FredCavazza.net

Nouvelle définition du ‘Rich Media’ par l’IAB

9 mai 2008

L’Interactive Advertising Bureau vient de publier une nouvelle version de ces spécifications pour les campagnes Rich Media : Rich Media Guidelines.

Le bureau des pubeux en ligne nous gratifie ainsi d’une nouvelle définition du rich media (dans le sens “supports de communication en ligne”) : des bannières avec lesquelles les internautes peuvent interagir.

C’est donc la dimension interaction (manipulation…) qui est ainsi privilégié dans cette définition, les bannières “uniquement” animée comme les bannières vidéo sont associées à une autre spécification : Digital Video Ad Format.

L’IAB propose également une classification de ces bannières :

  • In-Page Video Units ;
  • Expandable/Retractable Units ;
  • Pop-Up or Pop-Under Units ;
  • Floating Units ;
  • Between-the-Page Units.

A quand des spécifications pour les Social Media Ad Format du type modules viraux, widgets promotionnels et autres mini-sites marchands à encapsuler ?

Conférence sur le Marketing 2.0 (Jour 2)

6 mai 2008

Deuxième journée de conférence pour les professionnels du marketing communautaire et du bouche à oreille avec notamment des sessions matinales très attendues sur le thème de la vidéo.

How to use viral video as an effective marketing tool for branded entertainment

WOMMA_GoViral.jpg

Intervention de Claus Moseholm (fondateur de GoViral) à propos des vidéos virales :

  • Deux exemples : Nissan Qashquai et Quiksilver (dont j’avais déjà parlé) ;
  • Grosse dificulté = trouver une histoire qui possède des attributs de viralité et qui ne soit pas en désaccord avec les valeurs de la marque ;
  • Il n’existe pas d’outil réellement fiable pour mesurer l’impact commercial (augmentation des ventes) d’une campagne de vidéo virale. De toute façon le ROI n’est pas l’objectif de ce type de campagne.

A noter que la société possède un positionnement original : ils ne produisent pas les vidéos mais orchestrent leur viralité.

Lifecast and social media

WOMMA_JustinTV.jpg

La prise de parole que j’attendais le plus de Michael Seible (Justin.TV) :

  • Justin.tv est maintenant une société respectable soutenue par des investisseurs ;
  • Quelques chiffres : 300 années de vidéos streamées en 30 jours ;
  • Leur positionnement : le “social broadcast” ;
  • Les livecasters possèdent un chaîne avec du live, des épisodes et du tchat ;
  • Les membres possèdent aussi leur page pour favoriser l’aspect social (ils appellent ça le “social engine“) ;
  • Ils archivent l’intégralité du contenu livecasté avec la possibilité de faire des clips ;
  • Quelques exemples d’application “commerciales” avec des campagnes pour des films (”The Ruins”, “Distrubia”), pour retransmettre un événement commerciaux (House of Axe), pour des produits associés (Logitech), pour des médias (Universal, Clear Channel Radio) ;
  • Les enseignements : La video mobile live n’est pas pour tout de suite, l’interactivité avec l’audience est clé (tchat…).

Une très bonne présentation pendant laquelle je me suis rendu compte que Justin.TV est en fait assez proche d’un service comme Seesmic, mais propose plus de richesse.

It’s all about video

WOMMA_Youtube.jpg

Une présentation de Nicolas Beauchesne (Google / YouTube France) :

  • Quelques chiffres : 10 années de vidéos publiées toutes les minutes, 240M de visiteurs uniques par mois ;
  • Longue explication sur l’intérêt de la vidéo dans des contextes particuliers (ex. les vacances avec différents contextes d’usage : le choix du lieu, la préparation, la capture des moments de loisir et le partage avec son entourage) ;
  • Aux USA la vidéo est présente de façon bien plus intensive dans les familles et les cercles sociaux ;
  • Ils essayent avec YouTube d’améliorer la “video experience” des internautes ;
  • La plateforme Google est clé dans la stratégie de monétisation de Google (Adsens, Video Ads) ;
  • Exemple d’utilisation commerciale de vidéos avec L’Oréal et leur chaîne dédiée à la Tecktonic (Studio Electro) ; jeyjey91
  • L’intégration des vidéos dans les résultats de recherche n’en sont encore qu’au stade expérimental.

