FredCavazza.net

Google, IBM, Microsoft, Yahoo et VeriSign adoptent OpenID

10 février 2008

Je réagis un peu tardivement à une nouvelle qui n’a bizarrement pas fait beaucoup de bruit dans la blogosphère française : Des représentant de Google, IBM, Microsoft, Yahoo et VeriSign viennent de rejoindre la board de la Fondation OpenID (Evolving the OpenID Foundation Board).

Cette nouvelle marque un tournant décisif dans… dans quoi déjà ? Je pense que le moment est bien choisi pour quelques lignes d’explications (adaptées de la définition officielle et de celle de Wikipedia) :

  • OpenID est un système d’authentification décentralisé qui permet l’authentification unique ;
  • Authentification unique = 1 seul identifiant que l’on peut utiliser auprès de plusieurs sites et services en ligne (qui sont “compatibles” OpenID) ;
  • Cet identifiant unique est obtenu auprès de fournisseurs d’identité (OpenID providers) ;
  • Lorsque vous vous inscrivez à un service compatible, vous esquivez le long formulaire d’inscription en saisissant votre identifiant OpenID (le service demande alors à votre fournisseur d’identité de vous authentifier, ce dernier vous répercute la demande) ;
  • OpenID ne gère QUE l’authentification, pas l’identité (donc vous devrez quand même renseigner votre profil).

Si vous souhaitez en savoir plus, je vous recommande ce blog : Spread OpenID, ainsi que cet article qui commente l’annonce de Yahoo! qui est devenu fournisseur d’identité : Yahoo! to Provide OpenID - Will It Take the Next Step?.

Jusqu’à présent les problématiques d’authentification n’avaient pas passionnées grand monde car jusqu’à présent les utilisateurs compensaient en faisant un effort de mémorisation des login / mots de passe, mais combien de temps cela allait-il durer ? Hé bien maintenant la question ne se pose plus dans la mesure où potentiellement les poids lourds du web (Google, Yahoo, Microsoft) vont devenir des fournisseurs d’identité.

Concrètement vous pourrez bientôt vous inscrire à un service lambda en vous servant de votre identifiant Yahoo!, Google ou Microsoft. “Pourrez” car ce n’est pas encore effectif, seul Yahoo! propose ce service : openid.yahoo.com.

Très intéressant, surtout lorsque l’on sait que ces trois poids lourds comptent leurs utilisateurs par centaines de millions. Ceci devrait donc grandement faciliter l’adoption de nouveaux services par les internautes qui seraient ainsi exempts de “corvée de mot de passe“.

Mais avec un peu de recul, on se rend également compte que ceci permettrait également d’évaluer l’appétence des internautes vis à vis d’un nouveau service en surveillant les demandes d’authentification. Et oui ! Puisque c’est Yahoo! / Google / Microsoft qui gèreront vos inscriptions aux différents services, il sera alors beaucoup plus simple pour eux d’identifier le ou les services qui fidéliseront le mieux leurs utilisateurs. Ils ne leur resteront plus qu’à faire leur marché en négociant les prix à la baisse (”c’est grâce à moi que vous avez pu recruter une partie de vos utilisateurs“).

Redoutable ? Oui tout à fait !

Mais rassurez-vous, il n’y a pas que du mauvais dans cette annonce puisque deux autres acteurs de choix ont rejoint l’aventure :

  • VeriSign, leader du marché de la sécurité par authentification forte (des mécanismes plus sophistiqués qu’OpenID) mais qui était déjà utilisateur via son Personal Identity Provider ;
  • IBM, très gros acteur de l’entreprise 2.0 et des formats ouverts.

Difficile pour le moment d’évaluer l’impact de cette nouvelle sur le rythme d’adoption d’OpenID par le grand public. Toujours est-il que je vous engage à créer dès maintenant votre identifiant unique en utilisant par exemple MyOpenID, un acteur indépendant qui propose des services sympas comme la création d’une page publique (ex. http://fredcavazza.myopenid.com/) ou le support de MicroID.

