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Et on reparle de Facebook

Suite à un précédent (Pourquoi je ne crois plus en Facebook), j’ai enregistré un nouveau podcast sur TV4IT : Réseaux sociaux : derrière le buzz quelle réalité ?

L’occasion de revenir sur le « phénomène » Facebook :

Un exercice intéressant puisque cette séquence est réalisée en une seule prise, mais je suis tout de même satisfait du résultat (je n’ai presque pas bégayé). Je regrette juste de ne pas avoir eu le temps d’évoquer Beacon (un programme de « flicage » publicitaire) car trop long et complexe à expliquer à l’écran.

Comme nous n’avons encore rien décidé avec l’équipe de TV4IT, quel thème souhaiteriez-vous que j’aborde pour le prochain podcast ?

Pourquoi je ne crois plus en Facebook

En ce moment Facebook a la côte : on en parle à la radio, à la TV et les journalistes des grands médias n’en finissent plus de s’interroger sur les raisons de ce nouveau phénomène social. Et pourtant la réalité est tout autre.

Souvenez-vous, il y a quelques mois la coqueluche de l’époque s’appelait Second Life. Nous sommes donc en train d’assister à un phénomène classique de résonance : on en parle parce que les autres en parlent.

Facebook est-il révolutionnaire à ce point ? Ce service mérite-t-il une telle attention ? Oui, en partie. Mais sans vouloir lui retirer son indéniable succès et certaines qualités, il y a fort à parier que les annonceurs n’y trouveront qu’un intérêt très relatif.

L’explication est toute simple et peut-être résumée ainsi :

  • La croissance et l’audience de Facebook sont largement sur-évaluées ;
  • L’écosystème mis en place autour de la Facebook Platform ne tiendra pas ces promesses ;
  • Les modèles publicitaires présentés récemment sont bancals ;
  • La concurrence avec d’autres plateformes sociales va être très rude.

Donc en un mot comme en cent, malgré l’enthousiasme de son jeune CEO, Facebook ne révolutionne rien du tout.

Les chiffres en question

Commençons tout d’abord par nous intéresser aux fameux chiffres mirobolants de Facebook :

Vous l’aurez compris, les chiffres présentés par Facebook sont surtout impressionnants pour ceux qui veulent croire à leur jolie histoire. La Facebook Platform est certes un très bon facteur de croissance mais force est de constater que les meilleures places sont déjà prises.

Une plateforme à peine entre-ouverte

Et puisqu’on en parle, intéressons-nous à cette fameuse Platform. Quand on y regarde de plus près, on se rend rapidement compte qu’elle n’est pas si ouverte :

  • les applications utilisent un langage spécifique (le FBML pour Facebook Markup Language) ;
  • Les applications sont hébergées au sein du Application Directory (régit par Facebook) ;
  • les fournisseurs d’applications doivent se conformer à une charte (définie par Facebook).

Nous sommes ici bien loin de la souplesse des API et de la rigueur des Web Services. Si le succès du web 2.0 repose en partie sur les fameux mashup et sur l’innovation par l’assemblage, l’innovation est ici fortement limitée par ce langage spécifique et par la taille de la base d’utilisateurs (55 millions, ce qui n’est pas énorme).

Le fait que des agences se soient spécialisées dans le développement d’applications Facebook (RockYou, Slide…) est un signe que ces choix techniques sont un frein au développement.

Le Social Graph en question (il y a amis et amis)

Pour faire simple, le Social Graph est une représentation de nos relations et des interactions qui en découlent. La promesse de Facebook est donc de proposer aux annonceurs de pouvoir modéliser de façon très fine ce fameux Social Graph. Oui mais voilà, sur quoi repose-t-il ? Ou plus exactement, vos friends sur Facebook sont-ils réellement vos amis ? J’en doute fort. J’ai plus de 600 contacts associés à mon profil, dont à peine une dizaine que j’ai réellement rencontrés.

Les amis de Facebook sont pour la plupart des relations améliorées, et c’est bien là où se fait la différence. Dans la culture anglo-saxonne la notion d’amitié est très différente de la notre (les latins) : ils savent parfaitement mélanger relations professionnelles, amis d’un soir et amis d’amis.

