Vers une overdose de Twitter ?

<prologue>Pour celles et ceux qui souhaitent se remettre à niveau c’est ici : Twitter in Plain English, Twitter… what’s all the fuss about? ou encore How to Twitter (ces 3 article ssont en anglais mais vous avez aussi mon billet de l’année dernière : Twitter au cœur de la révolution des médias sociaux ?)</prologue>

Aviez-vous remarqué ces derniers temps la prédominance de Facebook et Twitter dans les discussions de la blogosphère ? Pour Facebook ça se comprend à la vue des courbes de croissance et du volume de trafic, mais pour Twitter… est-ce bien raisonnable ? Ne vous méprenez pas,  je ne vais me lancer dans un « Pourquoi je ne crois plus en Twitter » mais plutôt dans une réflexion que je souhaiterais partager avec vous : Est-ce que toute cette frénésie autour de Twitter ne va pas lui être néfaste ?

Outils de communication rudimentaire à la base, Twitter est devenu en à peine trois ans une plateforme sociale d’une incroyable richesse qui engendre une authentique adulation par les leaders d’opinion de la blogosphère (je n’ose plus dire « blogueurs influents« ). Le phénomène avait déjà été observé il y a deux ans :

history_blog

Pourtant le nombre d’utilisateurs de cette plateforme n’a rien de mirobolant (à peine plus de 10 millions d’utilisateurs dans le monde : Twitter Has A Big Month, Grows To Over 8 Million U.S. Users), mais c’est indéniablement le service hype du moment où il faut impérativement être vu (à l’image des comptes de Google et Mark Zuckerberg ces derniers jours).

Ce qu’il y a de particulièrement intéressant avec Twitter c’est la facilité avec laquelle il est possible de lui trouver de nouveaux domaines d’application :

Dernière folie en date : Kogi, un restaurateur qui mélange cuisine coréenne et tacos dans son camion, qui a eu la très bonne idée de diffuser les emplacements de son camion via son compte Twitter. Résultat : entre 300 et 800 clients à chaque arrêt (cf. cet article du L.A. Times).

500 clients à chaque nouveau tweet pour ce restaurateur mobile
500 clients à chaque nouveau tweet pour ce restaurateur mobile

Sommes-nous devant une authentique révolution (web 2.0 2.0 ?) ou devant un épiphénomène comme seule la blogosphère sait nous en pondre ? Difficile à dire car je manque un peu de recul sur ce sujet (cela fait presque deux ans que je tweete sur twitter.com/FredCavazza). Toujours est-il que je vois d’un mauvais oeil cette sur-médiatisation autour de Twitter qui risque de cristalliser l’antagonisme des sentiments que génère ce service (on aime ou on déteste). J’espère sincèrement que tout ce ramdam ne va pas avoir un effet négatif sur ce service.

(via TheNextWeb)

Nouveau Facebook = Plus d’opportunités pour les annonceurs

Impossible cette semaine de passer à côté de cette annonce majeure : Facebook lancera la semaine prochaine une nouvelle version des profils et pages annonceurs : New Facebook Home Page.

La nouvelle page d'accueil de Facebook (Mars 2009)
La nouvelle page d'accueil de Facebook (Mars 2009)

Je ne vais pas m’étendre sur la nouvelle page profil car d’autres l’on fait avant moi, je souhaites juste corriger le fait qu’avec cette nouvelle version Facebook ne souhaite pas concurrencer Twitter mais plutôt FriendFeed (cf. With Twitter Envy, Facebook Adds (Near) Real-time Web Capabilities). Les services de social streaming sont en effet beaucoup plus proches d’un point de vue fonctionnel : agrégation social, commentaire sur les news, fonction d’appréciation « Like »… (lire à ce sujet : Socialstream, vers une hyperprésence des blogueurs ?).

Mais plutôt que de débatre sur cette nouvelle page profil, intéressons-nous plutôt à la réelle révolution de cette annonce : la refonte de la page annonceur.

