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Microsoft travaillerait sur un projet interne de réseau social (oui et alors ?)

La rumeur courait depuis un certain dans la Silicon Valley et nous avons maintenant des preuves concrètes qu’il existe bien un réseau social en gestion chez Microsoft dont le nom de code est « TownSquare« . D’après les descriptions (partielles) qui en sont faites, ce réseau est assez proche de Facebook (profils, groupes, news feed…) mais n’apporte rien de très révolutionnaire : Microsoft’s Own Social Network Under Development et Microsoft testing prototype of Facebook-like social network.

Il existe même des captures d’écran :

MS_TownSquare.jpg

Bon… force est de constater que cette rumeur ne va pas changer la face du monde (informatique). D’autant plus que Microsoft nous a déjà démontré sa capacité à copier les concurrents sans rien proposer de plus (à l’image d’Expo le concurrent d’Ebay).

Donc la grande question est la suivante : Microsoft a-t-il vraiment besoin de copier d’autres réseaux sociaux ? Non ! Pourquoi ? Parce qu’en fait Microsoft a déjà une très large longueur d’avance. Notamment au travers de plateformes communautaires grand public (Hotmail, MSN, Windows Live, Xbox Live), de plateformes pro (MSDN, Channel 9) et même de projets plus « globaux » (Mesh).Traduction : il y a bien longtemps que Microsoft a prit le virage communautaire.

Les autres grands acteurs du web ne sont pas en reste non plus :

Bref, tout le monde est de la partie et tout ceci me confirme dans l’idée que Facebook n’est que l’arbre qui cache la forêt.

L’avenir du mobile sera-t-il aux widgets ?

Vaste question… Toujours est-il que le monde du mobile est en pleine ébullition en ce moment (est-ce contagieux ?) avec les premières démonstrations d’Android, l’OS mobile de Google : Google’s Android: How Will it Compare to iPhone?.

Mais avant de vous en dire plus, laissez-moi d’abord récapituler la situation :

  • Malgré tout ce que l’on a pû en dire, c’est Apple et son iPhone qui a ouvert la voie aux wigdets mobiles. Pourquoi des wigdets et pas des applications mobiles ? Tout simplement parce que ces sources de revenus sont ainsi beaucoup plus facilement contrôlables (ça ne vous rappelle pas un certain iMode ?). Bref, tout ça pour dire que le SDK iPhone est une grosse blague et que l’innonvation est plutôt à chercher du côté des éditeurs rebelles et des jailbreakers.
  • Microsoft ne se laisse pas distancer et vient de faire un retour en force avec son très ambitieux Live Mesh :
  • Adobe est revenu dans la course avec son OpenScreen Project ;
  • Yahoo! est toujours en embuscade avec son Yahoo! Go 3 ;
  • Comme je suis un incorrigible chauvin, je ne peux m’empêcher de vous parler de Goojet, la plateforme de widgets mobiles sociales made in France dont j’ai interviewé un des membres de l’équipe (Cédric Giorgi) au Yulbiz d’hier soir :

Bon… maintenant que le décor est planté, je peux vous parler d’Android. C’est donc hier qu’à eu lieu la première démonstration publique d’envergure de cette plateforme mobile lors de la Google’s I/O conference et le moins que l’on puisse dure c’est qu’ils ont fait sensation.

Pour faire simple, nous pouvons dire que l’interface d’Android est très proche de celui de l’iPhone. Il ne s’agit pas d’une copie, mais plutôt d’un très bel hommage (toutes les photos sur le site de la communauté Android : First LIVE images and videos of FULLSCREEN Android demos!). Jugez plutôt :

android_dashboard.jpg   android_widget.jpg

Nous retrouvons le même traitement graphique des icones (mélange de sobriété et de sophistication), la même barre de lancement rapide (en bas de l’écran), le même panneau d’icones et les même widgets qui flottent. C’est très proche, mais comme c’est de l’open source, ça intéresse fortement les constructeurs de combinés mobiles qui voient dans cette plateforme un formidable accélérateur pour rattraper leur retard sur l’iPhone.