Hypothèses d’évolution pour le web 2.0

30 août 2007

Voilà maintenant plus de deux ans que je parle de web 2.0 sur ce blog. Il s’est passé beaucoup de choses en deux ans, aussi je vous propose de vous projeter dans l’avenir proche (pourquoi pas dans deux ans) et d’essayer d’anticiper quelles pourraient être les hypothèses d’évolution des services ayant fait le succès du web 2.0.

Ce billet ne parle pas du web 3.0 (quoi que…)

Nous pourrions appelez ça le web 3.0… mais cela risquerait de provoquer une autre polémique qui ferait de l’ombre aux services que je vais vous présenter dans ce billet. Je me suis déjà prêté l’année dernière à cet exercice délicat (Vers un web 3.0 ?) mais c’est un billet publié sur How To Split An Atom qui m’a le plus inspiré : How To Define Web 3.0. Si vous voulez vous projeter encore plus loin, je peux également vous recommander ce billet qui s’intéresse aussi au web 4.0 et au web 5.0 : What is Web 3.0?.

Donc pour résumer : appelez-ça le “web 2.1“, le “nouveau web 2.0“, le “web 2.0+“… appelez-le comme vous voulez mais faites au moins l’effort de méditer sur les concepts qui sont présentés dans ce billet avant de vous écrier “mais… c’est ENCORE une connerie de marketeux en mal d’inspiration !“.

Blog 2.0 : Vous êtes votre propre marque

Qui se souvient de la première fois où il a entendu parler de “blog” ? Oui je sais ça date… et pourtant, si vous faites abstraction de ces infâmes sidebar qui pullulent de widgets à la con, le principe des blogs n’a quasiment pas évolué : billets, commentaires, catégories.

Et pourtant, la relève est déjà là sous la forme de services de micro-blogging comme Twitter. J’ai choisi ce service comme exemple car c’est le plus connu. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce type de services ne laissent pas indifférent : soit on déteste, soit on reste hypnotisé. Je serais tenté de me rallier à l’opinion de Nicolas Clairembault (Twitter et les a-blogueurs : posons-nous 5 minutes pour en parler) mais je préfère plutôt m’intéresser à un service comme Jaiku qui est bien plus abouti (cf. Twitter + Plazes + Ziki = Jaiku).

En poussant un peu plus loin ce concept d’agrégation de l’activité quotidienne d’un individu, on en arrive à regarder d’un oeil moins méfiant les services de lifelogs comme LiFE-LiNE. Alimentée en permanence par nos actions quotidiennes, ces lignes de vie digitales sont le témoin et la mémoire de notre présence en ligne, de notre existence passée et présente.

Encore plus fort, puisqu’il est question de documenter notre quotidien, pourquoi ne pas en faire un documentaire filmé via une webcam allumée en permanence ? C’est ce que vous propose déjà de faire des services comme uStream : adapter aux individus le principe de lifecast.

Et là vous allez me dire : “mais pourquoi se donner autant de mal pour diffuser la banalité du quotidien d’inconnus ?“. Et je vous répondrais qu’il n’est pas ici question de trouver une audience qui sera intéressée par l’intégralité de vos publications, mais seulement par de petites portions. Les chaînes de télévision génèrent des dizaines de millions d’euros avec des émissions de télé-réalité, pourquoi ne pas laisser le principe de la longue traîne s’appliquer à ce type de contenu : excessivement banal mais tellement authentique. Souvenez-vous que sur le web tout le monde peut avoir son heure de gloire, alors autant prendre des précautions et ne pas rater sa chance !

