Interviews du Digital Marketing Symposium 2012

Chose promise, chose due : je vous propose une série d’interviews tournée lors du Digital Marketing Symposium organisé par Adobe en début de semaine. Ces interviews tournent toutes autour de l’évolution du marketing, j’ai néanmoins essayé de simplifier les interventions en posant rois questions aux personnes interrogées.

La première question porte sur les limites du marketing traditionnel à l’heure du SoLoMo :

La seconde question porte sur les chantiers à prioriser en 2013 :

La dernière question porte sur le périmètre de la fonction marketing et les changements en 2013 :

Vous constaterez que ces vidéos sont d’une qualité largement supérieure à tout ce que j’ai pu faire auparavant. Normal, puisque ce n’est pas moi qui les ai réalisées, mais Olivier Saint-Leger qui m’a donné un sacré coup de main sur ce coup-là.

Un grand merci à toutes les personnes sollicitées pour ces interviews, et à l’année prochaine !

Compte-rendu du Digital Marketing Symposium 2012

Ce mardi à Paris, Adobe avait donné rendez-vous à la fine fleur du marketing pour son Digital Marketing Symposium. L’objectif de cette journée était de revisiter le rôle du marketing à l’heure des médias sociaux, de la mobilité et des Big Data. Beaucoup de buzz word qui à être dompté et décrypté.

Le Digital Marketing Symposium de Adobe

De nombreux intervenants se sont donc succédé à la tribune pour donner leur point de vue, partager leurs expériences et présenter des cas d’étude (automobile, distribution, média, entertainment…). Les thématiques centrales de la journée étaient en rapport direct avec la mesure, l’optimisation, la monétisation, la satisfaction… de nombreux sujets qui repoussent toujours plus loin le périmètre d’intervention des responsables marketing (Chief Marketing Officer, CMO).

Comment le digital modifie le marketing ?

Grégory Pouy au symposium d’Adobe

C’est Gregory Pouy qui ouvre la journée avec LA grande question que l’on se pose tous sur l’évolution des métiers du marketing et de la communication :

  • Pour que les clients soient fidèles à une marque, il faudrait que les marques soient fidèles à leurs clients ;
  • Pensez-vous que les consommateurs tournent autour de votre marque ? Nous devrions tous redevenir des commerçants pour nous rapprocher de nos clients ;
  • Le digital n’est pas une révolution, c’est une prise de conscience (les consommateurs ont changé) et un retour aux sources (utilité, proximité, transparence…) ;
  • Les valeurs d’une marque ne sont pas une proclamation, c’est le fil rouge de la relation avec les clients (ex : Coca-Cola = bonheur, Red Bull = courage…) ;
  • Les clients ne veulent plus acheter des marteaux, mais qu’on leur explique comment planter un clou (rendre service) ;
  • « Ne me dites pas que vous êtes drôle, faites-moi rire » (moins de proclamation et plus de démonstrations et d’actions) ;
  • Le digital permet de supprimer des frictions, de transformer plus facilement ses promesses, d’accélérer la transformation des industries ;
  • Une stratégie ne commence pas par les outils et les supports, mais par les valeurs et la promesse ;
  • La frontière entre les campagnes et les équipes en / hors-ligne est encore beaucoup trop marquée chez les annonceurs, les consommateurs ne raisonnent pas de cette façon, ils ne voient qu’une seule enseigne.

Nous sommes tous d’accord pour constater que le marché a beaucoup changé et que l’évolution / l’adaptation est la seule stratégie viable, mais j’aurais aimé avoir une vision plus structurée des facteurs de transformation.

Mythes et légendes du marketing

La team Adobe au symposium

Christophe Marée et Julien Nahon passent en revue les travers de la profession :

  1. « Créer et gérer des sites web est un enfer » (mises à jour, adaptation aux terminaux mobiles, mesure, montée en charge…). Faux, car les outils ont beaucoup progressé et que les solutions hébergées dans les nuages facilitent grandement l’évolution et l’exploitation.
  2. « Les médias sociaux ne servent à rien » (trop complexe, ROI improbable…). Faux : de nombreux outils permettent d’optimiser et d’industrialiser la gestion de l’écoute, de la communication, de l’engagement, de l’analyse /interprétation des données), la valeur d’une présence sur les médias sociaux peut être calculée (évaluée).
  3. « Le marketing n’aime pas le Big Data » (trop de sources, des enseignements à faible valeur ajoutée…). Faux : les innovations technologiques permettent de faciliter la collecte, le traitement et la restitution des données.
  4. « Le ciblage énerve les clients » (collecte de données personnelles trop intrusives, mécaniques de personnalisation imprécises…). Faux : de nombreuses données sont déjà disponibles pour pouvoir faire un premier niveau de personnalisation et de recommandations, sans forcer les internautes à remplir des formulaires de profilage.
  5. « La moitié de votre budget publicitaire ne sert à rien« . Vrai : certains investissements sont plus efficaces que d’autres à cause du contexte, du ciblage… les derniers outils d’analyse et de pilotage permettent d’optimiser les investissements, surtout avec les algorithmes prédictifs.

