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Les leçons à retenir de Mobile 2.0

Le blog Blue Flavor a récemment publié un compte-rendu de la conférence Mobile 2.0 qui a eu lieu à San Franciso : 10 Things I Learned at Mobile 2.0.

L’auteur a synthétisé tout ça en 10 leçons à retenir, petits extraits :

  • Mobile 2.0 = The Web, comprenez par là que la version mobile du web est condamnée au profit du web en situation de mobilité (tout ça me rappelle un billet que j’avais rédigé l’an dernier : Ne confondez plus internet mobile et internet en situation de mobilité) ;
  • The mobile web browser is the next killer app, où l’auteur nous explique que la bataille des navigateurs va ête encore plus acharnée sur les mobiles avec 4 compétiteurs en course : Internet Explorer, Opera Mini, Minimo (de chez Mozilla), et Nokia/Apple Webkit ;
  • Mobile Web Applications are the future, où il est question de porter des services en ligne sur des versions adaptées aux contraintes d’affichage et de saisie des terminaux nomades ;
  • AJAX is the next frontier / Javascript kills battery life, où l’auteur nous explique que les navigateurs web des terminaux nomades de dernières générations sont en théorie capable d’interpréter de l’Ajax mais engendre une consommation bien trop importante d’énergie (une interface Ajax consommerait ainsi 10 fois plus d’énergie !) ;
  • Mobile Widgets are the next big thing, décidément il est vraiment temps de vous mettre aux widgets.

Un billet plein d’enthousiasme qui fait également l’éloge de futurs services collaboratifs mobiles pour les quels je suis très sceptiques, et notamment les services de partage de vidéos en situation de mobilité.

Là où je suis par contre très agréablement surpris c’est que l’auteur parle d’applications du type RDA sur les mobiles (des Rich Mobile Application ?). Il fait ainsi référence au moteur de widget natif dans Opera (qui sera probablement porté dans Opera Mini) ainsi qu’à XUL, le langage de description d’interface de la fondation Mozilla qui permettrait de réaliser des applications mobiles avec beaucoup plus de souplesse qu’en Java (un langage très puissant mais plus lourd).

Et vous, ça vous inspire quoi le mobile 2.0 ? 3.0 ?

Toward a web 3.0?

The web 2.0 has just hardly shown us its potential that we are beginning to think about it’s next iteration: web 3.0.

Is this mysterious web 3.0 a reality? No, not at all. Is it timely to talk about it right now? Yes, because foundations of a new era of online services are being shaped.

To have a sharper understanding of the stakes of this (hypothetical) web 3.0, it is important to look at ancient models, to compare them with actual models (web 2.0 oriented) and to anticipate a near future.

Web 1.0: an integrate experience

The first version of the modern web, the one corresponding to the end of the 90′s (I am disregarding the laborious beginning of the web),is basically based upon an integrated experience from beginning to end by big actors.

Schematic view of web 1.0

If we take the example of choosing and buying a cultural product (a book or a CD), one of the most complex online experience, we can see that actors like Amazon are present on every link of the value chain:

  • products’ discovery within home or orientation pages ;
  • evaluation with users’ notes and reviews ;
  • purchase with wish lists or shopping cart ;
  • payment thanks to an integrated service.

Web 2.0: a collaborative and destructured experience

If we now look at power users, they have access to a much wider array of online information sources and merchant services. Those stands as new links which substitute for older ones in the value chain:

Schematic view of web 2.0

We are now observing major shifts in the user experience:

  • products are discovered in blogs, social networks, on recommendations engines like Pandora or within shopping community like ShopWiki ;
  • choice can be validated on social shopping portals like Crowdstorm or on specialized sites like LibraryThing (for books) or Yahoo! Tech (for gadgets) ;
  • purchase can be made on shopping engines like the ones provided by Amazon (aStore), eBay (eBay Stores) or Zlio ;
  • payment can be made thanks to deported systems like PayPal or Google Checkout.