Social Shopping 2.0 : Nous sommes tous des commerçants

Reparlons maintenant de micro-blogging mais dans un cadre de commerce en ligne : Tant qu’à documenter le quotidien d’un individu (ses actions, déplacements, rendez-vous…) pourquoi ne pas également documenter ses achats ? Nous pourrions ainsi imaginer un service à mi-chemin entre Shopalize et Zlio qui archiverait vos achats et vous rémunèrerais en fonction des ventes réalisées à partir de cette buylog via un système d’affiliation silencieuse (non-contraignant pour l’utilisateur).

De même, cela n’a pas encore été fait en France, mais de nombreux services de Team Buying existent déjà en Chine. Pourquoi ne pas envisager des agents intelligents capables d’identifier des groupes d’utilisateurs homogènes (ayant les mêmes besoins et fréquentant les même quartiers) et de leur proposer des rassemblements spontanés pour faire de l’achat groupé hors-ligne. Le tout orchestré par SMS, géolocalisation de votre téléphone portable et anticipation d’une baisse des prix à l’aide de services prédictifs comme Farecast (pour l’instant limité aux prix de billets d’avion et d’hôtels). Celui ou celle qui mènerait les négociations avec le marchand se verrait créditer des points de confiance par les autres acheteurs (l’utilisation de ces points reste à définir, si vous avez une idée, n’hésitez pas à la publier dans les commentaires).

Réseaux sociaux 2.0 : des millions d’amis (virtuels) à portée de clic

Oubliez MySpace et ces 200 millions de comptes, l’avenir des réseaux sociaux se trouve ailleurs. Peut-être dans la Facebook Platform, une sorte de système d’exploitation en ligne pouvant héberger une infinité de services au sein d’un écosystème (Facebook se métamorphose en web OS). Le tout reposant bien évidement sur la gigantesque base de données d’utilisateurs sous le contrôle d’un éditeur tout puissant (ça ne vous rappelle pas un certain moteur de recherche qui a pris beaucoup d’ampleur ces dernières années ?).

Puisque que l’on parle du loup, autant aborder le cas de SocialStream,un réseau social universel qui mise avant tout sur l’unification (unified social network) et l’interopérabilité. Une sorte de Facebook Platform à la sauce Google.

Evoquons ensuite le cas très intéressant de Skaaz, un service à mi-chemin entre avatar et agent conversationnel (Créez votre double virtuel avec Skaaz). Le principe est redoutable : créer un avatar intelligent qui va apprendre à reproduire votre personnalité pour pouvoir converser à votre place.

A quand les agents intelligents qui vont parcourir les bases de données des services de rencontre pour trouver un “profil correspondant” du sexe opposé, faire les tour des sites d’opinions pour trouver le meilleur restaurant de la ville, choisir une date compatible avec les agendas publics de Mr et Mme, envoyer un SMS 5 minutes avant le rencard pour être sûr de ne pas être en retard…

Je rajouterais une dernière hypothèse d’évolution avec les réseaux sociaux en 2.5 D comme CyWorld qui propose un compromis très efficace alliant pages perso, avatars, micro-facturation et v-marketing. Chez nous on a le même, et ça s’appelle Habbo.

Contenus multimédia 2.0 : Nous sommes tous des directeurs de programmation

A l’heure où YouTube semble plus puissant que jamais (son audience dépasserait celle de Google), les regards des géants de l’audiovisuel se tournent plutôt vers Joost, une plateforme d’IPTV en P2P (hé hé hé, il fallait la placer celle-là !). Car il faut bien se rendre à l’évidence : plus on leur en donne (du contenu) et plus ils en consomment (de la bande passante). Arrêtons de nous mentir et regardons la réalité en face : trop de frais techniques (hébergement, bande passante), trop de contenus illégaux (sous copyright), trop de polémiques (pour hébergement de contenus à caractère raciste / pornographique)… tout ça va bien s’arrêter un jour, même quand on s’appelle Google. Bref, la solution se trouve dans une nouvelle génération de service de distribution de vidéos en ligne : une infrastructure technique moins lourde, des contenus “casher“, un moteur de recommandation et de ciblage publicitaire efficace…

Et puisque l’on parle de moteur de recommandation, souvenez-vous que le temps est la monnaie de demain. A partir de là, les services capables de faire des recommandations pertinentes sous forme de playlist de vidéos, de musiques et pourquoi pas de casual games seront également en mesure de modéliser des profils de consommateurs valant de l’or pour les annonceurs. J’anticipe ainsi un service à mi-chemin entre Pandora, TOITI, Cafe et régie publicitaire. Le tout en multi-plateforme et haute-définition bien évidemment !