Encore une belle présentation creuse où nous n’avons pas appris grand chose (rien sur les pre-roll ads ou sur une stratégie de monétisation alternative).

How brands can benefit from being social

WOMMA_Edelman.jpg

Une intervention de Wolfgang Lunenburger-Reidenbach (Edelman Digital) :

  • Le bouche à oreille est un moyen / support (outcome), pas une stratégie ;
  • Le message et l’histoire que vous racontez doivent être universels et non adapté au support (vidéo virale) ;
  • Les marques ne sont pas authentiques par nature, seuls les personnes le sont ;
  • Quelques exemples un peu usés d’ideagoras (Dell, Starbucks, SNCF) ;
  • Exemples de corporate blogs (Daimler…) ;

Bon… je pense que là j’ai eu ma dose : toujours les mêmes exemples cités. Par contre les intervenants ont visiblement tous adopté la même posture vis à vis de la monétisation : les bannières et autres liens contextuels ne suffisent pas, il faut trouver des solutions plus élégantes voir se poser la question de la nécessité de monétiser (façon ROI) au profit de campagnes reposant plus sur de l’évangélisation de marque plutôt que sur de l’écoulement de stocks.

Malgré ce côté “Foire de Paris - j’te vends ma sauce” je garde néanmoins un très bon souvenir de cette conférence pour avoir eu l’opportunité de discuter avec des intervenants prestigieux et très accessibles.

Bon il me reste maintenant à publier mon diaporama…

Conférence sur le Marketing 2.0 (Jour 1)

5 mai 2008

Un amphi étonnamment vide pour le premier jour de la Internationl Word of Mouth Marketing Conference (manifestation organisée par la WoMMA). Il faut dire que c’est la reprise (après deux semaines de vacances) et que la conférence démarre particulièrement tôt (9H).

Welcome to the new world of marketing and advertising

WOMMA_ESCP.jpg

Keynote d’introduction par Alan Kimmel (ESCP-EAP) :

  • Les campagnes de marketing les plus usuelles sont fondées sur des théories et pratiques marketing vieilles de plusieurs dizaines d’années ;
  • Les gourous du marketing traditionnels ressemblent à des dinosaures ;
  • Impact très fort de la montée en puissance des terminaux mobiles et des médias sociaux (communautés en ligne, réseaux sociaux, univers virtuels…) ;
  • Nous sommes en plein dans une révolution qui ne fait que commencer ;
  • Rien de très neuf dans les phénomènes de fragmentation des média / de l’audience ou dans le bouche-à-oreille, on en parlait déjà il y a de nombreuses années. Cependant très peu d’organisation y sont préparées ;<
  • Le matériel pédagogique sur le marketing est particulièrement obsolète (une attaque en règle contre le Mercator) ;
  • Les cibles ont à leur disposition un ensemble de moyens / d’outils pour sélectionner et filtrer l’information et les messages (TiVO, blogs…) ;
  • This is not about reach anymore, it’s about connecting” ;
  • Attention, Les médias traditionnels ne sont pas morts pour autant, il existe encore de très bonnes campagnes print et TV. Cf. le 1er exemple de campagne de buzz à grande échelle (Avenir en 1981) :
    Avenir.jpg

Une bonne introduction au WoM marketing mais qui manque un peu de vision prospective (rien de très neuf par rapport à ce que vous lisez sur ce blog).

What are your customers really worth?

