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Pour ou contre la nouvelle version de Facebook ?

La blogosphère est particulièrement agitée en ce moment. Non pas à cause de la crise financière mondiale mais pour un sujet bien plus grave : la nouvelle version de Facebook. Outre une nouvelle page d’accueil (plutôt bien faite), c’est la page du profil des membres qui fait grand bruit : elle a été nettoyé de toutes les applications et autres widgets pour laisser la place à un flux d’activité (social feeds) qui occupe toute la largeur.

Voici l’ancienne version :

L'ancienne page des membres de Facebook

Et la nouvelle version où les applications sont accessibles en bas de page et où les widgets sont rassemblés derrière l’onglet “Boxes” :

La nouvelle page des membres de Facebook

Je trouve ce nouveau format de mise en page bien plus efficace, mais visiblement les autres membres ne partagent pas mon avis. Le problème vient bien de la disparition des applications et widgets qui “assuraient le spectacle” et surtout favorisait leur prolifération virale.

Avec cette nouvelle version, les innombrables widgets qui ne proposaient que très peu d’interaction (comme le Bumper Sticker) perdent considérablement en visibilité et donc en potentiel viral. Résultat : le trafic et la prolifération s’effondrent à l’image de ce qui est décrit ici : The Future of Widgets on Facebook: Dead.

Du coup, cette nouvelle mise en page risque de complètement modifier la dynamique virale autour des widgets (cf.  Widgets find a home on the New Facebook). Deux conséquences directes sont donc à prévoir :

  • Un déplacement de l’intérêt des annonceurs des widgets vers les social feeds ;
  • Une gestion des widgets dans l’onglet “Boxes” qui va se rapprocher de celle des start pages.

Traduction : Facebook s’éloigne du modèle de MySpace pour se rapprocher de ceux de FriendFeed et Netvibes.

Certains anticipent même des recours en justice orchestrés par les éditeurs de widgets qui se sentiraient lésés :  Who will be the first to sue Facebook over the site redesign?.

Au risque de me répéter, je préfère largement cette nouvelle version qui va recentrer l’activité “sociale” du réseau sur les membres (leur profil au travers des social feeds) et non sur ces widgets à la con qui finissaient par faire ressembler les profils Facebook à des pages MySpace. Non ?

L’actualité des médias sociaux (Juillet 2008)

Point de vacances pour les spécialistes des médias sociaux ! La production a été tellement forte sur ces 2 derniers mois que je suis obligé de scinder en deux ce récapitulatif. On y parle beaucoup de réseaux sociaux mais aussi de clients, d’image de marque et de la toute nouvelle cartographie des forums :

Vous remarquerez qu’il y a beaucoup de points d’interrogation dans les titres. La preuve que le marché doit encore se structurer…

Un nouveau modèle publicitaire pour Facebook

Facebook a lancé en catimini un nouveau modèle publicitaire durant le mois d’août (Engagement Advertisement) fondé sur l’engagement publicitaire. En fait il s’agit d’un nouveau format publicitaire (Widget Ads) qui offre un premier niveau d’interaction :

  • laisser des commentaires (sur le même principe que les public wall) ;
  • récupérer et offrir des items virtuels (si l’annonceur les propose) ;
  • déclarer son affinité à la marque en devenant fan (comme sur les pages de marque).

Bref, vous l’aurez compris : rien de très nouveau dans cette offre. Il faut dire que si l’on fait abstraction des applications, le modèle fonctionnel de Facebook est assez pauvre. De ce fait, les publicités reposant sur ce modèle sont elles-mêmes limitées.

Plusieurs marques ont déjà tentées l’expérience de ces Widget Ads (Paramount, Adidas, General Mills + une dizaine d’autres en Angleterre : Facebook launches beta of Engagement Ads programme) mais force est de constater que ce format n’est pas adapté à toutes les marques : seules les plus populaires pourront en bénéficier réellement. Donc en quelque sorte, celles qui n’en ont pas réellement besoin !

Facebook dans l’impasse publicitaire ?

Malgré toute la bonne volonté que je peux y mettre, je ne parviens pas à trouver de solution au problème de Facebook : proposer un modèle publicitaire viable. Il faut dire qu’avec des taux de transformation ridicules (0,04%) et un moteur de ciblage défaillant (cf. Publicité ciblée, Facebook sort le grand jeu !) ils ne me simplifient pas la tâche.

