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Conférence sur le Marketing 2.0 (Jour 1)

5 mai 2008

Un amphi étonnamment vide pour le premier jour de la Internationl Word of Mouth Marketing Conference (manifestation organisée par la WoMMA). Il faut dire que c’est la reprise (après deux semaines de vacances) et que la conférence démarre particulièrement tôt (9H).

Welcome to the new world of marketing and advertising

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Keynote d’introduction par Alan Kimmel (ESCP-EAP) :

  • Les campagnes de marketing les plus usuelles sont fondées sur des théories et pratiques marketing vieilles de plusieurs dizaines d’années ;
  • Les gourous du marketing traditionnels ressemblent à des dinosaures ;
  • Impact très fort de la montée en puissance des terminaux mobiles et des médias sociaux (communautés en ligne, réseaux sociaux, univers virtuels…) ;
  • Nous sommes en plein dans une révolution qui ne fait que commencer ;
  • Rien de très neuf dans les phénomènes de fragmentation des média / de l’audience ou dans le bouche-à-oreille, on en parlait déjà il y a de nombreuses années. Cependant très peu d’organisation y sont préparées ;<
  • Le matériel pédagogique sur le marketing est particulièrement obsolète (une attaque en règle contre le Mercator) ;
  • Les cibles ont à leur disposition un ensemble de moyens / d’outils pour sélectionner et filtrer l’information et les messages (TiVO, blogs…) ;
  • This is not about reach anymore, it’s about connecting” ;
  • Attention, Les médias traditionnels ne sont pas morts pour autant, il existe encore de très bonnes campagnes print et TV. Cf. le 1er exemple de campagne de buzz à grande échelle (Avenir en 1981) :
    Avenir.jpg

Une bonne introduction au WoM marketing mais qui manque un peu de vision prospective (rien de très neuf par rapport à ce que vous lisez sur ce blog).

What are your customers really worth?

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Nous rentrons un peu plus dans le sujet avec Mary Beth Kemp (Forrester Principal Analist) :

  • Il est de plus en plus dur de trouver et de fidéliser les clients ainsi que de contrôler sa marque ;
  • La lifetime value et la rentabilité individuelle des clients ne sont plus de notions appropriées, quid de la prise en compte des interactions sociales ? ;
  • Il est très important pour les marques d’identifier rapidement les ambassadeurs / avocats de leur marque pour leur proposer des éléments de gratification ;
  • Deuxième étape = évaluer le potentiel de ces ambassadeurs (”customer social value“) leur capacité à influencer et à aider les indécis ;
  • Les pratiques de marketing communautaire vont à l’encontre des pratiques plus traditionnels (les critères de scoring sont antagonistes) ;
  • Les données sociales d’un client sont tout aussi importantes que les données socio-démographiques ou comptables.

Une intervention qui me laisse sur ma faim dans la mesure où la prise de risque était minimale (du pur enfonçage de portes ouvertes).

How to generate marketing value and brand evangelists from social network communities

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Intervention du patron de MySpace pour l’Europe (Jay Stevens) :

  • Des chiffres à tomber par terre : 200 millions de membres, 50 milliards de pages vues, 117 millions de visiteurs uniques par mois, mais un taux de croissance et stagnation ;
  • Social Web = People + Culture + Content” ;
  • Le bouche-à-oreille représente près de 70% du ROI d’une campagne ;
  • Quelles hypothèses d’évolution pour les médias sociaux :
    • Utilisation de facettes pour un même profil
    • Personnalisation encore plus poussée des pages de profil (utilisation de thèmes)
    • Montée en puissance des usages en situation de mobilité
    • Plus de sophistication dans les widgets pour plus de collaboration (entre membres et entre services)

Un discours plein de bonnes paroles pour évangéliser les réseaux sociaux en général et MySpace en particulier, mais ont-ils encore besoin d’être évangélisés ? Encore une fois une prise de parole sans prise de risque.