WOMMA_Forrester.jpg

Nous rentrons un peu plus dans le sujet avec Mary Beth Kemp (Forrester Principal Analist) :

  • Il est de plus en plus dur de trouver et de fidéliser les clients ainsi que de contrôler sa marque ;
  • La lifetime value et la rentabilité individuelle des clients ne sont plus de notions appropriées, quid de la prise en compte des interactions sociales ? ;
  • Il est très important pour les marques d’identifier rapidement les ambassadeurs / avocats de leur marque pour leur proposer des éléments de gratification ;
  • Deuxième étape = évaluer le potentiel de ces ambassadeurs (”customer social value“) leur capacité à influencer et à aider les indécis ;
  • Les pratiques de marketing communautaire vont à l’encontre des pratiques plus traditionnels (les critères de scoring sont antagonistes) ;
  • Les données sociales d’un client sont tout aussi importantes que les données socio-démographiques ou comptables.

Une intervention qui me laisse sur ma faim dans la mesure où la prise de risque était minimale (du pur enfonçage de portes ouvertes).

How to generate marketing value and brand evangelists from social network communities

WOMMA_MySpace.jpg

Intervention du patron de MySpace pour l’Europe (Jay Stevens) :

  • Des chiffres à tomber par terre : 200 millions de membres, 50 milliards de pages vues, 117 millions de visiteurs uniques par mois, mais un taux de croissance et stagnation ;
  • Social Web = People + Culture + Content” ;
  • Le bouche-à-oreille représente près de 70% du ROI d’une campagne ;
  • Quelles hypothèses d’évolution pour les médias sociaux :
    • Utilisation de facettes pour un même profil
    • Personnalisation encore plus poussée des pages de profil (utilisation de thèmes)
    • Montée en puissance des usages en situation de mobilité
    • Plus de sophistication dans les widgets pour plus de collaboration (entre membres et entre services)

Un discours plein de bonnes paroles pour évangéliser les réseaux sociaux en général et MySpace en particulier, mais ont-ils encore besoin d’être évangélisés ? Encore une fois une prise de parole sans prise de risque.

Déjeuner rapide où j’ai pu discuter avec un certain nombre de personnes. Grand moment de solitude quand je me suis rendu compte que la personne à qui j’expliquais que les systèmes de poke et de throwing sheep dans Facebook sont un fléau était en fait Tony Pham de Slide, oups ! Comme il n’est pas rancunier, il m’a promis une interview demain matin…

Du coup j’en ai profité pour faire une petite interview rapide avec Olivier Creiche de Six Apart :

Bringing social to software

WOMMA_Netvibes.jpg

C’est Stefan Lechère de Netvibes qui avait la lourde tâche de reprendre juste après le déjeuner :

  • Quelques chiffres : 58 M de pages crées, 115.000 widgets ;
  • Leur vision : “an open and socialy widgetized web” ;
  • Les armes secrètes de Netvibes : RSS (”Really Sexy Syndication“), Multi-RSS Wodgets, Multi-Video RSS Feeds ;
  • Avec Ginger, Netvibes s’attaque à un nouveau marché (dimension sociale) ;
  • Ils travaillent à toujours plus de compatibilité avec UWA ;
  • Grand succès pour les Netvibes Universes (les univers de marque) et les Premium Universes (ex. Le Figaro, Nissan Qashqai : Urban guide community in UK) ;
  • Ils sont en train de travailler sur une plateforme standardisée de monétisation des widgets pour s’éloigner du modèle publicitaire ;
  • Le nouveau site de la BBC (100% widgetisé) est un très beau projet qui atteste de la demande pour les portails widgetisés, par contre c’est un système propriétaire.

Fin de la première journée pour moi, je n’ai pas le courage de rester jusqu’à la fin mais je reviens demain pour plusieurs sessions consacrées à la vidéo.

Savez-vous faire miauler vos clients ?

21 avril 2008

Comme on dit chez moi : “l’attente c’est la moitié du plaisir“. Il faut croire que cet heureux possesseur d’un MacBook Pro avait attendu longtemps car tous ces petits miaulements et cris de plaisir sont révélateurs d’une immense joie :

Au-delà de l’aspect grotesque de cette vidéo, j’en viens à m’interroger sur le pouvoir que Apple exerce (en tant que marque) sur ses clients : plus qu’un culte ou une way of life, la ça devient limite obscène. Jusqu’à présent les marques de référence étaient des monuments comme Harley-Davidson ou BMW, mais il semblerait qu’Apple soit en train de définir un nouveau standard.

