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Chrome OS, la pierre angulaire de l’empire Google

Cela fait à peine 24 H que l’annonce de Chrome OS a été faite et pourtant les avis convergent en ce qui concerne les intentions de Google : réinventer l’outil informatique et les usages des services en ligne. En fait cela avait déjà commencé avec l’annonce de Wave, mais cette entreprise ne se fera pas en un jour (ni en un an).

Chrome OS ?

Reprenons depuis le début avec ce que nous savons sur Chrome OS :

  • Ce n’est pas un nouveau système d’exploitation mais une nouvelle interface graphique reposant sur un noyau Linux ;
  • Il sera gratuit (normal car les équipes de Google comptent s’appuyer sur la communauté pour le finaliser) ;
  • Il pourra tourner sur un netbook et plus si affinités (grâce au support des processeurs ARM en plus des architecture x86 d’Intel) ;
  • Il reposera essentiellement sur le navigateur Chrome qui servira d’environnement d’exécution pour des applications en ligne “standards” (HTML ou Flash) ou spécifiquement conçues pour Chrome (sous-entendu reposant sur les technologies Google comme NaCl ou avec le futur HTML 5) ;
  • Il devrait sortir pour mi-2010.

Nous ne savons donc pas encore grand chose sur Chrome OS, toujours est-il qu’il serait illusoire de croire que Google a la capacité de nous sortir un système d’exploitation en à peine un an car c’est un chantier titanesque qui demande des années et une armée de développeurs.

Pourquoi cibler les netbooks ?

Au-delà des taux de croissance très impressionnants annoncés par l’industrie, le marché des netbooks ressemble plus à une niche qu’à autre chose : 11 millions d’unités vendues en 2008 pour une prévision de 39 millions de machines en 2013 (Let’s all take a deep breath and get some perspective). C’est peu, à peine 1/10ème du marché des ordinateurs, mais c’est suffisamment gros pour s’y intéresser. D’autant plus que les netbooks n’ont pas encore trouvés leur place : les “observateurs” du marché s’acharnent à les faire passer pour des ordinateurs low cost alors que leur potentiel réside dans de nouveaux usages et surtout dans une nouvelle approche de l’outil informatique.

C’est également un marché très instable apparamment dominé par Microsoft avec un produit en complet décalage avec le potentiel des machines. Pour résumer : les 97% de parts de marché de Microsot ne sont qu’un leurre, le grand public réclame Windows car c’est le seul OS qu’il connaisse mais donnez-leur un iPhone et il leur pousse des ailes. Tout ce qu’il manque aux netbooks c’est un acteur qui daigne investir de l’argent pour éduquer et convaincre les clients.

C’est enfin un marché sur lequel Google peut compter sur des partenaires de taille : Des constructeurs (Acer, Asus, HP, Lenovo), des fabricants de puces (Qualcomm, Texas Instrument) et même un éditeur (Adobe).

Quelques difficultés à prévoir

Mais tout ne va pas être simple pour Google car le géant de la Silicon Valey devra faire face à de nombreuses difficultés, à commencer par les ressources : les équipes de Google ne peuvent pas être sur tous les fronts à la fois et la communauté risque de se lasser d’être sans cesse sollicitée (notamment comme cela a été le cas pour Android).

Il y a ensuite le douloureux problème de la compatibilité des périphériques : Sera-t-il possible de faire fonctionner votre webcam, votre imprimante ou de brancher votre appareil photo numérique ? Difficile à imaginer, il faudrait alors que les constructeurs fournissent un effort considérable pour livrer les bons drivers.

Il y a enfin le problème des marges très réduites sur le créneau des netbooks. Concrètement, avec un système d’exploitation gratuit Google cible le bas du marché. OK, mais comment vont-ils gagner de l’argent ? Autant iTunes est gratuit mais Apple gagne beaucoup d’argent avec (il faut payer d’un côté pour le hardware et de l’autre pour les musiques ou applications) autant si Chrome OS est gratuit, comment Google va-t-il dégager des revenus ? Certainement pas avec le matériel, ni avec les services puisque l’offre de Google est majoritairement gratuite.

Pas réellement un concurrent pour Windows

Malgré les apparences, Chrome OS n’est pas un concurrent de Windows mais plutôt de Linux. Au risque de me répéter : Faire tourner Windows sur un netbook est une aberration car cela limite fortement l’usage que l’on peut en faire (Les netbooks vont-ils amorcer la révolution du web 3.0 ?). Les netbooks n’ont pas besoin de Windows, mais Windows a besoin des netbooks pour maintenir les ventes. Et à ce petit jeu Microsoft est passé champion dans l’art de verrouiller un marché et d’étouffer la concurrence. Sauront-ils étouffer Google ? J’en doute, certainement pas avec Windows 7 qui ne prend pas en compte les spécificités des netbooks (contrairement à Moblin).

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Mais ne vous en faites pas pour Microsoft, ils ont d’autres tours dans leur sac (Five Reasons Why Microsoft Does Not Need To Worry About Google Chrome OS), à commencer par une grosse annonce à venir sur la prochaine version d’Office (qui sera très certainement disponible en mode SaaS : Why Chrome OS Now? Because Microsoft Office In The Cloud Comes Monday). Il y a de plus ce projet de navigateur chez Microsoft Research (nom de code Gazelle) qui se veut être le premier “browser-based OS (Introducing Microsoft’s Gazelle, A Web Browser as a Multi-Principal OS) ça ne vous rappelle rien ?

Pas du tout un concurrent pour Apple

Vient ensuite logiquement la question de savoir si cette annonce ne va pas faire de l’ombre à Apple qui a toujours craché sur le segment des netbooks mais qui compte (d’après les rumeurs) sortir sa propre machine d’ici l’année prochaine. Rassurez-vous, cela ne va pas le moins du monde affecter Apple qui a toujours su se créer sa propre niche (Why Google’s Chrome OS Bomb Has Minimal Fallout On Apple). Traduction : Apple ne sortira pas de netbook mais un produit légèrement différent qu’il sera le seul à maitriser.

D’un autre côté, le grand public est très friand des services simples et efficaces de Google, réussiront-ils à lancer une alternative crédible (la qualité d’Apple sans en payer le prix) ? Pas sûr dans la mesure où les consommateurs ne sont pas dupes : le Gphone est un très bel appareil, mais ce n’est pas un iPhone. Bref, tout ça pour dire que Google sait très bien faire du Google mais qu’ils ne rivaliseront jamais avec Apple.

Le jeu sera-t-il le premier domaine d’application crédible pour les netbooks ?

J’avais déjà exprimé en début d’année la possibilité d’une approche verticale pour les netbooks avec le marché des enfants. Je crois toujours fortement à cette hypothèse, tout comme celle d’une machine sponsorisée par des éditeurs de jeux. Le principe est simple :  proposer une offre à moins de 100€ pour un netbook avec des jeux pré-installés dessus. Disney le fait déjà, pourquoi pas Adibou ou Prizee ? (cf. Hands On With Disney’s Netbook for Kids)

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Le netbook pour les enfants de Disney

Les netbooks ne sont pas des machines très puissantes, mais pour faire du casual games ils sont largement suffisants : How Will Google Chrome OS Change Gaming?. Rappelons de plus que Google compte intégrer O3D dans la prochaine version de Chrome, de quoi en faire un parfait candidat pour du Rich Internet Games.

