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Vers des automobiles 2.0 ?

Je continue sur ma lancée des 2.0 (après le e-tourisme 2.0 et la banque 2.0), avec une sélection de sites d’automobile 2.0.

On commence avec une sélection de liens dédiés aux voitures propres :

Nous poursuivons ensuite avec quelques réseaux sociaux et assimilés :

  • Boompa dont j’ai déjà eu de nombreuses occasions de vous parler ;
  • Motortopia et Roadfly, deux concurrents ;
  • VWFeatures qui a accouché du profil de Miss Helga sur Myspace ;
  • JeepReviews où les propriétaires de Jeep peuvent noter et commenter les véhicules et accessoires de la marque ;
  • MyCadillacStory, une campagne menée en partenariat avec YouTube.

Nous avons ensuite quelques sites qui font appel à l’intelligence collective :

  • Le site du Concours de Design Peugeot où les internautes votent pour leur concept car préféré ;
  • SpotScout, le site des chercheurs de place de parking (plus d’explications dans mon précédent billet : Vers des parkings collaboratifs ?) ;
  • Zagaz, un site collaboratif de collecte des prix de carburants, qui marche sur les traces du défunt GasLive et propose une dimension participative nettement plus dense que celui de Prix Carburant (merci à epommate pour le lien).

Nous terminerons avec deux sites qui brillent par leur dimension technologique :

  • V-Trafic, un service de cartographie qui exploite l’API de Google Maps pour donner l’état de la circulation en temps réel ;
  • Le mini-site de la Kia Cee’d qui utilise un principe de redimensionnement de la mise en page tout à fait remarquable (merci à Cédric pour le lien).

Voilà, et vous c’est quoi vos exemples ?

De l’Ajax dans votre bibliothèque

Non, je ne vais pas vous recommander de dépoussiérer votre bibliothèque avec du produit ménager, mais plutôt vous parler d’un très bon livre : Bien développer pour le Web 2.0. Mais… pourquoi parler d’Ajax alors que c’est écrit Web 2.0 sur la couverture ? Et bien justement je vais y venir, mais chaque chose en son temps.

La couverture du livre 'Bien développer pour le Web 2.0'

Avant toute chose, sachez que ce livre s’adresse avant tout aux développeurs, comprenez par là que l’on y parle essentiellement de code. Mais pas seulement, puisque sont également abordés les problématiques d’accessibilité, de respect des standards web et même d’ergonomie (pas assez à mon goût mais bon, c’est déjà très bien d’aborder le sujet).

La grande force de ce livre réside dans son approche : l’auteur commence par ré-expliquer ce que sont javascript, le DOM, les standards web (XHTML et CSS) avant de s’intéresser à AJAX. Et là encore il le fait de façon intelligente en décrivant et expliquant la mise en oeuvre de framework comme Prototype et script.aculo.us.

Cette approche est la bonne, dans la mesure où les bases de la programmation de pages web (respect des standards web et de la sémantique, bonne utilisation du DOM…) sont bien souvent bafouées pour des impératifs de délais. Loin de moi l’idée de vouloir lancer une polémique, mais le fait est que Javascript (et par conséquent AJAX) est un langage beaucoup moins rigoureux que Java (ou autres langages élaborés), ceci entraîne parfois de gros problèmes de maintenabilité, de pérennité et de montée en charge. Mais c’est une autre histoire, encore une fois je ne souhaite pas créer de polémique à ce sujet.

L’auteur détaille également dans son livre la mise en oeuvre d’API (notamment celles d’Amazon et de FilckR) ainsi que l’exploitation des flux d’information comme RSS et Atom.

La question de l’accessibilité est également abordée. Une application Ajax est-elle peut-elle être accessible ? Voici une question intéressante à laquelle l’auteur n’a pas répondu, certainement parce que la question est très loin d’être simple et parce que la réponse peut être mal interprétée. Pour la petite histoire, il semblerait que la nouvelle version d’Opquast soit accessible. Je n’ai pas les compétences nécessaires pour vérifier la conformité stricte de cette application, mais au moins ils ont fait un effort notable.