Connaissez-vous d’autres marques capables d’en faire autant ? (via Valleywag)

Conférence sur le Marketing 2.0 à Paris le 5 Mai prochain

10 avril 2008

Réservez vos 5 et 6 Mai prochains pour un évènement exceptionnel : la Internationl Word of Mouth Marketing Conference. Cette manifestation, organisée par la WoMMA est un rencontre entre spécialistes des médias sociaux, marketeux et annonceurs

IWOMMC.jpg

Des personnalités très prestigieuses vont participer à cette conférence dont des représentants de Google, Facebook, YouTube, MySpace, Justin.tv, Forrester, Skype, Slide.com… Il y aura aussi un représentant de Yahoo! Microsoft AOL NewsCorp (ha mince je ne sais plus trop…). Bref, un panel très prestigieux.
J’aurais l’honneur de participer à une session sur les médias sociaux : How to Use Social Media to Keep the Buzz Going - Using Social Media and Creating Messages that Travel: Ideas, Items and Actions People Want to Share.

Mon intervention se fera en anglais (on ne se moque pas SVP) et je serais aux côtés de personnes de chez SixAppart, Nokia, AskJeeves et Crispin Porter + Bogusky. Merci à Emmanuel et Greg pour l’invitation.

Si vous souhaitez vous inscrire, utilisez donc la bannière suivante qui intègre un code de réduction de 200 € :


J’espère vous retrouver là-bas. Sinon il y a aussi la conférence Webcom à Montréal…

Indiana Jones + Lego = Advergame

27 février 2008

Que faire quand vous êtes en train de finaliser l’un des films les plus attendus de 2008 sans pouvoir trop en montrer ? Facile : faites donc un advergame.

Que faire si vous ne voulez pas dépenser trop d’argent ? Encore plus facile : faites faire votre advergame par quelqu’un d’autre.

C’est en tout cas ce qu’à fait LucasFilm avec le quatrième volet des aventures d’Indiana Jones, ils ont créé un advergame sur la base des produits dérivés de Lego : Indiana Jone Adventures.

Lego_IndianaJones.jpg

Autant le dire tout de suite, ce n’est pas le meilleur advergame auquel j’ai joué récemment, mais le personnage dégage tellement de sympathie que j’accroche immédiatement. En tout cas une très belle manière de promouvoir la franchise sans débourser un centime.

Pour plus d’exemples d’advergames, je vous recommande le très bon blog suivant : Advergame.fr.

(via Viralavatar)

Comment motiver vos clients à donner leur avis

6 février 2008

Depuis l’avènement du web 2.0, le social shopping et les citizen marketers sont à la mode. Même si cet exercice se révèle être très délicat à implémenter, les boutiques en ligne les plus prestigieuses affichent fièrement les avis des consommateurs (user reviews en anglais). Parfois ça peut stimuler une vente… parfois ça peut refroidir à l’image de ce CD-Rom pour enfant qui se fait déchirer sur le site de la FNAC :

Fnac_Adibou.jpg

Oui mais voilà, comment faire pour inciter les internautes à donner leur avis ? C’est à cette question que le site Get Elastic tente de répondre avec un très bon billet : How To Attract Customer Reviews.

L’auteur détail ainsi un certain nombre d’actions à mener pour stimuler les témoignages :

  • Demander explicitement aux internautes leur avis (ils sont bien souvent ravis d’aider les autres dans leurs choix) ;
  • Proposer des récompenses (incentives en anglais) ;
    orvis_reviews.jpg
  • Simplifier la collecte des avis ;
    blue_nile_reviews.jpg
  • Relancer les clients par email.