Les annonceurs se fondent dans la communauté

Jusqu’à présent les pages réservées aux annonceurs (« Pages« ) proposait un modèle d’interaction plutôt limité : devenir fan, écrire sur le wall… Les annonceurs qui souhaitaient initier des échanges plus riches devaient passer par les applications. Oui mais voilà, depuis la refonte d’Octobre 2008, les applications n’apparraissent plus sur les profils mais dans un onglet (cf. Pour ou contre la nouvelle version de Facebook ?), ce qui est problématique pour les annonceurs car cela diminue d’autant la visibilité de leurs actions.

Mais tout ça va changer avec les nouvelles pages annonceur qui ressemblent beaucoup plus à des pages de membre : New Facebook Pages, A Guide for Social Media Marketers.

Les changements de la page annonceur de Facebook
Les changements de la page annonceur de Facebook

Grosse nouveauté : la possibilité pour une marque de publier des changements de status (qui apparaitront sur le News Feed des fans). C’est donc un  premier pas vers la fusion des profils de membre et des pages annonceurs : Brands to Gain Voice as Facebook Merges Pages and Profiles. Ce changement n’est pas anodin car cela va changer beaucoup de choses dans la façon dont les marques exploitent Facebook (lire à ce sujet le très bon How to Brace for the Facebook Page Redesign).

Plus de pro-activité pour les annonceurs

Concrètement ces nouvelles pages vont considérablement augmenter la visibilité potentielle des marques. Je dis bien « potentielle » car encore faudra-t-il que les marques fassent l’effort de régulièrement mettre à jour leur status et de préférence avec du contenu intelligent (évitez à tout prix les promos car cela risque de vite fatiguer les fans). Ceci va très certainement modifier également le rapport des membres vis à vis des marques qui seront bien plus présente dans leur usage quotidien de la plateforme : How Facebook, Google, and Yahoo Are Making Ads Part of Your Life.

La nouvelle page annonceur de Britney Spears sur Facebook
La nouvelle page annonceur de Britney Spears sur Facebook

Nous ne pouvons donc que nous réjouir de ce changement car cette nouvelle page pour les annonceurs va mettre sur le devant de la scène des logiques de fllux d’activité de marque (cf. Lifestream + Brand = Brandstream). On en vient même à se dire que ces nouvelles pages annonceur vont devoir être intégrée de façon très fine aux différentes campagnes pour pouvoir fluidifier le recrutement de prospects qualifiés (cf. Facebook Pages Will Replace Traditional Landing Pages).

Mais encore une fois la contrepartie pour les annonceurs est de devoir être beaucoup plus entreprenants avec les fans / prospects en leur apportant une proposition de valeur tenant compte des spécificités du contexte « social » : il n’est pas question de relayer le même message que celui utilisé dans la publicité traditionnelle (TV, bannières…) mais d’initier un dialogue et une relation fondée sur l’expérience de marque plutôt que sur le déstockage de produits invendus.

Un premier pas vers les social ads en réseau ?

Outre cette nouvelle page annonceur, il y a également du nouveau pour les Facebook Ads : la possibilité de diffuser des messages ciblés sur des sites partenaires au travers de Facebook Connect (cf. Facebook Connect + Facebook Ads = A Social Ad Network). C’est donc une très grosse nouveauté car un tel dispositif permettrait de considérablement améliorer la portée d’une campagne en étendant la visibilité en dehors de Facebook, directement là où les utilisateurs se trouvent.

Nous nous dirigeons donc petit à petit vers une sorte de réseau de diffusion « sociale » des campagnes, un réseau permettant à un annonceur d’être présent de façon uniformisée sur différentes plateformes sociale. Notons que cette offre existe déjà via des acteurs périphériques comme RockYou ou Cubics : RockYou Adds Cross-Network Targeting to Ad Network.

