Nous savions déjà que YouTube (du fait de sa considérable audience) est une cible archi-privilégiée pour les annonceurs qui espèrent y voir tourner leur dernière vidéo virale. Nous avons vu récemment des choses un peu plus originales avec cette nouvelle fonctionnalité d’annotation (cf. Annotation sur YouTube : opportunités marketing ou spam ?).
Il semblerait qu’une nouvelle forme de communication soit en train de se développer avec l’apparition de jeux du type “la vidéo dont vous êtes le héros” sur YouTube comme celui-ci à l’occasion du Mondial de l’Auto : A Car’s Life.
Le principe est simple : il suffit de cliquer au bon moment pour passer au “niveau suivant”. Nous sommes bien loin d’un Grand Tourismo ou même d’un Drift City (lire à ce sujet : Réseau social + univers virtuel + jeu en ligne = $), mais l’initiative est intéressante.
Une fois n’est pas coutûme, je souhaiterais vous parler aujourdh’ui d’un site de partage de vidéos qui n’est pas YouTube (ou DailyMotion). Loin de moi l’idée de vouloir relancer le débat sur la nichisisation des médias sociaux (hé hé hé, il fallait la placer celle-là), je voudrais juste partager avec vous une fonctionnalité trouvée sur Shred or Die, un site de partage de vidéos de trucs qui glissent (et qui roulent).
Cette fonctionnalité porte sur le “player“, ou du moins sur une évolution fonctionnelle tout à fait intéressante car répondant à une réelle demande contextuelle. Démonstration avec cette vidéo : Ready trailer.
Juste à droite du bouton ‘Play‘ vous avez trois boutons :
Jump Back 5 secondes, pour revenir 5 secondes en arrière afin de revoir l’action ;
Toggle Slow Motion, pour revoir l’action au ralenti ;
Prev Frame / Next Frame, pour visionner l’action image par image
Voici donc trois fonctionnalités bien pratiques, surtout dans un contexte de sports extrêmes où les figures sont décomposées dans tout les sens. Bref, c’est de l’innovation utile comme je les aime.
Et si vous vous posez encore la question de savoir s’il faut abandonner les skis pour passer au snowboard, j’espère que cette vidéo va vous convaincre : And if you’re a man you could feel it!.
Aviez-vous remarqué les récents changements sur YouTube ? Même si les équipes de Google ont visiblement du mal à rentabiliser cette plateforme (cf. YouTube n’est finalement pas une mine d’or pour Google) ils continuent à la faire évoluer lentement mais surement. En témoigne cette nouvelle page d’accueil, plus tout à fait récente (cf. New Experimental Personalized Homepage) mais qui introduit un certain nombre de nouveautés (Recommend Videos, Friend Activity, About You / Your video…) :
Au rayon des nouveautés il y a également la possibilité d’annoter les vidéos (YouTube Video Annotations - ça fonctionne plutôt bien) ainsi que le statistiques de consultation (cf. YouTube Insight Overview) :
Force est de constater que si YouTube est devenu indispensable à l’écosystème de la vidéo en ligne, le marché ne se fait plus trop d’illusions concernant le potentiel de monétisation de la plateforme, du moins telle qu’elle est actuellement configurée : Why YouTube can’t make money. Ceci est d’autant plus dommage que les concurrents sont légions, et notamment Hulu (la plateforme vidéo lancée par NBC et News Corp.) qui risque d’intéresser de très près les investisseurs et les annonceurs : Hulu To Earn Up to $90M In First Year.
En tout cas il y en a un à qui ça plait forcément, c’est Mark Cuban (le plus gros détracteur de YouTube) : Hulu is kicking Youtube’s Ass.
Une très grosse nouvelle puisque les J.O. représentent tout de même près de 15 millions de visiteurs uniques. De quoi accélérer le déploiement de la v.2 de Silverlight.
