8 juin 2005,
J’ai déjà eu l’occasion de parler des problèmes d’ergonomie des outils de gestion de contenu :
Utilisabilité et outils de gestion de contenu et
Ergonomie des outils de gestion de contenu, acte II. Je vous propose donc de découvrir ce matin un outil de gestion de contenu qui vaut le détour :
eZ Publish.
Plusieurs choses notables au sujet de cet outil :
- une nouvelle version vient d’être publiée (
eZ Publish 3.6) ;
- un effort particulier a été fait pour rendre l’interface d’administration simple d’utilisation (voir à ce sujet les
visites guidées) ;
- la
documentation en ligne est très complète et disponible au format HTML et PDF.
Bref, autant de raisons pour
tester cet outil et vous rendre compte de son potentiel. (merci à Bertrand pour l’info).
19 mai 2005,
J’en avais déjà parlé dans un précédent billet, les éditeurs WYSIWYG sont un vrai cauchemar aussi bien pour les contributeurs d’un outil de gestion de contenu que pour les développeurs chargés d’intégrer proprement ce genre de brique technologique. en plus, la plupart des outils sont incapables de produire du code XHTML valide. Robert Nyman nous propose sur son site un très bon billet sur le sujet :
WYSIWYG Hell. Tout est dans le titre…
11 mai 2005,
La gestion de contenu n’est pas un sujet nouveau, la technologie Flash non plus. Quand est-il alors des outils de gestion de contenu capables de gérer du contenu Flash ? A part Macromedia qui répond timidement à la question avec son environnement de développement
Coldfusion, les solutions ne sont pas légion.
En faisant une recherche, 2 outils ont attirés mon attention :
Nectil et
Evo7. Ce n’est pas tant leur aptitude à intégrer et manipuler des contenus Flash que leur approche de la gestion de contenu du point de vue des contributeurs qui est surprenante. Ces deux solutions proposent en effet des interfaces qui sont beaucoup plus proches du bureau Windows que de l’application. Jugez par vous même :
L’interface de Nectil :

Et celui d’Ego7 :