Comme vous l’aurez compris, cette session était essentiellement tournée sur les outils. Certes, ces outils ne vont pas définir une stratégie à votre place, mais ils vont vous permettre de gagner en efficacité et en simplicité.

La transformation du marketing au service du client

Amélie Bourgeois-Dagues au symposium d’Adobe

Amélie Bourgeois-Dagues nous parle de l’évolution du marketing chez Disneyland Paris :

  • La digitalisation transforme le marketing à trois niveaux : connaissance, pertinence et transparence (pour un marketing plus efficace et plus intelligent) ;
  • Les équipes digitale et marketing direct de Disneyland Paris ont été rapprochées il y a 4 ans et fusionnées il y a 2 ans pour avoir une vision intégrée du parcours client (à travers la business intelligence) ;
  • La connaissance client passe par une exploitation rigoureuse des web analytics, avec un focus sur la pédagogie pour bien en expliquer les limites et les contraintes ;
  • Une meilleure connaissance client a un impact immédiat sur la pertinence des contenus, des campagnes, des offres, du timing…
  • L’application mobile du parc a été un levier manifeste de satisfaction des clients (notamment avec les temps d’attente) ;
  • L’audit des conversations sur les médias sociaux mené en 2008 a amené un changement radical dans leur posture publicitaire (montrer les clients et non les produits) et relationnelle (Go Disneyland Paris, le forum officiel) ;
  • Leurs enseignements : un projet de transformation nécessite forcément des alliés et des sponsors, l’adhésion des équipes internes (IT, juridique, finance…), de nouveaux talents, ne pas avoir peur de se tromper ;
  • Il existe de nombreux autres leviers d’innovations qui vont prolonger la transformation du marketing et de l’entreprise (Big Data, objets connectés, social business…).

Il est toujours bon de rappeler que les marques qui s’intéressent réellement à leurs clients performent mieux que les autres.

Le marketing digital à l’ère du cross-canal

Vincent Levy au symposium d’Adobe

Vincent Levy, le directeur internet de But, nous parle du marketing multicanal :

  • Le pilotage financier par Goldman Sachs a donné un gros coup de boost à l’activité (rénovation de 80% des magasins en 4 ans, orientation e-commerce…) ;
  • Des opérations web intégrées avec un référentiel produit identique à celui des magasins et du CA qui est systématiquement affecté à un magasin (selon zone de chalandise contractuelle) ;
  • Leur stratégie cross-canal repose sur 3 piliers (magasins, web et catalogues / dépliants) ;
  • L’effet ROPO est estimé à 65% chez but (Research Online, Purchase Offline) ;
  • Le magasin doit surprendre (agencement), le catalogue doit inspirer (mise en scène), les dépliants doivent stimuler (offres saisonnières et promos), le site doit permettre de découvrir et approfondir, les mobiles apportent du ciblage et de la praticité (géolocalisation, recherche de disponibilité…), les réseaux sociaux doivent créer de la complicité et de la proximité, les bornes et tablettes en magasins doivent informer, étendre l’offre et optimiser le passage en caisse ;
  • Les différents canaux / outils sont donc parfaitement complémentaires, mais nécessitent de la cohérence (contenus et services) et un objectif commun (génération de trafic en magasin) ;
  • Le cross-canal implique nécessairement le recours à une nouvelle génération d’outils (searchandising, photothèque centralisée, rich média, gestion de campagne…) ;
  • Les outils d’analytics et CRM sont la clé de voute du cross-canal, au service de la connaissance client et du ciblage ;
  • La clé du succès : enlever le « e » de e-commerce et le « digital » du marketing digital, c’est le même client et le marketing doit être au service du commerce.

Très bonne intervention, beaucoup de pragmatisme dans sa vision cross-canal.

L’innovation en matière de marketing digital

Damien de Chéné de Dailymotion au Symposium d’Adobe

Damien du Chéné de Dailymotion à propos du marketing de l’innovation :

  • Lancement de Dailymotion en 2005 (un mois avant YouTube), un recentrage récent sur les contenus partenaires au détriment des contenus générés par les utilisateurs ;
  • Quelques chiffres : 30 M de vidéos pour 2 MM de visionnage tous les mois ;
  • Innovations = personnalisation (en fonction du profil), applications mobiles (synchronisation hors-ligne), nouveaux formats publicitaires et modalités d’engagement pour les annonceurs (ex : SNCF incivilités et PS Vita).

Intervention sympathique, mais pas vraiment en phase avec la thématique de la journée.

