Benoit Drouillat des Designers interactifs va nous faire un panorama des designs de la presse en ligne (Une réflexion sur la notion d’ergonomie de l’information, l’émergence de modèles innovants et l’évolutionnisme des médias d’information en ligne) ;
Caroline Goulard d’ActuVisu va nous présenter les techniques de visualisation interactive des données (Comment rendre visibles et parlantes les données grâce à une expérience utilisateur novatrice, au service de la compréhension du public, et de la diversification de ses modes d’engagement dans l’information) ;
Eric Mettout, rédacteur en chef de L’Express.fr, va nous parler d’écriture web (Comment adapter les techniques rédactionnelles pour mieux intégrer les spécificités du web : liens, formats et médias web, temps réel, réseaux sociaux, communautés…) ;
Romain Landsberg et Martin Vialle de Backelite partagerons leur expérience de conception sur les terminaux mobiles (iPhone, iPad, Android) et sur les différents formats (applications, sites web mobiles…) ;
J’essayerais enfin de résumer l’impact du web social sur les sites d’information (impact sur les interfaces, les arborescences, les parcours-utilisateurs, les modes d’interaction…).
Bref, n’hésitez pas à vous inscrire, car c’est gratuit et que ça ne se passe qu’une seule fois dans l’année !
Cette nuit, Mark Zuckerberg a présenté au monde entier les dernières évolutions de Places, la plateforme de géolocalisation de Facebook. Rassurez-vous, je ne vais pas paraphraser les annonces de la soirée, d’autres l’ont fait mieux que moi : Everything You Need To Know About Today’s Facebook Announcements. En résumé, les évolutions de Places concernent trois aspects :
Une intégration plus forte sur les smartphones (iPhone et Android pour le moment) avec la possibilité de lier son profil Facebook a n’importe quelle application mobile en un clic ou de façon automatique (« Single Sign-On« ) ;
Un jeu d’API beaucoup plus complet permettant à n’importe quelle application de rechercher, de lire ou d’écrire dans la base de données de Facebook Places ;
Des fonctionnalités de coupons de réduction et d’offres commerciales à destination des commerçants (« deals« ).
C’est donc une sacrée grosse nouvelle pour toutes celles et ceux qui suivent le dossier de près et un gros bouleversement pour les 200 millions d’utilisateurs de Facebook Mobile (sur smartphone et touch.facebook.com). L’histoire ne dit pas par contre quel pourcentage des utilisateurs mobiles exploite les fonctionnalités de Places. Difficile pour le moment de faire des projections, mais les premières études sur le sujet parlent d’une moyenne à 5% des utilisateurs de terminaux mobiles : Check-in Craze Not Mainstream Yet. 5% de 200 millions, ça fait 10 millions d’utilisateurs potentiels dans le monde. Un beau chiffre, mais qui ne reflète pas les fortes disparités dans le potentiel réel de ces annonces.
Facebook Places = Facebook Platform for Mobile
La première chose à savoir sur Facebook Places, c’est que ce n’est pas réellement un produit fini, ou plutôt que ce n’est pas un service à part entière, mais plutôt une plateforme sur laquelle vont venir se greffer des services. En ce sens, Places s’intègre à la philosophie de la Facebook Platform. Donc concrètement, il n’est pas possible de comparer Facebook Places à Foursquare, Gowalla ou Brightkite. Ainsi, ces services peuvent tout à fait cohabiter et se nourrir.
Par contre, Facebook Places en tant qu’agrégateur des check-ins se situe en concurrence frontale avec Check.in et avec Google Places pour l’annuaire géolocalisé des commerçants (mais nous reviendrons dessus plus tard). Ceci étant dit, la comparaison est limitée, car la plateforme de Facebook est extrêmement modulaire et peut ainsi ouvrir d’innombrables possibilités d’innovations. Le problème, c’est que ces possibilités perdent de leur attrait dès qu’elles traversent l’Atlantique (voir la section suivante).