Déjeuner rapide où j’ai pu discuter avec un certain nombre de personnes. Grand moment de solitude quand je me suis rendu compte que la personne à qui j’expliquais que les systèmes de poke et de throwing sheep dans Facebook sont un fléau était en fait Tony Pham de Slide, oups ! Comme il n’est pas rancunier, il m’a promis une interview demain matin…

Du coup j’en ai profité pour faire une petite interview rapide avec Olivier Creiche de Six Apart :

Bringing social to software

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C’est Stefan Lechère de Netvibes qui avait la lourde tâche de reprendre juste après le déjeuner :

  • Quelques chiffres : 58 M de pages crées, 115.000 widgets ;
  • Leur vision : “an open and socialy widgetized web” ;
  • Les armes secrètes de Netvibes : RSS (”Really Sexy Syndication“), Multi-RSS Wodgets, Multi-Video RSS Feeds ;
  • Avec Ginger, Netvibes s’attaque à un nouveau marché (dimension sociale) ;
  • Ils travaillent à toujours plus de compatibilité avec UWA ;
  • Grand succès pour les Netvibes Universes (les univers de marque) et les Premium Universes (ex. Le Figaro, Nissan Qashqai : Urban guide community in UK) ;
  • Ils sont en train de travailler sur une plateforme standardisée de monétisation des widgets pour s’éloigner du modèle publicitaire ;
  • Le nouveau site de la BBC (100% widgetisé) est un très beau projet qui atteste de la demande pour les portails widgetisés, par contre c’est un système propriétaire.

Fin de la première journée pour moi, je n’ai pas le courage de rester jusqu’à la fin mais je reviens demain pour plusieurs sessions consacrées à la vidéo.

Savez-vous faire miauler vos clients ?

21 avril 2008

Comme on dit chez moi : “l’attente c’est la moitié du plaisir“. Il faut croire que cet heureux possesseur d’un MacBook Pro avait attendu longtemps car tous ces petits miaulements et cris de plaisir sont révélateurs d’une immense joie :

Au-delà de l’aspect grotesque de cette vidéo, j’en viens à m’interroger sur le pouvoir que Apple exerce (en tant que marque) sur ses clients : plus qu’un culte ou une way of life, la ça devient limite obscène. Jusqu’à présent les marques de référence étaient des monuments comme Harley-Davidson ou BMW, mais il semblerait qu’Apple soit en train de définir un nouveau standard.

Connaissez-vous d’autres marques capables d’en faire autant ? (via Valleywag)

Amazon prêt à adopter une ligne éditoriale plus souple ?

3 août 2007

J’ai reçu cet après-midi un email très sympa de la part d’Amazon :

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Très sympa parce que ça fait toujours plaisir d’obtenir une réduction (surtout après coup), parce que cela améliore une expérience d’achat déjà très réussie et parce que pour cette occasion Amazon adopte une ligne éditoriale bien plus fantaisiste que celle utilisée d’habitude dans leurs emails. Rien à voir pourtant avec le fait que l’univers d’Harry Potter ne se prête pas forcément à ce genre de familiarité (les bouquins ne sont pas censés être drôles).
Je trouve ce genre de digression particulièrement audacieuse de la part d’un ancêtre du commerce en ligne qui a toujours conservé une ligne éditoriale très sobre et qui a fait du sérieux sa marque de fabrique.

Il n’y a guère que chez VW où l’on se permet de blaguer de la sorte… bon en tout cas moi j’approuve, et vous ?

Pourquoi je ne crois plus en Second Life

5 mars 2007

J’ai beaucoup parlé de Second Life ces derniers mois, il faut dire que c’est un sujet à la mode et les les grands journaux (de même que quasiment toutes les chaînes de télévision) ne s’y sont pas trompés : tout le monde y est allés de son petit reportage. J’ai lu beaucoup de chose et passé un certain temps dans Second life, mais malgré tout ce que j’ai pu y découvrir, mon impression est toujours la même : beaucoup de bruit pour rien.

Comme je me refusais à porter un jugement trop hâtif sur ce “joyau” dont tout le monde parle tant, j’ai rédigé des billets de vulgarisation (à quoi sert Second Life ?), et même même organisé des visites guidées et publié des guides pour initier d’autres personnes et pouvoir confronter mon point de vue. Mais je reviens toujours à la même conclusion : Second Life n’a pas de réel intérêt pour les annonceurs et les marchands ayant déjà une présence sur le web.