Terminons ces hypothèses de l’entertainment 2.0 avec un principe de show TV open source : les éditeurs se “contenteraient” de rédiger un brief et de réaliser un pilote, les spectateurs se chargeraient ensuite de faire évoluer l’histoire (avec un système de soumissions / votes), de gérer le casting (avec un service de crowdsourcing comme ItsOurMovie) ainsi que le financement (via un système de collecte de fond en mode P2P).

Mashup 2.0 : Vous êtes votre propre directeur informatique

Le web 2.0 à au moins l’avantage d’avoir pu familiariser le grand public avec des notions informatiques complexes comme les mahups et les API. Mais si tout le monde à l’exemple de Google Maps en tête, qui connaît de services de conception de mashup comme Yahoo! Pipes, Google Mashup Editor ou encore Popfly ? En rendant les mashup accessibles à tous, ces services facilitent la re-sémantisation des contenus ainsi que la transformation des sites en services (lire à ce sujet ce très bon billet : When Web Sites Become Web Services).

Encore plus fort, en combinant des solutions comme DAMIA et QEDWiki (déjà présentés en vidéo), on se met à rêver d’un système d’information extrêmement modulaire que l’on pourrait enrichir et personnaliser à l’aide de widgets applicatifs partagés au sein d’un écosystème. Le nirvana de l’Entreprise 2.0 !

Je terminerais cette série d’hypothèse d’évolution avec le concept de web OS, ultime itération des portails personalisables (une sorte de Netvibes 2.0). Les solutions comme EyeOS, Goowy, YouOS, DesktopTwo… sont ainsi très intéressantes mais n’apportent somme toute pas grand chose de neuf. Je rejoins sur ce point l’avis mitigé de Guillaume Plouin : Reparlons des WebOS. Au-delà de l’exploit technique, il manque encore quelque chose à cette nouvelle génération de systèmes d’exploitation… peut-être une gestion du mode déconnecté… comme le promet Parakey… récemment racheté par Facebook. Quoi, Encore Facebook ? Et oui, encore Facebook ! Voilà peut-être qui explique pourquoi la valorisation de ce service est estimée à plusieurs milliards de dollars.

Conclusion

Il est maintenant temps de prendre un peut de recul sur toutes ces hypothèses et d’identifier les signaux-clés :

  1. Les ingrédients sont déjà là mais pas forcément bien dosés ;
  2. Les innovations technologiques liées à ces services restent encore à stabiliser ;
  3. La notion de crowdsourcing est quasi omniprésente ;
  4. les avis sont partagés entre enthousiasme excessif et scepticisme latent.

Traduction : ça va vite (peut-être trop vite) et c’est énorme. Toujours est-il que l’on n’arrête pas le progrès et que je ne peux que me réjouir en découvrant tout ces nouveaux services qui sont autant de nouvelles opportunités. Alors faites-donc comme moi : réjouissez-vous !

Mettez des visages sur vos commentaires avec Gravatar

17 juillet 2007

Je viens d’installer un nouveau plug-in sur ma plateforme pour pouvoir afficher les gravatars (Globaly Recognized Avatar) dans les commentaires. Pour celles et ceux qui se posent la question, Gravatar est un service universel qui sert à afficher votre photo à côté de vos commentaires.

