Bull travaillerait sur une technologie de RDA

J’étais hier soir à la soirée de Xing. L’occasion de croiser des gens très intéressants et notamment une personne de chez Bull (dont je ne peux citer ni le nom ni le titre) qui m’a fait des révélations sur une possible stratégie de diversification du géant de l’informatique française.

A l’instar des autres poids lourds de l’informatique (Microsoft, Google, IBM…), les équipes de chez Bull seraient en train de finaliser une plateforme pour faire tourner des RDA. D’après cette personne, le positionnement de Bull sur ce créneau est révolutionnaire. Ils ont en effet poussée très loin le concept de machine virtuelle puisque la leur est réellement virtuelle : il n’y en a pas. Pour faire simple, disons que c’est un choix stratégique de ne pas proposer de machine virtuelle, comme ça les contraintes de mises à jour et de déploiement sont évincées. Génial, non ?

De plus, leur plateforme de RDA reposerait sur un meta-langage de dernière génération : le Command Object Building Operative Language. Ce meta-langage parviendrait à simplifier grandement la conception orientée objet tout en capitalisant sur les acquis des précédents langages. Bref, un compromis miracle.

J’ai encore une fois beaucoup de mal à cacher mon enthousiasme pour toutes ces innovations. L’année 2007 sera définitivement l’année des RDA !

Deux conférences ‘riches’ la semaine prochaine

J’aurais le grand plaisir de participer à deux conférences la semaine prochaine :

C’est étrange mais j’ai comme l’impression que le thème des interfaces riches est récurrent dans mes interventions. Soit je fais une fixation, soit le sujet est réellement porteur. Bon en tout cas, j’espère que j’aurais l’occasion de croiser l’un d’entre vous car l’accès à ces deux conférences est gratuit, il faut juste s’inscrire.

Premières impressions sur Apollo

A peine la première version d’Apollo vient-elle de sortir (voir à ce sujet mon précédent billet : Les premiers pas d’Adobe Apollo) que les premières expérimentations sont là :

Une fois le runtime installé, le déploiement d’applications avec Apollo est assez simple : un simple clic sur le fichier .air et le panneau de contrôle d’Apollo apparait presque instantanément (pour confirmation). Après cela, les applications Apollo se comporte comme des applications à part entière avec des temps de chargement tout à fait acceptables. Nous sommes donc ici bien loin des longues secondes nécessaires au chargement et à l’initialisation de la machine virtuelle Java.

Nous n’en sommes qu’aux premiers balbutiements d’Apollo et je déplore le manque de prototypes et autres démos. Quel dommage surtout que ces deux premières expérimentations soient en fait des widgets améliorés. Ceci pourrait créer de la confusion et faire passer Apollo pour un vulgaire moteur de widgets. Pour celles et ceux qui l’ignorent, Apollo est une machine virtuelle permettant de lire de l’HTML, du PDF, du Flash et même des [RDA (pour une plus longue explication, je vous recommande cet article : Adobe Apollo: beyond the hype).

Loin de moi l’idée de critiquer le travail réalisé par les auteurs de ces expérimentations, car ils ont fait preuve d’une remarquable réactivité. Ce n’est qu’un début, mais un début prometteur. Pourtant l’instant rien de comparable à ce qui se fait WPF (à l’image des RDA de la FNAC ou de Burton Snowboards), mais il faut dire qu’ils ont eu de nombreux mois pour peaufiner ces démos.

Même si certains annoncent déjà la relève (Apollo, la concurrence est déjà là…), je reste très optimiste sur l’avenir de cette solution et sur la capacité d’Adobe (et des ex. Macromedia) à motiver la communauté des Flasheurs à s’initier.

LiFE-LiNE : votre ligne de vie (en ligne)

Je vous propose de découvrir un nouveau concept d’expression et de représentation tout à fait surprenant : la LiFE-LiNE (ligne de vie en français).

Life-Line

Le principe de cette ligne de vie est d’afficher dans une page unique un résumé quotidien personnel :

  • une photo ou un picto ;
  • un lien vers les moyens de contact (email, messagerie instantanée…) ;
  • une courte bio de l’auteur ;
  • un nuage de tags relatifs à l’auteur ;
  • une liste des lecteurs récents (via MyBlogLog) ;
  • la liste des derniers billets / photos / vidéos / liens publiés.

Là où ça devient intéressant, c’est au niveau de la ligne elle-même : toutes ces publications sont réparties sur un axe chronologique avec un système de filtres (à l’aide d’onglets) et une possibilité de changer l’échelle de temps.

Autant vous prévenir tout de suite :

  1. je doute que ce mode de représentation soit accessible ;
  2. c’est quasi-illisible pour un néophyte du web 2.0 ;
  3. ce service n’est pas ouvert au grand public (vous ne pouvez pas créer votre ligne).

Qu’importe, ce prototype est remarquable : il parvient à concilier faible encombrement, lisibilité et surtout à représenter visuellement la dimension temporelle. En tout cas je trouve cette ligne fascinante. Alors bien entendu vous avez tout à fait le droit de ne pas aimer, mais saluer au moins le travail de l’auteur (Olivier D. alias ze kat) qui s’est creusé la tête pour essayer d’innover.

Quelques précisions sur ce concept :

  • il est pour l’instant hébergé sur le site Life2Front.com, et en recherche d’un logo officiel :
  • le concept a déjà été théorisé et expérimenté sous le nom Lifelog ou Lifestream (un plugin pour WordPress) ;
  • Microsoft planche depuis 10 ans sur une idée similaire appelée MyLifeBits.

Voilà, dès le premier coup d’oeil j’ai tout de suite été séduis par ce concept, et vous ?

Les premiers pas d’Adobe Apollo

C’est ce week-end qu’a eu lieu l’Apollo Camp, la soirée de lancement officielle d’Apollo.

Logo d'Apollo

Pour ceux qui se posent la question, Apollo est l’enfant du mariage d’Adobe et de Macromedia. Il s’agit d’un logiciel capable de lire de l’HTML, du PDF, du Flash et toute sorte de choses. Toute sorte de chose ? Oui tout à fait. Car la richesse d’Apollo repose sur sa capacité à faire tourner des [RDA. En d’autres termes, Apollo est une sorte de machine virtuelle, au même titre que la fameuse machine virtuelle de Java.

Même si Apollo n’en est qu’à une version pre-alpha, il est tout de même possible de télécharger une première version ici : Get the Apollo Runtime.

Apollo représente une avancée majeure dans le monde des interfaces riches. Ceci pour trois raisons principales :

  • Adobe dispose de moyens financiers conséquents (en tout cas nettement plus conséquents que Macromedia) pour finaliser et faire évoluer ce produit ;
  • Adobe dispose d’une très large gamme d’outils de production, de même que d’une très large population d’utilisateurs ;
  • Adobe est déjà très largement présent sur les ordinateurs du monde entier (notamment au travers de l’Acrobat Reader et du Flash Player).

Bref, vous aurez bien compris que je suis très enthousiaste et impatient. Et visiblement je ne suis pas le seul :