Adobe MAX08 : Jour 2

Nette amélioration de la situation à Milan avec un beau soleil et des transports à nouveau fonctionnels. Deuxième journée de conférence avec de très intéressantes sessions.

General Session

Ben Forta d'Adobe (merci à Michael Chaize pour la photo)

Ambiance Men in Black pour une démonstration de Flash et Photoshop CS4 :

  • Prise en charge avancée de MXML ;
  • Insertion d’une “structure osseuse” à un objet pour pouvoir l’animer et le déformer (avec des os et des articulations) ;
  • Déformation intelligente des images en exploitant les zones creuses sans compresser les sujets principaux ;
  • Application de textures et motifs aux objets 3D.

Nouvelle démonstration de Flash Catalyst avec une description encore plus fine des composants d’une interface (barres de défilement, différents états…) et plus de richesse dans les comportements (déformations, rotations 3D…).

Inévitable revue de code avec les nouveautés du futur Flex Builder :

  • Possibilité d’interpréter du code C ou C++ dans Flash avec AS3 ;
  • Prise en charge de nouveaux formats comme RAW et PDF dans Flash ;
  • Démonstration d’un émulateur en C d’un console Nintendo avec AIR (ça sert à rien mais c’est toujours sympa).

Amélioration des capacités de référencement des contenus Flash et Flex avec l’élaboration conjointe par Google et Adobe d’un virtual user qui sait bien mieux discerner les textes, boutons, liens…

Démonstration des nouvelles fonctions de dynamic streaming de Flash Video (pour s’aligner sur ce que propose Microsoft avec Silverlight) et du live streaming (avec possibilité de jouer avec la timeline pour passer du flux live à l’enregistrement).

Nouvelle stratégie communautaire sur groups.adobe.com (un réseau social dédié aux utilisateurs de produits Adobe) avec les classiques profils, groupes, événements… prise en charge de nombreuses langues (internationalisation de l’interface prévue pour 2009).

 

Interviews avec Andrew Shorten et Ryan Stewart

J’ai eu la chance de pouvoir interviewer deux évangélistes de renom chez Adobe (Andrew Shorten et Ryan Stewart).

Concernant la multiplication des logiciels, scinder l’offre leur permet de mieux répondre aux attentes des différentes populations, voilà pourquoi nous sommes passer de Flash à Flash Pro + Flex Builder + Flash Catalyst.

Il existe chez Adobe un groupe de travail sur les workflows pour pouvoir mieux comprendre les contraintes “métier” des agences.

Concernant Flash 10 et la 3D, la dernière version du Flash Player utilise déjà l’accélération matériel pour les fonctions vidéos et pour le pixel bender (ce n’est le processeur mais la carte graphique qui est sollicitée). Il va donc falloir s’attendre à des effets graphiques encore plus spectaculaires dans le futur Flash 11.

Le casual gaming est un secteur particulièrement porteur où Flash est en position ultra-dominante, les équipes d’Adobe y porte une attention toute particulière pour ne pas perdre l’héritage de Shockwave (un des plus anciens portails).

 

Architecture 4.0

La session sur les architecure 4.0

Hervé Crespel, directeur de l’innovation chez Orange, sur les architectures de quatrième génération :

  • Les générations accompagnent des changements technologiques majeurs (interfaces textuelles, Client/Serveur, Web) ;
  • Les piliers des architectures de quatrième génération = Interfaces riches, comportements et interactions déportés sur le poste client, gestion de la collaboration et de la synchronisation, API & mashup, data-on-the-cloud…) ;
  • Les interfaces riches ne sont pas nouvelles (un service comme le one screen reservation de iHotelier existe depuis 2001) ;
  • Cette architecture n’est pas sans problème (gestion du cache, du mode déconnecté, des conflits lors de l’édition simultanée) ;
  • Évolution du modèle IHM (interface homme-machine) vers un modèle IHS (interface homme-service) ;
  • Le challenge du futur sera de construire des applications en ligne viables avec des composants partagés et remplaçables.

 

Wireframing experience et applications

Encore une session sur Flash Catalyst

Enfin une session entièrement dédiée aux aspects prototypage et documentation :

  • Le gros problème avec les outils de prototypage actuellement utilisés (Visio, PPT) est qu’ils produisent des livrables sur lesquels il n’est pas possible de capitaliser ;
  • Flash Catalyst introduit la notion de Freeform UI sketching en piochant dans le catalogue de composants graphiques de Flex ;
  • Possibilité de partager des composants entre les différents écrans du prototype ;
  • Les custom components fonctionnent comme des modules indépendants qui peuvent être utilisés dans différentes pages / états ;
  • Les action sequences sont idéales pour les animations et autres comportements exotiques ;
  • Possibilité de rajouter des conditions dans le code source pour enrichir encore plus le comportement des modules ;
  • Le processus de substitution d’un élément d’interface brut par un élément designé (sous Photoshop ou Illustrator) a été facilité.