De plus, le succès d’une plateforme se mesure à la qualité des services qui sont greffés dessus. Mais rien n’empêche ces fameux services de basculer d’une plateforme à une autre si les conditions sont plus avantageuses (à l’image de SCVNG qui a commencé sur Facebook Places et qui lorgne maintenant du côté de Google Places : SCVNGR Uses Google’s Places Database for Aggressive International Expansion).
Des applications commerciales bridées par la loi française… et les concurrents
Le programme Deals de Facebook Places va donc permettre aux commerçants d’émettre des coupons de réduction aux personnes qui se signalent dans leur boutique (« Individual Deal« ), à celles qui se signalent plusieurs fois (« Loyalty Deal« ) et à celles qui font venir des amis (« Friend Deal« ) :
Premiers écrans des coupons mobiles dans Facebook Places
Tout ceci est très intéressant sur le papier, mais présente des zones d’ombre qui ternissent ce tableau idyllique :
Le potentiel des coupons mobiles n’est délivré qu’à partir du moment où les membres se signalent dans un commerce, or la fonction de géolocalisation est fortement encadrée par la loi française (l’utilisateur doit donner son accord explicite à CHAQUE géolocalisation) et peut facilement être contournée (des robots pourraient ainsi siphonner les coupons de tout un quartier en quelques secondes).
Il n’est possible de se signaler qu’à un seul endroit à la fois. Que se passe-t-il le jour où je me promène dans un centre commercial : il faudra que je me signale dans toutes les boutiques pour avoir les coupons ?
Comment faire pour cibler les coupons sur les membres les plus intéressants ? Ou plus exactement : Comment relier une base CRM (et son programme) avec des utilisateurs qui ne peuvent pratiquer la géolocalisation silencieuse ? Ça fonctionne bien quand GAP offre des jeans aux 10.000 premières personnes, mais après ?
Comment faire pour gérer de façon centraliser les coupons au niveau d’une chaine de distribution ? Je m’étais posé la question au moment de la sortie du service et ce point n’a toujours pas été réglé.
Comment vont se régler les litiges avec les commerçants ? Je m’étais ainsi amusé à créer et dénoncer un lieu « Chateau de Versailles » fictif. C’était il y a 1 mois et il ne s’est toujours rien passé…
Comment se régler les litiges avec les utilisateurs qui vont être impliqués à leur insu dans des Friend Deal (tout comme ils sont déjà impliqués sans leur consentement dans les tout nouveaux Groups) ?
Outre ces quelques points précis, Facebook va surtout devoir faire face à deux difficultés majeures :
Leur base de données de commerces et points d’intérêt est bien plus pauvre que celles des city guides déjà en activité depuis de nombreuses années (comme Yelp ou les Pages Jaunes) ;
Ils ne possèdent pas de fond cartographique, contrairement à Google, et doivent donc utiliser celui des autres.
Je doute que ces concurrents se laissent tranquillement grignoter par Facebook. Pour le moment tout repose sur des partenariats,mais que se passera-t-il lorsque les partenaires se montreront plus regardants (au hasard Microsoft avec Bing Maps) ?
De plus, consulter une carte est un réflexe naturel lorsque vous arrivez dans un quartier que vous ne connaissez pas bien. Même si vous avez une grande quantité d’amis, je doute qu’ils puissent vous renseigner de façon plus efficace que Google Maps, surtout si ce dernier est couplé avec les toutes dernières fonctions de city guide (It’s A Location Turf War As Google Rolls Out Place Search). En ce sens, le fond cartographique de Google sert ainsi de « produit d’appel » pour pouvoir exposer les utilisateurs aux Local Ads, le concurrent direct des Deals de Facebook (Google Gives Local Businesses an Advertising Boost).
Facebook, le nouveau roi du mobile ?