Modéliser les profils visiteurs pour optimiser l’expérience utilisateur

La salle de conférence

Disney à propos de la Customer Journey Map :

  • Ils ont fait un travail considérable pour intensifier la collecte de données au travers des web analytics, mais ils avaient du mal à transformer ces données en intelligence (les KPIs ne disent pas tout) ;
  • Web analytics et CRM sont deux disciplines qui poursuivent le même objectif : la connaissance client ;
  • La Customer Journey Map est le livrable qui permet d’unifier ces disciplines et de donner une base de travail pour améliorer l’offre et optimiser les leviers de transformation ;
  • La segmentation ne se fait pas en fonction de critères démographiques, mais de comportements homogènes (recherche de promotions, recherche d’information, préparation d’une visite…) ;
  • L’épluchage des web analytics et de la base CRM a permis à Disneyland Paris de travailler sur le système de navigation, les contenus pour optimiser les parcours client (réduire la complexité, améliorer le taux de transformation…) ;
  • La deuxième étape consiste à personnaliser l’offre et le parcours client en fonction du profil (du segment auquel l’internaute appartient) ;
  • La segmentation n’est pas figée, elle doit être mise à jour régulièrement pour s’adapter aux  comportements qui sont en perpétuelle évolution ;
  • Les données peuvent servir d’indicateurs de performance ET d’enseignements pour ajuster l’offre et le parcours client.

Bien, mais manque de prise de hauteur, car on parle toujours de site web (navigation…) et pas forcément d’expérience client (cf. La conception d’expérience utilisateur est une discipline, pas une notion).

Mise en place et pilotage d’une stratégie sociale

Jérôme Goldstein au symposium d’Adobe

Jérôme Goldstein de Cdiscount à propos de leur présence sur les médias sociaux :

  • Cross-canal = bénéficier de la résonance hors-ligne (et inversement) ;
  • Le social est la quatrième brique du cross-canal (web + mobile + magasin) ;
  • Les médias sociaux deviennent les nouveaux générateurs de points de contact pour les futurs acheteurs (à considérer comme un lieu de passage) ;
  • Facebook doit être au coeur de votre présence sociale, car c’est là où sont les internautes en masse ;
  • Ils ont lancé une page regroupant l’ensemble des interactions des internautes sur les médias sociaux, avec les actions de leurs amis, les prochains anniversaires et de la recommandation ;
  • Les utilisateurs de Twitter correspondent à une catégorie socio-démographique de niche, de plus, la densité de tweets contraint la marque à sponsoriser ces tweets pour qu’ils ne disparaissent pas trop vite ;
  • Suite au changement de l’algorithme du edge rank, ils ont perdu 40% de taux d’engagement, avec un taux de reach stabilisé à 20-25% ;
  • Facebook n’est pas à considérer comme un levier de business, mais comme un levier de fidélisation voir de recrutement ;
  • Une communauté sur Facebook est une statue de glace, si une publication ne fonctionne pas, cela pénalise le edge rank de la page et met en péril la visibilité globale ;
  • Opération à venir : L’appart que j’aime avec quatre pièces meublées à partir des produits les plus likés sur Facebook ;
  • Une bonne plateforme d’écoute permet de collecter gratuitement de la connaissance client ;
  • Facebook est en train de finaliser un outil de ciblage des membres (Custom Audience) en fonction de leurs centres d’intérêt et de leur comportement.

Un retour d’expérience particulièrement enrichissant sur Facebook et la place dominante que cette plateforme occupe au sein des médias sociaux.

Enjeux et opportunités liés à la transformation du marketing

La table ronde sur la transformation du marketing

Table ronde avec différents intervenants de EDF, ING Direct, L’Oréal et CDiscount :

  • Chez ING Direct, la User Journey est scindée entre PRM et CRM (plus simple de convertir un visiteur en fan qu’en client, même s’ils n’ont pas la même valeur, ils ont un effet bénéfique sur la transformation) ;
  • Chez Cdiscount, ils ont identifié trois leviers pour améliorer l’expérience client : le mobile et notamment les tablettes (couch commerce), la place de marché pour étendre l’offre (ils ont multiplié par 5 le nombre de références produit), le multi-canal avec les 4.000 points de retrait. Il y a un énorme enjeu de mesure et d’analyse sur ces trois leviers, car ils génèrent beaucoup de complexité ;
  • Chez EDF ils souffrent d’un bruit négatif systématique sur les médias sociaux, ils concentrent donc leur budget sur du support et de la réponse aux plaintes / insatisfaction plutôt que sur de la prise de parole institutionnelle ;
  • Chez L’Oréal, le mobile est en train de transformer les parcours client, les médias sociaux influent plus sur la loyauté et la recommandation (advocacy) ;
  • Les données permettent d’optimiser l’offre (par rapport à la concurrence), l’expérience sur le site (personnalisation, recommandations) et sur la fidélisation (connaissance client) ;
  • Les contenus vont devenir un enjeu-clé, les marques vont se scinder en deux : celles qui vont pouvoir monétiser leurs contenus et celles qui seront dépendantes des autres.