Au niveau du comportement de l’interface et des possibilités d’interaction c’est également très bon. Voyez plutôt avec cette première démonstration de l’écran d’accueil et de la manipulation des widgets (j’adore la façon de débloquer le combiné) :

Il y a également cette seconde démonstration très impressionnante de Google Street View et du compas intégré nativement dans l’appareil :

Voici enfin une troisième vidéo où il est question d’un Pac-Man :

Bref vous l’aurez compris, la révolution de l’internet mobile est enfin en marche, avec près de 10 ans de retard sur les marché asiatiques (gloups). Difficile de dire pour l’instant qui est le mieux placé dans la mesure où les acteurs ont tous choisis des positionnements très différents.

Impossible pour le moment de dire à quoi va ressembler l’iPhone de seconde génération (normalement dévoilé dans les prochaines semaines) mais l’intensité concurrentielle vient encore de monter d’un cran !

Une conférence sur le E-commerce 2.0 la semaine prochaine à Paris

La semaine prochaine se tiendra la Salon ONLINE 2008, grand rassemblement des acteurs du e-commerce et du web français.

J’aurais la  lourde tâche d’animer la session d’ouverture sur le thème du E-commece 2.0 (le mercredi 28 de 10H à 12H, cf. le programme de la matinée). Plusieurs thématiques seront abordées au cours de ces deux heures (rich commerce, social shopping, ré-intermédiation et même un peu de v-business si je suis en forme) en présence de différents invités.

Je participerais également à une autre conférence sur le thème de l’utilisabilité des sites marchands (le Jeudi 24 de 15H à 17H).

J’espère bien croiser certains d’entre-vous sur ce salon, en tout cas d’hésitez pas à m’interpeller si vous m’apercevez !

Ouverture des réseaux sociaux, la route sera longue…

Décidément, pas une semaine ne passe sans que l’on nous annonce une nouvelle révolution sociale. Ce mois de Mai s’annonce tout de même comme une très bonne cru avec pas moins de trois annonces majeures dans le domaine de l’intéropérabilité des réseaux sociaux.

Data Availability : un pas en avant, deux pas en arrière

Contre toute attente, c’est donc MySpace qui a ouvert le bal avec le lancement de Data Availbility, une initiative visant à partager les données des membres de My Space avec les services partenaires (Yahoo, Ebay, Twitter). Comprenez par là que MySpace ouvre une partie de son système d’information pour laisser d’autres services accéder au profil des membres, à leurs photos, à leurs vidéos et à leur liste d’amis. Plus d’infos ici : MySpace Embraces DataPortability, Partners With Yahoo, Ebay And Twitter.

A priori une belle preuve d’ouverture mais à posteriori une belle démonstration de verrouillage des membres : « Laissez donc vos données personnelles chez moi (et moi seul) pour que les autres services puissent y accéder (et vous rendre encore plus dépendant)« .

Même si les mécanismes proposés sont suffisamment sophistiqués pour autoriser de la synchronisation de listes d’amis ou du mashup social, je ne peux que rester méfiant vis à vis de cette annonce. Il existe en effet un groupe de travail qui a été créé pour traiter de ce genre de questions (Data Portability), pourquoi vouloir faire cavalier seul ? En fait la réponse à cette question se trouve dans le nom de l’initiative : dans Data Portability il y a « portage » alors que dans Data Availability il y a « disponibilité« , et c’est bien là où la différence se trouve : ce projet ne vous permet de sortir vos données personnelles pour les mettre ailleurs, elle permet juste à d’autres services d’y avoir accès.

Voilà donc une belle illusion d’ouverture que nous offre MySpace. Pour en savoir plus, je vous recommande la très bonne analyse suivante : Thoughts on Data Portability.

Facebook Connect : « On a merdé mais ça va s’arranger »

Piqué au vif, Facebook propose dans la foulée (et en catastrophe) une initiative équivalente (Facebook Connect) qui va offrir la possibilité de connecter son compte Facebook à des sites et services partenaires pour leur faire bénéficier du levier social. Encore de biens belles promesses où l’on nous parle de « Real Identity » et de « Dynamic Privacy« . Mouais… venant de la part de Facebook, c’est un peu comme si le gouvernement chinois nous faisait la leçon sur les droits de l’homme et la liberté d’expression. Plus d’infos ici : Facebook Answers To MySpace With Facebook Connect.

Mais ne soyons pas trop critique, Facebook Connect est un peu comme une extension de la Facebook Platform qui donnerait la possibilité de déployer des applications sociales à l’extérieur de leur fameuse plateforme (prévoyez une avalanche de notifications).

