Wikipedia + Facebook + Google = Wikia ?

La grande nouvelle du jour c’est le lancement de Wikia, le moteur de recherche de Jimmy Wales (fondateur de Wikipedia).

Je ne sais pas trop ce qui me choque le plus dans cette phrase : “grande nouvelle” ou “moteur de recherche“…. Car force est de constater que ce lancement est plutôt décevant (surtout pour un projet annoncé depuis des mois qui devait révolutionner le web) et qu’en guise de moteur de recherche nous avons en fait à faire à quelque chose de bien étrange.

Au niveau de la page d’accueil, pas d’ambigüité : c’est un moteur de recherche qui se veut plus simple que Google (moins de texte et de liens) :

Wikia.jpg

Par contre ça se complique ensuite puisqu’au niveau de la page de résultats de recherche on nous propose de commenter les résultats ou de créer une mini-page en mode wiki (comme sur Wikipedia) :

Wikia_Results.jpg

Vous remarquerez au passage que nos amis de FeedBack 2.0 apparaissent en 4ème position sur la recherche ‘Web 2.0‘, mais comment ont-ils fait ?

Là où ça devient carrément bizarre, c’est quand on nous propose de voir les profils des utilisateurs intéressés par ce sujet. Il est ainsi possible d’éditer son profil qui ressemble très fortement à ceux de Facebook : Photos, liste d’amis, infos perso/pro, white board, status, fil d’activité…
Wikia_Profile.jpg

Je ne sais pas bien où ils veulent aller avec ce concept hybride à cheval entre plusieurs services (notamment avec la recherche “humaine” à la Mahalo)… En tout cas les premières critiques sont très mitigées :

Petite précision : comme le souligne Jimmy Wales dans un commentaire, il s’agit d’un projet visant à bâtir un moteur de recherche. Donc si vous trouvez que les résultats ne sont pas pertinents, c’est normal car ce chantier ne fait que débuter.

Et vous, ça vous inspire quoi ?

Mes 10 prédictions pour l’année 2008

Le début d’année est traditionnellement la période propice aux prédictions. Donc sans plus attendre, je me lance dans ce périlleux exercice.

1/ Interopérabilité forcée entre les réseaux sociaux

Depuis l’avènement de la Facebook Platform, pas une semaine ne passe sans qu’un réseau social annonce le lancement de sa propre plateforme d’hébergement d’applications et services tiers (MySpace, LinkedIn, Hi5, Bebo, Friendster). Tout ceci est-il bien sérieux ? Surtout depuis le lancement d’OpenSocial (le framework de Google qui permet d’uniformiser les applications reposant sur des réseaux sociaux).

Alors que les premières expérimentations d’applications multi-plateformes semblent concluantes (voir à ce sujet ILike connects across OpenSocial, Facebook, iTunes), on en vient à se demander si cette bataille de formats n’est pas anachronique. Car au final les éditeurs de services de même que les utilisateurs se moquent bien de savoir quelle est la meilleure plateforme. Si les différents réseaux ne trouvent pas rapidement un terrain d’entente, c’est le marché qui va trouver la solution à leur place.

J’anticipe donc une interopérabilité au forceps entre ces différents réseaux qui reposera sur des astuces et autres failles de sécurité (lire à ce sujet l’affaire du ScobleGate). Est-ce une mauvaise chose ? Bien sur que non, ça permettra de gagner du temps. Rappelez-vous que Google Maps à l’origine n’était pas du tout ouvert (bien au contraire), ce n’est que lorsque des services comme Housing Maps ont vu le jour que les équipes de Google ont compris l’intérêt d’ouvrir leur plateforme.

2/ Des jeux disponibles sur iTunes

Avouez que c’est quand même un peu dommage de ne pas pouvoir installer de jeux sur son iPhone (ou son iPod Touch). Il y a bien un répertoire de jeux en ligne (Web Apps Games) mais c’est un peu triste, d’autant plus que Safari Mobile ne sait pas lire le Flash.

