Andras Lutz expérimente la navigation audio-visuelle

Il existait déjà des exemples de navigation dans un site grâce à votre webcam et même à l’aide de l’accéléromètre (La souris est-elle ringarde ?), mais Andreas Lutz va plus loin en proposant les deux : vous naviguez en énonçant à voix haute les intitulés des rubriques et vous parcourez le contenu en faisant des gestes devant votre webcam.

Démonstration vidéo :

Bon dans les faits c’est un peu plus compliqué car même si la détection de mouvement fonctionne bien, la capture audio est beaucoup trop faible pour être exploitable (et il n’existe pas de “solution de secours” comme un menu caché).

La navigation visuelle sur le site d'Andrea Lutz
La navigation visuelle sur le site d'Andrea Lutz

Quel dommage que cet essai soit à moitié transformé car ceci préfigure une authentique révolution dans la façon d’interagir avec du contenu et surtout dans les capacité immersives d’un site (pouvant ainsi se transformer en une véritable expérience ludique). Connaissez-vous d’autres initiatives de ce type ?

(via Fubiz)

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Décathlon adopte la frise à catégories (entre autres choses)

Souvenez-vous, à l’ouverture de ce blog en début d’année dernière je vous avait parlé de Koodza, une boutique de la galaxie Decathlon qui expérimentait un certain nombre de fonctionnalités “riches” : Koodza, une boutique riche pour Decathlon. Et bien figurez-vous que l’exercice à dû être concluant car c’est maintenant le site principal Decathlon qui intègre toutes ces fonctionnalités, à commencer par un menu sur-dimensionné (“Choisissez votre sport”), un panier dépliant ainsi qu’une frise à catégories :

La page catégorie de Decathlon.fr
La page catégorie de Decathlon.fr

Mais il y a aussi de très belles pages liste avec des filtres à rafraichissements silencieux, des infos bulles géants (au survol de “+ d’infos”) et le choix de la vue :

La page liste de Decathlon.fr
La page liste de Decathlon.fr

Un site d’une sobriété exemplaire qui prouve que l’on peut tout à fait proposer des raffinements au niveau de l’interface quand on s’adresse à un large public. Oubliez donc vos histoire de “Est-ce que ma grand-mère saurait l’utiliser ?” et réfléchissez plutôt à ce que cela peut apporter en terme de confort d’usage.

La Chine à l’assaut des médias sociaux (chinois)

Alors que Yahoo vient d’annoncer la fermeture de son réseau social chinois Guanxi (par décision de sa maison-mère Alibaba Group), les médias sociaux chinois jouissent d’une forme éclatante et semblent se suffir du marché intérieur. Le AS-Map propose justement une très belle cartographie (vue chez Serial Mapper) adaptée de l’article Chinese Social Networks ‘Virtually’ Out-Earn Facebook And MySpace: A Market Analysis : China Social Media Map.

Cartographie des médias sociaux chinois
Cartographie des médias sociaux chinois

Au-delà de cette cartographie et de ces acteurs que l’on ne croisent pas du tout en occident, le marché chinois (300 millions d’internautes) est caractérisé par un usage intensif des médias sociaux : 105 millions de blogueurs et 95 millions d’utilisateurs des forums et autres BBS (cf. Taking a look at the social media landscape in China).

Du fait de la très grosse population chinoise, les trafics et volumes sont très impressionnants et le marché est partagé entre de (très) grosses sociétés et une myriade de petits acteurs. Le plus gros étant de très loin l’opérateur Tecent, qui édite la solution de messagerie instantanée QQ (300 millions de membres) et sa galaxie de sites : QQ Game (casual gaming), QZone (réseau social), QQ Xiaoyou (réseau social pour étudiants), QQ Show (portai média), QQ Live (portail vidéo), Paipai (portail de shopping), Tenpay (système de paiement) et SoSo (moteur de recherche qui vient d’abandonner la technologie Google). Ils viennent d’ailleurs de lancer la version internationale de leur logiciel de messagerie I’M QQ (cf. Le phénomène QQ maintenant à la conquête du monde) ainsi qu’un jeu pour Facebook (Treasure Hunter, cf. China’s Tencent Launches Game on Facebook, for Market Research… for Now). Là où Tecent facine, c’est qu’ils ont sû transformer cette audience en une gigantesque machine à cash (Asian social networking sites profit from virtual money), une prouesse dans un pays avec un niveau de revenus très inférieurs aux États-Unis (où Facebook est toujours en train de chercher un moyen de combler sa dette).