Le fonctionnement est assez simple : lorsque vous déposez un commentaire, votre adresse email est comparée à celles stockées dans la base des gravatars et ci vous êtes dedans, on affiche votre photo. Bref, c’est ludique et ça humanise les commentaires :

gravatars.jpg

Pour vous inscrire :

  1. Allez saisir votre email sur cette page : Gravatar Signup
  2. Cliquez sur le lien présent dans l’email que vous venez de recevoir
  3. Cliquez sur le lien My Gravatars
  4. Uploadez une photo et associez-là à votre email
  5. N’oubliez pas de saisir votre email quand vous laissez un commentaire

Par contre je n’arrive pas à afficher mon avatar lorsque je laisse un commentaire… Quelqu’un à une idée ?

Et on reparle de l’identité numérique

11 juillet 2007

Parce que c’est (trop) rare, je vous propose aujourd’hui non pas un mais deux très bon articles sur l’identité numérique :

Je suis ravi de constater que le débat autour de l’identité numérique prenne petit à petit de l’ampleur et que ce concept à la base très obscure se démocratise.

Tout ça me donne envie de profiter de l’accalmie du mois de Juillet (et son mauvais temps) pour mettre à jour ma cartographie de l’identité numérique.

Ziki devient fournisseur de service d’authentification avec OpenID

20 mars 2007

Grande nouveauté chez Ziki : Ziki devient fournisseur OpenID. Voilà un certain temps que je tannais l’équipe de Ziki pour qu’ils adoptent OpenID et c’est maintenant chose faite.

Mais concrètement à quoi ça sert ? C’est très simple :

  1. Vous créez un compte Ziki (pour pouvoir mieux gérer votre présence sur le web) ;
  2. Le service vous fournit un identifiant unique basé sur OpenID (qui ressemble ça : http://my.ziki.com/fredcavazza), cet identifiant va vous servir à vous authentifier sur un certain nombre de sites (Technorati, Wikitravel, LiveJournal, Zooomr, Movable Type…) ;
  3. Lorsque vous vous inscrivez sur un de ces services, on ne vous demande pas de nom d’utilisateur ou de mot de passe, juste votre identifiant unique OpenID ;
  4. Vous êtes alors redirigé sur le site de votre fournisseur d’identifiant OpenID où vous donnez votre accord pour que l’on vous authentifie.

C’est simple, non ? … Non ? Bon OK le mieux est encore que vous testiez par vous-même pour vous rendre compte de l’intérêt de l’authentification unique.

Vers une standardisation des widgets et des protocoles d’authentification ?

22 février 2007

Hier s’est tenu à Londres une conférence très importante sur les applications en ligne (Future Of Web Applications). Cette conférence a été l’occasion pour Netvibes d’annoncer des choses très intéressantes :

Qu’est-ce que cela signifie ?

  1. Que vous n’aurez plus besoin de créer un compte pour utiliser Netvibes, vous utiliserez pour cela votre identifiant universel OpenID que vous pouvez créer sur des services comme MyOpenID ;
  2. Que les widgets créés pour Netvibes seront compatibles avec les autres moteurs de widgets (dont vous trouverez une classification ici : Tout savoir sur les widgets), ils appellent ça les Universal Widget API.

Tout ceci est très encourageant, surtout cette compatibilité avec OpenID qui est en passe de devenir LE service de référence pour faire de la délégation d’authentification. Je précise que des services à très forte audience comme AOL, Digg, SixApart ou encore WikiTravel seront prochainement compatibles.

Pour votre culture personnelle, je vous recommande ces deux très bon articles :

Vers un standard d’identité numérique ?

6 février 2007

C’est une très bonne journée pour l’identité numérique, et nous la devons à Microsoft qui vient d’annoncer son soutien à divers protocoles d’authentification : OpenID Gets a Boost From Microsoft. L’objectif est de pouvoir faire fonctionner ensemble des identités déclarées sous OpenID, Sxip, Verisign et bien sûr CardSpace.