Conséquence : je me vois mal faire confiance à un membre de mon réseau dans la mesure où :

  1. je ne sais pas réellement qui il est (la majeure partie des profils n’est pas réellement renseignée) ;
  2. je ne sais pas ce qu’il me veut (les intentions ne sont pas clairement exprimées) ;
  3. j’apprécie moyennement le fait qu’il me balance des moutons à la tête ou qu’il me donne de grande tapes dans le dos (Super Poke).

Pour vous convaincre de la superficialité de votre réseau posez-vous la question suivante : à combien de vos friends prêteriez-vous votre voiture ou votre appartement ?

Un gros problème de prise en main

La mise en page de Facebook est nettement meilleure que celle des pages MySpace ou que des Skyblogs, c’est indéniable. En revanche ce service est-il suffisamment simple et convivial pour séduire le plus grand nombre ? J’en doute. Il existe des millions d’utilisateurs de Netvibes car le bénéfice de ce service est immédiatement perceptible (on bouge des boîtes, on ajoute des widgets…). Mais vous devez bien avouer que l’expérience d’utilisation de Facebook est plus que troublante : trop d’applications, trop de termes jargonneux, trop de complexité.

En fait il y a un réel problème de guidage et de prise en main. Pour faire simple : les novices sont complètement perdus. Pour vous en convaincre, je vous invite à lire les commentaires d’un vieux billet que j’avais rédigé sur Facebook mais qui est très bien positionné dans Google :

  • « Pouvez svp m’expliquer à quoi sert facebook et comment s’inscrire. Merci de me répondre car je ne suis pas une pro de l’informatique« 
  • « J’aimerais qu’on m’explique svp quelle réelle différence il existe entre facebook et myspace« 
  • « Que veut dire “site”?« 

Je veux bien croire qu’Aziz et sa bande de potes s’éclatent sur Facebook, mais ce service n’est aujourd’hui pas configuré pour séduire plusieurs millions de personnes : trop complexe, trop riche et surtout pas de traduction prévue pour l’interface.

Des programmes publicitaires très douteux

Nous en venons maintenant au plus gros problème de Facebook : sa plateforme publicitaire. Pourquoi est-ce un gros problème ? Parce que le modèle économique de Facebook repose sur des fondamentaux instables.

Il existe ainsi plusieurs programmes (détaillés ici : Facebook Advertising – 3 New Ways To Play) :

  • Les Business Pages qui sont un équivalent des pages sponsorisées par des marques comme sur MySpace (avec mise en avant de produits et liens vers des partenaires). Gros problème : il n’est pas possible d’inviter des fans à partir d’une business page. Conséquence : le seul moyen d’avoir une business page avec un noyau dur de fans est de transformer une page perso en une business page. Si vous savez lire entre les lignes alors vous pouvez vous faire une bonne idée des détournements possibles : fausses pages perso à vocation business, revente à des marques de pages persos populaires…
  • Les Social Ads qui sont affichées sur la page d’un membre ou dans son mini-feed. Idem, on peut tout à fait anticiper un véritable trafic d’audience basé sur la popularité d’un profil (ça me rappelle une sombre histoire de blogueurs vendus) ;
  • Le Project Beacon qui se sert de données comportementales collectées sur différents sites partenaires (cf. Facebook ads definitely creepy, possibly illegal et Is Facebook Beacon a Privacy Nightmare?) pour mieux cibler votre profil et celui de vos potes. Autant vous dire que cela pose de très sérieux problèmes éthiques.

C’est sur ce dernier point que le jeune CEO de Facebook ne parvient pas à rassurer l’industrie publicitaire et les annonceurs : Partant du principe que les membres sont le vecteur de la marque, sans redistribution de revenus, cette affiliation stérile ne bénéficiera qu’aux marques les plus fortes (Apple, BMW…), donc celles qui n’ont pas réellement besoin de ce programme (cf. I’ll spam my friends, but I want a piece of the action).

