Google lance O3D, un plug-in pour faire de la 3D dans le navigateur

Grosse surprise hier soir avec le lancement par Google de O3D, un plug-in permettant de faire de la 3D dans votre navigateur : Introducing O3D. Cerise sur le gâteau, ce plug-in (et les technologies qui vont derrière) sont publié en open source sous licence BSD : Toward an open web standard for 3D graphics.

Voici une démonstration de ce que le plug-in est capable de faire :

De la 3D dans mon navigateur ?

Oui tout a fait, de la vraie 3D qui utilise la technique du shading pour représenter des objets ou scènes 3D importés depuis des éditeurs comme Google Sketchup, 3ds Max ou Maya.

Mais pour cela il vous faut installer un plug-in (5,3 Mo) qui est disponible sur différents navigateurs et systèmes d’exploitation :

  • Windows XP SP2 ou Vista SP1 avec Firefox 2 et +, Internet Explorer 7 et +, Google Chrome
  • Mac OS X 10.5 (Leopard) avec Firefox 2 et +, Safari 3 et + ou Camino
  • Linux (instructions de compilation fournies)

Pour renter dans les détails techniques, ce plug-in permet de mettre à contribution votre carte graphique via DirectX9 ou OpenGL. Le rendu 3D est généré à partir d’un nouveau langage (le O3D Shading Language) ainsi que le moteur javascript “maison” V8 (le même qui propulse Chrome) :

o3dsoftwarestack

Et le rendu est impressionnant, je vous invite pour cela à découvrir la galerie d’exemples avec la fameuse Beach Scene :

Exemple de scene 3D avec O3D
Exemple de scene 3D avec O3D

Mais il y a également de belles démonstrations du moteur physique dont Box2DJS in 3D :

Le moteur physique en action de O3D
Le moteur physique en action de O3D

De même qu’un configurateur d’intérieur (Home Configurator) :

Le configurateur d'intérieur de O3D
Le configurateur d'intérieur de O3D

Et il y a même des petits jeux concocté par les équipes de Google (Checkers et Prince IO: The SketchUp Knight) :

Le jeu en 3D de O3D
Le jeu en 3D de O3D

Chose intéressante, comme c’est du javascript, les applications 3D peuvent être utilisées en mode hors-ligne avec Google Gears.

D’après le chef de projet (Henry Bridge) et le directeur technique (Matt Papakipos), l’objectif de O3D est de rendre les informations plus accessibles (par le biais de représentations 3D) et d’intégrer dans le navigateur du contenu 3D à la manière de Google Earth. Pour en savoir plus c’est ici : Google joins effort for 3D Web standard with new plugin.

Avons-nous besoin d’un nouveau standard 3D ?

Voilà la question de fond que l’on est en droit de se poser car :

Donc sur ce coup là, c’est bein Google contre le reste de l’industrie (ATI, AMD, Nvidia, Intel, IBM, Sun, Apple, Sony… et tout une tripotée d’industriels qui ont rejoint l’initiative Khronos afin de capitaliser sur OpenGL – cf. About the Khronos Group). Ce qui est vraiment très étrange dans cette histoire c’est que Google a pourtant rejoint le groupe Khronos… mais développe ses propres spécifications qui du coup vont rentrer en concurrence avec la futur extension Canvas:3D de Firefox 3.5 (cf. Bringing accelerated 3D to the web). Ils auraient visiblement l’intention de faire converger les deux (O3D et Canvas:3D) mais pour le moment ils préfèrent avoir une plus grande marge de manoeuvre et faire tranquillement évoluer leur technologie.

Tout ceci est donc conforme à la “culture Google” de jouer sur l’ambigüité avec des technologies dont le code source est publié mais qu’ils se chargent eux-mêmes de faire évoluer comme c’est le cas pour Android, Chrome ou Native Client. Il y a donc fort à parier que Google va tenter d’imposer son standard en s’appuyant sur sa force de frappe technique. Réussiront-ils à convaincre les industriels du secteur ? Difficile à dire pour le moment tant ils évoluent dans deux mondes différents (hardware pour les uns et services en ligne pour Google).

Premières réflexions sur O3D

Passé les premiers tests, il est maintenant temps d’analyser à chaud cette annonce :

  1. Avant toute chose, ne nous emballons pas, O3D n’est pour le moment qu’un prototype technologique uniquement destiné aux développeurs (donc dans un contexte similaire à Native Client – lire à ce sujet : Native Client, la technologie RIA de Google qui risque de faire long feu) ;
  2. Ma préférence va  à Unity3D qui propose un rendu plus fluide pour un plug-in qui s’installe “à chaud” (contrairement à O3D qui nécessite un redémarrage) ;
  3. Si Google ambitionne de révolutionner les jeux en ligne en apportant la 3D dans le navigateur c’est raté car il existe de nombreux acteurs de niche qui sont bien mieux positionnés dont Unity qui propose un environnement d’édition très performant (lire à ce sujet : Après les Rich Internet Applications, les Rich Internet Games ? et Et on reparle des Rich Internet Games) ;
  4. Ça commence à faire beaucoup de plug-in entre O3D, Gears et NaCl ! Ne serait-ce pas une honteuse stratégie pour nous faire comprendre que le plus simple est d’utiliser Chrome ? ;
  5. Va-t-on assister à une résurrection de Lively dans la mesure où Google sait donner une seconde chance à ses produits (notamment Jaiku qui a été racheté puis abandonné puis publié en open source) et où Google voulait en faire une plateforme de jeux (cf. Lively deviendra-t-il une plateforme de jeux ?) ;
  6. Au final, cette histoire de plug-in 3D pour des jeux en ligne ne serait-elle pas un moyen de booster un secteur qui va lui rapporter de l’argent via son programmes In-Game Advertising et concurrencer ainsi Microsoft avec Massive ?

