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Nouvelles technologies et nouvelles tendances à la CCIP

Je vais intervenir jeudi prochain à une conférence organisée par la CCIP sur le thème des nouvelles technologies et des nouvelles tendances de l’internet. J’y parlerais entre autre chose d’innovations, des wikis, des blogs, des services mobiles, de la voix sur IP, des réseaux sociaux, des microformats, du web sémantique, des interfaces riches et même de celui-dont-on-ne-doit-pas-dire-le-nom.

Cette manifestation gratuite se déroule dans le cadre du Préau (un centre de ressources et d’accompagnement pour la mise en oeuvre des Technologies de l’Information et de la Communication dans l’Education et la Formation) et si vous souhaitez voir le programme, ça se passe ici : Les Jeudi du Préau.

En prime, Loïc Lemeur devrait intervenir juste après moi sur le thème des blogs et des podcasts. Ça tombe bien, comme ça il pourra m’expliquer comment ça marche les podcasts. Parce que j’ai beau écouté mon iPod, y’a que de la musique dedans…

MAJ (12/10/2005) : Tristan Nitot va également participer à cette conférence. Quel honneur pour moi de m’exprimer sur la même estrade que ces deux figures de la blogosphère française. Mais bon… ce qu’on ne dit pas c’est que Môsieur Tristan m’oblige à raccourcir ma présentation de 15 minutes. Bon ça va, c’est pour la bonne cause (standards web et logiciels libres).

Réseaux sociaux, réputation et Karma

Les réseaux sociaux, vous connaissez ? Mais si enfin, ces services en ligne qui servent à créer des réseaux virtuels de gens qui se connaissent plus ou moins mais qui se font confiance.

Tout l’intérêt des réseaux sociaux est de faciliter une prise de décision ou une rencontre, sur le modèle de la recommandation (X vous recommande de vous mettre en relation avec Y). Le problème, c’est que les systèmes de recommandations et de réputation sont propriétaires (à l’image des services comme ceux d’eBay ou d’Amazon).

Heureusement, iKarma est là ! Il s’agit d’un service indépendant de gestion de la réputation. Ce service est basé sur le principe de recommandations et peux être utilisé dans un contexte professionnel.

Logo de iKarma

Jetez-donc un oeil à leur visite guidée pour en savoir plus. (via TechCrunch)

C’est quoi une page web ?

Le web évolue ou pour être plus précis, le web a évolué. Le concept de web 2.0 ne plaît pas, c’est un fait, n’en parlons plus. Plutôt que de spéculer sur l’avenir de l’internet, je vous propose plutôt que de vous retourner et de méditer sur le chemin parcouru.

A la base, c’est quoi une page web ?

Sans rentrer dans les détails, et en vulgarisant, une page web est composée de trois couches :

  1. le contenu
  2. la présentation
  3. le comportement (les fonctionnalités et interactions)

Et maintenant, c’est quoi une page web ?

A peu près la même chose. Dans le fond, si vous observez bien la page que vous êtes en train de lire, hormis la date, vous auriez bien des difficultés à dater cette page.

Mais alors, y a-t-il eu évolution ? Oui ! Mais elle est subtile cette évolution.

Contenu : tout le monde lit-il la même chose ?

Non, définitivement. La preuve :

  • si vous surfez sur mon site, vous aurez accès à l’ensemble du contenu des pages ;
  • si vous utilisez un lecteur de flux RSS, il se peut que vous n’ayez accès qu’à des extraits de pages (les x premiers caractères) ;
  • si vous utilisez un portail de syndication du type NetVibes, vous n’aurez accès qu’aux titres de mes billets ;
  • si le contenu était formaté en XML et transformé à la volé via une feuille de style XSL vous pourriez aussi bien voir une page WAP qu’un fichier PDF.

En fonction de votre contexte d’utilisation, le contenu auquel vous aurez accès peut être complètement différent (plus ou moins riche).

Présentation : version dégradée ou allégée ?

