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Firefox + web 2.0 + Social Network = Flock

Ça y est, je suis perdu ! Alors que la fondation Mozilla nous sort un Firefox 1.5 beta qui plante toutes les 5 minutes (je ne me plains pas, Tristan Nitot avait prévenu), voilà que j’apprends que le browser nouveau est né : Flock.

D’après les auteurs, ce petit nouveau est basé sur Firefox et apporte un certain nombre de nouvelles fonctionnalités comme :

  • Principe de Social Browsing (hum… c’est un truc à la Yahoo! My web 2.0 ?) ;
  • Intégration avec Flickr ;
  • Intégration avec les principaux outils de blog (dotclear sera-t-il dedans ?)…

Tout ça m’a l’air intéressant, mais il parait que l’on peut faire la même chose avec des scripts GreaseMonkey. Plus d’infos ici :

Décidément, le rythme de l’innovation n’est pas près de ralentir.

Mettez de la 3D dans vos PDF

Cet après-midi je suis allé faire un tour sur le salon e-Commerce. Quelle bonne idée j’ai eu, parce que non seulement j’y est croisé Stéphane, mais en plus je suis tombé sur un stand qui proposait une solution révolutionnaire : l’encapsulation d’animations 3D dans des fichiers PDF. Là où ce principe est révolutionnaire, c’est que la solution (baptisée PDF 3D) ne nécessite pas de plug-in particulier : le lecteur Adobe Reader 7 suffit. __ Les démos proposées sur le site sont tout simplement renversantes__, à commercer par cette fiche-produit fictive qui autorise des animations et des manipulations : Canon3D (format PDF).

La fiche produit de Canon3D

Ainsi que celle-ci où il est possible de changer les couleurs du vêtement : Reebok3D (format PDF).

La fiche produit de Reebok 3D

Le potentiel de ce truc est tout simplement renversant ! Vous imaginez des brochures pour voitures en PDF où les utilisateurs pourraient voir le véhicule dans tous les sens et en changer la couleur…

Etes-vous vacciné contre le virus de la pub ?

Le modèle publicitaire va mal, très mal (je me suis déjà exprimé sur à sujet sur le blog de ZDNet : Vers la fin du modèle publicitaire ?). Aujourd’hui je m’interroge également sur l’aspect contagieux de cette dérive et les effets qu’elle peut avoir sur les stratégies de marketing relationnel.

Trop de pub tue la pub

Ça, vous le saviez déjà. A force de matraquage publicitaire, nous observons un phénomène d’accoutumance des consommateurs : ils apprennent à se protéger contre les attaques extérieures (publicités non sollicitées). De même, les campagnes de fidélisation traditionnelle ont moins d’effet. Pour le vérifier, amusez-vous à compter le taux de produits génériques dans votre caddie par rapport aux produits de marque.

Vous y croyez encore aux clubs et aux points de fidélisation ?

Avouez-le, les stratégies de fidélisation traditionnelles ont fait leur temps :

  • Les clubs VIP ne font plus rêver personne. Seule une minorité de marque arrivent encore à accrocher leurs clients (je pense notamment au club des mamans de Nestlé).
  • Les systèmes de points de fidélité arrivent à saturation. The Economist nous révélait en début d’année que les points de fidélisation des grandes compagnies aériennes atteignaient une valorisation de près de 14.000 milliards de dollars.
  • Les cartes de fidélité sont devenu une banalité. Pour vous en convaincre, amusez vous à compter le nombre de cartes qui traîne dans votre portefeuille ou porte-monnaie.

La mutation des consommateurs

Le consommateur est malin, il apprend et s’adapte. N’assistons-nous pas à une généralisation d’un comportement d’achat très volatile où les consommateurs aidés par les sites internet (comparateurs, opinions, syndication de bons de réduction…) picorent là où c’est le plus intéressant (connaissez-vous des sites comme AcheterGagnant ?). Ce type de comportement extrême ébranle fortement la notion même de fidélisation et seules les marques les plus fortes (Harley Davidson, Apple, BMW…) arrivent à se maintenir en faisant de leurs clients des avocats.