Bref, j’ai comme l’impression qu’il y a une histoire de gros sous et que ce n’est pas juste un prototype technique.

Twitter a-t-il atteint le point de bascule ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la Tweetosphere (ou plus élégamment appelée Statusphere) était en ébullition la semaine dernière. Avouez que pas un seul jour ne passe sans que nous soyons abreuvés de billets faisant référence à Twitter. Je fais donc suite à un précédent article publié sur le sujet (Vers une overdose de Twitter ?) pour vous faire part de mon appréhension.

Que va donc devenir Twitter quand il sera un service mainstream ?

Twitter ne serait plus réservé aux geeks et autres égo-blogueurs ? Mais non enfin, Twitter est maintenant devenu la plateforme sociale de référence, celle où il faut être vu, celle qui est au centre de toutes les attentions (du moins aux États-Unis). Hé oui, il va falloir vous y faire, Twitter est maintenant largement rentré dans les moeurs puisque ce service dispose de son hymne officiel (TwitterTronic), de son rap parodique (Let me Twitter dat) et même de ses virus (mikeyy: Another Twitter Worm on the Loose). Pire : on y croise votre boulanger (BarkerTweet : Le twitter du boulanger), votre chat (Twittering Cat Flap, So you know whether your pet is in or out), votre foetus (Precocious Baby Starts Twittering from the Womb) et même Ulysse (If Homer’s Odyssey Was Written On Twitter).

Homer et l'Odyssée sur Twitter
L'Odyssée d'Homer en 140 caractères sur Twitter

Certains pourront dire que l’adoption de Twitter par les stars a tout changé : de Shaq O’Neil (It’s Shaq’s Fault Twitter Has Exploded) à Hugh Jackman (Hugh Jackman Giving $100K to Charity via Twitter) Oprah Winfrey (Will Twitter See an “Oprah Effect”?) en passant par Ashton Kutcher (How Oprah and Ashton have forever changed Twitter).

La première publicité pour promouvoir un compte Twitter ?
La première publicité pour promouvoir un compte Twitter ?

Le phénomène Twitter a pris tellement d’ampleur que l’on commence à lui trouver des vertus incroyables comme celle de sauver des vies (Demi Moore helps stop suicide on Twitter), des industries (Can the Statusphere Save Journalism?), d’aider à la révolution populaire en Moldavie (Moldova’s Twitter Revolution) ou même de changer le monde (The Twitter Platform: 3 Years Old and Ready to Change the World).

La "révolution Twitter" est en marche en Moldavie
La "révolution Twitter" est en marche en Moldavie

Mais malheureusement les premières applications douteuses commencent à voir le jour comme ce journal des arrestations au Texas (Police in Denton Texas will make you Twitter famous) ou cet appareil de télé-tweeting (Twitter Telepathy: Researchers Turn Thoughts Into Tweets). Même si ce sont des cas isolés, le problème de la pollution reste entier : Le top 10 des relous sur Twitter.

Je pense donc je tweet
Je pense donc je tweet

Toujours est-il que Twitter attise les convoitises, surtout depuis que le commerce des comptes est ouvert (CNN Acquires CNNBrk Twitter Account) et que la confrontation avec Google (Google Search: When You Can’t Find it on Twitter) et Facebook (Are Twitter and Facebook Competing for the Next Social OS?) est annoncée.

Faut-il passer à autre chose ?

Bref, tout ça pour dire que j’ai un mauvais pressentiment pour ce service que j’affectionne particulièrement : Comment tout ceci va-t-il finir ? Vont-ils savoir gérer cette surexposition médiatique ? Comment concilier geeks, peoples et adopteurs tardifs sur une même plateforme ? L’équation est difficile à résoudre et le scénario le plus probable semble être une défection de la première vague d’utilisateurs comme le présent Jeremiah Owyang : What Happens When Twitter Gets Mainstream Attention.

Il y a en effet fort à parier que les stars, médias et marques vont se jetter sur ce nouvel eldorado sans réellement chercher à comprendre et reproduire le schéma traditionnel du matraquage top-down comme ils savent si bien le faire. Oui mais attention, Twitter est un outil à manier avec précautions. Le retour de bâton risque d’être sévère (ou pas).