Si vous savez lire entre les lignes, vous comprendrez que cette annonce est un constat d’échec pour Facebook : ils se rendent compte que leur technologie propriétaire (le FaceBook Markup Language) n’était pas forcément une bonne idée et qu’ils n’ont pas su atteindre la masse critique d’utilisateurs pour s’affirmer comme un standard de facto.

Je vous recommande ainsi la lecture de deux articles :

Pire, certains y voient également un aveu de faiblesse concernant la plateforme technique (qui a visiblement du mal à tenir la charge) et un moyen détourné de ne pas avoir à investir trop d’argent trop vite pour la remettre à niveau. La démission récente du fondateur et directeur technique ne serait pas un hasard : Rising Cost of Facebook Infrastructure; CTO Resigns.

Vous en rêviez ? Moi non plus !

Sans vouloir jouer les rabat-joie (quoi que un peu quand même), j’anticipe un retour de flamme de la part de la communauté qui pourrait plus craindre les dangers de cette initiative plutôt que d’en apprécier les bénéfices (lire à ce sujet : I Don’t Like Chocolate with My Peanut Butter or Why I Don’t Want a Social Graph).

J’imagine que mettre en oeuvre de telles solutions techniques est un véritable challenge technique, mais est-ce réellement ce que les utilisateurs demandent ? Encore une fois, le groupe Data Portability est réellement sur la bonne voie, pourquoi chercher à prendre des chemins détournés ?

Google Friend Connect : Et vous pensiez échapper à OpenSocial ?

Suite à ces deux annonces, Google enchaîne et dévoile son plan : Google Friend Connect. Pour les détails, c’est ici : Google Friend Connect Tries to Strangle the Social.

Il s’agit donc d’une approche inverse puisque ce Friend Connect va servir à exporter les données et applications sociales. C’est en quelque sorte un moyen de widgetiser le graphe social en injectant une dimension sociale là où il n’y en a pas (cf. Google brings Friend Connect to the masses).

Une stratégie très maline de la part de Google qui choisit de boxer dans une autre catégorie que MySpace et Facebook (normal dans la mesure où Orkut ne décolle pas en Amérique de Nord ou en Europe).

Quelques réflexions à replacer dans un contexte plus global

Passé l’effet d’annonce des ces 3 initiatives, je pense qu’il est temps de prendre un peu de recul et de replacer tout ceci dans un contexte plus large pour ce rendre comte de la supercherie :

  • C’est Yahoo qui a tiré le premier en annoncant le support d’Open ID il y a déjà quelques mois (et même Microsoft dans une certaine mesure avec son très ambitieux Live Mesh) ;
  • Attention aux dérapages éventuels. Cette triple ouverture ne fait qu’accroitre l’urgence de définir une charte des droits sociaux à laquelle les géants des média sociaux devraient souscrire (lire à ce sujet l’ébauche suivante : A Bill of Rights for Users of the Social Web) ;
  • Quid des revenus ? C’est bien beau tout ça, mais est-ce que ça va amener de l’argent dans les caisses (de la marge, pas du C.A.) ? Très difficile à dire pour le moment, même si l’on entrevoit des possibilités intéressantes (Some benefits of Data Portability for online shoppers) ;
  • Où sont les vrais standards ? Même si ces 3 initiatives font avancer les choses, nous sommes encore bien loin d’avoir un contrôle réel sur notre social graph (cf. Data Availabity, Data Connections, Data Data Everywhere).

Bref, un bon début mais la route reste encore longue.

Conférence sur le Marketing 2.0 (Jour 2)

Deuxième journée de conférence pour les professionnels du marketing communautaire et du bouche à oreille avec notamment des sessions matinales très attendues sur le thème de la vidéo.

How to use viral video as an effective marketing tool for branded entertainment

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Intervention de Claus Moseholm (fondateur de GoViral) à propos des vidéos virales :

  • Deux exemples : Nissan Qashquai et Quiksilver (dont j’avais déjà parlé) ;
  • Grosse dificulté = trouver une histoire qui possède des attributs de viralité et qui ne soit pas en désaccord avec les valeurs de la marque ;
  • Il n’existe pas d’outil réellement fiable pour mesurer l’impact commercial (augmentation des ventes) d’une campagne de vidéo virale. De toute façon le ROI n’est pas l’objectif de ce type de campagne.