Ces témoignages nous permettent donc de conclure cette journée sur l’importance des contenus et surtout des données dans une optique marketing. J’ai pu récupérer un certain nombre d’interviews lors de cette journée avec l’aide d’Olivier Saint-Leger, je les publierais normalement demain en fin de journée dès que le montage aura été finalisé.

Je me laisse encore un jour ou deux pour digérer tous ces points de vue et vous proposer une synthèse de l’évolution du marketing, son rôle et son périmètre d’intervention.

Quelle définition pour le marketing digital en 2013 ?

Décembre est décidément une période faste pour les conférences. LeWeb est à peine terminé que j’enchaine déjà sur le Digital Marketing Symposium d’Adobe. Pour celles et ceux qui se posent la question : oui, Adobe est l’éditeur de Photoshop, PDF Reader et de Flash (entre autres). Outre ces outils destinés aux populations créatives, ils se sont repositionnés ces dernières années sur d’autres métiers et proposent maintenant une gamme complète d’outils pour les marketeurs (CMO en anglais).

J’avais déjà eu l’occasion d’assister à l’édition anglaise de leur Digital Marketing Summit, et je suis très impatient de participer demain au Digital Marketing Symposium à Paris demain. L’objectif de cette conférence, qui se joue à guichet fermé, est de faire le point sur le marketing à l’heure du digital : Comment bâtir une stratégie marketing cohérente qui intègre les médias sociaux, la mobilité, le multicanal… Quels outils utiliser pour optimiser ses dépenses, améliorer la performance des campagnes et piloter sa réputation ?

Je ne sais pas pour vous, mais toutes ces questions ne trouveront pas de réponse tant que l’on ne m’aura pas expliqué le rôle d’un responsable marketing à l’heure du digital (Chief Marketing Officer en anglais). Au fil des années, les pratiques du marketing digital, et du marketing en général, ont beaucoup évolué et le périmètre du marketing digital est assez flou :

  • Si l’on s’en tient à la définition du marketing (« L’ensemble des actions ayant pour objectif de prévoir, de constater, de stimuler, susciter ou renouveler les besoins du consommateur, et d’adapter en conséquence l’appareil productif et l’appareil commercial« ), le marketing s’intéresse avant tout à la connaissance du marché (clients, prospects, concurrents) et à l’évolution de l’offre.
  • Si l’on se fonde sur la définition du e-marketing (« Améliorer la visibilité et le trafic d’un site web en utilisant internet comme canal de prospection, et développer une relation durable de fidélisation avec les internautes utilisateurs ou clients« ), il est surtout question de création de trafic (SEO, SEM, e-mailing…) et d’analyse du comportement (analytics, segmentation…).
  • Si vous prenez ma définition du social marketing (« Les outils et pratiques permettant d’identifier et d’analyser les conversations ainsi que de participer et d’initier des interactions sociales au sein de communautés« ), nous parlons en priorité de gestion de la réputation et d’engagement.

Ces trois définitions ne sont pas antinomiques, mais elles ont tendance à étirer le périmètre d’intervention du marketing sur des domaines connexes : utilisabilité, conception éditoriale, relation client, satisfaction… D’où ma question initiale : où commence et finit le rôle du responsable marketing à l’heure du digital ? Je n’ai pas encore la réponse à cette question, et je ne suis pas le seul : Content Management, A New Focus for CMOs,  Should CMOs aspire to be CXOs?From User Experience To Customer Experience.

Toujours est-il que dans mes missions au quotidien, je constate que deux notions sont essentielles : la connaissance client (au travers de la collecte et l’exploitation de données pour étudier les comportements et anticiper les besoins) et l’optimisation de l’expérience (La conception d’expérience utilisateur est une discipline, pas une notion).

Encore une fois, cet article n’a pas la prétention de répondre à LA question. Par contre, j’espère bien trouver des éléments de réponse auprès des intervenants de la conférence de demain. Restez à l’écoute pour du live tweet (#AdobeSymposium) et un compte-rendu en fin de journée.

Compte-rendu de #LeWeb12 – jour 3

J’ai malheureusement complètement raté le second jour des conférences, mais me voici de retour pour le troisième jour de LeWeb (cf. CR jour 1 et suite). Des travaux à Porte de la Chapelle m’ont fait prendre du retard et m’ont empêché de voir l’intervention de Ludovic le Moan de Sigfox (dont j’ai déjà parlé ici : L’internet des objets est en train de se construire avec Sigfox).

J’ai également raté la moitié de la revigorante intervention de Ramon De Leon de Domino’s Pizza. Ce type a une incroyable énergie, un authentique modèle pour tous les speakers.