Au-delà de ces problèmes de respect de vie privée et de confidentialité, ce réseau de sites mouchards (qui dénoncent les actions des membres de Facebook) peut avoir une influence très néfaste sur le comportement des internautes et sur une éventuelle prise de décision d’achat : Facebook’s Beacon and Boundary States. A partir du moment où toutes vos actions et achats sont visibles sur votre profil (dans votre mini-feed), est-ce que vous n’y réfléchirez pas à deux fois avant de cliquer ? Ne vous direz-vous pas « comment va réagir mon audience à cet action / achat » ?

Sont-ils en train de réinventer la roue ?

Je ne sais pas pour vous, mais j’ai réellement l’impression que l’offre de Facebook ne révolutionne rien du tout (pages business, publicités ciblées…), voire qu’ils sont en train de refaire les erreurs du passé (ciblage comportemental basé sur les actions des internautes, à l’époque on appelait ça du marketing 1 to 1).

Quand on y réfléchit bien, que propose Facebook ? Des business pages (vous possédez déjà un site web, non ?), des statistiques détaillées sur le nombre de visiteurs sur ces pages (une belle régression par rapport aux outils d’analyse de la performance actuels) et des programmes publicitaires basés sur le CPM et CPC (même pas de CPA à la Amazon ?). Bref, ils nous font le coup du web dans le web, une sorte de couche d’abstraction au web « grand public » réservé à une bande de jeunes qui se balancent des moutons à la tronche. Désolé mais ce n’est pas ce que j’appelle une révolution, d’autant plus quand les questions de confidentialité et d’amitié sont très ambigües.

Une IPO est-elle la solution ?

Avec l’argent récolté auprès de Microsoft, on est en droit de se dire que Facebook va tranquillement préparer son introduction en bourse pour lever des fonds et accélérer sa croissance. Le problème c’est qu’une introduction en bourse n’a rien de tranquille : il ne suffit pas de louer des bureaux à New-York et de débaucher un CFO pour y parvenir.

Les financiers ne sont pas des imbéciles et je doute fortement qu’ils se laissent séduire par cette belle histoire de jeunes prodiges en tongs Adidas qui s’éclatent à faire des overnight coding sessions.

Rajoutez à cela un problème de valorisation, car Facebook n’a jamais été valorisé à 15 milliards de $ : Even Microsoft doesn’t value Facebook at $15 billion.

Que se passera-t-il quand Facebook n’aura plus la faveur des médias et du grand public ?

En voilà une bonne question, d’autant plus que ça a déjà commencé :

En résumé : avec cette nouvelle plateforme publicitaire Facebook risque de perdre la confiance de ses membres. Même si la croissance est toujours forte, il ne s’agit que d’un phénomène d’inertie.

Faut-il oublier Facebook ?

Non bien évidemment, chacun est libre de s’en servir pour construire son réseau et pour retrouver de vieilles connaissances. Par contre les annonceurs devront être très prudents quant à l’exploitation de ce réseau. Oui l’application iLike est un authentique succès, est-ce que pour autant Renault ou Naf-Naf peuvent en profiter ? J’en doute.

Facebook va donc progressivement venir se ranger aux côtés des MySpace, Skyblogs, Friendster… Comprenez par là qu’il va perdre son avantage concurrentiel vis à vis d’initiatives réellement plus ambitieuses comme OpenSocial ou mieux structurées comme ces nouvelles plateformes sociales.

Oui, j’ai crû au modèle de Facebook. Oui, j’ai bien crû qu’ils pouvaient révolutionner le web social et proposer une approche unifiée. Non, je n’y crois plus car ils vont avoir visiblement beaucoup de problèmes à transformer leurs rêves d’étudiants et réalité économiquement viable.

Mise à jour (20 avril 2011) : Un nouvel article a été publié sur ce sujet : Rétrospective sur les 3 dernières années de Facebook.

Connaissez-vous le ‘Social as a Service’ ?

C’est vendredi donc nous pouvons nous accorder un petit moment de détente : Après le SaaS (« Software as a Service« ), voici le « Social as a Service » :

saas.jpg

D’aucun pourrait y voir une critique à peine masquée pour la vague d’enthousiasme autour de Facebook. Je suis d’ailleurs en train de préparer un billet sur leur lamentable project beacon.