L’unique réserve que j’aurais au sujet de ce livre concerne son titre : Est-ce que l’univers technologique du web 2.0 se limitent à Ajax, à REST et à RSS ? Non pas du tout. En fait il est beaucoup plus large : Quid des technologies permettant de faire des RIA ou des RDA ? Quid des API réalisées avec SOAP ? Quid des problématiques de délégation d’identité ? Quid du web sémantique ? Quid des éléments multimédia (vidéo, son, 3D) ?

Bref, la liste est longue et l’ouvrage est loin de tout couvrir. Ce n’est pas pour autant un mauvais livre, mais c’est juste que le titre est un peu sur-vendeur. Je pense que l’auteur du livre n’y est pour rien et que cela doit sûrement être une décision de la maison d’édition (Eyrolles) qui a également publié un autre livre sur le sujet ( Développez en Ajax), qui détaille plus l’utilisation de Dojo. Et pour celles et ceux que ça intéresse, il parait que jQuery est également très performant (via Weblogger).

Bon en tout cas si vous avez un cousin développeur alors ce livre sera le cadeau de Noël idéal.

Bon il y a aussi l’iPhone qui serait un très beau cadeau, mais il n’est pas encore officiellement lancé. Peut-être un compte FlickR Pro alors ?

Portabilité et Rich Internet Objects

Luke Wroblewski (encore lui) vient de publier un très bon article sur le potentiel du web 2.0 : A New Kind of Media. Même si le terme web 2.0 n’apparaît pas, c’est bien de ça dont il est question, et plus particulièrement de la valeur ajoutée que représentent la portabilité des différentes contributions des utilisateurs.

Selon l’auteur, des sites comme Amazon et ses fonctions collaboratives (voir à ce sujet mon précédent billet) permettent de créer du contenu à valeur ajoutée (notes, commentaires, tags…) qui sont appelés des Rich Internet Objetcs. Cette valeur ajoutée n’est cependant pleinement exploitée que si elle peut être partagée par d’autres services. Ainsi les tags Technorati n’auraient pas connu un tel succès s’ils ne pouvaient pas être exploités par d’autres applications en ligne. La valeur de ces Rich Internet Objetcs est ainsi conditionnée par leur portabilité et la mise à disposition d’une API (voir à ce sujet une définition) pour pouvoir ouvrir ces données à l’extérieur.

Moralité, la contribution des utilisateurs à un service en ligne a d’autant plus de potentiel que si elle dépasse le cadre de ce service. Et vous, elle sort quand votre API ?

Web 2.0 : quand je vous dis qu’on s’amuse bien !

Ca y est, j’ai enfin trouver des applications concrètes du web 2.0 et plus particulièrement de la possibilité d’encapsuler et de ré-utiliser une application en ligne via une API pour en faire des jeux :

Google Maps Risk est comme son nom l’indique un jeu de Risk en ligne reposant sur l’interface de Google Maps.

Le jeu de Risk réalisé avec Google Maps

Dans un autre style il y a aussi la simulation de golf Google Maps Golf. (c’est Reza qui va être content avec ça !)

Le jeu de golf réalisé avec Google Maps

A quand un Age of Empire réalisé avec Yahoo! Maps ? (via ProgrammableWeb)

A quoi va servir le web 2.0 ?

En voilà une bonne question ! Et pourtant, Joshua Porter semble apporter quelques éléments de réponse : Web 2.0 as the Era of Interfaces, Redux. L’auteur résume dans ce billet un certain nombre de thèmes parmi lesquels deux ont retenu mon attention :

  • Le web 2.0 comme système de recommandation. Depuis l’avènement des blogs, wikis, podcast et j’en passe, le web est devenu bien trop vaste pour qu’un être humain normalement constitué (c’est à dire qui ne passe pas 2 heures par jours à faire de la veille comme moi !) puisse trouver de l’information qui a une véritable valeur ajoutée. La mise en oeuvre de filtres collaboratifs, réseaux sociaux, systèmes de tags, microformats… va aider l’utilisateur à accéder beaucoup plus facilement et surtout en pleinne confiance à l’information qui l’intéresse réellement.
  • Le web 2.0 comme plate-forme d’échange. Nous parlons aussi bien des services en lignes qui pourront être intégrés à d’autres services (par le biais des API) que des données (par le biais du web sémantique et à nouveau des microformats).