Une nouvelle génération de système d’exploitation pour une nouvelle génération d’ordinateurs

Au risque de me répéter (bis) : les netbooks ne sont pas de petits ordinateurs (ni même de gros smartphones), ils piochent le meilleur de ces deux mondes pour proposer une nouvelle approche et surtout correspondent à de nouveaux usages. Inutile de se poser la question de savoir s’il sera possible de faire tourner Photoshop sur Chrome OS puisque de toute façon il ne tourne pas sur un netbook avec Windows XP, là n’est pas l’objectif des netbooks.

Aujourd’hui c’est Intel avec son Moblin qui nous montre le vrai potentiel des netbooks : un usage intensif (exclusif ?) de services en ligne, une mobilité sans compromis et des applications à réinventer. Il y a aussi Jolicloud sur le créneau, mais leur approche n’est pas aussi poussée que celle d’Intel.

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L'interface révoltutionnaire de Moblin

Il reste bien évidemment d’autres questions en suspens comme par exemple la possibilité de faire tourner des applications en ligne en mode déconnecté ou la gestion de la synchronisation, mais les travaux autour de HTML 5 avancent à grand pas et le futur des applications next-gen est en marche. Quand Gmail est sorti il y a 5 ans, je ne me doutais pas qu’il allait me faire complètement oublier les logiciels de messagerie, et pourtant… jamais plus je ne reviendrais à un système de messagerie classique.

C’est donc un pari sur l’avenir que Google fait en misant sur le tout en ligne (ou plutôt sur les applications légères) mais de toute façon leur Chrome Os est encore loin d’être prêt donc ils ont tout le temps pour continuer à préparer le marché.

Conclusion

S’il y a bien une chose dont je suis certain, c’est qu’à sa sortie Chrome Os ne va pas révolutionner le monde de l’informatique ou de l’internet. Ce chantier se gagnera sur le moyen terme (5 ans), tout comme c’est le cas pour Wave, un produit révolutionnaire mais qui mettra du temps avant de réveler son potentiel.

J’ai également une autre certitude : Chrome OS va être la pierre angulaire de la stratégie de Google, le lien entre les différents services et le digne successeur de Google Desktop qui n’a pas réussi à s’imposer (mais qui aurait pu jouer ce rôle). En poussant la réflexion, on peut également se dire que Chrome est la pièce centrale d’un puzzle que Google élabore depuis de nombreuses années.

Et si ce Chrome OS n’était qu’un galop d’essai ? Un échauffement pour une ambition encore plus vaste : Après les netbooks, les ordinateurs ? Pourquoi pas… d’ici là ils devront d’abord résoudre le problème de la compatibilité des périphérique et au moins lancer un site web, ça serait la moindre des choses !

Google lance Chrome OS, un système d’exploitation pour netbooks

Après de nombreuses rumeurs, voilà c’est officiel, Google vient de lancer son système d’exploitation pour netbooks : Introducing the Google Chrome OS. Ils ont pour ambition de repenser les systèmes d’exploitation. Nous ne savons pour le moment pas grand chose de ce projet, juste que son code-source sera publié en open source dans le courant de l’année (comme les autres projets Google) et qu’il sera disponible sur des produits grand public à partir du milieu de l’année prochaine.

Quelques précisions sur ce projet :

  • Il fonctionnera sur les netbooks équipés de processeur x86 / Intel et ARM (contrairement à Moblin et Windows 7) ;
  • L’architecture logicielle repose sur un kernel Linux, un nouveau système de fenêtrage dont on ne connait pas les détails et Chrome ;
  • Il pourra potentiellement entrer en concurrence avec Android (qui a déjà été installé avec succès sur certains netbooks).

Visiblement l’accent sera mis sur la rapidité (temps de démarrage), la sécurité (le choix de Linux semble judicieux) et les services en ligne (forcément puisque c’est un produit de chez Google). N’y voyez pas un premier pas vers un authentique système d’exploitation made in Google qui pourrait concurrencer Windows, ce Chrome OS n’est qu’une interface graphique posée sur un noyau Linux. Il existe déjà des acteurs ayant adopté la même stratégie comme gOS.

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Chrome OS dans votre netbook

Et justement, puisque l’on parle de la concurrence : Windows 7 va être le premier touché, logique puisqu’ils ont près de 90% des parts de marché (cf. Google’s Biggest Direct Assault on Microsoft: Open Source Desktop OS Based on Chrome). Mais c’est surtout à Intel que je pense avec son tout récent Moblin. Intel est un acteur très puissant mais possède-t-il la même force de persuasion que Google ? De plus, Intel est avant tout un fournisseur de puces, pas de services, d’où des leviers peu efficients comparés à Google. Il y a ensuite Jolicloud qui repose sur une architecture similaire, mais le marché est grand et ces deux systèmes peuvent tout à fait cohabiter sans trop de se faire de tort (au même titre que Netvibes et iGoogle). Évacuons la concurrence probable avec Android : Chrome OS sera un système d’exploitation conçu et optimisé pour les netbooks, ce qui n’est pas le cas pour Android qui a été conçu pour tourner sur différents types de processeurs et surtout dont l’interface est adaptée aux contraintes des mobiles.

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Une relique du passé ?

Le choix de “Chrome OS” comme nom n’est pas anodin : ils veulent privilégier au maximum les services en ligne et installer un minimum de choses sur la machine. Ceci va de pair avec la stratégie de Google et surtout avec la stratégie d’intégration verticale autour de Chrome dont la prochaine version risque de nous réserver de nombreuses surprises et notamment l’intégration prochaine de Native Client et O3D (cf. Opera 10, Chrome 4, Firefox 4 : Vers des plateformes sociales et applicatives). Chrome confirme donc son statut de cheval de Troie, plus particulièrement pour le marché des netbooks qui sont des machines à fortes contraintes (puissance du processeur, capacité de stockage…). D’après ce que l’on sait, Google souhaite tout miser sur les applications en ligne en posant la promesse suivante : les applications développées pour Chrome OS pourront également tourner sur n’importe quelle machine du moment que c’est dans Chrome. La boucle est bouclée : Chrome est maintenant désigné comme la plateforme applicative de Google, ne reste plus qu’à sortir une version stable pour Linux (oups !).

Plusieurs questions restent en suspens :

  • Chrome OS sera-t-il gratuit ? Oui tout comme Android, une stratégie simple pour couper l’herbe sous les pieds de Microsoft et favoriser l’adoption.
  • Pourra-t-on utiliser un autre navigateur que Chrome ? Oui mais cela limitera les possibilités car toute la logique applicative repose sur Chrome.
  • Y aura-t-il de la publicité ? Non ils ne sont pas stupides à ce point, les revenus viendront d’autres sources.
  • Chrome OS va-t-il révolutionner l’expérience des netbooks ? Oui certainement car un système qui démarre de façon quasi-instantanée risque de faire beaucoup de tort à Windows qui ne parvient pas à descendre sous la barre des 30 secondes. Rapidité et sécurité sont les deux maîtres-mots de Google pour son OS, une posture vraiment agressive vis à vis de Microsoft (Five Things Google’s Chrome OS Will Do for Your Netbook).
  • Google risque-t-il de faire de l’ombre à Apple ? Non pas réellement car Apple est passé maître dans l’art de se créer sa propre niche. Il n’empêche que cette annonce doit tout de même faire grincer des dents (Prediction: Google and Apple go to War).
  • Chrome OS permettra-t-il aux netbooks de conquérir le marché des entreprises ? Oui certainement, du moins pour les entreprises déjà clientes de Google Apps (10 Things We’re Dying to Know About Chrome OS).
  • Google parviendra-t-il à trouver un partenaire industriel ? Oui tout à fait, à commencer par ARM qui se fera un plaisir de faire rentrer un constructeur dans la danse (Google Chrome OS & What It Means For Future of Computing).

