Donc le nombre de login / mot de passe à retenir était limité.

Mais avec l’avènement des médias sociaux tout se complique car il n’est pas rare de devoir jongler entre des dizaines de services en ligne et donc autant d’identifiants et mots de passe. C’est là où sont apparus des systèmes d’authentification décentralisés comme OpenID. Très prometteuse, cette technologie a rapidement été adoptée par les plus grands acteurs (cf. Google, IBM, Microsoft, Yahoo et VeriSign adoptent OpenID) sans toutefois remporter l’adhésion du grand public.

Une technologie trop complexe pour le grand public

Le problème vient très certainement d’un manque de volontarisme de la part de ces acteurs qui hésitaient à se lancer dans de grandes campagnes d’évangélisation. Sans vouloir jouer les devins je pense que cette frilosité est du à une mécompréhension entre les notions d’identité et de profil. Communiquer sur un mécanisme de délégation d’authentification aurait fait fuir les partenaires potentiels (qui implémenteraient cette technologie) et inquiété les investisseurs.

Bref, tout ça pour dire qu’OpenID n’a pas trouvé sa cible, d’autant plus qu’il existe d’autres solutions qui présentent chacune des avantages / inconvénients. Ce contexte concurrentiel n’a fait que ralentir l’adoption de ces technologies, et ce malgré des travaux d’interopérabilité (cf. Vers un standard d’identité numérique ?).

Plus de simplicité et des usages concrets par faciliter l’adoption

Cela n’a pas découragé les promoteurs d’OpenID qui ont fait progresser leur standard et surtout l’ergonomie du dispositif : La création de compte simplifiée avec OpenID.

Mais celui qui a réellement fait découvrir la délégation d’authentification au grand public c’est… Barack Obama (encore lui ?) ou plutôt Facebook qui a eu la très bonne idée d’associer sa technologie « maison » Facebook Connect à une opération de buzz autour de la cérémonie d’investiture du nouveau président US. Et là subitement, l’intérêt de ces technologies sautent aux yeux (cf. CNN + facebook, premier exemple concret de télévision communautaire et Le partenariat CNN Live et Facebook peut-il faire trembler Twitter ?). La promesse est en effet très belle : pouvoir tester et s’inscrire sur une infinité de sites sans avoir à choisir de nouveaux identifiants en se servant de votre compte Facebook :

Oui mais voilà, cette promesse à une contre-partie : il faut accepter de partager certaines informations concernant votre profil. Cette première application à grande échelle a ainsi réveillée les vieilles craintes liées au respect de la confidentialité et aux dérives potentielles. Quoi que… il faut quand même se méfier (cf. Facebook Connect + Facebook Ads = A Social Ad Network).

Il n’a pas fallu attendre très longtemps pour que Google dévoile à son tour sa propre solution qui repose non pas sur une technologie propriétaire mais sur deux standards (OpenID et OAuth) : Google lance son offre concurrente à Facebook Connect.

Puis nous avons entendu des rumeurs au sujet de Twitter qui lui aussi serait en train de tester son propre mécanisme : Twitter OAuth Spotted in the Wild.

twitterinudasocialplume

Le cas de Twitter est particulièrement intéressant car il existe de nombreux services qui reposent sur les APIs de Twitter et qui se servent déjà des comptes des utilisateurs comme identifiants. En implémentant un mécanisme plus robuste comme OAuth, Twitter donne alors la possibilité à ses utilisateurs de gérer de façon plus fine les droits d’accès.

Et finalement cette semaine c’est au tour de Yahoo! d’annoncer sa propre solution : Yahoo! Updates (cf. Yahoo! tente de concurrencer Facebook avec Yahoo! Updates).

Le système d'authentification de Yahoo!
Le système d'authentification de Yahoo!

