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Compte-rendu de la conférence Transmedia Storytelling 3.0

Comme chaque année, le gratin du web marketing se retrouve à Brie-comte-Robert pour une journée de conférences et débats sur les meilleures pratiques du marketing en ligne. L’édition 2010 était l’occasion d’inaugurer le tout nouveau convention center (chez Ginette) :

Le centre de conventions
Le centre de conventions

Entre le lancement imminent de l’iPad, les rumeurs autour des annonces de nouveaux services pour Facebook et le passage à l’heure d’été, l’ambiance était survoltée pour la keynote d’ouverture.

Keynote

Jeffrey porter au micro lors de la Keynote
Jeffrey porter au micro lors de la Keynote

C’est Jeffrey Porter (dont j’ai déjà parlé sur ce blog) qui a ouvert l’édition 2010 avec une intervention remarquée sur la rugosité des marques sur les applications de réalité diminuée sur touchbook :

  • Vous dites que vous voulez une révolution, mais tu sais nous voulons tous changer le monde ;
  • Vous me dites que c’est l’évolution, mais vous savez nous voulons tous changer le monde ;
  • Mais quand vous parlez de la destruction, ne savez-vous pas que vous pouvez compter sur moi ;
  • Ne savez-vous pas que tout va bien se passer, bien se passer, bien se passer ;
  • Tu dis que tu as une vraie solution, Eh bien vous savez nous aimerions tous voir le plan ;
  • Vous me demandez une contribution, Eh bien, vous savez nous faisons ce que nous pouvons ;
  • Mais quand vous voulez de l’argent pour les gens à l’esprit que la haine ;
  • Tout que je peux dire, c’est un frère que vous devez attendre ;
  • Ne savez-vous pas que tout va bien se passer, bien se passer, bien se passer.

Une vision radicale pour un intervenant d’exception !

Après un détour par la press room j’enchaine sur la première conférence.

How to Manage a Backside 540° Corkscrew Approach in your Media Planning?

Shaun Black à la conférence xx
Shaun Black à la conférence sur les stratégies 540°

Une session quasi-pleine pour écouter Shaun Black de l’agence con-media sur leur approche transmedia :

  • Tout vient à point à qui sait apprendre ;
  • C’est au pied du phare que l’on voit le mieux le phare ;
  • Un pain vaut mieux que deux fraises Tagada ;
  • On ne prend pas une douche avec du vinaigre ;
  • En partant du boulot le soir reboote ton Windows, si tu ne sait pas pourquoi, lui le sait ;
  • Si tu ne veux pas que les choucas t’assiègent de leurs cris, ne sois pas la boule d’un clocher ;
  • La célébrité, c’est l’avantage d’être connu de ceux qui ne vous connaissent pas ;
  • Le plus dur, ce n’est pas de devenir célèbre, C’est de retourner à l’anonymat.

Encore une fois je ne peux qu’approuver l’engagement de cette agence dans leur façon d’aborder les problèmes.

Transmedia Storytelling is the new Chatroulette

Brian Johnson lors de sa session
Brian Johnson lors de sa session

Dernière session de la journée avec Brian Johnson sur l’évolution des pratiques abusives de facturation par les stagiaires séniors des agences :

  • Facile de vivre, une vie sans billets de saison sur une autoroute à sens unique ;
  • Sans rien demander, laissez-moi être ;
  • Prenant tout mon stride dont la raison ont besoin, la rime n’avez pas besoin ;
  • N’est pas rien, je préfère ne pas en descendant, le temps parti ;
  • Mes amis vont trop être là, je suis sur l’autoroute de l’enfer ;
  • Aucun signe d’arrêt, vitesse maximale, personne ne va me ralentir ;
  • Comme une roue, allant le spin, personne ne va déconner avec moi ;
  • Hé Satan, paye donc ma cotisation pour jouer dans un groupe à bascule ;
  • Hé Maman, regarde-moi je suis sur le chemin vers la terre promise ;
  • je suis sur l’autoroute de l’enfer (ne m’arrêtez pas) je vais tout en bas.

Voilà, cette journée s’achève et comme toujours elle ne m’a pas déçue. Vivement la prochaine édition !

MIX 2010 – Jour 3

Troisième et dernier jour pour mon séjour à Las Vegas à l’occasion de la conférence MIX.

Building Multiplayer Games in Silverlight 4

Une session allégée qui devait présenter une étude de cas concrète de développement de jeux multijoueurs avec Silverlight mais qui doit se contenter de dire des généralités sur le développement de jeux avec Silverlight pour des raisons de confidentialité car le jeu en question n’est pas encore lancé :

  • Silverlight 4 cible 3 platefomes (PC, Xbox, Windows Phone) et peut s’appuyer sur différentes architectures (Xbox Live, Windows Azure) ;
  • Près de 70% des joueurs de social gaming sont en dehors des USA (principalement en Corée du Sud) ;
  • Le marché des causal games grossit de 20% par an en moyenne ;
  • Farmville, LA star des social games avec 60 millions de joueurs, a été développé en 5 semaines, l’éditeur (Zynga) vient de lancer un nouveau jeu de Social Poker (Poker Blitz) qui a l’ambition de faire encore mieux ;
  • Emergence d’une nouvelle catégorie d’éditeurs de causal / social games qui incubent des développeurs indépendants et se rémunèrent en pourcentage des revenus ;
  • Le marché est toujours en attente des Facebook Credits pour simplifier la monétisation ;
  • La performance est une préoccupation clé dans le développement de jeux en ligne, d’autant plus quand ils sont multijoueurs car le lag détruit le gameplay ;
  • Plusieurs outils seront disponibles dans Visual Studio 2010 pour faciliter / accélérer le développement de jeux ;
  • L’accélération matérielle dans Silverlight va permettre d’améliorer grandement la sophistication graphique des jeux ;
  • Visual Studio n’est pas spécialement conçu pour faire des micro-tests / ajustements (“spiking“) mais il est possible de biaiser pour en faire quand même ;
  • Les hackers sont très actifs sur les social games (packet sniffing & injection…) car il y a de l’argent en jeu (au travers des objets virtuels et boosters) ;
  • Silversprite permet d’exploiter les librairies de XNA dans Silverlight 4 ;
  • Le mode out of browser de Silverlight est très intéressant pour valoriser les jeux en ligne (et les faire passer pour des jeux desktop).

J’ai comme l’impression que le speaker nous aurait bien présenter des choses surprenantes s’il en avait eu le droit. Mon intuition me dit que Microsoft va bientôt se positionner en force sur les environnements de développement de jeux (avec le couple Visual Studio / SL). Plus d’infos sur gskinner.com/blog.