Les ambitions de Facebook sont donc clairement annoncées en ce qui concerne la mobilité : devenir la couche sociale universelle des terminaux mobiles. OK très bien, mais cette vision utopique n’intègre pas deux acteurs majeurs de la mobilité : Apple et Google. Que se soient pour l’iPhone ou pour les smartphones tournant sous Android, la couche la plus basse du système reste maitrisée par ces deux acteurs qui ne comptent pas non plus se laisser évincer par Facebook.
Les possesseurs d’iPhone sont ainsi obligatoirement liés à Apple avec iTunes (une gigantesque base de données de centaines de millions de profils… et de cartes de crédit). De même, les utilisateurs d’Android possèdent nécessairement un compte Google (Gmail, Profile ou autre) avec un mécanisme d’authentification qui est nativement intégré au système d’exploitation. Je doute qu’ils laissent le mécanisme d’authentification de Facebook se substituer au leur.
Pour le moment ces deux acteurs n’ont pas ouvert les hostilités, quoi que : Apple et Facebook sont toujours « en discussion » en sujet de Ping et Google vient juste de modifier ses CGU pour compliquer la tâche de Facebook (Google To Facebook: You Can’t Import Our User Data Without Reciprocity). Le message semble donc être clair : la situation va se corser pour Facebook à mesure que les services déployés vont venir menacer leur position dominante ou leurs revenus (ils exigeront une part du gâteau).
Facebook, le nouveau roi des réseaux sociaux de proximité ?
Avec ce nouveau Places, nous sommes en droit de nous demander si Facebook ne va pas s’imposer comme le nouveau réseau social de proximité. Là encore j’en doute, car la légitimité de Facebook sur ce créneau reste à prouver.
Il a fallu des années à des acteurs de niche comme Peuplade ou Ma-résidence pour s’implanter dans des quartiers bien délimités, des années au cours desquelles ces services ont su gagner la confiance des habitants, des commerçants, et du soutien des municipalités locales. La confiance est réellement un élément clé pour les réseaux sociaux de proximité. Développer des interactions sociales autour de jeux avec un pseudo est une chose, partager des choses avec vos voisins en est une autre. Tant que Facebook s’amusera à changer régulièrement les CGU du service et à proclamer que le graph social a besoin d’être libéré, il ne sera pas possible de construire des interactions sociales durables sur une plateforme ayant un pied en ligne et l’autre hors ligne.
Ce qui peut par contre être fait, c’est de s’appuyer sur Facebook comme levier de croissance. Facebook Connect peut ainsi servir à fluidifier le processus d’inscription (Astuce : Utiliser Facebook Connect pour de la pré-inscription), mais de toute façon les utilisateurs doivent créer un compte, car il serait trop risqué de déléguer entièrement cette partie à Facebook. C’est notamment ce que fait Ma-résidence (et des services beaucoup plus gros comme la communauté d’Allocine).
Donc non, je reste persuadé que les acteurs en présence ne sont pas menacés par ce nouveau Facebook Places qui est plus tourné vers les commerçants que vers les habitants.
Facebook, le nouveau roi du web ?
Avec son audience colossale et cette nouvelle plateforme mobile, nous sommes en droit de nous demander qu’est-ce qui pourrait bien arrêter Facebook dans sa course à la domination du monde numérique. Même si le succès de la plateforme est indéniable, il reste encore à Facebook une ultime épreuve à franchir : celle de la juridiction territoriale, à savoir de lier des relations durables avec les gouvernements des pays dans lesquels le réseau est présent.
Le problème est le suivant : Les données des utilisateurs sont hébergés aux États-Unis, donc sous la juridiction de l’état où se situe le data center ainsi que du Patriot Act. Les gouvernements précités sont (à juste titre) inquiets en ce qui concerne le respect des droits de la confidentialité des données personnelles de leurs ressortissants.
Que va-t-il se passer quand l’U.E. va commencer à s’intéresser de très près à Facebook ? Pour mémoire, l’U.E. a réussi à faire plier Microsoft, pensez-vous qu’une petite start-up de 2.000 personnes les impressionnent ? Le but du législateur européen n’est pas de neutraliser les start-up de la Silicon Valley, mais une procédure avec l’U.E. risquerait de sérieusement affaiblir Facebook qui devrait procéder à de lourds changements structurels pour se plier aux contraintes des pays qui le rappelleraient à l’ordre (sans compter le coût de la procédure en elle-même).