Rajoutez à cela la pauvreté de l’offre de sonneries et vous comprendrez pourquoi les jeux seront le prochain gisement de marge sur iTunes. Nous parlons bien ici de casual games pour lesquels plusieurs modèles économiques sont envisageables : les jeux achetés auxquels vous pourrez jouer indéfiniment, les jeux loués pour une période donnée (ou ceux qui seront mis en test), les jeux auxquels vous jouerez à l’unité (en payant quelques centimes la partie). Il serait même possible d’imaginer l’intégration de jeux ou de nombre de parties dans le forfait des opérateurs (au même titre que le nombre de minutes ou de SMS).

Quand on y réfléchi bien, si les utilisateurs et les éditeurs y sont favorables, pourquoi Apple se priverait-il d’ouvrir une marketplace de jeux dans iTunes ? Et pourquoi pas des partenariats avec les géants des jeux pour téléphones mobiles ?

3/ Hybridation des univers virtuels et des réseaux sociaux pour les jeunes

Pas la peine d’en rajouter car je me suis déjà exprimé sur ce sujet ici : L’invasion des nouvelles plateformes sociales. Il n’empêche que cette prédiction reste largement valable pour 2008.

4/ Hybridation entre jeux vidéos et réseaux sociaux

L’industrie du jeu vidéo est une industrie mature… très mature… tellement mature qu’elle est déjà en train de préparer sa mue. Nous ne parlons pas ici d’une révolution qui va tout balayer en 2008 mais plutôt d’un nouveau modèle qui nous vient d’Asie et qui risque de mettre à mal les grands éditeurs.

Le principe est simple : le jeu est gratuit et librement téléchargeable, par contre les extras sont payants. Par “extras“, je parle de costumes ou d’accessoires supplémentaires, non pas de niveaux additionnels. Rajoutez à cela une dimension jeux en ligne à la sauce réseau social et vous obtenez des jeux comme Kart Rider, Maple Story, Drift City ou encore Gunz. Le modèle économique est donc fondé non pas sur de la vente de licence mais sur du micro-commerce.

Bien évidement la réalisation n’est pas aussi soignée qu’un Bioshock ou qu’un Crysis, par contre ils compensent la sophistication technique et graphique par un gameplay sans faille. Ces jeux sont en plus régulièrement enrichis et mis à jour, l’addiction est totale.

Comme ils sont très bien organisés, le marché est dominé par quelques acteurs de taille (Nexon, Ijji…) qui proposent de nombreux jeux pour toutes les audiences et qui vont jusqu’à commercialiser des cartes prépayées échangeables contre de la monnaie virtuelle (ex. la Nexon Game Card). C’est plus pratique quand on a pas encore son argent de poche.

Autant prévenir tout de suite : inutile de rêver, vous ne pouvez pas lutter, ils sont tout simplement trop bien organisés et structurés. Encore une fois, je ne suis pas en train d’annoncer la mort de l’industrie du jeu vidéo mais plutôt une nouvelle itération qui saura exploiter ce qui se fait de mieux en termes de technologie (à quand les Rich Internet Games et les Rich Desktop Games ?) et pratiques sociales (un seul avatar qui pourra être “porté” sur différents réseaux sociaux / jeux en ligne avec même des déclinaisons mobiles).

Vous n’êtes pas convaincu ? Allez donc jeter un œil à ce que proposent des briques technologiques comme Unity 3D.

5/ Bientôt les UGG (User Generated Games)

Souvenez-vous : la musique et son exploitation “sociale” (partage, recommandation…) a été le levier de différenciation de MySpace (et le moteur de son succès). La vidéo en a été de même pour YouTube, idem pour les applications de Facebook. Les jeux seront le nouveau levier de croissance pour les réseaux sociaux. Mais pas n’importe quel jeux, ceux qui parviendront à exploiter l’effet réseau et à tirer partie des utilisateurs : soit en leur permettant de créer des jeux (éditeur de niveaux…) soit en les impliquant dans la personnalisation et la prolifération.

Je vous recommande donc de surveiller de près des portails comme Pogo, Cafe ou Miniclip, de même que des plateformes de création comme Kongregate ou YoyoGames (il y en a aussi ici : 20+ Tools For Creating Your Own Games). Peut-être un premier pas vers le Game 3.0 ?

6/ Le P2P trouve d’autres domaines d’application

Après le partage de fichier (Napster, BitTorrent…) et le partage de vidéo (Joost), les protocoles P2P seraient-ils en passe de supplanter le HTTP ? Non, ça serait faire une conclusion hâtive. Toujours est-il que la bande passante disponible ne croit pas aussi vite que les besoins des utilisateurs, il va donc falloir trouver d’autres modes de propagation de l’information et surtout d’exploitation des tuyaux.

