Social Networks + Casual Games = Social Games

J’ai déjà eu l’occasion de vous parler des redoutables plateformes de jeux en ligne Sud-coréennes, des MMO avec une couche sociale (cf. Réseau social + univers virtuel + jeu en ligne = $), mais il semble qu’une nouvelle catégories de jeux en ligne commence à prendre de plus en plus d’importance : les social games, des simili-réseaux sociaux avec une couche de jeux.

Pour être plus précis, les social games peuvent être définis comme des jeux en ligne intégrant une très forte dimension communautaire (au point que les jeux n’ont aucun intérêt pour un joueur isolé). Si vous vous sentez d’humeur à débattre sur la terminologie, je vous renvoie sur cet article : What Makes Gaming Social?

Rappelons également que les social games sont considérés par les analystes comme une niche à très forte valeur ajoutée (faible coût de développement et forte marge fondée sur les micro-transactions de biens et services virtuels) : Social Gaming Pwns The Industry et The Truth About the Biz of Casual Games.

Pour illustrer tout cela je vous propose de découvrir quelques exemples que l’on peut scinder en trois sous-catégories : les portails de casual games, les plateformes de social games et les jeux sociaux hébergés.

Portails de casual games, qu’importe les jeux du moment qu’ils soient sociaux

Connaissez-vous les casual games ? Mais si enfin, ce sont ces jeux sans prétention qui occupent vos temps morts (course de voitures, tire au pigeon…). Certains se sont fait une spécialité de ce type de jeux en les agrégeants des des portails : Kongregate, Cafe, Pogo

Pogo

 

Outre un catalogue de jeux très large, ces portails proposent également un certain nombre de fonctionnalités sociales : profils, listes d’amis, meilleurs scores… certains poussent la logique encore plus loin avec des systèmes d’avatars comme les MiniMe de Cafe ..

MiniMe

 

L’objectif de ces portails est de créer de l’émulation de groupe et de la viralité autour de jeux variés et de drainer une audience toujours plus large avec un modèle de revenus fondés sur la publicité. Les jeux ne peuvent être joués qu’en ligne, donc nous sommes sur un principe d’achat d’espace avec un ciblage lié au type de jeu (plutôt masculin ou féminin, plutôt jeune ou pas…).

Dans ce domaine là, c’est très certainement Shockwave.com qui avait montré l’exemple il y a de nombreuses années. Heureusement la relève est déjà là avec des portails à très fort trafic et grosses ambitions.

Prochaine étape : des jeux exportables sur les blogs (via des widgets) qui permettraient de jouer à plusieurs par blogs interposés.

Plateformes de social games, un premier pas vers des OS en ligne dédiés ?

Pour ceux qui seraient passé à coté, je préfère vous prévenir tout de suite : ne cliquez pas sur ce lien et ne vous inscrivez surtout pas sur le site ImInLikeWithYou. Pourquoi ? Tout simplement parce que cette plateforme est terriblement addictive. Plateforme ? Oui tout à fait dans le mesure où tout dans l’interface est là pour vous rappeler la métaphore graphique du bureau sur lequel repose un certain nombre d’applications (carnet d’adresses, messagerie…) :

ImInLike2

 

Ce qui frappe d’emblée sur ce service c’est l’omniprésence des fonctions communautaires : listes d’amis… Mais l’intérêt de cette plateforme est avant tout de sociabiliser au sein de la communauté au travers de jeux comme ‘Dessiner c’est gagner‘ ou ‘Tetris‘ qui se jouent bien évidement à plusieurs simultanément :

ImInLike1

 

Et c’est là où la force de la plateforme réside : créer de l’émulation communautaire au travers de parties informelles, et ça fonctionne très très bien. Il y a également des fonctions sociales plus classiques qui reposent sur la publication et le partage de photos, de vidéos, de musique… mais le cœur du système est centré sur les jeux.

Autre exemple avec Doof, une plateforme à l’approche graphique similaire (qui simule un bureau et des fenêtres applicatives :

Doof

 

Ici le concept est différent dans la mesure où tout repose sur les paris : les jeux sont en libre accès mais il faut parier pour pouvoir jouer avec les autres. Et tout est prévu pour vous y inciter : les tableaux de high-scores, les profils…

Là encore le « minimal social » est assuré avec les classiques listes d’amis et autres invitations. Sur cette plateforme la monnaie virtuelle est parfaitement exploitée : elle est omniprésente mais jamais de façon intrusive ou vulgaire (« Insert coin« ).

