Quand le social shopping devient synchrone

Vous connaissez le social shopping ? Mais si enfin, ce terme désigne les dispositifs marchands agrémentés à la sauce sociale (partage de “trouvailles” auprès des amis, profils publics…). Jusqu’à présent ces fonctions de social shopping se faisait en asynchrone : vous commenciez par repérer un produit ou composer un look, vous le partagiez sur vote blog / profil Facebook et vos amis réagissaient dessus. Mais les choses sont en train de changer avec de nouveaux services permettant de faire du social shopping en mode synchrone.

Il y a tout d’abord DecisionStep qui propose sa suite ShopTogether qui se présente comme une barre d’outils à intégrer à votre boutique en ligne (l’équivalent de Google Friend Connect) :

L’offre de ShopTogether propose différent modules qui sont visibles sur le site Charlotte Russe avec la possibilité de partager des produits que vous aimez bien avec votre réseau (“Share“) mais également d’inviter vos amis à discuter avec vous des produits que vous êtes en train de visualiser (“Shop Together“) :

Partager et discuter des produits que vous aimez bien avec vos amis
Partagez et discutez des produits que vous aimez bien avec vos amis grâce à ShopTogether

En fait il s’agit d’une sorte de tchat, un système que l’on retrouve également chez Plurchase qui propose un principe similaire mais avec une sidebar (cf. Plurchase: E-commerce Goes Social) :

Le social shopping synchroone avec Plurchase
Le social shopping synchrone avec Plurchase

Notez que la solution de Plurchase est nettement moins riche que ShopTogether qui, en plus de ces fonctions de partage synchrones et asynchrones, propose aussi de nombreuses fonctions communautaires et notamment le très rigolo Watch Others qui liste les produits vus par la communauté dans les 15 dernières secondes :

Mais que consulte les autres internautes en ce moment sur cette boutique ?
Mais que consulte les autres internautes en ce moment sur cette boutique ?

Bref, de très bonnes idées qui sont en plus relativement simples à implémenter et qui fonctionnent plutôt bien (cf. Expérience d’achat et Social Shopping : Shop Together sur CharlotteRusse.com). Notez que ceci est à la fois une force mais également une faiblesse pour la solution car elle serait peut-être plus efficace si pleinement intégrée à la boutique.

Je tiens néanmoins à préciser quelque chose : même si ces fonctionnalités apportent un plus évident à l’expérience d’achat, il convient avant tout de soigner les fondamentaux du commerce en ligne avant d’envisager ce type de dispositif. Comprenez par là que le social shopping ne va pas compenser une offre bancale, un tunnel de conversion non-optimisé ou un service client défaillant.

Mais si vous souhaitez prolonger votre lecture sur le sujet, je vous recommande également cet article : 5 Hot Social Shopping Trends to Watch For.

La collaboration en temps-réel encore à la traine (la faute à l’email)

C’est en substance ce que nous livre les conclusions d’un rapport de Forrester : The State Of Workforce Technology Adoption. Les auteurs de ce rapport ont ainsi étudié les habitudes de 2.100 collaborateurs pour identifier des tendances et des comportements-types. Devinez quoi ? Les outils de collaboration en temps réel sont encore largement absents (peut-être la messagerie instantanée et encore) :

Classement des outils les plus fréquement utilisés en entreprise
Classement des outils les plus fréquemment utilisés en entreprise

C’est sans surprise l’email et les outils bureautiques qui dominent les usages. Les auteurs du rapport ont d’ailleurs un petit nom pour cette catégorie de collaborateurs qui passent leur journée devant un écran : les “information workers“. L’information est donc la matière première de ces collaborateurs, mais le problème c’est qu’ils le produisent et la partage sur de mauvais formats : l’email et les outils de bureautique (traitement de texte, tableur, diaporama).

J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer sur le problème des fichiers bureautiques mais je me permet d’insister : l’information stockée dans un fichier de type bureautique est piégée car elle se véhicule mal et car il est très compliqué de la faire évoluer. Elle se véhicule mal car il faut le bonne version du logiciel pour les lire, car ces fichiers pèsent lourd et circulent généralement par email (avec des comptes de messagerie limités en taille), car les informations dans les fichiers s’indexent plutôt mal (à moins d’exploiter une technologie de recherche couteuse), car il faut du temps pour télécharger la pièce jointe, lancer le logiciel et trouver la bonne information. Il est compliqué de la faire évoluer car il faut modifier le document, l’enregistrer et le réexpédier à tous les destinataires (un enfer).