Il semblerait donc que le réseau social N°1 (cf. Facebook Hits 100 Million Users) soit donc dans l’impasse car incapable de rentabiliser sa base d’utilisateurs et leurs graphes sociaux. Difficile en effet de capter l’attention d’utilisateurs qui sont avant tout là pour sociabiliser (jeux + drague) plutôt que pour être exposer à des offres publicitaires. Je vous recommande à ce sujet ce très bon article : What Facebook’s New Engagment Advertising Means to Brands.

Privilégiez les ambassadeurs aux widgets

Avec ce nouveau format Facebook complète son offre publicitaire (standard ads, social ads, Facebook pages, event feature, connect…) mais ne répond toujours pas à la réelle problématique des marques : intégrer les communautés.

Après avoir essayé de les créer et de les stimuler, les marques doivent maintenant redoubler d’efforts pour pouvoir toucher des communautés d’acheteurs toujours plus hermétiques aux pratiques publicitaires traditionnelles (fondées sur l’exposition). La solution réside donc dans une intervention humaine par le biais d’ambassadeurs de marque qui vont essayer de se faire accepter auprès d’une communauté.

Il y a toujours la solution des “influenceurs”, mais nous savons maintenant que ça ne fonctionne pas. Ou du moins que cela pourrait fonctionner mais pour des marques qui n’en ont pas besoin (Apple, BMW, Prada…). Pour vous en convaincre mettez vous dans la peau d’un “influenceur” essayant de vanter les mérites d’une boîte de raviolis pour le compte du producteur…

C’est donc un long et laborieux travail de terrain auquel les marques doivent faire face pour pouvoir entretenir de bons rapports avec ses communautés d’acheteurs (car il y en a une infinité). Mais tout bien réfléchi je n’invente rien en écrivant cela car c’est la dure réalité du branding.

Moralité : il n’y a pas de formule magique ou de solution miracle. Soit votre offre est bonne et les communautés d’acheteurs seront là pour la relayer et vous assurer une bonne visibilité. Soit votre offre est défaillante (problème de prix, de positionnement, d’image, de service…) et dans ce cas aucune offre publicitaire ne pourra compenser (sur Facebook ou sur n’importe qu’elle plateforme sociale).

Il me semble que c’est le patron de Zapos qui expliquait très bien ça dans une récente interview où il déclarait préférer investir 2$ dans l’amélioration de son service ou de l’expérience d’achat plutôt que 1$ dans de la publicité (qui a le lien vers cet interview ?).

(via Medias 2.0)

Facebook Connect, flagrant manque d’inspiration

Cette semaine Facebook a annoncé en grande pompe le lancement de son programme d’interopérabilité Facebook Connect. Cette initiative va permettre aux partenaires du programme ( Digg, Typepad, Plaxo, Twitter…) d’exploiter le graph social des membres de Facebook : Facebook Connect Launches with 24 Partners Including Digg and Six Apart.

Comment faire du neuf avec du vieux

Le programme Facebook Connect repose sur 5 fonctions majeures :

  • Trusted Authentification, qui va permettre aux membres de se connecter aux services partenaires avec leur compte Facebook (même principe qu’ OpenID) ;
  • Real Identity, qui va permettre aux membres d’afficher et de revendiquer leur réel identité (même principe que le Real Name d’Amazon) ;
  • Friend Linking, qui va permettre aux membres d’exporter leur liste d’amis (même principe que Data Availability) ;
  • Dynamic Privacy, qui va permettre aux membres d’exporter leurs options de confidentialité (même principe que Data Portability) ;
  • Social Distribution, qui va permettre aux membres de notifier leurs amis des actions qu’ils effectuent sur les sites partenaires (même principe que le Project Beacon).

Outre ces 5 fonctions majeures, Facebook a également annoncé le lancement d’autres initiatives :

C’est tout ? Oui, c’est tout.

Bon… je sais bien que ces derniers temps j’ai été très critique à l’égare de Facebook (cf. Pourquoi je ne crois plus en Facebook, Facebook cherche encore son modèle publicitaire et Facebook toujours dans la tourmente), mais je pense que l’on peut affirmer qu’ils se foutent carrément de la gueule du monde. Pas une seule idée neuve, rien que du recyclage de fonctionnalités présentes chez les concurrents.