Vers un nouveaux modèle de cycle de vie client ?

Voici à quoi pourrait ressembler le cycle de vie client dans quelques années :

Suspect > Prospect > Client > Client régulier > Avocat

Le stade de Prospect serait ainsi amené à disparaître :

  • Trop de publicités non sollicitées (j’espère pour vous que votre système de messagerie est équipé d’un filtre de spams) ;
  • Des messages pas assez ciblés (il est loin le temps du mass-marketing, voir à ce sujet mon billet sur l’auto-marketing).

De même pour le stade de Client Régulier :

  • Forte pression sur les prix (cette semaine le Nouvel Économiste fait sa première de couverture avec l’article suivant : La tyrannie du moins cher) ;
  • Un rythme d’innovation très soutenu (vous avez vu le dernier iPod Nano ?).

A ce sujet, il est intéressant de constater que l’innovation est un impératif, et pas seulement pour les produits technologiques :

  • Dans le milieu automobile (jetez donc un oeil sur les derniers gadgets qui équipent les Citroën) ;
  • Dans la mode (qui peut me dire quel était l’avant dernier nouveau modèle de chez Nike ?) ;
  • Dans les produits de consommation courante (on vois apparaître les produits de la rentrée dès le mois de juillet) ;
  • Dans les produits financiers (la BNP lance un nouveau produit financier toutes les 2 semaines)…

Pourquoi les marques se tirent-elles une balle dans le pied ?

Qu’est-ce qui peut expliquer cette fuite en avant qui est néfaste pour tous (marques, publicitaires, distributeurs…) ? Pourquoi les marques se sentent-elles obligées de pratiquer la surenchère avec des promesses et des remises toujours plus fortes ? Voici plusieurs hypothèses :

  • Une idée reçue sur la taille critique, réminiscence des années folles. Qui n’a jamais entendu un grand patron dire Nous devons maintenir une croissance à 2 chiffres pour pouvoir survivre.
  • Un ego surdéveloppé des patrons (ça c’est déjà vu, souvenez-vous de J6M ou de Thierry Breton) ;
  • La pression des marchés financiers. Ceux-là même qui exigent de la croissance (au point d’obliger une société à prendre des risques) et sanctionnent le moindre profit warning ;
  • Le mythe de la campagne pub miracle (rappelez-vous que la Force tranquille du candidat Mitterrand c’était il y a 25 ans).

Existe-t-il un remède ?

Bien sûr qu’il existe un remède et vous le connaissez tous : avoir une offre irréprochable pour pouvoir convaincre les suspects (voir à ce sujet mon billet sur le marketing de persuasion) et évangéliser vos clients. Si une marque espère percer sur un marché déjà occupé ou conserver ces parts de marché, elle n’a pas le choix que de proposer une offre remarquable :

  • sur la qualité des produits (emballage, manuel d’utilisation, finition, matériaux utilisés…) ;
  • sur la qualité du service (accueil en boutique, conseils du vendeur, hot-line…).

Et souvenez-vous que l’on ne devient pas remarquable en étant moins cher : Qui se souvient d’Air Lib qui voulait proposer un meilleur service et des meilleurs tarifs que les compagnies aériennes low cost ?

Je n’ai pas la prétention de vous donner la recette miracle, par contre je peux vous conseiller quelques lectures dont la très bonne trilogie de Seth Godin : Purple Cow, Free Prize Inside et All Marketers Are Liars. Il existe quantité de livres sur ce sujet mais ceux-là vous permettront d’initier une réflexion. A vous de jouer !

MAJ (09/09/2005) : Voici une interview d’InternetActu qui tombe à pic pour étoffer mon propos : Laurent Valembert : « Il suffit d’inventer des produits géniaux, et il n’y aura plus besoin de faire de pub » (tout est dans le titre).