Les taux de croissance sont certes très encourageants mais j’ai la certitude que les trop nombreuses lacunes dont souffre Second Life vont venir asphyxier cet univers qui ne dépassera jamais la taille critique.

Une audience trop restreinte

Malgré les chiffres annoncés (plus de 4 millions d’utilisateurs en mars 2007), l’audience de cet univers reste tout de même très faible. En effet, qu’est-ce que 4 millions d’utilisateurs comparés aux 130 millions de pages MySpace ou aux 80 millions de comptes Habbo Hotel ? Des statistiques officieuses parlent d’à peine plus de 200.000 avatars actifs, vous conviendrez que c’est peu surtout sur un univers aussi vaste. Allez donc visiter les iles d’AOL, de Sony ou de Scion (pourtant parmi les plus connues) et vous éprouverez un terrible sentiment de solitude (particulièrement bien décrit ici : A tour of Second Life’s big empty).

Une prise en main laborieuse

Il faut beaucoup de motivation pour se lancer dans Second Life. Il existe en effet de nombreux points de friction et le parcours du débutant est plutôt laborieux. Si vous souhaitez vous lancer dans Second Life, il faut :

  • un ordinateur récent avec une bonne bande passante ;
  • créer un compte sur le site et laisser votre N° de carte bancaire (5 bonnes minutes) ;
  • télécharger et installer le logiciel (qui ne fonctionne toujours pas sous Vista) ;
  • personnaliser votre avatar (15 à 20 minutes) ;
  • assimiler l’interface et les commandes (10 bonnes minutes).

Ce calvaire infligé aux nouveaux venus à de quoi en décourager plus d’un ! Comparativement, une page MySpace (ou un Skyblog) se consulte en 1 seul clic et se crée en 2 minutes. De plus, d’autres univers virtuels sont beaucoup plus faciles d’accès car ils ne nécessitent pas d’installation (Habbo Hotel, Cyworld, Taatu…).

Et là, je ne vous parle même pas de créer votre premier objet !

Un moteur de recherche trop faible

Il faut avoir fait ses premiers pas dans Second Life pour se rendre compte que tout repose sur le moteur de recherche. Même si l’on se déplace en volant, l’univers est bien trop vaste pour le parcourir d’îles en îles. De ce fait, il faut se téléporter aux points d’intérêts qui sont listés dans le moteur de recherche. Et c’est là où les ennuis commencent : l’indexation est plus qu’approximative et les listes de résultat extrêmement pauvres. Essayez par exemple de trouver les fameux bijoux de Dior…

De plus, de nombreux résidents peu scrupuleux s’en donne à cœur joie pour faire du référencement abusif (en squattant certains mots-clés). Difficile pour une marque de contrôler sa visibilité dans ces conditions. Viennent en plus s’ajouter les problèmes de contrefaçon. Il existe bien des solutions de recherche alternatives comme SLQuery, mais elles sont encore loin de pouvoir combler les lacunes du moteur de recherche natif.

Et là, je ne vous parle même pas des problèmes de téléportation où vous vous retrouvez coincé sous la route ou dans l’eau !

Des mécanismes marchands archaïques

Acheter dans Second Life n’est pas une mince affaire. D’une part parce que faire du shopping dans un environnement 3D est très déroutant (essayez donc de choisir un T-shirt chez American Apparel), d’autre part, changer des euros en Linden Dollars est un peu… intimidant (ça marche une fois sur deux et vous n’êtes crédité que le lendemain). En comparaison, dans Habbo Hotel il suffit d’envoyer un SMS pour obtenir des crédits de façon quasi-immédiate.

Mais là n’est pas le pire : quand Second Life a été créé, les concepteurs souhaitaient faire de cet univers le paradis des artisans et des créateurs. Tout utilisateur est potentiellement un micro-entrepreneur, libre à vous de créer et vendre des objets ou de proposer vos prestations. De ce fait, acheter dans une boutique revient à faire un échange de main à main avec le patron. Alors oui, c’est ce que nous faisons tous les jours avec les commerces de la vie réelle, mais à plus vaste échelle c’est contraignant. Acheter un produit de marque et devoir payer un avatar avec un nom imprononçable, entre nous, ce n’est pas très sérieux…

