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Célibatantes + Second Life = Girl’s Night Out

Le réseau social iVillage qui réservé aux filles (les célibatantes pour celles et ceux qui connaissent Le Journal de Bridget Jones) vient de lancer une initiative très intéressante : organiser des soirée entre filles dans Second Life. Cette initiative possède même un blog pour accompagner son lancement : Girl’s Night Out.

Une soirée entre filles dans Second Life

Je trouve cette initiative particulièrement rusée car elle ne coûte pas grand chose à la communauté (il faut juste une animatrice pour organiser et conduire la sortie) et peut rapporter des revenus intéressants en affiliation (puisque ces virées entre filles sont jalonnées de pauses shopping et autres occasions de dépenses).

Bref, c’est un bon exemple à suivre. Et pour ceux qui doutent encore de l’intérêt d’étudier cet univers virtuel, je peux également vous proposer l’article suivant : Calculating the ROI of Second Life.

(via Springwise)

Et tant qu’on parle des réseaux sociaux de niche, je vous en propose d’autres ressources :

Le retour de la bulle spéculative

Oui, je suis intimement convaincu qu’il va bien y avoir une nouvelle bulle spéculative, mais pas forcément là où on l’attend. Ce n’est ni sur le Nasdaq, ni sur Alternext (notre équivalent européen), la seconde bulle internet aura lieu dans Second Life.

Pour ceux qui découvrent Second Life, un univers virtuel persistant, sachez que les concepteurs ont tout organisé pour qu’une activité économique fertile s’y développe. Et quand on y réfléchit bien, tous les ingrédients d’une surchauffe sont présents :

  • un intérêt croissant de la part des médias et des grandes marques ;
  • une armée d’opportunistes et de spéculateurs (à l’image de cette chinoise qui a engrangé plus d’1 million de $ et qui emploie 25 personnes) ;
  • un marché immobilier qui s’affole ;
  • une monnaie qui connait une forte inflation (le L$).

Pour vous en convaincre, jetez donc un coup d’oeil à l’évolution du taux de change L$ / US$ sur le LindenX Market :

Evolution du taux de change L$ / US$

Moralité : si vous êtes joueur et que vous avez un peu d’argent à investir, investissez-le dans Second Life. Par contre entendons-nous bien : n’investissez pas plus que ce que vous pouvez vous permettre de perdre.

Alors oui, tout cela sent encore beaucoup trop le précipité et le retour de la bulle, mais au moins je vous aurai prévenu !

Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur Second Life, je vous recommande ces deux sources :

Ah, au fait, si vous me cherchez dans Second Life, mon pseudo c’est Fred Cardozo (et oui, ça fait un peu mafieux mais on ne peut pas choisir !).

Une troisième vague d’invasion de Second Life ?

Si vous suivez un peu l’actualité de la blogosphère (et ce blog), vous avez sûrement entendu parler de Second Life, un univers virtuel qui prend beaucoup d’ampleur en ce moment surtout auprès des annonceurs (pour celles et ceux qui souhaitent combler des lacunes, je vous recommande ce dossier : Second Life Tour). Pour faire court, disons que toutes les marques qui souhaitent rajeunir et dynamiser leur image se doivent d’être présentes dans Second Life : American Apparel, Nike, Adidas, Toyota, Budweiser, Pontiac, Starwood… de nombreuses marques ont déjà franchi ce cap.

S’en est suivie une seconde vague d’implantations avec des acteurs plus institutionnels comme IBM, Reuteurs, Wells Fargo ou de nombreuses agences d’évènementiel et de RP.

Il semblerait que nous entrions maintenant dans une troisième vague de conquête avec l’affichage sur des sites institutionnels d’un lien de téléportation dans Second Life. Exemple sur le site de Dell qui propose un accès à son showroom dans Second Life sur sa page d’accueil :

La page d'accueil de Dell

Peut-être allons-nous voir l’apparition de fonctionnalités inédites comme des Virtual Store Locator : non pas des localisateurs virtuels de boutiques, mais plutôt des localisateurs de boutiques virtuelles dans des univers comme Second Life, Entropia Univers, There, Habbo Hotel, CyWorld, CityPixel

A votre avis, qui sera le prochain à envahir Second Life :

  • Areva pour y implanter une centrale nucléaire virtuelle ?
  • Le Parti Socialiste pour y ouvrir une permanence virtuelle avec des avatars de militant ?
  • Le syndicat des agriculteurs pour y installer un marché virtuel de fruits et légumes bio ?

Vers un web 3.0 ?