Donc oui, si vous tenez absolument à être en avance de phase, passez à autre chose. Tentez votre chance avec identi.ca, les réseaux sociaux micro-localisés, le social gaming ou les sites augmentés.

Tout ça pour 14 millions d’utilisateurs

14 millions d’utilisateurs… est-ce une blague ?” Non pas du tout, c’est la réalité. Tout ce ramdam pour seulement 14 millions d’utilisateurs. Comme quoi la capacité de résonnance de la blogo/statusphère est quasiment illimitée !

Tout ceci n’est pas sans me rappeler le barouf médiatique autour de Second Life ! Quoi que… cette mésaventure ne leur a pas été fatale : Second Life Starts To Grow Again. Tiens d’ailleurs il paraît qu’il est possible de tweeter depuis SL, il faut que je tente ça…

Social Media Landscape Redux

A new version of this landscape has been published here: Social Media Lanscape 2011.

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Following last year’s first version of my Social Media Landscape, I am induced to publish a new version to sync with the market’s latest evolutions. And I a not the only one: The Conversation Prism v2.0.

This new landscape is now spitted into four main usages (expressing, sharing, networking, playing) and is structured around social platforms which ambition is to cover each user’s needs.

Social Media Landscape (redux)
Social Media Landscape (redux)

The large size version is here : Social Media Landscape (redux).

Four Main Usages

The various tools and services displayed on this landscape are listed bellow.

1. Expressing tools allow users to express themselves, discuss and aggregate their social life:

2. Sharing tools allow users to publish and share content:

3. Networking tools allow users to search, connect and interact with each other’s:

4. Playing services that now integrate strong social features:

From Social Networks to social Platform

At the center of this landscape we will find former social networks, which have evolved to progressively integrate more and more functionalities and morphed themselves into social platforms. The notion of ‘platform‘ is particularly relevant since those network have the ability to host applications (mostly the one you find on the four main usages).

We can split social platforms into two groups: The First Generation which have been existing since more then 5 years and gather between 50 and 200 millions of users (Facebook, MySpace, Friendster, Bebo, Orkut, Skyrock, Hi5, Windows Live…) and The New Wave of social players which have a similar offering and a fast growing audience (between 20 and 50 millions users – Netlog, Imeem, Piczo, Lexode, Hyves, Buzznet, Xanga, Zorpia…).

I won’t enter in the debate to foresight which platform will grow faster or which will appeal the most to youth audience but I anticipate a rough competition for Facebook which is stile experiencing cash flow problem by sticking to the advertising model while those new social players have integrated micro-transactions and premium membership in their business model.

Google and Yahoo! are still absent from the social scene (wait, maybe not…)

You will also notice in this landscape the discretion of Google and Yahoo! which are ‘only’ represented by services that did not managed to break through the social scene (while being strong references, Blogger, YouTube, FlickR cannot be considered has dominant social platforms). Let’s be honest: MySpace and Facebook decently steal the spotlight from Google and Yahoo!.

Wait… maybe not if you consider Google as a being in a much more favorable situation with lower-level services like Gmail (one needs an email to register Facebook, right?) or Google Maps (can you count the number of social services relying on Google mapping tool?). Add to this there current cash situation and it leaves them plenty of time to sharpen their social strategy (Maybe by buying Twitter or FriendFeed, or booth!).

The same is true for Yahoo! which can rely on a massive user base (still outnumbering Facebook’s one) and essential social bricks like Delicious, Yahoo! Pipes, MyBlogLog and the promising Fire Eagle.

Did I mention Microsoft? Yes, Microsoft, those guys behind Hotmail, MSN and Windows Live. Ignoring them would be a big mistake and Mark Z. was more than happy to welcome them in FB’s capital.

From this pint of view, I expect a very thought battle around authentication services (Facebook Connect, Google Accounts…) allowing social platforms to exist outside of their boundaries and to export their members’ social graph. Big players like Google, Yahoo! and Microsoft have to emphasis their legitimacy as historical web players to keep control over their users.

I strongly recommend you to pay attention to those different services (yes, there is a life outside Facebook) and I shall meet you next year for a third version!

Est-ce la mode des contenus augmentés ?

J’ai déjà eu l’occasion de vous parler de différentes expérimentations de réalité augmentée (notamment ici et ) mais la disponibilité récente d’un composant Flash open source semble avoir boosté le nombre de projets faisant appel à cette technique : avatar augmenté, infographie augmentée, brochure publicitaire augmentée, t-shirt augmenté, jeu augmenté… La liste est longue et il en sort tous les jours.

Pour mémoire, la réalité augmentéerend possible la superposition d’un modèle virtuel 3D ou 2D à la perception que nous avons naturellement de la réalité et ceci en temps réel“. Donc dans les exemples précédement cités, la réalité c’est ce que nous voyons au travers de notre webcam, la réalité augmentée c’est la même chose mais avec dess modèles virtuels 2D ou 3D en superposition. Les parebrises de voiture avec affichage “tête haute” de la vitesse c’est de la réalité augmentée. La visite d’un musée avec un casque qui diffuse des explications quand vous entrez dans une pièce ou que vous vous approchez d’une oeuvre, c’est de la réalité augmentée.