HTML5: Cross-Browser Best Practices

J’ai commencé par un workshop sur HTML5 et je termine par un session sur HTML5 avec Tony Ross (le chef de projet IE9) à propos de la gestion de la compatibilité entre les navigateurs :

  • Il commence avec l’exemple de border-radius qui est implémenté différemment sur Firefox et Chrome (et préfèrent leur sémantique : -moz-border-radius et -webkit-border-radius) ;
  • Nous sommes passé d’un code orienté navigateur (avec une gestion conditionnelle pour les navigateurs à la traine) d’un code orienté fonctionnalités (avec une gestion conditionnelle pour le support ou non d’une balise / propriété) ;
  • Il recommande également la détection de comportement (“behavior detection“) qui permet de tester la capacité du navigateur et de proposer une solution de contournement au cas où ;
  • L’intérêt de ces détections est de ne pas avoir à modifier le code lorsqu’une nouvelle version du navigateur est disponible et corrige des bugs ou des faiblesses d’implémentations (de type “if IE” qui force la prise en compte d’une feuille de style IE6 alors qu’IE9 a fait de très gros progrès);
  • Utiliser les techniques de détection (fonctionnalités et comportements) permet de réduire le coût de maintenance du code HTML ;
  • Très nombreuses références à jQuery qui semble être le nouveau couteau Suisse d’IE (rappelons que Microsoft est maintenant un des contributeurs majeurs à jQuery).

Les conseils de cette sessions étaient plein de bons sens, mais je pense que les équipes derrière Internet Explorer marchent tout de même sur des oeufs quand il est question de compatibilité avec les standards et de coût de maintenance du code HTML (IE 6 est la hantise des intégrateurs HTML). Bref, qu’ils reconnaissent leurs erreurs est une bonne chose mais il ne faudrait pas qu’ils se mettent à donner des leçons aux autres éditeurs de navigateur sous prétexte qu’IE9 est (soi-disant) le seul à correctement supporter la propriété border-radius.

À suivre…

MIX 2010 – Jour 2 (suite)

Suite de la deuxième journée de conférence au MIX 2010. Les vidéos et diaporamas des sessions sont déjà disponibles ici : Live.VisitMix.com/videos.

Total Experience: A design Methodology for Agencies

Salle comble pour cette session présentée par Organic sur les méthodologies créatives en agence :

  • Il y a 10 ans, les web designers subissaient de terribles contraintes (256 couleurs, 4 typographies, des pages de moins de 60 Ko…), ils sont maintenant beaucoup plus libres dans les possibilités créatives et les expériences qu’il est possible de faire vivre au travers d’un site web ou d’une création digitale ;
  • Si les clients / prospects sont connectés 24H/24 sur différents terminaux (ou presque), les marques doivent suivre ;
  • Le prototype est une composante essentielle du processus créatif car il permet de matérialiser une stratégie et éviter de prendre du temps lors de la réalisation ;
  • Les hollandais ont inventé le Total Football, un tactique au foot où les joueurs peuvent changer de poste en fonction des phases de jeu, les agences devraient s’en inspirer pour éviter la sur-spécialisation des profils (créatifs ou non) ;
  • L’intérêt de la Total Experience est d’occuper le terrain entre deux campagnes et ainsi de ne pas s’éloigner des clients / prospects ;
  • Ils ont 4 principes fondateurs pour les expériences de marque = Connect, Context, Interact, Syndicate ;
  • Les prototypes sont de formidables outils pour vendre des idées aux clients (à combiner avec du story-telling) ;
  • Exemples de campagnes = Morris pour Bank of America (pop-up website), Off RoadR pour Jeep (communauté en ligne), Pur pour P&G (Facebook App), U by Kotex pour Kimberly Clark.

Le mot de la fin : Il insiste sur l’importance de faire du travail de terrain pour bien comprendre les habitudes / motivations / contraintes des clients et prospects (plutôt que d’acheter des études aux instituts spécialisés) et pour itérer sur un concept créatif, une campagne ou un site (notion de beta perpétuelle, même pour une action de com’).

Modern Web Form Design

Impossible pour moi de rater la session de Luke Wroblewski, mon maitre à penser, sur la conception de formulaires :

  • Les formulaires en ligne sont la base de quasiment toutes les interactions sur le web (commerce en ligne, recherche, médias sociaux…) ;
  • Apple a fait un travail très intéressant de reformulation de son processus de commande avec un formulaire vertical (cf. The Apple Store’s Checkout Form Redesign) :

    Le nouveau formulaire de l'Apple Store US
    Le nouveau formulaire de l'Apple Store US
  • Il faut être très vigilant sur le nombre de champs d’un formulaire (lesquels sont réellement absolument nécessaires) ;
  • La quasi-totalité des formulaires de saisie d’adresse demande le code postal ET le nom de la ville (pourquoi ne pas déduire le deuxième du premier ?) ;
  • Les onglets optionnels sont dangereux car ils impliquent un choix exclusif (ex : comment combiner plusieurs moyens de paiement ?) :

    Exemple d'onglets verticaux pour du choix exclusif
    Exemple d'onglets verticaux pour du choix exclusif
  • Les contrôles de surface sont essentiels pour aider les utilisateurs à localiser les champs où ont été fait les erreurs comme chez Yahoo! :

    La validation en ligne chez Yahoo!
    La validation en ligne chez Yahoo!
  • Les contrôles de surface sont à réaliser en sorite de champ pour éviter de perturber la saisie (sauf pour le choix d’un nom d’utilisateur) ;
  • Exemple intéressant de formulaire prédictif chez Kayak (affichage du meilleur prix dans un calendrier avant de choisir une date) :

    Kayak et son formulaire prédictif
    Kayak et son formulaire prédictif
  • Saisir un mot de passe peut être compliqué car les caractères sont masqués (idéalement il ne faudrait cacher que les caractères déjà saisis).

Les formulaires en ligne sont de mieux en mieux maitrisés mais tout est à inventer sur terminaux mobiles (cf. Better Mobile Form Design) :

  • L’iPhone propose un zoom sur le champ en cours de saisie (attention à bien vérifier que les intitulés et aides restent visibles => il est préférable de placer les intitulés au dessus des champs) :

    Le zoom lors de la saisie d'un champ sur iPhone
    Le zoom lors de la saisie d'un champ sur iPhone
  • HTML 5 introduit de nouveaux types de champs de saisie pour simplifier et limiter les erreurs (date, slider…) ;
  • Exemple intéressant chez Kayak de formulaire avec mise en page originale et exploitant les fonctions natives de l’iPhone :

    Formulaire de recherche en situation de mobilité chez Kayak
    Formulaire de recherche en situation de mobilité chez Kayak
  • Il est important de prendre en compte la contrainte d’orientation dans la mise en page :

    L'orientation des formulaires sur smartphone
    L'orientation des formulaires sur smartphone
  • Le Nexus One propose la saisie vocale (touche ‘Micro’ sur le clavier) et visuelle via l’appareil photo (reconnaissance de caractères).