Voilà donc un signe fort que le marché est en train de se structurer et l’offre à destination des social marketers progresse dans la bonne direction : une prise de parole plus subtile (moins intrusive) et surtout tournée vers l’engagement (jeux, dialogue…) et non plus sur l’interrupion (« Arrêtez de faire ce que vous êtes en train de faire et écoutez mon message« ).

C’est également une très bonne nouvelle pour les gens de la profession qui vont pouvoir travailler sur des mission plus intéressantes de community managment plutôt que sur de la diffusion de publicité déguisée via des applications. Les community managers seront donc les nouveaux architectes de la gestion de la relation client dans un contexte résolument plus participatif au travers des plateformes sociales. Vivement la suite…

L’authentification au centre de nombreuses attentions

Ces derniers mois l’actualité autour des technologies d’authentification est chaude, bouillante même ! Pour faire simple, l’authentification est « la procédure qui consiste à vérifier l’identité d’une entité  (personne, ordinateur…), afin d’autoriser l’accès de cette entité à des ressources (systèmes, réseaux, applications…)« . Jusqu’à très récemment sur le web, le seul moyen d’accéder à un service était de se créer un compte en choisissant un identifiant et un mot de passe. Au siècle dernier cela ne posait pas de problème dans la mesure où un utilisateur lambda n’exploitait que très peu de services en ligne (Yahoo!, Amazon, Ebay…). Donc le nombre de login / mot de passe à retenir était limité.

Mais avec l’avènement des médias sociaux tout se complique car il n’est pas rare de devoir jongler entre des dizaines de services en ligne et donc autant d’identifiants et mots de passe. C’est là où sont apparus des systèmes d’authentification décentralisés comme OpenID. Très prometteuse, cette technologie a rapidement été adoptée par les plus grands acteurs (cf. Google, IBM, Microsoft, Yahoo et VeriSign adoptent OpenID) sans toutefois remporter l’adhésion du grand public.

Une technologie trop complexe pour le grand public

Le problème vient très certainement d’un manque de volontarisme de la part de ces acteurs qui hésitaient à se lancer dans de grandes campagnes d’évangélisation. Sans vouloir jouer les devins je pense que cette frilosité est du à une mécompréhension entre les notions d’identité et de profil. Communiquer sur un mécanisme de délégation d’authentification aurait fait fuir les partenaires potentiels (qui implémenteraient cette technologie) et inquiété les investisseurs.

Bref, tout ça pour dire qu’OpenID n’a pas trouvé sa cible, d’autant plus qu’il existe d’autres solutions qui présentent chacune des avantages / inconvénients. Ce contexte concurrentiel n’a fait que ralentir l’adoption de ces technologies, et ce malgré des travaux d’interopérabilité (cf. Vers un standard d’identité numérique ?).

Plus de simplicité et des usages concrets par faciliter l’adoption

Cela n’a pas découragé les promoteurs d’OpenID qui ont fait progresser leur standard et surtout l’ergonomie du dispositif : La création de compte simplifiée avec OpenID.

Mais celui qui a réellement fait découvrir la délégation d’authentification au grand public c’est… Barack Obama (encore lui ?) ou plutôt Facebook qui a eu la très bonne idée d’associer sa technologie « maison » Facebook Connect à une opération de buzz autour de la cérémonie d’investiture du nouveau président US. Et là subitement, l’intérêt de ces technologies sautent aux yeux (cf. CNN + facebook, premier exemple concret de télévision communautaire et Le partenariat CNN Live et Facebook peut-il faire trembler Twitter ?). La promesse est en effet très belle : pouvoir tester et s’inscrire sur une infinité de sites sans avoir à choisir de nouveaux identifiants en se servant de votre compte Facebook :

Oui mais voilà, cette promesse à une contre-partie : il faut accepter de partager certaines informations concernant votre profil. Cette première application à grande échelle a ainsi réveillée les vieilles craintes liées au respect de la confidentialité et aux dérives potentielles. Quoi que… il faut quand même se méfier (cf. Facebook Connect + Facebook Ads = A Social Ad Network).