 

MAX Awards

Michelle Turner et Ted Patrick pour révéler la liste des gagnants :

 

Sneaks Peek

Très intéressante session où ont été présentés une dizaine de projet expérimentaux (dont seul une petite partie risque de se concrétiser) :

Le vainquer des Sneaks Peek (merci à Michael Chaize pour la photo)

Dans la catégorie Client :

  • RTMFP Application-level Multicast in Flash Player, qui permet de faire dialoguer deux Flash player en mode P2P ;
  • Nitro, un environnement de conception / création / distribution de widgets multi-supports ;
  • Durango, un outil de création de mashup qui repose sur AIR.

Dans la catégorie Services :

  • Connecting Live Cycle and Creative Suite, un espace de collaboration entre les équipes de production vidéo et le commanditaire ;
  • Meer Meer, un service de test multi browser / OS très impressionnant qui permet de faire de l’affichage comparatif de plusieurs versions côte à côte et même superposées (le rêve des intégrateurs HTML) ;
  • Server-Side Action Script Server, la possibilité de faite tourner du code AS sur le serveur (visiblement ça a beaucoup plu aux développeurs présents dans la salle…).

Dans la catégorie Tools :

  • Content Intelligence Toolkit, un outil de création de meta-données sur des contenus vidéos avec reconnaissance de formes, de visages et même transcription de la bande son (très impressionnant) ;
  • Image Compositing, un outils de composition d’images avec une intégration très puissante d’éléments graphiques dans une scène déjà existante (détourage automatisé, gestion de la luminosité et des ombres…), idéal pour faire du scrapbooking sans que ça y ressemble ;
  • Dreamweaver’s Support for Web Widgets, une extension pour… gérer les widgets web dans Dreamweaver ;
  • Infinite Images, un outils de création de scènes 3D en compilant un certain nombre d’image et offrant la possibilité de naviguer au sein de cette scène (assez proche de Photosynth) avec un gros potentiel artistique car il est possible de définir des évènements pour substituer une image par une autre et ne jamais passer deux fois au même endroit.

Plein de belles démos et une salle enthousiasmée par ces prototypes.

A demain pour la suite.

Adobe MAX08 : Jour 1

Gros bazar ce matin pour l’ouveture de la session 2008 de MAX Europe. Il faut dire que la pluie battante et la grève générale des transports à Milan ne facilitent pas l’organisation ! C’est donc sous un froid de canard que nous rejoignons le centre de conférence. Passé cet épisode douloureux, l’ambiance est tout de suite plus agréable avec une très belle installation et un enthousiasme généralisé (peut-être de nouvelles annonces lors de la keynote ?).

Keynote

Mark Anders pour les dernières tendances :

  • 3 micro-révolutions en cours : cloud computing, social computing, device and desktop ubiquity ;
  • Différents exemples des possibilités audio et vidéo, de 3D, de pixel  bender, de rendu avancé de texte ;
  • Disponibilité de Flash Player 10 pour Linux ;
  • 80% des vidéos visionnées sur le web le sont avec Flash.
Présentation de la Flash Platform

Anthony Rose de la BBC :

  • Démonstration du iPlayer qui représente 10% de la bande passante aux UK ;
  • Disponibilité sur iPhonr, Nokia N96, Wii, PS3, déclinaison en Kid Player et en version déconnectée avec AIR ;
  • Broadcast 2.0 = your friend will decide what you watch (social broadcast ?).

Ted Patrick sur AIR :

  • 100 millions d’installations pour AIR (disponible sur Windows, Mac, Linux) ;
  • Visite guidée du desktop reader du NYTimes (une attention particulière a été portée à la modularité de la mise en page) ;
  • Démonstration de la version mobile sur MI PC Pocket (distribué par SFR en France).
Présentation de AIR

Deux représentants de AKQA pour parler de l’application eco:Drive de Fiat :

  • Une application partagée entre votre PC et votre Fiat 500 qui calcule votre empreinte carbone à l’aide d’une clé USB qui stocke les données ;
  • L’application fournit des conseils personnalisés pour améliorer votre conduite et adopter des réflexes éco-citoyen ;
  • Calcul de l’économie d’argent annualisée avec l’amélioration de votre conduite.

Mark Anders à nouveau sur le social computing :

  • Démonstration d’Adobe Wave, un service universel de notification (concurrent de Twhirl), partenariat avec LastMinute pour pousser des offres de dernière minute ;
  • Démonstration de collaboration en temps réel avec Cocomo (un ensemble de briques techniques).