(via l’ami Michel Leblanc)

OpenSocial : le meta-réseau social de Google

La blogosphère était en ébullition en ce week-end de la toussaint après l’annonce de Google du lancement du nouveau service : OpenSocial, The web is better when it’s social. Nouveau service ? Non pas tout à fait. En fait il s’agit d’un ensemble de connecteurs (API) qui servent à lier ensemble différents réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Xing, Viadeo, Plaxo…) et personnels (Friendster, MySpace, Hi5, SixAppart… et bien évidemment Orkut), mais aussi différentes applications en ligne (SalesForce, Oracle…).

GoogleOpenSocial.jpg

C’est quoi OpenSocial ?

Ces connecteurs servent à accéder à différents types de données personnelles :

  • votre profil (user data)
  • vos amis (social graph)
  • votre activité (news feed)

Pour celles et ceux qui se posent la question : non, OpenSocial n’est pas un service concurrent de Facebook car il se situe à un niveau d’abstraction plus élevé. Pour faire simple : malgré sa Platform, Facebook reste un réseau social propriétaire alors qu’OpenSocial est une sorte de meta-réseau social distribué. La plateforme de facebook permet d’encapsuler des applications sur son réseau alors que les API d’OpenSocial permettent d’encapsuler les applications et données de n’importe quel réseau social dans n’importe quel autre réseau social (containers).

Donc je résume : en laçant sa Platform Facebook avait pris une longueur d’avance sur ces concurrents, mais avec OpenSocial, Google permet à ses partenaires de rattraper leur retard. Là où l’on peut dire que cette initiative est magistrale, c’est quand on se rend compte que Google compte parmi ses partenaires les principaux réseaux sociaux. Ceci va donc grandement simplifier la tâche des annonceurs souhaitant exploiter ces différents réseau sociaux (What’s Google’s OpenSocial Project Mean for Marketers?).Plus d’infos sur le blog Affordance : Rentrée sociale et ouverture du code et Conflits sociaux : A vaincre sans péril triomphe-t-on sans gloire ?).

Notez que ce n’est pas la première tentative de ce genre, des initiatives comme FOAF ou XFN avaient déjà l’ambition d’assurer une interopérabilité entre les profils.

Facebook a-t-il perdu la bataille ?

Non je ne pense pas dans le mesure où Facebook ne peut pas faire autrement que de rejoindre les partenaires d’OpenSocial. Car il faut se rendre à l’évidence : il se retrouve complètement isolé avec sa technologie propriétaire. Certes, Facebook conserve une longueur d’avance avec ces 5.000 applications déjà développées, mais que peut faire une petite structure de quelques centaines de personnes contre le mastodonte qu’est devenu Google (d’autant plus depuis que son action a franchi le cap des 700 $ Google est une des plus grosse capitalisation boursière US).

Nous dirons donc que Facebook a perdu un avantage concurrentiel, mais il reste tout de même un réseau social à très forte croissance. En fait ce sont les utilisateurs qui vont y gagner, et c’est une très bonne nouvelle (Google OpenSocial will make social apps more relevant). Certains n’hésitent pas à dire que Google prend de vitesse le W3C et impose un standard pour le web social (Google: “All your network are belong to us”).

Inévitables grincements de dents

A peine OpenSocial est-il lancé que les premières (inévitables) critiques fusent déjà :

Je pense que nous n’en sommes qu’au début d’une très longue série de questionnements et d’interrogations sur l’impact de ces API.

Mais que fait Facebook ?

Pendant ce temps-là, Facebook poursuit son développement :

Vous l’aurez compris, Facebook étant parti le premier il conserve tout de même l’avantage, mais pour encore combien de temps ?

Et maintenant quoi ?

Difficile pour le moment de se prononcer sur l’évolution sur l’avenir immédiat de ces réseaux. Je vous propose néanmoins deux articles de fond :

Bon en tout cas je constate que cette annonce a totalement eclipsé deux autres événement majeurs :

Et pour couronner le tout, on parle de l’annonce du Google Phone pour cette nuit…

Facebook victime de pollution ?