Web 3.0: an immersive and extended experience

If we anticipate growing innovating services, we can again identify new links for the value chain which is no longer limited to the web:

Schematic view of web 3.0

Users’ buying experience will be more immersive but also extended outside of web browsers:

  • products’ discovery could be made inside virtual worlds (like the ones from Habbo Hotel and Second Life), inside online gaming network (like World of Warcraft or Xbox Live) or thanks to widgets (like those provided by Apple’s Dashboard or Yahoo! Widget) ;
  • products’ evaluation could be based on independent services which relies on universal reputation management systems (as those provided by BazaarVoice, iKarma or Rapleaf) ;
  • purchase could be made on merchant mashups like Cooqy or through connected applications like the Mozilla Amazon Browser ;
  • finally, payment could be directly handled by the operating system (by using the upcoming CardSpace in Vista), on other devices (like mobile devices with Mobile PayPal) or with virtual means of payment (Linden Dollars for example, since banks are working hard on providing banking services in Second Life).

What about semantic web?

A recent article published in the NY Times (Entrepreneurs See a Web Guided by Common Sense) describes web 3.0 as the semantic web. It’s an interesting vision, but let me remind you that semantic languages like RDF are being in use for years. Many other initiatives have been developed to structure data and information: syndication with RSS, forms with XForms, financial reports with XBRL, digital identity with FOAF, microformats…

Adding an operational semantic layer to the web is a huge work, which will require years (decades?), furthermore this work could be slow down with recent progress made by search engines and databases which can enable similar usage as those described in the article.

To conclude with this semantic issue, let me precise that semantic layers are especially relevant to softwares and systems, which means semantic technologies doesn’t appeal to end users (the ones which are responsible for the web 2.0 revolution).

When can we expect a web 3.0?

For the moment, it is too early to make a sharp prediction, all the more since my comparison is limited to the web’s merchant side, which is far from reflecting is richness. For printing purpose, you can find a bigger overhaul schema here: Web 3.0.

But what is certain, is the fact that we will progressively migrate a part of our usage from online services to connected applications (thanks to RDA or widgets) or mobile devices. Likewise, digital identity management will take a far more bigger importance.

Thus, behaviours regarding online information or services will shift from web (HTML pages) to internet (connected applications). So it is wiser to talk about internet 3.0 than web 3.0.

Vers un web 3.0 ?

A peine le web 2.0 et ses concepts disruptifs commence-t-il à révéler son réel potentiel que l’on commence déjà à parler de la prochaine itération : le web 3.0.

Ce mystérieux web 3.0 est-il une réalité aujourd’hui ? Non, pas du tout. Est-il opportun d’en parler dès maintenant ? Oui, car les fondements d’une ère nouvelle pour les services en ligne sont en train d’être façonnés.

Pour mieux comprendre et appréhender les enjeux de cet (hypothétique) web 3.0, il me semble important de revenir sur les anciens modèles, de les comparer avec les modèles actuels et de se projeter dans un avenir proche.

Web 1.0 : une expérience intégrée

La première version moderne du web, celle que nous avons connu à la fin des années 90 (je fais abstraction des débuts laborieux de l’internet), correspond schématiquement à une expérience intégrée de bout en bout par de gros acteurs.

Vue schématique du web 1.0

Si nous prenons comme exemple le choix et l’achat d’un produit culturel (livre ou CD), une des expériences les plus complexe en ligne, nous constatons que des acteurs comme Amazon étaient présents sur l’ensemble de la chaîne de valeur :

  • La découverte dans les têtes de rubriques et sous-rubriques ;
  • La validation avec les notes et avis des autres utilisateurs ;
  • L’achat avec la liste de souhaits ou le panier ;
  • Le paiement qui est intégré au site.