Raphael Pirker de Team BlackSheep

Raphael Pirker de Team Blacksheep

Découverte des drones de Team Blacksheep :

  • Ils commercialisent une aile volante, un quadricoptère (FPV Aircraft) et les accessoires qui vont avec ;
  • Tous leurs produits sont équipés de caméras HD, mais les accessoires sont là pour monter dessus d’autres appareils ;
  • Les drones sont équipés de nombreux capteurs (altitude, orientation, position…) ;
  • Des outils idéals pour faire des relevés et capturer des vidéos où une équipe ne pourrait pas aller ;
  • Le pilotage se fait à l’aide de lunettes spéciales ;

    Les lunettes de pilotage du Zii wing
  • De nombreux domaines d’application pour les médias, la télésurveillance, l’agriculture…

Je vous invite à regarder les nombreuses vidéos disponibles pour vous rendre compte des capacités de ces engins :

Henri Seydoux de Parrot

Henri Seydoux de Parrot

Outre les célèbres quadricoptères (AR.drones), Parrot se définit comme le leader mondial des périphériques sans fil et mobiles :

  • Il n’y a pas d’internet des objets, mais des objets pour l’internet (car internet est avant tout un média) ;
  • Ils viennent de lancer un nouveau casque « intelligent » qui permet d’interagir de façon naturelle (la musique se coupe quand vous enlevez le casque, vous tapotez le casque pour passer à la chanson suivante ou modifier le volume…) ;

    Les écouteurs Parrot testés par Loic
  • Ils ambitionnent de réinventer les objets du quotidien dans un contexte de mobilité (auto-radio, enceinte nomade, casque audio…) ;
  • Ils travaillent également à la mise au point d’un protocole de communication bas débit qui permettra de connecter les objets à l’internet avec un ratio coût / énergie imbattable (« low energy bluetooth« ).

Autant vous dire que cette intervention était particulièrement frustrante, car nous aurions aimé en savoir plus sur ce fameux projet secret…

Cameron Robertson de Agipy

Cameron Robertson de Lockitron

Cameron et Paul sont les fondateurs de Agipy qui commercialise Lockitron, un système de serrure sans clé :

  • Lockitron est donc un système qui permet d’ouvrir une porte avec votre smartphone (jusque là rien de révolutionnaire), d’être alerté en cas d’infraction (mouais…) ou de contrôler qui est entré quand (pour le plus paranos ou jaloux) ;
  • Là où le produit est intéressant, c’est qu’il vous avertit sur votre smartphone si quelqu’un frappe à la porte, et surtout permet d’attribuer et de gérer des autorisations d’accès à d’autres personnes (des amis de passage, la gardienne, un invité de couch surfing ou de AirbnB…) ;
  • Leur produit s’adapte parfaitement aux serrures les plus utilisées aux USA (mais pas forcément en France) ;
  • La sécurisation du système a été une de leur priorité (on s’en doute).

Encore une fois, l’idée de base de ce produit n’est pas très novatrice, mais en le passant au travers du prisme SoLoMo, on trouve des cas d’usage tout à fait intéressants.

Brain Solis de Altimeter

Brian Solis de Altimeter

Brain est un des gourous des médias sociaux et un des associés de Altimeter :

  • À l’heure de l’internet des objets, nous pouvons nous interroger sur l’internet des corps et la façon dont nous pourrions nous servir de nos corps pour propager des données ou envisager de nouvelles interactions ;
  • La convergence des médias sociaux et de l’internet des objets nous permettrait de bâtir le plus grand réseau de l’humanité et générer ainsi d’innombrables opportunités ;
  • Le nombre d’objets connectés a dépassé le nombre d’humains connectés en 2008, il y a presque 5 ans !
  • Nous entretenons un rapport très particulier avec nos smartphones et tablettes, elles font partie de notre quotidien et nous aide à nous définir (« regardez, j’ai le dernier iPhone« ) ;
  • Derrière chaque machine connectée, il y a un être humain, l’internet des machines est donc forcément lié aux utilisateurs humains ;
  • Les relations entre êtres humains est par définition non codée, elle est open source, à nous de la perfectionner ;
  • L’internet des objets nous permet d’en savoir plus sur le quotidien des utilisateurs (les endroits où ils vont, l’heure à laquelle ils se lèvent, ce qu’ils mangent…) et de développer des services prédictifs (ex : Google Now) ;
  • LE métier du futur = Experience Architect, où comment améliorer le quotidien de vos clients ;
  • Le deuxième métier du futur = Data Expert, celui qui sait où collecter les données et comment les traiter.