Pour la présentation, c’est la même chose :

  • si vous surfez sur mon site avec un navigateur récent (comme Firefox ou Opera) vous aurez devant vos yeux une mise en page sobre avec de jolis coins arrondis ;
  • si vous utilisez un navigateur comme IE, vous aurez les mêmes couleurs mais plus de coins arrondis ;
  • si vous imprimez cette page, plus de couleurs, mais une police de caractère plus adaptée à la lecture sur papier ;
  • si vous utilisez un lecteur de flux RSS, c’est le style par défaut du lecteur qui sera utilisé ;
  • si vous utilisez un navigateur alternatif (lecteur d’écran, PDA…) vous aurez une version encore plus dégradée ;
  • si en plus, vous utilisez une extension du type GreaseMonkey qui altère le comportement de la page pour l’enrichir (ou la détourner), alors là… c’est la porte ouverte à tout.

En fonction du terminal et du logiciel d’accès à internet, la présentation de cette page sera également très différente.

Comportement : plus ou moins riche ?

Prenons l’exemple de la page suivante : The accessible AJAX calculator.

  • si vous utilisez un navigateur qui se respecte, la réponse est rapatriée de façon dynamique sans avoir besoin de recharger la page ;
  • si votre navigateur est plus ancien, il aura plus de mal à interpréter le bout de code AJAX et devra rafraîchir la page pour rapatrier le résultat ;
  • si le javascript est désactivé sur votre navigateur la calculatrice ne fonctionnera pas, seuls les liens hypertextes seront actifs.

En fonction de la capacité de votre navigateur à interpréter des bouts de code, le comportement d’une page sera plus ou moins riche.

Conclusion

Vous l’aurez bien compris : une page web reste une page web, mais la notion même de page arrive à expiration :

  • du contenu syndiqué (via RSS?) et modulaire (via XSL??) ;
  • une présentation flexible (via CSS) et adaptable (à l’aide de l’attribut media) ;
  • un comportement qui peut être dégradé (avec les balises <script> et <noscript>)…

Autant de petites évolutions qui au fil des ans ont fait évoluer les concepts de pages et de sites web. Les standards W3C, l’accessibilité, le web sémantique l’utilisabilité… sont autant de leviers pour proposer une utilisation plus riche de l’internet. Le tout au service des utilisateurs, pour une expérience en ligne plus agréable, plus performante, plus simple, plus puissante, plus… mieux, non ?

Et ce n’est qu’un début : les réseaux sociaux, les interfaces riches, les microformats… seront les leviers de demain pour bâtir celui-dont-on-ne-doit-pas-nommer-le-nom (pour ceux qui ne suivent pas, il ne s’agit pas de Voldemort !).

Web 2.0 : de quoi avez-vous peur ?

Ce soir je déprime. Alors que j’étais plus qu’enthousiaste de l’accueil fait au projet Phénix, je n’avais pas encore vu les réactions très vives de certains :

Pourquoi tant de haine et de méfiance ? Je sais bien que chat échaudé craint l’eau froide mais quand même.

Avez-vous la mémoire courte ? J’ai connu deux ans de traversé du désert suite à l’effondrement de la bulle spéculative où les entreprises ne voulaient plus faire de sites web et je peux vous assurez que ça n’a rien de drôle d’alterner CDD et ASSEDIC. Durant cette période certains disaient même que l’internet allait disparaitre, aujourd’hui ce n’est plus le cas. Le web et les services en ligne ont de nouveau la côte. Et à quoi le devons-nous ? Aux blogs, aux wikis, aux réseaux sociaux, aux folksonomies, aux innovations de Flickr, Technorati, GMail, Google Maps, Basecamp, JotSpot… tout ceux qui sont associés au web 2.0.