Pénurie d’idée (et de modèle économique)

Outre le fait qu’ils copient ouvertement les idées des autres, les équipes de Facebook nous démontrent surtout qu’ils sont toujours dans l’impasse pour leur modèle économique : pas de nouvelle offre de monétisation ou de nouveaux services à valeur ajoutée, comme un système de paiement en P2P (cf. What Facebook didn’t Announce Today at F8).

Traduction : “nous ne savons pas comment rentabiliser notre plateforme“. Non pas qu’ils ne sont pas capables de générer du chiffre d’affaires, mais plutôt qu’ils sont incapables de trouver un modèle qui soit suffisamment viable pour convenir aux annonceurs et aux membres, mais également pour amortir les très gros frais d’infrastructure.

Ceci est plutôt étrange de la part d’un acteur qui approche de la barre fatidique des 100 millions de membres. Il leur aurait fallu des annonces bien plus alléchantes pour convaincre les annonceurs qu’ils auront la possibilité de conserver l’attention de leurs utilisateurs et ne pas se ringardiser comme MySpace l’à fait. Car oui, MySpace est encore devant Facebook en termes de nombre de membres ou de visiteurs uniques, mais il ne fait plus rêver les annonceurs. D’autant plus que la concurrence est très dynamique : Hi5 Gains 25MM Extra Visitors in 6 Months.

À l’Ouest, rien de nouveau

Maintenant que la grande messe annuelle de Facebook est passée, il ne leur reste plus qu’à travailler dur pour livrer comme prévu ces fonctionnalités et tenir leurs promesses. Quelles promesses déjà ? Ha oui, de faire au moins aussi bien que les autres.

Bien évidement, la possibilité de connecter son profil Facebook a tout un tas d’autres services est alléchante, mais il existe déjà de nombreuses alternatives (comme OpenID) qui sont peut-être moins sexy mais soutenus par des acteurs de taille (MySpace, Yahoo!, Orange…). En tout cas cette initiative commence déjà à en inquiéter certains (cf. Facebook Connect Will Be Game-Changing…and Dangerous et Facebook plans for Web domination).

Force est de constater que Facebook est en pleinne crise de croissance : incapable d’assumer à la fois la pérennité technique de sa plateforme (surtout à l’approche des 100 millions d’utilisateurs), une offre publicitaire viable et un renouvellement de sa proposition de valeur (vont-ils savoir éviter l’exile des profils vers des plateformes plus “hype” ?).

Et pendant ce temps là, d’autres avancent dans l’ombre, à l’image de Google avec ses Social Graph API et Google Friend Connect. Sans compter la concurrence toujours grandissante des autres médias sociaux (notamment des plateformes de social gamimg).

Un référentiel de la gestion de la réputation chez Yahoo!

Pour toutes celles et ceux qui s’intéressent à la gestion de l’identité numérique et à la gestion de la réputation en ligne, je vous recommande vivement de prendre connaissance de ce référentiel publié par Yahoo! : Reputation Management Patterns. Ce référentiel dresse une liste des différents outils pour mesurer et représenter le statut social d’un individu au sein d’une communauté.

ReputationManagement.jpg

Vous trouverez dans ce référentiel tout le savoir-faire de Yahoo! sur les modèles d’évaluation et de structuration de l’activité sociale d’un membre au sein d’une communauté. Ils identifient ainsi une dizaine de schémas (patterns) qui sont plus ou moins adaptés à différentes situations : les niveaux nominatifs ou numériques, les trophées et récompenses à collecter, les systèmes de points, les classements…

Ils ont également travaillé sur une échelle d’implication sociale ( Competitive Spectrum) qui  diffère en fonction du niveau de compétitivité de la communauté :

CompetitiveSpectrum.jpg

Pourquoi ce référentiel ? Tout simplement parce les systèmes de gestion de la réputation sont une composante essentielle de la dynamique communautaire. Quand vous y réfléchissez bien, la réputation est la résultante des actions et des interactions d’un membre au sein d’une communauté. Pour améliorer sa réputation, un individu doit donc prouver à la communauté qu’il est utile et qu’il s’implique dans cette dernière. D’où l’intérêt de ces outils qui servent à mesurer à la fois l’implication et le statut social (ou un peu des deux).

