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Adobe peut-il coiffer IBM ou Google sur le terrain des SaaS ?

8 avril 2008

Normalement vous devez forcément avoir entendu parler de Photoshop Express, la version en ligne de Photoshop lancée par Adobe il y a quelques semaines. Pour vous faire une idée rapide du produit, ça se passe ici : Photoshop Express Test Drive.

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Je n’ai pas eu le courage de faire un test complet de ce nouveau service, mais heureusement d’autres s’y sont collés à ma place (avec brio) :

C’est donc dans un contexte extrêmement compétitif qu’Adobe se lance avec cette nouvelle application en ligne, il existe en effet quantité de services en ligne équivalents : Online Photo Editing Overview et 90+ Online Photography Tools and Resources.

Photoshop Express et les autres…

Là où ça devient intéressant, c’est dans l’orientation “services” qu’Adobe a voulu donner à son application, les américains appellent ça du SaaS (”Software as a Service“). Comprenez par là qu’une partie de la valeur ajoutée de cette application réside dans les services additionnels qui vont avec (hébergement, partage…).

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Ce lancement qui s’est fait attendre est très certainement révélateur de ce que pourrait devenir Adobe : un fournir de service et non plus un simple éditeur de logiciels. Quand on y réfléchit bien, on se dit qu’avec Connect, Share, BuzzWord et maintenant Photoshop Express, ils sont en train d’amorcer un remarquable repositionnement vers le SaaS.

Adobe Online Office vs. Google Docs ?

Ceci est d’autant plus intéressant que l’expérience utilisateur de ces services est complètement différente d’un Google Docs (plus sophistiquées). De là à penser qu’Adobe va petit à petit étendre ça gamme, je rejoins l’avis de Sarah Perez : Watch Out - Adobe Is Slowly Building an Online Empire. Puisqu’Adobe est historiquement présent en entreprise au travers de PDF et de l’ensemble des solutions de gestion documentaires qui vont avec, ils sont tout à fait légitime pour se positionner sur le créneau des outils de collaboration en linge (au même titre qu’IBM, Google ou Microsoft).

Il ne leur resterait alors qu’à compléter cette petite série avec d’autres outils, et je pense notamment au très prometteur SlideRocket (cf. Look Out PowerPoint - SlideRocket Rocks).

Du browser au desktop

Reste à savoir comment Adobe va pouvoir gérer la conquête des intranets voir des postes de travail. Hé oui, car n’oublions pas que AIR est dans le parage et qu’à partir du moment où votre application est développée dans l’environnement Flex, vous pouvez (presque) indifféremment la publier sur le Web (avec une version Flash) ou sur le desktop (avec une version AIR).

Une bataille qui s’annonce passionnante, d’autant plus que le Adobe Labs regorge de très bon prototypes (myFeeds, Kuler, JamJar…). On ne l’attendait pas et pourtant, Adobe risque ben de bouleverser le balbutiant monde de l’Entreprise 2.0 et de la collaboration avec une offre parfaitement différenciante. Reste à savoir dans quelle mesure ils vont savoir convaincre des DSI qui traditionnellement n’aiment pas trop le changement (euphémisme).

MIX 08 : J-1

5 mars 2008

Ça chauffe à Las Vegas : la grande messe annuelle des interfaces riches de Microsoft n’a pas commencée que la tension est très forte.

Il faut dire que les annonces préliminaires fusent de tous côtés, La version 2 de Silverlight est à peine dévoilée (First Look at Silverlight 2) que l’on parle déjà d’une version offline (Offline Silverlight: No current plans but eventually) et d’une version mobile (Silverlight Goes Mobile With Nokia). Hasard du calendrier (ou pas) ceci coïncide en plus avec l’annonce du lancement d’Office Live Workspace (communiqué de presse ici : Microsoft Announces Worldwide Availability of Office Live Workspace Beta).

Ceci tombe à pic puisque Google a de son côté annoncé la disponibilité de Google Gears pour la plateforme Windows Mobile (Google Gears Goes Mobile). Chose surprenante, les versions pour Safari mobile (donc iPhone) et Opera Mobile (donc Symbian) sont programmées, mais la version pour Android ne viendra que dans un second temps (nous réservent-ils quelque chose ?).

Plus d’infos et de spéculations sur les Rich Mobile Applications ici : Adobe, Apple and Microsoft all talking about rich Internet applications on mobile devices.

Si j’étais joueur (après tout nous sommes à Vegas, non ?) je parierais sur l’annonce d’une version offline d’Office Live tournant sur Silverlight 2 mobile.