Une économie bien fragile

Un article du blog Capitalism 2.0 (The Linden dollar Game) m’a fait ouvrir les yeux sur un phénomène bien étrange : comment se fait-il que le cours du L$ soit resté à peu près stable ces 6 derniers mois alors que la population a quasi doublé ? Par quel miracle cet univers est-il préservé de la sur-inflation alors que tous les ingrédients sont réunis (forte croissance démographique, surexposition médiatique, spéculations immobilières… voir à ce sujet mon précédent billet : Le retour de la bulle spéculative) ? Tout simplement parce que Linden Lab (la société mère) fait des efforts conséquents pour stabiliser artificiellement l’économie de son univers (notamment en injectant régulièrement de l’argent).

En gros, ils créent de la liquidité en faisant tourner la planche à billets. Quand c’est une grande nation qui a recours à cette solution, pas de problème puisque des organismes comme le Fonds Monétaire International ou la Banque Mondiale veillent à ce qu’aucun dérapage ne se produise. Mais quand c’est une société privée aveuglée par ses taux de croissance et les feux des projecteurs, c’est nettement plus inquiétant. D’autant plus que le L$ n’est pas une véritable monnaie, c’est un moyen de micro-paiement alternatif (un peu comme les colliers de boules blanches du Club Med).

En fait, la situation va réellement devenir inquiétante quand Second Life sera sorti de cette surexposition médiatique et que les millions de curieux souhaiteront récupérer les quelques dollars ou euros changés en L$ (lors du creux de la désillusion), Linden Lab sera obligé de racheter sa propre monnaie en grande quantité sinon le cours va s’effondrer.

Le seul moyen d’éviter cette crise économique virtuelle serait de maintenir le taux de croissance à son niveau actuel, ce qui nous amènerait à une population de 45 millions d’avatar à fin 2008 (hypothèse hautement improbable au vue des lacunes évoquées plus haut).

Faut-il oublier Second Life ?

Non pas forcément, Second Life reste jusqu’à preuve du contraire une formidable machine à générer du buzz. Donc si vous (ou votre marque) avez besoin d’exposition médiatique, alors précipitez-vous ! Mais vite car il ne reste que quelques mois (semaines ?) avant que la surexposition médiatique se tarisse.

En ce sens, Second Life est un peu comme la Coupe du Monde ou les Jeux Olympiques : on ne s’y intéresse que quelques semaines, mais quelle formidable opportunité ! Il n’y a néanmoins pas de règle préétablie et la pertinence d’une présence dans Second Life (en l’état) doit se gérer au cas par cas.

Après cela, l’univers de Second Life n’est pas forcément condamné. L’équipe de Linden Lab peut réussir à compenser toutes les lacunes précédemment citées. Ouvrir le code de son produit représente une partie de la solution, reste encore un travail considérable à accomplir pour assainir ce bazar. Je ne suis pas en train de dire que c’est impossible, mais juste qu’il faudra beaucoup de temps et d’énergie, et donc de l’argent ! Mais où vont-ils le trouver ?

OK, mais alors on fait quoi ?

Partant du principe qu’il existe quantité d’autres moyens d’augmenter la visibilité d’une marque ou de créer du trafic, pourquoi prendre autant de risques ? Pourquoi dépenser autant de temps et d’énergie à spéculer sur Second Life ? Les interfaces riches couplés à de la vidéo en ligne permettent de reproduire des ambiances tout autant immersives, mais avec des mécaniques marchandes bien mieux rôdées.

Nous sommes dans une période de grands changements et anticiper les évolutions des univers virtuels est un exercice délicat. Je m’y suis déjà risqué, mais je préfère vous prévenir, il n’y a rien de garantie dans ces prévisions : Hypothèses d’évolution pour les univers virtuels.

Conclusion

Second Life est un peu comme le Far West : immense, sauvage, dangereux et fascinant. Le problème c’est que la conquête de l’Ouest a commencé depuis longtemps et qu’ il fallait faire partie des premières caravanes de pionniers.

27 mars : la journée nationale du web 2.0

Je déclare la journée du 27 mars prochain Journée Nationale du Web 2.0. Vous pouvez ainsi, si vous le souhaitez, participer non pas à une mais à deux conférences sur le sujet :

Comme le hasard fait bien les choses, je vais intervenir à ces deux conférences :

Qui va y participer ?