Je sais que le web 2.0 est un notion encore très lointaine pour la plupart d’entre vous. Et pourtant, je peux vous assurer que l’internet tel que nous le connaissons est en train de muer.

Prenez le temps de lire les différents billets auxquels je fais référence, allez tester les différents services en ligne dont je vous parle depuis quelques mois et vous finirez par vous rendre compte que ce n’est pas du vaporware. Le nouvel internet est là, mais vous ne vous en êtes pas encore rendu compte.

Web 2.0 et remix

J’ai déjà eu de nombreuses occasions de vous parler de remix de concepts et du web 2.0. Ce matin je vais vous faire découvrir des remix de services assimilés au web 2.0 :

Et pour ceux qui ne savent toujours pas ce que c’est que le web 2.0, je vous propose cet article : Web 2.0? Why Should We Care? (via TechCrunch)

Applications partagées : la liste s’allonge

Visiblement le web 2.0 est un concept qui reste encore mal compris, même par le lectorat de ce site qui est pourtant très technophile. Je vous propose ce matin de vulgariser une notion barbare : les API. Mais avant de nous lancer dans une définition, suivez donc mon raisonnement et vous allez tout comprendre :

  1. Nous avons vu que le web 2.0 avait l’ambition de proposer mieux et plus simple ;
  2. Plus simple pour les utilisateurs et mieux pour les machines (ou les programmes) ;
  3. Simplifier la tâche des programmes ça veut dire leur apprendre une langue qu’ils sont tous en mesure de comprendre (le XML) ;
  4. Et un cadre pour qu’ils coopèrent entre eux (les API).

C’est donc ça. Si vous avez un service en ligne (admettons un service de calendrier) et que vous souhaitez en étendre l’utilisation, le meilleur moyens est de faire en sorte que ce service puisse être utilisé par d’autres services pour le compte d’utilisateurs finaux. Et ce moyen ce sont les API.

Dans API il y a I comme Interface, c’est à dire une interface pour que deux applications puissent dialoguer entre elles. Par exemple pour qu’une application en ligne de portail personnalisée puisse rapatrier des informations détenues par d’autres applications (dont notre service en ligne de calendrier). J’utilise pour cela le terme application partagée. Ça va sûrement en faire hurler certains, mais ça va surtout aider la majorité à comprendre un peu mieux le monde étrange de l’informatique.

Vous ne le savez peut-être pas mais vous avez sans le savoir déjà utilisé de nombreuses API dont la fameuse API de Google Maps (voir à ce sujet le billet suivant : Google Maps en vrac).

Et pour ceux qui veulent en savoir plus, je vous propose de jeter un oeil sur cette liste d’API ainsi que sur le blog qui va avec : ProgrammableWeb.

Web 2.0 : une première définition ?

Ces derniers temps le web 2.0 a le vent en poupe. On en parle beaucoup dans la blogosphère mais les avis semblent très partagés. Je vous propose de décortiquer ce phénomène obscur.

C’est quoi le web 2.0 ?

Le web 2.0 c’est… enfin ça veut dire… ça… heu… ça désigne… bon OK je cale. Il existe bien une définition sur Wikipedia mais elle ne me satisfait qu’à moitié. Regardons la vérité en face, le web 2.0 est pour l’instant une notion un peu fourre-tout. Mais plutôt que de s’arracher les cheveux à chercher une définition qui plaise à tous, il serait sûrement plus instructif d’étudier les motivations de ceux qui essayent de le construire.

Pourquoi avons-nous besoin d’un nouvel internet ?