Conclusion : Même si Facebook continue de briller par ses chiffres de croissance et ses nouvelles ambitions sur la mobilité, je ne peux m’empêcher de penser que cette réussite ne repose pas sur des fondamentaux stables. En d’autres termes : Facebook est un géant aux pieds d’argile. Cela veut-il dire que Facebook va s’effondrer sous son propre poids ? Non il y a peu de chances. Par contre je vous invite fortement à réfléchir à deux fois avant de faire reposer votre présence au sein des médias sociaux uniquement sur Facebook.
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Heu… de quoi parlions-nous déjà ? Ha oui, de Facebook Places. Malgré les réserves émises plus haut, cela ne doit en aucun cas vous brider dans l’extrapolation locale de votre marque et de vos campagnes. Pensez simplement à expérimenter différentes plateformes.
Voilà plus de 5 ans que l’on parle du Web 2.0 et de ses concepts disruptifs tel que le Software as a Service. Jusque-là tout allait bien et les industriels du logiciel préparaient tranquillement la migration de leur offre. Oui mais voilà, sous la pression d’Apple (avec son App Store) et d’une infinité de petits éditeurs, les grands de ce monde sont obligés de revoir leur copie et de proposer de nouveaux leviers de différentiation pour maintenir leurs parts de marché dans cet univers redevenu hyperconcurrentiel.
Je vous propose ainsi de faire le point sur ce que nous réservent les grands éditeurs dans leur quête du nouveau nouveau modèle de logiciel.
App Store et Personal Cloud Computing pour Apple
Dans le monde de la distribution de contenus numériques, il y a un avant et un après iTunes. Pierre angulaire de la transformation de la marque à la pomme, l’App Store est certainement l’ingrédient-clé de la réussite de l’iPhone. Autant Apple compte se la jouer très rustique en maintenant sa gamme iLife et iWork (des logiciels à installer, distribués dans des boites sur les étagères des magasins), autant ils préparent un gros coup avec le Mac App Store.
Le futur Mac App Store d'Apple
Avec cette déclinaison de l’App Store sur Mac OS, Apple souhaite ainsi donner un second souffle à son modèle de distribution de micro-applications. Des quoi ? Des micro-applications : des petites applications qui se concentrent généralement sur une tâche (ou une série de tâches) et sont vendues à petit prix. L’efficacité du modèle n’est plus à prouver, mais sauront-ils motiver suffisamment d’éditeurs pour atteindre la taille critique ? C’est la question que se posent certains : Might The Mac App Store Lead To A New Class Of Micro-Apps?.
Il va également falloir compter sur Mobile Me, l’offre de Personal Cloud Computing qui permet de partager des contenus (photos, vidéos…) entre vos différents appareils, de profiter d’applications en ligne comme l’email ou le calendrier et peut-être dans un futur proche de consommer de la musique sous forme d’abonnement (qui sait ce qu’Apple va faire de Lala.com ?). Bref, une offre assez vaste qui ne demande qu’à s’agrandir (avec des options payantes à la clé).
Mobile Me, l'offre de Personal Cloud Computing d'Apple
L’approche d’Apple semble donc être parfaitement diversifiée : Logiciels traditionnels (iLife…), App Store, outils en ligne (Mail, Calendar…) et Personal Cloud Computing (MobileMe).
