Archives pour le mois janvier 2008

Sprout Builder, un éditeur de widget en ligne

Visiblement les grands esprits se rencontrent : je vous présentais la semaine dernière des exemples de mini-sites à encapsuler et voilà qu’un éditeur est déjà disponible : Sprout Builder. Il s’agit en fait d’un service de conception de widgets. Widgets ? Oui, c’est leur façon à eux de décrire un mini-site : une sorte de container dans lequel vous mettez ce que vous voulez (texte, audio, vidéos, services…).

Exemple avec ce widget dédié à Ben Harper :

Ça ne vous rappelle rien ? Mais la différence vient de l’éditeur en ligne, un modèle de sobriété et d’efficacité :

Sprout.jpg

Ce service vous propose ainsi de créer des widgets que vous pourrez ensuite encapsuler dans vos blogs, pages MySpace, Facebook… et que vous partagerez également avec votre communauté. Le gros avantage est que tout changement est ensuite répercuté immédiatement sur toutes les instances déployées à droite et à gauche.

Révolutionnaire ? Oui en quelque sorte car nous assistons ici à la résurrection des pages persos, sauf que maintenant ces mini-sites bénéficient de la puissance sociale et de l’effet réseau. Est-ce suffisant pour initier un nouveau phénomène de mode (à l’image de la révolution des blogs) ? Probablement. Pour en savoir plus je vous invite à lire ces différents articles : SproutBuilder, You’ve Got to See This Drag and Drop Widget Maker et Sprout Launches WYSIWYG Widget Creator.

Cerise sur le gâteau, ce Sprout Builder propose un ensemble de templates pour ne pas avoir à démarrer de zéro et en prime les widgets créées sont compatibles avec des annuaires comme Clearspring ou SpringWidgets.

Autant le dire tout de suite, ce service est tellement abouti qu’il place la barre très très haute pour d’éventuels concurrents. Peut-être un rachat est-il à prévoir dans les mois à venir…

Un nouveau site pour les Yulbiz

Après plusieurs années d’existence outre-Atlantique, les Yulbiz se dotent enfin d’un site digne de ce nom : Yulbiz.org.

logo_yulbiz.gif

Un grand bravo aux initiateurs et inconditionnels de ces rencontres entre blogueurs d’affaires : Michel Leblanc, Philippe Martin, Claude Malaison… Pour l’annonce « officielle » c’est ici : Yulbiz.org et montreal.yubiz.org sont en ligne.

Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, je vous annonce également la déclinaison « locale » de ce site : Paris.Yulbiz.org.

Yulbiz_Paris.gif

Ce tout nouveau site signe donc la mise à la retraite du wiki qui était jusqu’à présent utilisé sur Yulbiz.fr.

Je profite de ce billet pour faire trois autres annonces :

  1. Je me charge d’organiser un Yulbiz à Paris très prochainement (dans le courant du mois de Février) ;
  2. Je suis à la recherche de bonnes âmes pour m’aider dans l’organisation ;
  3. Si vous souhaitez organisez vos propres manifestations en province (je sais qu’il y a des volontaires à Lyon, à Strasbourg et peut-être même à Marseille) n’hésitez pas à vous manifester auprès de nos camarades québécois.

A suivre…

Appréciez-vous les systèmes de navigation par index ?

Les boutiques en ligne proposant un système de navigation alphabétique sont rares… très rares… trop rares. C’est pourtant un modèle de classement très utilisé (notamment sur les sommaires de magasines papier) que tout le monde comprend et maîtrise.

Alors que certains comme Pixamania propose timidement un classement alphabétique par marques, d’autres comme OfficeMax ont osé remplacer leur menu de navigation principal par un index :

OfficeMax.jpg

Cet index, secondé d’un moteur de recherche, se révèle être un choix visionnaire et parfaitement efficace. D’ailleurs les équipes du blog Get Elastic ne s’y trompent pas : OfficeMax Reinvents Navigation.

Plutôt de s’engluer dans une classification complexe de catégories et sous-catégories, l’index propose un mode d’accès parfaitement lisible aux internautes. Par contre la contre-partie est que ce choix limite fortement les têtes de gondoles des pages de catégories et de sous-catégories. Est-ce un mal ? Je ne saurais le dire sans une étude approfondie.

En tout cas je ne peux que saluer le travail des équipes d’OfficeMax et j’invite Patricia à rajouter une nouvelle fiche à son livre sur les modèles de navigation.

Après les Rich Internet Applications, les Rich Internet Games ?

