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Respect mec, respect !

Le site CustomerRespect.com vient de publier son palmarès 2003 des sociétés respectant le mieux leurs clients. Le rapport prend ainsi en compte un certain nombre de critères pour évaluer la politique de CRM des plus grands noms de l’industrie. En tête du classement : HP et IBM. Pour voir la liste complète, je vous recommande l’article sur Yahoo!, sinon, vous pouvez toujours commander le rapport complet.

Après le Rich Media, voici le Rich Commerce

La société suédoise IconMedialab vient de lancer son mini-site de démonstration : www.richcommerce.com. Ils proposent un nouveau concept d’expérience de shopping en ligne fondée sur une interface plus riche et plus interactive que le HTML (en fait c’est du Flash, tout simplement). Le nouveau site de Camper est le premier a avoir tenté l’expérience. Ca ressemble un peu à ce que fait la société Esual Software, des composants pour les sites de commerce en ligne et notamment Wstore. C’est sûr que l’idée n’est pas nouvelle, de nombreux sites de vente en ligne s’y sont cassé les dents (Boo.com, Celio…), mais bon je dois avouer que le site est assez bien fait et que l’on a presque envie d’acheter. L’idée tombe à pic, puisque l’on parle de 95 % d’adoption pour la technologie Flash sur les navigateurs et puisque les gens de chez Macromedia ont mis le paquet pour fournir aux développeurs un cadre de travail où l’utilisabilité n’est plu sacrifiée au profit de l’aspect purement esthétique. Pour plus d’info sur l’utilisabilité des applications Flash, allez donc voir les sites Macromedia Flash Usability ou Flash is 99% good, ou encore Skip-intro.org.

Le branding et l’utilisabilité aux chiottes !

La marque de jus de fruit J2O a eue la très bonne idée de mettre en ligne un simulateur de toilettes. Ce simulateur vous permet de vous entraîner à viser le centre de la cuvette (véridique !) et prends même en compte la légère perte des réflexes psychomoteurs après absorption de boisson alcoolisée.
Au-delà de l’aspect un peu gore du site, je trouve cette initiative de branding particulièrement intéressante. En effet, comment faire pour développer la notoriété d’une marque quand le produit est on ne peut plus banal (un jus de fruit) et que le marché est saturé ? On utilise un ton décalé. Ainsi, on peut tout à fait imaginer une publicité décalée (print ou TV) avec un concept spécifique à ces supports, et un autre concept (le simulateur de toilettes) pour développer la marque sur Internet. Alors, bien sûr, vous me direz que c’est pas très glamour comme site un simulateur de toilettes, mais l’air de rien, ce genre de petit application Flash est le candidat idéal pour faire du marketing viral (l’arme ultime de tout bon service marketing !). Essayez d’imaginez un peu le coût que représente une campagne de bandeaux publicitaires, et vous comprendrez mieux que cette initiative n’est pas si bête : Elle donne à la marque et au produit une visibilité (le nombre de fois ou le logo apparaît sur un écran) qu’elle n’aurait pas eue les moyens de s’offrir avec une campagne de bandeaux publicitaires en ligne.
Je profite du sujet pour vous rappeler qu’un article très drôle, mais néanmoins très sérieux, a été publié par Don Norman (un gourou de l’utilisabilité, associé de Jacob Nielsen) sur l’utilisabilité des dévidoirs de papier toilettes : Toilet Paper Algorithms: I didn’t know you had to be a computer scientist to use toilet paper.

Qu’est que l’immersibilité ?

L’immersibilité (immersibility) est une nouvelle notion développée par Agency.com sur son site What is immersibility ?. Cette notion est définie comme la capacité d’un site à créer et entretenir une relation de profondeur avec ses utilisateurs. Cette capacité est évaluée selon 4 critères :

  • La gestion de la marque
  • L’utilisabilité
  • Les fonctionnalités
  • Le contenu

Vous pouvez évaluer l’immersibilité de votre site en effectuant un rapide audit en cliquant sur ce lien.

Encore une fois, on retrouve ici tout le savoir-faire de cette Web agency américaine pour vulgariser des notions qui semblent trop obscures aux yeux des néophytes. En tout cas je suis satisfait de voir évoluer les mentalités et de constater que le contenu ou la facilité d’utilisation sont des critères qui sont traités avec la même importance que la gestion de la marque. Serait-ce un pas vers la reconnaissance du métier d’architecte de l’information ?