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MIX 2010 – Jour 2 (suite)

Suite de la deuxième journée de conférence au MIX 2010. Les vidéos et diaporamas des sessions sont déjà disponibles ici : Live.VisitMix.com/videos.

Total Experience: A design Methodology for Agencies

Salle comble pour cette session présentée par Organic sur les méthodologies créatives en agence :

  • Il y a 10 ans, les web designers subissaient de terribles contraintes (256 couleurs, 4 typographies, des pages de moins de 60 Ko…), ils sont maintenant beaucoup plus libres dans les possibilités créatives et les expériences qu’il est possible de faire vivre au travers d’un site web ou d’une création digitale ;
  • Si les clients / prospects sont connectés 24H/24 sur différents terminaux (ou presque), les marques doivent suivre ;
  • Le prototype est une composante essentielle du processus créatif car il permet de matérialiser une stratégie et éviter de prendre du temps lors de la réalisation ;
  • Les hollandais ont inventé le Total Football, un tactique au foot où les joueurs peuvent changer de poste en fonction des phases de jeu, les agences devraient s’en inspirer pour éviter la sur-spécialisation des profils (créatifs ou non) ;
  • L’intérêt de la Total Experience est d’occuper le terrain entre deux campagnes et ainsi de ne pas s’éloigner des clients / prospects ;
  • Ils ont 4 principes fondateurs pour les expériences de marque = Connect, Context, Interact, Syndicate ;
  • Les prototypes sont de formidables outils pour vendre des idées aux clients (à combiner avec du story-telling) ;
  • Exemples de campagnes = Morris pour Bank of America (pop-up website), Off RoadR pour Jeep (communauté en ligne), Pur pour P&G (Facebook App), U by Kotex pour Kimberly Clark.

Le mot de la fin : Il insiste sur l’importance de faire du travail de terrain pour bien comprendre les habitudes / motivations / contraintes des clients et prospects (plutôt que d’acheter des études aux instituts spécialisés) et pour itérer sur un concept créatif, une campagne ou un site (notion de beta perpétuelle, même pour une action de com’).

Modern Web Form Design

Impossible pour moi de rater la session de Luke Wroblewski, mon maitre à penser, sur la conception de formulaires :

  • Les formulaires en ligne sont la base de quasiment toutes les interactions sur le web (commerce en ligne, recherche, médias sociaux…) ;
  • Apple a fait un travail très intéressant de reformulation de son processus de commande avec un formulaire vertical (cf. The Apple Store’s Checkout Form Redesign) :

    Le nouveau formulaire de l'Apple Store US

    Le nouveau formulaire de l'Apple Store US

  • Il faut être très vigilant sur le nombre de champs d’un formulaire (lesquels sont réellement absolument nécessaires) ;
  • La quasi-totalité des formulaires de saisie d’adresse demande le code postal ET le nom de la ville (pourquoi ne pas déduire le deuxième du premier ?) ;
  • Les onglets optionnels sont dangereux car ils impliquent un choix exclusif (ex : comment combiner plusieurs moyens de paiement ?) :

    Exemple d'onglets verticaux pour du choix exclusif

    Exemple d'onglets verticaux pour du choix exclusif

  • Les contrôles de surface sont essentiels pour aider les utilisateurs à localiser les champs où ont été fait les erreurs comme chez Yahoo! :

    La validation en ligne chez Yahoo!

    La validation en ligne chez Yahoo!

  • Les contrôles de surface sont à réaliser en sorite de champ pour éviter de perturber la saisie (sauf pour le choix d’un nom d’utilisateur) ;
  • Exemple intéressant de formulaire prédictif chez Kayak (affichage du meilleur prix dans un calendrier avant de choisir une date) :

    Kayak et son formulaire prédictif

    Kayak et son formulaire prédictif

  • Saisir un mot de passe peut être compliqué car les caractères sont masqués (idéalement il ne faudrait cacher que les caractères déjà saisis).

Les formulaires en ligne sont de mieux en mieux maitrisés mais tout est à inventer sur terminaux mobiles (cf. Better Mobile Form Design) :

  • L’iPhone propose un zoom sur le champ en cours de saisie (attention à bien vérifier que les intitulés et aides restent visibles => il est préférable de placer les intitulés au dessus des champs) :

    Le zoom lors de la saisie d'un champ sur iPhone

    Le zoom lors de la saisie d'un champ sur iPhone

  • HTML 5 introduit de nouveaux types de champs de saisie pour simplifier et limiter les erreurs (date, slider…) ;
  • Exemple intéressant chez Kayak de formulaire avec mise en page originale et exploitant les fonctions natives de l’iPhone :

    Formulaire de recherche en situation de mobilité chez Kayak

    Formulaire de recherche en situation de mobilité chez Kayak

  • Il est important de prendre en compte la contrainte d’orientation dans la mise en page :

    L'orientation des formulaires sur smartphone

    L'orientation des formulaires sur smartphone

  • Le Nexus One propose la saisie vocale (touche ‘Micro’ sur le clavier) et visuelle via l’appareil photo (reconnaissance de caractères).

Génial, même si je connais quasiment l’intégralité du travail de Luke W, je garde une excellente impression de cette session. Du coup je vais surement acheter son dernier livre : Web Form Design: Filling in the Blanks.

À suivre…

MIX 2010 – Jour 2

Deuxième jour de conférence à Las Vegas avec une seconde Keynote normalement consacrée à Internet Explorer 9 (entre autre).

Keynote 2

C’est Dean Hachamovitch qui va représenter l’équipe IE 9 :

  • Les applications en ligne consomment beaucoup de ressources processeur ;
  • Les applications en ligne réalisées avec HTML 5 proposeront une expérience très proche des applications desktop ;
  • IE 9 représente la troisième version majeure depuis IE 6 (ils affirment avoir franchi un cap qualitatif) ;
  • IE 9 va exploiter l’accélération matérielle pour améliorer les performances des applications en ligne ;
  • IE 9 inclura un nouveau moteur Javascript qui va compiler le code javascript de façon transparente et exploiter de façon plus efficace les processeurs multi-coeur et/ou la puce graphique ;
  • Pour bien comparer les performances des navigateurs il faut s’intéresser à l’ensemble des tâches (et pas qu’au moteur javascript) ;
  • IE 9 sera parfaitement compatible avec les spécifications HTML 5 et CSS 3 (border-radius, opacity, animations…) ;
  • Microsoft va devenir un contributeur majeur pour les spécifications HMLT 5, CSS 3, DOM et SVG.

Nous passons à une explication détaillée sur l’accélération matérielle dans IE 9. Ici une démonstration d’animation circulaire de pictos dans IE 9, Firefox et Chrome :

Démonstration de contenus SVG 1.1 :

Utilisation de SVG dans IE 9

Utilisation de SVG dans IE 9

Démonstration d’un moteur physique exploitant DirectX :

Démonstration de la balise <video> de HTML5 sur un netbook :

Une dernière démonstration technique avec un carrousel de vidéos et des effets de transparence :

La IE9 Platform Preview est disponible immédiatement auprès de la communauté de développeurs (d’autres expérimentations sur IETestDrive.com). Tout ça me semble aller dans la bonne direction…

Scott Hanselman monte ensuite sur scène pour présenter la Web Plateform. S’en suit une laborieuse revue de code avec ASP.net 4 et une longue visite guidée des possibilités de Visual Studio 2010.

Puis John Resig vient nous présenter les derniers travaux sur jQuery :

  • Près de 30% des sites web utilisent la librairie jQuery ;
  • Microsoft est maintenant un contributeur actif au projet jQuery.

Vient ensuite un longue présentation de Open Data Protocol qui permet de simplifier la création d’APIs, leur déploiement sur Azure et leur monétisation sur une marketplace baptisée provisoirement Project “Dallas”. Je vous passe les détails techniques car ce n’est pas ma spécialité.