A noter que la société possède un positionnement original : ils ne produisent pas les vidéos mais orchestrent leur viralité.

Lifecast and social media

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La prise de parole que j’attendais le plus de Michael Seible (Justin.TV) :

  • Justin.tv est maintenant une société respectable soutenue par des investisseurs ;
  • Quelques chiffres : 300 années de vidéos streamées en 30 jours ;
  • Leur positionnement : le « social broadcast » ;
  • Les livecasters possèdent un chaîne avec du live, des épisodes et du tchat ;
  • Les membres possèdent aussi leur page pour favoriser l’aspect social (ils appellent ça le « social engine« ) ;
  • Ils archivent l’intégralité du contenu livecasté avec la possibilité de faire des clips ;
  • Quelques exemples d’application « commerciales » avec des campagnes pour des films (« The Ruins », « Distrubia »), pour retransmettre un événement commerciaux (House of Axe), pour des produits associés (Logitech), pour des médias (Universal, Clear Channel Radio) ;
  • Les enseignements : La video mobile live n’est pas pour tout de suite, l’interactivité avec l’audience est clé (tchat…).

Une très bonne présentation pendant laquelle je me suis rendu compte que Justin.TV est en fait assez proche d’un service comme Seesmic, mais propose plus de richesse.

It’s all about video

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Une présentation de Nicolas Beauchesne (Google / YouTube France) :

  • Quelques chiffres : 10 années de vidéos publiées toutes les minutes, 240M de visiteurs uniques par mois ;
  • Longue explication sur l’intérêt de la vidéo dans des contextes particuliers (ex. les vacances avec différents contextes d’usage : le choix du lieu, la préparation, la capture des moments de loisir et le partage avec son entourage) ;
  • Aux USA la vidéo est présente de façon bien plus intensive dans les familles et les cercles sociaux ;
  • Ils essayent avec YouTube d’améliorer la « video experience » des internautes ;
  • La plateforme Google est clé dans la stratégie de monétisation de Google (Adsens, Video Ads) ;
  • Exemple d’utilisation commerciale de vidéos avec L’Oréal et leur chaîne dédiée à la Tecktonic (Studio Electro) ; jeyjey91
  • L’intégration des vidéos dans les résultats de recherche n’en sont encore qu’au stade expérimental.

Encore une belle présentation creuse où nous n’avons pas appris grand chose (rien sur les pre-roll ads ou sur une stratégie de monétisation alternative).

How brands can benefit from being social

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Une intervention de Wolfgang Lunenburger-Reidenbach (Edelman Digital) :

  • Le bouche à oreille est un moyen / support (outcome), pas une stratégie ;
  • Le message et l’histoire que vous racontez doivent être universels et non adapté au support (vidéo virale) ;
  • Les marques ne sont pas authentiques par nature, seuls les personnes le sont ;
  • Quelques exemples un peu usés d’ideagoras (Dell, Starbucks, SNCF) ;
  • Exemples de corporate blogs (Daimler…) ;

Bon… je pense que là j’ai eu ma dose : toujours les mêmes exemples cités. Par contre les intervenants ont visiblement tous adopté la même posture vis à vis de la monétisation : les bannières et autres liens contextuels ne suffisent pas, il faut trouver des solutions plus élégantes voir se poser la question de la nécessité de monétiser (façon ROI) au profit de campagnes reposant plus sur de l’évangélisation de marque plutôt que sur de l’écoulement de stocks.

Malgré ce côté « Foire de Paris – j’te vends ma sauce » je garde néanmoins un très bon souvenir de cette conférence pour avoir eu l’opportunité de discuter avec des intervenants prestigieux et très accessibles.

Bon il me reste maintenant à publier mon diaporama…

Conférence sur le Marketing 2.0 (Jour 1)

Un amphi étonnamment vide pour le premier jour de la Internationl Word of Mouth Marketing Conference (manifestation organisée par la WoMMA). Il faut dire que c’est la reprise (après deux semaines de vacances) et que la conférence démarre particulièrement tôt (9H).