Le maillon faible dans cette histoire c’est l’email. Autant les emails nous ont fait gagné du temps il y a une ou deux décennie, autant maintenant ils nous en font perdre : quand vous rédigez un email ou que vous en lisez un, vous ne travailler pas, vous vous informez donc vous ne produisez rien. Les emails sont des tueurs de productivité et pourtant se sont des outil absolument indispensables, ou du moins qui semblent indispensables aux yeux des collaborateurs.

J’ai eu l’occasion d’en discuter cette semaine lors d’une conférence que je donnais dans une grande entreprise française (plus de 100.000 employés) où je ne semblais pas être le seul à penser que l’email devient un authentique problème. C’est à la base un outil de communication asynchrone qui est pourtant utilisé pour beaucoup plus de choses :

  • De la communication quasi-synchrone avec des discussions reposant sur l’écrit parlé (on rédige comme on parle alors qu’il serait tellement plus simple de décrocher son téléphone) ;
  • De la collaboration avec des informations ou des données de première importance qui sont stockées sur ce support pourtant très volatile (comment archiver correctement un email et le rendre accessible pour d’autres ?).

Bref, l’email est un outil que les collaborateurs “servent” à toutes les sauces à défaut d’avoir sous la main (ou d’avoir été formé à) des outils adaptés : wikis pour la co-création et la capitalisation de connaissance, espaces de travail en ligne pour la collaboration et la communication asynchrone.

Alors bien sûr vous pourriez me dire que tout ceci va changer avec l’arrivée de la génération Y car après tout avec le départ des papy boomers à la retraite c’est près de 40% de la main d’œuvre qui va être renouvelée en moins de 10 ans. Mais bine sûr, comme c’est pratique ! Heureusement que les djeunz de la génération Y, ceux qui sont nés avec le web, seront là pour sauver la productivité des entreprises. Assez de sarcasmes, ce ne sont certainement pas les “jeunes” qui vont pouvoir changer les mentalités et renouveler les outils des “vieux” collaborateurs. Ce changement se fera de concert et avec les outils adaptés, pas ceux qu’utilisent réellement les jeunes de la génération Y.

Sommes-nous à l’aube de la collaboration en temps réel ? Mouais bof… et pourquoi ne pas commencer avec de la collaboration asynchrone ? Ce changement dans les pratiques représenterait déjà un saut quantique par rapport au quotidien du collaborateur lambda (email et fichiers bureautiques).

(via Read/Write Web)

Jusqu’où peut-on aller dans la recherche de l’épuration ?

Une des règles de base de l’utilisabilité est de toujours veiller à ne pas surcharger un écran, ou plutôt de s’efforcer de supprimer tout ce qui n’est pas indispensable et qui peut distraire l’attention. Noble cause, mais qui peut parfois se révéler être une vrai profession de foie.

Illustration avec cette page d’accueil expérimentale pour Google :

La page d'accueil expérimentale de Google
La page d'accueil expérimentale de Google

Donc comme vous pouvez le constater, sur cette page il n’y a plus rien si ce n’est le logo et le champ de saisie, même pas un bouton pour lancer la recherche : Google’s Experimental Homepage Fades To A Single Word. L’astuce est de ne faire apparaitre le reste qu’après quelques secondes pour être sûr de bien concentrer l’attention sur l’élément le plus important : le champ.

Plutôt extrême comme expérimentation, d’autant plus que la page d’accueil de Google n’était pas la plus chargée. L’expérimentation se poursuit visiblement avec des variantes comme par exemple une version où est mentionnée la phrase “This space intentionally left blank” : Google Tests a Clutter-Free Homepage.

Dans le même genre il y a aussi Goosh, une interface textuelle façon Unix :

L'interface textuelle de Goosh
L'interface textuelle de Goosh

Un bel exemple d’épuration graphique qui va plus loin que YubNub mais qui aurait gagné à être encore plus épuré.