Surprenant, non ? Je n’ai pas encore testé ces produits mais leur façon d’aborder le problème de la gestion de contenu est pour le moins innovante. En tout cas cela alimente le débat sur la nécessité de re-penser l’ergonomie des outils de gestion de contenu (voir à ce sujet
mon précédent billet).
7 mai 2005,
Suite à un premier article publié sur le thème de l’ergonomie des outils de gestion de contenu (voir mon
précédent billet à ce sujet), je vous propose de découvrir le second article sur ce thème :
Functional Usability of Web Content Management Systems. L’auteur y aborde ainsi les pistes de réflexion suivantes :
- Abandonner le concept de pages au profit de celui de contenu, où les rédacteurs se concentrerais sur leur travail de rédaction / mise à jour et non sur celui de devoir comprendre et s’approprier un outil avec sa logique et une interface ;
- Implémenter un système de recherche performant, les contributeurs sont en effet bien trop souvent lésés par leur outil de gestion de contenu qui ne leur permet pas de faire des recherches (ils doivent se souvenir / deviner où sont rangés leurs articles) ;
- Proposer un système de mots-clés simple, encore un des points faibles des outils de gestion de contenu qui sont incapables de proposer de systèmes facile à appréhender et à utiliser ;
- Repenser les circuits de publications, les workflows sont en effet un vrai cauchemar pour les contributeurs lambda ;
- Intégrer de l’aide en ligne, les utilisateurs ne lisent JAMAIS les manuels, mais ça vous le saviez, non ?
13 avril 2005,
C’est un très bon article sur la gestion des fichiers qui vient d’être publié sur le JDNet :
Gestion de fichiers et gestion de contenus : la convergence. L’auteur y explique que les futurs systèmes de gestion de fichiers des prochaines versions de nos OS favoris vont progressivement mettre en place une gestion du rangement et de la recherche par métadonnées
. Comprenez par là que le système de rangement hiérarchiques (à base de répertoires et dossiers) à fait son temps. Ceci est principalement dû à l’intensification de notre usage de l’outil informatique et à la puissance / capacité toujours plus grande des ordinateurs personnels.
Conséquence de tout cela, la prochaine interface de gestion de fichiers de Longhorn va beaucoup plus ressembler au
Spotlight de Mac OS X qu’à l’explorateur Windows que nous connaissons tous. Les utilisateurs seront ainsi invités à spécifier certains critères de recherche pour ne faire remonter que les fichiers les plus pertinents. Exit donc le système d’arbre hiérarchique et de répertoires, on est très clairement en train de se rapprocher d’une interface dite “floue” qui va s’adapter à chacune des recherches en fonction des critères de l’utilisateur qu’à une interface générique. Bizarre… tout cela ne vous rappelle-t-il pas les
Google Desktop Search,
Yahoo Desktop Search et consorts qui essayent de piquer des futures parts de marché au
MSN Toolbar Suite ?
Et Linux dans tout ça ? Est-ce qu’un des lecteurs ne pourrait pas nous éclairer sur ce qui se trame au pays de Linus Thorvald ?
4 avril 2005,
Je suis passé un peu à côté de cette nouvelle version majeure, mais il faut dire que faire une
annonce de ce type un 1er avril comporte des risques… Selon les auteurs : Cette nouvelle version de SPIP constitue l’aboutissement de plus d’une année de travail (la version 1.7 date en effet de janvier 2004), et il est impossible d’en lister ici toutes les nouveautés de façon exhaustive
. Mouais… mais comme je suis bon prince, je vais quand même vous faire une petite liste des nouveautés :
- nouvelle interface d’administration ;
- implémentation d’un correcteur orthographique ;
- gestion de l’historique des modifications ;
- gestion d’une banque d’images ;
- nouveau compilateur de squelettes (le système de gabarits made in SPIP) ;
- meilleure gestion des normes W3C…
A tester d’urgence.
17 mars 2005,
C’est un drame ! Allez reconnaissez-le, alors que la majeure partie des sites web de l’internet reposent sur des outils de gestion de contenu (CMS en anglais), leur utilisation relève du casse-tête. Ceci est dû à de très graves problèmes d’utilisabilité. A ce sujet, le très respectueux e-Content Mag vient de publier un très bon article :
Applying Usability Principles to Your CMS. Le point de vue de l’auteur y est fort juste et se fonde sur plusieurs constats qui expliquent cette situation :
- Les éditeurs d’OGC résonnent en termes de fonctionnalités alors que les utilisateurs résonnent en termes de tâches. D’où des petites frictions au niveau de la prise en main.
- Les débutants sont bien trop souvent confrontés à des interfaces qui les perturbent. En effet, il est généralement demandé à ces derniers d’effectuer des tâches très simple (mettre à jour un chiffre ou corriger une faute d’orthographe…) alors que l’interface qu’ils ont entre les mains leur offre beaucoup trop de possibilités. D’où difficultés de prise en main, fausses manipulations…
- Les utilisateurs avancés n’y trouvent pas non plus leur compte. Il est en effet trop souvent fait l’amalgame entre utilisation avancée et utilisation fréquente. Plus concrètement, un contributeur chargé de la maintenance journalière d’un site aura besoin d’une interface très simple avec de nombreux raccourcis, alors qu’un administrateur aura plus besoin d’une interface offrant une grande richesse fonctionnelle.
- Les interfaces WYSIWYG sont souvent le talon d’Achille des OGC car même s’ils autorisent des possibilités très riches de mise en forme, ils ne retranscrivent généralement mal le rendu final d’une page (le look & feel comme disent les publicitaires).
Plusieurs pistes sont ainsi explorées par l’auteur :
- Mettre en oeuvre des interfaces parfaitement adaptées aux tâches que doivent effectuer les utilisateurs. Ceci implique une grande modularité à l’image de ce que peuvent proposer des outils comme
Typo3 ou
Mambo.
- Permettre aux contributeurs de se reposer sur des outils qu’ils connaissent déjà. Il existe ainsi des petits modules pour récupérer et nettoyer les contenus rédigés avec Word. De même, la technologie WedDAV permet de faire du glisser-déposer sur le modèle de l’explorateur Windows.
A ce stade de la réflexion, je pense (et l’auteur est bien d’accord avec moi !) que le plus important est d’adopter une approche centrée sur les utilisateurs en étudiant les différents profils de contributeurs (avec la technique des utilisateurs-types) ainsi que de modéliser les tâches les plus courantes (au travers de cas d’utilisation).
Bref, un très bon article qui sera complété par deux autres sur le même thème. Il me tarde de les découvrir…
15 mars 2005,
C’est une bien belle récompense que vient de recevoir le système de gestion de contenu open source Mambo, celle de la meilleure solution libre de droits décernée par LinuxWorld et Linux Format :
Mambo Open Source Web CMS Winning Awards.

Pour ceux qui ne connaisse pas, Mambo est un système de gestion de contenu open source basé sur une architecture WAMP. Ses principaux points forts sont sa modularité et son interface d’administration à la fois riche et conviviale :

Je n’ai jamais eu l’occasion de le mettre en oeuvre dans le cadre d’un projet, mais votre retour d’expérience m’intéresse fortement, n’hésitez pas à poster des commentaires sur le sujet.
1 février 2005,
C’est à cette question que tente de répondre James Robertson de la société Step Two qui vient de publier un article sur le sujet :
Is workflow the wrong metaphor? L’auteur y explique que le concept de processus de travail (workflow en anglais) ne fonctionne généralement pas bien dans la réalité de l’entreprise : trop compliqué à expliquer, trop intimidant. L’auteur propose une solution alternative avec la mise en place d’un système de gestion par tâches où les différents membres d’une équipe éditoriale se verraient attribuer la responsabilité d’une de ces trois tâches génériques :
- Valider du contenu
- Mettre à jour du contenu
- Créer du contenu.
Et vous ? C’est quoi votre retour d’expérience sur la mise en place d’un cycle de publication ?
23 janvier 2005,
Suite à un
précédent billet sur l’art de rédiger une accroche, je vous propose aujourd’hui un très bon article sur l’art de rédiger de bons résumés :
How to write summaries for web and intranet pages, and why. Petit résumé (sans mauvais jeu de mots) :
- un bon résumé doit être claire et concis ;
- il doit être positionné comme premier élément d’une page ;
- il doit gardé son sens s’il est dissocié de la page qu’il résume ;
- il doit servir de référent pour les moteurs de recherche ;
- il ne dois pas dépasser 2 ou 3 phrases.
Allez, au boulot, et rédigez-moi de bons résumés !