FredCavazza.net

En passant par MD-Expo…

3 avril 2007

C’est aujourd’hui qu’à eu lieu le salon du marketing direct (MD-Expo) au cours duquel j’ai pu intervenir sur un des mes sujets fétiches, les interfaces riches. Merci à la FEVAD de m’avoir accordé ce temps de parole, et voici le support de ma présentation : L’apport des interfaces riches pour le e-marketing (format PDF, 5,2 Mo).

Rien de bien neuf pour ceux qui me lisent régulièrement, mais une bonne entrée en matière pour les novices. Dans tout les cas de figure, c’est déjà une très bonne chose que de pouvoir évangéliser ces pratiques à un public assez large.

J’aurais également une seconde chance d’intervenir lors de ce salon jeudi prochain sur le thème des blogs : Comment maîtriser les règles de la communication sans filet ? Normalement cette conférence sera filmée donc vous n’avez même pas besoin de vous déplacer !

Vers une standardisation des widgets et des protocoles d’authentification ?

22 février 2007

Hier s’est tenu à Londres une conférence très importante sur les applications en ligne (Future Of Web Applications). Cette conférence a été l’occasion pour Netvibes d’annoncer des choses très intéressantes :

Qu’est-ce que cela signifie ?

  1. Que vous n’aurez plus besoin de créer un compte pour utiliser Netvibes, vous utiliserez pour cela votre identifiant universel OpenID que vous pouvez créer sur des services comme MyOpenID ;
  2. Que les widgets créés pour Netvibes seront compatibles avec les autres moteurs de widgets (dont vous trouverez une classification ici : Tout savoir sur les widgets), ils appellent ça les Universal Widget API.

Tout ceci est très encourageant, surtout cette compatibilité avec OpenID qui est en passe de devenir LE service de référence pour faire de la délégation d’authentification. Je précise que des services à très forte audience comme AOL, Digg, SixApart ou encore WikiTravel seront prochainement compatibles.

Pour votre culture personnelle, je vous recommande ces deux très bon articles :

Les widgets bientôt normalisés par le W3C

9 novembre 2006

Décidément, le W3C n’arrête pas de me surprendre en sortant à tour de bras tout un tas de spécifications relatives aux interfaces riches. Dernières spécifications en date : Widgets 1.0 Working Draft.

L’objectif de ces spécifications est de normaliser l’intégration de widgets dans une page web en proposant une grammaire XML pour les décrire et les définir. Je présuppose qu’à terme, ces spécifications deviendront un module de la grammaire étendu XHTML 2. Mais bon, c’est une autre histoire et nous aurons d’autres occasions d’en reparler.

Toujours sur le thème des widgets et des interfaces riches, je vous recommande les billets suivants :

Tiens au fait, est-ce que vous dites “un” ou “une” widget ?

Vers un flash player en open source pour la fondation Mozilla ?

7 novembre 2006

La nouvelle vient de tomber , et elle a de quoi surprendre : Adobe vient de livrer à la fondation Mozilla le code source de sa machine virtuelle ActionScript (voir le communiqué de presse ici : Adobe and Mozilla Foundation to Open Source Flash Player Scripting Engine).

Quand on y regarde de plus près, et surtout entre les lignes, on se demande si Adobe ne serait pas en train d’abandonner la maintenance de son Flash Player au profit d’une dynamique open source.

Plusieurs facteurs sont à l’origine de cette décision :

  • La stratégie d’Adobe n’est pas le même que celle de feu Macromedia, comprenez par là que la gamme de produits d’Adobe est bien plus large et que ses centres de revenus (les vaches à laits) ne sont pas forcément liés à Flash ;
  • Les équipes d’Adobe ont bien du mal à assurer la maintenance du Flash Player (rappelons qu’il n’existe toujours pas d’adaptation de la version 9 pour linux) ;
  • Le marché des interfaces riches est en pleine croissance et l’offre d’Adobe (Flash / Flex) doit faire face à la concurrence d’autres approches technologiques comme Ajax, OpenLaszlo, Java Web Start, .Net , XUL… ;
  • Adobe concentre sa R&D sur Apollo, son logiciel hybride capable de lire du Flash, du PDF et du HTML.

Toujours est-il qu’Adobe vient probablement de montrer le premier signe d’une stratégie de retrait. La suite logique serait de livrer le code source du Flash Player, tout comme l’a déjà fait Netscape à l’époque avec son navigateur.

Si l’on rapproche cette stratégie de celle faite par IBM (de baser son environnement de développement Java sur Eclipse), la question que je me pose est la suivante : Quelle va être la capacité de la communauté des développeurs à absorber cette charge de travail ? Car il faut bien appeler un chat un chat : Adobe n’est pas une organisation philanthropique et son seul souhait est de faire supporter une partie des frais de R&D et de maintenance à la communauté du libre.