Génial, même si je connais quasiment l’intégralité du travail de Luke W, je garde une excellente impression de cette session. Du coup je vais surement acheter son dernier livre : Web Form Design: Filling in the Blanks.

À suivre…

MIX 2010 – Jour 2

Deuxième jour de conférence à Las Vegas avec une seconde Keynote normalement consacrée à Internet Explorer 9 (entre autre).

Keynote 2

C’est Dean Hachamovitch qui va représenter l’équipe IE 9 :

  • Les applications en ligne consomment beaucoup de ressources processeur ;
  • Les applications en ligne réalisées avec HTML 5 proposeront une expérience très proche des applications desktop ;
  • IE 9 représente la troisième version majeure depuis IE 6 (ils affirment avoir franchi un cap qualitatif) ;
  • IE 9 va exploiter l’accélération matérielle pour améliorer les performances des applications en ligne ;
  • IE 9 inclura un nouveau moteur Javascript qui va compiler le code javascript de façon transparente et exploiter de façon plus efficace les processeurs multi-coeur et/ou la puce graphique ;
  • Pour bien comparer les performances des navigateurs il faut s’intéresser à l’ensemble des tâches (et pas qu’au moteur javascript) ;
  • IE 9 sera parfaitement compatible avec les spécifications HTML 5 et CSS 3 (border-radius, opacity, animations…) ;
  • Microsoft va devenir un contributeur majeur pour les spécifications HMLT 5, CSS 3, DOM et SVG.

Nous passons à une explication détaillée sur l’accélération matérielle dans IE 9. Ici une démonstration d’animation circulaire de pictos dans IE 9, Firefox et Chrome :

Démonstration de contenus SVG 1.1 :

Utilisation de SVG dans IE 9
Utilisation de SVG dans IE 9

Démonstration d’un moteur physique exploitant DirectX :

Démonstration de la balise <video> de HTML5 sur un netbook :

Une dernière démonstration technique avec un carrousel de vidéos et des effets de transparence :

La IE9 Platform Preview est disponible immédiatement auprès de la communauté de développeurs (d’autres expérimentations sur IETestDrive.com). Tout ça me semble aller dans la bonne direction…

Scott Hanselman monte ensuite sur scène pour présenter la Web Plateform. S’en suit une laborieuse revue de code avec ASP.net 4 et une longue visite guidée des possibilités de Visual Studio 2010.

Puis John Resig vient nous présenter les derniers travaux sur jQuery :

  • Près de 30% des sites web utilisent la librairie jQuery ;
  • Microsoft est maintenant un contributeur actif au projet jQuery.

Vient ensuite un longue présentation de Open Data Protocol qui permet de simplifier la création d’APIs, leur déploiement sur Azure et leur monétisation sur une marketplace baptisée provisoirement Project “Dallas”. Je vous passe les détails techniques car ce n’est pas ma spécialité.

Après cette séance très technique, Bill Buxton monte sur scène pour nous parler d’usages et d’expérience utilisateur :

  • Depuis le lancement des outils de développement d’applications pour Windows Phone quelqu’un a déjà développé un client Twitter en morse (illustration d’un phénomène d’innovation empirique) :

    Une application Twitter pour Windows Phone qui utilise le morse
    Une application Twitter pour Windows Phone qui utilise le morse
  • Les interfaces graphiques naturelles (“Natural UI“) vont devenir de plus en plus à la mode car ils réduisent grandement la courbe d’apprentissage ;
  • Les ordinateurs n’utilisent qu’une partie des sens des utilisateurs (vision, audition) et de leurs capacités (saisie au clavier, interaction avec la souris) ;
  • Le projet Natal introduit une nouvelle forme d’interaction en captant les mouvements de votre corps ;
  • Démonstration d’une application de peinture utilisant une interface tactile et un moteur physique pour reproduire de façon réaliste le comportement de la peinture ou d’une gomme (cf. Project Gustav) :

    L'application de simulation de peinture GustavPaint
    L'application de simulation de peinture Gustav
  • Des applications comme SketchFlow pourraient tirer parti de cette innovation pour libérer la créativité des concepteurs / designers.
  • L’important n’est pas d’innover pour le chalenge technologique mais plutôt d’améliorer / de simplifier le processus créatif.

Wow, quelle claque ! Autant je ne voyais pas trop où il voulais en venir (il est très brouillon dans ces explications) autant de faire le rapprochement entre ces nouveaux outils / techno de “libération créative” et la conception d’interfaces / expériences web est très intéressante. Je m’imagine déjà en train de concevoir une interface sur une table Surface au travers d’une interface naturelle…

À suivre…

MIX 2010 – Jour 1 (suite)

Suite de la première journée du MIX avec des sessions dans l’après-midi et de belles rencontres.

Seesmic Platform et l’application Seesmic pour Windows Phone

Suite à sa présentation lors de la Keynote nous retrouvons Loic Lemeur à la terrasse d’un restaurant pour qu’il nous en dise un peu plus sur son nouveau produit. Bonne surprise il dispose d’un prototype de Windows Phone (très rare) :

Loic Lemeur et son prototype de Windows Phone
Loic Lemeur et son prototype de Windows Phone

Nous en profitons donc pour squatter une salle et improviser une interview “exclusive” avec Eric :

Eric, Loic et Mathieu autour du Windows Phone
Eric, Loic et Mathieu autour du Windows Phone

Ils nous ont donc gentiment proposé une visite guidée de l’application Seesmic, ou du moins d’une pré-version :

Designing Windows Phone 7

Restons sur le même thème (Windows Phone) avec une session sur la genèse du projet Windows Phone par Albert Shum au travers de la présentation de Metro (son interface graphique) :

  • Metro est un projet entièrement nouveau qui a été créé de toutes pièces pour renouveler l’interface utilisateur de Windows Mobile :

    L'interface de Windows Mobile
    L'interface obsolète de Windows Mobile
  • Les codes graphiques des métros du monde entier ont été la source d’inspiration principale car ils permettent d’orienter les usagers et s’adressent à un public très large ;
  • Les interfaces de la Xbox et du Zune ont également été clé dans l’approche générale et les choix ;
  • L’interface tactile a été l’élément déclencheur d’une réflexion de fond ;
  • L’interface métro repose sur plusieurs principes : Rapidité, simplicité, minimalisme (“content is the interface“) ;
  • Un gros travail a été réalisé sur les choix typographiques (tout comme pour les chartes graphiques des métros) ;
  • Les animations et transitions sont clés dans l’expérience d’utilisation du Windows Phone (un héritage de Zune ?) ;
  • L’interface du Windows Phone n’a pas essayé de copier celle de l’iPhone mais de créer une expérience authentique ;
  • L’interface a nécessité de très nombreuses itérations :