Après cette séance très technique, Bill Buxton monte sur scène pour nous parler d’usages et d’expérience utilisateur :

  • Depuis le lancement des outils de développement d’applications pour Windows Phone quelqu’un a déjà développé un client Twitter en morse (illustration d’un phénomène d’innovation empirique) :

    Une application Twitter pour Windows Phone qui utilise le morse

    Une application Twitter pour Windows Phone qui utilise le morse

  • Les interfaces graphiques naturelles (”Natural UI“) vont devenir de plus en plus à la mode car ils réduisent grandement la courbe d’apprentissage ;
  • Les ordinateurs n’utilisent qu’une partie des sens des utilisateurs (vision, audition) et de leurs capacités (saisie au clavier, interaction avec la souris) ;
  • Le projet Natal introduit une nouvelle forme d’interaction en captant les mouvements de votre corps ;
  • Démonstration d’une application de peinture utilisant une interface tactile et un moteur physique pour reproduire de façon réaliste le comportement de la peinture ou d’une gomme (cf. Project Gustav) :

    L'application de simulation de peinture GustavPaint

    L'application de simulation de peinture Gustav

  • Des applications comme SketchFlow pourraient tirer parti de cette innovation pour libérer la créativité des concepteurs / designers.
  • L’important n’est pas d’innover pour le chalenge technologique mais plutôt d’améliorer / de simplifier le processus créatif.

Wow, quelle claque ! Autant je ne voyais pas trop où il voulais en venir (il est très brouillon dans ces explications) autant de faire le rapprochement entre ces nouveaux outils / techno de “libération créative” et la conception d’interfaces / expériences web est très intéressante. Je m’imagine déjà en train de concevoir une interface sur une table Surface au travers d’une interface naturelle…

À suivre…

MIX 2010 – Jour 1 (suite)

Suite de la première journée du MIX avec des sessions dans l’après-midi et de belles rencontres.

Seesmic Platform et l’application Seesmic pour Windows Phone

Suite à sa présentation lors de la Keynote nous retrouvons Loic Lemeur à la terrasse d’un restaurant pour qu’il nous en dise un peu plus sur son nouveau produit. Bonne surprise il dispose d’un prototype de Windows Phone (très rare) :

Loic Lemeur et son prototype de Windows Phone

Loic Lemeur et son prototype de Windows Phone

Nous en profitons donc pour squatter une salle et improviser une interview “exclusive” avec Eric :

Eric, Loic et Mathieu autour du Windows Phone

Eric, Loic et Mathieu autour du Windows Phone

Ils nous ont donc gentiment proposé une visite guidée de l’application Seesmic, ou du moins d’une pré-version :

Designing Windows Phone 7

Restons sur le même thème (Windows Phone) avec une session sur la genèse du projet Windows Phone par Albert Shum au travers de la présentation de Metro (son interface graphique) :

  • Metro est un projet entièrement nouveau qui a été créé de toutes pièces pour renouveler l’interface utilisateur de Windows Mobile :

    L'interface de Windows Mobile

    L'interface obsolète de Windows Mobile

  • Les codes graphiques des métros du monde entier ont été la source d’inspiration principale car ils permettent d’orienter les usagers et s’adressent à un public très large ;
  • Les interfaces de la Xbox et du Zune ont également été clé dans l’approche générale et les choix ;
  • L’interface tactile a été l’élément déclencheur d’une réflexion de fond ;
  • L’interface métro repose sur plusieurs principes : Rapidité, simplicité, minimalisme (”content is the interface“) ;
  • Un gros travail a été réalisé sur les choix typographiques (tout comme pour les chartes graphiques des métros) ;
  • Les animations et transitions sont clés dans l’expérience d’utilisation du Windows Phone (un héritage de Zune ?) ;
  • L’interface du Windows Phone n’a pas essayé de copier celle de l’iPhone mais de créer une expérience authentique ;
  • L’interface a nécessité de très nombreuses itérations :

    Itérations pour l'interface du Windows Phone

    Itérations pour l'interface du Windows Phone

  • L’interface n’est pas figée et est amenée à évoluer en fonction des feed-back des utilisateurs / développeurs / éditeurs ;
  • L’écran de démarrage est le point de départ de l’expérience avec un principe de tuiles (”tiles”) qui orientent l’utilisateur vers les contenus récents ;
  • L’idée derrière la “panoramic view” est de donner plus d’espace aux contenus et de créer des hubs autour de fonctions sociales ; illustration sur les écrans Pictures et People :

    La typographie utilisée dans l'interface de Windows Phone

    La typographie utilisée dans l'interface de Windows Phone

  • Ils se sont inspirés de personas modernes pour accompagner le travail de conception (qu’ils appellent des “life maximizers“) ;
  • L’interface peut être décrite par 3 adjectifs : Personal, Relevant, Connected :

    L'interface de Windows Phone résumée en 3 adjectifs

    L'interface de Windows Phone résumée en 3 adjectifs

  • Le minimalisme est omniprésent dans les écrans et permet de différencier l’expérience du Windows Phone par rapport à ses concurrents :

    Minimalisme dans l'interface du Windows Phone

    Minimalisme dans l'interface du Windows Phone

  • Couper les titres et les items de navigation est un moyen très efficace pour inciter les utilisateurs à faire défiler les écrans de façon horizontale ;
  • Les animations sont omniprésente mais restent discrètes pour ne pas saturer et/ou ralentir l’interface ;
  • De nombreux gestes sont disponibles pour déclencher différents types d’action :

    Les gestes supportés par l'interface du Windows Phone

    Les gestes supportés par l'interface du Windows Phone

  • Il y a des guidelines très précises sur les minima à respecter :

    Les guidelines de l'interface du Windows Phone

    Les guidelines de l'interface du Windows Phone

  • De nombreux contrôles sont disponibles nativement pour assurer un maximum de cohérence :

    Les contrôles natifs disponible pour Windows Phone

    Les contrôles natifs disponibles pour Windows Phone

  • Le principe de Hub peut être appliqué à n’importe qu’elle application pour améliorer l’immersion et proposer une alternative aux applications avec plusieurs écrans :

    Illustration du Hub applicatif sous Windows Phone

    Illustration du Hub applicatif sous Windows Phone

Force est de constater qu’il y a eu un très gros travail de remise en question des équipes Microsoft pour proposer une expérience en rupture par rapport aux concurrents. Ils ont édité un livre qui résume la philosophie et les inspirations de l’interface Metro : A look at “Metro” – the book.

Plus d’infos sur le blog de Christian Schormann : ElectricBeach.org.

À suivre…

MIX 2010 – Jour 1

C’est aujourd’hui l’ouverture “officielle” du MIX 2010 avec sa traditionnelle Keynote. Je retrouve dans les couloirs de la conférence Eric Dupin qui est arrivé la veille et nous allons nous installer dans la grande salle.

Keynote 1

Bonne chose, nous sommes particulièrement bien placés dans la salle au quatrième rang avec un bureau et un câble réseau (le privilège du badge presse) :

L'espace Press lors de la Keynote du MIX 2010

L'espace Press lors de la Keynote du MIX 2010

Surprise : Loic Le Meur vient nous saluer, il nous révèle qu’il va intervenir en fin de Keynote pour présenter une nouvelle version de Seesmic :

Eric et Loic avant la Keynote du MIX 2010

Eric et Loic avant la Keynote du MIX 2010

En attendant le début nous avons droit à une impressionante démonstration de yo-yo par un prodige de 17 ans :

 

Comme à chaque fois c’est Scott Guthrie qui ouvre le bal avec une session dédiée à Silverlight :
- Disponibilité immédiate d’une nouvelle version de Silverlight 4 (pour une version définitive d’ici le mois prochain) ;
- Retour sur les grands succès de Silverlight (retransmission d’événements sportifs, nombreuses applications BtoB), taux de pénétration = 60 % du parc de navigateur ;
- Explications sur la retransmission des J.O. d’hiver avec smooth streaming HD, deep zoom sur la galerie de photos, incrustation de publicités contextuelles, analytics détaillé en temps réel ;
- Le code source du video player va être publié en open source ;
- Nouvelles fonctionnalités = Affichage d’un flux vidéo HD sur plusieurs écrans, livraison de nombreux composants d’interfaces, support amélioré de Chrome ;
- Manipulation de jeux de photos grandement améliorée grâce à l’outil Pivot :

Manipulation des photos avec Silverlight 4 dans Pivot

Manipulation des photos avec Silverlight 4 dans Pivot

- Lancement de Expression Blend 4 en beta (avec une nouvelle version de sketchflow).