Mark Anders toujours sur les terminaux alternatifs (mobile, TV) :

  • Objectif = 1MM de terminaux mobiles équipés avec Flash d’ici à la fin de l’année 2009 ;
  • Open Screen Project = accélération du déploiement de RIA sur tout type de terminaux ;
  • Démonstration de Flash 10 sur un terminal Nokia / Symbian et sur un HTC / Windows Mobile (Last.fm, YouTube) et même une preview sur Android ;
  • Nouvelle fonctionnalité proposée par Flash Lite 3 pour faire de l’installation d’application over the air.
Présentation du Open Screen Project

Ted Patrick sur un prototype de téléphone nouvelle génération :

  • Envoie de photos sur différents écrans (comme il est possible le de le faire avec Surface) ;
  • Interaction simultanée à deux = démonstration d’un casual game.
Expérimentation du téléphone du futur

Rien de neuf si ce n’est l’application Wave, mais ça fait toujours plaisir de voir tourner les démos en live. Tous les liens ici : Adobe.com/go/keynote.

Flash Catalyst et le nouveau Flex

Beaucoup de monde à cette session de présentation de la toute dernière version de Flash Catalyst orchestrée par Ryan Stewart :

  • Objectif = Améliorer la productivité globale des équipes et limiter la parte d’informations ;
  • Nouveau format (FXG) qui permet de séparer la présentation du comportement avec un système de skins et de skins partielles ;
  • FXG repose sur XML ;
  • Introduction de la notion d’état (states) car la timeline de Flash n’était plus appropriée ;
  • Petite démonstration assez convaincante mais qui ne règle pas le problème du concepteur (quelle est la place qui lui est laissée ?).

Des previews de Flash Catalyst ont été distribuées en fin de session mais elle ne tourne que sur Mac. Á suivre…

 

Advanced Papervision 3D

Le fameux Carlos Uolla

Beaucoup de monde à cette session pour voir le fameux Carlos Ulloa :

  • Déjà deux ans d’existance pour la librairie Papervision3D ;
  • Il est en train de créer un nouveau studio (HelloEnjoy.com) avec un nouveau site web très impresionnant (et un showcase pour Papervision3D) ;
  • Les formes arrondies sont vraiment problématiques en 3D car elles nécessitent beaucoup de polygones ;
  • Explications très techniques sur les cpontraintes de rendu des reflets, de l’ombrage, de la lumière ;
  • Nouvelle fonctionnalité = Advanced Mapping pour un rendu encore pus réaliste (peut- être dans la V.3) ;
  • Des améliorations ont été apportées au moteur physique (avec des caractéristiques de rigidité, d’élasticité, de densité…) cf. Box2D ou Phun ;
  • Autre exemple de moteur physique très impressionant : SideRoller.com/wck ;
  • Très belle démonstration du moteur physique 3D avec un gros 4*4.

 

La suite demain…

En route pour Milan

Comme chaque année en décembre, Adobe organise l’édition européenne de MAX (la grande messe des interfaces riches). Cette année ça se passe à Milan et votre serviteur est déjà sur-place afin de couvrir ces 3 jours de conférences.

Normalement il ne devrait pas y avoir de nouvelles annonces depuis l’édition US (cf. Flash devient une marque ombrelle et autres annonces d’Adobe) mais j’ai quand même hâte de voir tourner les toutes dernières versions de Catalyst et d’en prendre plein la vue lors du keynote (généralement riche en études de cas).

Ce soir c’est sortie en ville avec l’équipe d’Adobe et quelques journalistes mais dès demain matin je serai sur le point à la première heure.

RichCommerce.fr élu meilleur blog e-commerce par la FEVAD

Hier soir j’étais à la grande soirée annuelle de la FEVAD pour l’élection des Favor’i 2008. Beaucoup de beau monde à cette soirée où étaient rassemblés tous les grands noms du commerce en ligne et où deux séries de récompenses ont été attribuées :

Très grosse émotion lors de l’annonce du résultat du meilleur blog e-commerce (où étaient également nominés le Capitaine Commerce et OlivierBlog) puisque c’est RichCommerce.fr qui remporte le trophée :

Le trophée du meilleur blog e-commerce

Cerise sur le gâteau, cette récompense a été annoncée par Loic Lemeur himself (en direct depuis sa webcam).

La suite de la soirée a été sans surprise avec les favoris des internautes : FnacLa RedouteVoyages-SNCFYves Rocher, Cdiscount, eBay, Eveil&Jeux, OfficeDepot. Mention spéciale à la Fnac qui remporte le prix de la performance et à Voyages-SNCF qui remporte le Grand prix du public.

Une équipe de BFM étati également sur-place pour enregistrer une emission spéciale e-commerce (à laquelle j’était convié) qui sera diffusée le 2 décembre prochain :

Enregistrement de l'émission de radio sur BFM

Bon bref, tout ça pour dire que nous sommes très contents avec François d’avoir été récompensé par les professionnels et que cela nous motive à publier encore plus de billets intéressants.

Tant que j’y suis, je vous propose un petit récapitulatif des billets publiés en Novembre :

Merci aux membres du jury pour ce vote et à très bientôt.