    Itérations pour l'interface du Windows Phone
    Itérations pour l'interface du Windows Phone
  • L’interface n’est pas figée et est amenée à évoluer en fonction des feed-back des utilisateurs / développeurs / éditeurs ;
  • L’écran de démarrage est le point de départ de l’expérience avec un principe de tuiles (“tiles”) qui orientent l’utilisateur vers les contenus récents ;
  • L’idée derrière la “panoramic view” est de donner plus d’espace aux contenus et de créer des hubs autour de fonctions sociales ; illustration sur les écrans Pictures et People :

    La typographie utilisée dans l'interface de Windows Phone
    La typographie utilisée dans l'interface de Windows Phone
  • Ils se sont inspirés de personas modernes pour accompagner le travail de conception (qu’ils appellent des “life maximizers“) ;
  • L’interface peut être décrite par 3 adjectifs : Personal, Relevant, Connected :

    L'interface de Windows Phone résumée en 3 adjectifs
    L'interface de Windows Phone résumée en 3 adjectifs
  • Le minimalisme est omniprésent dans les écrans et permet de différencier l’expérience du Windows Phone par rapport à ses concurrents :

    Minimalisme dans l'interface du Windows Phone
    Minimalisme dans l'interface du Windows Phone
  • Couper les titres et les items de navigation est un moyen très efficace pour inciter les utilisateurs à faire défiler les écrans de façon horizontale ;
  • Les animations sont omniprésente mais restent discrètes pour ne pas saturer et/ou ralentir l’interface ;
  • De nombreux gestes sont disponibles pour déclencher différents types d’action :

    Les gestes supportés par l'interface du Windows Phone
    Les gestes supportés par l'interface du Windows Phone
  • Il y a des guidelines très précises sur les minima à respecter :

    Les guidelines de l'interface du Windows Phone
    Les guidelines de l'interface du Windows Phone
  • De nombreux contrôles sont disponibles nativement pour assurer un maximum de cohérence :

    Les contrôles natifs disponible pour Windows Phone
    Les contrôles natifs disponibles pour Windows Phone
  • Le principe de Hub peut être appliqué à n’importe qu’elle application pour améliorer l’immersion et proposer une alternative aux applications avec plusieurs écrans :

    Illustration du Hub applicatif sous Windows Phone
    Illustration du Hub applicatif sous Windows Phone

Force est de constater qu’il y a eu un très gros travail de remise en question des équipes Microsoft pour proposer une expérience en rupture par rapport aux concurrents. Ils ont édité un livre qui résume la philosophie et les inspirations de l’interface Metro : A look at “Metro” – the book.

Plus d’infos sur le blog de Christian Schormann : ElectricBeach.org.

À suivre…

MIX 2010 – Jour 1

C’est aujourd’hui l’ouverture “officielle” du MIX 2010 avec sa traditionnelle Keynote. Je retrouve dans les couloirs de la conférence Eric Dupin qui est arrivé la veille et nous allons nous installer dans la grande salle.

Keynote 1

Bonne chose, nous sommes particulièrement bien placés dans la salle au quatrième rang avec un bureau et un câble réseau (le privilège du badge presse) :

L'espace Press lors de la Keynote du MIX 2010
L'espace Press lors de la Keynote du MIX 2010

Surprise : Loic Le Meur vient nous saluer, il nous révèle qu’il va intervenir en fin de Keynote pour présenter une nouvelle version de Seesmic :

Eric et Loic avant la Keynote du MIX 2010
Eric et Loic avant la Keynote du MIX 2010

En attendant le début nous avons droit à une impressionante démonstration de yo-yo par un prodige de 17 ans :

 

Comme à chaque fois c’est Scott Guthrie qui ouvre le bal avec une session dédiée à Silverlight :
- Disponibilité immédiate d’une nouvelle version de Silverlight 4 (pour une version définitive d’ici le mois prochain) ;
- Retour sur les grands succès de Silverlight (retransmission d’événements sportifs, nombreuses applications BtoB), taux de pénétration = 60 % du parc de navigateur ;
- Explications sur la retransmission des J.O. d’hiver avec smooth streaming HD, deep zoom sur la galerie de photos, incrustation de publicités contextuelles, analytics détaillé en temps réel ;
- Le code source du video player va être publié en open source ;
- Nouvelles fonctionnalités = Affichage d’un flux vidéo HD sur plusieurs écrans, livraison de nombreux composants d’interfaces, support amélioré de Chrome ;
- Manipulation de jeux de photos grandement améliorée grâce à l’outil Pivot :

Manipulation des photos avec Silverlight 4 dans Pivot
Manipulation des photos avec Silverlight 4 dans Pivot

- Lancement de Expression Blend 4 en beta (avec une nouvelle version de sketchflow).

Premier cas client avec Ebay présenté par Raji Arasu :
- Un beau pied de nez fait à Adobe et l’application AIR ;

L'application Ebay en Silverlight
L'application Ebay en Silverlight

- Possibilité de scanner le code barre de votre produit avec votre webcam pour faciliter le processus de publication ;
- Dave Wolf de Cynergy nous confirme la bonne santé de l’écosystème autour de Silverlight (prestataires et clients) ;
- Explications sur le processus créatif (en passant par Sketchflow) :

Le prototype de l'application Ebay avec Sketchflow
Le prototype de l'application Ebay avec Sketchflow

- Amélioration du Sketchflow Player pour faciliter la collaboration (l’application a été conçue et développée en 8 semaines).

Une partie sur le tout nouveau Windows Phone 7 par Joe Belfiore :
- Lancement très prochain de la marketplace d’applications sur Windows Phone ;
- Présentation de l’interface d’accueil avec ses panneaux (“live tiles“) et ses trois fonctions essentielles (Start, Search, Back) ;
- Utilisation d’une “app bar” dans toutes les applications pour les fonctions contextuelles :

L'app bar dans l'interface du Windows Phone
L'app bar dans l'interface du Windows Phone

Présentation de l’application calendrier avec la fonction magique “I’ll be late” qui envoie une notification de retard à tous les participants :

La fonction magique I'll be late du calendrier Windows Phone
La fonction magique I'll be late du calendrier Windows Phone

- Explications sur la notion de “panoramic experience” avec un indice visuel sur le bord de l’écran pour vous faire comprendre que l’interface est bien plus grande que ce qui est affiché :

- Possibilité d’installer sur l’écran d’accueil un panneau avec vos contacts favoris (pour avoir de la notification pus sur leur activité).