Et c’est là où le P2P entre en scène, ou plutôt sors de l’ombre et est adopté comme solution alternative par les éditeurs et constructeurs. Car il faut bien avouer que la technologie est au point, mais qu’elle restait pour le moment largement marginalisée (utilisation illégale ou universitaire).

Outre les solutions de M2M, j’anticipe un usage étendu du P2P à des domaines comme les univers virtuels : Outback Online était un bon terrain d’expérimentation mais ce projet a capoté (y a-t-il un repreneur dans la salle ?) ; ou encore les agendas partagés comme MySharedProfil (un système communautaire de gestion de contacts en mode P2P, de carte SIM à carte SIM) dont vous pouvez voir une démo ici : MySharedProfil, Rich Contact Management.

Il existe très certainement de nombreux autres domaines d’application dont je n’ai pas connaissance aussi n’hésitez pas à les mentionner dans un commentaire.

7/ Apparition d’indicateurs spécifiques aux réseaux sociaux et univers virtuels

Avec des investissements publicitaires toujours en hausse dans les réseaux sociaux et univers virtuels, les annonceurs, régies et agences vont réclamer des outils de mesure et d’aide à la décision plus précis et surtout plus pertinents (surtout au regard des montants investis). Hors il n’existe à ce jour aucun indicateur fiable de l’influence exercée par la présence d’une marque ou de l’engagement d’un utilisateur ciblé au sein d’un réseau social ou d’un univers virtuel. Pour être exacte : si, il existe une multitude d’indicateurs et d’outils “maison” (à l’image de VTracker) mais il ne sont pas partagés par les différents acteurs de la chaîne de valeur.

J’anticipe donc la définition au niveau de la profession d’indicateurs (metrics) servant à mesurer et évaluer :

  • L’activité d’un membre au sein d’un réseau social ou d’un avatar dans un univers virtuel (provenance, destination, actions menées / abandonnées…) ;
  • L’engagement d’un membre / avatar vis-à-vis d’une campagne (exposition, transformation, récurrence…) ;
  • La pertinence du choix d’un réseau social / univers virtuel (segments représentés, niveaux et type d’activités…) ;
  • Le potentiel d’un leader d’opinion au sein des réseaux sociaux (popularité, influence, légitimité…).

Cette série d’indicateurs permettront aux annonceurs / régies / agences def guider leurs choix et de construire leur community / virtual planning (attribution de lignes de budget sur différents réseaux sociaux et univers virtuels). C’est en quelque sorte une étape obligatoire pour la maturation de ces nouveaux micro-médias, car lorsque qu’un service dépasse les 50 millions de membres, ça devient sérieux. A quand un groupe de travail officiel au sein de l’IAB ?

8/ Des territoires d’expression sur-mesure pour les plus grandes marques

Aviez-vous remarqué que les marques les plus puissantes pouvaient se permettre de “posséder” leur propre réseau social ou univers virtuel ? Exemples de réseaux sociaux dédiés : Hybrid Synergy Drive de Toyota ou Mosh de Nokia. Exemples d’univers virtuels dédiés : MTV qui exploite plusieurs plateformes sur Virtual MTV, Coca-Cola avec MyCoke, Disney avec Virtual Magic Kingdom,TF1 avec sa Star’ac World, Le futur Lego Universe… Comme vous pouvez le constater, les exemples ne manquent pas.

Sans aller dans ces extrêmes (car il faut un budget confortable pour se payer ça), nous allons assister en 2008 à la mise à disposition des annonceurs de plateformes en marque grise permettant de faire des choses similaires dans des ordres de coûts tout à fait raisonnables. Sur ce créneau des acteurs comme Ning, There ou encore MetaPlace semblent bien placés.

9/ Accélération de l’innovation dans le e-Commerce

Rich Commerce, social shopping, mashup marchands, v-commerce, boutiques éphémères, crowdshopping… les nouveaux concepts de commerce en ligne ne manquent pas. Et pourtant… nous ne faisons que découvrir le potentiel de ces nouvelles pratiques.