Premier cas client avec Ebay présenté par Raji Arasu :
- Un beau pied de nez fait à Adobe et l’application AIR ;

L'application Ebay en Silverlight

L'application Ebay en Silverlight

- Possibilité de scanner le code barre de votre produit avec votre webcam pour faciliter le processus de publication ;
- Dave Wolf de Cynergy nous confirme la bonne santé de l’écosystème autour de Silverlight (prestataires et clients) ;
- Explications sur le processus créatif (en passant par Sketchflow) :

Le prototype de l'application Ebay avec Sketchflow

Le prototype de l'application Ebay avec Sketchflow

- Amélioration du Sketchflow Player pour faciliter la collaboration (l’application a été conçue et développée en 8 semaines).

Une partie sur le tout nouveau Windows Phone 7 par Joe Belfiore :
- Lancement très prochain de la marketplace d’applications sur Windows Phone ;
- Présentation de l’interface d’accueil avec ses panneaux (”live tiles“) et ses trois fonctions essentielles (Start, Search, Back) ;
- Utilisation d’une “app bar” dans toutes les applications pour les fonctions contextuelles :

L'app bar dans l'interface du Windows Phone

L'app bar dans l'interface du Windows Phone

Présentation de l’application calendrier avec la fonction magique “I’ll be late” qui envoie une notification de retard à tous les participants :

La fonction magique I'll be late du calendrier Windows Phone

La fonction magique I'll be late du calendrier Windows Phone

- Explications sur la notion de “panoramic experience” avec un indice visuel sur le bord de l’écran pour vous faire comprendre que l’interface est bien plus grande que ce qui est affiché :

- Possibilité d’installer sur l’écran d’accueil un panneau avec vos contacts favoris (pour avoir de la notification pus sur leur activité).

Démonstration d’applications tiers réalisées avec Silverlight (cf. Silverlight for Windows Phone) :
- Ici l’application d’Associated Press :

L'interface panoramique de Windows Phone

L'interface panoramique de Windows Phone

- Possibilité d’intégrer des publicités contextuelles ;
- Parfaite intégration avec l’interface de Windows Phone 7 et de la notion de “panoramic experience” ;
- Démonstration d’une application de journal intime (Hush Hush) :

L'application Hush-Hush sur Windows Phone

L'application Hush Hush sur Windows Phone

- Utilisation des applications natives par les applications tiers (ex : application de retouche photo pour la galerie) ;
- Démonstration d’un jeu 3D avec intégration des mécaniques sociales de Xbox Live :

- SL pour Windows Phone 7 utilise rigoureusement le même code que pour une application SL sur un ordinateur ;
- Démonstration de l’environnement de production dans Visual Studio 2010 intégrant un émulateur (ici un client Twitter) :

Création d'un client Twitter pour Windows Phone

Création d'un client Twitter pour Windows Phone

- Démonstration de l’outil de création d’interface dans Expression Blend avec des imports de Photoshop et Illustrator :

Visual Studio 2010 pour Windows Phone

Visual Studio 2010 pour Windows Phone

Démonstration de l’application Graphic.ly pour Windows Phone :
- L’interface respecte toujours l’expérience panoramique :

L'application Graphic.ly pour Windows Phone

L'application Graphic.ly pour Windows Phone

- Utilisation de Deep Zoom pour observer de près les détails des cases :

Utilisation de deep zoom pour l'application Graphic.ly pour Windows Phone

Utilisation de deep zoom pour l'application Graphic.ly

Démonstration de l’utilisation de données de localisation avec l’application Foursquare et Bing Maps :

Foursquare et Bing Maps pour Windows Phone

Foursquare et Bing Maps pour Windows Phone

Démonstration de Shazam et de son intégration à la marketplace Zune :

L'application Shazaam pour Windows Phone

L'application Shazam pour Windows Phone

Démonstration de la fonction de notification Push avec l’application de la Major League Soccer :

L'application MLB pour Windows Phone

L'application MLB pour Windows Phone

Démonstration de l’utilisation de l’accéléromètre avec l’application marionnette :

Notre Loïc national entre sur scène avec l’application Seesmic :

Loic Lemeur sur la scène du MIX 2010

Loic Le Meur sur la scène du MIX 2010

- Démonstration de la nouvelle Seesmic Platforme avec la notion de plugins ;
- Annonce de Seesmic Desktop sur Mac :

Seesmic Desktop pour Mac

Seesmic Desktop pour Mac

- Présentation du client Seesmic pour Windows Phone :

L'application Seesmic pour Windows Phone

L'application Seesmic pour Windows Phone

- Il insiste sur le fait qu’une très grande partie du code source de cette application a été récupérée de la version Desktop.

Nous passons maintenant à des démonstrations autour des jeux :
- Une expérience intéressante avec une application pour piloter un robot équipé d’un canon hydraulique :

Un robot piloter par un Windows Phone

Un robot piloter par un Windows Phone

- Démonstration d’un jeu sur Windows Phone :

- Explications sur les possibilités offertes par XNA Game Studio pour simplifier le déploiement et la distribution de jeux (illustration avec Battle Punk, un social game disponible sur Facebook) :

Le jeu Battle Punks sur Windows Phone

Le jeu Battle Punks sur Windows Phone

- Illustration de la portabilité des jeux avec The Harvest (le jeu que nous avons vu plus haut) qui a été très facilement porté sur PC ou xBox :

Le jeu multi-plateforme The Harvest

Le jeu multi-plateforme The Harvest

Nous terminons avec des détails sur la marketplace d’applications :

La marketplace d'applications pour Windows Phone

La marketplace d'applications pour Windows Phone

Le mot de la fin : Disponibilité immédiate des Windows Phone Developer Tools sur developer.windowsphone.com.

À suivre…

MIX 2010 – Jour 0

Et c’est parti pour 3 jours de conférence à Las Vegas à l’occasion du MIX, la grande messe annuelle de Microsoft. La conférence ne commence officiellement que demain mais nous avons droit à une première journée de pre-sessions en ce dimanche ensoleillé.

Une fois passé l’étape de récupération du badge et des goodies (les habituelles gourdes et stylos) nous nous retrouvons dans un centre de conférence bien agréable, surtout la partie lounge avec vue sur la plage artificielle du Mandalay Bay (le type sur la photo voudrais bien y aller mais sortir à l’air libre semble lui faire un peu peur…).

L'espace lounge de la conférence avec vue sur le dehors

L'espace lounge de la conférence avec vue sur le dehors

Pas le temps de se détendre car les premières sessions démarrent déjà.

HTML 5 Now !

La grande attraction de la journée est le workshop géant de Molly Holzschlag, la grande prêtresse du HTML et des standards web qui travaille chez Opera.

Molly sur la scène du MIX 2010

Molly Holzschlag pieds nus !