Il n’a pas fallu attendre très longtemps pour que Google dévoile à son tour sa propre solution qui repose non pas sur une technologie propriétaire mais sur deux standards (OpenID et OAuth) : Google lance son offre concurrente à Facebook Connect.

Puis nous avons entendu des rumeurs au sujet de Twitter qui lui aussi serait en train de tester son propre mécanisme : Twitter OAuth Spotted in the Wild.

twitterinudasocialplume

Le cas de Twitter est particulièrement intéressant car il existe de nombreux services qui reposent sur les APIs de Twitter et qui se servent déjà des comptes des utilisateurs comme identifiants. En implémentant un mécanisme plus robuste comme OAuth, Twitter donne alors la possibilité à ses utilisateurs de gérer de façon plus fine les droits d’accès.

Et finalement cette semaine c’est au tour de Yahoo! d’annoncer sa propre solution : Yahoo! Updates (cf. Yahoo! tente de concurrencer Facebook avec Yahoo! Updates).

Le système d'authentification de Yahoo!
Le système d'authentification de Yahoo!

Vous noterez au passage qu’il ne s’agit pas QUE d’authentification mais également d’agréger les actions réalisés sur les sites partenaires sur votre profil Yahoo!. Vous pouvez voir fonctionner ce système ici : Yahoo! Updates API Demo. D’un point de vue technique, les équipes de Yahoo! ont eu la très bonne idée de monter un partenariat avec JS-Kit, une société qui fournit une brique technologique très intéressante puisqu’elle permet (d’après ce que j’ai compris) de véhiculer des données « sociales » (updates…) entre différent services à l’aide de ces technologies de délégation d’authentification (plus d’infos ici : Yahoo! Launches Major Challenge to Facebook Connect).

Très bien… mais tout ceci ne résout pas le problème de fond du choix de la technologie : les différentes solutions existantes (plus ou moins concurrents) brouillent le débat et divisent la communauté informatique. Et pendant se temps là, l’utilisateur est toujours perdu dans ce débat d’expert (et dans ses mots de passe).

Bon… ceci étant dit et au vue des derniers travaux réalisés il semblerait que l’on commence à se diriger vers des solutions plus « grand public« , c’est à dire proposant un mode d’interaction plus simple pour l’nternaute lambda. Illustration avec le module de commentaires universels de JS-Kit : Comments Service.

Le système de multi-déléguation de JS-Kit
Le système de multi-déléguation de JS-Kit

Comme vous pouvez le constater sur cette capture, il est possible de déposer un commentaire en utilisant l’un des systèmes d’autentification proposé (OpenId, Yahoo! Updates, Facebook Connect…). Disons que c’est un premier pas très encourageant.

La vision du futur de Microsoft

Dans mes prédictions 2009 j’anticipais un retour sur le devant de la scène pour Microsoft, ce retour en grâce passant notamment par un certain nombre de projets innovants comme Photosynth, Surface, Sphere ou encore WorldWide Telescope. À cette liste de projets il faut également ajouter tous les projets expérimentaux menés dans le Microsoft Labs comme cette stupéfiante vidéo : Future Vision Montage.

Cette compilation de concepts regroupe en effet une incroyable série d’interfaces toutes plus belles les unes que les autres qui me font penser au célèbre Vodafone Future :

microsoftfuturevision

Saluons donc le formidable travail de design réalisé pour mettre en scène ces interfaces qui concurrencent sérieusement le concept Aurora de Mozilla (même si dans le fond très peu de ces concepts sont pour le moment réalisables). Dans le même genre il y a aussi le 4G=IP de Cisco. (via R/W Web)

Compte-rendu du dîner avec NKM

Hier soir un certain nombre de blogueurs (une vingtaine pour être précis) étaient invités à un dîner d’échanges de points de vue organisé par le cabinet de Nathalie Kosciusko-Morizet. L’occasion pour moi de pouvoir l’approcher d’encore plus près (cf. Compte-rendu du Forum Net Explorateur 2009) et de (re)voir mes collègues blogueurs. De ce point de vue là je n’ai pas été déçu car il y avait beaucoup de têtes connues et parce que ce dîner était placé sous le signe de la proximité avec des discussions très intéressantes.