Rencontre avec l’équipe de LinkedIn

J’ai eu la chance hier soir de dîner avec l’équipe de LinkedIn (en compagnie d’autres blogueurs). L’occasion pour moi de mieux connaître ce service et surtout d’avoir le point de vue du staff : Reid Hoffman (fondateur et chairman), Kevin Eyres (DG Europe), Jean-Luc Vaillant (CTO).

Jacques Froissant en pleine discussion avec Reid Hoffman (à droite)

Première grande nouvelle concernant LinkedIn, la disponibilité de la version française : LinkedIn en Français is now a fait accompli!. Le français vient donc s’ajouter aux 40 autres langues de la plateforme qui compte maintenant plus de 31 millions de membres dont la moitié en dehors des États-Unis. Vous noterez que l’application iPhone a elle aussi été traduite. Autre nouveauté, mais qui est liée à la première, la possibilité de créer plusieurs profils (un par langue). Ils comptent beaucoup sur un partenariat avec l’APEC pour booster l’audience française (600.000 membres) et doper le taux de croissance qui est déjà très important (1,5 millions de nouveaux membres par mois).

Voici un petit résumé des différents points discutés avec Reid :

  • Les pratiques de réseautage professionnel et de réseautage social sont très différentes, ils ne craignent donc pas la concurrence d’autres réseaux beaucoup plus gors comme Facebook ou la concurrence de profils universels comme Wikia People ou les Google Profiles ;
  • Ils n’envisagent pas d’exploiter les CV vidéo pour le moment car les usages ne concernent pas que la recherche d’emploi (il y a aussi le Networking, les Company profiles et Answers) ;
  • Un principe de social score lui parait très réducteur par rapport aux membres (tout dépend de ce que vous attendez de lui) ;
  • Il existe des groupes privatifs qui rassemblent les collaborateurs d’une même société (l’email servant de filtre), ils envisagent à terme de pouvoir déployer des services à l’intérieur du domaine de confiance du S.I. de l’entreprise ;
  • La plateforme (compatible avec Open Social) sert de pont avec les autres réseaux / services.

Un autre résumé de ma discussion avec Jean-Luc :

  • Le choix d’Open Social s’est plus fait sur la taille potentiel de la base d’utilisateurs que sur des critères techniques (la platform de Facebook étant pour le moment plus performante) ;
  • Les spécifications 1.0 d’Open Social (qui vont sortir très prochainement) vont visiblement grandement améliorer le fonctionnement des applications (plus de stabilité, le support de REST et une version server-side) ;
  • Ils viennent juste de refondre le socle technique des pages profils (une instance d’XML mais qui n’est pas pour autant compatible avec des langages structurés comme HR-ML).

Voilà, je vous invite aussi à lire le compte-rendu de la soirée de Jacques Froissant ainsi que cette interveiw du CEO : LinkedIn CEO touts growth of network.

Deux prédictions supplémentaires pour 2009

Après avoir lu et échangé avec des lecteurs, je souhaiterais compléter ma liste de prédictions 2009 avec deux autres tendances.

10/ Arrivée à maturité des offres de cloud computing

Les applications en mode ASP (Application Service Provider) avait montrée la voie pour libérer l’outil informatique des limitations de chaque poste de travail. Le cloud computing poursuit dans cette lancée en apportant une réponse plus mesurée : il n’est pas question d’abandonner complètement les postes de travail mais de migrer progressivement certains services (messagerie, sauvegarde des données…) pour progressivement ne conserver qu’un environnement d’exécution et ne plus stocker aucune donnée sur les disques durs et serveurs de fichiers. Mais ce processus peut se faire de façon progressive pour accompagner le changement et permettre aux utilisateus de modifier leurs habitudes et aux systèmes de s’adapter. Nous avons ainsi assisté à l’émancipation d’offres de Software as a Service (comme SalesForce ou SocialText) mais également de Platform as a Service (comme Amazon Web Services, Google App Engine ou Azure). La promesse étant la même : vos données sont disponibles où que vous soyez, vous ne payez que ce que vous consommez.

L’année 2009 sera clé pour permettre à ce(s) modèle(s) de se développer encore (plus d’acteurs) et de s’intensifier (une plus large palette de services). Attendez-vous donc à voir débarquer des offres de Gaming as a Service (un cousin du modèle free-to-play), d’Entertaining as a Service (peut-être une solution au problème de piratage) voir de Security as a Service (les outils de surveillance sont gratuits, vous ne payez qu’aux nombres d’incidents évités).