La matinée est consacrée à une question existentielle : Pourquoi HTML 5 ? (ou du moins comment en sommes-nous arrivé là) :

  • Le web repose sur la notion d’interopérabilité mais comme le HTML a stagné trop longtemps (10 ans depuis HTML 4.01), cette interopérabilité est menacée par les nombreuses initiatives des navigateurs ;
  • Les spécifications du W3C ne sont “que” des recommandations qui sont interprétées et plus ou moins implantées par les éditeurs de navigateur ;
  • Parfois des innovations isolées sont spécifiées ultérieurement par le W3C (ex. : XMLhttpRequest lancé par IE, Border-radius lancé par Firefox – il me semble) ;
  • Les spécifications d’HTML 5 sont plus longues à rédiger car beaucoup plus précises que pour les autres technologies du W3C afin d’éviter toute interprétation par les éditeurs (et notamment la gestion des erreurs) ;
  • HTML 5 est déjà (partiellement) supporté par l’ensemble des navigateurs ;
  • La majeure partie des sites (et des pages web) se font imposer la version d’HTML par l’outil de gestion de contenu qui définit de façon arbitraire le Doctype ;
  • XHTML 2 était trop rigoureux et ne voulait pas gérer les erreurs ni la rétro-compatibilité, les travaux de spécifications ont donc été stoppés car les standards sont supposés reposer sur la notion de compatibilité (même rétro) ;
  • Petite précision : Rétro-compatibilité = Vous avez le contenu sans le design, Dégradation élégante = Vous avez le contenu et la majeure partie du design ;
  • Tous les grands acteurs du web contribuent au groupe de travail sur HTML 5 (rappelons qu’il y a 2 jeux de spécifications : Celles qui sont en cours de rédaction par le WHAT-WG et celles approuvées par le W3C ;
  • Internet Explorer évolue beaucoup plus lentement que les autres navigateurs car ils doivent gérer un héritage très contraignant ;
  • IE est problématique même dans sa dernière version car si le Doctype n’est pas spécifié explicitement c’est le moteur de rendu de IE 5.5 qui est utilisé (gloups !) ;
  • HTML 5 a pour objectif de proposer la meilleure expérience d’utilisation possible pour le web, cette version est tournée vers l’avenir mais doit se plier à une contrainte de rétro-compatibilité (”evolution not revolution“) ;
  • HTML 5 est une réponse à l’enrichissement du web et aux besoins croissants relatifs aux applications en ligne ;
  • Elle insiste sur le fait que HTML 5 priorise avant tout les besoins des utilisateurs et des auteurs par rapport à ceux des éditeurs de navigateur ;
  • HTML 5 introduit une séparation stricte du contenu, de la structure et de la sémantique, cette version prépare ainsi la transition vers le web multi-plateforme (et les terminaux mobiles) ;
  • L’accessibilité est un sujet toujours d’actualité, surtout au travers des problématiques de référencement naturel.

Une intervention surprenante car plus tournée autour des enjeux “politiques” de HTML 5 que d’une explication des balises. Molly a terminé sur un point de vue surprenant : HTML 5 est plus une philosophie qu’un langage et représente une avancée majeure dans le mode de fonctionnement du W3C et ses rapports avec le marché et les éditeurs.

Vegas Baby !

L’après-midi a été consacrée à des activités beaucoup plus triviale avec un virée sur le strip et notamment le City Center, un tout nouveau complexe hôtelier à près de 11 milliards de $ qui est tellement nouveau que quasiment rien n’est terminé ! Du coup nous nous sommes rabattu sur le Bellagio et sa flamboyante galerie marchande de luxe.

Le Bellagio et sa reproduction du lac de Côme

Le Bellagio et sa reproduction du lac de Côme

La soirée a été tout aussi agréable avec une sortie groupée pour les journalistes / blogueur dans un resto japonais avec table chauffante et crevettes qui volent dans tous les sens :

Le cuisto-cascadeur du restaurant japonais

Le cuisto-cascadeur du restaurant japonais

C’est demain que les choses sérieuses vont commencer avec la keynote d’ouverture. À suivre…

En route pour Las Vegas

Comme chaque année à cette période, je m’envole pour Las Vegas afin d’assister à la grande messe annuelle du web design : Le MIX 2010. Cette année la conférence géante de Microsoft déménage à l’autre bout du strip pour se tenir au Mandalay Bay, un hôtel très prestigieux avec une plage artificielle, son récif de coraux et ses bâtiments en forme de lingots d’or (serait-ce un message subliminal envoyé aux joueurs ?).

L'hotel où va se dérouler la conférence de Microsoft

L'hotel où va se dérouler la conférence de Microsoft

Ce n’est pas tant pour le plaisir de tester les tous nouveaux scanners corporels que pour en savoir plus sur ce que nous prépare Microsoft dans les prochains mois :

  • Au niveau des RIAs avec Silverlight 4 (peut-être une annonce sur l’accélération matérielle comme sur le dernier Flash Player) ;
  • Au niveau de la mobilité je vais pouvoir approcher de près le Windows Phone et en savoir un peu plus sur le mystérieux project pink ;
  • Au niveau des logiciels avec des infos sur IE 9 (suport de HTML 5 et CSS 3 ?), Office 10 en mode SaaS, une hypothétique Azure Marketplace et peut-être une nouvelle version de sketchflow dans Expression Blend ;
  • Au niveau des touchbooks avec le Slate et peut-être plus d’infos sur le Courier ;
  • Au niveau des jeux avec le Project Natal (en réponse au PlayStation Move de Sony) et les jeux cross-plateforme

Bref, ça ne va pas chômer. J’aurais également la chance d’écouter de très grands noms du web design comme Bill Buxton, Molly Holzschlag, Luke Wroblewski.

À très bientôt pour les premiers comptes-rendus (et aussi sur Twitter : #Mix2010 et @Mix10French).

2010 sera-t-elle l’année de l’informatique nomade et polymorphe ?

Après presque 30 années de domination sans partage, j’ai comme l’impression que l’outil informatique traditionnel (écran + clavier + souris) est en train de sérieusement se ringardiser. Le couple Windows – Intel semble en effet avoir atteint son apogée et l’on se dirige tout droit vers un nouveau cycle d’innovation pour faire émerger de nouvelles catégories de terminaux et de nouveaux usages.

De l’internet mobile à l’internet nomade

Je pense ne pas me tromper en disant que la révolution mobile a fait long-feu en France et dans les pays occidentaux en général. Autant l’Asie a connu un formidable essor des services mobiles dans les années 2000 (principalement en Corée du Sud et au Japon), autant le WAP évoque un demi-échec (lire à ce sujet Ne confondez plus internet mobile et internet en situation de mobilité). Mais ne parlons plus du passé et tournons-nous vers l’avenir car l’avènement de l’iPhone et des netbooks a permit au marché de comprendre qu’il n’est pas forcément nécessaire d’avoir un écran de 19″ et un processeur à quadruple-coeur pour profiter de services en ligne dans de très bonnes conditions. L’idée étant de compenser du débit et de la puissance par de l’autonomie et de la praticité (il faut 30 secondes pour allumer son iPhone et relever ses mails).

De plus, je note une forte volonté des industriels de sortir de l’impasse du web gratuit où les producteurs et distributeurs de musique, films, séries TV, news… s’arrachent les cheveux pour trouver des modèles économiques viables sur un média où les utilisateurs sont habitués au tout gratuit. Les conditions de marché semblent donc réunies pour initier la révolution de l’outil informatique et sortir de la domination du PC (dans le sens “Personnal Computer“).

Bien évidement il existera toujours et nous continuerons à utiliser des ordinateurs (fixes ou portables), mais ils devront partager leur part d’audience avec d’autres types de terminaux qui nous permettrons de consommer des contenus, d’exploiter des services et de prolonger nos interactions sociales dans d’autres contextes. Ces terminaux nous les connaissons déjà (smartphones, netbooks, touchbooks, terminaux grand public ambiants…) mais leur prolifération et la part d’usage que nous leur réservons va petit à petit augmenter et inverser la tendance.

allbook

Eric Schmidt, PDG de Google, a ainsi déclaré que l’avenir de l’internet était au mobile. Ce n’est pas également un hasard si Steve Jobs a annoncé en ouverture de sa dernière keynote qu’Apple était une société de terminaux mobiles. Non pas que ces patrons ne croient plus en l’informatique “traditionnelle”, mais plutôt que les meilleures opportunités sont à chercher en dehors du cadre des ordinateurs tels que nous les connaissons (avec écran, clavier et souris). L’approche de services morcelés en widgets (ou applications chez Apple) semble en effet beaucoup plus facile à contrôler (d’un point de vue modèle économique).