Dernière innovation en cours : le teaser augmenté. Et c’est Ubisoft qui ouvre la bal avec le mini-site de teasing de son futur hit Assasin’s Creed 2. En arrivant sur le site les visiteurs ont ainsi droit à une animation mystérieuse façon Leonard de Vinci :

Le teaser du mini-site de Assassin's Creed 2
Le teaser du mini-site de Assassin's Creed 2

Et ensuite… plus rien ! Les internautes sont simplement confrontés à un logo qu’ils peuvent imprimer. Il y a cependant sur le côté droit un petit menu où l’on peut activer sa webcam. Bingo ! C’était donc ça, les contenus ne seront accessibles qu’en les débloquant à l’aide d’une interface “augmenté” (plutôt que de saisir un code, il faut présenter le logo devant sa webcam). Conseil du jour si vous n’avez pas d’imprimante ou si vous ne voulez pas gâcher du papier : prenez en photo le logo et montrer votre téléphone à la webcam (et dites merci à Gaduman pour l’astuce) :

La réalité augmentée en action
La réalité augmentée en action : montrez le picto à votre webcam...

Le procédé est inhabituel (euphémisme) mais la suite est plus amusante car une fois le picto reconnu, du contenu relatif au jeu (en l’occurence une arme cachée dans la manche d’un des personnages) est affiché en surimpression :

...et du contenu relatif au jeu est affiché en suprimpression du picto
...et du contenu relatif au jeu est affiché en suprimpression du picto

Difficile pour le moment de deviner la suite de ce qui va être publié mais je parierais bien sur une animation plus complexe, une séquence du jeu par exemple. Alors oui, vous pourriez me dire que ce dispositif réduit fortement l’audience potentielle car il faut une webcam et une imprimante (ou à défaut un téléphone avec APN) mais l’innovation à un prix et je suis persuadé que dans le contexte particulier de ce jeu, ce pré requis n’est pas un problème pour la cible visée. Dans tous les cas de figure, cette initiative est suffisament originale pour être signalée (vous préférez une newsletter ?).

En tout cas je suis intimement persuadé que la réalité augmentée (tout comme la réalité alternée) est un filon extrêmement porteur pour redonner un coup de jeune au support papier (cf. Webcam Brings 3-D to Topps Sports Cards) avec un potentiel qui pourrait être démultiplié en combinant teasing, street marketing et mobile marketing (des indices sont disséminés dans les rues sous forme de pictos à prendre en photo puis à montrer à votre webcam pour en révéler le contenu).

Si vous avez d’autres exemples, laissez donc les liens dans les commentaires.

TV + Widget = Yahoo Connected TV

Vous avez une télé, vous connaissez les widgets, alors vous adorerez Yahoo! Connected TV. Pour faire simple il s’agit d’une technologie permettant d’installer des widgets sur votre télévision et de consommer des contenus et des services directement depuis votre canapé. Présentée à la dernière édition du CES, la gamme Internet@ TV de Samsung propose ainsi des modèles compatibles qui permettent de consulter des flux RSS tout en regardant un programme :

Premières images de Yahoo! Connected TV
Premières images de Yahoo! Connected TV

Tout se pilote depuis votre ordinateur : vous construisez votre TV dashboard en installant dessus les widgets disponibles (une cinquantaine pour le moment), vous branchez un câble réseau sur votre TV et zou !

Le basculement d’un widget à un autre se fait au travers d’une interface très intuitive en bas de page :

Les widgets disponibles sur Yahoo! Connected TV
Les widgets disponibles sur Yahoo! Connected TV

Vous avez aussi la possibilité de consommer des services Yahoo comme FlickR pour pouvoir consulter des albums photos (à quand Yahoo! Messenger ?) :

FlickR sur Yahoo! Connected TV
FlickR sur Yahoo! Connected TV

Je trouve le principe tout à fait intéressant car il répond à une réalité du marché : la fragmentation de l’audience. En mixant plusieurs flux de contenus au travers d’un même support (l’écran de TV), vous évitez à l’utilisateur de se disperser sur différents terminaux (TV, ordinateur, téléphone) et vous assurez un seuil minimum d’exposition pour les annonceurs (les widgtes sont activés pendant la pub ou un temps creux dans l’émission).

Pour l’instant ce système est propriétaire mais nous pourrions tout à fait envisager une système équivalent pour les fournisseurs d’accès de type triple-play (un rajoutant un module à votre box) ou en open source avec un boitier qui permettrait d’afficher sa page Netvibes en sur-impression des programmes.

En tout cas ce service conforte Yahoo! dans sa position de fournisseur de contenus et services multi-support : web, desktop, mobile, TV… Une pierre de plus dans ce gigantesque édifice qu’est le Yahoo! Social OS.