11/ Beaucoup plus de 3D dans votre navigateur

Historiquement confinés à des domaines comme les jeux vidéo ou les univers virtuels, la 3D risque de faire une entrée durable et fracassante dans les fenêtres de nos navigateurs. Nous parlons bien ici de 3D en temps réel, pas de 3 pré-calculée (qui n’est qu’uneune succession d’images ou au mieux un film). La 3D est déjà présente dans de nombreux domaines d’applications : E-commerce (Nike, Renault, VW), information (MSNBC), immobilier, advergame (Pepsi, Axe), MMO (IdentiFiction, Ragnarok), univers virtuels (World of Cars)… et la liste s’allonge de jour en jour.

Mais le pire dans tout ça, c’est que nous n’en sommes qu’au début. 2009 sera ainsi une année clé car elle correspondra à la mise sur le marché des nouvelles versions de Flash et Silverlight qui intégreront nativement la prise en charge de la 3D et surtout l’accélération graphique. Comprenez par là que jusqu’à présent le plug-in ne pouvait pas passer outre son application hôte (le navigateur) qui n’avait accès qu’au processeur. Avec ces nouvelles versions, les plug-in vont avoir accès aux ressources de votre carte graphique et là c’est une tout autre histoire.

Les possibilités vont donc être décuplée (au bas mot) et les expériences proposées seront beaucoup plus proche d’un jeu vidéo (de dernière génération) que d’un site web. Après ça, tout ne sera question que de bande passante. Et ça tombe bien car en France nous sommes très bien fournit (par rapport à la moyenne mondiale).

 

Voilà, ça nous fait donc 2 prédictions à rajouter aux 9 précédentes. Rendez-vous l’année prochaine pour faire le point.

Ne confondez plus communautaire et social

Souvenez-vous de l’époque où Facebook et MySpace n’existaient pas encore, nous ne parlions pas de médias sociaux mais les communautés étaient déjà au centre de nombreuses attentions (cf. l’introduction en bourse de Multimania ou les premières expérimentations communautaires sur des plateformes marchandes comme Castorama ou Plantes et Jardins). Depuis, le monde (en ligne) a complètement changé et on ne parle plus que de “social” : réseaux sociaux, platefomes sociales, social softwareil y a du social à tous les étages.

Pourquoi un tel engouement ? Parce que derrière ces outils “sociaux” il y a des utilisateurs (des vrais gens). De vrais utilisateurs… comme dans les forums. “Forum“, voilà un terme issu du passé qui ne fait plus rêver personne (ni les blogueurs, ni les journalistes, ni les annonceurs), et pourtant… Les forums sont toujours aussi actifs et il remplissent une fonction bien différentes des plateformes sociales à la Facebook ou Twitter (lire à ce sujet mon précédent billet : Les forums, nouveaux piliers des médias sociaux ?).

Il existe ainsi une grosse différence entre les plateformes communautaires et les plateformes sociales. Différences qui peut être illustrée comme ceci :

À droite, des plateformes sociales comme Facebook, FlickR et Twitter où les membres publient du contenu dans une dynamique passive : ils s’expriment mais n’attendent pas nécessairement de réaction. La dynamique sociale sur ces plateformes repose avant tout sur le besoin d’appartenance (“moi aussi j’ai un profil Facebook“) et l’égo (“ma vie intéresse forcément les autres“) des membres qui sont motivés par la visibilité et les rencontres (personnelles ou professionnelles). Il n’y a pas réellement de dialogue au sein de ces plateformes, juste des micro-discussions entre visiteurs de passage.

À gauche, des plateformes communautaires comme les forums où les membres engagent des conversations : ils posent des questions, débattent, se chamaillent et témoignent. La dynamique communautaire repose avant tout sur l’empathie (“je cherche des personnes ayant eu la même expérience que moi“) des membres qui cherchent à partager une passion ou un vécu (cf. les gigantesques forums pour passionés d’automobile, de produits high tech ou pour les femmes enceintes). Le dialogue est donc l’ingrédient essentiel des communautés.

Pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça ? Parce que je vois beaucoup trop de marques et annonceurs qui cherchent à se rapprocher de leurs clients / prospects avec une présence sur les plateformes sociales. Est-ce qu’un profil ou une application Facebook permet d’initier le dialogue entre une marque et ses clients ? Non pas du tout. Cela permet juste à la marque de s’exprimer aux côtés des autres. Mais est-ce bien efficace ? C’est la question que je pose ici : Médias sociaux et publicité sont-ils compatibles ?

Il en faut plus pour se rapprocher réellement des clients, c’est un travail de terrain laborieux qui passe obligatoirement par des échanges de personnes à personnes, un dialogue entre un représentant de la marque et un client, pas un bref échange entre un support de campagne et une cible non-identifiée.

Si vous diffusez un film à caractère viral, vous n’êtes pas en train de dialoguer avec vos clients. Si vous publiez un widget sur Netvibes ou Facebook, vous n’êtes pas en train de dialoguer. Si vous lancez une campagne où des blogueurs gagnent des lots en relayant votre message, vous n’êtes pas en train de dialoguer.