Cette annonce confirme en tout cas le potentiel des netbooks (Les netbooks vont-ils amorcer la révolution du web 3.0 ?) et surtout le fait que la bataille se situera au niveau du système d’exploitation (Intel et Jolicloud à la recherche de l’interface parfaite pour les netbooks). Maintenant que Sony a annoncé sa ligne de netbooks (Netbooks Finally Exist: Sony VAIO W to Hit for $499), il ne reste plus qu’Apple se décide enfin à rentrer dans l’arène pour que le créneau des netbooks explose en 2010 !

Il parait que Microsoft va faire une grosse annonce la semaine prochaine au sujet de Windows 7 et potentiellement d’une version optimisée pour les netbooks de Windows 7. Attendons et observons…

Opera 10, Chrome 4, Firefox 4 : Vers des plateformes sociales et applicatives

Cette semaine Opera a fait sensation en lançant la dixième version de son navigateur : Opera Unite. C’est également cette semaine que Mozilla sort enfin la Release Candidate de Firefox 3.5. Ces deux annonces survenant juste après le lancement de Chrome V3. Ouf, un beau tire groupé pour ces navigateurs alternatifs qui n’en sont pourtant qu’au tout début d’une nouvelle ère où l’enjeu ne sera pas de sortir le navigateur le plus rapide, mais le mieux adapté aux attentes des internautes.

Petite précision : par navigateurs alternatifs, j’entends les navigateurs qui ne sont pas nativement installés avec le système d’exploitation (IE pour Windows et Safari pou Mac).

Opera + Apache + BitTorrent = Opera 10

Commençons par Opera 10 qui vient tout juste de sortir : Taking the Web into our own hands, one computer at a time. Outre de meilleures performances, le navigateur qui vient du froid propose une nouveauté de taille : l’intégration d’un serveur web (Opera “Reinvents the Web” with Unite, Makes Every Computer a Server).

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Le partage de photos sur Opera 10

L’avantage de cette solution est de pouvoir héberger et échanger librement du contenu (photos, contenus…) sans passer par des services comme FlickR, Facebook. L’argument utilisé par Opera est de libérer les internautes de l’emprise de ces services (surnommés des “land lords“) et de leurs CGU douteuses. Le navigateur permet ainsi d’intégrer un certain nombre de fonctions sociales (publication de son site web, partage de photos, hébergement de tchat…).

La stratégie d’Opera va donc être d’augmenter le nombre de services disponibles (avec des extensions pour Facebook, MySpace, Twitter…) et surtout de lorgner du côté des échanges P2P (rappelons qu’Opera intégrait déjà un client BitTorrent dès 2006). Du P2P directement intégré dans un browser ? Mais si c’est possible, et ça deviendra peut-être même légal puisque je vous rappelle que deux députés du Swedish Pirate Party vont siéger au parlement européen.

Chrome + Gears + extensions + NaCl + O3D = Chrome 4

Intéressons-nous maintenant à Chrome, le navigateur de Google qui vient tout juste de sortir sa version 3. Plusieurs nouveautés sont au rendez-vous : de meilleures performances, la possibilité de rajouter des extensions et des versions pour Mac et Linux.

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La dernière version de Chrome sur Mac

Un lancement très discret qui reflète la très faible part de marché du dernier venu des navigateurs. Jusque là rien de très novateur, si ce n’est cette récente annonce où il est mentionné l’intégration prochaine de Native Client dans Chrome, de même que O3D : Google Native Client grows out of research phase. Oui vous avez bien lu : Google est tranquillement en train d’intégrer de façon native ses propres technologies de RIA et de 3D. La stratégie de Google va (théoriquement) être de transformer son navigateur en un véritable environnement d’exécution d’applications hybrides (pouvant tourner en mode connecté ou non à l’aide de Gears) développées en Ajax, en Java (via GWT) ou en C++ (via NaCl).

Plusieurs scénarios sont donc à envisager pour Google : Imposer Chrome au travers de ces services phares (Gmail…) et pourquoi pas devenir la référence pour les jeux en ligne. Chrome, une plateforme de jeux en ligne ? Oui tout à fait, car rappelez-vous qu’ils disposent toujours des équipes de Lively qui était destiné à héberger des jeux (cf. Lively deviendra-t-il une plateforme de jeux ?), qu’ils ont avec O3D un moteur 3D bien plus robuste et qu’ils disposent également de la régie publicitaire (Google In-Game Advertising). Un premier pas vers le Rich Internet Games ?

Firefox + Prism + Weave + Ubiquity = Firefox 4

Alors que Mozilla s’apprête à déployer Firefox 3.5, les équipes sont déjà en train de préparer l’avenir : The Future of Firefox: Interview With Mozilla’s Chief Innovation Officer. L’ambition des équipes est énorme : faire de Firefox le navigateur le plus simple mais également le plus puissant grâce à son formidable écosystème de plus de 8.000 extensions. Un écosystème qui devrait être stimulé par le récent lancement des Add-on Collections. L’idée est de proposer un navigateur très épuré (sans onglet ni menu, cf. The Future of Firefox: No Tabs) mais qui peut être complété grâce à des tonnes d’extensions.

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Une nouvelle interface pour Firefox 4 (sans onglets)

Autres chantiers sur lesquels les équipes travaillent : l’intégration de Prism (pour faire fonctionner les applications en mode déconnecté), de Weave (qui permet de gérer l’authentification : Identity in the Browser + This New Firefox Feature Could Solve the Login and OpenID Problems) et d’Ubiquity (qui transforme la barre d’adresse en un moteur d’analyse syntaxique).

Mozilla semble donc travailler sur deux axes de développement : Une prise en charge plus sophistiquée de l’authentification (avec une synchronisation silencieuse à la sauce data-on-the-cloud) et des extensions toujours plus simples à développer mais plus puissantes grâce notamment à Jetpack (You have the power to put the Jetpacks on Firefox, Extensions 2.0?) qui devrait aller beaucoup plus loin que GreaseMonkey (cf. How to: Start Using Greasemonkey in Under 5 Minutes) dans l’enrichissement et la personnalisation des sites et services en ligne.

Le navigateur comme une plateforme sociale

Au vu de ce que propose les dernières versions de ces navigateurs, il semblerait que nous nous dirigions vers une tendance à la réappropriation des fonctions sociales pour transformer les browsers en plateformes sociales. L’idée est donc de faire évoluer la gestion des mots de passe vers de la gestion de l’identité numérique. Le navigateur serait alors le gestionnaire centralisé de vos profils, de vos statuts et de vos contacts en agrégeant vos données éparpillées sur différents services et en vous donnant accès à différentes briques sociales (tchat, status update…).

Dans ce scénario, le navigateur rentre donc en concurrence avec des applications sociales comme Seesmic Desktop, Tweetdeck ou encore AlertThingy. Mais cela peut aller encore plus loin : nous pouvons ainsi envisager l’intégration de services de start page comme iGoogle (dans Chrome) ou Netvibes (racheté par Mozilla ?).