Quand on y réfléchi, ça commence à faire beaucoup de boulot tout ça : Firefox, Thundberbird, PHP, MySQL, Java, Eclipse… J’en oublie certainement une grande partie, mais il ne faut pas oublier que les bénévoles ne sont pas non plus de pigeons. Pour vivre, une communauté à besoin d’une dynamique, de leaders, d’animateurs… et tout le monde n’a pas un Tristan Nitot dans sa manche !

Bref tout ça pour dire que je suis très content pour la fondation Mozilla. C’est un très bon choix de la part de MacromediaAdobe que de “confier” son bébé à une organisation qui a fait ses preuves et qui dispose déjà de l’infrastructure nécessaire.

Dans cette histoire, le seul perdant pourrait être le format SVG soutenu par le W3C. Cependant, au vu des dernières évolutions du format Flash (qui en est à sa 9ème itération), on est en droit de se demander si l’animation vectorielle est encore au cœur de ce dernier… C’est sûr que comparé à Flash 9, SVG c’est comme un playmobil dans Prison Break (hé hé hé, elle n’était pas facile à placer celle là !).

Et vous, feriez-vous confiance à la fondation Mozilla pour reprendre le travail sur le Flash Player ?

MAJ (08/11/2006) : Les explications complètes sur le blog de Tristan Nitot : Adobe et Mozilla s’allient pour lancer le projet Tamarin. Heu… pourquoi avoir choisi ce nom de Tamarin ?

Microformats + RDF + OWL = GRDDL

25 octobre 2006

Le W3C vient de publier un draft d’une nouvelle spécification baptisée GRDDL : World Wide Web Consortium Releases First Version of GRDDL Specification. Le but de cette spécification est d’unifier les différents formats relatifs au web sémantique.

Le principe est le suivant : utiliser une norme commune (GRDDL) pour traduire tous les formats en RDF et assurer ainsi leur compatibilité :

Principe de fonctionnement du GRDDL

Pour vulgariser un concept assez dur à comprendre, l’équipe du W3C propose une série de cas d’utilisation : GRDDL Use Cases.

Je suis ravi de constater que le W3C assoupli un peu sa position et propose une solution pour faire cohabiter les différentes initiatives de formats de web sémantique.

Des interfaces riches accessibles au W3C

26 septembre 2006

Le W3C vient d’initier une démarche de normalisation pour l’accessibilité des interfaces riches : Roadmap for Accessible Rich Internet Applications, et c’est un très bonne nouvelle.

Le W3C avait déjà initié différents chantiers autour d’AJAX et des interfaces riches (voir à ce sujet mes précédents billets : AJAX en voie d’être légitimé par le W3C ? et Le W3C et les interfaces riches) sans toutefois intégrer de contraintes relatives à l’accessibilité.

Le document est assez long et indigeste à lire, mais il est question des XForms et de XHTML 2.

Et si vous souhaitez approfondir le sujet, je vous recommande également cet article sur la rédaction d’une charte ergonomique pour les applications en ligne : A Framework for Web Application User Interface Design Guidelines.

Pleins de menus chez Yahoo!

25 septembre 2006

J’ai déjà eu l’occasion de louer les mérites de Yahoo! et surtout de son équipe de concepteurs qui non seulement fait du très bon travail mais en plus partage le tout avec la communauté des développeurs.

Leur dernière publication en date concerne un ensemble de menus de navigation : Yahoo! UI Library: Menu.

Les menus de Yahoo! en action

Ces menus sont à priori accessibles (respect des critères d’accessibilité et des normes W3C, navigation au clavier, conformité au DOM…) mais cela mériterait un peu avis d’expert (Aurélien ? Matthieu ?).

AJAX en voie d’être légitimé par le W3C ?

6 avril 2006

On parle beaucoup d’AJAX en ce moment comme la technologie du futur. Mais saviez-vous que la brique technologique de base d’AJAX (l’objet XMLHttpRequest) était un composant ActiveX conçu par Microsoft ? Oui, bien sûr que vous le saviez.

Bon, toujours est-il que le rejeton de la grande famille web est en train de se faire reconnaître par le W3C (l’organisme de régulation et de standardisation de l’internet). La preuve avec cette ébauche de spécification : The XMLHttpRequest Object W3C Working Draft.

Avec ces spécifications, AJAX pourrait bien gagner ces premières lettres de noblesse. Si, en plus, des géants comme Yahoo! (avec sa User Interface Library) et Microsoft (avec son framework Atlas) s’y mettent, alors l’adoption sera bien plus rapide que prévue.