Welcome to the new world of marketing and advertising

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Keynote d’introduction par Alan Kimmel (ESCP-EAP) :

  • Les campagnes de marketing les plus usuelles sont fondées sur des théories et pratiques marketing vieilles de plusieurs dizaines d’années ;
  • Les gourous du marketing traditionnels ressemblent à des dinosaures ;
  • Impact très fort de la montée en puissance des terminaux mobiles et des médias sociaux (communautés en ligne, réseaux sociaux, univers virtuels…) ;
  • Nous sommes en plein dans une révolution qui ne fait que commencer ;
  • Rien de très neuf dans les phénomènes de fragmentation des média / de l’audience ou dans le bouche-à-oreille, on en parlait déjà il y a de nombreuses années. Cependant très peu d’organisation y sont préparées ;<
  • Le matériel pédagogique sur le marketing est particulièrement obsolète (une attaque en règle contre le Mercator) ;
  • Les cibles ont à leur disposition un ensemble de moyens / d’outils pour sélectionner et filtrer l’information et les messages (TiVO, blogs…) ;
  • « This is not about reach anymore, it’s about connecting » ;
  • Attention, Les médias traditionnels ne sont pas morts pour autant, il existe encore de très bonnes campagnes print et TV. Cf. le 1er exemple de campagne de buzz à grande échelle (Avenir en 1981) :
    Avenir.jpg

Une bonne introduction au WoM marketing mais qui manque un peu de vision prospective (rien de très neuf par rapport à ce que vous lisez sur ce blog).

What are your customers really worth?

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Nous rentrons un peu plus dans le sujet avec Mary Beth Kemp (Forrester Principal Analist) :

  • Il est de plus en plus dur de trouver et de fidéliser les clients ainsi que de contrôler sa marque ;
  • La lifetime value et la rentabilité individuelle des clients ne sont plus de notions appropriées, quid de la prise en compte des interactions sociales ? ;
  • Il est très important pour les marques d’identifier rapidement les ambassadeurs / avocats de leur marque pour leur proposer des éléments de gratification ;
  • Deuxième étape = évaluer le potentiel de ces ambassadeurs (« customer social value« ) leur capacité à influencer et à aider les indécis ;
  • Les pratiques de marketing communautaire vont à l’encontre des pratiques plus traditionnels (les critères de scoring sont antagonistes) ;
  • Les données sociales d’un client sont tout aussi importantes que les données socio-démographiques ou comptables.

Une intervention qui me laisse sur ma faim dans la mesure où la prise de risque était minimale (du pur enfonçage de portes ouvertes).

How to generate marketing value and brand evangelists from social network communities

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Intervention du patron de MySpace pour l’Europe (Jay Stevens) :

  • Des chiffres à tomber par terre : 200 millions de membres, 50 milliards de pages vues, 117 millions de visiteurs uniques par mois, mais un taux de croissance et stagnation ;
  • « Social Web = People + Culture + Content » ;
  • Le bouche-à-oreille représente près de 70% du ROI d’une campagne ;
  • Quelles hypothèses d’évolution pour les médias sociaux :
    • Utilisation de facettes pour un même profil
    • Personnalisation encore plus poussée des pages de profil (utilisation de thèmes)
    • Montée en puissance des usages en situation de mobilité
    • Plus de sophistication dans les widgets pour plus de collaboration (entre membres et entre services)

Un discours plein de bonnes paroles pour évangéliser les réseaux sociaux en général et MySpace en particulier, mais ont-ils encore besoin d’être évangélisés ? Encore une fois une prise de parole sans prise de risque.

Déjeuner rapide où j’ai pu discuter avec un certain nombre de personnes. Grand moment de solitude quand je me suis rendu compte que la personne à qui j’expliquais que les systèmes de poke et de throwing sheep dans Facebook sont un fléau était en fait Tony Pham de Slide, oups ! Comme il n’est pas rancunier, il m’a promis une interview demain matin…

Du coup j’en ai profité pour faire une petite interview rapide avec Olivier Creiche de Six Apart :

Bringing social to software

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C’est Stefan Lechère de Netvibes qui avait la lourde tâche de reprendre juste après le déjeuner :

  • Quelques chiffres : 58 M de pages crées, 115.000 widgets ;
  • Leur vision : « an open and socialy widgetized web » ;
  • Les armes secrètes de Netvibes : RSS (« Really Sexy Syndication« ), Multi-RSS Wodgets, Multi-Video RSS Feeds ;
  • Avec Ginger, Netvibes s’attaque à un nouveau marché (dimension sociale) ;
  • Ils travaillent à toujours plus de compatibilité avec UWA ;
  • Grand succès pour les Netvibes Universes (les univers de marque) et les Premium Universes (ex. Le Figaro, Nissan Qashqai : Urban guide community in UK) ;
  • Ils sont en train de travailler sur une plateforme standardisée de monétisation des widgets pour s’éloigner du modèle publicitaire ;
  • Le nouveau site de la BBC (100% widgetisé) est un très beau projet qui atteste de la demande pour les portails widgetisés, par contre c’est un système propriétaire.