Vous noterez au passage qu’il ne s’agit pas QUE d’authentification mais également d’agréger les actions réalisés sur les sites partenaires sur votre profil Yahoo!. Vous pouvez voir fonctionner ce système ici : Yahoo! Updates API Demo. D’un point de vue technique, les équipes de Yahoo! ont eu la très bonne idée de monter un partenariat avec JS-Kit, une société qui fournit une brique technologique très intéressante puisqu’elle permet (d’après ce que j’ai compris) de véhiculer des données « sociales » (updates…) entre différent services à l’aide de ces technologies de délégation d’authentification (plus d’infos ici : Yahoo! Launches Major Challenge to Facebook Connect).

Très bien… mais tout ceci ne résout pas le problème de fond du choix de la technologie : les différentes solutions existantes (plus ou moins concurrents) brouillent le débat et divisent la communauté informatique. Et pendant se temps là, l’utilisateur est toujours perdu dans ce débat d’expert (et dans ses mots de passe).

Bon… ceci étant dit et au vue des derniers travaux réalisés il semblerait que l’on commence à se diriger vers des solutions plus « grand public« , c’est à dire proposant un mode d’interaction plus simple pour l’nternaute lambda. Illustration avec le module de commentaires universels de JS-Kit : Comments Service.

Le système de multi-déléguation de JS-Kit
Le système de multi-déléguation de JS-Kit

Comme vous pouvez le constater sur cette capture, il est possible de déposer un commentaire en utilisant l’un des systèmes d’autentification proposé (OpenId, Yahoo! Updates, Facebook Connect…). Disons que c’est un premier pas très encourageant.

Mes 9 prédictions pour 2009

Suite à un précédent billet qui faisait le point sur mes prédictions 2008, je me lance une nouvelle fois dans le périlleux exercice des prédictions.

1/ Montée en puissance des plateformes sociales BtoB

Ça a commencé avec la consécration de Yammer au Techcrunch50, ça se poursuit avec le lancement de Bluehouse par IBM, ça se confirme avec la nouvelle version de blueKiwi : le salarié est un animal social et il a besoin d’outils adaptés pour assouvir ses besoins (de sociabilisation). Au delà des outils qu’il est possible de mettre à disposition des collaborateurs (au sein d’une entreprise ou d’un groupe), c’est dans les liens sociaux inter-entreprises que le gros du potentiel réside. Un Facebook pour les entreprises ? Non, soyons sérieux, plutôt quelque chose à mi-chemin entre LinkedIn et AppExchange avec une bonne dose d’open source (ou du moins pas entre les mains d’un seul acteur) et une couche de micro-partage. Imaginez ainsi le potentiel que représenterait la rencontre entre médias sociaux et entreprise 2.0.

2/ Explosion des réseaux sociaux locaux

2008 aura été témoin de l’explosion de deux lames de fond : la domination des réseaux sociaux et le retour en force des services mobiles. Croisez les deux et vous obtenez des réseaux sociaux locaux comme DodgeBallBrightKiteLoopt Moximity et des services français comme DisMoiOù et Webcity. Plus de proximité, plus de facilité pour faire du ciblage comportemental (géographique ?), plus de points de contact avec les utilisateurs… les arguments sont nombreux pour s’intéresser de près à cette alternative aux réseaux traditionnels. Et les services connexes comme Peuplade ou Ma résidence en bénéficieraient grandement (ou inversement).

3/ Démocratisation des applications sociales

Vous connaissiez déjà Kidzui et Pikluk pour les enfants (cf. Les applications sociales à l’assaut des enfants et des parents) ? Vous utilisiez déjà Twhirl et AlertThingy ?  Alors vous passerez bientôt à SocialU car vous ne supportez pas l’idée de ne pouvoir maîtriser votre social stream, le flux de vos activités sociales. Et oui, parce que ça commence à faire beaucoup de services à alimenter / surveiller. Bref, autant le dire franchement : la fenêtre de votre navigateur est trop petite pour pouvoir gérer cette multitudes de réseaux sociaux, systèmes de publication / partage… Il vous faut quelque chose de plus robuste, quelque chose de plus sécurisé, quelque chose de plus… industriel. Et c’est là où les applications sociales entrent en scène et vont venir s’incruster durablement sur votre desktop.