(via Last100)

Une nouvelle version du panorama des médias sociaux

À la suite de la publication l’année dernière d’une première version de mon panorama des médias sociaux, je suis amené à le faire évoluer tellement l’actualité est chaude et le marché dynamique. D’ailleurs je ne suis pas le seul : The Conversation Prism v2.0.

Cette nouvelle cartographie est maintenant décomposée en 4 grands domaines d’application (expression, réseautage, partage et jeux) et s’articule autour de plateformes sociales qui ambitionnent de couvrir l’ensemble des besoins des internautes.

Panorama des médias sociaux (mars 2009)
Panorama des médias sociaux (mars 2009)

Pour une version plus grande c’est ici : Panorama des médias sociaux (mars 2009).

4 grands domaines d’application

Les différents services et outils présents sur ce panorama sont listés ci-après.

1. Les outils d’expression permettent à un individu de prendre la parole, de discuter et plus généralement à agréger sa production :

2. Les services de partage permettent de publier et de partager du contenu :

3. Les services de réseautage servent à mettre en relation les individus :

4. Les services de jeux en ligne qui intègrent maintenant des couches sociales tèrs développées :

Des réseaux sociaux aux plateformes sociales

Au centre de ce panorama nous allons enfin retrouver les réseaux sociaux (dont certains existent depuis bien avant la plupart des services précédemment cités) qui ont petit à petit évolués pour intégrer toujours plus de fonctionnalités et se transformer en véritables plateforme sociales. La notion de “plateforme” prend ici tout son sens car ces réseaux ont la capacité d’héberger les applications que nous retrouvons dans les quatre grands domaines d’application.

Nous pouvons faire la distinction entre les réseaux sociaux de première génération qui existent depuis plus de 5 ans et oscillent entre 50 et 200 millions de membres (Facebook, MySpace, Friendster, Bebo, Orkut, Skyrock, Hi5, Windows Live) et la nouvelle vague de plateforme sociales qui proposent sensiblement les même choses et comptent entre 20 et 50 millions de membres (Netlog, Imeem, Piczo, Lexode, Hyves, Buzznet, Xanga, Zorpia).

Je me garderais bien de faire une prédiction sur quelle plateforme va croître le plus vite ou remporter le plus de succès auprès des djeunz mais j’anticipe une concurrence très rude pour Facebook qui penne toujours à monétiser son audience alors que ces nouveaux acteurs ont directement intégrés les micro-transactions dans leur modèle économique.

Pour une explication plus complète, je vous invite à consulter le compte-rendu de la conférence que j’ai donné le mois dernier : Quelles opportunités pour votre marque dans les médias sociaux ? (à partir de 6’40”) :

Deux grands absents : Google et Yahoo! (quoi que…)

Vous noterez également dans ce panorama la présence très discrète de Google et Yahoo! qui sont représentés par quelques services mais n’ont pas réussis à s’imposer comme les plateformes sociales de référence. Il y a certes de très belles réussites comme Blogger, YouTube, ou FlickR qui sont des références incontournables mais il faut bien reconnaître que les deux géants se sont fait voler la vedette par Facebook et MySpace.

Quoi que… quand on y réfléchit bien, Google est pour le moment en position de force avec un service comme Gmail (point de médias sociaux sans email) et avec un compte de résultat qui leur laisse le temps de peaufiner leur stratégie “sociale” (acquisition de Twitter ? de FriendFeed ?). Idem pour Yahoo! qui bénéficie toujours d’une très forte audience sur son portail et de services de base comme Y! Mail, Y! Messenger, Delicious, Y! Pipes

J’anticipe cependant une belle bataille autour des services d’authentification permettant aux plateformes sociales d’exister en dehors de leur site web et d’exporter le graph social des membres (lire à ce sujet L’authentification au centre de nombreuses attentions). C’est très certainement dans cette catégorie que les géants comme Google et Yahoo! ont tout intérêt à faire jouer leur légitimité pour garder un minimu de contrôle une audience toujours plus fragmentée.

Je vous invite maintenant à découvrir les différents services présents sur ce panorama et je vous donne rendez-vous l’année prochaine pour une troisième version !

Compte-rendu de la conférence Marketing 2.0

Cette semaine s’est déroulée pour la deuxième année la conférence Marketing 2.0 à Paris (cf. mes comptes-rendus de l’édition 2008 : Jour 1 et Jour 2). Une conférence de qualité car l’organisateur a réussi à faire venir des intervenants de qualité pour pouvoir partager leur expérience autour des médias sociaux.

marketing20

Why is Social Media so Important for Brands?