Web 2.0 : une expérience collaborative et déstructurée

Si l’on se place maintenant dans la peau d’un internaute averti (les fameux power user), il dispose d’une palette bien plus large de sources d‘informations et de services marchands. Ces derniers sont autant de nouveaux maillons de la chaîne de valeur qui viennent se substituer aux précédents.

Vue schématique du web 2.0

L’expérience de l’utilisateur tout au long de son achat sera complètement déstructurée :

  • La découverte d’un produit peut se faire sur des blogs ou des réseaux sociaux affilié, sur des moteurs de recommandations comme Pandora ou au sein de communautés d’achat comme ShopWiki ;
  • La validation d’un choix peur se faire sur des portails de social shopping comme Crowdstorm ou sur des sites spécialisés comme LibraryThing (pou les livres) ou Yahoo! Tech (pour les gadgets technologiques) ;
  • L’achat peut se faire sur des boutiques en marques blanches comme celles que propose Amazon (aStore), eBay (eBay Stores) ou encore Zlio ;
  • Le paiement peut enfin être déporté sur des systèmes d’encaissement comme ceux de PayPal ou de Google Checkout.

Web 3.0 : une expérience immersive et étendue

En anticipant une montée en puissance de services innovants qui commencent à voir le jour, il est possible d’identifier encore de nouveaux maillons pour une chaîne de valeur qui ne se limitera plus au web.

Vue schématique du web 3.0

L’expérience d’achat de l’internaute sera d’une part plus immersive mais surtout plus étendue à d’autres domaines que le web :

  • La découverte de produits pourra se faire dans des univers virtuels (comme ceux d’Habbo Hotel ou de Second Life), dans des jeux en ligne (comme dans World of Warcraft ou le Xbox Live) ou à l’aide de widgets (comme ceux proposés par le Dashboard d’Apple ou Yahoo! Widget) ;
  • La validation des produits serait fondée sur des services indépendants qui s’appuieraient sur des systèmes de gestion universelle de la réputation des prescripteurs (comme ceux de BazaarVoice, iKarma ou Rapleaf) ;
  • L’achat pourrait se faire à l’aide d’un mashup marchand comme celui de Cooqy ou à l’aide d’applications marchandes connectées comme le Mozilla Amazon Browser) ;
  • Le paiement pourrait enfin se faire directement au sein du système d’exploitation (en exploitant le futur CardSpace de Vista), sur d’autres terminaux (comme les mobiles à l’aide de PayPal Mobile) ou à l’aide de moyens de paiement qui sont utilisés dans les univers virtuels (en Linden Dollars par exemple puisque des banques vont prochainement proposer des services bancaires dans Second Life).

Et le web sémantique ?

A la base de ces réflexions sur le web 3.0, il y a un article publié sur le NY Times : Entrepreneurs See a Web Guided by Common Sense. Cet article nous décrit le web 3.0 comme un web sémantisé. Vision intéressante mais faussé : il est important de rappeler que les principes (et technologies) du web sémantique n’ont pas attendu le web 3.0 pour se développer et se perfectionner. Voilà de nombreuses années que le RDF est exploité comme meta-langage et que de nombreuses autres initiatives permettent de structurer l’information : pour la syndication, les formulaires, le reporting financier, l’identité numérique ou encore les microformats.

Sémantiser le web est une entreprise titanesque et il faudra de nombreuses années (décennies ?) pour y arriver, d’autant plus qu’avec les progrès réalisés par les moteurs de recherche ou les bases de données, il est tout à fait possible d’apporter les mêmes bénéfices que ceux cités dans l’article.

Pour finir, rappelons que la couche sémantique de l’information présente surtout un gros potentiel pour les systèmes informatiques, comprenez par là que les utilisateurs (ceux qui sont à l’origine de la révolution du web 2.0) n’y trouvent pas forcément d’intérêt.

C’est pour quand le Web 3.0 ?