Un grand merci au cabinet de la Ministre (Adrien et cie) et toutes mes plus plates excuses pour mon retard. En fait j’avais vu trop juste car j’étais persuadé que la Ministre viendrait avec un retard de courtoisie d’au moins 30 minutes comme cela avait été le cas pour le dîner de l’année dernière avec Valérie Pécresse (pas de bol elle était là pile à l’heure). Mais bon j’ai tout de même pu profiter d’un petit speech d’introduction pour nous résumer les points clés du récent déplacement en Asie (cf. Avec NKM en Corée et au Japon) :

Le discours de NKM
Le discours de NKM

Différentes thématiques fortes ont ainsi été étudiées par la déléguation française lors de ce déplacement en Asie : les services à la personnes (en ligne, assistances robotisées), TV sur mobile et objets communicants. L’objectif de ce dîner (et des rencontres qui vont suivre) est de voir comment il est possible d’importer ces modèles en France et de développer de nouveaux axes d’innovation plus spécifiques à notre contexte. Et si en prime cela peut sauver / créer des emplois c’est encore mieux (les fameuses solutions de « sortie de crise« ).

Discussions très intéressantes à table avec notamment Fabrice Mattatia, un conseiller technique, sur les problématiques d’authentification et d’identité numérique. Grand débat également sur les mutations sociétales à venir dans les 10 prochaines années et l’impact de l’arrivée en entreprise de la génération Y avec Anne-Caroline Paucot.

J’ai également eu la chance de partager le fromage et le dessert avec la Ministre qui est venu rejoindre notre table et s’asseoir à côté de moi. Discussion de rigueur sur la loi Hadopi et l’absurdité de cette situation. J’ai par contre été enchanté de pouvoir parler avec NKM d’un sujet qu’elle avait spontanément abordé plus tôt : le télé-travail. Il existe visiblement de nombreuses réflexions sur le sujet et surtout des projets d’aménagement du cadre législatif des télé-travailleurs. Une aubaine pour les indépendants comme moi qui travaillent à domicile. Il est notamment question d’incitations économiques / fiscales pour favoriser cette pratique qui cumule beaucoup d’avantages : plus de productivité, moins de déplacements et de CO2…

Je ne regrette pas ma soirée, les échanges y étaient sincères et le fromage excellent (surtout le camembert au calvados). J’espère sincèrement que d’autres initiatives de ce type seront renouvelées et que des blogueurs d’horizons plus variés pourront participer au débat.

Livre dont vous êtes le héros + Web 2.0 = Protagonize

Je souhaiterais vous parler ce matin de mon coup de coeur de la semaine (avec un an de retard) : Protagonize, un site d’écriture collaborative de livres en ligne. Il existe déjà de nombreuses initiatives de livres collaboratifs basés sur un wiki (notamment We Are Smarter Then Me), des films collaboratifs (avec la plateforme CoWriteScript) et même des documentaires collaboratifs (dont le très sérieux LostZombies) mais cette plateforme mérite une attention particulière.

La page d'accueil de Protagonize
La page d'accueil de Protagonize

La plateforme est assez classique dans ses fondamentaux : des catégories, commentaires, notes, tags, favoris, tops et profils des membres. Par contre l’innovation vient de la structure des livres. Il y a des livres à structure linéaire (plusieurs chapitres qui s’enchainent comme Abstinence) qui sont rédigés par un seul auteur qui s’inspire des commentaires des membres :

Un livre à structure linéaire de Protagonize
Un livre à structure linéaire de Protagonize

Et il y a les livres à embranchements multiples (comme les Livres dont vous êtes le héro) auxquels tout le monde peut contribuer comme The East Wallinford Chronicle) :

Un livre à ambranchements multiples dans Protagonize
Un livre à embranchements multiples dans Protagonize

La plateforme est très bien conçue avec beaucoup de pédagogie et d’explications, les possibilités sont nombreuses, le design est particulièrement bien soigné avec un très beau traitement typographique. Bref je suis conquis par ce nouveau concept dont vous trouverez plus d’infos ici : Protagonize, A Collaborative Fiction-Writing Community et  Test Vidéo : Protagonize, le site 2.0 dont vous êtes le héros !.