Nous ne parlons pas seulement des terminaux qui tiennent dans la poche et que nous trimbalons partout avec nous, mais plutôt des terminaux à encombrement réduit et à grande autonomie qui peuvent servir partout mais dont l’essentiel des usages se fait en intérieur dans votre salon ou chambre (à l’image des consoles de jeux portables comme la Nintendo DS). L’avantage de ces terminaux est de supprimer toute dépendance aux fils (alimentation, réseau), nous parlons plus ainsi d’internet nomade plutôt que d’internet mobile.

Une course à la taille critique pour les systèmes d’exploitation

Il en va de même pour l’iPhone, terminal mobile de référence qui est également capable de rendre de très bon services d’appoint pour vous éviter d’avoir à démarrer votre ordinateur (regarder la météo ou le programme TV, vérifier ses emails ou Twitter, jouer 5 minutes…). L’iPhone et son modèle de distribution fermé fait ainsi beaucoup d’envieux. Nombreux sont ceux qui aimeraient bien réitérer cet exploit à l’image de Palm, Blackberry ou encore de cette alliance entre 24 opérateurs pour lancer une plateforme ouverte d’applications sur mobiles. Le but de la manoeuvre est de créer un marché-cible suffisamment grand pour créer un écosystèmes de développeurs et d’éditeurs d’applications.

OK très bien, mais il va falloir faire preuve de plus d’ambition pour convaincre le marché. D’autant plus que cette alliance ne prend en compte qu’une partie de l’équation (les terminaux mobiles). Je suis ainsi beaucoup plus attentif au tout récent partenariat entre Nokia et Intel pour fusionner leurs systèmes d’exploitation respectifs (Maemo et Moblin) en une plateforme unifiée du nom de MeeGo.

MeeGo

MeeGo, le système d'exploitation multi-terminaux

L’idée est de construire sur un noyau Linux une architecture logicielle suffisamment souple pour s’adapter à différents types de terminaux connectés :

MeeGo-Architecture

L'architecture logicielle de MeeGo

En proposant une plateforme logicielle unique pour un grand nombre de terminaux (smartphones, netbooks, TV et véhicules connectés…), Nokia/Intel s’assurent ainsi un soutien de nombreux développeurs et éditeurs souhaitant toucher un maximum de cibles et décliner leurs applications sur un maximum de terminaux en un minimum de temps. Nous allons donc très probablement assister à une course à la taille critique. Je ne pense pas qu’un système va écraser les autres mais plutôt une configuration où le marché est réparti entre 4 à 5 OS.

Des terminaux polymorphes pour contenter le plus grand nombre

À partir du moment où le “problème” du système d’exploitation (et du nombre d’applications disponibles) est résolu, rien n’empêche les industriels de segmenter le marché à l’infini et de proposer différents formats de terminaux pour cibler de façon plus fine les différentes niches de clients.

Des touchbooks pour petits et grands

Des touchbooks pour petits et grands

Le but de la manoeuvre est de proposer des machines parfaitement adaptées aux clients-cibles. Ça fonctionne donc pour les petits avec le iXL de Play Fish mais ça pourrait aussi fonctionner pour les séniors ou n’importe quelle autre niche.

Et puisque l’on parle de segmentation, impossible de ne pas évoquer le tout récent Windows Phone de Microsoft. Conscient du retard accumulé avec Windows mobile, les équipes de Microsoft ont pris la décision radicale de faire table rase du passée et de proposer un tout nouveau concept avec cette téléphone grand public propulsé par le système d’exploitation du Zune.

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Sage décision car le marché des smartphones sur-puissants à vocation BtoB commence à être sacrément bouché (Symbian, Android, BlackBerry, Palm). C’est donc un coup de maître de la part de Microsoft qui rompt définitivement l’héritage culturel de Windows et Office pour se montrer sur un nouvel angle (Xbox, Zune, Facebook). Ce nouveau positionnement grand public et plus abordable en terme de sophistication et de prix va permettre à Microsoft de réduire considérablement la pression concurrentielle en s’attaquant au middle-market (situé entre les téléphone basics et les smartphones).

Nouveaux usages = nouveaux revenus (ou pas)

Je n’ai pas eu la chance de participer au grand raout annuel de la mobilité à Barcelone (le Mobile World Congress), mais les comptes-rendus que je peux lire à droite et à gauche (cf. Mobile World Congress: some thoughts on day 1) me laissent penser qu’une nouvelle vague d’innovation est en train de déferler avec beaucoup d’investissements dans le software, une segmentation plus fine et une réflexion de fond sur les usages. Et même si les terminaux sont globalement plus intelligents, la sur-enchère technologique semble être compensée par des approches marché plus pertinente : Moins de puissance mais plus d’autonomie, de confort, d’adéquation…

L’innovation s’accélère, et les géants du monde informatique (Google, Apple, Microsoft) ne compte pas se laisser distancer. Pourquoi ? Tout simplement car cette vague de terminaux alternatifs va avoir une conséquence directe sur les revenus générés par la vache à lait du web : la recherche. Autant les ordinateurs sont parfaitement équipés pour faire une recherche dans de bonnes conditions (clavier complet pour saisir les mots-clés, large écran pour afficher les résultats, souris pour naviguer dans les résultats), autant sur un touchbbok ou un smartphone c’est complètement différent car les périphériques de saisie / d’affichage rendent la recherche plus délicate.

Nous sommes ainsi dans une dynamique de découverte plutôt que de recherche. Les géants comme Google, Apple et Microsoft investissent massivement pour ne pas perdre le contrôle de l’interface et se réserver des espaces de valorisation et de mise en avant du contenu. Les bannières et autres mots-clés sponsorisés vont donc être remplacés par des têtes de gondoles. Qui s’en plaindra ?

Un nouveau paradigme de l’outil informatique

Les 10 dernières années ont été consacrées au perfectionnement des services et contenus web consommés au travers d’un ordinateur. Les 10 prochaines années seront consacrées à la découverte de nouveaux services / contenus et à l’appropriation de nouveaux types de terminaux aux contraintes et spécificités très variées. Tout ceci vous semble peut-être un peu lointain, mais je vous donnes rendez-vous en 2020 pour faire le point sur ces usages nomades et surtout sur l’impact qu’ils vont avoir sur notre façon de concevoir, distribuer et consommer de nouveaux services et contenus. Peut-être engendreront-ils de nouvelles formes de dépendance ou de cyber-criminalité…

Je suis en tout cas fermement convaincu que nous entrons dans une nouvelle ère, celle de l’informatique nomade, tactile et sociale. Il va donc nous falloir complètement ré-inventer les expériences utilisateur (interfaces et contenus) pour mieux coller à ce paradigme du marché.

Résumé de l’actualité estivale 2009

Voilà, c’est la rentrée. Le moment est donc venu de faire le point sur les les événements marquants du mois d’août.

Facebook rachète FriendFeed (et autres annonces)

C’est LA grosse annonce des vacances : après plusieurs années de négociations, FriendFeed accepte l’offre de rachat par Facebook (cf. FriendFeed accepts Facebook friend request). On parle d’un montant de 50 millions de $ pour récupérer les activités de FriendFeed ainsi que les 12 employés. Je ne p ense pas que ceci puisse être interprété comme la volonté de contenir la montée en puissance de Twitter car ces deux services sont en fait assez différents. FriendFeed n’a jmais été un réel concurrent pour Twitter, plutôt un concurent pour le Friends Update. Par contre Facebook Lite est une attaque on ne peut plus directe à l’égémonie de Twitter.