Pour l’instant il est encore beaucoup trop tôt pour pouvoir faire une prévision fiable, d’autant plus que ma comparaison ne prend en compte que la facette marchande du web (ce qui est loin de refléter sa richesse). Vous trouverez une version plus grande de ce schéma ici : Web 3.0.

Ce qui est certain par contre, c’est que nous allons progressivement déporter une partie des services que nous utilisons sur le web vers notre poste de travail (à l’aide de widgets ou de RDA) ou vers nos terminaux mobiles. De même, la gestion de notre identité numérique va prendre une place bien plus importante.

Notre mode de consommation de l’information ou des services en ligne va donc s’éloigner du web (et ses pages HTML) au profit de l’internet (et ses applications connectées). Il serait donc plus juste de parler d’internet 3.0 plutôt que de web 3.0.

Je vous donne donc rendez-vous dans un an ou deux pour vérifier si cette prédiction se réalise ou si nous évolueront vers des services encore plus sophistiqués.

Des révélations sur Netvibes

J’ai participé hier avec Tariq Krim à une conférence organisée par le Club des anciens de Centrale. Cette conférence en Ping Pong avec le patron de Netvibes, a été l’occasion pour moi de redécouvrir ce service. Redécouvrir car je l’avais testé dès sa sortie sans réellement y accorder plus d’importance par la suite. Grave erreur, car contrairement à ce que laisse penser son interface, l’offre évolue et dans le bon sens.

Lors de cette conférence, Tariq a ainsi fait le point sur la situation actuelle et les usages de Netvibes :

  • entre 7 et 8 millions d’utilisateurs actifs ;
  • 1/3 des utilisateurs se connecte 1 heure par jour, près de 10% sont connectés en permanence ;
  • 30% de parts de marché des lecteurs de flux RSS en Europe (48% pour ce blog) ;
  • compatibilité assurée avec les modules de Google ;
  • des modules marchands opérationnels (comme ceux de Box ou d’Ebay) qui permettent de faire des transactions directement dans votre page ;
  • des utilisateurs qui exploitent Netvibes et sa capacité à lire les flux RSS pour en faire un tableau de bord qui leur permet de scruter l’actualité, contrairement aux infovores comme moi qui utilisent d’autres types d’outils (comme Bloglines ou Google Reader) pour consommer de l’information en mode industriel ;
  • la faiblesse apparente du service, c’est à dire la possibilité de l’utiliser sans créer de compte, en fait un avantage concurrentiel décisif car cela permet de convertir des utilisateur craintifs ;
  • Netvibes est une alternative aux moteurs de widget (comme Yahoo! Desktop et Google Desktop) pour les utilisateurs qui ne possèdent pas les droits sur leur ordinateur professionnel pour pouvoir installer ces logiciels ;
  • un modèle économique qui repose sur de l’affiliation non-intrusive (l’utilisateur n’est exposé à des offres qu’aux moments les plus opportuns) par opposition aux modèles de rémunérations basés sur les bannières ou les liens sponsorisés.

Comme il était en grande forme, notre Tariq national en a également profité pour faire quelques révélations sur les nouveautés du service :

  • toujours plus de modules compatibles et de modules marchands ;
  • une meilleur compatibilité avec les dernières versions des navigateurs (Firefox 2, IE 7, Opera 9…) ;
  • une version mobile quasi-finalisée (avec une phase de beta-test privée à laquelle j’aimerais bien participer !) ;
  • une version Wii opérationnelle (mais où se sont-ils procuré une Wii ?) ;
  • plus d’interactivité entre les modules avec la capacité d’un module à en ouvrir un autre et à échanger de l’information ;
  • des modules collaboratifs qui autorisent la consultation et l’édition simultanée.

Tariq nous a enfin éclairé sur les futurs défis qu’il souhaite relever :

  • intégrer des modules plus complexes comme la consultation de comptes bancaires ou de factures ;
  • exploiter des protocoles standards d’authentification pour faire du SSO (avec notamment OpenID) ;
  • sémantiser les modules et l’information qui circule (ils ont pour cela recruté un nouveau directeur technique des plus prestigieux).