Démonstration d’applications tiers réalisées avec Silverlight (cf. Silverlight for Windows Phone) :
- Ici l’application d’Associated Press :

L'interface panoramique de Windows Phone
L'interface panoramique de Windows Phone

- Possibilité d’intégrer des publicités contextuelles ;
- Parfaite intégration avec l’interface de Windows Phone 7 et de la notion de “panoramic experience” ;
- Démonstration d’une application de journal intime (Hush Hush) :

L'application Hush-Hush sur Windows Phone
L'application Hush Hush sur Windows Phone

- Utilisation des applications natives par les applications tiers (ex : application de retouche photo pour la galerie) ;
- Démonstration d’un jeu 3D avec intégration des mécaniques sociales de Xbox Live :

- SL pour Windows Phone 7 utilise rigoureusement le même code que pour une application SL sur un ordinateur ;
- Démonstration de l’environnement de production dans Visual Studio 2010 intégrant un émulateur (ici un client Twitter) :

Création d'un client Twitter pour Windows Phone
Création d'un client Twitter pour Windows Phone

- Démonstration de l’outil de création d’interface dans Expression Blend avec des imports de Photoshop et Illustrator :

Visual Studio 2010 pour Windows Phone
Visual Studio 2010 pour Windows Phone

Démonstration de l’application Graphic.ly pour Windows Phone :
- L’interface respecte toujours l’expérience panoramique :

L'application Graphic.ly pour Windows Phone
L'application Graphic.ly pour Windows Phone

- Utilisation de Deep Zoom pour observer de près les détails des cases :

Utilisation de deep zoom pour l'application Graphic.ly pour Windows Phone
Utilisation de deep zoom pour l'application Graphic.ly

Démonstration de l’utilisation de données de localisation avec l’application Foursquare et Bing Maps :

Foursquare et Bing Maps pour Windows Phone
Foursquare et Bing Maps pour Windows Phone

Démonstration de Shazam et de son intégration à la marketplace Zune :

L'application Shazaam pour Windows Phone
L'application Shazam pour Windows Phone

Démonstration de la fonction de notification Push avec l’application de la Major League Soccer :

L'application MLB pour Windows Phone
L'application MLB pour Windows Phone

Démonstration de l’utilisation de l’accéléromètre avec l’application marionnette :

Notre Loïc national entre sur scène avec l’application Seesmic :

Loic Lemeur sur la scène du MIX 2010
Loic Le Meur sur la scène du MIX 2010

- Démonstration de la nouvelle Seesmic Platforme avec la notion de plugins ;
- Annonce de Seesmic Desktop sur Mac :

Seesmic Desktop pour Mac
Seesmic Desktop pour Mac

- Présentation du client Seesmic pour Windows Phone :

L'application Seesmic pour Windows Phone
L'application Seesmic pour Windows Phone

- Il insiste sur le fait qu’une très grande partie du code source de cette application a été récupérée de la version Desktop.

Nous passons maintenant à des démonstrations autour des jeux :
- Une expérience intéressante avec une application pour piloter un robot équipé d’un canon hydraulique :

Un robot piloter par un Windows Phone
Un robot piloter par un Windows Phone

- Démonstration d’un jeu sur Windows Phone :

- Explications sur les possibilités offertes par XNA Game Studio pour simplifier le déploiement et la distribution de jeux (illustration avec Battle Punk, un social game disponible sur Facebook) :

Le jeu Battle Punks sur Windows Phone
Le jeu Battle Punks sur Windows Phone

- Illustration de la portabilité des jeux avec The Harvest (le jeu que nous avons vu plus haut) qui a été très facilement porté sur PC ou xBox :

Le jeu multi-plateforme The Harvest
Le jeu multi-plateforme The Harvest

Nous terminons avec des détails sur la marketplace d’applications :

La marketplace d'applications pour Windows Phone
La marketplace d'applications pour Windows Phone

Le mot de la fin : Disponibilité immédiate des Windows Phone Developer Tools sur developer.windowsphone.com.

À suivre…

MIX 2010 – Jour 0

Et c’est parti pour 3 jours de conférence à Las Vegas à l’occasion du MIX, la grande messe annuelle de Microsoft. La conférence ne commence officiellement que demain mais nous avons droit à une première journée de pre-sessions en ce dimanche ensoleillé.

Une fois passé l’étape de récupération du badge et des goodies (les habituelles gourdes et stylos) nous nous retrouvons dans un centre de conférence bien agréable, surtout la partie lounge avec vue sur la plage artificielle du Mandalay Bay (le type sur la photo voudrais bien y aller mais sortir à l’air libre semble lui faire un peu peur…).

L'espace lounge de la conférence avec vue sur le dehors
L'espace lounge de la conférence avec vue sur le dehors

Pas le temps de se détendre car les premières sessions démarrent déjà.

HTML 5 Now !

La grande attraction de la journée est le workshop géant de Molly Holzschlag, la grande prêtresse du HTML et des standards web qui travaille chez Opera.

Molly sur la scène du MIX 2010
Molly Holzschlag pieds nus !

La matinée est consacrée à une question existentielle : Pourquoi HTML 5 ? (ou du moins comment en sommes-nous arrivé là) :

  • Le web repose sur la notion d’interopérabilité mais comme le HTML a stagné trop longtemps (10 ans depuis HTML 4.01), cette interopérabilité est menacée par les nombreuses initiatives des navigateurs ;
  • Les spécifications du W3C ne sont “que” des recommandations qui sont interprétées et plus ou moins implantées par les éditeurs de navigateur ;
  • Parfois des innovations isolées sont spécifiées ultérieurement par le W3C (ex. : XMLhttpRequest lancé par IE, Border-radius lancé par Firefox – il me semble) ;
  • Les spécifications d’HTML 5 sont plus longues à rédiger car beaucoup plus précises que pour les autres technologies du W3C afin d’éviter toute interprétation par les éditeurs (et notamment la gestion des erreurs) ;
  • HTML 5 est déjà (partiellement) supporté par l’ensemble des navigateurs ;
  • La majeure partie des sites (et des pages web) se font imposer la version d’HTML par l’outil de gestion de contenu qui définit de façon arbitraire le Doctype ;
  • XHTML 2 était trop rigoureux et ne voulait pas gérer les erreurs ni la rétro-compatibilité, les travaux de spécifications ont donc été stoppés car les standards sont supposés reposer sur la notion de compatibilité (même rétro) ;
  • Petite précision : Rétro-compatibilité = Vous avez le contenu sans le design, Dégradation élégante = Vous avez le contenu et la majeure partie du design ;
  • Tous les grands acteurs du web contribuent au groupe de travail sur HTML 5 (rappelons qu’il y a 2 jeux de spécifications : Celles qui sont en cours de rédaction par le WHAT-WG et celles approuvées par le W3C ;
  • Internet Explorer évolue beaucoup plus lentement que les autres navigateurs car ils doivent gérer un héritage très contraignant ;
  • IE est problématique même dans sa dernière version car si le Doctype n’est pas spécifié explicitement c’est le moteur de rendu de IE 5.5 qui est utilisé (gloups !) ;
  • HTML 5 a pour objectif de proposer la meilleure expérience d’utilisation possible pour le web, cette version est tournée vers l’avenir mais doit se plier à une contrainte de rétro-compatibilité (“evolution not revolution“) ;
  • HTML 5 est une réponse à l’enrichissement du web et aux besoins croissants relatifs aux applications en ligne ;
  • Elle insiste sur le fait que HTML 5 priorise avant tout les besoins des utilisateurs et des auteurs par rapport à ceux des éditeurs de navigateur ;
  • HTML 5 introduit une séparation stricte du contenu, de la structure et de la sémantique, cette version prépare ainsi la transition vers le web multi-plateforme (et les terminaux mobiles) ;
  • L’accessibilité est un sujet toujours d’actualité, surtout au travers des problématiques de référencement naturel.