Quelle sera la suite ? Difficile à dire pour le moment si ce n’est quelques rumeurs notamment autour de Bebo dont AOL voudrait bien se débarrasser et qui permettrait à Facebook de rajeunir son audience. Il y a également des rumeurs concernant Spotify, LE service de streaming musical dont tout le monde parle en ce moment et qui pemettrait à Facebook de se remettre à niveau sur ce créneau là. D’autant plus que…

MySpace rachète iLike

Autre grosse nouvelle de l’été, le géant MySpace qui se reveille et prend le contrôle de iLike pour 20 millions de $. Un petit montant pour une très belle opération permettant à MySpace d’injecter du sang neuf dans sa base d’utilisateurs et de renforcer sa position sur la social music. Pour le moment on ne sait pas trop comment va se passer la cohabitation avec MySpace Music mais espérons que l’intégration se fera en douceur.

Prochaine étape : pourquoi pas un partenariat indistriel avec Apple/iTunes ou un autre rachat (au hasard Pandora).

Une nouvelle version de Google ?

Beaucoup de question autour d’une possible nouvelle version de Google dont le nom de code est Caffeine. Visiblement un nouvel algorithme de recherche serait à l’étude, de même qu’une nouvelle architecture technique pour plus de rapidité (cf. Google Caffeine: A Detailed Test of the New Google).

Plusieures hypothèses sont possible : un nouveau système de rating (évolution du page rank), de la recherche en temps réel… Je laisse les spécialistes s’exprimer.

Les services mobiles “next-gen” sont à la mode

Alors que Twitter et Facebook/FriendFeed se tranquilement en train de conquérir les masses (et donc de se ringardiser vis à vis des adopteurs précoces), des applications mobiles de dernière génération sont en passe de devenir les nouveles coqueluches de la blogosphère. Il y a ainsi FourSquare (un réseau social localisé) qui n’est pour le moment pas disponible en France. Il y a aussi Layar (un browser mobile à la sauce réalité augmentée) qui vient de sortir sa V.2 (cf. Layar Augmented Reality Browser Now World Wide on Android, iPhone is Next) et la toute récente Métro Paris que j’ai testé avec succès.

Pour le moment ce marché est encore assez confidentiel du fait de la taille réduite d’utilisateurs-cible (les possesseurs de smartphone) mais il y a potentiellement de gros revenus à tirer de cette niche à forte valeur ajoutée.

Nouvelles versions de Mac OS et Windows

C’est demain que sort Snow Leopard, la nouvelle version épurée de Mac OS qui va mettre l’accent sur les performances. Windows 7 ne devrait pas tarder à suivre avec une promesse similaire de refonte “en profondeur”. Je pense qu’il faudra attendre quelques mois avant de voir les réels améliorations côté services et notamment une intégration plus fine avec les infrastructures on-the-cloud.

Nokia sort un netbook

Alors que l’on spécule de plus en plus sur une Mac Tablet (15 ans après le Newton), c’est finalement Nokia qui a fait sensation en présentant son Booklet 3G : Nokia Booklet 3G mini laptop unveiled. Une superbe machine qui intègre enfin la 3G de façon native mais qui n’a toujours pas communiqué sur le prix. Mon intuition me dit que ce n’est pas un hasard si ce produit ne s’appelle pas “netbook” : c’est parce qu’il va dépasser la barre symbolique des 500 $ et ne plus trop correspondre ainsi à la “norme” des netbooks. L’idée de génie est d’avoir prévu un emplacement pour pouvoir glisser “à chaud” une carte SIM. Attendons de voir si cette machine tient ses promesses (cf. Why It’s Too Early To Be Excited About Nokia’s Late Netbook) et surtout de voir si l’on peut utiliser un autre système d’exploitation que le Windows annoncé (lequel déjà ?).

Voilà, ça fait beaucoup pour un mois d’août. J’ai oublié des choses ?

Chrome OS, la pierre angulaire de l’empire Google

Cela fait à peine 24 H que l’annonce de Chrome OS a été faite et pourtant les avis convergent en ce qui concerne les intentions de Google : réinventer l’outil informatique et les usages des services en ligne. En fait cela avait déjà commencé avec l’annonce de Wave, mais cette entreprise ne se fera pas en un jour (ni en un an).

Chrome OS ?

Reprenons depuis le début avec ce que nous savons sur Chrome OS :

  • Ce n’est pas un nouveau système d’exploitation mais une nouvelle interface graphique reposant sur un noyau Linux ;
  • Il sera gratuit (normal car les équipes de Google comptent s’appuyer sur la communauté pour le finaliser) ;
  • Il pourra tourner sur un netbook et plus si affinités (grâce au support des processeurs ARM en plus des architecture x86 d’Intel) ;
  • Il reposera essentiellement sur le navigateur Chrome qui servira d’environnement d’exécution pour des applications en ligne “standards” (HTML ou Flash) ou spécifiquement conçues pour Chrome (sous-entendu reposant sur les technologies Google comme NaCl ou avec le futur HTML 5) ;
  • Il devrait sortir pour mi-2010.

Nous ne savons donc pas encore grand chose sur Chrome OS, toujours est-il qu’il serait illusoire de croire que Google a la capacité de nous sortir un système d’exploitation en à peine un an car c’est un chantier titanesque qui demande des années et une armée de développeurs.

Pourquoi cibler les netbooks ?

Au-delà des taux de croissance très impressionnants annoncés par l’industrie, le marché des netbooks ressemble plus à une niche qu’à autre chose : 11 millions d’unités vendues en 2008 pour une prévision de 39 millions de machines en 2013 (Let’s all take a deep breath and get some perspective). C’est peu, à peine 1/10ème du marché des ordinateurs, mais c’est suffisamment gros pour s’y intéresser. D’autant plus que les netbooks n’ont pas encore trouvés leur place : les “observateurs” du marché s’acharnent à les faire passer pour des ordinateurs low cost alors que leur potentiel réside dans de nouveaux usages et surtout dans une nouvelle approche de l’outil informatique.

C’est également un marché très instable apparamment dominé par Microsoft avec un produit en complet décalage avec le potentiel des machines. Pour résumer : les 97% de parts de marché de Microsot ne sont qu’un leurre, le grand public réclame Windows car c’est le seul OS qu’il connaisse mais donnez-leur un iPhone et il leur pousse des ailes. Tout ce qu’il manque aux netbooks c’est un acteur qui daigne investir de l’argent pour éduquer et convaincre les clients.

C’est enfin un marché sur lequel Google peut compter sur des partenaires de taille : Des constructeurs (Acer, Asus, HP, Lenovo), des fabricants de puces (Qualcomm, Texas Instrument) et même un éditeur (Adobe).

Quelques difficultés à prévoir

Mais tout ne va pas être simple pour Google car le géant de la Silicon Valey devra faire face à de nombreuses difficultés, à commencer par les ressources : les équipes de Google ne peuvent pas être sur tous les fronts à la fois et la communauté risque de se lasser d’être sans cesse sollicitée (notamment comme cela a été le cas pour Android).

Il y a ensuite le douloureux problème de la compatibilité des périphériques : Sera-t-il possible de faire fonctionner votre webcam, votre imprimante ou de brancher votre appareil photo numérique ? Difficile à imaginer, il faudrait alors que les constructeurs fournissent un effort considérable pour livrer les bons drivers.

Il y a enfin le problème des marges très réduites sur le créneau des netbooks. Concrètement, avec un système d’exploitation gratuit Google cible le bas du marché. OK, mais comment vont-ils gagner de l’argent ? Autant iTunes est gratuit mais Apple gagne beaucoup d’argent avec (il faut payer d’un côté pour le hardware et de l’autre pour les musiques ou applications) autant si Chrome OS est gratuit, comment Google va-t-il dégager des revenus ? Certainement pas avec le matériel, ni avec les services puisque l’offre de Google est majoritairement gratuite.