Je ne suis pas en train de critiquer les actions cités plus haut, mais juste de bien vous expliquer la différence entre les modèles communautaires et sociaux qui sont régis par des motivations et des dynamiques bien distinctes.

Faut-il abandonner les plateformes sociales pour autant ? Non bien évidement, mais ne vous leurrez pas sur les retombés que vous pouvez espérer d’une campagne sur les médias sociaux. Car pour établir une relation réellement durable ou obtenir un feed-back réellement fiable, rien ne remplace les contacts d’humain à humain (même si c’est au sein d’un forum). D’où l’importance pour les marques d’investir sur des profils de community manager.

Tous solidaires avec Eric de Presse-Citron

Il faut croire que l’arrivée de l’hiver a un effet négatif sur le moral car Eric du légendaire Presse-Citron a décidé de prendre le large… pour quelques jours : Fermé pour cause d’inventaire. Raison de cette interruption de service : un gros ras-le-bol lié à la mauvaise ambiance générale dans les commentaires.

Il faut dire que son statut de premier blogueur de France l’expose à une audience très disparate et surtout très agitée. Il en résulte d’innombrables moqueries, insultes et commentaires (très) déplacés. Pour vous en convaincre, il vous suffit d’aller lire les très nombreux commentaires sur son dernier billet, c’est lamentable. Pourquoi tant de haine ?

Loin de moi l’idée de me comparer à Eric, mais celles et ceux qui n’ont pas un blog à “gros tirage” ne peuvent pas comprendre les sentiments très violents que l’on peut ressentir à la lecture de commentaires irrespectueux lâchement publiés par des trolleurs à pseudonymes. Oui ça fait mal, car derrière le blogueur il y a un rédacteur qui n’a pas forcément reçu la formation d’un professionnel et qui a beaucoup de mal à prendre du recul, surtout après avoir investi autant d’énergie et de passion. Passion ? Oui car il en faut de la passion et de l’assiduité pour tenir un blog comme celui-là.

Je compatis d’autant plus avec Eric car j’ai eu mon lot de commentaires à la con. Par contre j’ai noté une très nette amélioration dans mes commentaires sur ces derniers mois avec pratiquement plus un seul troll, très peu de hors-sujets et une véritable recherche du dialogue. Je ne saurais comment expliquer ce phénomène, peut-être ai-je fini par “trouver” mon audience ? Peut-être se sont-ils reportés sur le blog d’Eric…

Souhaitons donc du courage à Eric pour qu’il persévère et finisse par lui-aussi “trouver” son audience et nous revenir en pleine forme.

Mes 9 prédictions pour 2009

Suite à un précédent billet qui faisait le point sur mes prédictions 2008, je me lance une nouvelle fois dans le périlleux exercice des prédictions.

1/ Montée en puissance des plateformes sociales BtoB

Ça a commencé avec la consécration de Yammer au Techcrunch50, ça se poursuit avec le lancement de Bluehouse par IBM, ça se confirme avec la nouvelle version de blueKiwi : le salarié est un animal social et il a besoin d’outils adaptés pour assouvir ses besoins (de sociabilisation). Au delà des outils qu’il est possible de mettre à disposition des collaborateurs (au sein d’une entreprise ou d’un groupe), c’est dans les liens sociaux inter-entreprises que le gros du potentiel réside. Un Facebook pour les entreprises ? Non, soyons sérieux, plutôt quelque chose à mi-chemin entre LinkedIn et AppExchange avec une bonne dose d’open source (ou du moins pas entre les mains d’un seul acteur) et une couche de micro-partage. Imaginez ainsi le potentiel que représenterait la rencontre entre médias sociaux et entreprise 2.0.

2/ Explosion des réseaux sociaux locaux

2008 aura été témoin de l’explosion de deux lames de fond : la domination des réseaux sociaux et le retour en force des services mobiles. Croisez les deux et vous obtenez des réseaux sociaux locaux comme DodgeBallBrightKiteLoopt Moximity et des services français comme DisMoiOù et Webcity. Plus de proximité, plus de facilité pour faire du ciblage comportemental (géographique ?), plus de points de contact avec les utilisateurs… les arguments sont nombreux pour s’intéresser de près à cette alternative aux réseaux traditionnels. Et les services connexes comme Peuplade ou Ma résidence en bénéficieraient grandement (ou inversement).

3/ Démocratisation des applications sociales

Vous connaissiez déjà Kidzui et Pikluk pour les enfants (cf. Les applications sociales à l’assaut des enfants et des parents) ? Vous utilisiez déjà Twhirl et AlertThingy ?  Alors vous passerez bientôt à SocialU car vous ne supportez pas l’idée de ne pouvoir maîtriser votre social stream, le flux de vos activités sociales. Et oui, parce que ça commence à faire beaucoup de services à alimenter / surveiller. Bref, autant le dire franchement : la fenêtre de votre navigateur est trop petite pour pouvoir gérer cette multitudes de réseaux sociaux, systèmes de publication / partage… Il vous faut quelque chose de plus robuste, quelque chose de plus sécurisé, quelque chose de plus… industriel. Et c’est là où les applications sociales entrent en scène et vont venir s’incruster durablement sur votre desktop.