A peine le web 2.0 et ses concepts disruptifs commence-t-il à révéler son réel potentiel que l’on commence déjà à parler de la prochaine itération : le web 3.0.

Ce mystérieux web 3.0 est-il une réalité aujourd’hui ? Non, pas du tout. Est-il opportun d’en parler dès maintenant ? Oui, car les fondements d’une ère nouvelle pour les services en ligne sont en train d’être façonnés.

Pour mieux comprendre et appréhender les enjeux de cet (hypothétique) web 3.0, il me semble important de revenir sur les anciens modèles, de les comparer avec les modèles actuels et de se projeter dans un avenir proche.

Web 1.0 : une expérience intégrée

La première version moderne du web, celle que nous avons connu à la fin des années 90 (je fais abstraction des débuts laborieux de l’internet), correspond schématiquement à une expérience intégrée de bout en bout par de gros acteurs.

Vue schématique du web 1.0

Si nous prenons comme exemple le choix et l’achat d’un produit culturel (livre ou CD), une des expériences les plus complexe en ligne, nous constatons que des acteurs comme Amazon étaient présents sur l’ensemble de la chaîne de valeur :

  • La découverte dans les têtes de rubriques et sous-rubriques ;
  • La validation avec les notes et avis des autres utilisateurs ;
  • L’achat avec la liste de souhaits ou le panier ;
  • Le paiement qui est intégré au site.

Web 2.0 : une expérience collaborative et déstructurée

Si l’on se place maintenant dans la peau d’un internaute averti (les fameux power user), il dispose d’une palette bien plus large de sources d‘informations et de services marchands. Ces derniers sont autant de nouveaux maillons de la chaîne de valeur qui viennent se substituer aux précédents.

Vue schématique du web 2.0

L’expérience de l’utilisateur tout au long de son achat sera complètement déstructurée :

  • La découverte d’un produit peut se faire sur des blogs ou des réseaux sociaux affilié, sur des moteurs de recommandations comme Pandora ou au sein de communautés d’achat comme ShopWiki ;
  • La validation d’un choix peur se faire sur des portails de social shopping comme Crowdstorm ou sur des sites spécialisés comme LibraryThing (pou les livres) ou Yahoo! Tech (pour les gadgets technologiques) ;
  • L’achat peut se faire sur des boutiques en marques blanches comme celles que propose Amazon (aStore), eBay (eBay Stores) ou encore Zlio ;
  • Le paiement peut enfin être déporté sur des systèmes d’encaissement comme ceux de PayPal ou de Google Checkout.

Web 3.0 : une expérience immersive et étendue

En anticipant une montée en puissance de services innovants qui commencent à voir le jour, il est possible d’identifier encore de nouveaux maillons pour une chaîne de valeur qui ne se limitera plus au web.

Vue schématique du web 3.0

L’expérience d’achat de l’internaute sera d’une part plus immersive mais surtout plus étendue à d’autres domaines que le web :

  • La découverte de produits pourra se faire dans des univers virtuels (comme ceux d’Habbo Hotel ou de Second Life), dans des jeux en ligne (comme dans World of Warcraft ou le Xbox Live) ou à l’aide de widgets (comme ceux proposés par le Dashboard d’Apple ou Yahoo! Widget) ;
  • La validation des produits serait fondée sur des services indépendants qui s’appuieraient sur des systèmes de gestion universelle de la réputation des prescripteurs (comme ceux de BazaarVoice, iKarma ou Rapleaf) ;
  • L’achat pourrait se faire à l’aide d’un mashup marchand comme celui de Cooqy ou à l’aide d’applications marchandes connectées comme le Mozilla Amazon Browser) ;
  • Le paiement pourrait enfin se faire directement au sein du système d’exploitation (en exploitant le futur CardSpace de Vista), sur d’autres terminaux (comme les mobiles à l’aide de PayPal Mobile) ou à l’aide de moyens de paiement qui sont utilisés dans les univers virtuels (en Linden Dollars par exemple puisque des banques vont prochainement proposer des services bancaires dans Second Life).

Et le web sémantique ?

A la base de ces réflexions sur le web 3.0, il y a un article publié sur le NY Times : Entrepreneurs See a Web Guided by Common Sense. Cet article nous décrit le web 3.0 comme un web sémantisé. Vision intéressante mais faussé : il est important de rappeler que les principes (et technologies) du web sémantique n’ont pas attendu le web 3.0 pour se développer et se perfectionner. Voilà de nombreuses années que le RDF est exploité comme meta-langage et que de nombreuses autres initiatives permettent de structurer l’information : pour la syndication, les formulaires, le reporting financier, l’identité numérique ou encore les microformats.