Le navigateur comme plateforme applicative

Avec l’avènement des Software-as-a-Service et des Data-on-the-Cloud, le navigateur devient le point de convergence des applications. À la fois les applications légères comme la gestion de projet mais aussi des applications bien plus lourdes comme le CRM avec Salesforce. Reste deux défis à relever par les navigateurs : de meilleures performances (plus rapide et plus stable) et plus de confort d’utilisation (mode déconnecté et exécution dans une fenêtre indépendante).

Nous nous dirigeons donc vers un marché où le système d’exploitation sera complètement banalisé puisque la majeure partie des applications tournera dans le navigateur sous forme de services. Les efforts vont donc être concentrés sur les navigateurs et leur capacité à exécuter de plus en plus de choses (traitement vidéo, code C++…)

Deux retardataires : IE 8 et Safari 4

Dans cette course à l’armement il semblerait que les deux acteurs historiques se soient fait larguer :

  • Microsoft avec Internet Explorer qui ne parvient décidément pas à rattraper son retard (prise en charge des CSS 3, rapidité…). Jusque là Microsoft pouvait se reposer sur son monopole mais il semblerait que la situation soit en train de changer (Windows 7 to be shipped in Europe without Internet Explorer). Visiblement les équipes de Microsoft préfèrent se concentrer sur leur cheval de Troie (Silverlight) ainsi que sur de nouveaux services (Mesh, Bing…) ;
  • Apple avec son Safari qui vient de sortir en version 4 et qui ne propose toujours pas de système d’extensions. Même si cette dernière version tient la route au niveau des performances, le “minimum social” n’est pas rempli et on se demande quelle est la stratégie d’Apple sur ce coup là.

Trois ousiders : Facebook, Adobe et Amazon

Maintenant que nous avons fait le tour des acteurs en présence, intéressons-nous aux acteurs potentiels :

  • Facebook tout d’abord qui n’en finit plus de grossir et de proposer une palette toujours plus large d’applications sur sa plateformes. Rappelons que Facebook a des vues expansionnistes avec son Facebook Connect et son application Facebook Desktop. L’idée d’une concurrence entre Facebook et Mozilla sur le concept de social agent n’est pas neuve (cf. Firefox Could Be the Real Facebook Challenger) mais elle prend une dimension particulière quand on sait que Facebook compte toujours dans ses équipes un certain Blake Ross qui est l’un des développeurs phare de Firefox (cf. Facebook se métamorphose en web OS).
  • Adobe qui depuis le rachat de Macromedia est en position de force avec Flash… mais pas seulement ! Car vous ne vous en rendez plus compte mais votre ordinateur est très certainement truffé de produits Adobe : Flash, Shockwave, AIR, Media Player mais aussi (et surtout) Reader. De là à penser qu’Adobe pourrait se lancer dans une intégration verticale pour déployer le dernier maillon de sa Flash Platform… il n’y a qu’un pas (que je viens de franchir).
  • Amazon, le plus gros site marchand du monde (notamment grâce à sa marketplace) qui pourrait bien vouloir proposer un navigateur entièrement dédié au shopping avec un accès direct à son catalogue (intégrant son moteur A9), à ses différentes bases de contenus (IMDB, SoundUnwound…), à ses plateformes sociales (Askville, Shelfari…) et qu’il pourrait porter sur son Kindle. Il y a bien un Ebay Desktop, pourquoi pas un Amazon Desktop ?

Voilà, j’arrête là mes hypothèses car ça fait déjà une belle liste de “suspects”.

Encore une fois, nous n’en sommes qu’au tout début d’une nouvelle ère pour les navigateurs qui, j’en ai la conviction, vont fortement s’émanciper.

Le marché de la recherche relancé avec Bing et Wolfram ?

Alors que nous pensions que le marché de la recherche était définitivement acquis à Google (qui capte plus de 90% des parts de marché en France) voici que deux lancements en deux semaines m’amènent à remettre en question la suprématie de Google : Bing et WolframAlpha. Entendons-nous bien : Google n’est pour le moment pas menacé mais les innovations et le positionnement de ces deux nouveaux services de recherche souffle un vent de fraîcheur dans ce secteur.

Nous sommes ainsi tous à peu près d’accord pour dire que Google a remporté la bataille de la recherche algorithmique pour laquelle les équipes de R&D posséderont toujours une longueur d’avance (du moins c’est ce que je pense). Reste alors aux concurrents à trouver d’autres terrains de bataille pour pouvoir se démarquer. Et c’est là où les deux nouveaux services présentés plus bas rentrent en scène avec la proposition de valeur suivante : ne pas rechercher mieux que Google mais différemment. L’objectif étant de ne pas chercher à se battre sur la pertinence des résultats mais plus sur la modalité de recherche.

Il y a tout d’abord WolframAlpha qui se veut être non pas un moteur de recherche mais un moteur réponses : Là où Google se charge de remonter une liste de résultats correspondants à un ou plusieurs mots-clés, Wolgram préfère afficher une réponse unique à une question.

WolframAlpha en action

Une réponse structurée dans WolframAlpha

Le levier de différenciation de Wolgram est donc de proposer un moteur d’analyse syntaxique très sophistiqué lui permettant d’apporter une réponse unique et fiable à des questions du type “quel est l’âge du capitaine” :

Une réponse unique dans WolframAlpha

Une réponse unique dans WolframAlpha

Vous pourriez me dire (à raison) que Google propose déjà ce type d’approche  mais vous tomberez toujours systématiquement sur une liste de résultats. Bref, Wolgram se veut donc être un moteur de recherche “intelligent” qui comprend vos questions et vous mâche le travail d’interprétation des résultats. Reste encore à régler le problème de la largeur du champ de recherche (à combien de questions peut-il répondre) et la barrière de la langue (ça fonctionne bien en anglais mais quid du français ?). Plus d’infos ici : WolframAlpha, une nouvelle sorte de science pour une nouvelle sorte de moteur de recherche.

Dans un style proche mais différent nous trouvons ensuite Bing de Microsoft qui se positionne comme un outil d’aide à la décision. L’idée est à peu près la même : ne pas confronter les utilisateurs à une liste de résultats qui risque de les dérouter mais leur faciliter la tâche en présentant des résultats structurés. Et c’est dans la recherche de produits que Bing dévoile sa plus forte valeur ajoutée, il se transforme en un assistant d’achat qui se charge de collecter / agréger les avis et de comparer les prix :

Exemple de résultats structurés avec Bing

Exemple de résultats structurés avec Bing

Une approche tout à fait intéressante car c’est sur de la recherche “marchande” que Google réalise 90% de son C.A. avec les adwords. Microsoft a donc choisi de se concentrer sur ce créneau et d’anticiper le clic suivant la liste de résultats en intégrant et en retraitant les données. Peut-on dire que c’est de l’affiliation forcée ? Oui pourquoi pas. Cela nécessite de nouer de nombreux partenariats avec des services externes, mais quand on s’appelle Microsoft ce n’est pas un problème insurmontable, bien au contraire. Autre illustration avec cette recherche d’hotels dans la chaîne Travel (intégration du moteur de Farecast racheté l’année dernière par Microsoft) :

La recherche d'un hotel dans Bing

La recherche d'un hotel dans Bing

Signalons au passage que Microsoft a également prévu un programme de cashback associé à son moteur. Pour le moment Bing est très limité en France donc il vaut mieux tester la version US. Plus d’infos ici : Discover Bing et Bing Opens Up. Is It Good? It’s Too Early To Tell (et sur la version mobile : Microsoft’s Bing is Now Mobile, Too).