Et comme une nouvelle ne vient jamais seule, les équipes de Yahoo! ont publié la semaine dernière une API permettant d’exploiter une identité Yahoo! ID par un tiers (Browser-Based Authentication). Plus d’infos ici : Identité Yahoo et OpenID et ici : OpenID, Get it from Yahoo! & Avoid Phishing.

Donc si vous savez lire entre les lignes, cela veut tout simplement dire qu’une identité déclarée avec OpenID sera compatible avec le monde Microsoft (via CardSpace), avec les services Yahoo! (via Yahoo! BBA) et avec des opérateurs de gestion de l’identité numérique d’entreprise (via Sxip). Il ne maque plus qu’une compatibilité avec Google Accounts et nous nous dirigerons tranquillement vers un standard d’authentification. Et ça… ça sera vraiment une très bonne nouvelle.

L’identité numérique sur Direct8

23 janvier 2007

Le podcast de l’émission 8-Fi consacrée à l’identité numérique vient d’être publié : Magazine 8-Fi - Vers l’identité numérique ?

Ma trombine à la télé

Participer à une émission de télévision (surtout en direct) est une expérience très enrichissante. Quand on mesure l’ampleur de l’équipe technique et de toute la machinerie nécessaire à la fabrication d’une émission, on se sent tout petit…

Toujours est-il que j’étais très bien entouré pour cette émission :

  • Alain Bensoussan, avocat de renom dans les NTIC
  • Daniel Kaplan, le patron de la FING
  • et même Fanny du Fanny’s blog.

Un grand merci à l’équipe de 8-Fi pour m’avoir permis de participer : Dominique, Yvan et tout le staff.

L’identité numérique sur le petit écran

15 janvier 2007

C’est une première, je vais participer à une émission de télévision sur Direct8 : 8-FI (le dimanche 21 janvier à 22 H 15), pour laquelle j’interviendrais avant ou après ou à côté (?!) de Jacques Attali et sans doute d’autres dont je ne connais pas encore le nom.

Logo de l'émission 8-FI

Bon OK, c’est sur la TNT mais c’est pas mal quand même ! Surtout que le thème de l’émission sort de l’ordinaire avec un sujet qui me tient à coeur : l’identité numérique. L’émission sera en direct, et comme ils font bien les choses tout est disponible le lendemain en podcast sur ZDNet : Cette semaine sur 8-FI.

Pour ceux qui ne captent pas la TNT et qui veulent approfondir le sujet entre temps, je vous recommande le blog suivant : Egomedium.

Mes 10 prédictions pour 2007

3 janvier 2007

Maintenant que nous sommes rentrés dans l’année 2007, je vais me livrer à l’exercice très périlleux des prédictions. Je précise qu’il s’agit d’un exercice de style et que ces prédictions n’engagent que ma responsabilité (donc vous ne serez pas remboursé si elles ne se réalisent pas !).

1/ Rationalisation dans la vidéo en ligne

Avouez-le : il commence a y avoir beaucoup trop de services de partage de vidéos en ligne. Je sais bien que 1% de 1,65 milliard ça représente beaucoup de dollars (même 0,5%). Malheureusement tout le monde ne peut pas vivre sur ce créneau, surtout avec des frais d’hébergement et de bande passante exorbitants. J’anticipe donc un certain nombre de disparitions et quelques fusions dans tous ces services.

Il en va également de même chez Google où trois services sont maintenant en concurrence : Google Video, YouTube et Picasa. Si Google persiste dans sa stratégie de marque ombrelle (et il aurait tort de ne pas le faire), ces services devraient tous être fusionnés dans Google Video.