Sémantiser le web est une entreprise titanesque et il faudra de nombreuses années (décennies ?) pour y arriver, d’autant plus qu’avec les progrès réalisés par les moteurs de recherche ou les bases de données, il est tout à fait possible d’apporter les mêmes bénéfices que ceux cités dans l’article.

Pour finir, rappelons que la couche sémantique de l’information présente surtout un gros potentiel pour les systèmes informatiques, comprenez par là que les utilisateurs (ceux qui sont à l’origine de la révolution du web 2.0) n’y trouvent pas forcément d’intérêt.

C’est pour quand le Web 3.0 ?

Pour l’instant il est encore beaucoup trop tôt pour pouvoir faire une prévision fiable, d’autant plus que ma comparaison ne prend en compte que la facette marchande du web (ce qui est loin de refléter sa richesse). Vous trouverez une version plus grande de ce schéma ici : Web 3.0.

Ce qui est certain par contre, c’est que nous allons progressivement déporter une partie des services que nous utilisons sur le web vers notre poste de travail (à l’aide de widgets ou de RDA) ou vers nos terminaux mobiles. De même, la gestion de notre identité numérique va prendre une place bien plus importante.

Notre mode de consommation de l’information ou des services en ligne va donc s’éloigner du web (et ses pages HTML) au profit de l’internet (et ses applications connectées). Il serait donc plus juste de parler d’internet 3.0 plutôt que de web 3.0.

Je vous donne donc rendez-vous dans un an ou deux pour vérifier si cette prédiction se réalise ou si nous évolueront vers des services encore plus sophistiqués.

Trouver votre future copine dans un univers virtuel (ou presque)

Le jeux en ligne multi-joueurs (comme World of Warcraft, Everquest…) de même que les univers virtuels (comme Habbo Hotel, Second Life…) sont de véritables pièges qui vous mangent tout votre temps libre et surtout toute vie sociale.

A moins qu’un service vous permette de joindre l’utile (continuer à jouer et faire progresser son personnage) à l’agréable (retrouver une vie sociale). Et c’est là que les réseaux sociaux de rencontre entre joueurs rentrent en scène :

  • Warcraft Social Networks, une extension de World of Warcraft qui permet de trouver un conjoint qui partage la même passion que vous ;
  • Habbo Home, un service qui vous permet d’exister en dehors de l’hôtel et d’avoir une page personnelle à la MySpace (plus d’infos ici : Habbo Hotel To Launch Habbo Home, et des exemples de pages personnelles ici et ).

Alors, est-ce qu’avec ça vous voyez les univers virtuels sous un nouvel angle ?

Tout le monde fait son show dans Second Life

J’ai déjà eu l’occasion de parler de Second Life, un univers virtuel dans lequel il se passe plein de choses intéressantes (voir notamment mon précédent billet : Une conférence virtuelle sur le marketing des mondes virtuels).

Hé bien figurez-vous qu’il s’y passe surtout plein de choses pour les marques et même les personnalités :

  • De nombreuses marques sont présentes dans cet univers virtuel : American Apparel a ouvert une boutique virtuelle, Starwood y a implanté un hôtel, et il n’est pas rare d’y croiser des hôtesses Budweiser ou des véhicules de la marque Scion (Toyota)

L'hôtel Starwood dans Second Life

  • U2 et Duran-Duran y ont fait des concerts

U2 en concert dans Second Life

  • L’ancien gouverneur de Virgine Mark Warner y fait campagne

L'ancien gouverneur Mark Warner dans Second Life

  • L’agence de relation publique Text100 y a ouvert un bureau permanent ;

Le bureau de l'agence Text100 dans Second Life

  • La banque Wells Fargo y a aménagé en île entière pour éduquer financièrement les habitants (retirer de l’argent à un distributeur, louer un jet-ski…).

Un distributeur à billet de la banque Wells Fargo dans Second Life

C’est vraiment stupéfiant de constater la rapidité des marques (et même de grandes institutions comme des chaînes d’hôtel ou des banques) à s’approprier ces nouveaux territoires de communication. A quand une Clio ou une Freebox dans Second Life ? Ces univers virtuels (Second Life, Entropia Univers, There, Habbo Hotel, Cyworld…) apportent un souffle nouveau aux marques souhaitant pénétrer des marchés très hermétiques aux médias traditionnels (TV, presse…).

Vous verrez que dans quelques mois on parlera de virtual media planning.

Tiens au fait, ça vous dirait de se faire une petite rencontre virtuelle un de ces quatre ?