Pour en savoir plus sur ce référentiel, je vous recommande cette interview : Social Design Patterns for Reputatino Systems: An Interview with Yahoo’s Bryce Glass (et la suite). On y apprend ainsi que certains outils sont plus adaptés que d’autres en fonction de la nature de la communauté : Les trophées et autres récompenses (Collectible Achievements) fonctionnent ainsi très bien dans les communautés de joueurs alors que les niveaux nominatifs (Named Levels) fonctionnent mieux sur les communautés de savoir comme Wikipedia (avec les contributeurs, modérateurs…).

Ce travail est proposé dans le cadre de la Yahoo! Design Pattern Library et je suis admiratif du travail de simplification et de pédagogie réalisé par les équipes de Yahoo! Les explications y sont claires et précises et les illustrations sont parfaitement choisies. Rien à redire, je m’incline !

Facebook va-t-il remplacer notre carnet d’adresses ?

Aviez-vous remarqué cette fonction : Facebook Phonebook. Elle vous permet d’avoir la liste des numéros de téléphones de tous vos contacts :

Facebook_Phonebook.jpg

Ne trouvez-vous pas étrange qu’une telle fonctionnalité n’est pas bénéficiée de plus d’attention ? Elle a pourtant été lancée l’année dernière (cf. Facebook as a Phonebook). Même si cela peut être utile lorsque vous perdez votre téléphone (et donc les N° qui sont stockées sur la carte SIM - cf. I lost my phone), cela remet sur le devant de la scène l’éternelle question de la confidentialité. Autant cela ne me gène pas d’accepter les nombreuses demandes d’”amitié”, autant cela me fait un peu peur de savoir que mon N° de téléphone personnel est présent dans le carnet d’adresses de mes 1.200 contacts.

Certains y voient tout de même un intérêt : Get a Printable Phone List of All Your Facebook Friends.

Alors bien évidement j’ai le choix de ne pas mettre mon N° de téléphone… mais ils pourraient prévenir, non ? Comme à chaque fois je trouve le manque de pédagogie flagrant pou un “outil social” aussi puissant que Facebook. Pas étonnant que la CNIL et la commission européenne s’y intéresse (cf. Doit-on s’inquiéter de la collecte de données personnelles par les médias sociaux ?).

Bon bref, je ne sais plus trop pourquoi j’ai entamé la rédaction de ce billet, mais tout cas vous voilà maintenant au courant de l’existence de cette fonctionnalité.

(via Cédric Giorgi)

Microsoft travaillerait sur un projet interne de réseau social (oui et alors ?)

La rumeur courait depuis un certain dans la Silicon Valley et nous avons maintenant des preuves concrètes qu’il existe bien un réseau social en gestion chez Microsoft dont le nom de code est “TownSquare“. D’après les descriptions (partielles) qui en sont faites, ce réseau est assez proche de Facebook (profils, groupes, news feed…) mais n’apporte rien de très révolutionnaire : Microsoft’s Own Social Network Under Development et Microsoft testing prototype of Facebook-like social network.

Il existe même des captures d’écran :

MS_TownSquare.jpg

Bon… force est de constater que cette rumeur ne va pas changer la face du monde (informatique). D’autant plus que Microsoft nous a déjà démontré sa capacité à copier les concurrents sans rien proposer de plus (à l’image d’ Expo le concurrent d’ Ebay).

Donc la grande question est la suivante : Microsoft a-t-il vraiment besoin de copier d’autres réseaux sociaux ? Non ! Pourquoi ? Parce qu’en fait Microsoft a déjà une très large longueur d’avance. Notamment au travers de plateformes communautaires grand public ( Hotmail, MSN, Windows Live, Xbox Live), de plateformes pro ( MSDN, Channel 9) et même de projets plus “globaux” ( Mesh).Traduction : il y a bien longtemps que Microsoft a prit le virage communautaire.

Les autres grands acteurs du web ne sont pas en reste non plus :

Bref, tout le monde est de la partie et tout ceci me confirme dans l’idée que Facebook n’est que l’arbre qui cache la forêt.

