Pourquoi je ne crois plus en Facebook
En ce moment Facebook a la côte : on en parle à la radio, à la TV et les journalistes des grands médias n’en finissent plus de s’interroger sur les raisons de ce nouveau phénomène social. Et pourtant la réalité est tout autre.
Souvenez-vous, il y a quelques mois la coqueluche de l’époque s’appelait Second Life. Nous sommes donc en train d’assister à un phénomène classique de résonance : on en parle parce que les autres en parlent.
Facebook est-il révolutionnaire à ce point ? Ce service mérite-t-il une telle attention ? Oui, en partie. Mais sans vouloir lui retirer son indéniable succès et certaines qualités, il y a fort à parier que les annonceurs n’y trouveront qu’un intérêt très relatif.
L’explication est toute simple et peut-être résumée ainsi :
- La croissance et l’audience de Facebook sont largement sur-évaluées ;
- L’écosystème mis en place autour de la Facebook Platform ne tiendra pas ces promesses ;
- Les modèles publicitaires présentés récemment sont bancals ;
- La concurrence avec d’autres plateformes sociales va être très rude.
Donc en un mot comme en cent, malgré l’enthousiasme de son jeune CEO, Facebook ne révolutionne rien du tout.
Les chiffres en question
Commençons tout d’abord par nous intéresser aux fameux chiffres mirobolants de Facebook :
- 55 millions d’utilisateurs. OK, mais ça reste à peine plus d’1/4 de MySpace et d’1/3 de Neopets ;
- Près de 650.000 utilisateurs en France. Certes, mais ça fait à peine 5% par rapport à la communauté Skyblog ou à celle de Windows Live (cf. Windows Live se voit comme le plus grand réseau social français) ;
- Une très forte croissance (250.000 nouveaux utilisateurs par jour). Soit, mais combien de temps cela va-t-il durer dans la mesure où ils utilisent des méthodes très limites (cf. Les sales méthodes de Facebook) qui sont plus proches du spam social que de l’acquisition de trafic ;
- Plus de 7.000 applications. Très bien, mais quand vous avez fait le tri des applications à la con (lancé de mouton, super poke, morsures de vampires et autres zombis… cf. Facebook victime de pollution) combien d’applications intéressantes reste-t-il ?
Vous l’aurez compris, les chiffres présentés par Facebook sont surtout impressionnants pour ceux qui veulent croire à leur jolie histoire. La Facebook Platform est certes un très bon facteur de croissance mais force est de constater que les meilleures places sont déjà prises.
Une plateforme à peine entre-ouverte
Et puisqu’on en parle, intéressons-nous à cette fameuse Platform. Quand on y regarde de plus près, on se rend rapidement compte qu’elle n’est pas si ouverte :
- les applications utilisent un langage spécifique (le FBML pour Facebook Markup Language) ;
- Les applications sont hébergées au sein du Application Directory (régit par Facebook) ;
- les fournisseurs d’applications doivent se conformer à une charte (définie par Facebook).
Nous sommes ici bien loin de la souplesse des API et de la rigueur des Web Services. Si le succès du web 2.0 repose en partie sur les fameux mashup et sur l’innovation par l’assemblage, l’innovation est ici fortement limitée par ce langage spécifique et par la taille de la base d’utilisateurs (55 millions, ce qui n’est pas énorme).
Le fait que des agences se soient spécialisées dans le développement d’applications Facebook (RockYou, Slide…) est un signe que ces choix techniques sont un frein au développement.
Le Social Graph en question (il y a amis et amis)
Pour faire simple, le Social Graph est une représentation de nos relations et des interactions qui en découlent. La promesse de Facebook est donc de proposer aux annonceurs de pouvoir modéliser de façon très fine ce fameux Social Graph. Oui mais voilà, sur quoi repose-t-il ? Ou plus exactement, vos friends sur Facebook sont-ils réellement vos amis ? J’en doute fort. J’ai plus de 600 contacts associés à mon profil, dont à peine une dizaine que j’ai réellement rencontrés.
Les amis de Facebook sont pour la plupart des relations améliorées, et c’est bien là où se fait la différence. Dans la culture anglo-saxonne la notion d’amitié est très différente de la notre (les latins) : ils savent parfaitement mélanger relations professionnelles, amis d’un soir et amis d’amis.
Conséquence : je me vois mal faire confiance à un membre de mon réseau dans la mesure où :
- je ne sais pas réellement qui il est (la majeure partie des profils n’est pas réellement renseignée) ;
- je ne sais pas ce qu’il me veut (les intentions ne sont pas clairement exprimées) ;
- j’apprécie moyennement le fait qu’il me balance des moutons à la tête ou qu’il me donne de grande tapes dans le dos (Super Poke).
Pour vous convaincre de la superficialité de votre réseau posez-vous la question suivante : à combien de vos friends prêteriez-vous votre voiture ou votre appartement ?
Un gros problème de prise en main
La mise en page de Facebook est nettement meilleure que celle des pages MySpace ou que des Skyblogs, c’est indéniable. En revanche ce service est-il suffisamment simple et convivial pour séduire le plus grand nombre ? J’en doute. Il existe des millions d’utilisateurs de Netvibes car le bénéfice de ce service est immédiatement perceptible (on bouge des boîtes, on ajoute des widgets…). Mais vous devez bien avouer que l’expérience d’utilisation de Facebook est plus que troublante : trop d’applications, trop de termes jargonneux, trop de complexité.
En fait il y a un réel problème de guidage et de prise en main. Pour faire simple : les novices sont complètement perdus. Pour vous en convaincre, je vous invite à lire les commentaires d’un vieux billet que j’avais rédigé sur Facebook mais qui est très bien positionné dans Google :
- “Pouvez svp m’expliquer à quoi sert facebook et comment s’inscrire. Merci de me répondre car je ne suis pas une pro de l’informatique“
- “J’aimerais qu’on m’explique svp quelle réelle différence il existe entre facebook et myspace“
- “Que veut dire “site”?“
Je veux bien croire qu’Aziz et sa bande de potes s’éclatent sur Facebook, mais ce service n’est aujourd’hui pas configuré pour séduire plusieurs millions de personnes : trop complexe, trop riche et surtout pas de traduction prévue pour l’interface.
Des programmes publicitaires très douteux
Nous en venons maintenant au plus gros problème de Facebook : sa plateforme publicitaire. Pourquoi est-ce un gros problème ? Parce que le modèle économique de Facebook repose sur des fondamentaux instables.
Il existe ainsi plusieurs programmes (détaillés ici : Facebook Advertising - 3 New Ways To Play) :
- Les Business Pages qui sont un équivalent des pages sponsorisées par des marques comme sur MySpace (avec mise en avant de produits et liens vers des partenaires). Gros problème : il n’est pas possible d’inviter des fans à partir d’une business page. Conséquence : le seul moyen d’avoir une business page avec un noyau dur de fans est de transformer une page perso en une business page. Si vous savez lire entre les lignes alors vous pouvez vous faire une bonne idée des détournements possibles : fausses pages perso à vocation business, revente à des marques de pages persos populaires…
- Les Social Ads qui sont affichées sur la page d’un membre ou dans son mini-feed. Idem, on peut tout à fait anticiper un véritable trafic d’audience basé sur la popularité d’un profil (ça me rappelle une sombre histoire de blogueurs vendus) ;
- Le Project Beacon qui se sert de données comportementales collectées sur différents sites partenaires (cf. Facebook ads definitely creepy, possibly illegal et Is Facebook Beacon a Privacy Nightmare?) pour mieux cibler votre profil et celui de vos potes. Autant vous dire que cela pose de très sérieux problèmes éthiques.
C’est sur ce dernier point que le jeune CEO de Facebook ne parvient pas à rassurer l’industrie publicitaire et les annonceurs : Partant du principe que les membres sont le vecteur de la marque, sans redistribution de revenus, cette affiliation stérile ne bénéficiera qu’aux marques les plus fortes (Apple, BMW…), donc celles qui n’ont pas réellement besoin de ce programme (cf. I’ll spam my friends, but I want a piece of the action).