Impossible pour moi d’achever ce billet sans une touche de francophonie, je vous propose donc de jeter un œil au site des TechDays 2008 de Paris :
Tout ça est très intéressant, d’autant plus que côté Adobe les vidéos en HD (pas encore de full HD ?) commencent à voir le jour, notamment sur le site Hulu ou encore sur leur HD Gallery.
Ça alors ! Le nouveau site de la SNCF est en ligne depuis vendredi et personne n’en parle ! Est-ce que parce que personne n’y va ?
Bon en tout cas ça va changer car cette nouvelle mouture est surprenante :
Première chose qui frappe : une mise en page tout en Flash avec des petits panneaux qui flottent quand on déplace la souris. Un clic sur un panneau permet de rentrer dans une chaîne thématique (qui propose alors des contenus multimédia) :
Le système de navigation est également très surprenant : une organisation par chaîne ainsi que des menus déroulant en haut de page. Force est de constater que la prise de risque est maximale pour ce design très avant-gardiste.
Il y a heureusement un équivalent HTML pour répondre aux normes d’accessibilité (je n’ai pas pris le temps de tester la conformité par rapport au référentiel).
Plus intéressant, ils ont également ouvert un espace de dialogue en ligne très ambitieux : Opinions et débats (motorisé par la plateforme de FeedBack 2.0 dont j’avais déjà parlé dans un précédent billet : Ciao + Digg = FeedBack 2.0).
Là encore que salue l’engagement de la SNCF qui fait preuve de beaucoup de bonne volonté pour aller dialoguer “sur le terrain (numérique)” avec les internautes.
Je suis personnellement bien plus impressionné par cette seconde initiative que par ce nouveau site tout en Flash. Et vous, que pensez-vous ?
Avec l’avènement des services de partage comme Dailymotion, Youtube, Jumcut, Revver… la vidéo en ligne s’est fortement banalisée. Et pas seulement le fait de regarder des vidéos, mais plutôt d’en produire : extraits de soirée bien arrosée, chutes à vélo, parodies de chanson à base de lip-synch… Ces services hébergent la longue traîne des vidéo-amateurs, une sorte de vidéo-gag 2.0.
Oui mais voilà, ces vidéos-amateurs représentent un enjeu énorme pour les marques, gigantesque même. En témoigne cette célèbre vidéo d’une jeune américaine expliquant les raisons de sa séparation avec son petit copain tout en s’amusant avec sa webcam (près de 2 millions de visionnages) :
Parfois les marques peuvent bénéficier du soutien informel de clients enthousiastes, à l’image de ce petit garçon qui nous détail son dernier achat (un robot Bionicle) :
Bref, la vidéo est maintenant la nouvelle arme des évangélisateurs ou des détracteurs, et son impact est d’autant plus fort que le témoignage paraitra authentique (avec du grain, des problèmes de cadrage et de son…). Pour en savoir plus sur ce phénomène, je vous recommande vivemence livre : Citizen Marketers: When People Are the Message.
Oui je sais ça fait un peu bateau le coup de apprenez en surfant. Après tout, la formation en ligne existe depuis de nombreuses années.
Il n’empêche que je suis récemment tombé sur deux sites dignes d’intérêt :
Wisibility, un blog de formation en vidéo pour tout ce qui touche à l’image numérique. Vous trouverez sur ce blog tout une série de vidéos de formation à Photoshop et d’autres logiciels de graphisme (et même une vidéo sur le concept de réalité augmentée).
SuTree, un site équivalent mais traitant de sujets de formation beaucoup plus vastes (bricolage, cuisine, forme, argent…).
Un concept à mi-chemin entre intelligence collective, longue traine, P2P knowledge et YouTube. Tout ça me fait pensé à Instructable mais avec de la vidéo en plus… Vous en connaissez d’autres ?
Je me suis de nombreuses fois interrogé sur l’avenir des blogs, ou plutôt sur leur évolution. Il semblerait qu’une partie de la réponse se trouve ici : FastLaneDaily.