Les jeux en ligne seront la grosse tendance de l’année 2008. Mais qui dit « jeux en ligne« , dit « trouver des joueurs« . Et c’est là où ça coince car les éditeurs de plateformes sociales basées sur le jeux sont confrontés à un choix très complexe : développer un jeu qui tourne sur le bureau et l’associer à une plateforme sociale ; ou se limiter à la fenêtre du navigateur et miser sur la dynamique communautaire.

RIA + Jeux en ligne = Rich Internet Games

Donc si je résumé : sophistication vs. universalité. Et s’il existait une solution intermédiaire ? Une solution qui permettrait de faire tourner des jeux en ligne très sophistiqués dans la fenêtre du navigateur… et bien figurez-vous que c’est le pari que Unity3D tente de relever avec un concept proche du Rich Internet Game.

Unity3D.jpg

Mon raisonnement est le suivant : puisque le partage de musiques, de photos et de vidéos sont des créneaux saturés, il faut fournir un autre type de contenu aux internautes pour pouvoir acquérir des parts d’audience. Audience qui pourra par la suite être fidélisée puis monétisée.

Mais le problème est le suivant : il existe déjà des portails de mini-jeux en ligne (les fameux casual games) : Shockwave, Pogo, Cafe… Il va donc falloir apporter un bien meilleur gameplay aux internautes pour les recruter. C’est donc là que le Unity Web Player rentre en scène : un plug-in d’à peine 3Mo (quelques secondes de téléchargement) qui s’installe à chaud (sans avoir besoin de redémarrer votre navigateur). Ce plug-in est particulièrement intéressant car il propose un moteur de rendu 3D très satisfaisant et surtout un modèle physique d’un réalisme saisissant. Jugez plutôt avec cette petite vidéo d’une démonstration technique (Room of Shadows) où je m’amuse à tout casser dans ce salon :

Ce qui surprend dans cette vidéo c’est la qualité du rendu, le jeu des ombres et surtout le réalisme de ces chaises qui rebondissent et s’entrechoquent. En extrapolant, on est en droit de se dire que le potentiel de cette technologie est énorme, surtout si on la compare à d’autres réalisations qui n’exploitent « que » Flash comme UltraKillz (un jeux de tir en ligne).

Plus de réalisme pour les annonceurs

C’est avant tout dans une optique marchande que les implications de ces RIG (Rich Internet Games) sont les plus intéressantes :

Des produits et des environnements mieux restitués, à l’exemple de World Golf Tour :

WorldGolfTour.jpg

Il s’agit d’un jeu de golf entièrement en Flash qui utilise de vraies photos pour modéliser les parcours de golf (6 mois de travail pour un parcours à raison de plusieurs personnes). Le rendu est quasi photo-réaliste… tout comme le rendu des équipements et des fringues (à vendre) ainsi que des parcours (l’abonnement en ligne est pour bientôt).

Car c’est bien de cela dont il est question : de véritables catalogues 3D photo-réalistes sur lesquels les internautes passent des heures à jouer et à sociabiliser. Certains n’hésitent pas à décrire ce jeu comme le World of Warcraft des grands. Plus d’infos ici : Online Golf With Flash – Warning Highly Addictive.

Les Rich Internet Games permettent également de créer des univers plus riches au sein desquels les internautes seraient mieux disposés à « investir » de l’argent dans le look de leur avatar ou dans la déco de leur appartement. Appliquez donc ce principe à des pseudo-univers virtuels comme SmallWorld et vous démultipliez les dépenses moyennes par utilisateurs :

SmallWorld.jpg

Plus d’infos sur ce service ici : Smallworld: The coolest Flex application I’ve ever seen.

Est-ce du jeu ou du business ?

Les deux mon capitaine ! Encore une fois, n’allez pas vous imaginer que ces technologies et services ne sont là que pour vous distraire. Il est ici question de gros sous, de captation de part d’audience, de création de communautés en ligne, de monétisation de l’audience, de placement de produits…

Je maintiens ce que j’avais annoncé dans mes prédictions 2008 : le jeu en ligne sera le levier de croissance des prochaines années. Les Rich Internet Games sont une première piste à explorer, mais il existe d’autres filons quasi-vierges : Rich Desktop Games, User-Generated Games

Je ne peux que vous encourager à observer de près ce créneau et à vous préparer à un nouveau mode de communication et d’interaction avec les internautes (joueurs ?). A suivre…

Pourquoi Chuck Norris est-il l’idole des geeks ?

En voilà une question intéressante. J’avais déjà remarqué un nombre impressionnant de billets et autres mini-applications qui mettaient Chuck Norris en scène.

Puis il y a eu le « spécial » Chuck Norris de Will It Blend?