Première table ronde de la journée dédiée aux médias sociaux et aux communautés de clients. C’est Conny Kalcher de Lego qui prend la parole en premier :

  • Ils ne font aucune campagne traditionnelle envers la communauté car ils sont en contact direct avec les clients et les fans ;
  • Ils utilisent le Net Promoter Score pour mesurer l’attachement à la marque et la faculté des clients à assurer la promotion de la marque et des produits auprès de leurs proches ;
  • Le challenge qu’ils essayent de relever est d’améliorer les ventes et la satisfaction alors qu’elle est déjà largement supérieure à la moyenne ;
  • Ils ont scindé leur communauté de fans en plusieurs segments (en fonction de l’âge), ils ont des clubs, des ambassadeurs et des professionnels certifiés pour assurer l’animation dans chaque pays ainsi qu’un réseau social (My Lego Network) à destination des petits ;
  • En dialoguant avec les fans ils ont mieux compris leur mode de fonctionnement et la façon dont ils détournent les produits (cf. la technique des SNOTStuds Not On Top) ;
  • Ils sont passés de la co-création à des produits générés et produits par la communauté (Lego Digital Designer) ;
  • L’investissement réalisé dans ce dispositif communautaire est marginal, il a été principalement auto-financé (utilisation exclusive de ressources internes) et du coup ne se préoccupent pas trop du ROI, ils sont attentifs aux ventes et aux variations mais l’animation de la communauté fait partie de leurs missions quotidiennes.
Conny Kalcher de Lego
Conny Kalcher de Lego

Deuxième intervention avec Richard Owen de SatMetrix (et NetPromoter.com) :

  • Les médias sociaux sont intéressants pour répondre à un besoin exprimé contrairement aux médias traditionnels où les annonceurs dépensent des fortunes pour créer des besoins ;
  • La publicité traditionnelle est en déclin non pas car le médium est défaillant, mais parce que le message n’est plus adapté ;
  • Les publicités peuvent être très dangereuses quand elles font la promotion de produits ou services défaillants auprès de dizaine (centaines ?) de millions de cibles ;
  • Un bon produit / service n’a pas besoin de publicité (Amazon, Starbucks…) ;
  • Dans certains cas de figure, le bouche à oreille est tellement mauvais que les marques payent les clients pour qu’ils s’en aillent (ex. American Express) ;
  • En aucun cas une campagne de buzz peut améliorer l’image d’un produit ou compenser ses faiblesses (au contraire !) ;
  • N’importe quel produit peut bénéficier d’une dynamique communautaire (ex. Intuit et son logiciel de calcul d’impôts TurboTax qui regroupe plus de 17.000 membres.
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Richard Owen de SatMetrix

How Brands Integrate Social media into Marketing Strategy and Daily Business?

Deuxième table ronde avec Scott Monty de Ford :

  • Évolution de la posture “Drive one” (ramener des gens en concession) vers “Meet one” (connecter entre eux les propriétaires) ;
  • Plusieurs initiatives menées en interne (@FordOnline, blogs et wikis internes – Fordopedia en cours de création) et en externe (Digital Snippets, Facebook Fan Pages, plusieurs comptes Twitter, The Ford Story…) ;
  • If you love your content, set it free” ;
  • La suite : une meilleure centralisation pour pouvoir diffuser l’information plus facilement et intégration de la voix retour.
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Scott Monty de Ford

Charlie Schick de Nokia :

  • Corporation is the body, brand is the personality, social media is the voice” ;
  • Les marques doivent s’inscrire dans une démarche de conversation (ne pas être sur la défensive, écouter de façon respectueuse, être transparent…) ;
  • Make everything search-able, link-able, embed-able, comment-able, feed-adable, tweet-able” ;
  • Ils utilisent un grand nombre de canaux (blog, youtube, facebook, twitter…).

C’est Paula Berg de Southwest Airlines qui a clôturée les témoignages de la matinée, principalement pour nous parler de Nuts About Southwest mais elle parlait tellement vite que je n’ai pas pu noter grand chose.

How Brands Optimize Their Communication On Social Network

Beaucoup de retard pour ma session sur les réseaux sociaux, je ne peux pas diffuser le support car il est la propriété de l’organisateur.

Damien Vincent était là pour nous présenter Facebook :

  • La nouvelle mise en page et les filtres personnels sont là pour luter contre l’infobésité ;
  • Facebook est le 3ème site français en temps passé et le 5ème en nombre de visites ;
  • Le ciblage est simplifié car il n’y a pas de pseudos (les identifiants sont les vrais noms des personnes) ;
  • Ils fournissent un rapport très détaillé sur les cibles d’une campagne et son impact (audience, analyse sémantique…).
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Damien Vincent de Facebook

Il y avait également Olivier Hascoat de MySpace :

  • MySpace concentre 55% des dépenses publicitaires sur les réseaux sociaux ;
  • Une présence sur les médias sociaux s’inscrit dans la durée, il faut s’éloigner de la logique campagne / ROI ;
  • MySpace est avant tout un outil d’expression et de découverte (principalement musicale) en plus de la conversation.
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Olivier Hascoat de MySpace

How Brands Integrate Social media into Marketing Strategy and Daily Business?

Martina Zavagno de Nike Italie :

  • Mission de Nike = apporter de l’inspiration et de l’innovation ;
  • Très belle prolifération virale pour Nike Football avec la vidéo de Guy Ritchie (Take it to the Next Level), avec l’appli iPhone (Nike Goal) ;
  • Leur situation est particulière car ils n’ont pas de cibles mais des fans ;
  • Le plus gros chalenge n’est pas le lancement mais l’animation et la pérénnité.