Parmi les autres acteurs locaux nous pouvons citer :

  • Baidu, un moteur de recherche qui a très largement étendu son offre et qui se décline notamment en Tieba et Hi (je crois que l’un est plus portail que l’autre) ;
  • 51 , un réseau social avec plus de 40 millions de membres ;
  • 56 pour du partage de vidéos (et oui, là-bas aussi ils fonctionnent par numéro comme pour choisir un plat dans les restaurant asiatiques) ;
  • TaoTao qui appartient aussi à Tecent ;
  • RenRen et Kaixin001 dont je ne comprends les spécificités…

Bref, il y a du volume et beaucoup d’argent en jeu. Rajoutez à cela la proximité du Japon et de la Corée et vous avez un écosystème médias sociaux / mobile / jeux en ligne qui est en pleine ébullition. Sauront-ils conquérir le reste de l’Asie et les marchés occidentaux ? Difficile à dire pour le moment, souvenez-vous que Cyworld s’y est déjà cassé les dents.

Pour en savoir plus sur ces marchés je vous recommande chaudement les analyses de Benjamin :

Qui saurait nous faire un topo sur les médias sociaux indiens (qui visiblement repose beaucoup sur le SMS : Introduction To Social Media In India) ?

Univers virtuels et casual-social games ne connaissent pas la crise

Difficile pour moi de suivre l’actualité des univers virtuels, jeux massivement multijoueurs, casual et social games tant elle est riche. Bon en fait rassurez-vous je la suit quand même mais je ne peut faire autrement que d’en faire un résumé :

Comme vous pouvez donc le constater les opportunités sont nombreuses et le marché très prometteur. À quand une bulle spéculative autour des virtual goods ?

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Les smartphones vont-ils tuer les terminaux portables dédiés

J’ai comme l’impression  qu’en ce moment entre le Peek et le WikiReader c’est la mode des terminaux portables dédiés. Les quoi ? Mais si enfin, les terminaux dédiés, ces petites machines portables (connectées ou non) qui sont entièrement dédiées à un service, par opposition aux assistants personnels qui sont capables de faire de nombreuses choses.

Même si le concept de terminal dédié présente des avantages (conception adaptée) il semblerait que cette approche soit en train de subir une concurrence fatale de la part des smartphones.

Navigateurs GPS vs. smartphones

Historiquement se sont les systèmes de navigation personnels qui ont ouvert la voix :

Exemple de navigateur GPS
Exemple de navigateur GPS

Le problème est que les routes évoluent (changement de noms) et que les données contextuelles (travaux, état du trafic…) sont très précieuses. De ce fait, ces systèmes embarquent maintenant des systèmes de synchronisation “over the air” qui peuvent faire doublon avec votre abonnement de téléphonie.

Illustration avec l’application iPhone proposé par TomTom :

La version iPhone de TomTom
La version iPhone de TomTom

C’est grosso-modo la même chose (écran tactile, GPS, compas…) mais vous ne payez que le soft et les données en temps réel. Je n’ai pas testé donc merci de ne pas troller sur le prix de l’application.

Là où ça se corse, c’est quand Google décide de sortir son propre service (Google Maps Navigation) qui exploite à la fois les données cartographiques de Google Maps, les photos de Google Street View :

Captures d'écran de Google Maps Navigation
Captures d'écran de Google Maps Navigation

Non seulement l’interface est un modèle d’intuitivité mais en plus l’application bénéficie de la base de données de Google Local. Cerise sur le gâteau : cette application est gratuite pour les terminaux propulsés par Android. Inutile de vous dire que cela doit donner des sueurs froides aux fabricants.