Pas réellement un concurrent pour Windows

Malgré les apparences, Chrome OS n’est pas un concurrent de Windows mais plutôt de Linux. Au risque de me répéter : Faire tourner Windows sur un netbook est une aberration car cela limite fortement l’usage que l’on peut en faire (Les netbooks vont-ils amorcer la révolution du web 3.0 ?). Les netbooks n’ont pas besoin de Windows, mais Windows a besoin des netbooks pour maintenir les ventes. Et à ce petit jeu Microsoft est passé champion dans l’art de verrouiller un marché et d’étouffer la concurrence. Sauront-ils étouffer Google ? J’en doute, certainement pas avec Windows 7 qui ne prend pas en compte les spécificités des netbooks (contrairement à Moblin).

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Mais ne vous en faites pas pour Microsoft, ils ont d’autres tours dans leur sac (Five Reasons Why Microsoft Does Not Need To Worry About Google Chrome OS), à commencer par une grosse annonce à venir sur la prochaine version d’Office (qui sera très certainement disponible en mode SaaS : Why Chrome OS Now? Because Microsoft Office In The Cloud Comes Monday). Il y a de plus ce projet de navigateur chez Microsoft Research (nom de code Gazelle) qui se veut être le premier “browser-based OS (Introducing Microsoft’s Gazelle, A Web Browser as a Multi-Principal OS) ça ne vous rappelle rien ?

Pas du tout un concurrent pour Apple

Vient ensuite logiquement la question de savoir si cette annonce ne va pas faire de l’ombre à Apple qui a toujours craché sur le segment des netbooks mais qui compte (d’après les rumeurs) sortir sa propre machine d’ici l’année prochaine. Rassurez-vous, cela ne va pas le moins du monde affecter Apple qui a toujours su se créer sa propre niche (Why Google’s Chrome OS Bomb Has Minimal Fallout On Apple). Traduction : Apple ne sortira pas de netbook mais un produit légèrement différent qu’il sera le seul à maitriser.

D’un autre côté, le grand public est très friand des services simples et efficaces de Google, réussiront-ils à lancer une alternative crédible (la qualité d’Apple sans en payer le prix) ? Pas sûr dans la mesure où les consommateurs ne sont pas dupes : le Gphone est un très bel appareil, mais ce n’est pas un iPhone. Bref, tout ça pour dire que Google sait très bien faire du Google mais qu’ils ne rivaliseront jamais avec Apple.

Le jeu sera-t-il le premier domaine d’application crédible pour les netbooks ?

J’avais déjà exprimé en début d’année la possibilité d’une approche verticale pour les netbooks avec le marché des enfants. Je crois toujours fortement à cette hypothèse, tout comme celle d’une machine sponsorisée par des éditeurs de jeux. Le principe est simple :  proposer une offre à moins de 100€ pour un netbook avec des jeux pré-installés dessus. Disney le fait déjà, pourquoi pas Adibou ou Prizee ? (cf. Hands On With Disney’s Netbook for Kids)

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Le netbook pour les enfants de Disney

Les netbooks ne sont pas des machines très puissantes, mais pour faire du casual games ils sont largement suffisants : How Will Google Chrome OS Change Gaming?. Rappelons de plus que Google compte intégrer O3D dans la prochaine version de Chrome, de quoi en faire un parfait candidat pour du Rich Internet Games.

Une nouvelle génération de système d’exploitation pour une nouvelle génération d’ordinateurs

Au risque de me répéter (bis) : les netbooks ne sont pas de petits ordinateurs (ni même de gros smartphones), ils piochent le meilleur de ces deux mondes pour proposer une nouvelle approche et surtout correspondent à de nouveaux usages. Inutile de se poser la question de savoir s’il sera possible de faire tourner Photoshop sur Chrome OS puisque de toute façon il ne tourne pas sur un netbook avec Windows XP, là n’est pas l’objectif des netbooks.

Aujourd’hui c’est Intel avec son Moblin qui nous montre le vrai potentiel des netbooks : un usage intensif (exclusif ?) de services en ligne, une mobilité sans compromis et des applications à réinventer. Il y a aussi Jolicloud sur le créneau, mais leur approche n’est pas aussi poussée que celle d’Intel.

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L'interface révoltutionnaire de Moblin

Il reste bien évidemment d’autres questions en suspens comme par exemple la possibilité de faire tourner des applications en ligne en mode déconnecté ou la gestion de la synchronisation, mais les travaux autour de HTML 5 avancent à grand pas et le futur des applications next-gen est en marche. Quand Gmail est sorti il y a 5 ans, je ne me doutais pas qu’il allait me faire complètement oublier les logiciels de messagerie, et pourtant… jamais plus je ne reviendrais à un système de messagerie classique.

C’est donc un pari sur l’avenir que Google fait en misant sur le tout en ligne (ou plutôt sur les applications légères) mais de toute façon leur Chrome Os est encore loin d’être prêt donc ils ont tout le temps pour continuer à préparer le marché.

Conclusion

S’il y a bien une chose dont je suis certain, c’est qu’à sa sortie Chrome Os ne va pas révolutionner le monde de l’informatique ou de l’internet. Ce chantier se gagnera sur le moyen terme (5 ans), tout comme c’est le cas pour Wave, un produit révolutionnaire mais qui mettra du temps avant de réveler son potentiel.

J’ai également une autre certitude : Chrome OS va être la pierre angulaire de la stratégie de Google, le lien entre les différents services et le digne successeur de Google Desktop qui n’a pas réussi à s’imposer (mais qui aurait pu jouer ce rôle). En poussant la réflexion, on peut également se dire que Chrome est la pièce centrale d’un puzzle que Google élabore depuis de nombreuses années.

Et si ce Chrome OS n’était qu’un galop d’essai ? Un échauffement pour une ambition encore plus vaste : Après les netbooks, les ordinateurs ? Pourquoi pas… d’ici là ils devront d’abord résoudre le problème de la compatibilité des périphérique et au moins lancer un site web, ça serait la moindre des choses !

Opera 10, Chrome 4, Firefox 4 : Vers des plateformes sociales et applicatives

Cette semaine Opera a fait sensation en lançant la dixième version de son navigateur : Opera Unite. C’est également cette semaine que Mozilla sort enfin la Release Candidate de Firefox 3.5. Ces deux annonces survenant juste après le lancement de Chrome V3. Ouf, un beau tire groupé pour ces navigateurs alternatifs qui n’en sont pourtant qu’au tout début d’une nouvelle ère où l’enjeu ne sera pas de sortir le navigateur le plus rapide, mais le mieux adapté aux attentes des internautes.

Petite précision : par navigateurs alternatifs, j’entends les navigateurs qui ne sont pas nativement installés avec le système d’exploitation (IE pour Windows et Safari pou Mac).

Opera + Apache + BitTorrent = Opera 10

Commençons par Opera 10 qui vient tout juste de sortir : Taking the Web into our own hands, one computer at a time. Outre de meilleures performances, le navigateur qui vient du froid propose une nouveauté de taille : l’intégration d’un serveur web (Opera “Reinvents the Web” with Unite, Makes Every Computer a Server).

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Le partage de photos sur Opera 10

L’avantage de cette solution est de pouvoir héberger et échanger librement du contenu (photos, contenus…) sans passer par des services comme FlickR, Facebook. L’argument utilisé par Opera est de libérer les internautes de l’emprise de ces services (surnommés des “land lords“) et de leurs CGU douteuses. Le navigateur permet ainsi d’intégrer un certain nombre de fonctions sociales (publication de son site web, partage de photos, hébergement de tchat…).

La stratégie d’Opera va donc être d’augmenter le nombre de services disponibles (avec des extensions pour Facebook, MySpace, Twitter…) et surtout de lorgner du côté des échanges P2P (rappelons qu’Opera intégrait déjà un client BitTorrent dès 2006). Du P2P directement intégré dans un browser ? Mais si c’est possible, et ça deviendra peut-être même légal puisque je vous rappelle que deux députés du Swedish Pirate Party vont siéger au parlement européen.