Et maintenant ça (saisissez « find chuck norris » dans le champ de recherche et cliquez sur le bouton « I’m Feeling Lucky« ) :

Google_Norris.jpg

Bon rassurez-vous, cette page est bidon, elle reprend le look des pages de résultat de Google mais ce n’en est pas une.

Même si Invasion USA est sans aucun doute le meilleur film des années 80, je ne comprends pas bien comment Chuck est devenu une des figures emblématiques de la culture geek

(via Battlle Media)

Une remise en question du modèle de viralité fondée sur les influenceurs

Le magasine Fast Company a publié un article très intéressant sur réel potentiel viral des influenceurs : Is the Tipping Point Toast?. A l’origine de cet article, les travaux de Duncan Watts, un chercheur spécialisé dans la théorie des réseaux qui travaille maintenant pour le Yahoo! Research.

Les résultats de ces travaux mènent ainsi la vie dure aux théories selon lesquelles la prolifération virale repose sur quelques influenceurs qui ont la faculté d’amorcer des tendances et d’initier des phénomènes de propagation au sein de populations beaucoup plus larges (ex. le livre The Tipping Point de Malcolm Gladwell).

Selon Duncan Watts, les phénomènes de propagation virale seraient le fruit du pur hasard et ne pourraient pas être amorcés à la demande. Illustration avec le schéma suivant :

FastCompany_Order_chaos.jpg

A gauche, le schéma de propagation virale par cercles concentriques : les influenceurs sont les premiers destinataires et assurent un rôle de relais. Tandis qu’à droite, la propagation est anarchique.

Pour illustrer ses propos, l’auteur utilise la métaphore du feu de forêt : c’est la combinaison de nombreux paramètres aléatoires (pluviométrie, type de bois et de sous-bois, temps de réaction des équipes de pompiers…) qui déterminent l’ampleur de la catastrophe. Comprenez par là que si les conditions sont réunies, une simple allumette suffit à provoquer un incendie gigantesque. Et inversement : s’il vient de pleuvoir, même une bombe incendiaire au phosphore ne pourra pas provoquer grand chose.

Pour celles et ceux qui travaillent dans le domaine du buzz marketing, ces travaux sont lourds de conséquences : ils remettent en question le marketing communautaire reposant sur les influenceurs. Pire : Duncan Watts précise que le meilleur moyen d’améliorer les chances d’une campagne virale est de multiplier le nombre de points d’amorçage. En d’autres termes : le marketing de masse viendrait au secours du marketing de niche. Gloups !

J’avoue nourrir des sentiments ambivalents vis à vis de cet article. En fait je ne sais pas trop où me situer… En tout cas je suis persuadé d’une chose : le temps est un facteur critique. Plus vous voulez aller vite et plus vous avez de chances d’échouer. A contrario : si vous avez le temps de bien observer le marché et d’attendre que les conditions soient réunies alors vous augmentez considérablement les chances de succès.

Heu… suis-je le seul à avoir l’impression d’enfoncer des portes ouvertes ?

Vers une charte déontologique du marketing viral ?

Je viens de prendre connaissance d’une initiative tout à fait intéressante : la Charte Déontologique de la Rencontre : Le but de cette charte est d’inciter les acteurs de la rencontre à un comportement éthique afin de faire de la rencontre en ligne un espace de confiance pour les célibataires désireux de rencontrer l’âme sœur. Cette charte regroupe un ensemble de prérogatives déontologiques concernant les pratiques marketing, la politique tarifaire et la relation client.

C’est le site Dating Watch qui est à l’origine de cette charte. Ce site se définit comme un observatoire des sites de rencontre, et avec la montée en puissance du spam social et des pratiques abusives, ils ont beaucoup de choses à observer : UneRencontre.com paye des faux membres pour vous séduire (une poursuite pour diffamation à ce sujet est en cours de jugement) ou encore Usurpation d’identité sur les sites de rencontre.

Voilà donc une première tentative de label de qualité pour les sites de rencontre qui s’engageraient ainsi à ne pas pratiquer le recrutement sauvage en ayant recours à des faux profils.

« recrutement sauvage » ? « faux profils » ? Tout cela ne vous rappelle rien ? Mais si enfin, cette honteuse histoire de campagne virale lancée par Campari (lire mon précédent billet à ce sujet).

En poussant la réflexion un peu plus loin, je me demande s’il ne serait pas intéressant d’étendre cette initiative, une sorte de charte déontologique du marketing viral qui serait signée par les acteurs de la profession : annonceurs, agences, régies…

L’objectif de cette charte serait de limiter les pratiques abusives liées à la viralité. Attention, je parle bien de pratiques abusives : les campagnes exploitant des personnages et situations loufoques (comme celles de Helga ou de Nissan) ne seraient pas nécessairement concernées.