4/ Retour en force des experts

Avec la montée en puissance du social shopping (des recommandations par millions) et la croissance soutenue du e-commerce (des boutiques en ligne par milliers), l’offre n’a jamais été aussi riche… et le choix aussi complexe. Ceci s’en ressent surtout dans les produits technologiques où faire un achat réfléchi requiert un investissement à temps plein (identification des offres, études des alternatives, comparaison, pondération…). Heureusement les experts sont là : blogueurs plus vraiment amateurs, vendeurs passionnés ou acheteurs débordant d’empathie, les experts sont partout (si l’on se donne la peine de les chercher). Ici il n’est plus question du consensus des internautes anonymes mais plutôt de l’avis d’un individu socialement impliqué. Leurs conseils valent de l’or car ils ont une connaissance encyclopédique et l’expérience du terrain (en fouinant dans les magasins ou en s’appuyant sur un réseau d’informateurs). Jetez donc un œil à un blog de niche comme Blogeee pour vous rendre compte du niveau.

Les experts seraient-ils l’incarnation de l’influenceur ? Probablement, car ici ce n’est pas l’audience qui compte mais l’implication (le nombre d’heures passées à compiler des news, des données brutes et à débattre dans les forums). Bref, les marques ont bien compris leur intérêt et elles les chouchoutent même dans des séances de speed testing. Mais entendons-nous bien : il s’agit là d’experts qui avancent à visage découverts et entendent vivre pleinement de leur passion. Ne vous offusquez donc pas de voir de la publicité ou des liens sponsorisés, c’est le revers de la médaille. Mais qui s’en plaindra si le conseil est bon ? Certainement pas moi (ni vous) car un achat réalisé en toute sérénité ça n’a pas de prix (sans mauvais jeux de mots).

5/ Invasion des casual games

Plus aucun doute : après la musique, les vidéos et les widgets, les casual games sont le prochain levier d’audience. Des géants du web comme Amazon (qui investi dans Kongregate et Reflexive) ou Google (qui vient de lancer son offre d’In-Game Advertising) en passant par des régies comme Hi Media (GameOnly) ou des acteurs plus traditionnels comme Ubisoft (MissDécouverte) ou Sega (PlaySega), les casual games sont au centre de nombreuses attentions. Pourquoi le jeu ? Parce que tout le monde aime jouer, parce que ça sociabilise et parce que c’est facilement monétisable. Surveillez de très près également les social games qui envahissent les réseaux sociaux et même les mobiles (cf. Zynga Launches the Ultimate Time Waster: Live Poker for the iPhone).

6/ Multiplication des MMOs franchisés

Si les casual games sont là pour divertir les foules, les MMOs (jeux en ligne massivement multi-joueurs) sont là pour combler les exigences des hardcore gamers. Ça a commencé il y a presque 10 ans avec Ultima Online, ça c’est confirmé avec Wolrd of Warcraft, l’avenir du jeu vidéo est en ligne. Fort de ce constat de nombreuses licences prestigieuses sont en train de rattraper leur retard et de débarquer en force sur le créneau : Warhammer, Conan, Lord of the Rings, Star Wars, Star Trek, Stargate, DC Universe… tous seront au rendez-vous en 2009, et peut-être même Harry Potter. Il ne reste plus à ces éditeurs qu’à mieux comprendre le potentiel du free-to-play et l’explosion sera encore plus puissante.

7/ Montée en puissance des objets trans-réels

Pour le moment seuls les industriels du jouet se sont lancés dans une exploitation à grande échelle des objets trans-réels (objets physiques qui possèdent également un double virtuel à l’image des Funkeys). Lancée par Webkinz, la mode des univers virtuels faisant usage d’objets trans-réels semble être contagieuse car des géants comme Mattel (avec Barbie Girls), Hasbro (avec Littlest Pet Shop) ou Disney (avec Pixie Hollow et bientôt World of Cars) semblent vouloir s’imposer en force. Si ça fonctionne pour les jouets, pourquoi cela ne fonctionnerait-il pas pour les objets de la vie courante comme les fringues (vos t-shirt personnalisés avec un mobile tag) ?

8/ Émergence d’applications mobiles 2.0

J’ai déjà abordé le cas des réseaux sociaux locaux, mais les applications mobiles sociales de seconde génération (post SMS et version mobile des réseaux sociaux issus du web) sont déjà là : micro-messenging géolocalisé comme les très ambitieux Friend View de Nokia ou oneConnect de Yahoo!, MMTRG comme Wifi Army ou Parallel Kingdom (qui vient de lancer sa version iPhone), P2P-Leveraged Mobile Live Streaming… les domaines d’application du mobile 2.0 sont nombreux, d’autant plus que les smartphones représentent maintenant près de 20% du marché.