Toujours dans la série interfaces façon lignes de commande, je vous propose WriteRoom, un traitement de texte au look & fell très “roots :

L'interface très épurée de WriteRoom
L'interface très épurée de WriteRoom

La particularité de ce logiciel est de proposer un mode plein écran qui isole complètement l’utilisateur du système et donc de ses distractions potentielles. Bon par contre c’est un peu austère…

Terminons avec le remarquable Ommwriter, un traitement de texte qui propose la même approche mais nettement plus raffinée avec un fond d’écran très reposant et différentes ambiances sonores :

L'interface épurée et immerssive d'Ommwriter
L'interface épurée et immersive d'Ommwriter

Le sentiment d’immersion est tout à fait remarquable et les fonctions ne sont jamais très loin puisqu’en bougeant la souris vous faite apparaitre une série d’icônes :

L'accès aux commandes avec Ommwriter
L'accès aux commandes avec Ommwriter

Autant je suis très sceptique vis à vis de WriteRoom, autant l’expérience utilisateur de ce Ommwriter est tout à fait convaincante car extrêmement aboutie : Ommwriter, écrire en toute sérénité. Notez qu’il existe des applications spécialement dédiées pour isoler l’application ouverte comme Think ou Backdrop.

Plein de bonnes idées / intentions… mais qu’il n’est pas forcément bon d’utiliser pour un site web. Je fais notamment référence à ces insupportables sites qui s’ouvrent dans une pop-up qui force l’affichage en plein écran, une horreur pour ceux qui utilisent des écrans à grandes résolution (HD ou Full HD). Bref, jusqu’où peut-on aller dans la recherche de l’épuration ? (d’où le titre du billet)

MàJ (30/11/2009) > Voici une méthode pour tester une autre version de la page de recherche de Google : Check the Redesigned Google (With Always-Visible Sidebar) Yourself.

Encore une autre version de la page expérimentale de Google
Encore une autre version de la page expérimentale de Google

Vous noterez le travail fait sur les boutons et les liens en bas de page.

Une bande annonce interactive pour Avatar

Alors qu’il reste un peu moins d’un mois à attendre pour découvrir Avatar, le dernier film de James Cameron, je vous propose de vous plonger un peu plus en détail dans l’univers très riche du film (lire à ce sujet l’article de Wired) avec leur toute nouvelle bande annonce interactive : Official Avatar Interactive Trailer Powered by Adobe AIR. Il s’agit en fait d’une application propulsée par AIR qui vous permet de lire une bande annonce “augmentée” de nombreux détails sur les personnages ou les équipements du film :

La bande annonce interactive de Avatar
La bande annonce interactive de Avatar

Bon OK ce n’est pas vraiment le premier film interactif, mais je trouve que de repackager la bande annonce avec des “hot spots” et tout un tas de news en provenance de Twitter, YouTube, FlickR… est plutôt une bonne idée. Disons que l’ensemble est très efficace, idéal pour faire patienter les fans. Et pour celles et ceux que ça branche, ne ratez sou aucun prétexte le site dédié aux produits dérivés du film et notamment les cartes en réalité augmentée : Avatar i-Tag.

(via Mashable)

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Découvrez Waatavi, le premier social MMO

Depuis le temps que je vous parle des univers virtuels il me tardait de pouvoir être impliqué dans un projet d’envergure? Laissez-moi donc vous parler de Waatavi, une plateforme sociale de nouvelle génération qui vient juste de rentrer en phase beta. Le site est pour le moment très pauvre mais vous trouverez des tonnes d’infos sur le blog et le profil Facebook.

logo_waatavi

Social Games + Casual MMO = Social MMO

Vous connaissiez déjà les plateformes sociales de jeux comme OMGPOP, Doof ou CasualCollective (à mi-chemin entre casual games et réseaux sociaux). Vous connaissiez déjà les casual MMO comme SmallWorlds ou OurWorld (à mi-chemin entre casual games et jeux massivement multi-joueurs). Et bien Waatavi ce situe à mi-chemin de ces concepts, ou du moins cette plateforme ambitionne de couvrir à la fois les aspects sociaux, virtuels et jeux multi-joueurs. Lors de mes premières rencontres avec les équipes de Pulsanim Interactive nous avons ainsi travaillé sur un concept de simulation de vie  au sein d’une communauté virtuelle centrée sur les jeux multi-joueurs.

Le tableau de bord de Waatavi
Le tableau de bord de Waatavi

L’innovation majeure de ce projet est de proposer une plateforme hybride qui prenne la forme d’un portail communautaire de jeux en ligne et d’un univers virtuel “casual. Donc pour résumer :

  • Vous disposez d’un profil avec des fonctions communautaires classiques (liste d’amis, groupes, badges, messagerie, mur, partage de contenus…) ;
  • Vous créez un avatar qui va évoluer dans un univers virtuel plus immersif (gestion du look mais également des compétences et de l’espace perso – l’appartement) ;
  • Vous participez à des jeux multi-joueurs (avec commentaires, notes, classements et boosts).