Où s’arretera le Software-as-a-Service ?

20 février 2008

Vous connaissez le SaaS (Software-as-a-Service) ? Mais si enfin, c’est le nouveau nom pour ASP (Application Service Provider), les fournisseurs d’applications en ligne. Bref, c’est un créneau en pleine explosion, car avec la banalisation du haut-débit et des data-centers, héberger soi-même ses applications devient plus une contrainte qu’un avantage compétitif. Des services comme SalesForce ou les Amazon Web Services ouvrent ainsi la voie à de nombreuses innovations.

Dernière innovation en date : le Platform-as-a-Service, à savoir la possibilité de créer une application directement dans votre navigateur. Plus besoin de déployer des environnements de développement ou de pré-production / production, tout ce fait en ligne. C’est en tout cas la promesse de services comme Bungee Connect (cf. Bungee Launches PaaS for Building Web Apps in the Cloud) ou Heroku (cf. Heroku Lifts Ruby on Rails Development into the Cloud).

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Toujours dans cette optique, d’autres services vous propose de prendre en charge vos bases de données, ils appellent ça le DaaS (Database-as-a-Service). Le principe est le même : tout se fait dans la fenêtre du navigateur, à l’image de services comme Blist (cf. Blist Prepares Easy Web-Based Database Application) ou LongJump (cf. LongJump: Database in the Cloud).

Difficile de suivre une actualité aussi chaude et surtout de se faire une idée sur ces services encore en finalisation. On en vient à se demander jusqu’où pourra aller la virtualisation des entreprises ? L’utopie de l’extraprise serait-elle en passe d’être viabilisée par ces nouvelles générations de fournisseurs de service ? Peut-être… A suivre…

Mozilla + Yahoo! = 2 Rich Desktop Applications

14 février 2008

Alors que la fondation Mozilla s’apprête à lancer officiellement Firefox 3, un billet publié chez jy[B]log nous apprends des choses très intéressantes sur l’usage de technologies made in Mozilla pour certaines applications de Yahoo! : Adobe AIR vs Xulrunner : Xulrunner gagne chez Flickr.

On apprend ainsi que l’outil de publication de photo FlickR Uploadr a été réalisé grâce à XULRunner. Plus d’infos ici : Flickr Uploadr: Open Source and Powered by XULRunner.

Plus intéressant, la version off-line de Zimbra (Zimbra Desktop) repose sur la technologie Prism (dont je parle plus longuement dans un précédent billet : Mozilla expérimente une alternative aux solutions de client riche avec Prism). Plus d’infos ici : Zimbra on Prism & Other new Stuff.

En tout cas c’est un signe que les versions desktop ou off-line des services en ligne vont progressivement quitter le web pour venir s’installer sur nos bureaux. A quand une version déconnectée de Gmail avec Google Gears ?

Bon OK, j’avoue avoir jargonné à mort dans ce billet ! Mais rassurez-vous, car je travaille à une simplification de tout ça…

Du rififi dans la bureautique ?

20 décembre 2007

Je sens que 2008 va être une année charnière pour les outils bureautiques :

Bref, ce créneau est plus que dynamique en ce moment et ça fait du bien. Pour un compte-rendu plus complet c’est ici : Web Office: 2007 Year in Review.

Prochains chantiers :

  • Intégration transparente d’application “bureau” avec des services en ligne (gestion de la synchronisation, du partage…) ;
  • Mise sur le marché de clients riches orientés bureautique (ROA ou Rich Office Application) ;
  • Intégration plus fine des documents dans une chaîne de traitement sémantique (permettant de faire de la syndication “intelligente”, de la structuration…) ;
  • (à vous de compléter la liste)

Connaissez-vous Aviary, la suite d’outils en ligne de création média ?

9 décembre 2007

Je sens que 2008 va être une année charnière pour les applications en ligne : entre Google qui explose les scores d’audience, Adobe qui s’y met, Microsoft qui grince des dents et IBM qui est toujours en embuscade, c’est une sacrée foire d’empoigne qui se profile.

Et pendant ce temps là… une petite start-up est en train de peaufiner un projet d’une ambition sans précédent : Aviary.

aviary.png

Il s’agit en fait d’une suite d’outils en ligne de création : images, dessins vectoriels, 3D, son, musique, vidéo, typographie… tout y est ! Plus qu’une série d’outils, il s’agit d’une authentique chaîne de production en ligne : Aviary promises to be one of the most exciting Web 2.0 apps yet.