9/ Retour sur le devant de la scène de Microsoft

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Microsoft ne parvient pas à passionner la blogsophère comme savent le faire Google ou Facebook. Il faut dire que sa posture de suiveur réactif l’a poussé à sortir des services sans grande valeur ajoutée comme Live Search Maps ou Expo Live. Oui mais voilà, Microsoft carbure au diesel : long à démarrer mais terriblement endurant. Les équipes de Redmond ont mis du temps à sauter dans le train des médias sociaux mais elles rattrapent petit à petit leur retard avec des services comme Live Home ou Live Photos. Mieux, elles arrivent à surprendre avec des initiatives particulièrement inspirées comme Photosynth ou WorldWide Telescope.

Pour de nombreuses personnes, Microsoft est un géant endormi. Rien que l’évocation du nom “Microsoft” fait ressurgir de douloureux souvenirs liés aux nombreuses frustrations engendrées par 20 années de suprématie de Windows et Office. Mais pour d’autres, Microsoft c’est aussi la Xbox et sa nouvelle “Experience“, Guitar Hero, les nuits passées sur Xbox Live, le Zune (qui n’a jamais traversé l’atlantique)… Microsoft c’est également des projets très ambitieux comme le tout nouveau Microsoft Store, Windows Azure ou Live Mesh. Microsoft c’est enfin des innovations technologiques tout à fait convaincantes comme Surface, Sphere ou encore TouchWall.

Bref, le nouveau Microsoft est bientôt là, il ne se contentera plus d’être un fast follower et il a toujours 50 milliards de $ en caisse. Rendez-vous compte : 50 milliards de $ c’est assez pour racheter Yahoo!, Facebook ET General Motors (cherchez l’intrus) !

 

Voilà, ça fait 9 prédictions pour l’année 2009. N’hésitez pas à rajouter les vôtres dans les commentaires.

En tout cas 2009 sera une année passionnante, j’en suis certain. J’espère que vous partagerez avec moi cet enthousiasme et que j’aurai la motivation pour continuer à bloguer toutes ces transformations qui sont en cours.

Quand les people sociabilisent les marques

Aviez-vous remarquez à quel point il était délicat pour une marque d’être présente au sein de réseaux sociaux. Il y a bien les exemples de L’Oréal ou Garnier mais tout ça reste très laborieux car les membres sont globalement réfractaires à l’intrusion des marques dans leur espace social. Quand je parle de marques, je parle des marques courantes, pas de Apple ou Harley Davidson qui sont plus des marques-symboles et pour lesquelles les règles sont différentes (ce sont des contre-exemples).

Bref, tout ça pour vous dire que la solution de ce problème ne se trouve pas forcément sur les réseaux sociaux traditionnels mais plutôt sur des réseaux dédiés. Dédiés aux marques ? Non, dédiés aux people.

Prenons ainsi l’exemple de Coolspotters, une plateforme sociale où les membres recensent les produits portés par les people :

coolspotters_home.jpg
La page d'accueil de Coolspotters

Vous noterez que le concept est redoutable car ce ne sont pas les marques qui se mettent en avant, ce sont les internautes (et indirectement les people) qui en parlent. Jugez plutôt avec cette impressionnante liste de marques :

Coolspotters_directory.jpg
La liste des marques de Coolspotters

Le service est extrêmement bien fait car il existe également des pages de marque où l’on retrouve une liste des produits ainsi que des people qui les portent :

Coolspotters_brand.jpg
Une page produit de Coolspotters

Et ce service n’est pas un cas isolé car il en existe d’autres notamment en Angleterre avec MyCelebrityFashion, qui propose un concept similaire mais plus éditorialisé :

MyCelebrityFashion_home.jpg
La page d'accueil de MyCelebFashion

On retrouve dans ce service le même principe de repérage de marques sur les people :

MyCelebrityFashion_celeb.jpg
Une page people de MyCelebFashion

Dernier exemple avec CelebStyle (du réseau PopSugar) qui reprend ce même principe :

CelebStyle_home.jpg
La page d'accueil de CelebStyle

À noter la très intéressante fonction ‘How Wore it Best‘ :

CelebStyle_battle.jpg
Une battle de CelebStyle

Il existe d’autres fonction plus marchande sur ce site comme Trend Alert, The Bag to Have, Looks for Less ou encore How would you wear it.

Avec ces trois exemples nous sommes bien face à un canal de recommandation / promotion très crédible pour les marques. Certes la cible est pour le moment très féminisante, mais rien n’empêche les éditeurs de faire des déclinaisons pour les hommes ou d’autres cibles. Assurant un exemple à suivre…