C’est la complémentarité de ces deux facettes qui fait l’originalité de la plateforme (qui représente tout de même une année entière de R&D). Aujourd’hui le modèle est finalisé, mais pas les développement, voilà pourquoi la phase beta ouverte cette semaine va se dérouler sur plusieurs mois. L’objectif étant de stabiliser le périmètre d’ici à mars 2010 pour pouvoir ensuite l’enrichir progressivement.

Gros point fort de la partie “univers virtuel”, le décor en all scrolling map que l’on ne retrouve sur aucun autre univers accessible au travers du navigateur. Le look&feel est réaliste et propose un rendu en cell shading intéressant pour bien discerner les avatars :

La place publique de Waatavi
La place publique de Waatavi

Il existe de nombreuses options de personnalisation des avatars (vous noterez au passage que votre avatar n’est pas figé mais se dandine pendant la séance d’habillage) :

La personnalisation de l'avatar chez Waatavi
La personnalisation de l'avatar chez Waatavi

Au niveau des différents espaces communautaires, il n’y a pour le moment qu’un seul plateau où l’on retrouve la discothèque pour faire des rencontres (et oui, car cette plateforme s’adresse avant tout aux ados) :

Les premiers croquis de la discothèque
Les premiers croquis de la discothèque

Sinon vous avez aussi le cinéma où il est possible de visionner des bandes annonces avec vos amis et de faire des commentaires “en séance” :

Le cinéma de Waatavi
Le cinéma de Waatavi

Côté portail, les profils sont assez riches et autorisent un bon niveau de sociabilisation autours des profils (avatars) et des jeux :

Les profils sur le portail
Les profils sur le portail

Pour le moment il n’y a que deux jeux de finalisés mais de nombreux devront suivre (dont des équivalents de Texas Hold’em, jeu de tanks, Mario Kart-like) : Just Draw It et Wordinary. Les parties permettent à 6 joueurs de s’affronter en même temps :

Un jeu multi-joueur sur Waatavi
Un jeu multi-joueur sur Waatavi

Il y a également tout un volet social avec l’implémentation de Facebook Connect qui vous permet de relier vos deux profils (Facebook et Waatavi) afin d’entendre votre graph social (une application Facebook totalement synchronisée est en cours de développement, elle reprendra l’intégralité du contenu). A terme d’autres widgets devaient sortir (notamment pour les blogs et pour les réseaux sociaux compatibles OpenSocial).

Partenariats et messages ciblés

Concernant les contenus, précisons que de nombreux flux sont disponibles dans l’univers : YouTube, FlickR et même Jiwa pour la musique. Ces partenariats ont de l’importance car ils vont permettre de générer tout une dynamique communautaire autour du partage de contenus multimédia in-game où il sera possible d’acquérir une chaine hifi Jiwa qui permettra à l’utilisateur de partager ses titres préférés publiquement, c’est à dire diffuser un titre musical en temps réel à son cercle d’amis connectés (seules les personnes dans la même room pourront l’entendre).

Il existe déjà des univers disposant de partenariats médias solides (je pense notamment à Taatu) mais Waatavi apporte en plus une dimension social gaming non négligeable (grâce à des années d’expérience en tant que prestataire dans le domaine).

Pour ce qui est des annonceurs, ils ne sont pas en reste car la plateforme sera dotée de nombreuses possibilités et formats : bannières, thèmes, interstitiels sur le portail, objets virtuels, évènements, sponsoring dans l’univers… cf. Waatavi For Brands.

Un modèle économique reposant sur l’abonnement et les objets virtuels

Un modèle premium est prévu dés le lancement de la plateforme avec un système d’argent de poche qui sera versé chaque mois pour acheter des objets virtuels ou customiser son avatar. Mais c’est du côté des jeux que l’on trouvera des choses intéressantes avec la possibilité d’acheter des boosts pour améliorer ses performances en partie (extension de temps, malus pour l’adversaire… ex : la peau de banane dans Mario Kart).

Déjà des soldes chez Waatavi ?
Déjà des soldes chez Waatavi ?

Comme vous pourrez vite vous en rendre compte il reste un certain nombre de détails à régler sur la plateforme, mais c’est à ça que servent les phases beta ! En tout cas le projet avance vite et je suis impatient de le voir déployer dans sa totalité. Petit conseil : pour bien apprécier la plateforme je vous recommande de vous y connecter entre 17 H 30 et 18 H 30 pour les Happy Games Hours.