4/ Retour en force des experts

Avec la montée en puissance du social shopping (des recommandations par millions) et la croissance soutenue du e-commerce (des boutiques en ligne par milliers), l’offre n’a jamais été aussi riche… et le choix aussi complexe. Ceci s’en ressent surtout dans les produits technologiques où faire un achat réfléchi requiert un investissement à temps plein (identification des offres, études des alternatives, comparaison, pondération…). Heureusement les experts sont là : blogueurs plus vraiment amateurs, vendeurs passionnés ou acheteurs débordant d’empathie, les experts sont partout (si l’on se donne la peine de les chercher). Ici il n’est plus question du consensus des internautes anonymes mais plutôt de l’avis d’un individu socialement impliqué. Leurs conseils valent de l’or car ils ont une connaissance encyclopédique et l’expérience du terrain (en fouinant dans les magasins ou en s’appuyant sur un réseau d’informateurs). Jetez donc un œil à un blog de niche comme Blogeee pour vous rendre compte du niveau.

Les experts seraient-ils l’incarnation de l’influenceur ? Probablement, car ici ce n’est pas l’audience qui compte mais l’implication (le nombre d’heures passées à compiler des news, des données brutes et à débattre dans les forums). Bref, les marques ont bien compris leur intérêt et elles les chouchoutent même dans des séances de speed testing. Mais entendons-nous bien : il s’agit là d’experts qui avancent à visage découverts et entendent vivre pleinement de leur passion. Ne vous offusquez donc pas de voir de la publicité ou des liens sponsorisés, c’est le revers de la médaille. Mais qui s’en plaindra si le conseil est bon ? Certainement pas moi (ni vous) car un achat réalisé en toute sérénité ça n’a pas de prix (sans mauvais jeux de mots).

5/ Invasion des casual games

Plus aucun doute : après la musique, les vidéos et les widgets, les casual games sont le prochain levier d’audience. Des géants du web comme Amazon (qui investi dans Kongregate et Reflexive) ou Google (qui vient de lancer son offre d’In-Game Advertising) en passant par des régies comme Hi Media (GameOnly) ou des acteurs plus traditionnels comme Ubisoft (MissDécouverte) ou Sega (PlaySega), les casual games sont au centre de nombreuses attentions. Pourquoi le jeu ? Parce que tout le monde aime jouer, parce que ça sociabilise et parce que c’est facilement monétisable. Surveillez de très près également les social games qui envahissent les réseaux sociaux et même les mobiles (cf. Zynga Launches the Ultimate Time Waster: Live Poker for the iPhone).

6/ Multiplication des MMOs franchisés

Si les casual games sont là pour divertir les foules, les MMOs (jeux en ligne massivement multi-joueurs) sont là pour combler les exigences des hardcore gamers. Ça a commencé il y a presque 10 ans avec Ultima Online, ça c’est confirmé avec Wolrd of Warcraft, l’avenir du jeu vidéo est en ligne. Fort de ce constat de nombreuses licences prestigieuses sont en train de rattraper leur retard et de débarquer en force sur le créneau : Warhammer, Conan, Lord of the Rings, Star Wars, Star Trek, Stargate, DC Universe… tous seront au rendez-vous en 2009, et peut-être même Harry Potter. Il ne reste plus à ces éditeurs qu’à mieux comprendre le potentiel du free-to-play et l’explosion sera encore plus puissante.