Une intervention surprenante car plus tournée autour des enjeux “politiques” de HTML 5 que d’une explication des balises. Molly a terminé sur un point de vue surprenant : HTML 5 est plus une philosophie qu’un langage et représente une avancée majeure dans le mode de fonctionnement du W3C et ses rapports avec le marché et les éditeurs.

Vegas Baby !

L’après-midi a été consacrée à des activités beaucoup plus triviale avec un virée sur le strip et notamment le City Center, un tout nouveau complexe hôtelier à près de 11 milliards de $ qui est tellement nouveau que quasiment rien n’est terminé ! Du coup nous nous sommes rabattu sur le Bellagio et sa flamboyante galerie marchande de luxe.

Le Bellagio et sa reproduction du lac de Côme
Le Bellagio et sa reproduction du lac de Côme

La soirée a été tout aussi agréable avec une sortie groupée pour les journalistes / blogueur dans un resto japonais avec table chauffante et crevettes qui volent dans tous les sens :

Le cuisto-cascadeur du restaurant japonais
Le cuisto-cascadeur du restaurant japonais

C’est demain que les choses sérieuses vont commencer avec la keynote d’ouverture. À suivre…

Petit compte-rendu de la conférence Buzz The Brand 2009

J’ai fait un (trop court) passage hier à la conférence Buzz The Brand pour venir écouter les spécialistes nationaux du marketing viral et du buzz. Autant le dire tout de suite, le niveau des présentations auxquelles j’ai pu assister était très bon. L’édition 2009 de cette conférence était donc l’occasion pour démystifier certaines légendes urbaines au sujet du buzz et des campagnes virales.

À noter la bonne idée des organisateurs d’avoir placée cette édition sous la thématique cowboys et indiens : de très beau cactus pour la déco et ce magnifique t-shirt arboré par Gregory :

No comment...
No comment...

Mise à nu des mécaniques de buzz

C’est Emmanuel Vivier de Vanksen qui ouvre le bal avec une série de vérités vraies sur le buzz :

  • Les supports utilisés pour le buzz ne sont pas un territoire pour les jeunes (la moyenne d’âge pour Facebook et YouTube est supérieure à 30 ans) ;
  • Les internautes ne discutent pas avec des marques, ils discutent avec d’autres internautes (qui sont des représentants / ambassadeurs de marque) ;
  • Importance de bien planifier sa stratégie de buzz, notamment au travers du modèle utilisé par Forrester (POSTE – Profil, Objectif, Stratégie, Technologie, Evaluation) ;
  • Le buzz fonctionne aussi pour le luxe (cf. les campagnes Chanel ou JP Gautier) ;
  • Le viral fonctionne aussi très bien pour le BtoB (cf. les livrets blancs qui ne datent pas d’hier) ;
  • Il est essentiel de laisser parler les consommateurs (le buzz ne sert pas qu’à parler mais aussi à écouter) ;
  • Pensez à la population interne (les collaborateurs) pour initier / relayer votre campagne.

Des vérités qui sont toujours bonnes à dire.

Cahier de tendances du web social

Venaient ensuite David Réguer de RCA et Benoît Raphaël pour LePost.fr :

  • Ils publient régulièrement le baromètre BigBuzzBlog des blogs qui buzzent le plus ;
  • 2009 est l’année de la transgression (cf. l’exploitation d’Hitler dans différentes vidéos parodiques) ;
  • 2009 est l’année du paranormal (une matière première très facile à travailler) ;
  • 2009 est l’année des détournements (cf. Orange qui n’a pas fini de payer…) ;
  • 2009 est l’année du chat (cf. les innombrables vidéos de chats dans des situations cocasses) ;
  • Un exemple de bad buzz mal géré : MacDo et Pharrell Williams.

Un bon résumé des temps forts de l’année.

Pas de médias sociaux sans une nouvelle approche du ROI

Intervention de Catherine Barbat (Malinea), Ludovic Delaharche (Eyeka) :

  • Nécessité de travailler le support vidéo en lui-même pour pouvoir transformer les vidéos virales en outils d’acquisition avec des liens cliquables en fin de visionnage ;
  • L’annonceur est propriétaire des vidéos publiées par les internautes mais doit rémunérer les créateur en cas d’exploitation ;
  • La vidéo n’est qu’un maillon d’une campagne de buzz, idéalement il faut synchroniser tout le parcours client (de la page d’atterrissage jusqu’au tunnel de vente).

Puis c’est au tour de Paul Choppin (2xmoinscher) de nous faire son témoignage :

  • Ils ont mis en place la solution FeedBack2.0 pour pouvoir mieux dialoguer avec leur communauté de clients (échanges plus constructifs) ;
  • Bel engagement du DG qui organise souvent des déjeunés individuels avec des membres de la communauté (une sorte d’expérience “terrain”).

Deux beaux témoignages dont vous devriez trouver plus de détails sur les blogs respectifs des speakers.

Quelle approche du ROI pour le web social ?