Social Networks + Casual Games = Social Games

J’ai déjà eu l’occasion de vous parler des redoutables plateformes de jeux en ligne Sud-coréennes, des MMO avec une couche sociale (cf. Réseau social + univers virtuel + jeu en ligne = $), mais il semble qu’une nouvelle catégories de jeux en ligne commence à prendre de plus en plus d’importance : les social games, des simili-réseaux sociaux avec une couche de jeux.

Pour être plus précis, les social games peuvent être définis comme des jeux en ligne intégrant une très forte dimension communautaire (au point que les jeux n’ont aucun intérêt pour un joueur isolé). Si vous vous sentez d’humeur à débattre sur la terminologie, je vous renvoie sur cet article : What Makes Gaming Social?

Rappelons également que les social games sont considérés par les analystes comme une niche à très forte valeur ajoutée (faible coût de développement et forte marge fondée sur les micro-transactions de biens et services virtuels) : Social Gaming Pwns The Industry et The Truth About the Biz of Casual Games.

Pour illustrer tout cela je vous propose de découvrir quelques exemples que l’on peut scinder en trois sous-catégories : les portails de casual games, les plateformes de social games et les jeux sociaux hébergés.

Portails de casual games, qu’importe les jeux du moment qu’ils soient sociaux

Connaissez-vous les casual games ? Mais si enfin, ce sont ces jeux sans prétention qui occupent vos temps morts (course de voitures, tire au pigeon…). Certains se sont fait une spécialité de ce type de jeux en les agrégeants des des portails : Kongregate, Cafe, Pogo

Pogo.jpg

Outre un catalogue de jeux très large, ces portails proposent également un certain nombre de fonctionnalités sociales : profils, listes d’amis, meilleurs scores… certains poussent la logique encore plus loin avec des systèmes d’avatars comme les MiniMe de Cafe :

MiniMe.jpg

L’objectif de ces portails est de créer de l’émulation de groupe et de la viralité autour de jeux variés et de drainer une audience toujours plus large avec un modèle de revenus fondés sur la publicité. Les jeux ne peuvent être joués qu’en ligne, donc nous sommes sur un principe d’achat d’espace avec un ciblage lié au type de jeu (plutôt masculin ou féminin, plutôt jeune ou pas…).

Dans ce domaine là, c’est très certainement Shockwave.com qui avait montré l’exemple il y a de nombreuses années. Heureusement la relève est déjà là avec des portails à très fort trafic et grosses ambitions.

Prochaine étape : des jeux exportables sur les blogs (via des widgets) qui permettraient de jouer à plusieurs par blogs interposés.

Plateformes de social games, un premier pas vers des OS en ligne dédiés ?

Pour ceux qui seraient passé à coté, je préfère vous prévenir tout de suite : ne cliquez pas sur ce lien et ne vous inscrivez surtout pas sur le site ImInLikeWithYou. Pourquoi ? Tout simplement parce que cette plateforme est terriblement addictive. Plateforme ? Oui tout à fait dans le mesure où tout dans l’interface est là pour vous rappeler la métaphore graphique du bureau sur lequel repose un certain nombre d’applications (carnet d’adresses, messagerie…) :

ImInLike2.jpg

Ce qui frappe d’emblée sur ce service c’est l’omniprésence des fonctions communautaires : listes d’amis… Mais l’intérêt de cette plateforme est avant tout de sociabiliser au sein de la communauté au travers de jeux comme ‘Dessiner c’est gagner‘ ou ‘Tetris‘ qui se jouent bien évidement à plusieurs simultanément :

ImInLike1.jpg

Et c’est là où la force de la plateforme réside : créer de l’émulation communautaire au travers de parties informelles, et ça fonctionne très très bien. Il y a également des fonctions sociales plus classiques qui reposent sur la publication et le partage de photos, de vidéos, de musique… mais le cœur du système est centré sur les jeux.

Autre exemple avec Doof, une plateforme à l’approche graphique similaire (qui simule un bureau et des fenêtres applicatives :

Doof.jpg

Ici le concept est différent dans la mesure où tout repose sur les paris : les jeux sont en libre accès mais il faut parier pour pouvoir jouer avec les autres. Et tout est prévu pour vous y inciter : les tableaux de high-scores, les profils…

Là encore le “minimal social” est assuré avec les classiques listes d’amis et autres invitations. Sur cette plateforme la monnaie virtuelle est parfaitement exploitée : elle est omniprésente mais jamais de façon intrusive ou vulgaire (”Insert coin“).