Au-delà de ces problèmes de respect de vie privée et de confidentialité, ce réseau de sites mouchards (qui dénoncent les actions des membres de Facebook) peut avoir une influence très néfaste sur le comportement des internautes et sur une éventuelle prise de décision d’achat : Facebook’s Beacon and Boundary States. A partir du moment où toutes vos actions et achats sont visibles sur votre profil (dans votre mini-feed), est-ce que vous n’y réfléchirez pas à deux fois avant de cliquer ? Ne vous direz-vous pas “comment va réagir mon audience à cet action / achat” ?
Sont-ils en train de réinventer la roue ?
Je ne sais pas pour vous, mais j’ai réellement l’impression que l’offre de Facebook ne révolutionne rien du tout (pages business, publicités ciblées…), voire qu’ils sont en train de refaire les erreurs du passé (ciblage comportemental basé sur les actions des internautes, à l’époque on appelait ça du marketing 1 to 1).
Quand on y réfléchit bien, que propose Facebook ? Des business pages (vous possédez déjà un site web, non ?), des statistiques détaillées sur le nombre de visiteurs sur ces pages (une belle régression par rapport aux outils d’analyse de la performance actuels) et des programmes publicitaires basés sur le CPM et CPC (même pas de CPA à la Amazon ?). Bref, ils nous font le coup du web dans le web, une sorte de couche d’abstraction au web “grand public” réservé à une bande de jeunes qui se balancent des moutons à la tronche. Désolé mais ce n’est pas ce que j’appelle une révolution, d’autant plus quand les questions de confidentialité et d’amitié sont très ambigües.
Une IPO est-elle la solution ?
Avec l’argent récolté auprès de Microsoft, on est en droit de se dire que Facebook va tranquillement préparer son introduction en bourse pour lever des fonds et accélérer sa croissance. Le problème c’est qu’une introduction en bourse n’a rien de tranquille : il ne suffit pas de louer des bureaux à New-York et de débaucher un CFO pour y parvenir.
Les financiers ne sont pas des imbéciles et je doute fortement qu’ils se laissent séduire par cette belle histoire de jeunes prodiges en tongs Adidas qui s’éclatent à faire des overnight coding sessions.
Rajoutez à cela un problème de valorisation, car Facebook n’a jamais été valorisé à 15 milliards de $ : Even Microsoft doesn’t value Facebook at $15 billion.
Que se passera-t-il quand Facebook n’aura plus la faveur des médias et du grand public ?
En voilà une bonne question, d’autant plus que ça a déjà commencé :
- De la marque et du Spam : éjaculation précoce ou éjaculation Face(book)iale ?
- La trahison Facebook
- Facebook, réseau publicitaire social
- Le site Facebook vend le profil de ses internautes aux publicitaires
- Facebook, le nouvel ami de la pub
En résumé : avec cette nouvelle plateforme publicitaire Facebook risque de perdre la confiance de ses membres. Même si la croissance est toujours forte, il ne s’agit que d’un phénomène d’inertie.
Faut-il oublier Facebook ?
Non bien évidemment, chacun est libre de s’en servir pour construire son réseau et pour retrouver de vieilles connaissances. Par contre les annonceurs devront être très prudents quant à l’exploitation de ce réseau. Oui l’application iLike est un authentique succès, est-ce que pour autant Renault ou Naf-Naf peuvent en profiter ? J’en doute.
Facebook va donc progressivement venir se ranger aux côtés des MySpace, Skyblogs, Friendster… Comprenez par là qu’il va perdre son avantage concurrentiel vis à vis d’initiatives réellement plus ambitieuses comme OpenSocial ou mieux structurées comme ces nouvelles plateformes sociales.
Oui, j’ai crû au modèle de Facebook. Oui, j’ai bien crû qu’ils pouvaient révolutionner le web social et proposer une approche unifiée. Non, je n’y crois plus car ils vont avoir visiblement beaucoup de problèmes à transformer leurs rêves d’étudiants et réalité économiquement viable.



Laurent a dit:
Fred,
Justement, à l’instar d’un maurice Lévy , on reparle d’une nouvelle bulle internet de manière pressante. Forcément ,le robinet publicitaire ne pourra nourrir tous les nouveaux réseaux spéciaux .On assiste déjà à une très forte baisse des prix sur Myspace…A suivre donc
Wynfo.net a dit:
Bravo ! Superbe analyse de ta part que je partage car je n’ai jamais trouvé l’intérêt de Facebook à part retrouver des vieux amis !
Aziz a dit:
“Je veux bien croire qu’Aziz et sa bande de potes s’éclatent sur Facebook, mais ce service n’est aujourd’hui pas configuré pour séduire plusieurs millions de personnes : trop complexe, trop riche et surtout pas de traduction prévue pour l’interface”
Pas trop bien compris pourquoi je suis cité ainsi que ma “bande de potes” mais bon peut-être que je suis assimilé à la bande de jeunes qui s’envoient des moutons à la tranche, tu me diras.
Sinon je ne suis pas du tout d’accord, Facebook est loin d’être complexe et est même déja mainstream alors que dispo qu’en anglais. D’ailleirs la traduction de l’interface est bien prévu pour bientôt (voir to do list sur le blog facebook)
PS: Fred, le titre de ton message c’est :”Pourquoi je ne crois plus en Facebook?” mais dis moi, sincèrement, quand est-ce que tu y a déja cru finalement? Qu’est ce qui a changé entre temps si c’est le cas?
Simon a dit:
“(cf. Les sales méthodes de Facebook)”
L’article vers lequel pointe ce lien est le récit d’un malheureux benchmark de la part de son auteur qui a cliqué plus vite qu’il n’a compris le sens de ce qu’il faisait.
Je viens de refaire la procédure et elle est parfaitement sécurisée et transparente, et j’invite très exactement qui je veux.
Le seul réseau social à appliquer ce genre de pratique à ma connaissance est Badoo.com
Bref ça n’est pas vraiment un argument en la défaveur de Facebook …
styza a dit:
En attendant à force de parler tout le temps de Facebook, que ce soit en bien ou en mal, on fini par lui faire une pub monstre. Si tout les médias en parle c’est que tout les blogueurs dit “influents” ne parle que de ça.
Rien qu’aujourd’hui Facebook a été cité au moins une dizaine de fois dans mon lecteur de flux RSS !! A la longue ça devient difficile de ne pas craquer et d’aller direct chercher Facebook sur Google pour s’inscrire. D’ailleurs c’est ce que je vais finir par faire à force de voir le mot “Facebook” apparaitre des dizaines de fois par jour sur l’écran de mon ordinateur.
Je voulais attendre que le service soit en français car mon anglais est limité mais là j’en peux plus ! Je suis même pas encore inscrite que je suis déjà droguée !!!
Simon a dit:
De plus je n’arrive pas à croire que l’auteur de ce blog arrive à s’abuser lui-même concernant la qualification de son réseau… si tu as 600 contacts bullshit Fred c’est parceque comme toute la tech community tu t’es rué sur FB quand la hype est arrivée et que tous ceux qui connaissaient ton nom t’ont ajouté comme amis trop heureux que tu étais de les accepter.
Mais les heavy users du web (version positive de “la bande à Aziz”) ne sont pas du tout les utilisateurs de FB, pour eux - nous - il y a LinkedIn.
J’observe au quotidien depuis septembre le comportement de classes entières d’étudiants qui découvrent facebook et la manière dont la notoriété, l’utilité fondamentale et ma mise en scène des egos (remeber last panel @ usability day) se répand comme une trainée de poudre parmi ces étudiants (qui n’ont que 18 mois de retard sur les étudiants américains) et il m’est facile de bien comprendre le succès de FB et son avantage sur ses concurrents - d’ailleurs je ne saurais trop te conseiller d’ouvrir la fenêtre plutôt que te prendre comme référent pour jauger ce réseau).
Ce que je t’accorde, c’est que ce qui les menace les plus est une dégradation de leur image liée à une comm’ lamentable et à des déclations-pétages de plombs quand Zuckerberg balance qu’il veur dominer le monde. Chemin déjà emprunté par Google ces dernières années (mais qui cela dit ne les a pas vraiment gêné n’est-ce pas).
Capitaine Commerce a dit:
Pas tout lu… mais je dois affirmer que ce qui m’a fait un peu peur dans facebook, c’est l’annonce récente de sa manière de vouloir faire de la pub reposant essentiellement sur des infos très (trop ?) personnelle, alors que ce n’était pas du tout le cas au départ.
Il y a 6 mois, on parlait de Twitter. Depuis un mois, c’est Facebook : feu de paille ?