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Pas de date de sortie programmée pour le moment. Pour en savoir plus, je vous recommande leurs deux blogs : Product et Business.

En fait je trouve ce projet particulièrement intéressant mais je manque dramatiquement d’informations. Est-ce que l’un(e) d’entre-vous à des sources ?

Adobe se positionne à son tour sur les applications en ligne et l’entreprise 2.0

1 octobre 2007

Après Yahoo!, c’est maintenant au tour d’Adobe de prendre position sur le marché des applications en ligne (et par analogie de l’entreprise 2.0) avec ces annonces faites aujourd’hui :

buzzword.jpg

Bref, ça devait être le feu aujourd’hui dans le service de presse d’Adobe ! La réaction de Microsoft ne s’est pas fait attendre puisqu’ils ont lancé une évolution de leurs solutions en ligne (Microsoft’s Muddled Web Office Strategy Continues - Office Live Workspaces) mais sont dans une situation encore plus inconfortable (The Barbarians Are At The Gate, But Microsoft Moves To Protect Office Revenues).

Hypothèses d’évolution pour le web 2.0

30 août 2007

Voilà maintenant plus de deux ans que je parle de web 2.0 sur ce blog. Il s’est passé beaucoup de choses en deux ans, aussi je vous propose de vous projeter dans l’avenir proche (pourquoi pas dans deux ans) et d’essayer d’anticiper quelles pourraient être les hypothèses d’évolution des services ayant fait le succès du web 2.0.

Ce billet ne parle pas du web 3.0 (quoi que…)

Nous pourrions appelez ça le web 3.0… mais cela risquerait de provoquer une autre polémique qui ferait de l’ombre aux services que je vais vous présenter dans ce billet. Je me suis déjà prêté l’année dernière à cet exercice délicat (Vers un web 3.0 ?) mais c’est un billet publié sur How To Split An Atom qui m’a le plus inspiré : How To Define Web 3.0. Si vous voulez vous projeter encore plus loin, je peux également vous recommander ce billet qui s’intéresse aussi au web 4.0 et au web 5.0 : What is Web 3.0?.

Donc pour résumer : appelez-ça le “web 2.1“, le “nouveau web 2.0“, le “web 2.0+“… appelez-le comme vous voulez mais faites au moins l’effort de méditer sur les concepts qui sont présentés dans ce billet avant de vous écrier “mais… c’est ENCORE une connerie de marketeux en mal d’inspiration !“.

Blog 2.0 : Vous êtes votre propre marque

Qui se souvient de la première fois où il a entendu parler de “blog” ? Oui je sais ça date… et pourtant, si vous faites abstraction de ces infâmes sidebar qui pullulent de widgets à la con, le principe des blogs n’a quasiment pas évolué : billets, commentaires, catégories.

Et pourtant, la relève est déjà là sous la forme de services de micro-blogging comme Twitter. J’ai choisi ce service comme exemple car c’est le plus connu. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce type de services ne laissent pas indifférent : soit on déteste, soit on reste hypnotisé. Je serais tenté de me rallier à l’opinion de Nicolas Clairembault (Twitter et les a-blogueurs : posons-nous 5 minutes pour en parler) mais je préfère plutôt m’intéresser à un service comme Jaiku qui est bien plus abouti (cf. Twitter + Plazes + Ziki = Jaiku).

En poussant un peu plus loin ce concept d’agrégation de l’activité quotidienne d’un individu, on en arrive à regarder d’un oeil moins méfiant les services de lifelogs comme LiFE-LiNE. Alimentée en permanence par nos actions quotidiennes, ces lignes de vie digitales sont le témoin et la mémoire de notre présence en ligne, de notre existence passée et présente.

Encore plus fort, puisqu’il est question de documenter notre quotidien, pourquoi ne pas en faire un documentaire filmé via une webcam allumée en permanence ? C’est ce que vous propose déjà de faire des services comme uStream : adapter aux individus le principe de lifecast.

Et là vous allez me dire : “mais pourquoi se donner autant de mal pour diffuser la banalité du quotidien d’inconnus ?“. Et je vous répondrais qu’il n’est pas ici question de trouver une audience qui sera intéressée par l’intégralité de vos publications, mais seulement par de petites portions. Les chaînes de télévision génèrent des dizaines de millions d’euros avec des émissions de télé-réalité, pourquoi ne pas laisser le principe de la longue traîne s’appliquer à ce type de contenu : excessivement banal mais tellement authentique. Souvenez-vous que sur le web tout le monde peut avoir son heure de gloire, alors autant prendre des précautions et ne pas rater sa chance !