Jeux sociaux hébergés, les futures stars des réseaux sociaux ?

Autre stratégie : Des jeux en ligne qui viennent se greffer à un réseau social (Facebook, Bebo, Myspace…). Cette forme de jeux en ligne n’a été rendu possible que par l’ouverture de plateformes d’hébergement d’applications aux éditeurs tiers (à l’image de la célèbre Facebook Platform). Encore uen fois j’attire votre attention sur le fait que cette niche attise la curiosité de nombreux investisseurs : Is Facebook Gaming The Next Big Thing?.

Certains éditeurs se sont ainsi fait une spécialité de ces jeux : SGN, Three Rings ou encore Zynga.

3rings

 

Concrètement, vous installez l’application et vous invitez d’autres joueurs de votre réseau à des parties asynchrones. Et c’est là où réside la force de ces jeux : ils sont beaucoup moins sophistiqués et gourmands que les jeux multijoueurs en temps réel comme ceux de ImInLikeWithYou mais ils proposent des parties tout aussi intéressantes.

On retrouve ainsi dans le top10 des applications Facebook des social games comme Texas Hold’em ou Scrabulous. Loin derrière vous retrouvez des jeux plus difficiles d’accès mais tout aussi addictifs comme Warbook (un simili MMORPG).

Une approche complètement différente pour les éditeurs de ces jeux qui n’ont pas à supporter les frais d’hébergement et qui profitent de l’effet réseau pour la prolifération.

Quid du modèle économique ?

Et c’est encore et toujours la même question qui revient : comment gagner de l’argent ? Ce à quoi je répondrais par une autre question : Est-ce si important ? Ou du moins : Est-ce le seul objectif ?

Hé oui, car nous sommes maintenant dans l’économie de l’attention : celui qui a l’audience a la pouvoir. Le pouvoir de quoi ? Le pouvoir de faire vivre à un membre une expérience ludique et sociale. Après ça, il existe différents scénarios de monétisation mais la première étape obligatoire est maintenant d’attirer l’attention et de se créer un fond d’audience (les problématiques de monétisation viendront plus tard). Non ne riez pas, dois-je vous rappeler que des services incontournables comme YouTube ou MySpace viennent à peine de comprendre comment gagner de l’argent (sans pour autant être rentables) ? Et je vous signale également que d’autres sont toujours en train de chercher (Twitter, Facebook…).

Bref, tout ça pour vous dire que les social games sont la preuve d’un retour en force des éditeurs US sur le marché des jeux en ligne à dimension communautaire (ils avaient beaucoup de retard sur les éditeurs asiatiques).

Difficile pour l’instant de dire qui va prendre le dessus dans ces 3 sous-catégories, en tout cas je suis intimement convaincu que les jeux en ligne seront le prochain levier dont les médias sociaux ont besoin pour maintenir leur croissance.

Et le pire dans tout ça, c’est que je n’ai même pas abordé les mobile social games !

Social Media Landscape

Did you notice that the « Web 2.0 » term was outdated? One can say that after months (years?) of overselling the « 2.0” » stuff, it begins to fade. Now, modern marketers talks about « Social Media« . Because with always newer services, always more sophisticated concepts, copycat, mashups of mashups… it really begins to be confusing. This is why it was important to divide this big « ratatouille 2.0 » into smaller meta-concepts to ease the understanding (Enterprise 2.0, Social Shopping, Social Medias…).

But have we taken the time to define what social media is? This is my point: to provide you with a definition and give an overview of what it relates to.

Let’s publish, share and sociabilize!

In « Social Media » there is « Media« , which means that social media are digital places for publication.

In « Social Media » there is « Social« , which implies sharing (files, tastes, opinions…) but also social interactions (individuals gathering into groups, individual acquiring notoriety and influence…).

Yes, you get the point: social media are places, tools, services allowing individuals to express themselves (and so to exist) in order to meet, share…

Infinity of tools and services

The main characteristic of social media is audience fragmentation: sources (hundreds of millions of blogs, wikis, forums…) as well as tools.