Donc au final, j’anticipe un marché de la recherche plus ouvert où les utilisateurs choisiront le moteur en fonction de la nature de leur recherche : Google pour une recherche générique à base de mots-clés, WolframAlpha pour de la recherche en langage naturel (comme Ask le propose dans une certaine mesure) et Bing pour de la recherche pré-achat.

Bien évidement ce ne sont pas les seules initiatives d’alternatives à Google, mais ce sont tout de même deux très bon candidats qui risquent de stimuler les autres :

  • Amazon avec son moteur A9 qui en plus d’avoir un accès direct aux produits et à la marketplace du géant du e-commerce peut également exploiter les précieuses données de sites comme Amapedia, Alexa, IMDB ou encore SoundUnwound ;
  • Yahoo! qui n’en finit pas d’agoniser (une nouvelle version ?) et qui ferait bien de nous sortir un moteur performant car reposant sur le pléthorique Yahoo! Answers mais également sur toutes les chaînes de contenu (News, Sports, Food…), les chaînes marchandes (Shopping, Tech, Travel…) ou encore les services 2.0 “maison” (FlickR, Delicious, MyBlogLog…) ;
  • Wikipédia qui est de très loin la plus grosse base d’informations de la planète et qui pourrait proposer une expérience de recherche tout à fait convaincante en mixant les contenus de l’encyclopédie collaborative, les contenus des autres sources (WikiNews, Wikia Answers…) et pourquoi pas y rajouter une pincée du très attendu Wikia People Search.

Bref, les possibilités sont nombreuses. Cela veut-il dire que les 3 acteurs précédemment cités doivent déréférencer leurs contenus de Google ? Non pas du tout, mais comme ils ont accès aux données sources ils pourraient présenter des résultats bien plus structurés.

Les lecteurs les plus attentifs pourraient me dire que tout ceci est vain dans la mesure où Google propose déjà des outils de recherche verticaux (Products, Knol, Squared…) mais ça vaut quand même le coup d’essayer, non ?

Google Wave = Email + IM + Wiki + Mashup

C’est donc la veille du WE de Pentecôte que Google a décidé de lancer sa nouvelle “bombe” : Google Wave. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce nouveau service est tellement novateur qu’en donner une définition fiable est un excercice de haute voltige : Went Walkabout. Brought back Google Wave.

Pour faire simple :

  • Google Wave est ou outil de collaboration qui se situe à mi-chemin entre l’email, la messagerie instantanée et le wiki ;
  • Une wave est à la fois une discussion et un document, elle peut être exportée et peut encapsuler un certain nombre de social widget (au format Open Social) ;
  • C’est une application en ligne, de même qu’une plateforme ouverte et extensible (chacun peut proposer son extension) mais également un protocole (que vous pouvez utiliser librement dans vos services / applications) dont le code source est publié (afin de bénéficier de  l’apport de la communauté).

Voilà pour une première description. Au niveau de l’interface, ça ressemble à un produit Google avec 3 colonnes (la navigation et les contacts, la boîte de réception et la fenêtre de visualisation) :

L'interface de Google Wave

L'interface de Google Wave

D’un point de vue “technique”, il s’agit d’une application en ligne puisque Wave est accessible au travers du navigateur mais qui nécessite tout de même le recours à l’extension Gears pour supporter la fonction de drag & drop (qui n’est pas encore standardisée dans les spécifications de HTML 5).

Google Wave = Email 2.0 ou Wiki 2.0 ?

La première chose qui vient à l’esprit lorsque l’on découvre l’interface est de se dire que Wave est un système de messagerie amélioré. Par messagerie, j’entends les systèmes modernes comme Gmail qui agrègent les emails en discussions et permettent d’encapsuler divers éléments (photos, vidéos, cartes…). Et effectivement, la boîte de réception présente de forte similitude :

La boîte de réception de Google Wave

La boîte de réception de Google Wave

Mais la comparaison s’arrête là car une Wave est une discussion active que l’on peut faire évoluer librement (il existe un historique avec la fonction Playback). Sur la capture d’écran suivante vous pouvez d’ailleurs voir les réponses qui sont directement insérées dans le texte ainsi que étiquettes de couleur pour indiquer l’auteur et la nature des modifications :

L'édition d'une wave

L'édition d'une wave

Mais Wave peut faire plus avec notamment la communication en temps réelle façon messagerie instantanée : vous voyez ainsi les contributions s’afficher au fur et à mesure, les fichiers joints apparaîtrent les uns après les autres… c’est très pratique pour accélérer les discussions et préparer les réponses lorsqu’une phrase est en cours de rédaction. Nous avons donc un bon candidat pour venir remplacer l’email (Google Wave: What Might Email Look Like If It Were Invented Today?).

Outre les discussions, Wave permet aussi de travailler sur des documents plus longs et structurés où chacun peut apporter ses corrections, compléments et commentaires. Ces derniers sont insérés au plein coeur du texte mais vous avez la possibilité de ne pas les afficher pour imprimer le document ou de n’afficher que les commentaires pour archiver une discussion. Là encore la communication en temps réel est très utile car elle autorise l’édition simultanée. De ce point de vue, Wave est donc à la fois plus simple et plus puissant qu’un wiki, une prouesse !

Et pour rajouter à la confusion, une Wave peut également être publiée dans un billet de blog (ou n’importe quelle page HTML) où les visiteurs pourront la consulter mais également la modifier. Ils poussent même le vice en intégrant Wave au réseau social “maison” : Orkut.

Gadgets et robots pour améliorer la flexibilité

Le coeur de Wave est donc ce système de communication. Mais pour assurer une capacité d’évolution maximale à ce produit, les équipes ont opté pour un système d’extensions qui repose sur les robots (pour automatiser des tâches comme la découverte automatique de liens ou pour synchroniser Wave et Twitter – ex. Twave) et sur les gadgets (pour encapsuler des éléments “riches” comme une carte ou un sondage) :

Les widgets dans Wave

Les widgets dans Wave

La communauté des développeurs va donc être au centre de ce projet car c’est sur elle que va reposer à la fois l’écosystème des extensions mais également des logiciels compatibles et des versions mobiles (il existe pour l’instant des prototypes de Wave sur Android et iPhone). Dans la ligne de mire de Google, le formidable écosystème développé autour de Twitter, le service de référence quand il est question de système ouvert.

Pour un aperçu complet des fonctionnalités, je vous recommande cette vidéo, un peu longue mais ça vaut le coup de regarder jusqu’au bout des 1 H 20 :

Google Wave = Lotus Notes 2.0 ?

Tout comme Lotus Notes avait révolutionné la collaboration en entreprise il y a 15 ans, l’ambition de Wave est énorme : faire évoluer durablement les habitudes de travail à l’aide d’un outil issu de la génération “social media. Hé oui, car c’est bien de cela dont il est question : ne pas reproduire mais proposer un mode de collaboration en net rupture avec les outils traditionnels (Google Wave To Bring Web 2.0 Lifestyle to Work).

De ce point de vue là, Wave propose une alternative très puissante aux logiciels de messagerie qui n’en finissent pas de se ringardiser ou aux mastodontes comme Oracle ou SAP qui engendrent des coûts exorbitants d’intégration. C’est donc la grande souplesse d’utilisation et l’évolutivité de Wave qui peut faire peur, de même que son intégration à des suites applicatives à la sauce SaaS (The enterprise implications of Google Wave).