Le manuel du bon blogger par Seth Godin

On ne présente plus Seth Godin, grand marketeux et gourou de l’internet. Faisans suite à la publication d’un premier livre électronique (Knock Knock), il vient de mettre en ligne un second ouvrage dédié aux blogs : Who’s There? the new ebook. Je vous recommande de le télécharger pour 3 raisons :

  1. C’est gratuit ;
  2. L’auteur a plein de choses intelligentes à dire ;
  3. Il y a beaucoup trop d’idées préconçus sur les blogs

Dès que j’ai fini de le lire je vous ferais un petit compte-rendu.

L’avenir de la recherche ?

Je viens de lire un billet sur le très bon site InternetActu qui concerne l’avenir de la recherche et notamment la recherche en situation de mobilité. L’auteur du billet cite un article publié dans le Time Magazine : Vous atterrissez tard dans la soirée dans une ville où vous ne connaissez personne. Vous n’avez pas eu le temps de réserver un hôtel, votre bagage ne s’est pas présenté dans le carroussel et l’air conditionné de l’avion vous a donné un petit mal de gorge. Que faire ? Avec votre téléphone mobile, vous Googlez votre valise (elle est équipée d’une petite puce qui vous permet de la localiser) pour constater qu’elle a été déposée 200 mètres plus loin, au terminal suivant. En allant la chercher, vous en profitez pour chercher une chambre d’hôtel. L’écran de votre téléphone vous montre des images de plusieurs hôtels dans votre gamme de prix, avec des vues depuis la fenêtre de votre chambre. Votre moteur de recherche vous donne la liste des pharmacies qui sont encore ouvertes à cet heure et vous annonce que votre groupe de blues favori jouera au festival de la ville durant le week-end. Le moteur, qui peut chercher sur votre ordinateur resté à domicile, vous rappelle qu’un ami de collège vous a envoyé un mail il y a un an pour vous dire que lui et sa femme avaient déménagé dans cette ville (ce que vous aviez oublié). Vous décidez de les inviter au festival.

La lecture de cet extrait me mène à la réflexion suivante : Et puis quoi encore, vous prenez vraiment vos lecteurs pour des ânes !. J’avoue être un enthousiaste des nouvelles technologies et des dernières innovations, mais il y a quand même une certaine limite à ne pas dépasser où l’on sort du cadre de l’innovation pour tomber dans celui de la science-fiction. La réalité des services mobiles est en effet loin de la promesse et la situation que décrit ce journaliste du Time Magazine ne se produira sans doute jamais :

  • trop lourd techniquement (vous imaginez le nombre de requêtes) ;
  • trop intrusif (qui va tolérer de se faire modéliser sa vie privée à ce point ?) ;
  • trop naïf (qui va payer pour développer tout ses services ?).

Par contre, le reste du billet pointe sur des services mobiles innovant et notamment Mobot (Il suffit ainsi de prendre la photo d’une affiche de film pour accéder à de l’information sur celui-ci, réserver ses tickets, trouver le cinéma le plus proche).

Il est vrai que le secteur de la recherche d’information est en pleine ébullition et que l’on voit émerger des concepts surprenant comme la recherche audio (Blinkx, SingingFish) ou la recherche sociale (Yahoo! My Web, Rollyo).

Quel avenir pour Yahoo! et Google

En ce moment l’actualité est riche pour les deux poids lourds de l’internet. Je souhaite attirer votre attention sur deux articles qui me semblent fort justement résumer les deux directions vers lesquelles s’orientent Yahoo! et Google : Yahoo! And Google Meet A Fork In The Road et The Super Network.

Dans ces deux articles, les avis convergent sur les objectifs à long termes :

  • Google veut être LA porte d’entrée de l’internet. Une sorte de point de passage obligé boosté par de nombreux services à valeur ajoutée (recherche, mail, cartographie…). Il est en quelque sorte un concurrent pour Microsoft et MSN.
  • Yahoo! souhaiterais de son côté être LA destination privilégiée sur internet. D’innombrables services et contenus serviraient ainsi à attirer et retenir les visiteurs sur le portail. Dans cet optique, Yahoo! serait donc en concurrence avec les autres médias traditionnels et avec AOL.

Bon, c’est un peu vite résumé mais il y a une part de vrai, non ?