Je ne vous prédis rien de complètement nouveau pour l’année prochaine mais plutôt une évolution de ces pratiques, et pourquoi pas un mélange de tout ça en même temps : interfaces riches et/ou 3D, agrégation de catalogues externes, exploitation sociale (recommandation et approvisionnement), co-création… se sera en quelque sorte de l’innovation par l’assemblage (un des principes fondateurs du web 2.0 et donc du e-commerce 2.0).

Mais nous aurons l’occasion d’en reparler, normalement la semaine prochaine…

10/ Une seconde chance pour le web sémantique

Je ne pouvais pas faire l’impasse sur ce sujet. 2008 sera-t-il l’année du web sémantique ? Non pas réellement dans la mesure où la sémantique a toujours fait partie du web (plus ou moins). Par contre 2008 verra sans doute l’arrivée à maturation de langages sémantiques qui trouveront des domaines d’application bien précis comme APML pour les réseaux sociaux (cf. Should Facebook Implement APML?), XBRL pour les documents de reporting financier (cf. Microsoft Advances XBRL Data Standard in the US) ou encore hListing pour le commerce en ligne (cf. Kelkoo and the hListing microformat).

Est-ce que “seconde chance” est le bon terme ? Je ne sais pas, en tout cas j’espère sincèrement que la sémantisation du web va s’accélérer car la tâche est énorme. Je m’autorise donc ce petit excès d’optimisme.

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Et voilà, dix prédictions qui font dix. Beaucoup de thèmes récurrents (interfaces riches, réseaux sociaux) mais de nouveaux centres d’intérêts (univers virtuels, jeux vidéo) qu’il va falloir surveiller de près durant cette année.

Rendez-vous début 2009 pour faire le point.

Rétrospective sur mes prédictions 2007

Avant de me lancer dans des prédictions pour l’année 2008, je vous propose de revenir sur mes 10 prédictions faites pour l’année 2007 et de voir si elles se sont réalisées.

1/ Rationalisation dans la vidéo en ligne

Force est de constater que les innombrables services d’hébergement de vidéos en ligne sont plus coriaces que je ne le prédisais. Toujours est-il que le marché est maintenant saturé et qu’une petite sélection (naturelle ou non) doit avoir lieu. En 2008 nous devrions également être témoin du succès (ou de l’échec) d’initiatives légales comme Hulu ainsi que des nouveautés du côté de l’iTunes Video Store (notamment la location).

Verdict : ça n’est pas (encore) arrivé.

2/ Montée en puissance des RDA et renouveau des RIA

Les RDA se font attendre, surtout du côté des entreprises. L’année 2007 a été l’occasion pour certains gros acteurs de s’illustrer (Adobe AIR, Google Gears, Mozilla Prism), par contre pas grand chose de neuf du côté de Java ou de Microsoft. Beaucoup d’innovations également dans le petit monde du web 3D (mais nous aurons largement l’occasion d’en reparler).

Verdict : ça n’est pas (encore) arrivé.

3/ Transformation des métiers et outils liés à l’analyse d’audience

La transformation annoncée n’a pas eu lieu. Par contre, au niveau du marché, nous avons assisté à un véritable festival avec le rachat de WebSideStory par Visual Sciences puis par Omniture. Rajoutez à cela le lancement de Gatineau par Microsoft, la nouvelle version de Google Analytics et le probable lancement d’un service équivalent chez Yahoo! et vous aurez un secteur en pleine ébullition et des métiers qui vont forcément se transformer sous l’impulsion de poids lourds comme les régies publicitaires de Microsoft et Yahoo!.

Verdict : ça n’est pas (encore) arrivé.

4/ Adoption progressive de solutions d’Entreprise 2.0

Voici un autre secteur en pleine ébullition : des acteurs de niche très actifs (SocialText, SalesForce, BlueKiwi…), des poids lourds qui rachètent des startups (Adobe avec Buzzword et Yahoo! avec Zimbra), d’autres poids lourds qui tardent à dévoiler leur jeu (Google, IBM…). La montée en puissance de ces applications est en cours mais forcément de façon progressive puisqu’elle se heurte à la résistance au changement.

Verdict : c’est en cours.

5/ Mouvements de concentration dans les réseaux sociaux professionnels

Point de concentration pour les réseaux sociaux, mais un début d’interopérabilité avec OpenSocial.

Verdict : ça n’arrivera pas.