Des conseils plein de bon sens qui méritent réflexion…

Et ton skate fait BOOOOOOOM !

Souvenez-vous, il y a quelque temps je m’insurgeais contre une vidéo virale pour une célèbre marque de fringues de surf (cf. Les dérives du marketing viral). Je souhaite aujourd’hui vous présenter une autre vidéo virale (un teaser) qui met également en scène des jeunes en baggy qui glissent et des grosses explosions :

Dès le premier visionnage je suis resté comme hypnotisé par ces images superbes : les prises de vue sont magnifiques (tout en slow motion), les skateurs sont fortiches, les explosions sont très spectaculaires, la musique est envoutante… Bref, c’est du très bon travail mais qui ne fait pas dans l’ambigüité (rien de fake dans tout cela).

Moralité : le viral est une affaire de pros, il faut de l’ambition, du talent et des moyens.

Après les Rich Internet Applications, les Rich Internet Games ?

29 janvier 2008

Les jeux en ligne seront la grosse tendance de l’année 2008. Mais qui dit “jeux en ligne“, dit “trouver des joueurs“. Et c’est là où ça coince car les éditeurs de plateformes sociales basées sur le jeux sont confrontés à un choix très complexe : développer un jeu qui tourne sur le bureau et l’associer à une plateforme sociale ; ou se limiter à la fenêtre du navigateur et miser sur la dynamique communautaire.

RIA + Jeux en ligne = Rich Internet Games

Donc si je résumé : sophistication vs. universalité. Et s’il existait une solution intermédiaire ? Une solution qui permettrait de faire tourner des jeux en ligne très sophistiqués dans la fenêtre du navigateur… et bien figurez-vous que c’est le pari que Unity3D tente de relever avec un concept proche du Rich Internet Game.

Unity3D.jpg

Mon raisonnement est le suivant : puisque le partage de musiques, de photos et de vidéos sont des créneaux saturés, il faut fournir un autre type de contenu aux internautes pour pouvoir acquérir des parts d’audience. Audience qui pourra par la suite être fidélisée puis monétisée.

Mais le problème est le suivant : il existe déjà des portails de mini-jeux en ligne (les fameux casual games) : Shockwave, Pogo, Cafe… Il va donc falloir apporter un bien meilleur gameplay aux internautes pour les recruter. C’est donc là que le Unity Web Player rentre en scène : un plug-in d’à peine 3Mo (quelques secondes de téléchargement) qui s’installe à chaud (sans avoir besoin de redémarrer votre navigateur). Ce plug-in est particulièrement intéressant car il propose un moteur de rendu 3D très satisfaisant et surtout un modèle physique d’un réalisme saisissant. Jugez plutôt avec cette petite vidéo d’une démonstration technique (Room of Shadows) où je m’amuse à tout casser dans ce salon :

Ce qui surprend dans cette vidéo c’est la qualité du rendu, le jeu des ombres et surtout le réalisme de ces chaises qui rebondissent et s’entrechoquent. En extrapolant, on est en droit de se dire que le potentiel de cette technologie est énorme, surtout si on la compare à d’autres réalisations qui n’exploitent “que” Flash comme UltraKillz (un jeux de tir en ligne).

Plus de réalisme pour les annonceurs

C’est avant tout dans une optique marchande que les implications de ces RIG (Rich Internet Games) sont les plus intéressantes :

Des produits et des environnements mieux restitués, à l’exemple de World Golf Tour :

WorldGolfTour.jpg

Il s’agit d’un jeu de golf entièrement en Flash qui utilise de vraies photos pour modéliser les parcours de golf (6 mois de travail pour un parcours à raison de plusieurs personnes). Le rendu est quasi photo-réaliste… tout comme le rendu des équipements et des fringues (à vendre) ainsi que des parcours (l’abonnement en ligne est pour bientôt).

Car c’est bien de cela dont il est question : de véritables catalogues 3D photo-réalistes sur lesquels les internautes passent des heures à jouer et à sociabiliser. Certains n’hésitent pas à décrire ce jeu comme le World of Warcraft des grands. Plus d’infos ici : Online Golf With Flash - Warning Highly Addictive.