Anthony Hamelle et Guilhem Fouetilloun de Linkfluence sur l’analyse du buzz de la campagne Evian Babies :

  • Le + gros buzz commercial du web= 35 millions de vues (1 internaute sur 23) sur 232 pays  ;
  • 1 vue achetée sur YouTube = 14 vues gratuites (via l’habillage de la page d’accueil) ;
  • Près de 40.000 commentaires publiés sur YouTube (volume trop important pour en faire une analyse sémantique concluante et surtout beaucoup de pollution) ;
  • Gros enjeu = Comment industrialiser le lancement ?
  • Gros travail de seeding sur le mois de juin 2009 avec des vidéos de teasing qui n’ont pas du tout fonctionnées (mais score très honorable après coup avec deux vidéos à plus de 2M de vues) ;
  • Ils attendent un écho de la campagne en fin d’année avec les best-of annuels (projection = 40M de vues sur l’année) ;
  • 13.500 liens directs pour 17 millions de referers (viralisation via email, tchat…) ;
  • L’objectif n’était pas de vendre des bouteilles d’eau mais plutôt de travailler l’attachement à la marque (de ce point de vue là l’annonceur semble satisfait) ;
  • Même si l’audience est concentrée sur une poignée de blogs à fort trafic, le nombre total de referers est très important pour de la viralisation de fond (notamment sur des cibles ou des marchés non programmés) ;
  • Campagne complètement ratée sur les Skyblogs (1.500 citations pour 3.000 vues) et sur Twitter (qui représente un très faible volume par rapport à la blogosphère) ;
  • MySpace a ramené beaucoup plus de visiteurs que Facebook (une audience de fond qui n’est pas très médiatisée mais bien présente) ;
  • Un impact faible sur les communautés famille et beaucoup plus fort sur les communautés marketing & com (la profession se regarde le nombril ?) ;
  • La propagation virale s’active et se travaille (sinon impossible de dépasser les 5 millions de vue) ;
  • Il n’y a pas que le ROI, mais aussi le ROO (retour sur objectifs), le ROE (retour sur attributs) et le ROSW (retour sur présence dans les médias sociaux) ;
  • Le calcul du ROI ne sert à rien sans la possibilité de comparer à d’autres campagnes => nécessité de standardiser.

Wow, un cas d’école hors norme pour une campagne pharaonique : plus de 4 mois de préparation et un budget avoisinant les 300 KE (hors création des vidéos). Ils prévoient de publier un livret blanc sur cette campagne et l’analyse de sa propagation, jetez-vous dessus quand il sortira !

——

Voilà, c’est tout pour cette année, je passe la main aux autres blogueurs présents à cette conférence pour qu’ils complètent mon compte-rendu.

Adobe Max 2009 – Jour 3

Troisième et dernier jour de conférences à l’édition 2009 de l’Adobe Max.

From Sketch to Click-Through HTML Prototype with Fireworks

Enfin une session sur le protoypage avec Fireworks avec Dave Hogue de l’agence Fluid :

  • Il est tout à fait possible de se servir de Fireworks pour créer des prototypes et les tester avec des utilisateurs ;
  • Tout commence avec des croquis qui sont importés dans l’outil (Fireworks CS4) ;

    Première étape du prototypage
    Première étape du prototypage
  • La Master Page est utile pour “poser” les éléments immuables (header, nav…) ;
  • La grille et les règles permettent de structurer les pages ;

    Deuxième étape
    Deuxième étape
  • Des éléments sont ensuite superposés sur le croquis ;
    Troisième étape
    Troisième étape

    Quatrième étape
    Quatrième étape
  • Les outils “Slices” et “Hotspots” servent à rajouter de l’interactivité ;
  • Possibilité d’encapsuler du code HTML (pour une carte Google Maps par exemple) ;

    Encapsulation d'éléments HTML dans la maquette
    Encapsulation d'éléments HTML dans la maquette
  • La dernière étape est l’export en HTML mais cela génère un code source de très mauvaise qualité (suffisant pour faire des tests avec des utilisateurs mais inacceptables en production) ;
  • Il y a également la possibilité d’exporter ce travail dans Dreamwaver (pour retravailler le code source) ou Flash Catalyst (pour en faire une RIA).

Une session intéressante mais qui n’a pas réellement mis en valeur les synergies possibles entre les outils de la gamme pour faire du prototypage rapide ET réutilisable. Car il faut bien admettre que tout ce qu’il a montré peut être fait dans Powerpoint, avec en plus la très précieuse possibilité de faire des tableaux (ce que ne permet pas Fireworks).

Augmented Reality within the Flash Player

Enfin une session qui aborde le potentiel (et les contraintes) de la réalité augmentée dans Flash avec Jesse Freeman :

  • FLARToolkit est une librairie open source qui gère l’affichage de contenus 3D en surimpression d’un flux vidéo de la webcam ;
  • Retour d’expérience sur des expérimentations pour la Nasa et la mission Juno ;

    Exemple d'application de réalité augmentée à la NASA
    Exemple d'application de réalité augmentée à la NASA
  • L’intérêt n’est plus d’afficher du contenu 3D en réalité augmentée mais de faire interagir différents contenus (selon la position des marqueurs) ;
  • Problème = autoriser l’accès à la webcam à chaque fois ;
  • Il existe un émulateur pour gagner du temps et faciliter le debugging ;
  • Le Virtual Physical Computing est un domaine d’application prometteur = manipulation d’objets et de contenus 3D sans clavier ni souris ;
  • Les limitations de FLAR = très gourmand en CPU, pas de gestion native de la 3D dans Flash (nécessite des librairies 3D comme Papervision3D ou Away3D, le flux vidéo de la webcam est plutôt lent) ;
  • Les évolutions = utilisation d’Alchemy pour mieux exploiter les capacités hardware, support 3D natif et plus performant, réalité augmentée en dehors de Flash (smartphones…).

Vient ensuite au micro James Aliban pour des retours d’expériences plus expérimentales / créatives :

  • Utilisations plus artistiques avec de la gestion des particules (AR Particle Bean) ou des expérimentations musicales (Augmented Reality Drum Kit) ;

    Réalité augmentée et gestino des particules
    Réalité augmentée et gestion des particules
  • Implémentation facilitée avec FLARManager ;
  • Une communauté existe depuis l’année dernière (FLARToolkitDocs.org) ;
  • Très intéressante expérimentation avec les cartes de visite augmentées ;
  • Il existe de nombreuses applications commerciales (GE, BMW, Nissan, Toyota, Ikea…) ;
  • Autres exemples = 5Gum, Living Sasquatch, Julian Perretta’s “Ride My Star”… ;
  • Flash est clairement un facteur limitatif car il utilise le processeur pour faire le rendu 3D et non la carte 3D (600 polygones maximum pour limiter l’effet stroboscope, lié au faible taux de rafraichissement en cas de mouvements du modèle 3D ou de la webcam) ;
  • Entre 20% et 25% des ordinateurs domestiques sont équipés d’une webcam ;
  • La prise en main est délicate pour les concepteurs et développeurs d’applications car l’image est inversée (vue depuis la webcam).

Wow ! Non seulement nous n’en sommes qu’au début de cette nouvelle forme d’expression mais en plus la communauté est très active (de nombreuses choses sont disponibles en open source).