Les possibilités de Google Wave en entreprise

Les possibilités de Google Wave en entreprise

C’est à mon sens là toute la force de Google Wave : il ne remplace pas les systèmes de communication / collaboration existants, il les complète (dans un premier temps). La nature ouverte et extensible de Wave en fait donc un atout redoutable pour assurer une transition en douceur depuis les outils d’ancienne génération (email, bureautique…) vers les outils de l’entreprise 2.0.

Wave peut-il réussir là où bien d’autres ont échoué ? Peut-être car la vision de Google est bien plus novatrice que celle d’autres éditeurs et parce qu’ils comptent bien sur la communauté pour multiplier les domaines d’application possibles de Wave. Mais ceci ne se fera pas en quelques mois, attendez-vous à une longue phase de maturation pour ce produit qui vient à peine de naître.

Dans tous les cas de figure, la prochaine étape logique est l’intégration de Wave dans la suite Google Apps. La grande question est de savoir quelle sera l’étape suivante…

Intel et Jolicloud à la recherche de l’interface parfaite pour les netbooks

J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer au sujet des netbooks et du rôle qu’ils vont jouer dans l’émergence de nouveaux usages (cf. Les netbooks vont-ils amorcer la révolution du web 3.0 ?). Voilà maintenant plus d’un an qu’Asus a révolutionné le monde de l’informatique en lançant le premier netbook (le EeePC 700). Depuis nous assistons à une course de vitesse entre les constructeurs (Asus, Acer, HP, Samsung…) pour grignoter un maximum de parts de marché sur un segment à très forte croissance (cf. Croissance fulgurante pour le netbook en 2008).

Et pourtant, aussi forte que soient les ventes des netbooks, ce segment n’en reste pas moins très instable du fait du positionnement de ces machines : les constructeurs s’acharnent en effet à nous vendre les netbooks comme de petits ordinateurs. Erreur fatale car si cette stratégie a permis de doper les ventes en phagocytant les achats de renouvellement des ordinateurs traditionnels, elle a surtout générée beaucoup de déception auprès de clients qui ont répondu aux sirènes de l’informatique low cost. Résultat des courses : Une tendance qui s’inverse et des ventes qui s’effondrent faute de trouver un second souffle (cf. Is The Netbook Phenomenon Over? In a Way, Yes).

Les netbooks en pleine crise d’adolescence ?

Il faut bien avouer que vendus en tant que petits ordinateurs, les netbooks ont de quoi décevoir : écrans étriqués (impossible d’afficher du 1024*768), processeurs poussifs (des performances bien inférieures aux Dual Core) et systèmes d’exloitation qui sentent le recyclage à plein nez. Vous avez en effet le choix entre Windows XP qui va bientôt fêter ses 8 ans (n’oubliez pas de mettre à jour les bases anti-virus, anti-spyware, anti-malware…) et différentes distributions de Linux qui laissent perplexes (il faut passer par la console texte pour installer de nouveaux programmes).

Les constructeurs ont bien essayé de rattraper le coup en se lançant dans une course à l’armement (fréquence plus élevée du processeur, plus de capacités de stockage…) mais rien n’y fait : Le concept de netbook s’est perdu en chemin et les constructeurs doivent maintenant jongler avec des gammes à la logique sur-réaliste. Pour vous en convaincre, essayez donc de trouver une définition des netbooks qui fasse l’unanimité (je cherche encore).

Nouveaux usages = Nouvelle interface

Pour résumer un long débat je réitère ma définition de départ : les netbooks sont plus de gros smartphones que de petits ordinateurs. Ils ne présentent un réel intérêt qu’équipés d’une connexion permanente et autorisent alors des usages novateurs qui se situent à mi-chemin entre l’informatique traditionnelle, l’internet en situation de mobilité et les médias sociaux. Médias sociaux ? Oui tout à fait, car face à la déferlante des plateformes sociales et à la généralisation des usages “sociaux”, les éditeurs de logiciels commencent à intégrer de façon native différentes fonctions sociales (par exemple dans le futur Firefox), et les éditeurs de systèmes d’exploitation ne seront pas les derniers.

Bref, qui dit nouveaux usages dit nouvelle interface. Le défi des constructeurs de netbook est donc de trouver un système d’exploitation correspondant le mieux à ces nouvelles contraintes :

  • Un tableau de bord plutôt qu’un bureau (façon smartphone) ;
  • Des widgets plutôt que des applications (pour accéder aux fonctionnalités critiques des services en ligne) ;
  • De l’autonomie plutôt que de la puissance (les meilleurs netbooks dépassent les 10 H d’autonomie).

Dans cette recherche de l’interface parfaite, deux acteurs peuvent faire la différence : Moblin et Jolicloud.

Moblin est une initiative lancée en 2007 par Intel (maintenant portée par la Linux Fondation) dont l’objectif est de développer une nouvelle génération de système d’exploitation à destination des netbooks et autres nettops.

La première version de Moblin (à oublier)

La première version de Moblin (à oublier)

Après une première version perfectible, ils viennent juste de sortir une seconde version beaucoup plus convaincante :

La seconde version de Moblin

La seconde version de Moblin

Vous apprécierez sur cette nouvelle interface l’ajout d’éléments caractéristiques du monde de la mobilité (indicateur de charge et de réception en haut à droite, liste des RDV à gauche), l’accès à l’ensemble des outils et fonctionnalités par un système d’onglets (pour éviter le menu “Start“), l’optimisation du format de l’écran (1024*600) ainsi que les raccourcis en page de démarrage  (baptisée m_zone) :

La page de démarrage de Moblin

La page de démarrage de Moblin

Cette interface permet également d’avoir accès à un certain nombre de fonctionnalités sociales comme le People Panel (façon Skype) ou le Status Panel qui n’est pas sans rappeler Twitter :

La liste d'amis dans Moblin

La liste d'amis dans Moblin

La microblogging façon Moblin

La microblogging façon Moblin

Bref, un effort considérable a été fait au niveau de l’interface et de la prise en main, et c’est une très bonne chose (cf. Linux on a Netbook? Intel thinks its all about the User Interface). Bien évidemment la démarche d’Intel n’est pas tout à fait altruiste, ils cherchent avant tout à vérouiller les constructeurs avec leur OS pour ne pas subir la concurrence d’autres fournisseurs de processeurs (cf. Intel v. ARM: The Battle to Run Your Smartphone and Netbook).

Autre acteur de choix sur ce créneau : Jolicloud, la nouvelle start-up de Tariq Krim (fondateur de Netvibes).

Toujours sur un noyau Linux, Jolicloud marche sur les platebandes d’Ubuntu Netbook Remix en proposant une interface spécifique aux netbooks :

L'interface d'Ubuntu Netbook Remix

L'interface d'Ubuntu Netbook Remix

L'interface de Jolicloud

L'interface de Jolicloud

Vous remarquerez que l’interface de Jolicloud est adaptée aux écrans des netbooks (format 104*600 px) et propose un accès simplifié à un ensemble d’applications. C’est à mon sens à ce niveau là que se situe la grande nouveautés des netbooks : ils n’y a plus de distinguo entre applications et services en ligne.

Ils sont encore en phase intensive de développement et les travaux semblent aller dans la bonne direction. Bien évidemment les équipes de Jolicloud ne disposent pas des moyens d’Intel mais ils présentent l’avantage d’être indépendants donc peuvent potentiellement bénéficier du support des industriels.