Si vous suivez ce blog régulièrement (ou n’importe quel autre blog) alors vous devez déjà savoir que Facebook est LE réseau social du moment. Très certainement un futur géant de l’internet qui viendra prendre la relève des Yahoo!, Ebay… notamment grâce à une stratégie de diversification réussie (plus d’infos ici, et ).

Oui mais voilà, un tel succès engendre une forte croissance qui s’accompagne de désagréments. Parmi ces désagréments (incessantes notifications et sollicitations, saturation des pages de profil, complexification…) je m’insurge contre l’apparition de pseudo-groupes à propagation virale qui commencent à fortement polluer l’écosystème de Facebook.

Facebook_Zombie.jpg

Je me retrouve ainsi submergé d’invitations à rejoindre le club des zombies, vampires, ninjas, loups-garouson se croirait plus sur Find A Goth que sur un réseau social semi-pro !

Toute cette pollution est dommageable, que l’on ne s’étonne pas après si Facebook est banni dans un certain nombre d’entreprises (Why Is Facebook Being Banned?)…

Facebook + Social Shopping = E-commerce 3.0 ?

Je viens de découvrir une extension pour Facebook qui préfigure ce que pourrait être une nouvelle itération du e-commerce : MyShopping.

MyShopping.gif

L’idée est de greffer sur Facebook une application de social shopping qui permet de :

  1. Ajouter des produits dans une liste de souhaits pour pouvoir les noter, commenter et les partager avec vos amis
  2.  Rechercher dans votre entourage les commentaires et notes de vos amis sur un produit que vous souhaitez acquérir.

Là où ça devient intéressant c’est que l’alimentation se fait à partir du catalogue de Shopping.com (des millions de produits), que les réseaux exploités sont ceux de Facebook (près de 25 millions d’utilisateurs avec une très forte croissance) et qu’il y a la possibilité de recommander des produits.

MyShopping_Facebook.gif

Ils prévoient en plus de rétribuer des commissions aux auteurs des commentaires et recommandations. Bref, il y a de l’idée et des services concurrents devraient très rapidement se positionner sur ce créneau. Plus d’infos ici : Social Shopping Application Launched for Facebook. A quand une version Twitter et Parakey ? (via Varien)

Facebook se métamorphose en web OS

La nouvelle est tombée cette nuit : Facebook vient de racheter Parakey, une start-up encore en gestation. Pour la petite histoire, Parakey est une plateforme permettant de faire tourner des applications en ligne et en mode déconnecté. Donc pour résumer, c’est comme un système d’exploitation en ligne (web OS) et un environnement d’exécution offline (un peu comme Google Gears).

Pour bien comprendre l’énorme potentiel des systèmes d’exploitation en ligne, je vous propose cette série d’articles :

Dans la mesure où il existe plus d’une dizaine de solutions (EyeOS, Goowy, YouOS, DesktopTwo…) pourquoi avoir choisi Parakey alors que la solution n’est même pas encore finalisée ? Tout simplement parce que l’un des fondateurs de Parakey n’est autre que Blake Ross, un surdoué de l’informatique qui a entre autre chose travaillé sur le projet Firefox. Vous remarquerez que ce n’est pas un hasard si le futur Firefox 3 proposera également un mode offline (mais je laisse le soin à Tristant Nitot de nous confirmer cela).

Concevoir un système d’exploitation en ligne n’est pas chose aisée, le plus dur étant de gérer les accès au système d’exploitation (celui qui fait tourner le navigateur) et aux ressources (qui se trouvent sur le disque dur), Facebook a donc parié sur l’équipe de Parakey (composée de Blake Ross mais également de Joe Hewitt, qui a également travaillé Firefox) pour finaliser sa technologie et proposer un environnement stable.

Toujours est-il que cette nouvelle fait grand bruit et que Facebook se rapproche toujours plus de son objectif : devenir LE système d’exploitation en ligne de référence (voir à ce sujet mon précédent billet : Réseau social + Web OS = Facebook Plateform).

Pour en savoir plus, je vous propose une sélection de billets :

En un mot comme en cent, si vous n’avez pas encore créé votre compte sur Facebook, c’est le moment de la faire !