Tom Katis de Voxer

Tom Katis de Voxer

Tom est le fondateur de Voxer, une application qui transforme votre smartphone en talkie-walkie :

  • L’idée lui est venue de son expérience dans l’armée où les outils de communication sont lourds et  pas forcément très pratiques ;
  • Leur service est en fait à mi-chemin entre un talkie-walkie, une application de partage (photos, vidéos, emplacement…) et de messagerie de groupe ;
  • Ils ambitionnent de révolutionner la communication en temps réel avec cette fonction de parole instantanée, ils ont déjà recruté plus d’une dizaine de millions d’utilisateurs sur iPhone et Android ;
  • Ceci étant dit, les messages textuels sont le moyen de communication asynchrone le plus performant (quand vous appelez quelqu’un, vous le forcez à interrompre ce qu’il est en train de faire), leur objectif est de reproduire ce mode asynchrone avec la voix ;
  • Ils sont en train de finaliser la version entreprise de leur service (en beta privée).

Sascha Klement de Gestigon

Sascha Klement de Gestigon

Sascha est le concepteur de Gestigon, un logiciel de reconnaissance des gestes (mains et corps) :

  • Les interfaces naturelles ont été popularisées avec Kinnect de la Xbox et les équivalents ;
  • Utilisés correctement, ils se révèlent particulièrement efficaces (ex : dans votre voiture…) ;
  • Il n’existe pas de standard des gestes, peut-être le pinch & pin sur les surfaces tactiles, mais rien de plus ;
  • La particularité de leur système est de comprendre la façon dont notre squelette fonctionne (surtout au niveau des mains) pour gagner en précision ;
  • Ils sont à la recherche de partenaires et développeurs pour concevoir les applications qui exploiteront la richesse des interactions.


Ainsi s’achève ma visite à cette édition 2012 de LeWeb, j’aurais aimé rester plus longtemps, mais je dois composer avec mes obligations professionnelles. De même, j’aurais aimé passer plus de temps dans les couloirs pour rencontrer des lecteurs ou de nouveaux interlocuteurs, mais il fallait bien que quelqu’un squatte la salle de conférence plénière pour faire les comptes-rendus.

J’ai donc eu l’occasion de découvrir de nombreuses startups et projets, je vais me laisser quelques jours pour bien mûrir toutes ces découvertes et vous proposer un article à froid. Par contre, plutôt sur TerminauxAlternatifs.fr.

Et n’oubliez pas ce soir le Yulbiz de clôture au Bon Pêcheur à partir de 18h30 (9 rue des Prêcheurs à Paris, au métro Châtelet Les Halles).

LeWeb12, compte-rendu de la première journée – suite

Suite de mon compte-rendu sur les keynotes de cette huitième édition de LeWeb. Pour celles et ceux qui ont raté le premier épisode : LeWeb12, compte-rendu de la première journée.

Les conférences de cette seconde partie de journée parlent un peu moins de l’internet des objets, et font la part belle aux entrepreneurs à succès de la Silicon Valley et d’ailleurs.

Misha Lyalin de Zeptolab

Misha Lyalin dans son costume

J’imagine que, comme moi, vous ne connaissez pas Zeptolab, un studio russe de développement de jeux, mais vous connaissez sûrement leur principale réalisation (Cut the Rope). Son fondateur, Misha Lyalin, a revêtu pour l’occasion son plus beau costume (en référence au costume Angry Birds porté par Loic Lemeur il y a deux ans) :

  • La configuration de marché est très différente dans les pays du BRIC qu’en Occident, les smartphones Android y sont majoritaires ;
  • L’audience des jeux sur smartphones est bien plus large que celle des jeux hardcore, ils essayent de développer des gameplays pour toute la famille ;
  • La vente de jeux est une source de revenus intéressante, mais ils les choses commencent à devenir intéressantes avec le merchandising (ex : les peluches Angry Birds et le petit monstre de Cut the Rope) ;
  • Ils lancent un nouveau jeu (Pudding Monsters) avec l’ambition de proposer un gameplay universel, compréhensible immédiatement par n’importe qui (un travail créatif bien plus complexe qu’il n’y parait : simple to understand, hard to master) ;
  • Le merchandising est indispensable pour trouver des clients en dehors des app stores où la compétition est très (trop ?) intense ;
  • Les  applications natives ne vont pas disparaitre, car elles proposent de loin la meilleure expérience, par contre, elles impliquent un coût de développement qui augmente de façon exponentielle avec le nombre de plateformes visées, donc un ROI beaucoup plus complexe. HTML5 est donc un remède à ce problème de rentabilité, car les web app permettent de cibler tous les smartphones et tablettes, idéalement il faut les deux.