La dernière version de Jolicloud

La dernière version de Jolicloud

Deux outsiders : Google et Apple

Comme rien n’est simple dans le monde de l’informatique, attendez-vous à voir prochainement débarquer deux poids lourds qui risquent de changer la donne.

Google tout d’abord avec son système d’exploitation mobile Android qui aimerait bien faire d’une pierre deux coups en proposant une version adaptée aux netbooks : Une équipe d’Asus travaille sur un netbook sous Android.

Un netbook sous Android

Une diversification intéressante surtout lorsque l’on prend en compte l’ensemble des services Google liés à la mobilité. Pour poursuivre cette réflexion : Android Isn’t a Phone OS Because in the Future There Will Be No Phones.

Il y a ensuite Apple qui pourrait bien jouer les trouble-fête avec sa propre machine : Apple Netbook Rumors Gain Momentum Once Again.

Un hypothétique netbook de chez Apple

Un hypothétique netbook de chez Apple

D’après les spécialistes, Apple serait ainsi en train de finaliser une sorte de tablet-PC communicante à mi-chemin entre un gros iPhone et un Kindle. De toute façon Apple ne fait jamais rien comme les autres…

Et Microsoft dans tout ça ?

Je ne pouvais pas achever cet article sans parler de Microsoft. Le géant de Redmond détenant près de 96% du marché, vous vous doutez bien qu’ils ne vont pas rester les bras croisés. Ils prévoient ainsi une version netbooks de leur prochain système d’exploitation : Windows 7 Netbook Edition Confirmed.

Impossible de savoir pour le moment si cette nouvelle mouture de Windows va savoir tenir compte des contraintes spécifiques aux netbooks, mais toujours est-il que Microsoft va jouer un rôle central dans l’évolution des netbooks. Espérons que le rouleau compresseur ne va pas tirer le marché vers le bas…

Google lance O3D, un plug-in pour faire de la 3D dans le navigateur

Grosse surprise hier soir avec le lancement par Google de O3D, un plug-in permettant de faire de la 3D dans votre navigateur : Introducing O3D. Cerise sur le gâteau, ce plug-in (et les technologies qui vont derrière) sont publié en open source sous licence BSD : Toward an open web standard for 3D graphics.

Voici une démonstration de ce que le plug-in est capable de faire :

De la 3D dans mon navigateur ?

Oui tout a fait, de la vraie 3D qui utilise la technique du shading pour représenter des objets ou scènes 3D importés depuis des éditeurs comme Google Sketchup, 3ds Max ou Maya.

Mais pour cela il vous faut installer un plug-in (5,3 Mo) qui est disponible sur différents navigateurs et systèmes d’exploitation :

  • Windows XP SP2 ou Vista SP1 avec Firefox 2 et +, Internet Explorer 7 et +, Google Chrome
  • Mac OS X 10.5 (Leopard) avec Firefox 2 et +, Safari 3 et + ou Camino
  • Linux (instructions de compilation fournies)

Pour renter dans les détails techniques, ce plug-in permet de mettre à contribution votre carte graphique via DirectX9 ou OpenGL. Le rendu 3D est généré à partir d’un nouveau langage (le O3D Shading Language) ainsi que le moteur javascript “maison” V8 (le même qui propulse Chrome) :

o3dsoftwarestack

Et le rendu est impressionnant, je vous invite pour cela à découvrir la galerie d’exemples avec la fameuse Beach Scene :

Exemple de scene 3D avec O3D

Exemple de scene 3D avec O3D

Mais il y a également de belles démonstrations du moteur physique dont Box2DJS in 3D :

Le moteur physique en action de O3D

Le moteur physique en action de O3D

De même qu’un configurateur d’intérieur (Home Configurator) :

Le configurateur d'intérieur de O3D

Le configurateur d'intérieur de O3D

Et il y a même des petits jeux concocté par les équipes de Google (Checkers et Prince IO: The SketchUp Knight) :

Le jeu en 3D de O3D

Le jeu en 3D de O3D

Chose intéressante, comme c’est du javascript, les applications 3D peuvent être utilisées en mode hors-ligne avec Google Gears.

D’après le chef de projet (Henry Bridge) et le directeur technique (Matt Papakipos), l’objectif de O3D est de rendre les informations plus accessibles (par le biais de représentations 3D) et d’intégrer dans le navigateur du contenu 3D à la manière de Google Earth. Pour en savoir plus c’est ici : Google joins effort for 3D Web standard with new plugin.

Avons-nous besoin d’un nouveau standard 3D ?

Voilà la question de fond que l’on est en droit de se poser car :

Donc sur ce coup là, c’est bein Google contre le reste de l’industrie (ATI, AMD, Nvidia, Intel, IBM, Sun, Apple, Sony… et tout une tripotée d’industriels qui ont rejoint l’initiative Khronos afin de capitaliser sur OpenGL – cf. About the Khronos Group). Ce qui est vraiment très étrange dans cette histoire c’est que Google a pourtant rejoint le groupe Khronos… mais développe ses propres spécifications qui du coup vont rentrer en concurrence avec la futur extension Canvas:3D de Firefox 3.5 (cf. Bringing accelerated 3D to the web). Ils auraient visiblement l’intention de faire converger les deux (O3D et Canvas:3D) mais pour le moment ils préfèrent avoir une plus grande marge de manoeuvre et faire tranquillement évoluer leur technologie.

Tout ceci est donc conforme à la “culture Google” de jouer sur l’ambigüité avec des technologies dont le code source est publié mais qu’ils se chargent eux-mêmes de faire évoluer comme c’est le cas pour Android, Chrome ou Native Client. Il y a donc fort à parier que Google va tenter d’imposer son standard en s’appuyant sur sa force de frappe technique. Réussiront-ils à convaincre les industriels du secteur ? Difficile à dire pour le moment tant ils évoluent dans deux mondes différents (hardware pour les uns et services en ligne pour Google).

Premières réflexions sur O3D

Passé les premiers tests, il est maintenant temps d’analyser à chaud cette annonce :

  1. Avant toute chose, ne nous emballons pas, O3D n’est pour le moment qu’un prototype technologique uniquement destiné aux développeurs (donc dans un contexte similaire à Native Client – lire à ce sujet : Native Client, la technologie RIA de Google qui risque de faire long feu) ;
  2. Ma préférence va  à Unity3D qui propose un rendu plus fluide pour un plug-in qui s’installe “à chaud” (contrairement à O3D qui nécessite un redémarrage) ;
  3. Si Google ambitionne de révolutionner les jeux en ligne en apportant la 3D dans le navigateur c’est raté car il existe de nombreux acteurs de niche qui sont bien mieux positionnés dont Unity qui propose un environnement d’édition très performant (lire à ce sujet : Après les Rich Internet Applications, les Rich Internet Games ? et Et on reparle des Rich Internet Games) ;
  4. Ça commence à faire beaucoup de plug-in entre O3D, Gears et NaCl ! Ne serait-ce pas une honteuse stratégie pour nous faire comprendre que le plus simple est d’utiliser Chrome ? ;
  5. Va-t-on assister à une résurrection de Lively dans la mesure où Google sait donner une seconde chance à ses produits (notamment Jaiku qui a été racheté puis abandonné puis publié en open source) et où Google voulait en faire une plateforme de jeux (cf. Lively deviendra-t-il une plateforme de jeux ?) ;
  6. Au final, cette histoire de plug-in 3D pour des jeux en ligne ne serait-elle pas un moyen de booster un secteur qui va lui rapporter de l’argent via son programmes In-Game Advertising et concurrencer ainsi Microsoft avec Massive ?