Laurent Bazet a dit:
“Facebook ne révolutionne rien du tout”. Mouais… c’est tendance de dire que plus personne ne révolutionne plus rien du tout ! Pourtant si Facebook séduit c’est aussi parce qu’il a une personnalité différente des autres réseaux, bien positionné entre le pro, le perso/détente et la drague. Bref comme dans la vraie vie !
Ceci dit tous les points que tu soulèves devront effectivement être traités pour construire une vraie réussite. Et sur le point de la pub en particulier, Facebook est peut être dans la ligne de mire mais pourtant les pratiques de tous les leaders du secteur sont toutes de la même veine.
Aziz et ses potes a dit:
BTW >>> Quand tu dis “La croissance et l’audience de Facebook sont largement sur-évaluées” ==> Par qui?
630.000 membres en France ça c’est un fait et c’est tout simplement ENORME pour un site (pour l’instant) accéssible uniquement en interface anglaise !
Aziz (& sa bande de potes)
Aziz a dit:
Désolé mais à chaque fois j’oublie un ptit détail, je promet c’est mon dernier commentaire:
“ce service n’est aujourd’hui pas configuré pour séduire plusieurs millions de personnes”
==> Fred >>> FB a déja séduit des dizaines de millions avant même qu’on en entende parler en France, le Réseau n’a pas à faire ses preuves, il les a déja faite !
speedyop a dit:
Si je devais comparer facebook a un système d’exploitation ça serait windows : propriétaire et jouant de sa part de marché pour imposer leur vision de ce que devrait être le web social.
Alors que le web 2.0 a déjà commencer a poser ses jalons de web social, grâce aux API, flux RSS, micro formats et consort, comme l’a résumé Jeff Huber (google) : “The Web is the Platform”
C’est l’éternel combat du libre, au sens open, contre le propriétaire. Le propriétaire convient a tous ceux qui ne se soucient pas de l’interopérabilité, ou de la propriété des contenus.
GT a dit:
Fred, merci beaucoup pour ce brillant article (et surtout étaillé…)qui parrachève mon opinion sur la chose.
Je m’étais bien gardé jusqu’a présent de me prononcer sur Facebook, et puis comme tout le monde (et c’est la qu’est le “drame”) je me suis inscrit “pour voir” comme on dit pour pouvoir me prononcer et je n’y trouve aucun interet et les dernieres annonces font froid dans le dos….
De plus le streap tease numérique, je suis pas tres fan….Alors je pense que je vais faire peut etre en sorte de me désengager de cet outil si c’est possible…
Eric Baillargeon a dit:
Je suis mitigé par ce billet Fred.
Disons en gros que FaceBook est aux réseaux sociaux ce que NetScape 2 était aux fureteurs de l’époque. Une révolution, mais très loin de la perfection.
Chiffres
Je n’aime pas beaucoup les comparaisons de chiffres surtout avec des réseaux beaucoup plus vieux (Myspace et surtout Neopets) qui doivent avoir respectivement 30 et 50% de fiches complètement inactives. Spécialement Neopets avec ses mirobolant *33,953* utilisateurs en ligne en ce moment sur plus de 220 millions de supposéement inscrits. Quant à Windows Live, je cherche encore le lien avec FaceBook, c’est comme dire que Google grâce à ses AdWords et ses multiples services est un réseau social non ?
Applications
Elles ne datent que de quelques mois. Laissons la chance aux coureurs. Oui, le FBML est un peu maladroit, oui les vampires me tapent sur les nerfs, mais il y a aussi de plus en plus de perles comme ; Dooplr, FeedHeads (qui permet de publié cet article automatique dans mon profil grâce à Google Reader), SnowFlakes (qui donne les conditions de Ski de plus de 600 stations en amérique du nord et en europe), Causes, etc.
Social Graph
Encore ici, tu triches un peu. Grâce au WebCom Montréal tu as ici au moins un dizaines d’amis que tu as rencontré. Tu n’as pas d’amis en Europe que tu as rencontrés ? C’est certains que la force de maillage de Facebook ne peux pas être parfait, mais c’est un tout de même un très bon moyen de réseautage, non ?
Prise en main
Ici, je suis d’accord avec toi, il y a un certain problème, mais si on tient compte des possibilités et que l’on compare avec d’autres réseaux sociaux, disons un 7 sur 10.
Des programmes publicitaires très douteux
Là, je suis très d’accord sur l’efficacité plus que douteuse, car à la base un réseau social c’est pour.. socialiser et ne pas se faire bombarder de toutes part de publicité ou de pseudo conseils sur la qualité d’un produit ou service. Surtout par les partenaires externes de Beacon. Tous ces sites externes devraient clairement indiqué qu’ils peuvent “polluer” votre profil (et ceux de vos “amis”) et vous offrir un Opt-In et non pas un Opt-Out dans Facebookm comme c’est le cas.
Par contre, il existe déjà moult moyens de se débarasser des publicités (script GreaseMonkey en autres) et avec des “amis” qui sont un peu trop friands des News Feed, tu peux les exclurent de facilement de cet espace.
Mes 2 sous,
Eric Bailargeon, un de tes “amis” FaceBookiens
Tayeb a dit:
Personnelement, je pense que si tout le monde en parle maintenant c grâce ou a cause de vos billets postés pendant ces derniers moi (tt les bloggeurs)! vous ne parlez plus que de sa! et j’avoue que vous convainquez facilement les lecteurs! (je suis l’un d’entre eux lol)
greg a dit:
Ta note est vraiment intéressante, bien documentée et réfléchie mais je la trouve un peu trop excessive.
Je ne vois pas non plus Facebook comme un nouvel eldorado de la com, par contre, il y a clairement un engouement et malgré tout je pense que les gens “normaux” (à l’inverse des blogueurs qui réseautent par essence), ont vraiment uniquement leur amis dessus ou leur vieilles connaissances d’école/boulot.
Pas forcément les amis à qui ils preteraient leur voiture mais au moins des gens qu’ils connaissent bien.
Je suis également ok avec toi pour pondérer les résultats de Facebook et dire que tout le monde ne passe pas son temps sur facebook comme peuvent le faire certain. Idem pour les applis et d’ailleurs les gens commencent à être saoulés de recevoir 150 000 mails de Facebook pour l’appli machin et l’appli truc…
Par contre, Facebook, à l’instar de Copaindavant est simple d’utilisation (si tu ne rentres pas dans le détail : twitter,appli…) et le bénéfice très clair. Le design et l’ergo sont également plus clairs que Myspace, l’utilisateur doit s’y retrouver plus aisément.
En bref, Facebook n’apporte rien de nouveau (il y avait d’autres réseaux sociaux avant, il y a d’autres réseaux sociaux plus ciblés (mannequins, gens riches…)et il y en aura sans doute d’autres après), n’est pas forcément aussi développé dans tous les pays (en Allemagne presque personne ne l’utilise)mais a su surfer sur la vague et être suffisamment clair pour s’imposer dans de nombreux pays.
Alexis ROLLAND a dit:
Belle analyse qui se veut argumentée… belle remise en question aussi et c’est pour cela que j’apprecie ton blog.
Merci
Florent a dit:
Bonjour,
Je suis entièrement d’accord avec toi et je me posais la même question depuis quelques semaines… quoi de reellement neuf ou innovant dans cette plateforme ? Est ce que multiplier les reseaux sociaux a du sens ? pas si sur… on verra dans quelques mois !
youpeka a dit:
“pourquoi je ne crois plus en fred cavazza”

“parce qu’il ose comparer second life à facebook”
gUiLe a dit:
Je te la prête ma caisse si tu en a besoin!
Poke moi avant de passer prendre les clés.

Matt a dit:
Moi quand on dit facebook je pense a:
- a londres toutes les pauses midi ou les employes de la boite allaient sur facebook checker leurs messages, voir les invitations pour les soirees a venir, etc.
- a la biblio de la fac d’edinburgh ou au moins 100 sur les 200 presents etaient sur facebook
- dans les salles infos de mon ecole en france ou de plus en plus facebook traine
- a la soiree de jeudi dernier trouvee sur facebook
bref facebook ca fonctionne reellement et seduit des millions de users. a voir si la croissance va continuer autant mais j’ai de plus en plus de copains qui s’y mettent
ps: je connais tous mes contacts facebook en vrai
Rom1 a dit:
Hello !