Je suis le premier à apprécier à sa juste valeur ce revirement de tendance et les sceptiques devraient en faire autant : éviter de critiquer ce qui va peut-être les faire vivre dans quelques années (mois ?). N’est-ce pas stimulant d’avoir l’opportunité de travailler sur de nouveaux projets ? Finalement, quand on y pense, c’est peut-être ça le web 2.0 : un nouveau départ, des services en ligne plus performants, des technologies plus matures, des entreprises qui ont à nouveau envie d’innover, d’expérimenter.

En tout cas je voudrais profiter de ce billet pour rassurer tout les sceptiques et les méfiants : les investisseurs ne sont pas des idiots, ils apprennent vite et ne reproduiront en aucun cas les erreurs du passé. Il n’y aura pas de seconde vague de spéculation. Juste un peu d’argent pour ceux qui ont osé prendre des risques et innover.

Bon allez, tout n’est pas perdu et visiblement je ne suis pas le seul enthousiaste : Le Web 2.0 à la française. Merci Cyril de me remonter le moral.

MAJ (29/09/2005) : Un très bon article d’InternetActu sur le sujet qui résume assez bien l’ensemble des points de vue : Qu’est-ce que le web 2.0 ?. (merci à Samuel pour le lien)

Amazon + Yahoo! MyWeb = Yoono

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’une initiative française (cocorico !). Il s’agit d’un service collaboratif de recherche, d’échange et partage d’information : Yoono.

En gros il s’agit d’un logiciel (ou d’une barre d’outils Firefox ou IE) qui va analyser votre liste de favoris, la comparer à celles de vos amis / collègues… et vous faire des recommandations spontanée de sites. Un peu comme Yahoo! MyWeb 2.0.

Copie d'écran de Yoono

Là où ce service est intéressant, c’est qu’il ne repose pas sur un système de tags mais plutôt sur le principe de filtrage collaboratif (vous savez le fameux Les internautes ayant acheté ont également acheté d’Amazon).

En plus, ce service propose également quelques fonctionnalités collaboratives comme la partage d’informations et autres. Bref, tout ça pour dire que je suis en train de le tester et que ce service est capable de faire des recommandations très pertinentes. Je vous invite à tester ce service ici : Recherche Yoono. (merci à Laurent pour le lien et les infos)

Connexion réseau

On m’a dit qu’il était très important d’avoir (et d’entretenir) un réseau de connaissances. Aux États-Unis ils appellent ça le social network. Hier soir je me suis donc rendu à une rencontre de bloggeurs (Paris Blogue-t-il?).

Compte-rendu :

  1. Il y faisait très chaud
  2. J’ai raté le discours de Darkplanneur (visiblement mal compris par son auditoire)
  3. En allant prendre un verre au bar avec mon collègue Benoît j’ai rencontré Patrice (ça fait toujours plaisir de mettre un visage sur un blog)
  4. Mais c’est qui ce type qui me dépasse d’une tête avec un sourire à vendre du dentifrice ? … Haaaaaa ça y est : ça doit être Loïc Lemeur !
  5. J’ai croisé Delphine (alias L’oeil de Mouche) qui a essayé de me faire podcaster via son téléphone mais visiblement ça n’a pas fonctionné…
  6. J’ai également croisé Marie qui avait une pèche d’enfer
  7. Je n’y ai pas croisé Benoît, mais c’est pas grave vu qu’on avait déjeuné ensemble le midi (et devinez quoi, on a également parlé de blogs, c’est dingue, non ?)
  8. J’ai pris des photos avec mon téléphone, mais comme je n’ai ni port infrarouge ni connexion bluetooth sur mon portable pro… pas de photos !
  9. Je n’y ai pas non plus passé la nuit vu que j’avais une réunion importante ce matin (et oui, ça arrive même aux meilleurs !)

Très sympa comme soirée, je regrette juste de ne pas avoir rencontré d’autres bloggeurs qui partagent une passion professionnelle. Visiblement il y avait plus de parasites qu’autre chose… En tout cas je suis content parce que j’ai écoulé 2 cartes de visites. Plus que 198 ;-)