7/ Montée en puissance des objets trans-réels

Pour le moment seuls les industriels du jouet se sont lancés dans une exploitation à grande échelle des objets trans-réels (objets physiques qui possèdent également un double virtuel à l’image des Funkeys). Lancée par Webkinz, la mode des univers virtuels faisant usage d’objets trans-réels semble être contagieuse car des géants comme Mattel (avec Barbie Girls), Hasbro (avec Littlest Pet Shop) ou Disney (avec Pixie Hollow et bientôt World of Cars) semblent vouloir s’imposer en force. Si ça fonctionne pour les jouets, pourquoi cela ne fonctionnerait-il pas pour les objets de la vie courante comme les fringues (vos t-shirt personnalisés avec un mobile tag) ?

8/ Émergence d’applications mobiles 2.0

J’ai déjà abordé le cas des réseaux sociaux locaux, mais les applications mobiles sociales de seconde génération (post SMS et version mobile des réseaux sociaux issus du web) sont déjà là : micro-messenging géolocalisé comme les très ambitieux Friend View de Nokia ou oneConnect de Yahoo!, MMTRG comme Wifi Army ou Parallel Kingdom (qui vient de lancer sa version iPhone), P2P-Leveraged Mobile Live Streaming… les domaines d’application du mobile 2.0 sont nombreux, d’autant plus que les smartphones représentent maintenant près de 20% du marché.

9/ Retour sur le devant de la scène de Microsoft

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Microsoft ne parvient pas à passionner la blogsophère comme savent le faire Google ou Facebook. Il faut dire que sa posture de suiveur réactif l’a poussé à sortir des services sans grande valeur ajoutée comme Live Search Maps ou Expo Live. Oui mais voilà, Microsoft carbure au diesel : long à démarrer mais terriblement endurant. Les équipes de Redmond ont mis du temps à sauter dans le train des médias sociaux mais elles rattrapent petit à petit leur retard avec des services comme Live Home ou Live Photos. Mieux, elles arrivent à surprendre avec des initiatives particulièrement inspirées comme Photosynth ou WorldWide Telescope.

Pour de nombreuses personnes, Microsoft est un géant endormi. Rien que l’évocation du nom « Microsoft » fait ressurgir de douloureux souvenirs liés aux nombreuses frustrations engendrées par 20 années de suprématie de Windows et Office. Mais pour d’autres, Microsoft c’est aussi la Xbox et sa nouvelle « Experience« , Guitar Hero, les nuits passées sur Xbox Live, le Zune (qui n’a jamais traversé l’atlantique)… Microsoft c’est également des projets très ambitieux comme le tout nouveau Microsoft Store, Windows Azure ou Live Mesh. Microsoft c’est enfin des innovations technologiques tout à fait convaincantes comme Surface, Sphere ou encore TouchWall.

Bref, le nouveau Microsoft est bientôt là, il ne se contentera plus d’être un fast follower et il a toujours 50 milliards de $ en caisse. Rendez-vous compte : 50 milliards de $ c’est assez pour racheter Yahoo!, Facebook ET General Motors (cherchez l’intrus) !

 

Voilà, ça fait 9 prédictions pour l’année 2009. N’hésitez pas à rajouter les vôtres dans les commentaires.

En tout cas 2009 sera une année passionnante, j’en suis certain. J’espère que vous partagerez avec moi cet enthousiasme et que j’aurai la motivation pour continuer à bloguer toutes ces transformations qui sont en cours.

Yahoo! expérimente sa nouvelle page d’accueil en France

Comme annoncé le mois dernier (cf. Yahoo’s All New Home Page A Mix Of Old And New et Yahoo! starts to roll out new homepage), Yahoo! est en train de déployer une nouvelle page d’accueil, accessible pour certains utilisateurs ici : http://m.fr.yahoo.com.

La nouvelle page d'accueil de Yahoo!

Vous remarquerez que cette nouvelle page d’accueil intègre du contenu et des services tiers : L’actualité de grands quotidiens (Le Monde, Le Figaro, Libération) et des liens marchands (Voyages-SNCF, Aquarelle, eBay…).