Phil Libin de Evernote

Phil Libin de Evernote

Phil Libin est là pour nous parler du succès de Evernote et de sa stratégie de diversification :

  • Ils ont 45 M d’utilisateurs pour moins d’une cinquantaine d’employés ;
  • Ils ont plus d’1 M d’utilisateurs dans une dizaine de pays, 800K en France ;
  • 90% des utilisateurs s’en servent comme pense-bête, 15% d’utilisateurs sont des comptes pro (Evernote Business) ;
  • Ils ont beaucoup travaillé sur la contextualisation des notes qui sont affichées dans vos résultats de recherche Google ou dans le mode de lecture hors-ligne ;
  • Leur ambition est d’aider les utilisateurs à gagner en efficacité (organiser leurs notes et la collaboration avec des collègues) et donc en productivité ;
  • De nouvelles versions majeurs de Skitch, Food et Hello arrivent dans les prochaines semaines ;
  • L’avis de la communauté d’utilisateurs est très important pour identifier vos points faibles (ex : la dernière version de Skitch), mais pas pour trouver des solutions ou pour vous donner des pistes d’innovation ;
  • Eux aussi travaillent le merchandising avec les carnets Moleskine et même les chaussettes officielles (véridique !).

Ben Gomes de Google

Ben Gomes de Google

Ben Gomes travaille dans l’équipe de recherche du moteur :

  • Ils sont très bons dans le traitement des chaines de caractères (strings), mais souhaiteraient apporter une couche d’intelligence à l’index (things), d’où le knowledge graph qui est en train d’être déployé en France ;
  • La première consiste à isoler des entités sémantiques (des sujets), puis de les relier de façon pertinente et contextuelle ;
  • Les spécificités linguistiques sont particulièrement complexes à gérer (le terme football a une signification différente en Angleterre, aux USA et en Australie) ;
  • Les données sémantiques sont principalement collectées de bases de connaissances (semi)-structurées comme Wikipedia ou Freebase ;
  • Leur index gère plus de 30 milliards d’URL, il devient donc urgent de structurer cette base avec une approche sémantique beaucoup plus rigoureuse ;
  • Leur autre challenge du moment est de maitriser la recherche vocale, pour préparer le terrain à de nouveaux types de terminaux (ex : les Google Glass) ;
  • Avec Google Now, ils prennent une direction très différente, car il n’est pas ici question de recherche lancée à partir d’une équation, mais d’anticiper les besoins des utilisateurs (saviez-vous que votre smartphone fait maintenant office de podomètre ?).

Katie Stanton de Twitter

Katie Stanton de Twitter

Katie Stanton est la VP du développement international chez Twitter :

  •  Ils ont déjà 6 bureaux ouverts en dehors des US (Japon, Allemagne, Brésil…), la France sera le prochain marché qui bénéficiera de sont bureau ;
  • Elle reconnait que la France est un marché complexe, surtout avec des entités média très puissantes (chaînes TV, journaux…) ;
  • Ils ont préféré concentrer leurs efforts en Russie plutôt qu’en Chine (où Sina Weibo affiche plusieurs centaines millions de comptes) ;
  • L’actualité est particulièrement riche avec la nouvelle de la grossesse de la princesse Kate et de l’arrivée du Pape sur Twitter ;
  • Ils fournissent à leurs partenaires des analytics très détaillés, mais ne projettent pas de le faire pour les particuliers ;
  • Il y a un ratio de 60/40 entre les producteurs et lecteurs de tweets.

Peter Deng de Facebook

Peter Deng de Facebook

Peter Deng est le directeur des produits de Facebook (les applications nativement proposées sur la plateforme) :

  • Toutes les fonctionnalités ont dû être revues pour être intégrées à l’application mobile ;
  • Le basculement vers le mobile est le plus gros projet de la société depuis le lancement de la plateforme d’applications ;
  • Ils sont en train de finaliser des applications spécifiquement dédiées pour le mobile (ex : Facebook Messenger que l’on peut utiliser simplement avec son N° de téléphone, sans avoir à créer de profil Facebook) ;
  • Ils viennent d’annoncer une nouvelle version majeure pour Android de Facebook Messaging ;
  • Il veut rassurer le marché sur le fait que l’application Messaging n’exploite pas les données personnelles des utilisateurs à des fins de profiling (position géographique, carnet d’adresses…) ;
  • Ils passent beaucoup de leur temps à adapter et améliorer le service pour les téléphones d’entrée de gamme (feature phones).

Dalton Caldwell de App.net

Dalton Caldwell de App.net

Dalton Caldwell est le créateur de App.net, une plateforme permettant de créer des applications sociales à partir de flux d’informations et de données :

  • Avec l’avènement de l’internet des objets, nous allons être littéralement noyés sous une masse d’informations et de données qu’il va falloir traiter, isoler le signal du bruit va être le challenge de ces prochaines années pour les travailleurs du savoir ;
  • Il va devenir de plus en plus complexe de gérer les notifications générées automatiquement par les utilisateurs de services tiers (faut-il blacklister le service ou ces utilisateurs ?) ;
  • Les entreprises peuvent investir dans de puissants mécanismes de filtrage collaboratif ou sémantique, mais comment vont s’en sortir les utilisateurs individuels ?
  • La solution réside dans les services de traitement de flux (ex : Yahoo! Pipes, IFTTT…), Flipboard est également un bel exemple grand public de traitement de flux ;
  • La véritable valeur ajoutée d’un service est de transformer un flux de données.