Social Shopping 2.0 : Nous sommes tous des commerçants

Reparlons maintenant de micro-blogging mais dans un cadre de commerce en ligne : Tant qu’à documenter le quotidien d’un individu (ses actions, déplacements, rendez-vous…) pourquoi ne pas également documenter ses achats ? Nous pourrions ainsi imaginer un service à mi-chemin entre Shopalize et Zlio qui archiverait vos achats et vous rémunèrerais en fonction des ventes réalisées à partir de cette buylog via un système d’affiliation silencieuse (non-contraignant pour l’utilisateur).

De même, cela n’a pas encore été fait en France, mais de nombreux services de Team Buying existent déjà en Chine. Pourquoi ne pas envisager des agents intelligents capables d’identifier des groupes d’utilisateurs homogènes (ayant les mêmes besoins et fréquentant les même quartiers) et de leur proposer des rassemblements spontanés pour faire de l’achat groupé hors-ligne. Le tout orchestré par SMS, géolocalisation de votre téléphone portable et anticipation d’une baisse des prix à l’aide de services prédictifs comme Farecast (pour l’instant limité aux prix de billets d’avion et d’hôtels). Celui ou celle qui mènerait les négociations avec le marchand se verrait créditer des points de confiance par les autres acheteurs (l’utilisation de ces points reste à définir, si vous avez une idée, n’hésitez pas à la publier dans les commentaires).

Réseaux sociaux 2.0 : des millions d’amis (virtuels) à portée de clic

Oubliez MySpace et ces 200 millions de comptes, l’avenir des réseaux sociaux se trouve ailleurs. Peut-être dans la Facebook Platform, une sorte de système d’exploitation en ligne pouvant héberger une infinité de services au sein d’un écosystème (Facebook se métamorphose en web OS). Le tout reposant bien évidement sur la gigantesque base de données d’utilisateurs sous le contrôle d’un éditeur tout puissant (ça ne vous rappelle pas un certain moteur de recherche qui a pris beaucoup d’ampleur ces dernières années ?).

Puisque que l’on parle du loup, autant aborder le cas de SocialStream,un réseau social universel qui mise avant tout sur l’unification (unified social network) et l’interopérabilité. Une sorte de Facebook Platform à la sauce Google.

Evoquons ensuite le cas très intéressant de Skaaz, un service à mi-chemin entre avatar et agent conversationnel (Créez votre double virtuel avec Skaaz). Le principe est redoutable : créer un avatar intelligent qui va apprendre à reproduire votre personnalité pour pouvoir converser à votre place.

A quand les agents intelligents qui vont parcourir les bases de données des services de rencontre pour trouver un “profil correspondant” du sexe opposé, faire les tour des sites d’opinions pour trouver le meilleur restaurant de la ville, choisir une date compatible avec les agendas publics de Mr et Mme, envoyer un SMS 5 minutes avant le rencard pour être sûr de ne pas être en retard…

Je rajouterais une dernière hypothèse d’évolution avec les réseaux sociaux en 2.5 D comme CyWorld qui propose un compromis très efficace alliant pages perso, avatars, micro-facturation et v-marketing. Chez nous on a le même, et ça s’appelle Habbo.

Contenus multimédia 2.0 : Nous sommes tous des directeurs de programmation

A l’heure où YouTube semble plus puissant que jamais (son audience dépasserait celle de Google), les regards des géants de l’audiovisuel se tournent plutôt vers Joost, une plateforme d’IPTV en P2P (hé hé hé, il fallait la placer celle-là !). Car il faut bien se rendre à l’évidence : plus on leur en donne (du contenu) et plus ils en consomment (de la bande passante). Arrêtons de nous mentir et regardons la réalité en face : trop de frais techniques (hébergement, bande passante), trop de contenus illégaux (sous copyright), trop de polémiques (pour hébergement de contenus à caractère raciste / pornographique)… tout ça va bien s’arrêter un jour, même quand on s’appelle Google. Bref, la solution se trouve dans une nouvelle génération de service de distribution de vidéos en ligne : une infrastructure technique moins lourde, des contenus “casher“, un moteur de recommandation et de ciblage publicitaire efficace…

Et puisque l’on parle de moteur de recommandation, souvenez-vous que le temps est la monnaie de demain. A partir de là, les services capables de faire des recommandations pertinentes sous forme de playlist de vidéos, de musiques et pourquoi pas de casual games seront également en mesure de modéliser des profils de consommateurs valant de l’or pour les annonceurs. J’anticipe ainsi un service à mi-chemin entre Pandora, TOITI, Cafe et régie publicitaire. Le tout en multi-plateforme et haute-définition bien évidemment !