La transformation est donc toujours en route pour Yahoo!, vous aimez ?

(merci à Benoit pour la capture d’écran)

Retour gagnant pour Yahoo!

Alors que l’on croyait Yahoo! condamné à une lente agonie, voilà que les annonces des ces dernières semaines me laissent à penser que la firme de Sunyvalle pourrait bien réussir une transformation spectaculaire qui en ferait un acteur de premier plan (devant Google, Microsoft, Amazon…) à l’approche de 2009.

Oublions donc les difficultés financières, les départs en série au sein du Top Management ou cette lassante histoire de rachat qui n’en finit plus de rebondir.

Y!OS, le premier Social OS d’envergure ?

Voilà plusieurs mois maintenant que Yahoo! a entamé un grand chantier d’ouverture baptisé Yahoo! Open Strategy (Y!OS pour les intimes). Il s’agit d’un gigantesque chantier de transformation qui vise à complètement ouvrir la plateforme de Yahoo! vers un modèle 100% social.

Ceci est d’autant plus intéressant que Yahoo! reste jusqu’à preuve du contraire une destination incontournable pour les internautes et un véritable vivier social avec plus de 250 millions d’utilisateurs (mail, My Yahoo…).

Au cours des derniers mois différentes annonces ont ainsi servis à dessiner un tableau tout à fait convainquant de ce que pourrait être le « nouveau » Yahoo! à l’heure des médias sociaux :

Des échecs compensés par de francs succès

Alors bien sûr vous pourriez me dire qu’il y a eu les échecs d’un certain nombre d’initiatives internes (360, Mash) mais comme dit le proverbe : « qui ne tente rien n’a rien« .

Je préfère plutôt regarder les succès de FlickrR, Delicious, UpComing, Pipes. Ces services font maintenant parti du quotidien des internautes et ils auraient bien du mal à s’en passer. Plus fort, ils font également parti du quotidien des développeurs ;-)

Outre ces services, n’oublions pas qu’il subsiste chez Yahoo! un certain nombre de projets « dormants » qui présentent un fort potentiel (Buzz, Kickstart, MyBlogLog, Live…), des initiatives locales (Yahoo Launches Social Network In India), sans oublier des services plus anciens mais que l’on pourrait redécouvrir à la lumière des évolutions du marché :

  • Yahoo! Games qui pourrait bien faire un retour en force dans le paysage du casual gaming (à l’image du tout nouveau Play Sega) ;
  • Yahoo! Avatars qui pourrait prendre des parts de marché à de nombreux pseudo-univers virtuels.

Bref, Yahoo! regorge de « pépites » pour diversifier ses activités et nourrir une audience très disparate.

Et ce n’est que le début…

Mais figurez-vous que le pire dans tout ça, c’est que Yahoo! est également présent sur d’autres sujets critiques :

Bref, Yahoo! est sur quasiment tous les fronts, dans l’ombre de Google.

Voilà pourquoi, malgré la période trouble qu’il traverse, Yahoo! reste et sera toujours un acteur leader de l’internet, peut-être même celui qui a le mieux préparé sa transformation vers un web plus ouvert, plus social.

Adobe collabore avec Google et Yahoo! pour améliorer l’indexation de Flash

Aujourd’hui est un grand jour pour les professionnels du référencement, les flasheurs et toute la communauté web en générale. Adobe vient en effet d’annoncer une collaboration active avec les équipes de Google et de Yahoo! pour améliorer l’indexation des fichiers Flash : Finally, Flash Becomes Truly Searchable.

Petite explication préliminaire : Pour indexer le web Google utilise des robots (les googlebots) qui parcourent les pages d’un site une à une, en analysent le contenu et l’associent à des mots-clés au sein d’un gigantesque répertoire (la fameux index). Problème : Ces robots ne savent lire que le HTML. Ce qui veut dire que les contenus « riches » (vidéos, sons, animations Flash…) ne sont pas indexés. Rien de très grave puisque les référenceurs avaient trouvés des parades pour indexer correctement non pas les fichiers Flash mais les pages qui les contiennent. Hé oui, car une animation Flash ne se ballade jamais toute seule dans la toile, elle est forcément encapsulée dans une page HTML.

