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Projet Phénix : à la recherche des innovateurs français

Stéphane et moi-même avons eu envie d’adapter la superbe initiative de Seth Godin nommée BullMarket : dresser un répertoire collaboratif des indépendants et entreprises les plus compétents pour aider des Purple Cows, à savoir des entreprises remarquables.

Phénix ?

Le projet Phénix – hébergé par le collectif L’Ouvre-Boite – est plus modeste, et plus ambitieux à la fois. Il se concentre sur un segment particulier, celui du web 2.0 en France. En quoi consiste-t-il ? Constituer ensemble un répertoire des talents capables de faire émerger des projets relatifs web 2.0, à savoir en premier lieu les développeurs, les designers et les hébergeurs.

Pourquoi

Parce que si on ne met pas d’urgence l’emphase sur ces compétences, l’Internet français aura encore un train de retard par rapport au reste du Monde. Parce que nous sommes créatifs, intelligents, sensoriels, et qu’on doit le montrer. Parce qu’on veut que de futurs gorilles français nous redonne de la fierté. Parce que pour tout ça, il faut s’appuyer sur un réservoir de talents exceptionnels.

Pour qui ?

Nous avons défini 7 catégories :

  • French Web2.0 RoRers : les éditeurs/ développeurs francophones adeptes de RubyOnRails ;
  • French Web2.0 Ajaxians : les éditeurs/ développeurs francophones versés dans Javascript et AJAX ;
  • French Web2.0 Taggers : les éditeurs/ développeurs de services utilisant les tags et les folksonomies ;
  • French Web2.0 Formaters : les éditeurs/ développeurs de services utilisant les microformats ;
  • French Web2.0 Networkers : les éditeurs/ développeurs de réseaux sociaux ou sites communautaires ;
  • French Web2.0 Artists : les spécialistes du design et des interfaces riches (Flash, SVG, cartographies,…) ,
  • French Web2.0 Matrixians : les ingénieurs systèmes, réseaux, DBA et autres hébergeurs experts des infrastructures pour le web 2.0.

Une dernière catégorie, French Web2.0 Lovers, permettra à tout les passionnés du web 2.0, qu’ils soient artistes, avocats, recruteurs, entrepreneurs ou consultants, de se signaler comme étant prêt à contribuer activement aux aventures du web 2.0.

Et moi dans tout ça ?

Si vous vous sentez concernés, n’hésitez pas à inscrire vos coordonnées sur ces pages ! Je suis sur qu’on fera rapidement appel à vous pour faire des projets passionnants !

Bien sur, nous n’avons ni le charisme ni l’audience de Seth Godin, et nous aurons besoin du support de vous tous, ainsi que des grands noms de la blogosphere française pour faire connaitre ce projet. Loic, Tristan, Cyril, aidez-nous !

Web 2.0 et remix

J’ai déjà eu de nombreuses occasions de vous parler de remix de concepts et du web 2.0. Ce matin je vais vous faire découvrir des remix de services assimilés au web 2.0 :

Et pour ceux qui ne savent toujours pas ce que c’est que le web 2.0, je vous propose cet article : Web 2.0? Why Should We Care? (via TechCrunch)

AJAX : le troisième stade de l’évolution des services en ligne ?

Jesse James Garrett, l’inventeur du concept AJAX sort enfin de sa léthargie et vient de publier un nouvel article sur le site OK/Cancel : Why Ajax Matters Now.

Son point de vue est encore une fois très intéressant puisqu’il décrit AJAX comme le 3ème stade d’évolution des services en ligne :

  • Premier stade. Le modèle d’interaction est classique : à chaque clic, une nouvelle page ;
  • Deuxième stade. Le modèle d’interaction est étendu mais limité : il existe des possibilités d’aller/retour entre le poste client et le serveur à condition de posséder le bon navigateur / plug-in (oui, c’est bien de Flash dont on parle !) ;
  • Troisième stade. Le modèle d’interaction est étendu et universel puisque reposant sur des technologies matures (XMLHttpRequest) et standards pour certaines (XHTML, CSS, JavaScript…)

Je n’ai pas le niveau technique nécessaire pour jugé de la pertinence des propos et je me doute que certains d’entre vous vont encore nous brandir la sacro-sainte bannière de l’accessibilité; il n’empêche que j’adhère tout à fait aux propos de l’auteur. Quelque chose est en train de se passer et quand j’utilise des services en ligne comme Gmail ou Google Maps j’ai la certitude que nous sommes passé à un troisième stade de l’évolution de services en ligne.

Votre suite bureautique en ligne

La semaine dernière je vous présentais quelques services en ligne innovant pour illustrer ma vision du web 2.0 (voir à ce sujet : Quoi de neuf sur le web 2.0 ?). Aujourdh’ui, je vous propose de découvrir encore plus de services innovant et surtout avec l’ambition de remplacer vos applications bureautiques :

  • AjaxOffice, qui est une suite bureautique basée sur AJAX (un projet encore balbutiant) ;
  • gOFFICE, un traitement de texte en ligne (un peu sur le même modèle que Writely) ;
  • NumSum, un tableur en ligne avec un démo très impressionante (fonctionne mieux sous IE).