Those tools can take various forms (more or less sophisticated) and fulfill various needs, previously existing or not (yes, I’m talking about Twitter). The following chart illustrates the richness and diversity of social media:

SocialMediaLandscape

As you can see, those different tools and services can be grouped into categories:

Wow, that’s a lot of services to try! Now that the frame is set, it is time to analyze this phenomenon and to try to envision what will comes next.

There was a life before Facebook and there will be one after

Online communities didn’t wait for Facebook to gather and sociabilize within online forums. Bear in mind that a tool in itself is not able to create a community, only members can. Or to be more precise: the capacity of members to find new subjects and interaction modes.

So yes, Facebook is (still) hype, but history has shown us that audience can easily move from one service to another (remember Friendster?).

There is no tool to rule them all

Even if audience metrics show supremacy from large platform like MySpace, Facebook or even Cyworld in South Korea, global services which embrace multiple meta-functions (publishing, sharing, social networking…) are exposing their members to information overflow.

So even if audience is dominated by big players, niche players are growing fast.

You cannot hide anymore

Whether you want it or not, conversations occur with or without you. What you have to understand is that it is highly illusionary to think you can control your brand by restricting blog usage from your employee or by avoiding social networks.

Your brand does not belong to you anymore, it only exist in customers’ mind, which are massively present in blogs, forums, wikis, social networks… So you have to choose between suffering and benefiting from online conversations. That is why it is important to name a social media champion within your organization (just choose the right job title: Community planner, Social media manager, Community architect, Social analytics expert…).

Which KPIs?

Getting closer from your customers / prospects is a nice objective, but you first have to figure out which customers / prospects you want to be closer to. So you will quickly be in need to evaluate the real potential of those various nanomedia. This evaluation has to rely on dedicate metrics which are tailored to the constraints and specificity of social media.

Furthermore, if you wish to touch opinion leaders (influencers), you will have to qualify them in order to identify those with the more potential. This is where social metrics are relevant.
Such social metrics already exist and are used on various social platforms:

  • For blogs (age, audience, popularity, RSS feed subscribers, RSS subscribers / visitors, comments per post…)
  • For microblog (total tweets number, average tweets per day, followings / followers…)
  • For social networks (profile richness, age, friends number, friends of friends number…)

And if you wish to go faster and « invest » in social leaders, there are also various KPIs based on influence: pay-per-post, pay-per-tweet, pay-per-acquisition…

This is a long journey (but you still can achieve it)

Do not panic, we are only beginning to observe the rise of social media (and there conquest by marketers). There is stile a lot of territories to conquer for the most audacious of you. Bear in mind that social media consumers are indulgent with creative initiatives.

So let me sum this up:

  1. Test and experiment the richness of social media (remember: Facebook is only the tip of the iceberg)
  2. Try to understand social mechanisms (motivations, fears…)
  3. Name a social media champion in your organization (his first job: set up an observatory to assess your brand ‘s presence in social media)
  4. Define a social translation of your brand’s strategy (positioning, targets, value proposition, differentiation points…)
  5. Identify relevant media (social platform) and the right ambassadors (micro or nanocommunity)
  6. Jump in the water!

This is it. Let me remind you once again that you do not engage too much responsibility by experimenting new social campaigns (except for bugs attack). Bear in mind that social media is all about conversations and guess what: you can / should / have to be part of them.

Toujours plus de réseaux sociaux

Autant vous prévenir tout de suite : vous n’avez pas fini d’entendre parler des réseaux sociaux. De toute façon Charlene Li a prévenu : « Social networks will be like air« .

Alors qu’il est déjà l’heure de faire le bilan de la première année de la Facebook Plateform et qu’ils nous preparent un refonte en profondeur du service (Screenshots of Facebook’s new design and all the old ones too et Facebook New Profile Dev Sandbox Now Live), je vous propose donc ce soir d’élargir votre horizon « social » à d’autres services et habitudes de consommation des médias sociaux :

Ouf, ça en fait des services à tester ! En tout cas cela pourra éventuellement vous divertir des ces lassantes conversations intra-bloggosphériques sur les ratés de Twitter (What’s Killing Twitter: Twitter Gets Help Digging its Grave) ou sur la montée en puissance de FreindFeed (It’s Time For FriendFeed To Kill Twitter).

Ouverture des réseaux sociaux, la route sera longue…

Décidément, pas une semaine ne passe sans que l’on nous annonce une nouvelle révolution sociale. Ce mois de Mai s’annonce tout de même comme une très bonne cru avec pas moins de trois annonces majeures dans le domaine de l’intéropérabilité des réseaux sociaux.