6/ Grandeur et décadence de Second Life

Pas grand chose à ajouter sur cette prédiction. Effectivement Second Life n’est plus sur le devant de la scène car il s’est fait voler la vedette par les univers virtuels dédiés aux plus petits (voir l’article JP Morgan Bullish on Kids’ Worlds). Finalement ce n’est pas plus mal car ça permet aux équipes de Linden Lab de travailler en profondeur sur l’amélioration de Second Life (lire à ce sujet : L’apport de Windlight).

Verdict : dans le mille mais c’était prévisible.

7/ Prise de conscience de l’importance de la gestion de l’identité numérique

Identité numérique encore et toujours… on en a beaucoup parlé en 2007 (OpenID, Facebook Beacon, Wikia People Search, MyID.is…), on en reparlera beaucoup en 2008.

Verdict : dans le mille mais c’était prévisible.

8/ Une seconde chance pour les services mobiles

Pas grand chose à ajouter non plus sur cette prédiction. Il faut dire qu’entre l’iPhone et Android l’industrie mobile va avoir de quoi relever son ARPU.

Verdict : dans le mille mais c’était prévisible.

9/ L’affrontement du siècle entre Yahoo!/AOL/Microsoft et Google/Apple

Non l’affrontement du siècle n’a pas eu lieu. Pire, il n’aura probablement pas lieu dans la mesure où le marché croit suffisamment vite pour que les acteurs n’aient pas à s’affronter directement. Ils ont plutôt choisi le terrain de l’innovation et de la diversification.

Verdict : ça n’arrivera pas.

10/ Google Desktop se transforme en Google OS

Visiblement le projet de Google OS a pris un léger retard (euphémisme). Il faut dire que Google est sur tous les fronts et qu’il ne peut pas non plus faire sa révolution entre deux stratégie de diversification (mobilité, plurimédia). Je reste quand même persuadé que Google Desktop va jouer un rôle primordial dans la stratégie de domination des ordinateurs par Google.

Verdict : ça n’est pas (encore) arrivé.

Certes… il faut reconnaitre qu’un certain nombre de ces prédictions pour 2007 ne se sont pas réalisées…mais certaines sont encore en devenir donc ça va me faire une liste plus courte pour 2008 !

Un système de navigation 3 en 1 chez Burton

Souvenez-vous, il y a quelque temps je vous avais présenté le système de navigation 2 en 1 de Yahoo! Food (une barre de navigation principale qui fait aussi office de chemin de navigation), je vous propose maintenant de découvrir un système de navigation 3 en 1 chez Burton : navigation principale + navigation locale + chemin de navigation avec possibilité de passez d’une branche à une autre (Men, Women, Youth). Et en prime ça ne prend pas trop de place sur le haut de la page :

Burton1.jpg

Vous remarquerez au passage que les planches peuvent être comparées à l’aide de différents critères (5 en tout) mais qu’ils proposent une lecture simplifiée à l’aide d’un critère unique (baptisé ‘feel‘).

Au niveau de la fiche produit, on retrouve ce même système de navigation mais avec l’affichage de l’intégralité de la gamme au survol de la souris sur le picto avec les silhouettes des planches :

Burton2.jpg

Ce système est très intéressant car intuitif et surtout très économe en place. De plus, les URL sont lisibles. Un bon exemple à mettre dans vos benchmarks.

Best of 2007

Petite rétrospective des meilleurs billets de l’année 2007 (à lire dans l’ordre).

Interfaces riches

Réseaux sociaux

Univers virtuels

Web 2.0

Entreprise 2.0

E-marketing

E-commerce

Utilisabilité

Simple et efficace

Bon, il va maintenant falloir que je m’attaque à l’année 2008…

Inutile donc indispensable N°2 : le disque dur externe avec une fenêtre de visualisation

Voici un projet incroyable qui nous vient des Pays-Bas, un disque dur externe qui peut afficher son contenu dans une fenêtre de visualisation : IVY.

external_hard_disk_treemap.jpg

En fait il ne s’agit pas tout à fait de visualiser le contenu des fichiers mais plutôt la répartition sur un petit écran OLED qui exploite pour cela l’algorithme Sequoia View.