2/ Montée en puissance des RDA et renouveau des RIA

2007 sera l’année de naissance des Rich Desktop Applications. Deux facteurs vont influer sur ce phénomène : d’une part la maturation d’offres traditionnelles (notamment .Net de Microsoft, Eclipse RCP en Java), d’autres part l’attractivité d’offres alternatives (comme XUL Runner de Mozilla ou le très prometteur Apollo de chez Adobe). De plus, nous allons probablement voir arriver sur ce segment de nouveaux acteurs que l’on n’attendait pas forcément comme Google et son Google Desktop ou comme Apple avec QuickTime qui reste largement sous-exploité (cette dernière prédiction a été emprunté au blog The Universal Desktop).

Si 2006 aura été l’année des RIA, 2007 ne sera pas en reste puisque la famille des technologies interfaces riches va s’agrandir avec l’arrivée de nouveaux entrants comme la version 4 d’OpenLaszlo et le fameux WPF/E de Microsoft.

Bref, tout ce que nous croyons savoir sur les applications et les interfaces risque d’être fortement bousculé par toutes ces RIA et RDA.

3/ Transformation des métiers et outils liés à l’analyse d’audience

Nous allons entrer dans une ère d’ultra-compétitivité où le modèle du PPC va progressivement laisser la place au PPA, à savoir un modèle de rémunération fondé sur la transformation et non sur l’exposition ou le clic. D’où une forte nécessité de maitriser la performance des sites / campagnes et de mieux appréhender le comportement des visiteurs.

Tout ceci nous mène bien évidemment aux outils de mesure d’audience. Et c’est là où la transformation va se faire : nous allons passer d’une logique d’outils à une logique de services. Les éditeurs de solutions vont donc redoubler d’efforts pour passer d’un modèle de vente de licences à un modèle de vente de services (du software à la demande et le conseil qui va avec). Voilà pourquoi les géants du secteur comme Webtrends et Omniture ont entamé une démarche de repositionnement de leur offre en abandonnant le système de nommage par numéro au profit de noms un peu plus évocateurs comme WebTrends Marketing Lab ou Omniture Genesis.

En tout cas je souhaite vivement que les métiers liés à l’analyse d’audience prennent enfin la place qu’ils méritent.

4/ Adoption progressive de solutions d’Entreprise 2.0

Quand je parle d‘Entreprise 2.0, il faut en fait comprendre Web 2.0 en entreprise, car le problème c’est que le web 2.0 a très mauvaise réputation dans le monde de l’entreprise où l’on fait des choses sérieuses (comme par exemple maintenir des applications écrites en Cobol il y a 20 ans… mais c’est un autre débat).

Toujours est-il que les offres d’Entreprise 2.0 se multiplient et que les offres existantes s’améliorent de jour en jour (à l’image de SocialText, SalesForce ou SuiteTwo). De plus, le lancement très probable du pack Google Apps for Your Enterprise (incluant Jotspot, Writely, Spreadsheets, Gmail, Calendar… et même ThinkFree d’après les dernières rumeurs) devrait accélérer la manœuvre.

Je précise que ces solutions bénéficieront dans un premier temps aux collaborateurs au travers d’intranet next gen et d’applications en ligne. Plus d’infos ici : Web 2.0 in the Enterprise.

5/ Mouvements de concentration dans les réseaux sociaux professionnels

Ne trouvez-vous pas étonnant que des poids lourds comme Monster ne se soient pas encore aventurés dans la mouvance 2.0 ? C’est d’autant plus étrange que des sites comme LinkedIn représentent une (relative) faible valorisation (on parle de 150 millions de $).

Je verrais bien en 2007 une vague de rachats pour former des chaines de services complémentaires comme par exemple une fusion entre FaceBook (pour les années universitaires), Monster (pour la phase de recherche d’emploi) et LinkedIn (pour les évolutions de carrière). En France ça donnerait quelque chose comme Copains d’avant + CooptIn + Viadeo.

6/ Grandeur et décadence de Second Life

Ça n’est un secret pour personne : le succès foudroyant de Second Life va également participer à son échec, probablement en 2007. Tout comme MySpace dont la croissance a été tellement forte qu’elle a entrainé des dérives (comme cette campagne ratée pour Campari) et participe maintenant à la dépréciation de ce méta-réseau social.