Alex Hunter de Virgin :

  • Gros challenge = transformer les clients en avocats ;
  • De tout temps les marques ont eu recours à des relais / caution (acteurs ou célébrités, médecins pour les marques de cigarettes…) ;
  • SN is not about people connecting brands but people (ex. le patron de Zappos sur Twitter ou Kevin Rose sur DiggNation) ;
  • Les plus grands leaders sont reconnus car ils se soucient de leurs clients (Richard Branson, Steve Jobs…) ;
  • Il y a amis et amis mais les personnes présente dans le second cercle de connaissance bénéficient toujours d’une meilleure influence que les publicités traditionnelles ;
  • Quelques expérimentations (Explore.Virgin.com, video chat avec Richard Branson…) ;
  • Nouveau site en cours de finalisation (qui va venir compléter Virgin Community) avec une véritable couche sociale et même une monnaie sociale (!) + 1 blog et un tweet pour Richard B.
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Le futur site de Virgin

Georges-Edouard Dias de L’Oréal :

  • Ils bénéficient d’une très grosse comunauté au Brésil grâce à Orkut (depuis août 2005) ;
  • Ils organisent régulièrement des rencontres avec les blogueurs pour présenter les nouveaux produits (Lancôme il me semble) ;
  • Ils expérimentent une vaste campagne sur Facebook avec une application pour les body motivées et les body pokes ;
  • Social media is like a party, you have to invite users“.

Sven Markschläger de Jägermeister (une marque d’alcool allemande qui communique beaucoup sur un lifestyle extrême et sur la virilité) :

  • Ils ont une approche très locale concentrée sur l’image de marque car ils ne peuvent pas vendre en ligne (ni faire de publicité dans la plupart des pays-cibles) ;
  • La technologie n’est pas un facilitateur, ça peut être une barrière (notamment les Flashcode qu’il juge encore beaucoup trop immature) ;
  • Les vidéos virales sont dangereuses car elles ne sont pas forcément pertinentes et parce qu’elles ne permettent pas de créer de connexion durable avec les cibles (et pourtant une vidéo comme My New Haricut totalise près de 22 millions de visionnage) ;
  • Ils ont investi plus de 2,5 millions d’Euros dans une campagne de no-marketing pour un produit inexistant (d’après lui c’est l’opération la plus rentable de ces dernières années).

Bilan de la conférence

Très intéressant tout ça, quel dommage par contre de ne pas avoir pu assister à la seconde journée de la conférence (dédiée aux agences). Je retiendrais de cette journée un énorme élan d’enthousiasme envers les médias sociaux portés par les représentants de grandes marques, c’est très bon signe.

Si je devais résumer les enseignements de ces témoignages :

  1. Une présence au sein des médias sociaux s’inscrit dans la durée (plusieurs années) ;
  2. Oubliez les campagnes de buzz et concentrez vous sur le dialogue avec votre communauté (le vrai dialogue, pas une simple application Facebook) ;
  3. Les médias sociaux ouvrent de nombreuses opportunités pour aborder différement la gestion de la relation client et la gestion de l’image de marque ( il n’est absolument pas question de ROI sur une campagne de 15 jours).

Vivement la prochaine édition !

Mes 3 sites coup de coeur du moment (mars 2009)

Je continue dans ma lancée avec une série de 3 nouveaux sites que j’apprécie particulièrement.

Commençons avec Schwan’s, un site marchand de plats préparés :

La page d'accueil de Schwan's
La page d'accueil de Schwan's

Ce qui frappe d’entrée sur cette page c’est ce petit côté retro avec ces couleurs pastel et ces typos légèrement kitchs. Il y a aussi un très bon travail au niveau des cadres (notamment le bas de page) et des titres. L’ensemble est dynamique, pas trop saturé et plutôt incitatif.

Dans un totu autre style il y a aussi Silverback, un solution pour les tests utilisateurs :

La page d'accueil de Silverback
La page d'accueil de Silverback

Nous sommes là dans un très bon exercice de minimalisme avec une bonne mise en scène des bénéfices et des boutons d’appel à l’action au format XL. Vous apprécierez au passage le côté nounours de ce gorille ainsi que le thème “jungle” qui réchauffe la page. Pour une analyse plus poussée c’est ici : A Strong Homepage Design Dissected.

Il y a enfin Powerset, un moteur de recherche spécialisé pour Wikipedia :

La page d'accueil de Pwerset
La page d'accueil de Pwerset

Là encore un bon travail de minimalisme mais un gros effort de réalisé sur la typo et l’orchestration de la promesse, nous sommes loin de l’austérité de Google ! J’apprécie particulièrement l’effet de profondeur donné à la typo du centre de la page, il y a également une tendance hypnotique relayée par ce post-it qui traîne à droite (simple mais efficace).

Et vous, quels sont vos coups de coeur ?

Mariages, divorces et disputes sur les médias sociaux

Non ce billet ne va pas parler des multiples rebondissements dans les histoires de marriage entre Microsoft et Yahoo! ou Facebook et Twitter mais plutôt des histoires de couple sur les médias sociaux, et il y en a pour tous les goûts.