La grosse nouveauté du jour est que Adobe vient d’annoncer une collaboration officielle avec les équipes de Google et Yahoo! pour faciliter ce travail d’indexation. Concrètement, ils ont fourni à Google et Yahoo! un robot qui est capable d’analyser les fichiers Flash. Ou du moins qui est capable d’analyser certains contenus d’un fichier Flash : les textes et les liens (c’est déjà un très bon début).

Là où ça devient intéressant, c’est que le robot d’Adobe est également capable d’interagir avec votre ficher Flash. En d’autres termes, il peut cliquer sur les boutons et faire tout un tas d’opérations de base qui lui permette « d’explorer » l’application comme un utilisateur pourrait le faire.

C’est donc une excellente nouvelle puisque vous n’aurez pas à acheter la nouvelle version de telle ou telle logiciel ou à modifier tout un tas de paramètres. Traduction : ne faites rien, Google et Yahoo se chargent d’indexer vos fichiers Flash pour vous. (cf. How to Get Flash Site at the Top of Google). C’est sûr que cette annonce jette un sacré pavé dans la marre des référenceurs : Remember All Those SEO Tips You Read? They Are Wrong.

Même s’il manque encore beaucoup de travail pour pouvoir indexer de façon réellement efficace l’intégralité du contenu des fichiers Flash (images, vidéos…), cette nouvelle est très encourageante pour les concepteurs d’applications.

Pour les concepteurs d’applications ? Oui, pour les concepteurs d’interfaces en Flash qui ne font pas d’usage intensif d’image ou de vidéos. Ha mince, c’est un peu dommage, vous ne trouvez pas ?

Force est de constater qu’avec cette annonce ils passent visiblement à côté du gros du marché : Flash n’a d’intérêt que si l’on exploite ses capacités à gérer des animations vectorielles ou la vidéo (sinon il faut faire de l’HTML ou de l’Ajax). Dans la mesure où le fameux robot fournit par Adobe n’est pas en mesure d’indexer autre chose que du texte et des liens (cf. Improving Flash Indexing) il va donc passer à côté de toute la diversité et la richesse des contenus Flash (qui repose majoritairement sur les images, animations vectorielles et vidéos).

Alors bien évidement c’est une très bonne nouvelle pour les concepteurs d’applications en Flash / Flex (qui ne font pas un usage intensif des animations et vidéos en full HD), mais depuis quand une application a-t-elle besoin d’être indéxée ? Je parle de l’application en elle-même, pas du site qui l’héberge. Il n’y a pas réellement d’intérêt à référencer une interface applicative dans la mesure où elle est forcément associée à un site compagnon (qui lui s’indexe très bien).

Bref, même si nous somme en présence d’une annonce historique, je ne peux pas partager l’enthousiasme de tout ce beau monde dans la mesure où cette première étape ne va pas révolutionner le web et encore moins le marché du SEO : Flash May Now Bring More Search Traffic, Does it Matter?. C’est une étape nécessaire qui va très certainement déboucher sur des procédés et outils d’indexation plus sophistiqués, mais dans un premier temps c’est très limité.

Il reste de plus une grande question en suspend : quid de MSN et Live Search ? J’imagine difficilement Adobe livrer un tel outil à Microsoft qui est son concurrent le plus dangereux (au travers de technologies comme Silverlight ou WPF). Irons-nous donc vers une indexation limitée aux seuls partenaires d’Adobe ? Cette forme de discrimination ne fait pas l’unanimité (cf. Adobe Gets the Press But Does Search No Favors) et même au sein des équipes d’Adobe (cf. Search-ability in Flash).