Jeux sociaux hébergés, les futures stars des réseaux sociaux ?

Autre stratégie : Des jeux en ligne qui viennent se greffer à un réseau social (Facebook, Bebo, Myspace…). Cette forme de jeux en ligne n’a été rendu possible que par l’ouverture de plateformes d’hébergement d’applications aux éditeurs tiers (à l’image de la célèbre Facebook Platform). Encore uen fois j’attire votre attention sur le fait que cette niche attise la curiosité de nombreux investisseurs : Is Facebook Gaming The Next Big Thing?.

Certains éditeurs se sont ainsi fait une spécialité de ces jeux : SGN, Three Rings ou encore Zynga.

3rings.jpg

Concrètement, vous installez l’application et vous invitez d’autres joueurs de votre réseau à des parties asynchrones. Et c’est là où réside la force de ces jeux : ils sont beaucoup moins sophistiqués et gourmands que les jeux multijoueurs en temps réel comme ceux de ImInLikeWithYou mais ils proposent des parties tout aussi intéressantes.

On retrouve ainsi dans le top10 des applications Facebook des social games comme Texas Hold’em ou Scrabulous. Loin derrière vous retrouvez des jeux plus difficiles d’accès mais tout aussi addictifs comme Warbook (un simili MMORPG).

Une approche complètement différente pour les éditeurs de ces jeux qui n’ont pas à supporter les frais d’hébergement et qui profitent de l’effet réseau pour la prolifération.

Quid du modèle économique ?

Et c’est encore et toujours la même question qui revient : comment gagner de l’argent ? Ce à quoi je répondrais par une autre question : Est-ce si important ? Ou du moins : Est-ce le seul objectif ?

Hé oui, car nous sommes maintenant dans l’économie de l’attention : celui qui a l’audience a la pouvoir. Le pouvoir de quoi ? Le pouvoir de faire vivre à un membre une expérience ludique et sociale. Après ça, il existe différents scénarios de monétisation mais la première étape obligatoire est maintenant d’attirer l’attention et de se créer un fond d’audience (les problématiques de monétisation viendront plus tard). Non ne riez pas, dois-je vous rappeler que des services incontournables comme YouTube ou MySpace viennent à peine de comprendre comment gagner de l’argent (sans pour autant être rentables) ? Et je vous signale également que d’autres sont toujours en train de chercher (Twitter, Facebook…).

Bref, tout ça pour vous dire que les social games sont la preuve d’un retour en force des éditeurs US sur le marché des jeux en ligne à dimension communautaire (ils avaient beaucoup de retard sur les éditeurs asiatiques).

Difficile pour l’instant de dire qui va prendre le dessus dans ces 3 sous-catégories, en tout cas je suis intimement convaincu que les jeux en ligne seront le prochain levier dont les médias sociaux ont besoin pour maintenir leur croissance.

Et le pire dans tout ça, c’est que je n’ai même pas abordé les mobile social games !

Social Media Landscape

Did you notice that the “Web 2.0” term was outdated? One can say that after months (years?) of overselling the “2.0”” stuff, it begins to fade. Now, modern marketers talks about “Social Media“. Because with always newer services, always more sophisticated concepts, copycat, mashups of mashups… it really begins to be confusing. This is why it was important to divide this big “ratatouille 2.0” into smaller meta-concepts to ease the understanding (Enterprise 2.0, Social Shopping, Social Medias…).

But have we taken the time to define what social media is? This is my point: to provide you with a definition and give an overview of what it relates to.

Let’s publish, share and sociabilize!

In “Social Media” there is “Media“, which means that social media are digital places for publication.

In “Social Media” there is “Social“, which implies sharing (files, tastes, opinions…) but also social interactions (individuals gathering into groups, individual acquiring notoriety and influence…).

Yes, you get the point: social media are places, tools, services allowing individuals to express themselves (and so to exist) in order to meet, share…

Infinity of tools and services

The main characteristic of social media is audience fragmentation: sources (hundreds of millions of blogs, wikis, forums…) as well as tools.