J’anticipe donc un désintérêt progressif pour Second Life qui va progressivement être envahi de spammeurs, pirates, cyber-terroristes et autres marchands de sexe. Les adopteurs précoces migreront progressivement vers des univers virtuels open source comme le Metaverse Project (encore en gestation) ou vers des communautés hybrides (hors ligne / en ligne) comme Tribe Wanted.

Pour celles et ceux qui veulent se dégouter de Second Life, c’est ici : Let the backlash begin. Pour les autres, c’est ici : Second Life ”Business Communicators” Wiki.

7/ Prise de conscience de l’importance de la gestion de l’identité numérique

Que celles et ceux qui ne savent toujours pas ce qu’est la gestion de l’identité numérique se reporte immédiatement à ce précédent billet : Qu’est-ce que l’identité numérique. Pour les autres, rassurez-vous, je ne vais pas vous refaire tout le topo.

Je suis fortement convaincu que les problématiques liées à la gestion d’identités multiples ou à l’usurpation d’identité vont devenir de plus en plus pressantes et que les fournisseurs de service d’identité numérique ou de gestion de la réputation vont connaitre une très forte croissance. Petit conseil : réservez dès à présent votre pseudo sur des serveurs comme MyOpenID.

8/ Une seconde chance pour les services mobiles

Voilà plus de 5 ans que chaque année doit être l’année de l’explosion des services mobiles. En fait on en parle depuis le siècle dernier (soit l’année 2000). Il n’empêche que plusieurs facteurs vont favoriser un début d’amorçage de prémisse de décollage de ces fameux services mobiles qui vont doubler l’ARPU des mobinautes : l’arrivée sur le marché de smartphone et autres musiphone qui vont accélérer le taux de renouvèlement, la multiplication des applications en ligne dont le portage peut se faire à moindre coût, la maturation de technologies autorisant les widgets mobiles et les RMA (Rich Mobile Application).

9/ L’affrontement du siècle entre Yahoo!/AOL/Microsoft et Google/Apple

Vous le savez sans doute Yahoo! est à vendre. Ou alors c’est peut-être AOL… je ne sais plus trop… Bref, toujours est-il que pour contrer la stratégie de domination de l’univers de Google, Microsoft aurait bien besoin de casser sa tirelire (qui avoisine les 50 milliards de $) pour s’acheter des alliés comme Yahoo! et AOL (qui sont tous les deux dans des situations inconfortables) afin de rivaliser avec Google.

De son côté Google s’est trouvé avec Apple un partenaire de choix qui a sût conquérir le cœur de millions de fans avec des produits à la pointe de la branchitude. L’année 2007 nous réservera sans doute de très belles surprises avec pourquoi pas les offres suivantes :

  • un Google iPhone qui intégrerait un player iTunes et la suite de services Google Apps
  • un Mac OS Leopard compatible avec Google Desktop et les Google Apps

10/ Google Desktop se transforme en Google OS

2007 sera l’année où la chenille (Google Desktop) va se transformer en papillon (Google OS). Et oui… parce que c’est bien là où les têtes pensantes de Google voulaient en venir : un OS virtuel qui viendrait s’insérer entre l’utilisateur et son système d’exploitation (Windows, Linux, Apple). J’anticipe donc une nouvelle version de Google Desktop qui permettra d’accéder aux services Google (Gmail, Calendar, Writely, JotSpot…) en mode déconnecté.

J’ai une entière confiance dans les équipes de Google pour résoudre tous les problèmes de synchronisation et les conflits potentiels résultant de ces modes synchrones / asynchrones. De toute façon, SocialText Unplugged nous a prouvé que c’était possible et viable, donc ce n’est une question de temps. Pour en savoir plus c’est ici : Google Desktop Could Bring Google Data Offline.

Voilà, ça fait dix prédictions. A vous de trouver les autres dans vos commentaires.

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