Encore une fois tout ceci n’est pas si simple et le jeux des intérêts croisés fait que le chantier d’indexation des contenus riches est encore loin d’être bouclé.

Ouverture des réseaux sociaux, la route sera longue…

Décidément, pas une semaine ne passe sans que l’on nous annonce une nouvelle révolution sociale. Ce mois de Mai s’annonce tout de même comme une très bonne cru avec pas moins de trois annonces majeures dans le domaine de l’intéropérabilité des réseaux sociaux.

Data Availability : un pas en avant, deux pas en arrière

Contre toute attente, c’est donc MySpace qui a ouvert le bal avec le lancement de Data Availbility, une initiative visant à partager les données des membres de My Space avec les services partenaires (Yahoo, Ebay, Twitter). Comprenez par là que MySpace ouvre une partie de son système d’information pour laisser d’autres services accéder au profil des membres, à leurs photos, à leurs vidéos et à leur liste d’amis. Plus d’infos ici : MySpace Embraces DataPortability, Partners With Yahoo, Ebay And Twitter.

A priori une belle preuve d’ouverture mais à posteriori une belle démonstration de verrouillage des membres : « Laissez donc vos données personnelles chez moi (et moi seul) pour que les autres services puissent y accéder (et vous rendre encore plus dépendant)« .

Même si les mécanismes proposés sont suffisamment sophistiqués pour autoriser de la synchronisation de listes d’amis ou du mashup social, je ne peux que rester méfiant vis à vis de cette annonce. Il existe en effet un groupe de travail qui a été créé pour traiter de ce genre de questions (Data Portability), pourquoi vouloir faire cavalier seul ? En fait la réponse à cette question se trouve dans le nom de l’initiative : dans Data Portability il y a « portage » alors que dans Data Availability il y a « disponibilité« , et c’est bien là où la différence se trouve : ce projet ne vous permet de sortir vos données personnelles pour les mettre ailleurs, elle permet juste à d’autres services d’y avoir accès.

Voilà donc une belle illusion d’ouverture que nous offre MySpace. Pour en savoir plus, je vous recommande la très bonne analyse suivante : Thoughts on Data Portability.

Facebook Connect : « On a merdé mais ça va s’arranger »

Piqué au vif, Facebook propose dans la foulée (et en catastrophe) une initiative équivalente (Facebook Connect) qui va offrir la possibilité de connecter son compte Facebook à des sites et services partenaires pour leur faire bénéficier du levier social. Encore de biens belles promesses où l’on nous parle de « Real Identity » et de « Dynamic Privacy« . Mouais… venant de la part de Facebook, c’est un peu comme si le gouvernement chinois nous faisait la leçon sur les droits de l’homme et la liberté d’expression. Plus d’infos ici : Facebook Answers To MySpace With Facebook Connect.

Mais ne soyons pas trop critique, Facebook Connect est un peu comme une extension de la Facebook Platform qui donnerait la possibilité de déployer des applications sociales à l’extérieur de leur fameuse plateforme (prévoyez une avalanche de notifications).

Si vous savez lire entre les lignes, vous comprendrez que cette annonce est un constat d’échec pour Facebook : ils se rendent compte que leur technologie propriétaire (le FaceBook Markup Language) n’était pas forcément une bonne idée et qu’ils n’ont pas su atteindre la masse critique d’utilisateurs pour s’affirmer comme un standard de facto.

Je vous recommande ainsi la lecture de deux articles :

Pire, certains y voient également un aveu de faiblesse concernant la plateforme technique (qui a visiblement du mal à tenir la charge) et un moyen détourné de ne pas avoir à investir trop d’argent trop vite pour la remettre à niveau. La démission récente du fondateur et directeur technique ne serait pas un hasard : Rising Cost of Facebook Infrastructure; CTO Resigns.

Vous en rêviez ? Moi non plus !