Voilà près de 10 ans que l’internet que nous connaissons est apparu. En 10 ans, que c’est-il passé ? Pas grand chose ! Tout au plus les technologies sur lesquelles est fondé l’internet (HTML, JS, GIF…) ont-elles légèrement évoluées vers un cadre mieux défini, plus ouvert et plus standard (XHTML, CSS, DOM, PNG…).

Avouez-le, internet est en pleine crise de croissance. Il y a 5 ans il suffisait de porter son modèle économique en ligne pour affoler les investisseurs. Aujourd’hui la situation est beaucoup plus délicate car saturée. Est-ce que vous vous imagineriez allez voir votre banquier avec un projet de vente en ligne de livres, de CD, de vin ou encore un site d’enchères ? Il vous rigolerait au nez !

Après la maturation, le déclin

La situation est très simple : internet a atteint une phase de maturité. Les sites et services en ligne qui reposent sur le bon vieux HTML ne séduisent plus grand monde, à quelques exceptions près (souvenez vous qu’il existe déjà un Amazon, un eBay, un Dell…).

Et le danger est là : pas d’innovation = pas de séduction = pas de croissance = les chinois / indiens produisent la même chose pour 5 fois moins cher = destruction de valeur. Pour maintenir une croissance il faut un souffle nouveau, une expérience plus riche, des services plus performant. Et c’est là où le web 2.0 entre en scène.

Qu’est-ce que le web 2.0 m’apporte à moi (être humain) ?

Le web 2.0 apporte un ensemble d’innovations sur l’interface qui permettent :

  • moins de clics (grâce à l’utilisation du drag & drop…) ;
  • plus d’informations affichées à l’écran (à l’aide des panneaux dépliant et autres layers) ;
  • moins de temps de chargement (en ne faisant circuler que les données et pas l’interface à chaque fois).

Allez donc voir cette page de démonstration pour vous rendre compte.

Et à moi (la machine) ?

Côté traitements, là encore le web 2.0 innove :

  • des architectures plus flexibles (grâce aux langages de dernières générations) ;
  • des protocoles de communication plus ouverts (vous avez sûrement entendu parler des web services) ;
  • une interopérabilité plus poussée (syndication via RSS, et utilisation d’API comme chez Google Maps).

OK, mais où est l’innovation dans tout ça ?

Le caractère innovant du web 2.0 ne vient pas forcément des technologies utilisées (Flash, AJAX…) mais plutôt de la volonté de proposer plus et mieux. Pour vous donner une idée plus précise, allez donc comparer des services comme GMail ou Google Maps à leurs concurrents (respectivement Yahoo! Mail / Hotmail et Mappy / Via Michelin). Vous ne trouvez pas ça mieux ? N’y a-t-il pas moins de clics à faire ? N’est-ce pas plus rapide ?

Révolution ou évolution ?

Évolution, définitivement. On peut facilement faire une analogie entre le web 2.0 et les pellicules photo APS : grossièrement c’est la même chose (ça reste un pellicule photo), mais à l’usage il y a des petites améliorations qui améliore l’expérience (3 formats, index des photos, indicateur d’exposition…).

Pour le web 2.0 c’est la même idée : une multitude de petites améliorations :

Et maintenant ?

Et maintenant quoi ? Tout reste à faire, certains nous ont montré la direction à prendre, à vous de leur emboîter le pas… ou de vous préparer à affronter la concurrence chinoise !

MAJ (26/08/2005) : Bon OK, l’exemple du format APS n’était peut-être pas le bon. Toujours est-il que si vous voulez en savoir plus sur ce sujet, et je suis sûr que c’est le cas, je vous recommande ce blog dédié au web 2.0 : Read/Write Web.

MAJ (26/08/2005) : Voici un autre article très instructif (tout est dans le titre) : Web 2.0 is Not About Technology, Its About Sharing Information.

MAJ (29/08/2005) : Un p’tit dernier et j’arrête : Web 2.0 - Your Technology is in my Experience.