Voilà, ça fait beaucoup de chantiers passionnants à mener et en tout cas une bien belle aventure pour cette start-up française dont les américains sont envieux. Je persiste par contre à dire que si ce service souhaite conquérir un public plus large, il devra proposer des fonctionnalités plus tournée vers les novices comme une visite guidée ou un assistant à la création ainsi que des onglets thématiques génériques dont j’avais déjà parlé dans un précédent billet (Netvibes 2.0 ?).

Je vais conclure en citant une phrase qui m’a bien amusé : Netvibes, c’est la Suisse du web 2.0 (pour illustrer sa neutralité et le respect de la confidentialité).

Les widgets bientôt normalisés par le W3C

Décidément, le W3C n’arrête pas de me surprendre en sortant à tour de bras tout un tas de spécifications relatives aux interfaces riches. Dernières spécifications en date : Widgets 1.0 Working Draft.

L’objectif de ces spécifications est de normaliser l’intégration de widgets dans une page web en proposant une grammaire XML pour les décrire et les définir. Je présuppose qu’à terme, ces spécifications deviendront un module de la grammaire étendu XHTML 2. Mais bon, c’est une autre histoire et nous aurons d’autres occasions d’en reparler.

Toujours sur le thème des widgets et des interfaces riches, je vous recommande les billets suivants :

Tiens au fait, est-ce que vous dites « un » ou « une » widget ?

Widgets + Blog = Widgetbox

Vous aimez les widgets ? Mais si enfin, ces petites boîtes qui s’entassent sur votre écran et où il y a tout plein d’infos qui défilent.

Pour faire simple, les moteurs de widgets se divisent en trois catégories : en ligne (My Google, MySpace, Microsoft Gadgets, Netvibes…), hors ligne (Apple Dashboard, Yahoo! Widget, Windows Vista) et intégrés à un autre logiciel (Google Desktop, Opera…).

Les widgets servent à déporter de l’information directement sur votre bureau. Leur intérêt réside donc dans la faculté de faire vivre un service en ligne (une marque ?) en dehors de la fenêtre de votre navigateur. Pour l’instant leur utilisation est encore marginale (à part pour les chanceux possesseurs de mac), mais je leur prédis un avenir radieux.

Bref, tout ça pour dire que je viens de découvrir ce site qui permet d’intégrer des widgets à votre blog : Widgetbox. Et là vous me demandez : à quoi ça sert ?, et là je vous répond : bah… à faire beau ? à combler de l’espace blanc ? à faire d’jeunz ?

Qui peut tester ça et nous faire un petit retour d’expérience ?

Connaissez-vous Yahoo ?

En fait ma question est plutôt : connaissez-vous l’ensemble des services de Yahoo! et l’utilisation que vous pourriez en faire dans le cadre du marketing de votre société / marque ?

C’est à cette question que tente de répondre le très bon guide de iMedia Connection : The Essential Guide to Yahoo!.

Différents thèmes y sont abordés (les contenus, les services de recherche, les services de communication, les services mobiles…) pour y voir plus clair dans la galaxie de services proposés par Yahoo!.

Et pour aller plus moins, je vous propose également ma petite sélection de billets sur Yahoo! et leurs innovations :

IE 7 / Opera 9 : le choc des beta 2

Ca y est, la course est lancée entre les previews et autres beta pour savoir qui de IE 7 ou Opera 9 sortira le premier. Je vous propose un petit comparatif pour savoir ce que ces deux previews ont dans le ventre.

Je précise que je ne me risquerais pas à évaluer la performance des moteurs de rendu CSS de ces deux navigateurs. Premièrement parce que ce sont des previews et deuxièmement parce que d’autres sont bien mieux placés que moi pour le faire. Intéressons-nous donc plutôt aux différentes améliorations du côté de l’interface.