Tous à poil pour les standards web

4 avril 2006

Demain est un grand jour, c’est la première journée annuelle des naturistes du web : First Annual Naked Day.

Rassurez-vous, il est bien ici question de standards web et de qualité du code. Le principe est le suivant : demain (5 avril), les webmasteurs de la planète sont invités à désactiver leurs feuilles de styles CSS pour afficher une version brute de leur site (uniquement le HTML). L’objectif est de faire prendre conscience aux internautes de l’importance de la sémantique du balisage.

En gros, si vous utilisez une sémantique propre qui respecte les normes du W3C, alors votre site restera parfaitement consultable même sans feuille de styles. Par contre, si vous utilisez une sémantique exotique avec des balises détournées de leur fonction première et tout un tas d’astuces CSS alors vote site sera fortement pénalisé (la grosse honte !).

C’est en quelque sorte une journée porte ouverte où les visiteurs pourront juger de la qualité du code.

Bon, vous voilà prévenu : demain je désactive ma feuille de style. (via Gou Blog)

Google Page Creator : le retour des pages persos ?

23 février 2006

Aujourd’hui Google vient de lancer un service en ligne de création de sites web : Google Page Creator.

Petit tour du propriétaire

A première vue, l’interface de création de page semble simple à appréhender :

L'interface de création de page de Google

Idem pour l’écran de gestion des différentes pages :

L'interface de gestion de pages de Google

Pour voir le résultat final, ça se passe ici : fredcavazza.googlepages.com.

Google contre le W3C ?

Non, à priori pas trop de problème du côté du code qui semble lisible avec une sémantique à peu près propre. Je ne voudrais pas m’avancer trop, car un examen plus minutieux doit être fait pour auditer les pages un peu plus complexes générées avec cet outil.

Mais bon, inutile de chipoter : le code source des pages est plus propre que celui de 99% des sites web actuellement en ligne. Entre nous je ne pense pas que Google milite activement pour les standards web mais plutôt qu’il cherche à se simplifier la tâche de référencement et d’indexation (nous en reparlerons plus loin).

Bon et alors, c’est la révolution ?

Non, clairement pas. Le principe des pages persos n’est pas nouveau. La possibilité d’éditer des pages en ligne n’est pas nouvelle non plus (les wikis en sont un très bon exemple). Admettons que la grande nouveauté de ce service est de donner accès aux débutants à un outil de création de site.

Notons au passage des petites fonctionnalités révolutionnaires comme la sauvegarde automatique des pages en arrière plan (déjà présent dans GMail) ou encore les nombreux gabarits de page (template en anglais mais qu’ils ont choisi d’appeler look pour simplifier).

Mais ce nouveau service appelle une question : à qui va-t-il servir ?

Quid des blogs ?

Et oui, a-t-on besoin des pages persos maintenant que les blogs se sont à peu près démocratisés ? En fait la réponse est simple :

  • si vous avez des choses à dire qui tiennent en quelques pages et qui ne bougent pas trop dans le temps, alors ce service est pour vous ;
  • si vous souhaitez prendre la parole dans la durée, alors c’est un blog qu’il vous faut.

Pages persos et blogs sont deux modes de communication différents. Vous pouvez faire des pages persos avec un moteur de blog ou faire un blog avec un éditeur de page persos. Mais bon, comme ils possèdent également Bloggeur

Mais alors à qui va servir ce service ?

Aux autres services de Google bien sûr ! Car à y regarder de plus près :

  1. pour avoir accès aux pages persos il faut créer un compte Google (donc GMail, GTalk, GPay…) ;
  2. cet outil va potentiellement servir à alimenter ou compléter les petites annonces de Google Base.

Est-ce que l’on peut interpréter cela comme une tentative de Google de rattraper son retard sur Yahoo (avec sa myriade de services) ou Apple et son tout nouveau iWeb ? Peut-être…

Est-ce que cela peut présager la sortie prochaine d’une suite bureautique en ligne ? Peu envisageable !

Est-ce que cela va concurrencer les blogs ? Aucune chance !

Est-ce que les pages créées avec l’outil de Google seront mieux référencées ? Oui, très certainement. De toute façon Google stockait déjà en cache la majeure partie des pages publiées sur internet, donc comme ça… c’est déjà fait !

Conclusion

Difficile de deviner quelles sont les motivations réelles de Google avec ce service ni ce qu’il nous réserve pour l’avenir. Je pense ne pas avoir pour l’instant le recul nécessaire pour anticiper une réussite ou un échec de ce service. Attendons et observons…

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