Même si je ne suis pas tout à fait dac avec toi, ça fait du bien d’avoir un contre-balancement. C’est vrai que tout le monde adule FB et du coup, on en perd un peu son objectivité.
Du coup un post comme le tien permet de faire un peu le point sur ce que FB a (ou va) vraiment apporter au web.
Je me marre en pensant à SL sur iPhone ahahah !
R.
PapyGeek a dit:
Je trouve aussi qu’on en fait un peu trop.
Mais tout le monde est à l’affût de la nouveauté qui va cartonner, qui va au bout d’un an valoir quelques millions de dollars et du coup tout le monde en parle.
Après forcement, il y a un peu trop de remue-ménage par rapport à ce que ça vaut.
Par contre Fred, tu ne crois plus en Facebook, mais tu crois encore aux titres chocs
[Mauvaises pensées d’un consultant] :: FaceBook et l’entreprise?? :: November :: 2007 a dit:
[…] Post virulent de Fred Cavazza à propos de FB. Je pense qu’il se trompe sur beaucoup de points, même si ses critiques tombent souvent juste. […]
Fred Cavazza a dit:
@ Tous > Mais bien sûr que ma prise de position est excessive, sinon il n’y aurait pas de débat !
@ Aziz > Pourquoi toi ? Parce qu’il me fallait bine quelqu’un (désolé) ! Plus sérieusement le ‘maintream’ se compte chez moi en millions (=> Skyblog est mainstream). De plus je te confirme avoir crû en Facebook (cf. mes précédents billets). 650.000 utilisateurs avec une interface en anglais, effectivement c’est beaucoup. A partir de là existe-t-il encore un potentiel de croissance avant la traduction ?
@ Laurent Bazet > pour moi un réseau positionné entre le pro, le perso/détente et la drague est un réseau qui n’est pas positionné (il essaye de plaire à tout le monde sans réellement plaire à une catégorie en particulier).
@ Eric Baillargeon > Un script GreaseMonkey pour supprimer les pubs ? Mais ça relève de l’exploit informatique ton truc !
@ PapyGeek > Ha mince je me suis fait griller !
@ Tous > C’est tout de même étrange que personne ne réagisse réellement à cet honteux projet Beacon. Ça ne vous choque pas ?
/Fred
Cyril Rimbaud » Des chiffres sur les réseaux sociaux a dit:
[…] Très intéressant aussi, un article de Fred Cavazza Pourquoi je ne crois plus en Facebook, démontrant que Facebook ne fera pas le poids face aux réseaux verticaux (ciblés) ou aux […]
Nico a dit:
Fred,
avant de te vouloir si affirmatif, vérifie que ce que tu écris est correct.
Facebook ne fait pas de spam au recrutement de nouveau profil (sisi vérifie toi même encore)
Si tu as 600 contacts que tu ne connais ps en vrai sur Facebook, c’est parce que tu l’as voulu. Moi j’en ai moins de 50 et je les connais tous. Tu peux très bien faire le ménage tu sais.
Niveau complexité au contraire facebook et très clean et il est très facile a prendre en main. Il integre un parametrage de la vie privée qu’il est difficile de simplifier (sans nuire aux fonctionnalités)
C’est comme disait le commentaire un intermediaire entre PRO (linkedin), perso (skyblog, myspace) et Love (meetic). Tout pour plaire!
Facebook ne fait commencer et si tu t’etais renseigné sur le fait que la traduction Francaise arrive, tu n’ecrirais pas autant d’âneries à ce sujet.
Facebook n’est pas un phénomène de mode, les gens y passent bcp de temps dessus en moyenne, et c’est très addictif si on le prend sous le bon angle (ne pas accepter les contacts bidons ou inconnus par exemple)
Revois ta copie et ré-exprime toi sur le sujet dans quelques mois, on verra bien.
Emmanuel a dit:
Avis mitigé également sur tes arguments qui me paraissent un peu excessifs. Je partage tes doutes sur le modèle économique mais le succés de Fecebook me semble acquis et durable. En revanche son audience est très largemetn gonflée par une viralité débridée qui ne rend pas compte de l’usage réel du réseau. Bref même symptome que Myspace.
Par contre j’aurais aimé lire le même degré de raisonnement critique sur Second Life…
Aziz a dit:
Fred >>> Autant pour moi, mais quand je disais mainstream je parlais plutôt d’hétérogénéité des profils au delà des “geeks/earlyadopters/trendsetters…”
En France, je suis désolé mais compter en millions c’est se résoudre à ne pas compter tout court, par contre RDV en janvier pour le million justement sur FB et pour la VF qui normalement sera lancée d’ici là.
Je te laisse je dois retourner voir mes potes sur Facebook
Raphael a dit:
La connaissance client, je connais. Alors je peux vous dire que le projet Beacon, c’est pas grand chose
Le scoring et tous les outils de CRM du marché sont potentiellement bien plus puissants (on entend pas trop Neolane sur le sujet…) mais bon, par manque de talent dans les sociétés qui disposent de mines d’information sous leur pied, rien n’est fait.
La vraie question reste : est ce que l’information que je donne sert à autre chose qu’à cibler la pub (à ce titre monsieur Facebook, je n’ai pas de problème d’érection, et mon associé n’est pas gay
En fait, je crois sincèrement que la privacy doit être étudiée sur base d’accord WIN/WIN, et ça fait des mois que j’en ai parlé… Allez on se réveille !
PayeTonBlog » Marketing abusif sur FaceBooK a dit:
[…] au futur de ce réseau social… Je me permets donc de vous réorienter vers un article de Fred Cavazza avec lequel je suis entièrement en accord. Je préfère vous donner ce lien, vu la […]
Nicolas Cynober a dit:
Je titrais de la même mannière avec le même contenu (en tout cas les mêmes idées de fond) le mois dernier:
http://nicolas.cynober.fr/blog/?p=8
Facebook a un gros problème stratégique et un manque de visibilité certain sur le devenir du web. On ne vera pas de crash comme en 2000 car les revenus publicitaires sont là, mais ce qui est sûre c’est que la société est très largement sur-évaluée.
Fred Cavazza a dit:
Petites précisions à ceux qui publient des commentaires sans réellement prendre le temps de lire mon billet :
- je n’ai jamais dis que Facebook allait disparaitre, juste qu’il allait perdre ses avantages concurrentiels ;
- je n’ai jamais comparé Facebook à Second Life, mais plutôt le tapage médiatique autour de Second Life et maintenant autour de Facebook ;
- je n’ai jamais dit que Facebook n’était pas populaire (ou que son succès se tarira), mais plutôt que son programme publicitaire ne réussira pas à convaincre les annonceurs ;
- j’ai dit que Facebook ne tiendra plus la comparaison face aux autres réseaux “boostées” par OpenSocial ou face aux plateformes sociales de nouvelle génération.
Mais il se peut que Facebook changent complètement de stratégie, auquel cas je publierais une nouvelle analyse.