Fin de la première journée pour moi, je n’ai pas le courage de rester jusqu’à la fin mais je reviens demain pour plusieurs sessions consacrées à la vidéo.

Tu tweets ou tu blogues ?

Depuis que je me suis remis à tweeter régulièrement je me retrouve souvent confronté à un dilemme : ce sujet doit-il faire l’objet d’un billet ou d’un tweet ?

Il faut dire qu’avant (quand je n’avais qu’un seul blog) je ne me posais pas cette question, mais maintenant que me production est répartie sur différents canaux (blogs, Twitter, Seesmic…) je me retrouve dans la peau d’un joueur de boule qui fixe son jeu en se posant LA question : « Tu tires ou tu pointes ?« .

Quand je relis des billets comme celui sur Akismet ou mes séries de « Simples et efficace » et « Inutile donc indispensable » je me demande si ces sujets méritent bien un billet… Il en va de même pour certains billets très courts publiés par Eric, qui visiblement a développé les mêmes réflexes que moi : publier sur le champ une idée qui nous passe par la tête. Il en résulte des billets très courts qui auraient pu être résumés dans un tweet.

Bon d’un autre côté mon flux Twitter ne bénéficie pas de la même audience que mon flux RSS. Il ne permet pas non plus de faire des commentaires (uniquement des replies).

Finalement, peut-être que la solution intermédiaire se trouve dans les services de lifestream à la FriendFeed : ils agrègent les deux flux et permettent de laisser des commentaires. Donc un très bon compromis entre les deux.

Idéalement il faudrait intégrer mon lifestream à ce blog. Mais rassurez-vous, c’est en cours…

Inutile donc indispensable N°6 : Le parking automatique à vélos et la méduse des airs

Dans la série « ils sont fous ces japonais« , je vous présente le parking automatique à vélos :

Capacité = 9.400 vélos ! (via Etre).

Dans la série « ils sont fous ces américains« , je vous propose la méduse des airs :

J’imagine que l’utilisation est préférable en environnement intérieur, j’espère qu’elle ne pique pas… (via Signal vs Noice)

N’oubliez pas le Yulbiz Paris N°5 de lundi prochain

Avec toutes ces annonces, j’espère que vous n’avez pas oublié de réserver votre lundi soir prochain pour venir à la 5ème édition des Yulbiz Paris.

Le débat de cette prochaine édition portera sur l’avenir des micro-blogs et autres « nouvelles pratiques sociales » (nano-marketing personnel ?). En venant vous aurez peut-être la chance de croiser Julien, le journaliste / Tweeteur de L’Express qui m’a promit de venir (cf. 3 applications concrètes pour Twitter).

Bon en tout cas je me félicite du succès planétaire des Yulbiz : Agenda et nouvelles des prochains Yulbiz. N’oubliez que vous pouvez vous aussi organiser un Yulbiz dans votre ville, c’est très simple et c’est bon pour votre réseau professionnel.

Est-ce la mode des services de suggestions collaboratives ?

Tout comme nous avons vu les blogs et réseaux sociaux être récupérés par les marques, serions-nous à l’aube d’une nouvelle mode avec les services de suggestions collaboratives ?  Il faut dire que l’actualité est riche en ce moment :

MyStarbucksIdea.jpg

Nous voici donc face à un début de mode pour ces nouveaux types de services « 2.0″ que certains qualifient de « ideagoras » (terme issu du livre Wikinomics).

Bon… autant vous le dire tout de suite, je suis bien trop chauvin pour cautionner ces initiatives qui ne font que singer notre FeedBack 2.0 national (cf. Ciao + Digg = FeedBack 2.0 et SNCF.com se transforme en Web TV et ouvre le dialogue avec ses clients).

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