Wow ! Que de bonnes choses. Alors évidemment il va bien y avoir 1 ou 2 rabat-joies pour me dire Ha mais c’est nul cette application n’est même pas capable de faire des tableaux croisés dynamiques. Ce à quoi je répondrais : dans la mesure où ces applications en ligne couvrent 95 % des fonctionnalités les plus utilisées, elles sont donc destinées à 95 % des utilisateurs. Et tant pis si vous faites parti de 5 % d’utilisateurs avancés, moi je trouve tout ça très encourageant.

Finalement, peut-être que le network computeur va renaître de ces cendres et que l’on va à nouveau parler d’architecture client / serveur (une notion très vintage).

MAJ (05/09/2005) : Encore une suite bureautique en ligne : ThinkFree (basée sur Java donc un peu long à charger).

Web 2.0 : une première définition ?

Ces derniers temps le web 2.0 a le vent en poupe. On en parle beaucoup dans la blogosphère mais les avis semblent très partagés. Je vous propose de décortiquer ce phénomène obscur.

C’est quoi le web 2.0 ?

Le web 2.0 c’est… enfin ça veut dire… ça… heu… ça désigne… bon OK je cale. Il existe bien une définition sur Wikipedia mais elle ne me satisfait qu’à moitié. Regardons la vérité en face, le web 2.0 est pour l’instant une notion un peu fourre-tout. Mais plutôt que de s’arracher les cheveux à chercher une définition qui plaise à tous, il serait sûrement plus instructif d’étudier les motivations de ceux qui essayent de le construire.

Pourquoi avons-nous besoin d’un nouvel internet ?

Voilà près de 10 ans que l’internet que nous connaissons est apparu. En 10 ans, que c’est-il passé ? Pas grand chose ! Tout au plus les technologies sur lesquelles est fondé l’internet (HTML, JS, GIF…) ont-elles légèrement évoluées vers un cadre mieux défini, plus ouvert et plus standard (XHTML, CSS, DOM, PNG…).

Avouez-le, internet est en pleine crise de croissance. Il y a 5 ans il suffisait de porter son modèle économique en ligne pour affoler les investisseurs. Aujourd’hui la situation est beaucoup plus délicate car saturée. Est-ce que vous vous imagineriez allez voir votre banquier avec un projet de vente en ligne de livres, de CD, de vin ou encore un site d’enchères ? Il vous rigolerait au nez !

Après la maturation, le déclin

La situation est très simple : internet a atteint une phase de maturité. Les sites et services en ligne qui reposent sur le bon vieux HTML ne séduisent plus grand monde, à quelques exceptions près (souvenez vous qu’il existe déjà un Amazon, un eBay, un Dell…).

Et le danger est là : pas d’innovation = pas de séduction = pas de croissance = les chinois / indiens produisent la même chose pour 5 fois moins cher = destruction de valeur. Pour maintenir une croissance il faut un souffle nouveau, une expérience plus riche, des services plus performant. Et c’est là où le web 2.0 entre en scène.

Qu’est-ce que le web 2.0 m’apporte à moi (être humain) ?

Le web 2.0 apporte un ensemble d’innovations sur l’interface qui permettent :

  • moins de clics (grâce à l’utilisation du drag & drop…) ;
  • plus d’informations affichées à l’écran (à l’aide des panneaux dépliant et autres layers) ;
  • moins de temps de chargement (en ne faisant circuler que les données et pas l’interface à chaque fois).

Allez donc voir cette page de démonstration pour vous rendre compte.

Et à moi (la machine) ?

Côté traitements, là encore le web 2.0 innove :

  • des architectures plus flexibles (grâce aux langages de dernières générations) ;
  • des protocoles de communication plus ouverts (vous avez sûrement entendu parler des web services) ;
  • une interopérabilité plus poussée (syndication via RSS, et utilisation d’API comme chez Google Maps).

OK, mais où est l’innovation dans tout ça ?

Le caractère innovant du web 2.0 ne vient pas forcément des technologies utilisées (Flash, AJAX…) mais plutôt de la volonté de proposer plus et mieux. Pour vous donner une idée plus précise, allez donc comparer des services comme GMail ou Google Maps à leurs concurrents (respectivement Yahoo! Mail / Hotmail et Mappy / Via Michelin). Vous ne trouvez pas ça mieux ? N’y a-t-il pas moins de clics à faire ? N’est-ce pas plus rapide ?

Révolution ou évolution ?

Évolution, définitivement. On peut facilement faire une analogie entre le web 2.0 et les pellicules photo APS : grossièrement c’est la même chose (ça reste un pellicule photo), mais à l’usage il y a des petites améliorations qui améliore l’expérience (3 formats, index des photos, indicateur d’exposition…).

Pour le web 2.0 c’est la même idée : une multitude de petites améliorations :

Et maintenant ?

Et maintenant quoi ? Tout reste à faire, certains nous ont montré la direction à prendre, à vous de leur emboîter le pas… ou de vous préparer à affronter la concurrence chinoise !

MAJ (26/08/2005) : Bon OK, l’exemple du format APS n’était peut-être pas le bon. Toujours est-il que si vous voulez en savoir plus sur ce sujet, et je suis sûr que c’est le cas, je vous recommande ce blog dédié au web 2.0 : Read/Write Web.

MAJ (26/08/2005) : Voici un autre article très instructif (tout est dans le titre) : Web 2.0 is Not About Technology, Its About Sharing Information.

MAJ (29/08/2005) : Un p’tit dernier et j’arrête : Web 2.0 – Your Technology is in my Experience.