Réseau social + Web OS = Facebook Plateform

Hier avait lieu la grande messe annuelle pour tous les fans de Facebook, le Facebook F8 Live. Les participants ont pu y apprendre beaucoup de choses très intéressantes sur Facebook :

  • 24 millions d’utilisateurs actifs
  • la 6ème plus grosse audience aux États-Unis
  • le premier site de partage de photos…

Mais le plus surprenant concerne le lancement d’un écosystème, la Facebook Platform, pas encore en ligne mais dont vous pouvez connaitre certains détails ici : Facebook Platform: 30+ Awesome Applications for Facebook.

L’idée est d’ouvrir leur système d’information à un ensemble d’acteurs et de services qui se chargeraient de développer des services de plus haut niveau (pour faire simple, des mashup). Cette initiative ressemble un peu à celle de SalesForce et de sa plateforme AppExchange.

Plus surprenant, cette plateforme très visionnaire proposerait bientôt son propre langage de requêtes (Facebook Query Language) et même des serveurs web dédiés. Le site GigaOM interprète ça comme la naissance d’un premier système d’exploitation en ligne social : Facebook aims to be Social OS.

L’idée est très intéressante : proposer une plateforme qui servirait de socle à un ensemble d’applications et de services qui exploiteraient la base de données et les profils des membres. Nous sommes ici assez proche du principe de WebOS (comme Goowy, eyeOS, YouOS ou encore du futur Wallop de Microsoft).

Je ne serais vous dire si cette plateforme est viable, en tout cas Facebook continue de marquer des points et innove encore. A suivre de très près…

LinkedIn + MySpace = Facebook

Fatigué des mises en pages hideuses de MySpace ? Usé par les incessantes propositions douteuses sur LinkedIn ? Lassé de devoir jongler entre plusieurs réseaux ? Alors j’ai la solution à vos tracas du moment : ouvrez donc un compte sur FaceBook. Facebook ? Mais oui enfin, la nouvelle coqueluche des réseaux sociaux.

L'interface de Facebook

Au commencement, Facebook avait pour ambition de proposer un annuaire en ligne pour les étudiants d’Harward (ne pouvaient s’inscrire que ceux qui avait une adresse email valide). Puis se sont greffées d’autres universités… puis des collèges… puis des sociétés… en maintenant le service est ouvert à tous.

Là où le service est intéressant, c’est qu’il est à la frontière de deux univers (les études et le monde du travail) et permet de faire la transition entre les deux : les copains de la fac avec qui vous organisez des soirées et partagez des photos seront vos futurs collègues ou membres d’un réseau professionnel.

A l’usage, ce service est plutôt agréable d’utilisation, l’interface est très sobre mais élégante. Elle a subit une récente refonte et s’inspire d’ailleurs librement de FlickR (au moins pour le menu de navigation principale). Le système de mis en relation est plus souple que les réseaux sociaux BtoB traditionnels (LinkedIn, Xing, Viadeo…) mais ne subit pas la pollution de ces derniers (trop nombreuses propositions de business de la part d’inconnus).

Le succès de ce service est tel qu’il représente maintenant la sixième plus grosse audience aux États-Unis. Plus surprenant, c’est le plus gros site de partage de photos (plus d’1 milliards de photos stockées) devant FlickR. La croissance est constante depuis le lancement et le site revendique plus de 20 millions d’utilisateurs (pour plus d’infos : Facebook by the Numbers) :

Croissance du nombre d'utilisateurs de Facebook

Mais le plus surprenant dans tout ça c’est l’incroyable histoire des fondateurs qui ont démarré ce projet pendant leurs études et ont eu le culot de refuser des propositions de rachat (de la part de Yahoo! ou Viacom) supérieures à 1 milliard de $ (toute l’histoire ici : The kid how turned down $1 billion)… quand même… vous vous rendez compte… 1 milliard de $… les jeunes de maintenant… ils ne respectent plus rien…

Dernier gadget en date qui fait fureur : un indicateur de présence (My Status qui ressemble beaucoup à ce que fait Twitter) qui permet de déclarer son activité du moment.

Bref, tout ça pour dire que je vous conseille de réserver dès maintenant votre pseudo (le mien c’est FredCavazza) et de compléter votre fiche.