Bref, j’ai comme l’impression qu’il y a une histoire de gros sous et que ce n’est pas juste un prototype technique.

Social Media Landscape Redux

Following last year’s first version of my Social Media Landscape, I am induced to publish a new version to sync with the market’s latest evolutions. And I a not the only one: The Conversation Prism v2.0.

This new landscape is now spitted into four main usages (expressing, sharing, networking, playing) and is structured around social platforms which ambition is to cover each user’s needs.

Social Media Landscape (redux)

Social Media Landscape (redux)

The large size version is here : Social Media Landscape (redux).

Four Main Usages

The various tools and services displayed on this landscape are listed bellow.

1. Expressing tools allow users to express themselves, discuss and aggregate their social life:

2. Sharing tools allow users to publish and share content:

3. Networking tools allow users to search, connect and interact with each other’s:

4. Playing services that now integrate strong social features:

From Social Networks to social Platform

At the center of this landscape we will find former social networks, which have evolved to progressively integrate more and more functionalities and morphed themselves into social platforms. The notion of ‘platform‘ is particularly relevant since those network have the ability to host applications (mostly the one you find on the four main usages).

We can split social platforms into two groups: The First Generation which have been existing since more then 5 years and gather between 50 and 200 millions of users (Facebook, MySpace, Friendster, Bebo, Orkut, Skyrock, Hi5, Windows Live…) and The New Wave of social players which have a similar offering and a fast growing audience (between 20 and 50 millions users – Netlog, Imeem, Piczo, Lexode, Hyves, Buzznet, Xanga, Zorpia…).

I won’t enter in the debate to foresight which platform will grow faster or which will appeal the most to youth audience but I anticipate a rough competition for Facebook which is stile experiencing cash flow problem by sticking to the advertising model while those new social players have integrated micro-transactions and premium membership in their business model.

Google and Yahoo! are still absent from the social scene (wait, maybe not…)

You will also notice in this landscape the discretion of Google and Yahoo! which are ‘only’ represented by services that did not managed to break through the social scene (while being strong references, Blogger, YouTube, FlickR cannot be considered has dominant social platforms). Let’s be honest: MySpace and Facebook decently steal the spotlight from Google and Yahoo!.

Wait… maybe not if you consider Google as a being in a much more favorable situation with lower-level services like Gmail (one needs an email to register Facebook, right?) or Google Maps (can you count the number of social services relying on Google mapping tool?). Add to this there current cash situation and it leaves them plenty of time to sharpen their social strategy (Maybe by buying Twitter or FriendFeed, or booth!).

The same is true for Yahoo! which can rely on a massive user base (still outnumbering Facebook’s one) and essential social bricks like Delicious, Yahoo! Pipes, MyBlogLog and the promising Fire Eagle.

Did I mention Microsoft? Yes, Microsoft, those guys behind Hotmail, MSN and Windows Live. Ignoring them would be a big mistake and Mark Z. was more than happy to welcome them in FB’s capital.

From this pint of view, I expect a very thought battle around authentication services (Facebook Connect, Google Accounts…) allowing social platforms to exist outside of their boundaries and to export their members’ social graph. Big players like Google, Yahoo! and Microsoft have to emphasis their legitimacy as historical web players to keep control over their users.

I strongly recommend you to pay attention to those different services (yes, there is a life outside Facebook) and I shall meet you next year for a third version!

Il se fait greffer une clé USB dans le doigt

Laissez-moi vous raconter une drôle d’histoire : Jerry est un développeur finlandais qui a récemment perdu un doigt en percutant un cerf avec sa moto (hé oui, c’est ça la Finlande). Il décide alors de se faire implanter une prothèse, et comme son médecin est un peu geek, ils lui demande de lui concocter un doigt artificiel avec une clé USB dedans :

jerry1 jerry2

C’est fou, non ? (via Henri Bergius)

Et puisque l’on parle de clé USB, avez-vous vu les dernières clés USB de chez LaCie qui sont en forme de… clés :

Les clés USB de chez LaCie

Les clés USB de chez LaCie

J’ai toujours été admiratif des produits de chez LaCie qui essayent de “repenser” les produits et de proposer des designs ultra-originaux. (via Etre)

Et puisque l’on parle de LaCie, connaissez-vous également leurs câbles USB plats :

Les câbles USB tout plat de chez LaCie

Les câbles USB tout plat de chez LaCie

C’est incroyable de se dire que depuis que les câbles USB existent, personne n’avait pensé à en changer la forme !

Et tant qu’on y est, avez-vous cette incroyable vidéo de fous furieux chez Samsung qui ont monté 24 disques SSD en RAID :

C’est vraiment des tarés !

Bon OK je sais, c’est assez inhabituel de parler matos sur ce blog, et alors ? Vous préférez peut-être parler du nouveau programme de ciblage comportemental de Google ? Pas moi. Avouez que ça change, non ?

Première prise en main du HTC Magic (Android G2)

C’est aujourd’hui que SFR dévoilait à la presse (et aux blogueurs) son iPhone killer : Le HTC Magic (nom de code : Android G2). RDV donc au showroom de la marque au logo rouge pour une découverte de ce terminal. Le G2 est comme vous l’aurez compris l’évolution du G1, une version avec clavier qui est visiblement perçue comme trop limitée (l’écran tactile offrant plus de possibilités).

La première impression est bonne, c’est indéniablement un bel objet : profil plat, forme très légèrement incurvée (du moins il me semble), beau matériau de la coque. L’écran est également très satisfaisant, dans la norme de ce qui se fait en ce moment :

htcmagic_1.jpg

Le HTC Magic (Android G2)

Vous connaissez sûrement les caractéristiques techniques donc je ne m’attarde pas dessus, de même que les fonctionnalités offertes par Android. J’ai tout particulièrement été impressionné par la gestion du bureau et des widgets : fluide et intuitive. Démonstration vidéo :

J’ai également été scotché par la fonction cartographie avec les principes de molette de zoom et du mode Street view avec un déplacement “spacialisé” (à l’aide du GPS et de l’accéléromètre) :

J’ai aussi beaucoup apprécié le retour de force lorsque l’on tape sur le clavier virtuel (qui fait office de feedback tactile). En règle général la manipulation est intuitive et fluide quoique légèrement plus lente et saccadée que sur un iPhone.

Il reste par contre deux grosses interrogations :

  • Quel logiciel client (installé sur l’ordinateur) sera utilisé pour gérer la bibliothèque multimédia (les playlists musicales, catégories…) et pour acheter des contenus (chansons, vidéos…).
  • À quelle vitesse va se développer l’écosystème autour de la marketplace Android ? Même si l’App Store d’iTunes conserve une sacrée longueur d’avance, la colère gronde au sein des développeurs frustrés par la rigidité du système mis en place par Apple.

Donc en un mot : Est-ce que la sauce va prendre ? Oui très certainement car Google a déjà su démontrer sa capacité à mobiliser la communauté de développeurs et à jouer sur ambiguïté de sa position vis à vis de l’open source (Android est une plateforme ouverte mais très légèrement contrôlée).

Je n’ai pas encore mis la main sur le très prometteur Pre de Palm (cf. A la recherche de la plateforme mobile parfaite avec le nouveau Palm Pre) mais je pense que nous tenons là un concurrent très sérieux pour vous savez qui. La commercialisation de ce HTC Magic est programmée pour Avril 2009.