Pour commencer je vous propose de découvrir Marries on MySpace, une émission de webTV réalité produite par Endemol ou les internautes choisissent un couple (en fonction des vidéos soumises), prennent par aux décisions (choix de la robe de la mariée et des costumes des garçons d’honneur) et assistent en direct à la cérémonie :

Marriage en direct sur MySpace
Mariage en direct sur MySpace

Pour vous donner envie, voici le trailer :

Plus d’infos ici : MySpace Now Pronounces You Man and Wife.

À l’opposé du spectre, je vous propose également de découvrir DivorceNetwork, un réseau social pour les divorcés. Le site précise que vous n’avez pas besoin d’avoir “consommé” votre divorce, vous pouvez vous inscrire si vous êtes en pleine procédure ou si vous y réfléchissez.

Le réseaus social des divorcés
Le réseau social des divorcés

Peut-être devrions recommander ce site à ces deux malheureuses femmes : Wife Learns of Divorce via Facebook Status Update et Jennifer Aniston ended relationship with John Mayer because of his Twitter ‘obsession’.

Et enfin j’ai gardé le meilleur pour la fin avec ce service qui se positionne à mi-chemin entre les deux précédents : SideTacker est une plateforme pour les couples en détresse qui souhaitent avoir recours à une médiation collaborative. Le principe est simple : un membre du couple publie le sujet de discorde (exemple croustillant ici : Never Flushes The Toilet, Not Lazy – Cheap), propose un “droit de réponse” à son conjoint et laisse la communauté s’exprimer. Au bout d’un moment un consensus émerge pour savoir si le couple doit oublier cette dispute ou divorcer.

SideTacker et la médiation collaborative
SideTacker et la médiation collaborative

Bon rassurez-vous il y a également une section pour les “simples” conseils qui n’appellent pas forcément à une décision collégiale sur l’avenir du couple.

Je ne me prononcerais pas sur la moralité de ces différents services mais je trouve qu’il y a tout de même un net progrès par rapport à Hot or Not, non ?

Un sans faute pour le nouveau site d’Electronic Arts ?

Je viens de découvrir la toute nouvelle version du site d’Electronic Arts et je dois avouer avoir été scotché par cette nouvelle réalisation. En fait je me demande même s’ils n’ont pas réussi le sans-faute… Il y a tout d’abord cette superbe page d’accueil avec beaucoup d’images, plein de trucs à cliquer tout en conservant une excellente lisibilité :

La page d'accueil d'Electronic Arts
La page d'accueil d'Electronic Arts

Les raisons qui font que j’aime cette page d’accueil :

  • La grille de lecture est sobre et visuellement très légère ;
  • Le haut de page est très bien orchestré avec une élégante intégration du logo, de la barre de navigation et du moteur de recherche ;
  • Il y a beaucoup d’espace entre les blocs (ce qui fait “respirer” la page et ne sature pas l’oeil) ;
  • Les différents éléments sont bien hiérarchisés avec une emphase sur “Browse Games” et “Featured Spore Creatures” (pour compenser avec les autres éléments aux couleurs plus vives) ;
  • La page est structurée sur un bloc centré à largeur fixe, mais si vous agrandissez la fenêtre de votre navigateur le fond est “habillé” d’une très belle illustration.

Il y a ensuite un certain nombre de détails que j’adore, à commencer par le menu de navigation surdimensionné avec un très bon cloisonnement de l’information et une mise en avant :

Le menu de navigation surdimensionné
Le menu de navigation surdimensionné

Une sacrée coïncidence car j’ai justement rédigé un billet hier au sujet des menus XL et des plan de site dans le footer (ce que propose également ce site) : Soignez vos extrémités (menu et pied de page).

Le site propose également un très bon carrousel avec une petite barre qui permet d’anticiper le changement de vignette :

Le caroussel avec barre de défilement
Le carrousel avec barre de défilement

Il y a également un autre carrousel avec une présentation en accordéon très original :

Le second caroussel en accordéon
Le second carrousel en accordéon

Et il y a enfin une barre d’outil en bas de l’écran (qui reste à sa place quelle que soit la position dans la page) où l’on retrouve l’accès aux autres sites du groupe, le changement de langue, la création de compte… avec à chaque fois des panneaux flottants de toute beauté :

La barre d'outils en bas d'écran
La barre d'outils en bas d'écran

Le reste du site est plus classique (quoi que toujours aussi efficace). Mention spéciale pour la page de News qui présente un design élégant mais moderne (cf. nuage de tags) ainsi qu’un très bon moteur de filtres à gauche :

La page de news
La page de news

Bref, je suis vraiment sous le charme de cette nouvelle version car elle concentre un ensemble de bonnes pratiques dans un tout cohérent et de très bon goût.

Et vous ne savez pas le pire ? L’URL de ce site (EA.com) est l’anagramme d’un autre site que j’adore (AE.com). C’est fou, non ?