Une interface novatrice pour IE 7

Le développement d’IE 7 est toujours en cours mais l’équipe de développement nous gratifie régulièrement de preview de la future version du navigateur de Microsoft. Dernière en date la Beta 2 Preview. Pour cette nouvelle preview, IE 7 nous propose un système d’onglets très convainquant.

Le système d'onglets d'IE 7

Nous sommes ici dans un mode de fonctionnement très proche de ce que peut proposer Firefox. Une chose amusante : IE 7 reprend à l’identique l’ensemble des raccourcis clavier de Firefox (Ctrl+T pour un nouvel onglet, Ctrl+W pour le supprimer, Ctrl+clic pour ouvrir un lien dans un onglet, Ctrl+Tab pour basculer à un autre onglet…).

Il existe également une fonction permettant d’afficher toutes les pages web sous forme de mosaïque (un peu à l’image d’Exposé de Mac OS) :

Le système de mosaïque d'IE 7

La prise en charge des flux RSS est également simplifié avec un petit son qui est joué lors de la détection d’un flux ainsi que l’affichage simultanée d’une cartouche d’explications sur ce que sont les flux RSS et comment s’inscrire de même qu’un menu de navigation et de tri dans les catégories identifiées sur le flux :

La prise en charge des flux RSS dans IE 7

On notera ensuite la disparition du menu traditionnel au profit de boutons qui déroulent un certain nombre d’options. L’utilisateur peut s’il le souhaite afficher de nouveau le menu mais c’est quand même agréable de n’occuper que 2 lignes.

Enfin, cette preview apporte un certain nombre d’autres nouveautés :

  • un système de filtre anti-phishing ;
  • un moteur de recherche intégré ;
  • une fonction de zoom de page…

Du BitTorrent dans Opera 9

C’est hier qu’est sorti la technology preview 2 d’Opera 9. Toujours du très bon pour cette neuvième version :

  • un système d’onglets également très au point ;
  • toujours pas de publicité ;
  • une interface très claire…

L'interface d'Opera 9

Au niveau des nouveautés nous allons trouver l’affichage de miniatures au survol de la souris sur les onglets :

Le système d'aperçu des onglets d'Opera 9

Encore plus intéressant, la possibilité d’ajouter des widgets (à l’image de Konfabulator ou des Microsoft Gadgets) qui viennent s’afficher en surimpression de la fenêtre :

Le système de widgets dans Opera 9

Mais la plus grosse nouveauté d’Opera 9 est sans conteste la prise en charge des fichiers BitTorrent :

Les fichiers BitTorrent dans Opera 9

Il y a fort à parier que cette fonctionnalité va beaucoup faire parler d’elle (à moins que l’extension AllPeers pour Firefox vienne également jouer les trouble-fête).

Conclusion

Nous sommes ici face à deux approches complètement différentes :

  • d’un côté IE 7 qui n’hésite pas à puiser le meilleur des autres navigateurs en calquant par dessus une interface simplifiée et qui ose l’innovation (saluons-le) ;
  • d’un autre côté Opera 9 qui enrichi son navigateur et le dote de fonctionnalités très alléchantes pour les utilisateur avancés.

Je me garderais bien de vous conseiller l’un ou l’autre, surtout dans la mesure où il existe d’autres navigateurs qui ont fait leurs preuves et qui bénéficient du soutien des utilisateurs (Firefox pour les utilisateurs de Windows et Safari pour les utilisateurs d’Apple). Et vous, c’est quoi vote retour d’expérience ?

Microsoft Live et le web 2.0

A défaut de partir à Seattle (j’étais invité pour participer aux Microsoft Search Champs mais comme l’ambassade US n’a pas pu me délivrer un visa à temps, j’ai dû annuler au dernier moment), j’ai assisté lundi soir à la présentation des futurs service du portail Live de Microsoft.