Baladeurs MP3 vs. smartphones

Autre exemple “historique”, les baladeurs MP3 (dont l’iPod) qui doivent maintenant subir la concurrence des smartphones comme l’iPhone ou Android :

iTunes sur l'iPhone
iTunes sur l'iPhone

Autant la gestion de la musique sur Android mérite encore quelques améliorations, autant l’iPhone est parfaitement au point et bénéficie en plus de l’intégration d’iTunes pour télécharger directement de la musique sans passer par l’ordinateur.

Là où ça devient intéressant, c’est quand des services en ligne musicaux par abonnement commencent à voir le jour (Spotify, Lala…). Idem pour des services de recommandation comme Pandora qui présentent un avantage compétitif sans précédent par rapport à un simple baladeur MP3.

Consoles de jeux portables vs. smartphones

Oui je sais bien que Nintendo a réussi à vendre près de 120 millions de Game Boy et 115 millions de DS, mais le marché surveille tout de même de très près l’iPhone qui représente plus de 10% des parts de marché des jeux mobiles. Bien évidement il y a encore beaucoup moins d’iPhone en circulation que de consoles portables (un peu plus de 300 millions d’unités il me semble) mais c’est parce que les autres ont beaucoup d’avance. Dans tous les cas de figure, ce ne sont pas les caractéristiques techniques qui sont en défaveur de l’iPhone (si je ne dis pas de bêtise il est plus puissant qu’une DS ou une PSP) qui arrive en plus à conquérir un public différent grâce à son écran mulit touch :

FIFA 10 sur l'iPhone
FIFA 10 sur l'iPhone

La situation est d’autant plus critique pour les fabriquant historiques de consoles portables qui viennent à peine de revoir leur modèle de distribution (qui reposait jusqu’à présent sur les cartouches) avec le lancement de jeux à télécharger. D’ailleurs la toute récente PSP Go ne propose que des jeux à télécharger.

Encyclopédie et outils de communication dédiés vs. smartphones

Derniers nés de cette catégorie “terminaux dédiés portables”, le très intéressant WikiReader qui vous donne accès à la gigantesque base de données de Wikipedia :

Wikipedia dans votre poche avec le WikiReader
Wikipedia dans votre poche avec le WikiReader

Ce petit appareil a d’indéniables qualité (prix réduit, ergonomie adaptée, autonomie…) mais subit de fait une concurrence frontale avec la version mobile de Wikipedia (ou l’application) qui évite de devoir faire des mises à jour (facturée 29$).

Dernier exemple avec le Peek, un terminal dédié à la communication qui permet d’envoyer/recevoir des emails et messages à volonté (pour 15$/mois) :

Emails à volonté avec le Peek
Emails à volonté avec le Peek

Une offre intéressante car les forfaits “data” des opérateurs réservent parfois des surprises et car ce terminal est parfaitement adpaté à cette tâche. OK… mais les BlackBerry sont aussi positionnés sur ce créneau et remplissent parfaitement leur rôle.

Qu’à cela ne tienne, ils s’apprêtent à commercialiser une version spécifique pour Twitter (tweets illimités pour un prix de vente à 199$) : TwitterPeek. Là encore une offre qui fait réfléchir, mais qui va sûrement avoir du mal à trouver sa place face aux nombreuses applications de tweeting disponibles sur les smartphones : Would You Pay $199 for a Mobile Twitter Device With “Lifetime” Service?.

Conclusion

Comme nous venons de la voir, les smartphones sont capables de rivaliser avec chacun de ces terminaux de façon tout à fait convaincante. Pour le moment c’est l’iPhone qui tient le haut du panier avec une machine et un écosystème redoutablement bien intégré (et rentable pour Apple) mais qui sait ce que les autres acteurs nous préparent (Google / Android, Nokia…) ?

De mon point de vue il n’y a pas photo : je possédais un téléphone, un PDA, un baladeur numérique et une Game Boy. Maintenant tout ce dont j’ai besoin c’est de mon iPhone (et en prime il peut même faire modem 3G pour mon ordinateur). Peut-être les nouvelles générations de netbooks ou de touchbooks apporteront-elles du neuf dans cette compétition. À moins que la future tablet d’Apple nous replonge dans une situation de quasi-monopole…