Mini Cooper S : une campagne multicanal numérique

22 février 2007

Les campagnes multicanal vous connaissez ? Mais si enfin, ce sont ces campagnes qui sont diffusées sur plusieurs supports : TV, print, affichage et web. Je souhaite vous faire découvrir ce matin un nouveau type de campagne : la campagne multicanal numérique avec une diffusion sur le web, sur YouTube (devenu un média à part entière), sur messagerie instantanée et sur Second Life.

Et c’est Mini USA qui ouvre le bal (enfin c’est la première du genre que je vois). Le dispositif prévoit ainsi :

  • un site dédié (Hammer & Coop) avec une mini-série mettant en scène un personnage loufoque (Hammer) ;

Hammer & Coop

  • des vidéos des épisodes de cette série qui sont diffusées sur YouTube ;
  • des icônes à l’effigie de Hammer à utiliser sur votre logiciel de messagerie instantanée, de même qu’un générateur de pseudo ;
  • une île dédiée dans Second Life où vous pouvez retrouver l’avatar de Hammer.

L'avatar de Hammer dans Second Life

Le plus intéressant dans cette campagne est la capitalisation de la notoriété du personnage de la mini-série. A votre avis, vont-ils en faire une pub TV ? Un film ? (via Milions of Us)

Surenchère de viral pour la Volvo C30

19 février 2007

Je viens de visiter le nouveau mini-site de la Volvo C30 qui me laisse une peu perplexe : Volvo Freewill.

Le mini-site de la Vovlvo C30

Ici ce ne sont pas un mais 15 mini-sites viraux qui sont proposés, avec en prime un premier degré de personnalisation. Le concept est intéressant, bien que déjà fait par VW il me semble (avec une campagne proposant pas loin de 99 mini-films), mais le résultat final est très déroutant.

Quel est l’objectif de ce mini-site ? Les visiteurs sont invités à cliquer dans tous les sens (j’apprécie particulièrement la case Don’t Click Here) mais et après ? Je ne vois pas bien dans quelle mesure cette débauche (sur-enchère) de films viraux vient servir la commercialisation… Est-ce que tous les visiteurs y trouvent leur compte ? Le produit est-il bien mis en valeur ? Quid des arguments de vente ? Quid des fonctionnalités de lead ?

A moins que je ne sois passé complètement à côté de quelque chose… Et vous, qu’est-ce que cette campagne vous inspire : Curiosité ? Perplexité ? Ennui ? Sympathie ?

Vers des supports de publicité éco-citoyens

15 février 2007

Sans vouloir faire de la démagogie, la protection de notre environnement est une priorité… tout comme l’identification de supports de publicité différenciant. Bon OK, le dernier point est surtout une priorité pour les marketeurs mais bon… quand je découvre une bonne idée, j’en parle.

Et justement je viens de découvrir ces cintres fabriqués en carton recyclé et financés par de la publicité : EcoHangers.

Les cintres éco-citoyens

Ces cintres seront dans un premier temps distribués par une grande chaîne de pressings aux États-Unis. C’est utile, écologique, bon pour l’environnement et pour le business aussi. Alors que demande le peuple de plus ? (via Springwise)

Les dérives du marketing viral (bis)

12 février 2007

Suite à un précédent billet publié sur ce sujet, j’ai découvert ce matin ce petit film viral qui me fait à nouveau réagir :

Est-ce que vous pensez sincèrement que c’est un bon exemple pour la jeunesse ? Selon moi, surfer (sur la mer ou sur la neige) c’est avant tout savoir respecter la nature. Mais là, que nous dit ce film : si vous vous emmerdez, jouez donc avec un peu de dynamite. Non mais franchement, est-ce que vous ne trouvez pas que c’est une attitude incroyablement irresponsable de la part de la marque qui est à l’origine de cette campagne (Quiksilver) ?

Je doute fortement que des valeurs positives soient associées à cette vidéo. Je veux bien croire que cette marque est en perte de vitesse auprès des plus jeunes et qu’elle cherche (désespérément) à rajeunir son image en jouant sur le sport extrême, mais là je me refuse à cautionner de telles pratiques, c’est lamentable.