Building Browser-Based Casual MMOs

Campfu, un casual MMO qui n'existe plus
Campfu, un casual MMO qui n'existe plus

Encore une session très prometteuse avec l’intervention de Nick Fortugno concepteur en chef chez Rebel Monkey qui nous propose son retour d’expérience sur Campfu, un casual MMO qui n’existe malheureusement plus :

  • Le projet a nécessité 18 mois de développement et 2M$ d’investissements (le site n’a été en ligne pour 6 mois) ;
  • Pas besoin d’avoir de très beau graphismes comme Runescape (ex : Kingdom of Loathing qui est quasi-textuel) ;
  • La notion d’engagement est clé car la grosse majorité des causal MMO sont gratuits ;
  • Le fait de ne pas avoir à télécharger ou installer quelque chose est un levier concurrentiel très puissant (vis à vis des MMORPG traditionnels) Puzzle Pirates a commencé en version téléchargeable et est maintenant accessible en ligne ;
  • Les plus grosses difficultés techniques sont du côté du serveur (il existe des solutions middleware comme SmartFoxServer, ElectroServer ou Project Darkstar) ;
  • Avec une solution middleware comme SmartFoxServer, le temps de développement peut être réduit à 1 mois (mais cela induit de fortes limitations en terme d’évolutivité et de montée en charge) ;
  • Les difficulté auxquelles il faut faire face = sécurité (qui a un impact direct sur les performances), disponibilité, stabilité (surtout pour du code interprété), intégrité (via à vis des possibilité de hacking de la partie “client”) ;
  • Les jeux en temps réel sont un vrai défi technologique, voilà pourquoi il est très sceptique vis à vis des solutions de cloud gaming comme OnLive ;
  • Les outils d’automation (débug…) permettent de gagner beaucoup de temps lors de la phase de développement ;
  • La phase de beta est indispensable car de toute façon il y aura des bugs majeurs (quelque soit le temps de préparation et de conception) ;
  • La visibilité est clé dès le début du projet car il faut impérativement recruter très vite un grand nombre de testeurs ;
  • Les revenus générés par la publicité ne deviennent significatifs qu’avec plusieurs millions de joueurs ;
  • Les modèles économiques fondés sur l’abonnement sont particulièrement adaptés pour la cible des plus jeunes (Tween) ;
  • La vente d’items virtuels est intéressant mais demande de gros efforts de surveillance (pou éviter la fraude ou les trafics parallèles) ;
  • Tout comme pour les sites web et boutiques en ligne, les solutions de surveillance des échanges comme celle de TwoFish sont indispensables pour comprendre les flux économiques et éviter les déséquilibres (il est tout à fait possible de faire de l’A/B testing sur le prix de vente d’accessoires virtuels).

Voici une session extrêmement riche en enseignements et surtout un discours qui n’était pas que technique mais qui abordait aussi les problématiques organisationnelles et business.

Adobe Max 2009 – Jour 2 (suite)

Suite de la seconde journée de conférences à l’Adobe Max 2009.

RIA Design Strategies for Business and Product Owners

Aaron Adams de Cynergy Systems
Aaron Adams de Cynergy Systems

Aaron Adams de l’agence Cynergy à propos des facteurs-clés de succès des interfaces riches :

  • L’étude sur le terrain est clé pour bien comprendre le contexte et les contraintes d’usage ;
  • La modélisation des processus permet de simplifier la compréhension de l’enchaînement des tâches et les interactions entre les différents types d’utilisateurs (rôles) ;
  • Il existe plusieurs niveaux de prototypage (plus ou moins précis) ;

    Les différents modèles de prototypage d'une interface riche
    Les différents modèles de prototypage d'une interface riche
  • Les schémas de conception des sites web sont parfois trop restrictifs, il faut plutôt s’inspirer des schémas de conception des applications ;
  • Les tableaux ne sont pas forcément le seul moyen de représenter des données ;
  • La scénarisation des écrans ainsi que les transitions sont essentielles pour faciliter la compréhension d’une interface et pour concentrer l’attention.

C’est étrange mais j’ai vraiment l’impression d’avoir vu cette présentation plusieurs fois… Peut-être est-ce bon signe car cela prouve que les avis convergent.

Max Awards

Comme chaque année nous avons la traditionnelle remise des Max Awards qui récompense les meilleures réalisations et c’est un authentique chevalier Jedi qui préside cette session 2009 : Mark Hamill.

Mark Hamill sur scène pour remettre les Max Awards
Mark Hamill sur scène pour remettre les Max Awards

Cette année il y a 8 catégories :

  • Advertising & Branding = Pepsi Max It (un jeu en ligne avec la possibilité de contrôler une sorte de tirette comme dans les fêtes foraines) ;
  • Education = PD360 par School Improvement Network (une application en ligne pour publier du matériel éducatif) ;
  • Enterprise Productivity = i3Cube (une solution de gestion d’expérimentations médicales) ;
  • Entertainment = MLB Media Player 4.0 (l’offre de VoD de la ligue de baseball US) ;
  • Mobile = QNX Car Application Platform (une plateforme de widgets pour voitures) ;
  • Public Sector = CommandSim (urn serious game pour l’équivalent de la protection civil) ;
  • Social Computing = SmallWorlds (un casual MMO dont j’ai déjà parlé plusieurs fois) ;
  • Social Responsability = Replay: Finding Zoe (une histoire interactive pour accepter les différences des autres).

Une belle moisson de prix pour cette édition 2009 dont les extraits vidéos sont à découvrir ici : Max Awards.

Sneak Peeks

Mark Hamill et Ted Patrick sont sur scène pour une présentation des différents projets en cours de gestation :

  • Thin Gaming Client pour une expérimentation de Cloud-gaming sur netbooks et iPod Touch (c’est donc du streaming vidéo d’un jeu qui est exécuté sur le serveur) ;

    Le client de cloud gaming en action
    Le client de cloud gaming en action
  • Un moteur physique dans Flash pour simuler des comportements réalistes (collisions…) ;

    Vous noterez que le type qui fait la démo est déguisé en chewbaca
    Vous noterez que le type qui fait la démo est déguisé en chewbacca
  • Smart Paste in Dreamweaver pour un copier / coller intelligent en mixant des données XML avec un design Illustrator dans Dreamweaver ;
  • Flex Mobile avec une application mobile développée avec… Flex ;
  • Projet “Rome”, un outil d’édition simplifié (à mi-chemin entre Flash et Photoshop) qui repose sur AIR (mais peut être exécuté dans le navigateur) ;

    L'éditeur "léger" d'Adobe
    L'éditeur "léger" d'Adobe
  • Developer Cloud pour du développement avec des services hébergés dans les nuages ;
  • Selective Undo in Fireworks pour l’annulation sélective de modifications dans Fireworks ;
  • Patchmatch for images, un algorithme de correction de photos qui respecte le contexte de la photo (très impressionnant).

Comme toujours les Sneak Peeks sont très technique et l’on y voit surtout beaucoup de code. Et comme toujours, la traditionnelle démo des algorithmes expérimentaux de Photoshop a bluffée tout le monde (heureusement que nos députés travaillent sur la loi Photoshop). Il est certain que les possibilités de manipulation des images vont très certainement franchir un nouveau stade.