/Fred
Jerome Paradis a dit:
Oui, Facebook a certains défauts. Mais comme déjà mentionné, il semble que ton plus gros problème est comment tu as défini ton réseau et tu l’utilises. Si tu ne connais pas tes amis, je te comprends. Si tu veux un réseau d’amis virtuels, ce n’est probablement pas le meilleur outil. Si tu veux un réseau d’humains que tu connais par contre…
J’utilise Facebook pour le réseautage à Montréal où la majorité des gens de mon industrie sont membres. Je pourrais donner bien des exemples, mais je l’ai déjà fait ici (en anglais):
http://blog.jeromeparadis.com/archive/2007/08/31/My-Yulbiz-Montreal-August-report-or-How-Facebook-improves-networking.aspx
Mais, SVP, le dernier commentaire à propos d’OpenSocial!… OpenSocial est en version 0.5, a été annoncé prématurément et Google avoue qu’il reste beaucoup de pain sur la planche à intégrer les commentaires de l’industrie face à ses déficiences décriées. Mais vu que c’est plus “open” que Facebook, il faudra attendre que Google (et non pas la communauté “open source”) finisse de développer sa plateforme. Et si la définition de “qui sont tes amis” cause problème dans Facebook, ce ne sera pas mieux. Par contre, j’y vois aussi de l’intérêt. Pour d’autres pensées sur OpenSocial, j’ai écrit un autre billet:
http://blog.jeromeparadis.com/archive/2007/11/06/Open-Social-the-next-standard-for-gadgets-on-blogs.aspx
flo a dit:
La gestion des données perso, il y a quelques mois, m’avait plutôt dissuadée. L’idée de se servir d’un outil “social” ne me dérange pas plus que cela, même si je pense qu’il faut rester conscient du sens que prend “social” en ce cas de figure…
Là où Facebook entame une phase de remise en question de la confiance des utilisateurs, c’est vraiment sur le programme de pub. Il est d’ailleurs très surprenant. Aujourd’hui, un tel réseau aurait parfaitement les moyens, puisqu’il tient tant à monétiser en “marketant”, de pratiquer le permissive marketing. Or, c’est exactement le contraire qui est fait. (enfin, ce n’est pas seulement qu’il y tient, c’est que vu la masse investie il faut se réveiller pour songer à un modèle financier qui aie au moins l’apparence d’une promesse)
mais de toutes façons, l’intégration de la pub ne peut pas ne pas poser de problème, ou à tout le moins être délicate. Regardez : on a au départ un site qui a un objectif et une philosophie relationnelle non merchandisée. Un site qui ne vend rien, au sens où il n’a pas de produits à vendre, qui n’est pas un site de e-commerce. A un moment donné, on intègre de la marchandisation, sans que le site aie un produit ou un service de son cru à vendre : ça signifie donc que le site devient régie appuyée sur l’audience, sur la VA de l’audience. Et cela modifie en profondeur son objectif et sa philosophie. “vient te comporter, tu m’aideras à monétiser parce que je regarde comment tu te comportes pour monétiser ciblé auprès de mes annonceurs”. C’est le centre de gravité du site qui se trouve déplacé, ou flouté : il était sur le topos utilisateur, il penche vers le topos annonceur. Avant, l’utilisateur pouvait se sentir au bout de la chaîne (”c’est fait pour moi, j’utilise et partage”) ; maintenant, il ne pourra ne pas avoir conscience qu’il est un maillon sur la chaîne (”ma présence, mes actions, mes données, sont aussi des outils, je suis aussi utilisé et partagé”). Comme tu le dis Fred, il y a un ajout qui vient modifier l’écosystème, et cela sans le nourrir. Il n’y a pas que cet aspect d’instrumentalisation, bien sûr, l’utilisateur ne se résume pas à une somme de données utilisables, mais il y a ça, et l’idée peut emmerder les gens. Et en plus, c’est à sens unique : le bénéfice utilisateur dans tout ça ? le fait de recevoir une publicité ciblée ? allons bon, qui va se croire bénéficiaire ?
finalement, c’est un modèle vieux de pas loin de 15 ans qui ressurgit là : la bonne grosse mythologie des mégabases et du comportemental, ça vous dit quelque chose ? (si vous êtes assez vénérablement âgé, bien sûr
)
Attention, je ne dis pas que le “comportemental” n’aie pas de validité, mais simplement qu’à un moment donné il aurait été bon de se poser pour y réfléchir et chercher un concept de “comportemental” viable en matière de marketing. De façon à ne pas créer de “zones inondables”.
J’ai lu sur ecrans.fr des articles que j’ai trouvés intéressants (vous tomberez dessus en allant sur le site).
Erwan a dit:
Je trouve ton approche très saine et plutôt bienvenue à propos de Facebook. Néanmoins, pourquoi se limiter à Facebook ?
La comparaison que tu fais avec Netvibes est intéressante : “on bouge des boîtes”, “on ajoute des widgets…”.
Est-ce donc cela la “terre promise” par le “web 2.0″ aux internautes ? Est-ce donc cela “l’internaute au pouvoir” ? “Bouger des boîtes ?”
Cela est intéressant…
Avant de “glorifier” OpenSocial, tâchons donc de prendre ce recul. On nous parle chaque jour de “liberté”. Pourtant, ne s’agit-il pas d’un formidable outil de contraintes ?
Certes, les annonceurs y trouveront certainement leurs comptes. C’est déjà ça…!
Fabrice Berger Duquene a dit:
Je trouve le débat très animé qui montre je trouve au minimum que FB ne laisse pas la communauté indifférente, ce qui clairement est une preuve d’une forme de réussite.
Je voulais juste partager une expérience personnelle : j’ai testé la plupart des réseaux sociaux en ligne et le seul qui intéresse ma femme est FB. Je trouve hallucinant le temps qu’elle peut passer à “envoyer des moutons” ou faire des trucs absolument débiles sur le site, avec notamment ses “amies” du bureau.
C’est là que je pense on peut toucher du doigt la performance de FB : permettre sans être Geek de créer des liens et d’avoir accès au hype d’internet.
Attention, ce post n’est pas sexiste, ne me faites pas dire ce que je ne dis pas, mais je constate seulement au’avec une approche légère et assez facile de prise en main, on peut toucher un public très large.
Le vrai problème que tu soulignes Fred, c’est que les vraies applications intéressantes sont noyées dans un tas de trucs assez pénibles et que ce n’est pas facile d’empêcher le site d’envoyer des notifications d’amis (et souvent de vrais amis) qui s’amusent avec le site.
Bref, à mon sens, pas très pro, davantage perso même si une partie des contacts (en tout cas des miens) sont pro.
Quoi qu’il en soit, débat passionnant.
FBD
Laurent Bazet a dit:
Fred Cavazza > Je me permets de revenir à la charge parce que je crois que c’est le coeur des réseaux sociaux. J’ai rencontré ma femme au boulot. Je m’amuse avec des amis mais je travaille aussi avec certains. Et mes contacts pros les plus “sérieux” adorent envoyer une bonne vanne de temps en temps. La vie et donc les relations humaines n’ont pas de cloisons pro/perso/amour. Facebook n’en a pas non plus. Il n’a pas à plaire à une catégorie en particulier car il plait à tout le monde. Ceux qui préférent s’ennuyer peuvent rester chez Linkedin !
Cratyle a dit:
L’avantage concurrentiel de Facebook n’est pas tant aux technologies qu’il utilise qu’à la communauté qu’il agrège. C’est à la fois la certitude de sa pérénité -sans erreur majeure- et la limite de son développement. Facebook ne pourra aller au-delà du type de communauté qu’il définit: les relations sociales mondaines (et non les amitiés, comme tu le remarques justement). Il n’est pas exclusif d’autres réseaux centrés sur d’autres communautés, mais ne peut non plus s’y substituer. Facebook et Linkedin vont tous les deux subsister.
Voici un papier d’octobre, où j’essaye de définir cette première “loi” des réseaux sociaux: http://cratyle.net/2007/10/24/guerre-des-medias-sociaux-20-le-vainqueur-est…/
Xavier a dit:
Purrée, ça c’est de l’article!
Jamais lu quelque chose d’aussi complet et construit sur Facebook. Bien content d’avoir refusé toutes ces invitations.
Finalement Microsoft a sûrement fait une belle bourde avec cette dépense, non ? Puisque ça ne débouchera sur rien de particulier.
D.VDA a dit:
Tiens, pas mécontent de lire du “Fred Cavazza excessif” : en effet, je ne vois pas vraiment Facebook marchouiller, à 15 B$ on me dit que ça ne va pas être possible, et les décrochages vont faire mal.
Open Social va tout emporter. Les standards d’échange d’information sociale portés aux réseaux sociaux par la puissance de Google, c’est le début du Web sémantique.
Robert a dit:
Pour savoir si Facebook peut conforter son succès, il ne faut pas oublier à qui ce réseau s’adresse : tout le monde (c’est aussi un positionnement que de ne pas se spécialiser !!). Pas de marché de niche, pas de segmentation bidon, et des services “universels” (agenda, amis, photos, etc.).
L’internaute moyen ne lit pas les conditions d’utilisation (tant pis pour lui, il n’avait qu’à le faire avant de signer s’il ne veut pas de pub). L’internaute moyen ne connaît pas et ne connaîtra jamais Open Social, Beacon project et autres gargarismes de geeks. Regardez comme les portails “sociaux” sont éphémères en ce moment : on ne parle plus de Netvibes ou de Second Life depuis longtemps, Twitter est en train de passer de mode, ses remplaçants font de la masturbation intellectuelle en expliquant leurs concepts… Facebook marchera car 80% de son contenu est constitué de services simples pour des gens simples (i.e pas trop tourmentés par le 2.0, les réseaux et leur éthique)
Attention aux chiffres tellement manipulables : parle-t-on d’utilisateurs actifs quand on compare les ordres de grandeur ? Quel est le nombre moyen d’amis par utilisateur (Fred, tu n’es pas représentatif avec tes 600 potes)? Combien de personnes ouvrent leur profil à des inconnus (Là encore Fred, tu n’es vraiment pas représentatif…)?