Je rêve d’un concept similaire importé en France… encore faudrait-il réglé les problèmes potentiels de droits d’auteur et pourquoi d’exploitation commerciale collective (avec redistribution en fonction du degré de participation à l’oeuvre).

L’invasion des magazines photos en ligne

Décidément la presse n’en finit plus de se réinventer. Pour faire face à la baisse généralisée des ventes de papier nous assistons à la naissance d’un nouveau type de magazine en ligne : les photo-magazines. Particularité de ces sites : une ligne éditoriale orientée lifestyle et beaucoup de photos très qualitatives. Dans les faits, ça donne des sites comme Flipgloss, le dernier de la bande :

La page daccueil de Flipgloss
La page d'accueil de Flipgloss

Vous apprécierez les « unes » que l’on peut parcourir en mode coverflow sur la page d’accueil ainsi que l’effort notable pour proposer une mis en page agréable. Au niveau des pages intérieures, les articles sont en fait des diaporamas avec des photos en pleine largeur (ou hauteur) et du contenu associé :

Une page intérieure de Flipgloss
Une page intérieure de Flipgloss

Il est évident que ce type de site ne se préoccupe pas trop de l’accessibilité ou du temps de chargement mais de touye façon est-ce que les pendants « papier » de ces magazines en ligne se souciaient d’utiliser du papier recyclé ? Non pas réellement car l’objectif ici est bien de faire rêvé, et ça marche ! Plus d’infos ici : Flip Or Bust? FlipGloss Debuts Glossy Digital Photo Magazine.

Autre exemple avec Wonderwall publié par MSN :

La page daccueil de Wonderwall
La page d'accueil de Wonderwall

Là encore nous avons assez peu de texte et des photos dans tous les sens. Vous noterez au passage l’improbable barre de défilement latérale pour naviguer dans le site, sûrement une métaphore pour nous rappeler le geste du feuilletage des pages. Finalement une assez bonne idée car l’impression de « survoler » les sujets est bien présente. (via Paid Content)

Plus proche de chez nous, nous avons également le magazine français Ykone qui vient de voir le jour :

La page d'accueil d'Ykone
La page d'accueil d'Ykone

Bon… c’est moins spectaculaire et dense que les magazines US mais l’intention est là. (via Heaven)

Une tendance intéressante mais finalement je me demande s’il ne serait pas mieux d’encapsuler ce type de magazine dans des parutions plus étoffées comme les diaporamas de L’Express ou ceux de MenStyle.

Une nouvelle interface minimaliste pour le NY Times

Alors que la version française de Slate fait (toujours) débat, le NY Times n’en finit plus d’innover avec cette toute nouvelle interface minimaliste : Article Skimmer.

La nouvelle interface du NY Times
La nouvelle interface du NY Times

L’idée derrière cette interface est de pouvoir « balayer » les news d’un oeil distant comme vous pouvez le faire en buvant votre café du matin, d’où le titre du billet qui explique la genèse de cette interface : Sunday Browsing. La mise en page est réduite à sa plus simple expression, la lisibilité est parfaite et la prise en main immédiate. D’un point de vue ergonomique c’est du grand art, dans la droite ligne de cet article : In Defense of Readers.

Suite à une précédente expérimentation sociale à grande échelle (cf. L’avenir de la presse en ligne est-il dans le social ?), le NY Times confirme sa position de pionnier dans une industrie de la presse qui se cherche un second souffle.