L’objectif de cette charte serait non pas de sanctionner, mais plutôt de protéger le travail (et les emplois) de personnes faisant preuve de créativité tout en respectant le consommateur. Traduction : faire preuve de subtilité pour capter l’attention des prospects, mais ne pas non plus les harceler ou se foutre de leur gueule.

Reste encore à rédiger les termes exacts de cette Charte qui préciserait les limites à ne pas dépasser…

Heu… suis-je atteint d’une crise d’utopie ou trouvez-vous également que trop de campagnes virales pourraient faire beaucoup de mal à la profession ?

(merci à Youri pour son message)

Un blog et une conférence dédiés au Rich Commerce

C’est avec une certaine émotion que je vous annonce le lancement de l’initiative RichCommerce.fr. Rich comme dans « interfaces riches » et Commerce comme dans « e-commerce« . L’idée est de vous présenter l’actualité et les tendances des interfaces riches appliquées au domaine du commerce en ligne.

C’est une initiative que je lance conjointement avec François Ziserman dont vous connaissez sans doute le blog et la pertinence.

RichCommerce.jpg

Petit clin d’œil à Michaël qui a travaillé sur le réalisation de ce blog. Un blog qui sera également doublé de conférences (2 à 3 par an si nous sommes réguliers) qui permettront de faire un point sur les dernières tendances et de présenter des études de cas.

La première conférence prendra la forme d’un petit déjeuner le 19 Février prochain dans les locaux d’Adobe à Paris. L’inscription est gratuite et réservée en priorité aux annonceurs. La raison est toute simple : la salle qui est mise à notre disposition est trop petite pour accueillir plus de 50 personnes.

François et moi n’étant pas philanthropes, si nous investissons du temps dans cette initiative c’est avant tout pour acquérir de la visibilité et développer nos activités respectives sur ce créneau. Alors nous essayerons dans la mesure du possible de filmer cette conférence et de toute façon nous mettrons à votre disposition les supports de présentation.

Je vous encourage donc à découvrir notre blog sur RichCommerce.fr pour y trouver de l’information ciblée sur les interfaces riches et le e-commerce. N’hésitez pas également à fouiner dans les archives où j’ai re-publié tous mes précédents billets sur le sujet.

Vers des mini-sites à encapsuler ?

Dans la série petit module à encapsuler, vous connaissiez-déjà

Mais connaissiez-vous les widgets de mini-sites à encapsuler ? Ce service s’intitule Blog Me Site et il convient à merveille aux mini-sites d’artistes (cliquez sur les différents items et notamment sur ‘Audio‘, ‘Vidéo‘ ou ‘Photo‘) :

Ce principe est tout simplement révolutionnaire : un site « traditionnel » pour apporter une information complète et un mini-site à encapsuler pour faire vivre l’information en dehors du site principal et favoriser sa prolifération.

Outre les sites d’artistes, il serait possible de trouver des applications marchandes redoutables en suivant ce principe :

  • mini-site de promotions
  • mini-site de ventes flash
  • nouveautés du jour…

Le potentiel est tout simplement énorme, surtout s’il est couplé à un modèle d’affiliation intelligent. Peut-être une variante des boutiques déportées.

(via ControlZen, merci à Thinkedou pour le lien)

Retour à la page d’accueil : le logo suffit-il ?

Lorsque vous êtes sur un site web et que vous souhaitez revenir sur la page d’accueil, il y a 99% de chances pour que vous cliquiez instinctivement sur le logo en haut à gauche. C’est ce que l’on appelle une convention, c’est comme une hypothèse communément admise.

Oui mais voilà : où est-il expliqué qu’un clic sur le logo permet de revenir sur la page d’accueil ? Dans le meilleur des cas, vous avez un item de navigation intitulé ‘Accueil‘ (éventuellement un chemin de navigation) mais que se passe-t-il pour le 1% d’internautes pour qui cette règle du clic sur le logo n’est pas assimilée ?

Seriez-vous prêt à prendre le risque de perdre ou à mettre en situation de frustration 1% de vos visiteurs ?

Voilà pourquoi certains on décidé que l’affichage du logo avec un lien ne suffisait pas pour faire comprendre aux internautes qu’en cliquant dessus ils pouvaient revenir à la page d’accueil. Ils ont ainsi ajouté un retour visuel au survol de la souris pour faciliter la compréhension de cette règle de navigation tacite.

Exemple avec Amazon US (un filet avec un lien ‘Homepage‘) et Facebook (un picto de maison) :

Retour_Accueil.jpg

Alors ? Qu’en pensez-vous : utile ou pas ?