(via information aesthetics)

Différents outils pour différents types de relation au sein d’une Entreprise 2.0

Je reviens sur un très bon article publié par Andrew McAfee le mois dernier : How to Hit the Enterprise 2.0 Bullseye.  Il y est question de la nature des relations entre les collaborateurs : non seulement elles ne sont pas les mêmes (plus ou moins fortes) mais en plus elles correspondent à des outils différents.

L’auteur distingue ainsi 4 natures de relation :

  • forte (vos collègues proches, qui font à peu près le même métier ou dans une activité similaire) ;
  • faible (vos collègues plus éloignés, qui font un métier différent) ;
  • potentiel (les collaborateurs appartenant à une filiale opérant sur un domaine d’activité et un marché différent) ;
  • nulle (les collègues dont vous ignorez l’existence voir qui n’ont pas d’accès au réseau de l’entreprise).

Et bien figurez-vous qu’il y a beaucoup plus de relations faibles ou potentielles que de relations fortes. A partir de là, certains outils de l’Entreprise 2.0 fonctionnent mieux que d’autres en fonction du type de relation :

  • les wikis pour les relations fortes (partage de savoir) ;
  • les réseaux sociaux d’entreprise pour les relations faibles (partage d’informations ou de contacts) ;
  • les blogs et fermes de blogs pour les relations potentielles (recherche d’informations ponctuelles) ;
  • les outils de prédiction pour les relations nulles (recherche de tendance).

Vous remarquerez que dans la moitié des cas il n’est pas question de partage explicite (sous la forme de collaboration) mais de partage implicite (je trouve une information intéressante sans trop me soucier de qui l’a rédigé).

Une réflexion intéressante que démystifie le concept utopique de collaboration totale entre tout les employés.

Prévisions 2008 pour les univers virtuels

Le site Virtual Worlds Management vient de publier un livret regroupant les interviews de nombreuses personnalités des univers virtuels (éditeurs, prestataires…). Ce document synthétise les réponses apportées à des questions tournant autour de l’évolution du marché et des prévisions pour l’année 2008 : Industry Forecast 2008.

VirtualWorldForecast08.gif

Un document intéressant car gratuit, mais un peu lourd à lire. Heureusement que nos amis d’Extralab sont là pour nous fournir un petit résumé :

  • Le nombre d’univers virtuels continuera à augmenter, notamment ceux destinés aux ados et préados ;
  • Univers virtuels et réseaux sociaux continueront leur rapprochement (hybridation) ;
  • Les univers virtuels accessibles depuis un navigateur seront à même de transformer un marché de niche en marché de masse (sans oublier les déclinaisons sur téléphone mobile) ;
  • Le secteur éducatif et celui de l’entreprise (intranet avatarisé) seront les plus actifs en terme d’adoption et de développement d’usages spécifiques ;
  • Les univers virtuels feront l’objet d’une surveillance accrue des législateurs, notamment en terme de fiscalité ;
  • Apparition des premiers outils de mesure de l’engagement et d’un véritable indice de trafic et d’activité ;
  • Second Life ne sera probablement plus le terrain d’expression privilégié des marques, qui lui préfèreront des environnements plus contrôlables, stables et mieux structurés ;
  • Le marché asiatique (avec ses spécificités culturelles et technologiques) devrait être une force de proposition majeure à l’échelle internationale.

Celles et ceux qui ont pû assister à la présentation que j’ai donné lors du Festival de la Publicité y trouveront de fortes similitudes. J’espère bien pouvoir donner à nouveau cette présentation dans de bonnes conditions durant le mois de Janvier.

En attendant, je vous recommande de (re)lire mes précédents billets sur le sujet (qui restent toujours d’actualité) :

Du rififi dans la bureautique ?

Je sens que 2008 va être une année charnière pour les outils bureautiques :

Bref, ce créneau est plus que dynamique en ce moment et ça fait du bien. Pour un compte-rendu plus complet c’est ici : Web Office: 2007 Year in Review.

Prochains chantiers :

  • Intégration transparente d’application “bureau” avec des services en ligne (gestion de la synchronisation, du partage…) ;
  • Mise sur le marché de clients riches orientés bureautique (ROA ou Rich Office Application) ;
  • Intégration plus fine des documents dans une chaîne de traitement sémantique (permettant de faire de la syndication “intelligente”, de la structuration…) ;
  • (à vous de compléter la liste)