Terminons ces hypothèses de l’entertainment 2.0 avec un principe de show TV open source : les éditeurs se “contenteraient” de rédiger un brief et de réaliser un pilote, les spectateurs se chargeraient ensuite de faire évoluer l’histoire (avec un système de soumissions / votes), de gérer le casting (avec un service de crowdsourcing comme ItsOurMovie) ainsi que le financement (via un système de collecte de fond en mode P2P).

Mashup 2.0 : Vous êtes votre propre directeur informatique

Le web 2.0 à au moins l’avantage d’avoir pu familiariser le grand public avec des notions informatiques complexes comme les mahups et les API. Mais si tout le monde à l’exemple de Google Maps en tête, qui connaît de services de conception de mashup comme Yahoo! Pipes, Google Mashup Editor ou encore Popfly ? En rendant les mashup accessibles à tous, ces services facilitent la re-sémantisation des contenus ainsi que la transformation des sites en services (lire à ce sujet ce très bon billet : When Web Sites Become Web Services).

Encore plus fort, en combinant des solutions comme DAMIA et QEDWiki (déjà présentés en vidéo), on se met à rêver d’un système d’information extrêmement modulaire que l’on pourrait enrichir et personnaliser à l’aide de widgets applicatifs partagés au sein d’un écosystème. Le nirvana de l’Entreprise 2.0 !

Je terminerais cette série d’hypothèse d’évolution avec le concept de web OS, ultime itération des portails personalisables (une sorte de Netvibes 2.0). Les solutions comme EyeOS, Goowy, YouOS, DesktopTwo… sont ainsi très intéressantes mais n’apportent somme toute pas grand chose de neuf. Je rejoins sur ce point l’avis mitigé de Guillaume Plouin : Reparlons des WebOS. Au-delà de l’exploit technique, il manque encore quelque chose à cette nouvelle génération de systèmes d’exploitation… peut-être une gestion du mode déconnecté… comme le promet Parakey… récemment racheté par Facebook. Quoi, Encore Facebook ? Et oui, encore Facebook ! Voilà peut-être qui explique pourquoi la valorisation de ce service est estimée à plusieurs milliards de dollars.

Conclusion

Il est maintenant temps de prendre un peut de recul sur toutes ces hypothèses et d’identifier les signaux-clés :

  1. Les ingrédients sont déjà là mais pas forcément bien dosés ;
  2. Les innovations technologiques liées à ces services restent encore à stabiliser ;
  3. La notion de crowdsourcing est quasi omniprésente ;
  4. les avis sont partagés entre enthousiasme excessif et scepticisme latent.

Traduction : ça va vite (peut-être trop vite) et c’est énorme. Toujours est-il que l’on n’arrête pas le progrès et que je ne peux que me réjouir en découvrant tout ces nouveaux services qui sont autant de nouvelles opportunités. Alors faites-donc comme moi : réjouissez-vous !

Compte-rendu de la conférence des designers interactifs

6 avril 2007

Beaucoup de monde à la conférence d’hier soir : 110 participants à la 3ème conférence de designers interactifs. Un grand merci et Benoît et à toute l’équipe de m’avoir laissé l’opportunité de m’exprimer à cette conférence aux côtés d’Anuhi Lou.

La salle de la conférence

Je suis ravi d’avoir pu parler et échanger sur un thème qui me tient à coeur et surtout devant une audience ayant des attentes et un niveau d’exigence élevés. Il faut dire qu’avec l’association des Designers Interactifs nous ne sommes pas dans une démarche d’évangélisation mais plutôt de vision prospective (en langage politique ils appellent ça l’excellence).

Pour celles et ceux qui n’ont pas pu se tasser dans la salle, voici le support de ma présentation : Les futurs défis des designers interactifs (format PDF, 2,5 Mo).

Vivement la prochaine édition (il parait qu’il va y avoir une surprise en mai…).

27 mars : la journée nationale du web 2.0

5 mars 2007

Je déclare la journée du 27 mars prochain Journée Nationale du Web 2.0. Vous pouvez ainsi, si vous le souhaitez, participer non pas à une mais à deux conférences sur le sujet :

Comme le hasard fait bien les choses, je vais intervenir à ces deux conférences :

Qui va y participer ?

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