Adam Wilson de Orbotix

Adam Wilson de Orbotix

Adam Wilson est le fondateur de Orbotix, la société de commercialise la Sphero :

  • Sphero est avant tout une plateforme de jeu plutôt qu’une balle motorisée, ils fournissent à la fois les APIs pour contrôler la balle, mais également la plateforme pour déployer les applications ;
  • Ils ambitionnent de combler le trou entre les jeux exploitant l’environnement réel et ceux reposant sur des environnements virtuels (Découvrez des interfaces tangibles ludiques avec Sphero et Sifteo) ;
  • Ils sont conscients de ne pas avoir les ressources et la force créative pour concevoir une nouvelle génération de jeux, ils se reposent donc largement sur la communauté pour inventer de nouveaux gameplays.

Autant vous dire que je suis très déçu par cette présentation qui ne reflétait vraiment pas le potentiel de ces petites balles.

Carly Gloge de Ubooly

Carly Gloge de Ubooly

Carly Gloge est la fondatrice de Ubooly, une peluche intelligente propulsée par votre smartphone :

  • Les uboolys sont les premiers produits d’une longue série, leur ambition est de servir de support pédagogique et ludique (smart toy) qui s’améliore en s’adaptant au comportement de l’enfant (les tamagochis du XXIe siècle) ;
  • La peluche se sert du micro et de l’accéléromètre pour appréhender son environnement, les interactions reposent sur une intelligence artificielle comparable à Siri.

Là encore je suis très déçu, car il y a tant à dire de cette nouvelle génération de jouets interactifs, auto-apprenant, connectés… mais la démo a été vraiment trop courte (cf. La sophistication des interfaces de tablettes passe-t-elle forcément par des accessoires ?).

Fred Potter de Netatmo

Fred Potter de Netatmo

La dernière présentation de la journée avec Netatmo, une station météo de nouvelle génération, par Frédéric Potter qui est également le fondateur de Withings :

  • De nombreux paramètres sont capturés par leurs stations (températures, taux d’humidité, pression atmosphérique, qualité de l’air, pollution sonore…) et stockés dans les nuages ;
  • La multiplication des sources d’information leur permet d’avoir des données plus précises (mais de façon empirique) que Météo France ;
  • Leur objectif est de constituer un réseau de capteurs permettant d’intensifier la collecte et le partage de données locales ;
  • Ils s’intéressent à toutes les données relatives à la qualité de vie, notamment la pollution sonore (particulièrement dans les grandes villes), et la pollution intérieure (CO2…) ;
  • Les données sont l’ingrédient essentiel à toute amélioration, d’où l’importance de commercer à les collecter.

Phil Busoa de LIFX

Phil Busoa de LIFX

LIFX est un autre projet issu de KickStarter qui commercialise des ampoules intelligentes :

  • 1,3 M de $ ont été levés en 6 jours, la preuve que les ampoules intelligentes intéressent du monde ;
  • Les ampoules n’ont pas beaucoup évolué sur ces cent dernières années, aussi bien sur la technologie d’éclairage que les possibilités d’interaction ;
  • Leur ambition est de proposer des cas d’usage proches de la chromathérapie (améliorer le quotidien et l’humeur des gens grâce à une utilisation plus astucieuse de l’éclairage) ;
  • En plus des applications ludiques (modification de l’ambiance), les ampoules LIFX peuvent également interagir avec des applications tiers (notification en fonction de paramètres prédéfinis comme l’ouverture d’une porte) ;
  • Nous pouvons imaginer d’innombrables possibilités en combinant ces ampoules avec d’autres solutions comme SmartThings vu ce matin ;
  • Ils sont encore en train de peaufiner leur produit avant de passer à la production à grande échelle ;

Ceci conclut donc une journée très riche en présentations et en retours d’expérience, dont vous pouvez voir les rediffusions ici : Watch all the talks from LeWeb12 Day 1. Je n’aurais pas la possibilité d’assister à la seconde journée, mais je serais là pour la troisième (ce jeudi). La journée n’est néanmoins pas terminée, car il va y avoir de nombreuses soirées et apéros dans Paris.

À ce sujet, je vous signale que nous organisons avec Claude Malaison un Yulbiz de clôture de LeWeb ce jeudi 6 au Bon Pêcheur en fin de journée (9 rue des Prêcheurs à Paris, au métro Châtelet Les Halles). Les détails ne sont pas encore tout à fait fixés, mais vous pouvez d’hors et déjà noté ce RDV dans votre agenda.

La suite est ici : Jour 3.

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