Data Availability : un pas en avant, deux pas en arrière

Contre toute attente, c’est donc MySpace qui a ouvert le bal avec le lancement de Data Availbility, une initiative visant à partager les données des membres de My Space avec les services partenaires (Yahoo, Ebay, Twitter). Comprenez par là que MySpace ouvre une partie de son système d’information pour laisser d’autres services accéder au profil des membres, à leurs photos, à leurs vidéos et à leur liste d’amis. Plus d’infos ici : MySpace Embraces DataPortability, Partners With Yahoo, Ebay And Twitter.

A priori une belle preuve d’ouverture mais à posteriori une belle démonstration de verrouillage des membres : « Laissez donc vos données personnelles chez moi (et moi seul) pour que les autres services puissent y accéder (et vous rendre encore plus dépendant)« .

Même si les mécanismes proposés sont suffisamment sophistiqués pour autoriser de la synchronisation de listes d’amis ou du mashup social, je ne peux que rester méfiant vis à vis de cette annonce. Il existe en effet un groupe de travail qui a été créé pour traiter de ce genre de questions (Data Portability), pourquoi vouloir faire cavalier seul ? En fait la réponse à cette question se trouve dans le nom de l’initiative : dans Data Portability il y a « portage » alors que dans Data Availability il y a « disponibilité« , et c’est bien là où la différence se trouve : ce projet ne vous permet de sortir vos données personnelles pour les mettre ailleurs, elle permet juste à d’autres services d’y avoir accès.

Voilà donc une belle illusion d’ouverture que nous offre MySpace. Pour en savoir plus, je vous recommande la très bonne analyse suivante : Thoughts on Data Portability.

Facebook Connect : « On a merdé mais ça va s’arranger »

Piqué au vif, Facebook propose dans la foulée (et en catastrophe) une initiative équivalente (Facebook Connect) qui va offrir la possibilité de connecter son compte Facebook à des sites et services partenaires pour leur faire bénéficier du levier social. Encore de biens belles promesses où l’on nous parle de « Real Identity » et de « Dynamic Privacy« . Mouais… venant de la part de Facebook, c’est un peu comme si le gouvernement chinois nous faisait la leçon sur les droits de l’homme et la liberté d’expression. Plus d’infos ici : Facebook Answers To MySpace With Facebook Connect.

Mais ne soyons pas trop critique, Facebook Connect est un peu comme une extension de la Facebook Platform qui donnerait la possibilité de déployer des applications sociales à l’extérieur de leur fameuse plateforme (prévoyez une avalanche de notifications).

Si vous savez lire entre les lignes, vous comprendrez que cette annonce est un constat d’échec pour Facebook : ils se rendent compte que leur technologie propriétaire (le FaceBook Markup Language) n’était pas forcément une bonne idée et qu’ils n’ont pas su atteindre la masse critique d’utilisateurs pour s’affirmer comme un standard de facto.

Je vous recommande ainsi la lecture de deux articles :

Pire, certains y voient également un aveu de faiblesse concernant la plateforme technique (qui a visiblement du mal à tenir la charge) et un moyen détourné de ne pas avoir à investir trop d’argent trop vite pour la remettre à niveau. La démission récente du fondateur et directeur technique ne serait pas un hasard : Rising Cost of Facebook Infrastructure; CTO Resigns.

Vous en rêviez ? Moi non plus !

Sans vouloir jouer les rabat-joie (quoi que un peu quand même), j’anticipe un retour de flamme de la part de la communauté qui pourrait plus craindre les dangers de cette initiative plutôt que d’en apprécier les bénéfices (lire à ce sujet : I Don’t Like Chocolate with My Peanut Butter or Why I Don’t Want a Social Graph).

J’imagine que mettre en oeuvre de telles solutions techniques est un véritable challenge technique, mais est-ce réellement ce que les utilisateurs demandent ? Encore une fois, le groupe Data Portability est réellement sur la bonne voie, pourquoi chercher à prendre des chemins détournés ?

Google Friend Connect : Et vous pensiez échapper à OpenSocial ?

Suite à ces deux annonces, Google enchaîne et dévoile son plan : Google Friend Connect. Pour les détails, c’est ici : Google Friend Connect Tries to Strangle the Social.