Les Rich Internet Games permettent également de créer des univers plus riches au sein desquels les internautes seraient mieux disposés à “investir” de l’argent dans le look de leur avatar ou dans la déco de leur appartement. Appliquez donc ce principe à des pseudo-univers virtuels comme SmallWorld et vous démultipliez les dépenses moyennes par utilisateurs :

SmallWorld.jpg

Plus d’infos sur ce service ici : Smallworld: The coolest Flex application I’ve ever seen.

Est-ce du jeu ou du business ?

Les deux mon capitaine ! Encore une fois, n’allez pas vous imaginer que ces technologies et services ne sont là que pour vous distraire. Il est ici question de gros sous, de captation de part d’audience, de création de communautés en ligne, de monétisation de l’audience, de placement de produits…

Je maintiens ce que j’avais annoncé dans mes prédictions 2008 : le jeu en ligne sera le levier de croissance des prochaines années. Les Rich Internet Games sont une première piste à explorer, mais il existe d’autres filons quasi-vierges : Rich Desktop Games, User-Generated Games

Je ne peux que vous encourager à observer de près ce créneau et à vous préparer à un nouveau mode de communication et d’interaction avec les internautes (joueurs ?). A suivre…

Une remise en question du modèle de viralité fondée sur les influenceurs

28 janvier 2008

Le magasine Fast Company a publié un article très intéressant sur réel potentiel viral des influenceurs : Is the Tipping Point Toast?. A l’origine de cet article, les travaux de Duncan Watts, un chercheur spécialisé dans la théorie des réseaux qui travaille maintenant pour le Yahoo! Research.

Les résultats de ces travaux mènent ainsi la vie dure aux théories selon lesquelles la prolifération virale repose sur quelques influenceurs qui ont la faculté d’amorcer des tendances et d’initier des phénomènes de propagation au sein de populations beaucoup plus larges (ex. le livre The Tipping Point de Malcolm Gladwell).

Selon Duncan Watts, les phénomènes de propagation virale seraient le fruit du pur hasard et ne pourraient pas être amorcés à la demande. Illustration avec le schéma suivant :

FastCompany_Order_chaos.jpg

A gauche, le schéma de propagation virale par cercles concentriques : les influenceurs sont les premiers destinataires et assurent un rôle de relais. Tandis qu’à droite, la propagation est anarchique.

Pour illustrer ses propos, l’auteur utilise la métaphore du feu de forêt : c’est la combinaison de nombreux paramètres aléatoires (pluviométrie, type de bois et de sous-bois, temps de réaction des équipes de pompiers…) qui déterminent l’ampleur de la catastrophe. Comprenez par là que si les conditions sont réunies, une simple allumette suffit à provoquer un incendie gigantesque. Et inversement : s’il vient de pleuvoir, même une bombe incendiaire au phosphore ne pourra pas provoquer grand chose.

Pour celles et ceux qui travaillent dans le domaine du buzz marketing, ces travaux sont lourds de conséquences : ils remettent en question le marketing communautaire reposant sur les influenceurs. Pire : Duncan Watts précise que le meilleur moyen d’améliorer les chances d’une campagne virale est de multiplier le nombre de points d’amorçage. En d’autres termes : le marketing de masse viendrait au secours du marketing de niche. Gloups !

J’avoue nourrir des sentiments ambivalents vis à vis de cet article. En fait je ne sais pas trop où me situer… En tout cas je suis persuadé d’une chose : le temps est un facteur critique. Plus vous voulez aller vite et plus vous avez de chances d’échouer. A contrario : si vous avez le temps de bien observer le marché et d’attendre que les conditions soient réunies alors vous augmentez considérablement les chances de succès.

Heu… suis-je le seul à avoir l’impression d’enfoncer des portes ouvertes ?

Page 1 sur 1212345678910»...Derniers »