Le principe de ce blog nouvelle génération est très intéressant :
un blog (avec des billets publiés régulièrement)
mélangé à un podcast (avec des courtes séquences vidéos)
qui intègre une dimension sociale (avec un principe de soumission de sujets comme sur Digg)
que l’on peut exporter sous forme de widget (une cartouche à intégrer dans votre propre site)
Là où ce site innove, c’est qu’il répond (en théorie) à plusieurs modes de consommation distincts :
en consultant directement le site ;
en s’abonnant au flux RSS (pour récupérer les billets sous forme de texte et de liens) ;
en s’abonnant au podcast (audio ou vidéo) ;
en consultant les dernières publications sur un site affilié (via le widget).
Bref, à concept à surveiller de très près qui nous est proposé par NextNewNetworks qui publie également d’autres blogocastdgets. (via Profy).
Viacom Sues YouTube for $1 Billion…The End of the Tube?, où l’on apprend que le géant des médias Viacom se lance dans une bataille juridique avec Google et réclame 1 milliard de $ pour un préjudice estimé à 1,5 milliard de visionnages illicites de vidéos ;
Turkey: YouTube blocked by court order, où les autorités Turques décident de bloquer les accès à YouTube (officiellement parce que certaines vidéos étaient jugées insultantes auprès de Mustafa Kemal Ataturk) ;
Ces articles me permettent de revenir sur deux précédents billets (YouTube dans une impasse ? et On s’ennuie ferme du côté du web 2.0). A l’époque j’avais émis de très gros doutes sur la valorisation de YouTube et sur un éventuel rachat par Google (qui a finalement eu lieu).
Je profite de ce billet pour confirmer mon point de vue sur ce service :
YouTube n’est pas un mauvais service, mais il est à la limite de la légalité (notamment en exploitant du contenu qui ne lui appartient pas) ;
Le montant du rachat est complètement disproportionné (ceci confirme qu’il s’agissait plus d’un rachat préventif que d’une bonne opération) ;
Il n’y a pas de recette miracle, ni de poule aux oeufs d’or.
Je ne sais pas comment Google va réussir à sortir YouTube de cette mauvaise passe, mais il est certain que la partie n’est pas gagnée. D’une part parce que Viacom est un groupe très solide (plus de Google) et d’autre part parce que l’action de répression de la Turquie va peut-être donner des idées à d’autre pays qui ont déjà envoyé des avertissements à Google (notamment l’Afrique du Sud, l’Argentine et le Japon).
Dans ce contexte, Google a récemment audité des sociétés spécialisées dans le filtrage automatique de contenus vidéo. Bref, j’ai bien peur que Google soit obligé d’opérer de profondes mutations à ce service et qu’il perde de son attrait. En un sens, YouTube servirait de tampon (et d’exemple) pour tout ceux qui voudraient flirter avec la légalité (et les droits d’auteur).
Les campagnes multicanal vous connaissez ? Mais si enfin, ce sont ces campagnes qui sont diffusées sur plusieurs supports : TV, print, affichage et web. Je souhaite vous faire découvrir ce matin un nouveau type de campagne : la campagne multicanal numérique avec une diffusion sur le web, sur YouTube (devenu un média à part entière), sur messagerie instantanée et sur Second Life.
Et c’est Mini USA qui ouvre le bal (enfin c’est la première du genre que je vois). Le dispositif prévoit ainsi :
un site dédié (Hammer & Coop) avec une mini-série mettant en scène un personnage loufoque (Hammer) ;
des vidéos des épisodes de cette série qui sont diffusées sur YouTube ;
des icônes à l’effigie de Hammer à utiliser sur votre logiciel de messagerie instantanée, de même qu’un générateur de pseudo ;
une île dédiée dans Second Life où vous pouvez retrouver l’avatar de Hammer.
Le plus intéressant dans cette campagne est la capitalisation de la notoriété du personnage de la mini-série. A votre avis, vont-ils en faire une pub TV ? Un film ? (via Milions of Us)
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