Quelques remarques pour finir :
D’un point de vue ergonomique, la comparaison Netvibes-Facebook n’est pas très pertinente. Je pense au contraire que Netvibes n’en finit pas de se complexifier et que Facebook est bien mieux pensé pour l’internaute moyen.
D’une façon générale, je ne pense pas que les blogueurs soient bien placés pour savoir ce qui va marcher ou non : vous avez un profil et une façon de raisonner totalement déformée par votre vision du Web. Ce n’est pas la vision de M. Toutlemonde ! Regardez les chiffres de Facebook en France et écoutez la Voix du peuple…
xavier.aucompte a dit:
Autant je trouve toujours très bon de se faire l’avocat du diable et d’aller chercher toutes les critiques ou oppositions possibles pour détruire ce que le bon sens commun met en exergue pour trouver une juste vision, autant je ne crois pas que la condamnation définitive soit une bonne chose si ce n’est marketing.
Ton article rassemble nombre d’éléments forts et pour certains à revoir mais comme dit ci-avant.
Ce qui me semble étonnant dans ta démarche et que j’avais de la même façon peu apprécié pour le “même” article sur Second Life est de voir le monde en blanc ou en noir et surtout limité à l’outil.
Dans l’un comme dans l’autre cas, un nombre incroyable de gens ont changé leur façon de vivre, d’échanger, d’imaginer, de créer et donc un jour définitivement de travailler.
Cette évolution est d’une telle force qu’on ne peut pas dire qu’elle soit bonne ou mauvaise ou qu’elle soit perdue ou non. Cette évolution doit nous amener à imaginer le demain présent avec ou sans FB et/ou SL.
Mes origines agricoles m’amènent à te proposer l’image d’une catastrophe naturelle comme un vent très violent ou une montée soudaine des eaux d’un ruisseau ou d’une rivière.
Dans ce cas, d’un coup, la nature montre sa force et reprend ses droits. Peu de temps après, la vie reprend. Tu vois après que là où c’est passé, c’est la nature qui a dit : vous m’avez oublié, vous avez oublié là où l’eau doit couler, là où le vent doit passer.
Même si l’homme décide d’y replanter, il faudra s’attendre à connaître à nouveau cette réalité.
Facebook comme Second Life nous montre un sens commun qui est la nouvelle vie sociale de demain qui n’est d’une certaine façon, à mon avis, que le retour à des concepts et habitudes des temps passés mais renforcés et transformés par les pouvoirs des nouvelles technologies.
Pour conclure simplement, pour respecter le fleuve social qui s’est créé, je crois que Facebook va aller encore très loin et qu’il va encore évoluer du fait de ses utilisateurs qui sont les maîtres de l’outil. En cela, je reste d’accord sur certaines tendances et volontés actuelles qui ne peuvent qu’amener à une révolte facebookienne qui gronde déjà et qui obligera de conserver du sens.
Facebook: le début de la fin (de la bulle?) « bibliothécaire a dit:
[…] rigole doucement (il n’a jamais caché son peu de goût pour Facebook), Fred Cavazza qui fait un long billet pour expliquer comment il a perdu la foi (à lire absolument: synthétique et précis)… […]
Gonzague a dit:
Une partie de l’analyse est très juste mais la partie concernant Aziz, la “complexité” de Facebook (quand je vois le nombre d’amis “Noobs” qui sont dessus) et le fait que tu aies 600 amis….que tu as accepté toi-même .. pas très logique nan ?
Pour le reste notamment, ce que tu dis concernant leur programme publicitaire douteux, là j’adhère
abadinte a dit:
Je pense que tu te trompes. Facebook va attirer un grand nombre de pubs ciblées. c’est le local qui va l’emporter avec l’appli neighborhoods.
Enfin bon, on verra…
Eric Pires a dit:
Je trouve la critique sévère. Facebook remplit parfaitement le rôle dont est tiré son terme d’abord, ce fameux livre des collèges US avec la photo des élèves et des promotions. Ensuite Facebook ressemble à ceux qui l’utilise finalement, puisque quand je vois tous les nanards qui passent leur temps sur des tests ridicules ou à intégrer des applications stériles, oui, là, l’intérêt est relatif.
Par contre, et c’est un plus par rapport à MySpace par exemple, j’apprécie son catalogue d’adhérents et sa manière de lier les uns aux autres, c’est pratique, ça permet de retrouver de vieilles connaissances, et c’est assez ludique si l’on considère le côté voyeur de la chose, puisque l’on est constamment au courant des fais et gestes des amis sur Facebook.
Bref, selon moi, c’est un outil sympa, pollué par des applications et un modèle de pub douteux certes, mais bon, relax, y a pire et il y aura pire.
Pourquoi je ne crois plus en Frédéric Cavazza | Gonzague Dambricourt a dit:
[…] simplement parce qu’il ne croit plus en Facebook. Mon monde […]
valery a dit:
J’ai tendance à être d’accord avec Aziz sur la définition de “mainstream” : Skyblog ne l’est pas si n’y participent activement que des collégiens et lycées (même s’ils y sont tous inscrits). Sur Facebook, j’ai constaté pouvoir y retrouver TOUS mes cercles sociaux first life : associations, clubbers, collègues, amis de vingt ans etc. ce que je n’ai jamais constaté sur d’autres réseaux.
Tout à fait d’accord en revanche pour estimer qu’Open Social risque de limiter sévèrement son potentiel de croissance, mais tant que les profils eux mêmes ne sont pas partagés entre les réseaux (i.e. pouvoir devenir “ami” avec quelqu’un inscrit à un autre réseau), le critère de choix d’un réseau où être effectivement actif reste au final le nombre de gens que l’on connais qui y sont inscrits.
Quant à l’absence de localisation… est-ce qu’elle ne constitue pas au final une information sur le profil Français inscrits qui peut intéresser les annonceurs ?
valery a dit:
“ils utilisent des méthodes très limites (cf. Les sales méthodes de Facebook) qui sont plus proches du spam social que de l’acquisition de trafic ;”
Sauf que ce n’est pas le cas : le billet cité a été rédigé par quelqu’un qui ne lis pas ce qu’il clique. Il y a deux fonctions : trouver ses amis et inviter des amis. La seconde est faite précisément pour envoyer des invitation. Tout le monde est coché par défaut mais personne ne t’oblige à l’utiliser. La première indique qui est inscrit sur Facebook et qui ne l’est pas. Elle permet en effet à nouveau d’inviter ses amis mais là encore c’est une option.
Une liste de mails avec une case cochée et un bouton “add to invite” puis ensuite le formulaire d’envoi de message… Pas vraiment d’ambiguité.
Denis a dit:
Voilà une discussion bien passionnante.
De temps il temps il suffit juste d’une ou deux fonctions sympathique pour attirer du monde. Je suis d’accord avec le lancer de moutons et autres applications débiles, mais le simple fait de retrouver des gens et de retrouver aussi leurs amis, de leur envoyer un message et même d’y attacher une vidéo, cela peut largement suffire à séduire beaucoup de monde.
Effectivement il faut le maximum d’utilisateurs, comme pour tout réseaux.
Phénomène de mode ? oui de ce côté-là tu as sûrement raison. Mais après tout on est comme des enfants avec un nouveau jouet non ?
Vincent a dit:
Attention aux analyses fondées sur l’usage personnel (cf commentaire de Simon). Tu as 600 contacts et tu n’en a rencontrés que 10. Moi c’est le contraire, j’en ai 100 que je connais tous personnelement. Et sans moi même tomber dans le piège de l’extrapolation, je pense que le profil d’utilisateur majoritaire (les jeunes) est plutôt dans cette optique “non professionnelle”.
Dommage que ton analyse soit un peu biaisée par ça.