Chrome + Gears + extensions + NaCl + O3D = Chrome 4

Intéressons-nous maintenant à Chrome, le navigateur de Google qui vient tout juste de sortir sa version 3. Plusieurs nouveautés sont au rendez-vous : de meilleures performances, la possibilité de rajouter des extensions et des versions pour Mac et Linux.

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La dernière version de Chrome sur Mac

Un lancement très discret qui reflète la très faible part de marché du dernier venu des navigateurs. Jusque là rien de très novateur, si ce n’est cette récente annonce où il est mentionné l’intégration prochaine de Native Client dans Chrome, de même que O3D : Google Native Client grows out of research phase. Oui vous avez bien lu : Google est tranquillement en train d’intégrer de façon native ses propres technologies de RIA et de 3D. La stratégie de Google va (théoriquement) être de transformer son navigateur en un véritable environnement d’exécution d’applications hybrides (pouvant tourner en mode connecté ou non à l’aide de Gears) développées en Ajax, en Java (via GWT) ou en C++ (via NaCl).

Plusieurs scénarios sont donc à envisager pour Google : Imposer Chrome au travers de ces services phares (Gmail…) et pourquoi pas devenir la référence pour les jeux en ligne. Chrome, une plateforme de jeux en ligne ? Oui tout à fait, car rappelez-vous qu’ils disposent toujours des équipes de Lively qui était destiné à héberger des jeux (cf. Lively deviendra-t-il une plateforme de jeux ?), qu’ils ont avec O3D un moteur 3D bien plus robuste et qu’ils disposent également de la régie publicitaire (Google In-Game Advertising). Un premier pas vers le Rich Internet Games ?

Firefox + Prism + Weave + Ubiquity = Firefox 4

Alors que Mozilla s’apprête à déployer Firefox 3.5, les équipes sont déjà en train de préparer l’avenir : The Future of Firefox: Interview With Mozilla’s Chief Innovation Officer. L’ambition des équipes est énorme : faire de Firefox le navigateur le plus simple mais également le plus puissant grâce à son formidable écosystème de plus de 8.000 extensions. Un écosystème qui devrait être stimulé par le récent lancement des Add-on Collections. L’idée est de proposer un navigateur très épuré (sans onglet ni menu, cf. The Future of Firefox: No Tabs) mais qui peut être complété grâce à des tonnes d’extensions.

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Une nouvelle interface pour Firefox 4 (sans onglets)

Autres chantiers sur lesquels les équipes travaillent : l’intégration de Prism (pour faire fonctionner les applications en mode déconnecté), de Weave (qui permet de gérer l’authentification : Identity in the Browser + This New Firefox Feature Could Solve the Login and OpenID Problems) et d’Ubiquity (qui transforme la barre d’adresse en un moteur d’analyse syntaxique).

Mozilla semble donc travailler sur deux axes de développement : Une prise en charge plus sophistiquée de l’authentification (avec une synchronisation silencieuse à la sauce data-on-the-cloud) et des extensions toujours plus simples à développer mais plus puissantes grâce notamment à Jetpack (You have the power to put the Jetpacks on Firefox, Extensions 2.0?) qui devrait aller beaucoup plus loin que GreaseMonkey (cf. How to: Start Using Greasemonkey in Under 5 Minutes) dans l’enrichissement et la personnalisation des sites et services en ligne.

Le navigateur comme une plateforme sociale

Au vu de ce que propose les dernières versions de ces navigateurs, il semblerait que nous nous dirigions vers une tendance à la réappropriation des fonctions sociales pour transformer les browsers en plateformes sociales. L’idée est donc de faire évoluer la gestion des mots de passe vers de la gestion de l’identité numérique. Le navigateur serait alors le gestionnaire centralisé de vos profils, de vos statuts et de vos contacts en agrégeant vos données éparpillées sur différents services et en vous donnant accès à différentes briques sociales (tchat, status update…).

Dans ce scénario, le navigateur rentre donc en concurrence avec des applications sociales comme Seesmic Desktop, Tweetdeck ou encore AlertThingy. Mais cela peut aller encore plus loin : nous pouvons ainsi envisager l’intégration de services de start page comme iGoogle (dans Chrome) ou Netvibes (racheté par Mozilla ?).

Le navigateur comme plateforme applicative

Avec l’avènement des Software-as-a-Service et des Data-on-the-Cloud, le navigateur devient le point de convergence des applications. À la fois les applications légères comme la gestion de projet mais aussi des applications bien plus lourdes comme le CRM avec Salesforce. Reste deux défis à relever par les navigateurs : de meilleures performances (plus rapide et plus stable) et plus de confort d’utilisation (mode déconnecté et exécution dans une fenêtre indépendante).

Nous nous dirigeons donc vers un marché où le système d’exploitation sera complètement banalisé puisque la majeure partie des applications tournera dans le navigateur sous forme de services. Les efforts vont donc être concentrés sur les navigateurs et leur capacité à exécuter de plus en plus de choses (traitement vidéo, code C++…)

Deux retardataires : IE 8 et Safari 4

Dans cette course à l’armement il semblerait que les deux acteurs historiques se soient fait larguer :

  • Microsoft avec Internet Explorer qui ne parvient décidément pas à rattraper son retard (prise en charge des CSS 3, rapidité…). Jusque là Microsoft pouvait se reposer sur son monopole mais il semblerait que la situation soit en train de changer (Windows 7 to be shipped in Europe without Internet Explorer). Visiblement les équipes de Microsoft préfèrent se concentrer sur leur cheval de Troie (Silverlight) ainsi que sur de nouveaux services (Mesh, Bing…) ;
  • Apple avec son Safari qui vient de sortir en version 4 et qui ne propose toujours pas de système d’extensions. Même si cette dernière version tient la route au niveau des performances, le “minimum social” n’est pas rempli et on se demande quelle est la stratégie d’Apple sur ce coup là.

Trois ousiders : Facebook, Adobe et Amazon

Maintenant que nous avons fait le tour des acteurs en présence, intéressons-nous aux acteurs potentiels :

  • Facebook tout d’abord qui n’en finit plus de grossir et de proposer une palette toujours plus large d’applications sur sa plateformes. Rappelons que Facebook a des vues expansionnistes avec son Facebook Connect et son application Facebook Desktop. L’idée d’une concurrence entre Facebook et Mozilla sur le concept de social agent n’est pas neuve (cf. Firefox Could Be the Real Facebook Challenger) mais elle prend une dimension particulière quand on sait que Facebook compte toujours dans ses équipes un certain Blake Ross qui est l’un des développeurs phare de Firefox (cf. Facebook se métamorphose en web OS).
  • Adobe qui depuis le rachat de Macromedia est en position de force avec Flash… mais pas seulement ! Car vous ne vous en rendez plus compte mais votre ordinateur est très certainement truffé de produits Adobe : Flash, Shockwave, AIR, Media Player mais aussi (et surtout) Reader. De là à penser qu’Adobe pourrait se lancer dans une intégration verticale pour déployer le dernier maillon de sa Flash Platform… il n’y a qu’un pas (que je viens de franchir).
  • Amazon, le plus gros site marchand du monde (notamment grâce à sa marketplace) qui pourrait bien vouloir proposer un navigateur entièrement dédié au shopping avec un accès direct à son catalogue (intégrant son moteur A9), à ses différentes bases de contenus (IMDB, SoundUnwound…), à ses plateformes sociales (Askville, Shelfari…) et qu’il pourrait porter sur son Kindle. Il y a bien un Ebay Desktop, pourquoi pas un Amazon Desktop ?

Voilà, j’arrête là mes hypothèses car ça fait déjà une belle liste de “suspects”.

Encore une fois, nous n’en sommes qu’au tout début d’une nouvelle ère pour les navigateurs qui, j’en ai la conviction, vont fortement s’émanciper.