Sans vouloir jouer les rabat-joie (quoi que un peu quand même), j’anticipe un retour de flamme de la part de la communauté qui pourrait plus craindre les dangers de cette initiative plutôt que d’en apprécier les bénéfices (lire à ce sujet : I Don’t Like Chocolate with My Peanut Butter or Why I Don’t Want a Social Graph).

J’imagine que mettre en oeuvre de telles solutions techniques est un véritable challenge technique, mais est-ce réellement ce que les utilisateurs demandent ? Encore une fois, le groupe Data Portability est réellement sur la bonne voie, pourquoi chercher à prendre des chemins détournés ?

Google Friend Connect : Et vous pensiez échapper à OpenSocial ?

Suite à ces deux annonces, Google enchaîne et dévoile son plan : Google Friend Connect. Pour les détails, c’est ici : Google Friend Connect Tries to Strangle the Social.

Il s’agit donc d’une approche inverse puisque ce Friend Connect va servir à exporter les données et applications sociales. C’est en quelque sorte un moyen de widgetiser le graphe social en injectant une dimension sociale là où il n’y en a pas (cf. Google brings Friend Connect to the masses).

Une stratégie très maline de la part de Google qui choisit de boxer dans une autre catégorie que MySpace et Facebook (normal dans la mesure où Orkut ne décolle pas en Amérique de Nord ou en Europe).

Quelques réflexions à replacer dans un contexte plus global

Passé l’effet d’annonce des ces 3 initiatives, je pense qu’il est temps de prendre un peu de recul et de replacer tout ceci dans un contexte plus large pour ce rendre comte de la supercherie :

  • C’est Yahoo qui a tiré le premier en annoncant le support d’Open ID il y a déjà quelques mois (et même Microsoft dans une certaine mesure avec son très ambitieux Live Mesh) ;
  • Attention aux dérapages éventuels. Cette triple ouverture ne fait qu’accroitre l’urgence de définir une charte des droits sociaux à laquelle les géants des média sociaux devraient souscrire (lire à ce sujet l’ébauche suivante : A Bill of Rights for Users of the Social Web) ;
  • Quid des revenus ? C’est bien beau tout ça, mais est-ce que ça va amener de l’argent dans les caisses (de la marge, pas du C.A.) ? Très difficile à dire pour le moment, même si l’on entrevoit des possibilités intéressantes (Some benefits of Data Portability for online shoppers) ;
  • Où sont les vrais standards ? Même si ces 3 initiatives font avancer les choses, nous sommes encore bien loin d’avoir un contrôle réel sur notre social graph (cf. Data Availabity, Data Connections, Data Data Everywhere).

Bref, un bon début mais la route reste encore longue.

Yahoo! se lance dans l’analyse d’audience en rachetant IndexTools

Voilà une nouvelle qui fait sensation : alors que Yahoo! vient de refuser une seconde fois l’offre de rachat de Microsoft, ils viennent d’annoncer le rachat d’IndexTools, un éditeur de solutions d’analyse d’audience : Yahoo! Announces Agreement to Acquire IndexTools’ Analytics Business.

IndexTools.jpg

Les premières réactions sont plutôt bonnes :

En tout cas c’est une nouvelle qui vient alimenter une actualité particulièrement chaude dans le secteur des Web Analytics avec l’apparition de nouveautés chez Google Analytics (notamment l’option de data sharing et les vues par semaines et mois que j’attendais depuis bien longtemps) :

GoogleAnalyticsBeta.jpg

L’actualité est également marquée par l’apparition de nouvelles solutions open source comme le très prometteur Piwik qui se veut être une alternative à Google Analytics c’est une solution installée, qui repose sur un principe de plug-in (modularité) et propose également des API (évolutivité).

Pour en savoir plus sur cette nouvelle solution, je vous propose ce diaporama : Piwik, Open Source Web Analytics Software. (Merci à Matthieu pour le lien)