Oncle Tom a dit:
Si Facebook n’est pas une révolution et ne mérite pas la valorisation qu’on lui porte (Vivendi devrait les racheter et le renommer Vizzavi … d’ailleurs aujourd’hui y’a son retour), ça reste néanmoins l’outil le plus pratique pour rester en contact avec de nombreuses personnes.
Ceci dit Facebook sera désuet quand quelqu’un lancera la même chose, totalement compatible avec OpenSocial, autant fonctionnel et proposant l’import des contacts Facebook. Là il n’y aura plus de raison de rester sur Facebook.
Fred Cavazza a dit:
Bon, je vais me répéter une dernière fois et après ça j’arrête car ça commence à me fatiguer : Je n’ai jamais dis qu’il fallait oublier Facebook et que ce service ne marchera pas en France.
En résumé mon propos est de dire que Facebook n’est actuellement pas structuré pour révolutionner le monde des réseaux sociaux comme son CEO peut le prétendre.
De plus je trouve très étrange que quasiment tout les commentaires éludent les questions de valorisation et d’éthique. Elles sont pourtant cruciales.
/Fred
Tijuan a dit:
Moi, je suis de ceux qui pensent que la bulle facebook va se dégonfler aussi vite qu’elle s’est gonflée.
Sérieusement, Facebook risque de prendre une claque énorme et JUSTIFIEE le jour où les utilisateurs liront et comprendront vraiment ce qui est inscrit dans les conditions d’utilisations des données utilisateurs puisque, pour faire simple, tout ce qui est sur facebook appartient à facebook (textes, photos, cv et tout information déposée sur le site, applications et j’en passe). Et çà, çà me paraît pas ultra légal en soi, en tout cas sur le sol français. Et j’entends déjà les défendeurs touchés dans leur amour propre répondre: “si tu veux pas que ton contenu soit utilisé à “l’insu de ton plein gré”, ne le diffuse pas sur internet”… trop facile non ?..
The dark side of Facebook « Embarquement e-media a dit:
[…] je vous recommande l’excellent billet de Fred Cavazza, qui est sans aucun doute plus neutre que le mien et soulève des questions […]
PH Langlois a dit:
Bon je comprends pas mal de tes arguments, ils font du sens, mais je rejoins Vincent & Simon: attention à l’extrapolation de TA PROPRE expérience. A mon sens, ni toi ni moi ne correspondons à la cible original de FB. A la base, rappelons que c’est un réseau social d’étudiants.
En France, il y a eu copains d’avant (et maintenant copain d’avant pro ? pas compris …). Il y a aussi bahut.com mais c’est vrai qu’à nos ages, on ne tend pas à y aller naturellement. Et il y a effectivement moins de buzz.
Néanmoins, sur sa cible de base, le succès de Facebook est incontestable (je sais que tu ne le contestes pas, tu l’as précisé, longtemps après ton titre racoleur ;)).
Sur les API, effectivement on PEUT utiliser le FBML. Ce n’est pas une obligation, mais ca permet une intégration relativement simple dans l’interface, et c’est ce qui garantie une expérience relativement homogène quelle que soit l’application utilisée. Je trouve que ca fait du sens, même si certains développeurs se trouvent “obligés” de coller une grosse image dans un bloc, pour ensuite voir l’information liée à l’appli.
Anyway, vu que tu compares quand même ca à myspace & les skyblog … y’a pas de commune mesure.
Ensuite, dire que les futurs réseaux sociaux seront mieux… oui, ca me paraît logique qu’il y ait une progression… donc c’est comme au temps du “web 2.0″, faut arrêter de vouloir que tout soit révolutionnaire, ou que rien ne le soit. Y’a des évolutions et sur la route des réseaux sociaux, Facebook est et restera quand même une milestone importante…
Sur la valorisation de 15B$, ok l’information largement diffusée n’était pas exacte à 100% et ignorait une partie du deal. Même si c’est 10 ou 12B$ … ca reste pas mal non ?
Et sur l’aspect éthique, j’ai du mal à comprendre le problème de la publicité ciblée. J’en ai parlé ici: http://blog.wegotideas.com/2007/11/04/beacon-la-publicite-ciblee-selon-facebook-et-lentree-dans-le-social-shopping/
A+
PH
Cedric a dit:
Salut tout le monde,
à propos de beacon :
http://www.chouingmedia.com/blog/20071109/cedric_chouingmedia_is__surtout_ne_bougez_plus/
Dans facebook, on y met ce qu’on veut. De mon côté je suis étonné par le taux d’adoption de mes potes pour qui il s’agit de la première expérience de visibilité en ligne. Ils n’avaient pas créé de blog ou de page myspace, ils se retrouvent sur facebook.
Par contre, tous me disent que c’est un jeu de rôle en ligne. Celui qui gagne l’estime des potes est celui qui crée le groupe le plus con.
Je n’utilise pas plus facebook que ça parce que :
. j’ai un blog, un ziki, un compte flickr, youtube, etc
. je m’en carre d’etre transformé en zombie (et, au risque de paraitre pédant, je n’ai pas le temps !!)
. je trouve que ce site n’a vraiment aucune éthique, là où google en a déjà peu…
. je veux utiliser une plateforme sur laquelle je décide *exactement* qui voit quoi. C’est ce que nous essayons de créer avec webjam.com
Facebook reste un très bel outil pour déconner, mais cela s’arrête là. Les personnes sur facebook semblent etre pour beaucoup des personnes coincés devant leur ordi au boulot. Je suis devant mon ordi, mais je n’ai pas le temps de jouer.
Cédric DENIAUD a dit:
Fred,
Ton billet a effectivement le mérite d’ouvrir le débat. Je doute comme toi que la stratégie publicitaire de FaceBook soit idéal pour lui assurer un business model capable de totalement satisfaire utilisateurs et annonceurs. L’annonce récente de Google avec Open Social risque également de redistribuer les cartes au détriment de FaceBook.
Pourtant là ou je ne partage pas ton anlayse et où je rejoins Aziz, c’est que FaceBook en terme d’utilisation est plus simple que NetVibes. Aujourd’hui, sur NetVibes on parle de Widget, RSS, … qui ne sont pas encore des usages qui parlent à la majorité des internautes. FaceBook a le merite d’être le réseau social des réseaux sociaux (voir http://cdeniaud.canalblog.com/archives/2007/10/22/6589602.html) et pour un internaute novice d’être rapidement simple à comprendre. Après en terme d’utilisation perso ou pro, il est vrai que de nombreuses applications n’ont que peu d’utilité mais comme le dite Fabrice Berger Duquenne beaucoup d’internautes recherchent également cet amusement, ce divertissement …
Ca manque de polémique | Dauran, blog d'un artisan du web a dit:
[…] alors rendu compte que la majorité des blogs que je lis sont consensuels alors qu’un peu de provocation mettrais de […]
Amomenti » Blog Archive » On continue à propos de Facebook :: Stratégies web, permission marketing, marketing 2.0, promotion interactive, Référencement, SEO, Performance Marketing, expérience utilisateur, conception web a dit:
[…] mettant en doute la valorisation et la perennité de facebook (ici et là), je vous invite à lire l’analyse de Fred Cavazza. Je suis d’accord avec lui, pas vous […]
S.deCampou a dit:
De l’eau au moulin : la différence entre plateformes ego-centric Vs object-centric; fondamental pour comprendre la valeur d’usage et sa résultante financière d’une part et d’autre part anticiper sur le passage d’un réseau à l’autre :
http://chimprawk.blogspot.com/2007/11/social-network-transitions.html
Et le dossier spécial réseaux sociaux du JCMC (Journal for Computer-Mediated Communication) :
http://www.zephoria.org/thoughts/archives/2007/11/12/its_live_new_jc.html
Olivier D. ze kat a dit:
@Fred: avec tout les moutons que tu te prend sur la - tronche -, tu devrais te lancer dans le Kebab 2.0 :o))) .oO(osons griller Facebook)
Je pense que l’on peut quand même reconnaitre à Facebook d’avoir ouvert une nouvelle voie… Mais comme le dit Apple, vaut mieux ne pas être le premier sur un marché, et prendre le temps de proposer une solution qui ne souffre pas d’erreurs de jeunesse.
Notamment l’organisation des applications sur les profils sous forme de “box” qui n’a pas d’avenir. Idem pour les services de page de démarrage perso, on atteint trés vite une saturation du champ visuel de la page et le “bruit” général que çà génère ne permet plus de faire remonter rapidement les informations essentielles.