Those tools can take various forms (more or less sophisticated) and fulfill various needs, previously existing or not (yes, I’m talking about Twitter). The following chart illustrates the richness and diversity of social media:

SocialMediaLandscape.jpg

As you can see, those different tools and services can be grouped into categories:

Wow, that’s a lot of services to try! Now that the frame is set, it is time to analyze this phenomenon and to try to envision what will comes next.

There was a life before Facebook and there will be one after

Online communities didn’t wait for Facebook to gather and sociabilize within online forums. Bear in mind that a tool in itself is not able to create a community, only members can. Or to be more precise: the capacity of members to find new subjects and interaction modes.

So yes, Facebook is (still) hype, but history has shown us that audience can easily move from one service to another (remember Friendster?).

There is no tool to rule them all

Even if audience metrics show supremacy from large platform like MySpace, Facebook or even Cyworld in South Korea, global services which embrace multiple meta-functions (publishing, sharing, social networking…) are exposing their members to information overflow.

So even if audience is dominated by big players, niche players are growing fast.

You cannot hide anymore

Whether you want it or not, conversations occur with or without you. What you have to understand is that it is highly illusionary to think you can control your brand by restricting blog usage from your employee or by avoiding social networks.

Your brand does not belong to you anymore, it only exist in customers’ mind, which are massively present in blogs, forums, wikis, social networks… So you have to choose between suffering and benefiting from online conversations. That is why it is important to name a social media champion within your organization (just choose the right job title: Community planner, Social media manager, Community architect, Social analytics expert…).

Which KPIs?

Getting closer from your customers / prospects is a nice objective, but you first have to figure out which customers / prospects you want to be closer to. So you will quickly be in need to evaluate the real potential of those various nanomedia. This evaluation has to rely on dedicate metrics which are tailored to the constraints and specificity of social media.

Furthermore, if you wish to touch opinion leaders (influencers), you will have to qualify them in order to identify those with the more potential. This is where social metrics are relevant.
Such social metrics already exist and are used on various social platforms:

  • For blogs (age, audience, popularity, RSS feed subscribers, RSS subscribers / visitors, comments per post…)
  • For microblog (total tweets number, average tweets per day, followings / followers…)
  • For social networks (profile richness, age, friends number, friends of friends number…)

And if you wish to go faster and “invest” in social leaders, there are also various KPIs based on influence: pay-per-post, pay-per-tweet, pay-per-acquisition…

This is a long journey (but you still can achieve it)

Do not panic, we are only beginning to observe the rise of social media (and there conquest by marketers). There is stile a lot of territories to conquer for the most audacious of you. Bear in mind that social media consumers are indulgent with creative initiatives.

So let me sum this up:

  1. Test and experiment the richness of social media (remember: Facebook is only the tip of the iceberg)
  2. Try to understand social mechanisms (motivations, fears…)
  3. Name a social media champion in your organization (his first job: set up an observatory to assess your brand ’s presence in social media)
  4. Define a social translation of your brand’s strategy (positioning, targets, value proposition, differentiation points…)
  5. Identify relevant media (social platform) and the right ambassadors (micro or nanocommunity)
  6. Jump in the water!

This is it. Let me remind you once again that you do not engage too much responsibility by experimenting new social campaigns (except for bugs attack). Bear in mind that social media is all about conversations and guess what: you can / should / have to be part of them.

Toujours plus de réseaux sociaux

Autant vous prévenir tout de suite : vous n’avez pas fini d’entendre parler des réseaux sociaux. De toute façon Charlene Li a prévenu : “ Social networks will be like air“.

Alors qu’il est déjà l’heure de faire le bilan de la première année de la Facebook Plateform et qu’ils nous preparent un refonte en profondeur du service ( Screenshots of Facebook’s new design and all the old ones too et Facebook New Profile Dev Sandbox Now Live), je vous propose donc ce soir d’élargir votre horizon “social” à d’autres services et habitudes de consommation des médias sociaux :

Ouf, ça en fait des services à tester ! En tout cas cela pourra éventuellement vous divertir des ces lassantes conversations intra-bloggosphériques sur les ratés de Twitter ( What’s Killing Twitter: Twitter Gets Help Digging its Grave) ou sur la montée en puissance de FreindFeed ( It’s Time For FriendFeed To Kill Twitter).