Nous avons eu droit à une démonstration de Phil Holden (le patron de Windows Live). Pas de doute, avec la plateforme Live, ils sont à fond dans le web 2.0 (LE mot de la soirée). Leur vision du web 2.0 est assez simple : une expérience utilisateur à mi-chemin entre application et site web.

Le patron de Windows Live

Différents services en ligne de Microsoft nous ont été présentés dont Windows Live et Live Mail (voir à ce sujet mon précédent billet), mais ce qui a le plus attiré on attention c’est le futur service en ligne de petites annonces (nom de code Fremont) :

Le nouveau service en ligne de petites annonces de Microsoft

La mise en page de ce service est très clair avec un look & feel très proche de l’interface Windows XP (avec ses panneaux flotant et ses ombres portées) de même qu’un système de navigation très souple. Cela faisait bien longtemps qu’un service Microsoft ne m’avais pas impressionné.

De même, il y a eu une démonstration des Microsoft Gadgets. En gros c’est la même chose que les Widgets de Konfabulator (maintenant Yahoo! Widgets) ou du Dashboard de Mac OS mais en version live. C’est très intéressant de constater qu’ici Microsoft n’a pas choisi de concurrencer ces deux produits (qui sont des logiciels) mais plutôt de se confronter à Google et sa Homepage API. Quelle grossière erreur par contre de limiter ce service aux utilisateurs d’IE

Pour l’instant tous ces services sont encore en développement, attendons encore quelques mois pour voir les versions définitives.

Yahoo! Widget : Les services Yahoo! sortent de la fenêtre de votre navigateur

Voici une histoire qui a fait relativement peu de bruit et qui portant mérite un petit billet d’explications (et de prédictions). Hier, Yahoo! a racheté une petite société qui édite une application qui porte le nom de Konfabulator. En gros, c’est un logiciel qui tourne en tâche de fond auquel vous pouvez greffer un certain nombre d’extensions (ils appellent ça des widgets) qui ont la capacité de se connecter de façon transparente et de rapatrier des informations ciblées comme la météo, les cours de bourse, l’état du trafic… et que l’on peut faire remonter à l’écran en pressant une simple touche. Ca ne vous rappelle rien ? Mais si, c’est l’équivalent du Dashboard de Mac OS mais sur Windows.

Là où ça devient très intéressant, c’est quand la communauté se met à développer tout un tas de petites extensions (les fameuses widgets) qui vous simplifie la vie. C’est ce qu’à réussi à faire Apple : mobiliser une communauté pour qu’elle s’auto-alimente et que son produit de base (le Dashboard) prenne ainsi beaucoup de valeur.

Et c’est là où Yahoo! entre en scène : il rachète Konfabulator, le renomme Yahoo! Widgets, le propose en téléchargement libre et… le reste est encore à venir.

Le logo de Yahoo! Widgets

Ma prédiction est la suivante : Yahoo! va progressivement proposer au téléchargement autant de Widget qu’il a de services en ligne (infos sportives, financières, état du trafic, actus, programmes TV, petites annonces…). Yahoo! dispose en effet d’un avantage considérable par rapport à Apple, il dispose d’une matière première inépuisable que même Google lui envie : les contenus et services. Sauf que cette fois, ces contenus et services vous sont directement acheminés sur votre bureau Windows sans passer par un navigateur.

Je vous propose la chose suivante : inutile d’interrompre vos vacances, donnons-nous rendez-vous dans 1 ou 2 mois et vous vous rendrez compte du potentiel de ce rachat. Pour une explication plus détaillée, je vous propose aussi l’article suivant : Why Yahoo! buying Konfabulator is more than just about widgets.

Ah au fait, aviez-vous vu que Yahoo! était en train de tester une nouvelle version de Mon Yahoo! ? Et qu’ils avaient lancé une contre-attaque sur Flickr avec Yahoo! PhotoMail ?