Il s’agit donc d’une approche inverse puisque ce Friend Connect va servir à exporter les données et applications sociales. C’est en quelque sorte un moyen de widgetiser le graphe social en injectant une dimension sociale là où il n’y en a pas (cf. Google brings Friend Connect to the masses).

Une stratégie très maline de la part de Google qui choisit de boxer dans une autre catégorie que MySpace et Facebook (normal dans la mesure où Orkut ne décolle pas en Amérique de Nord ou en Europe).

Quelques réflexions à replacer dans un contexte plus global

Passé l’effet d’annonce des ces 3 initiatives, je pense qu’il est temps de prendre un peu de recul et de replacer tout ceci dans un contexte plus large pour ce rendre comte de la supercherie :

  • C’est Yahoo qui a tiré le premier en annoncant le support d’Open ID il y a déjà quelques mois (et même Microsoft dans une certaine mesure avec son très ambitieux Live Mesh) ;
  • Attention aux dérapages éventuels. Cette triple ouverture ne fait qu’accroitre l’urgence de définir une charte des droits sociaux à laquelle les géants des média sociaux devraient souscrire (lire à ce sujet l’ébauche suivante : A Bill of Rights for Users of the Social Web) ;
  • Quid des revenus ? C’est bien beau tout ça, mais est-ce que ça va amener de l’argent dans les caisses (de la marge, pas du C.A.) ? Très difficile à dire pour le moment, même si l’on entrevoit des possibilités intéressantes (Some benefits of Data Portability for online shoppers) ;
  • Où sont les vrais standards ? Même si ces 3 initiatives font avancer les choses, nous sommes encore bien loin d’avoir un contrôle réel sur notre social graph (cf. Data Availabity, Data Connections, Data Data Everywhere).

Bref, un bon début mais la route reste encore longue.

L’avenir des réseaux sociaux selon Forrester

Le mois de Mars 2008 a été très riche en conférences (surtout aux États-Unis). Il y a d’abord eu le SXSW (South by SouthWest) (compte-rendu en français ici : SXSW la conférence atypique que les Européens n’ont pas encore découvert) et le très attendu Graphing Social Patterns, la grande messe des médias sociaux organisée par la maison O’Reilly.

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C’est au cours de cette conférence que Charlene Li de Forrester Research a fait une présentation particulièrement inspirée sur l’avenir des réseaux sociaux : The future of social networks: Social networks will be like air :

Au-delà de ce diaporama, je vous propose un résumé des points-clés (qui s’appuie également sur ce billet : The Future of Social Networks at Graphing Social Patterns) :

  • Les réseaux sociaux vont connaitre un essor spectaculaire et devenir omniprésents ;
  • La gestion de l’authentification ainsi que des profils multiples va devenir une problématique récurrente (et des technologies comme OpenID ne résolvent qu’une petite partie du problème) ;
  • Il va devenir urgent de définir un cadre rigoureux de protection et/ou d’exploitation des données personnelles (c’est là où le Bill of Rights for users of the Social Web prend toute son importance) ;
  • La notion de social graph est encore largement usurpée dans la mesure où nos relations sociales réelles sont bien plus riches que ce que nous dévoilons sur nos profils (et cela ne risque pas de changer dans les prochaines années) ;
  • La constitution d’un réseau d’amis et de relation se fera de façon beaucoup plus fluide et permettra d’importer des contacts de différents services ou terminaux (téléphones portables…) ;
  • Nous n’en sommes qu’au tout début de l’exploitation des plateformes d’hébergement d’applications ou de services (tout reste à faire / trouver / expérimenter) ;
  • Les acteurs majeurs du web (Google, Yahoo!, Microsoft, AOL…) ne vont pas tarder à entrer sérieusement dans la danse ;
  • Le modèle économique des réseaux sociaux (et de leur écosystème) reste encore à trouver, il sera visiblement fondé sur l’influence des membres et sur les transactions dont ils seront à l’origine (peut-être cela se traduira-t-il par une « valeur sociale » ou « personal CPM« ) ;
  • Il existe déjà de nombreuses start-ups qui cogitent sur ce dernier point pour trouver le juste équilibre qui conviendra aux membres, aux annonceurs et aux réseaux.

Tout ceci me conforte dans ma prédiction d’indicateurs spécifiques aux médias sociaux.