A la limite, si vous êtes une toute petite marque, vous pouvez éventuellement exploiter des vieux filons (comme le sexe), mais vous pouvez également jouer sur l’humour.

J’ai beaucoup apprécié la campagne virale de Nissan qui, même si elle met en scène des comportements routiers extrêmes, sait jouer sur l’humour pour faire comprendre qu’il s’agit de fiction et non de la réalité.

Par contre, je ne vois aucune excuse qui puisse jouer en la faveur de cette campagne à la con pour Quiksilver.

Et vous, partagez-vous mon avis ou est-ce que je résonne comme un vieux grincheux ?

Une visite guidée de Second Life

22 janvier 2007

Trop c’est trop, la coupe est pleine, j’enrage de lire autant d’absurdités sur Second Life. Trop de reportages bidons et d’articles rédigés à la va-vite pour surfer à temps sur la vague du buzz. Voilà pourquoi j’ai décidé de prendre le taureau par les cornes et d’organiser une visite guidée.

Une visite guidée ?

Oui tout à fait, une visite guidée pour vous aider à mieux comprendre ce qu’est Second Life et surtout pour que vous puissiez vous faire votre propre opinion. J’ai toujours été partisan de la preuve par l’exemple, et quoi de plus probant qu’une escapade dans cet univers virtuel.

Je souhaiterais organiser quelque chose de réellement simple et didactique qui ne vous prendra pas plus d’une heure (30 minutes d’installation du logiciel et de configuration de votre avatar, 30 minutes de visite). Après cela, vous aurez acquis les bases pour être autonome et décider si vous souhaitez continuer l’exploration ou si Second Life ne présente finalement que peu d’intérêt pour vous (ou votre marque). Face à l’euphorie ambiante, ma pire crainte serait qu’une marque française se fasse ridiculiser par méconnaissance de cet univers très particulier.

Illustration de Second Life

C’est gratuit ? C’est pour qui ?

Oui bien sûr que c’est gratuit. L’objectif de cette visite guidée est avant tout de vous donner toutes les clés pour mieux appréhender le potentiel et surtout les dangers de Second Life.

Par contre, organiser des déplacements en groupe est plutôt compliqué, ne serait-ce que pour des raisons de lags et d’encombrement. Voilà pourquoi il va être nécessaire de limiter le nombre de participants à cette excursion.

J’envisage donc d’accompagner dans un premier temps un groupe d’annonceurs, puis de faire une seconde sortie avec des personnes travaillant en agence. Encore une fois, si je décide de filtrer les participants, c’est pour que cette visite guidée soit la plus agréable et instructive possible. Je doute en effet que cela soit gérable à plus de 30 personnes.

Je précise que cette visite guidée se fait dans un cadre professionnel : nous irons étudier les initiatives des marques reconnues comme précurseur, visiter quelques lieux de passage obligé pour tout marketeur qui se respecte et essayer de sympathiser avec des autochtones. Pas d’excentricité, pas de visite des quartiers chauds et pas de sexe virtuel.

Ca se passera quand ?

Le plus simple est d’organiser cette visite dans le courant du mois de février et un lundi soir : il y aura moins d’encombrement sur les serveurs et cela nous garantit une pleine disponibilité des participants.

Comme je ne voudrais surtout pas que cette visite guidée soit polluée par des racoleurs de tous bords (il y a déjà eu des précédents !), la date exacte et le point de ralliement seront communiqués aux participants par email.

Comment on s’organise ?

En fait c’est très simple, si vous êtes une annonceur :

  1. Vous m’envoyez votre demande de participation par email à fredcavazza (at) gmail.com (merci d’utiliser votre adresse professionnelle)
  2. Je vous envoie un petit guide du débutant pour vous aider à installer le logiciel et créer votre avatar
  3. Je vous communique la date, le lieu de RDV et la feuille de route (l’ensemble des lieux que nous allons visiter)
  4. Comme dit le proverbe : en voiture Simone, c’est moi qui conduis et c’est toi qui klaxonne !

Voilà, j’espère que l’idée vous plait et que cette excursion dans Second Life vous éclairera sur une éventuelle stratégie d’attaque pour votre marque : montage d’une opération de communication, achat d’espaces publicitaires, ouverture d’un showroom…

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