(via SwissMiss)

Google lance sa barre communautaire

Grosse offensive sur le front social de la part de Google qui vient tout juste de lancer sa barre communautaire (« social bar » en anglais) : A social bar for your site. Faisant suite au lancement (timide) de son programme Google Friend Connect, il semblerait que le géant de la Silicon Valley soit bien décider à ne pas se laisser distancer sur le terrain des applications sociale (cf. Google Raises The Social Bar With New Friend Connect Feature).

Sur le même principe que Google Friend Connect (cf. Ouverture des réseaux sociaux, la route sera longue…), la social bar s’installe sur n’importe quel site / blog et permet d’injecter dedans une couche de sociabilisation. Vous pouvez tester ça dans cet exemple :

La barre communautaire de Google
La barre communautaire de Google

Vous noterez donc que cette barre est constituée de trois parties :

  • La liste des internautes actuellement connectés (les « members« ) ;
  • Les derniers commentaires publiés ;
  • L’activité des membres (derniers isncrits / commentaires…).

Cette social bar ressemble donc fortement à ce que propose LiveBar et dont j’avais déjà parlé ici : Ajouter une couche sociale à votre site, une vraie fausse bonne idée. Ce flux d’activité (Site Stream) me fait également penser à MyBlogLog (propriété de Yahoo!) qui propose une liste des derniers visiteurs.

Précisons que les commentaires ne sont pas déposés sur le site directement mais qu’ils y sont associés. Ces commentaires (et leurs réponses) ne sont donc pas mélangés avec les autres commentaires (les vrais) mais cohabitent. L’idéal serait de pouvoir se servir de cette social bar pour ne pas avoir à s’identifier sur les différents blogs et sites sociaux où vous laissez des commentaires. Ça en ferait donc une sorte d’agrégateur de commentaires sur le même modèle que BackType (lire à ce sujet : Les commentaires au centre de votre graph social ?).

Malgré sa sobriété, je déplore l’impossibilité de la « fondre » dans la mise en page du site en héritant des couleurs et typos de la feuille de style (par exemple). Mais je pense que ça ne serait tarder…

Toujours est-il que ce lancement, qui fait suite à de nombreux autres ces dernières semaines, nous prouve (ou veut nous faire croire) que Google n’a rien perdu de sa capacité d’innovation et de sa faculté d’enchaîner les nouveautés. Peut-être une façon pour eux de rassurer le marché suite à la fermeture d’un certain nombre de projets ?

A quand l’intégration par défaut de cette social bar dans Chrome ou la Toolbar ?

Publiez vos performances sexuelles avec Bedpost

Ce coup-ci je crois que l’on vient de franchir un nouveau cap avec cette application sociale qui repousse toujours plus loin les limites de l’intimité. Bedpost est en effet un service qui vous permet de suivre votre activité sexuelle et de partager vos statistiques avec d’autres. Bien évidement il n’est pas ici question de publier un « sex feed » public (dommage pour les vantards) mais plutôt de garder une trace de votre vie sexuelle.

Une fois votre profil créé, vous pouvez commencer à publier un récapitulatif de votre denier rapport avec la date, la durée, le partenaire (choix dans une liste), la note et même des mots-clés descriptifs :

La publication d'un post avec Bedpost
La publication d'un post avec Bedpost

Nous avons ensuite une vue calendrier avec les différents « posts »  et les statistiques (moyenne, cumul annuel / mensuel…) :

La vue calendrier de Bedpost
La vue calendrier de Bedpost

Nous avons enfin une timeline qui permet d’avoir une vue annualisée avec un code couleur en fonction de la natude du rapport (à deux, en solo…) :

La timeline de Bedpost
La timeline de Bedpost

Bon… je pense que nous sommes tous d’accord pour dire que cette application est de très mauvais goût… mais qu’elle risque d’initier un véritable raz-de-marée d’applications sociales à forte connotation sexuelle. À votre avis il faudra combien de temps pour que ce service soit copié sous forme d’application Facebook ?

Plus d’infos ici : Bedpost tags your headboard notches.

(via Springwise)