Bob a dit:
Moi facebook je peux pas y aller parceque ma maman elle veut pas que j’aille sur des sites comme ca.
valery a dit:
@Fred : “En résumé mon propos est de dire que Facebook n’est actuellement pas structuré pour révolutionner le monde des réseaux sociaux comme son CEO peut le prétendre.”
Aucune entreprise n’est structurée pour faire ce que son CEO prétend
Bee2b: Le blog des agences Reflex Blue & Astön Agency » Blog Archive » Facebook a dit:
[…] Pourquoi Fred Cavazza ne croit pas en Facebook. […]
Lionel a dit:
Pour une fois je suis pas tout à fait d’accord avec cette analyse. Je n’ai jamais vu un phénomène comparable à Facebook dans mon entourage :
- les Skyblogs ? réservés aux ados et très jeunes adultes
- MySpace ? Surtout prisé par les mêmes que Skyblogs + l’univers de la musique
- LinkedIn, viadeo ? Réservé aux pros
- Second Life ? Trop compliqué, trop sexe, trop bordélique
- Netvibes ? Surtout utilisé par certaines catégories pros spécifiques…
Je ne suis pas un grand fan de Facebook mais force est de constater que jamais je n’ai vu autant d’amis, de collègues ou de parents me contacter par ce biais. Quelque soit leurs centres d’intérets. J’ai entendu s’exclamer hier une collègue par un “c’est génial, Facebook” alors qu’elle était jusque-là imperméable à ce genre de chose…
Donc il y a vraiment un phénomène “mass market” autour de Facebook. Maintenant, tout succès a son revers et rappelez vous Google qui, encore aujourd’hui, est critiqué pour être parfois intrusif ou peu éthique (Google desktop, les applis on line collaboratives qui ôtent toute notion de confidentialité ou même les adsenses qui placent des pubs de rencontres coquines sur le blog le Loïc Le Meur)…
A Facebook de savoir gérer sa croissance, d’éviter les pièges et d’innover suffisamment pour pas de ringardiser. C’est en tout cas un formidable outil de relations publiques auquel je reproche cependant (et c’est pour cela que je suis pas fan) de mélanger sphère pro et privée.
Un dernier mot. Il ne suffit pas de révolutionner un marché (en l’occurence celui des réseaux sociaux) pour être populaire. Ce n’est souvent pas le plus tape à l’oeil ou le plus performant qui gagne. Des exemples ? Dans les consoles de jeu vidéo, la Wii tire son épingle du jeu pour son prix, certes, et pour son positionnement très grand public (la wiimote n’est que l’accessoire qui permet d’atteindre ce but). Le PS3 ou la XBox, bien plus puissantes se vendent moins bien. Apple n’offre pas les baladeurs mp3 les plus riches en fonctionnalités, mais ceux qui sont le plus accessibles au grand public (design, utilisabilité…)
Khalid a dit:
Merci Fred pour cet article. Je te laisse le soin des analyses et arguments et je te crois moi :). ceci dit je me méfie toujours des nouveaux services Web 2.0 qui sortent. Plus on en parle plus on donne l’impression aux gens si vous embarquez pas vous êtes démodés et dépassés. En ce moment il y a des éruptions volacaniques dans le monde du Web 2.0 (les réseaux sociaux en font partie) et moi malgré mon passé de géologue et mon présent de technophile, j’aime les cendres et les volcans éteints!!!
Je viens de lire cet article qui conforte certaines doutes de Fred
Facebook vend votre profil à ses annonceurs !
Juste confirmer tes dires, je viens de dénicher cet article : http://www.indexel.net/1_20_4984___/Facebook_vend_votre_profil_a_ses_annonceurs__.htm?origin=900
Facebook, pourquoi et comment (le quitter) « bibliothécaire a dit:
[…] donné d’emblée, qui suppose des essais et des erreurs, voire des bourdes (j’aime bien ce que dit Fred Cavazza des moutons que lui balancent des “friends” qui sont des presque inconnus). Et si je […]
Je ne suis plus le seul à douter de Facebook… — Michael Carpentier a dit:
[…] Pourquoi je ne crois plus en Facebook, de Fred Cavazza. […]
Tahiri a dit:
Les services de networking social ne cessent d’avoir plus d’adeptes, le dernier capazoo.com va sans dout obtenir sa part du gateau, du moins sur le marché nord américain.
Vincent Abry a dit:
Enfin quelqu’un qui me rejoint, je commencais à me sentir seul
mon billet du 27 septembre:
http://www.vincentabry.com/facebook-est-ce-vraiment-utile.html
links for 2007-11-16 at DeStructUred Blog a dit:
[…] FredCavazza.net » Pourquoi je ne crois plus en Facebook (tags: Facebook Blog Social_Networking) […]
Web2Rules - Le web 2.0, c’est pas du buzz » Blog Archive » Facebook ou comment gagner sans innover a dit:
[…] n’ai pas encore d’avis tranché sur la question, mais il est heureux que des gens comme Fred Cavazza jette un gros pavé dans cette marre […]
adrien a dit:
à suivre
Yan a dit:
Ce débat est excellent mais je le trouve parfois un peu confus…
Fred, tu as sans doute raison sur deux points clés de ton billet :
1/ FB ne révolutionne pas les réseaux sociaux. Mais c’est quand même une synthèse efficace, ludique, pratique et transversale de ce qui existait avant. De fait, il connait un succès intéressant et ce n’est pas uniquement le nb de membres qu’il faut prendre en compte mais l’activité de ces dernier. Hors celle-ci me semble importante. Ce n’est pas le genre de site auquel tu t’inscris pour ne plus jamais y revenir.
2/ La problématique de la pub et de l’intrusion me semble ESSENTIELLE pour la pérennité du modèle tant au niveau de la confiance de ses utilisateurs que de la rémunération dudit modèle. En voulant calquer sur cette plateforme des modèles de publicités et de rémunération d’un autre âge, les gestionnaires de FB font certainement une erreur qui peut être lourde de conséquences. Ce n’est pas tant l’utilisation du marketing comportemental qui m’inquiète, il a encore bcp d’avenir contrairement à ce que tu écris. C’est plutôt la manière dont sont exploitées les données collectées et les modalités d’usages publicitaires que je trouve peu innovante et certainement d’une efficacité douteuse.
Au niveau éthique, évidemment, cela pose également des problèmes. Ceci dit, encore une fois, tout dépend de la manière avec laquelle c’est fait et en échange de quoi. Cela fait 30 ans que les cartes de fid des enseignes enregistrent tous les achats en échange de réduc, cela n’empêche pas le nombre de cartes de se multiplier par 2 tous les 2 ans… Tout est dans la forme et l’exécution !
Kilgore Trout a dit:
Ca me fait penser à mon petit cousin qui casse ses jouets quand il en veut d’autres.
…
Yesak me fais remarquer que ce n’est pas la première fois que Fred casse un site en pleine ascension. Moi j’aime bien les billets de Fred, mais pas tous.
Certains d’entre vous ont également fait le rapprochement avec Second Life.
Ok, le modèle économique de FaceBook est bancale, mais :
-les annonceurs ne sont pas tous stupide (si si, je t’assure)
-je ne suis pas annonceur et tout ce que je vois c’est un nouveau terrain de jeu
Donc je ne vais pas débattre plus longtemps.
J’ai crée un groupe pour un Facebook libre, de la pression des annonceurs entre autres :
http://www.facebook.com/group.php?gid=5726532397
J’ai également crée une cause :
http://apps.facebook.com/causes/view_cause/37589
C’est marrant comme site Facebook. Si ça ne séduit pas les annonceurs…je m’en fiche !
Bon week end à tous.
KT
NicoFayet, le blog » En vrac - 11 a dit:
[…] Fred Cavazza ne croit plus en Facebook. Je n’y ai jamai cru. […]
Branislav Peric a dit:
Je pense que suffisamment de choses ont été dites ici.
J’exposerai prochainement mon point de vue et t’en tiendrai au courant Fred.
Ci-dessous un schéma qui me plait beaucoup :
http://www.deborahschultz.com/photos/uncategorized/2007/11/09/facebook_newsfeedprefer_3.jpg
Kilgore Trout a dit:
aime bien aussi le schema