Software + Service pour Microsoft
Du côté de Microsoft, l’offre de cloud computing a été entièrement repensée avec l’annonce récente d’Office 365, le nouveau vaisseau amiral (dans les nuages) de la firme de Redmond qui regroupe Office, Exchange, SharePoint… Le credo de Microsoft pour cette offre est de proposer du cloud computing comme les autres, mais avec les avantages et garanties de Microsoft (stabilité, sécurité, compatibilité…). Rien de très surprenant dans la mesure où Microsoft ne pouvait pas se laisser distancer par Google (Microsoft Rolls Up Cloud Services Into Office 365, Takes Aim At Google Apps). La grille de tarifs reste encore assez complexe (de 2$ / mois / utilisateur à 27$ pour l’offre complète) mais c’est tout de même un très grand pas pour le secteur : Office 365, le Cloud Computing a définitivement gagné la partie.
Excel dans votre navigateur avec les Office Web Apps
Au final, nous avons donc un mélange de Software and Services pour les entreprises et un App Store pour les particuliers. Pas mal pour le poids lourd du secteur qui a su réagir en très peu de temps.
Apps, Marketplace, Mashup et Web Store pour Google
En ce qui concerne Google, ils ne chôment pas depuis le lancement des Google Apps car la concurrence est rude (notamment des suites comme Zoho ou Zimbra) :
Mais il y a surtout le Chrome Web Store qui devrait être lancé normalement le mois prochain en même temps que Chrome OS (Google Chrome OS = iOS + iTunes). On ne sait pas grand-chose encore sur cet App Store façon Google, juste qu’il fonctionnera à peu près comme l’App Store d’Apple (ou de Mozilla).
Le futur Chrome Web Store de Google
Donc pour Google l’avenir du logiciel est résolument en ligne : Tout dans les nuages, rien sur le disque dur. Une posture intéressante, surtout avec la montée en puissance des terminaux alternatifs et nomades.
Le grand chelem pour Adobe avec Rome
Terminons ce tour d’horizon avec Adobe qui a été précurseur dans son approche de Rich Desktop Application avec AIR et qui veut donner un coup de pouce à la communauté des développeurs avec InMarket, une plateforme de distribution permettant de gérer la commercialisation d’applications sur plusieurs marketplace en même temps (Introducing Adobe InMarket: Reach milions, generate revenue).
L'App Store d'Intel pour les netbooks
Mais la grosse nouveauté d’Adobe est le lancement en beta de Project Rome, une application de nouvelle génération qui permet de créer et publier des contenus de tous types. La particularité de cette application, c’est que ça n’en est pas réellement une :
Vous pouvez lancer le logiciel dans votre navigateur (avec Flash) ou l’installer sur votre bureau (avec AIR) ;
Une place de marché de templates est disponible directement dans le menu ;
Vos créations peuvent être sauvegardées sur le disque dur ou publiées dans Acrobat.com pour inviter d’autres personnes à collaborer dessus ;
Il n’y a pas de licence à payer mais un abonnement mensuel.
Project Rome, le futur du logiciel par Adobe ?
Non seulement Adobe réussit le tour de force de mélanger SaaS, RDA, cloud computing, marketplace, mais le logiciel en lui-même adopte un positionnement intéressant : moins puissant que les gros logiciels traditionnels de la Creative Suite mais plus riche que les micro-logiciels déjà disponibles comme Picnik (propriété de Google).
Au final, Adobe me semble être l’éditeur le plus innovant dans les modèles proposés : SaaS (Omniture), cloud computing (Acrobat.com), RDA, RMA (Photoshop Express)…
Une transformation obligatoire où tout change, mais rien ne change réellement
L’industrie du logiciel est donc en pleine mutation face à différents facteurs externes :
L’ascension fulgurante d’éditeurs indépendants comme SalesForce ou 37Signals ;
Le hold-up d’Apple dans les jeux mobiles ;
Les nouvelles pratiques de collaboration en ligne ;
L’arrivée prochaine en entreprise de terminaux alternatifs (touchbooks, smartbooks…).
Tout ceci pousse donc les éditeurs à chercher de nouveaux modèles et surtout à se réapproprier la chaine de valeur avec de la ré-intermédiation : Les logiciels sont plus distribués à la Fnac mais dans des App Stores propriétaires (avec les mêmes contraintes de référencement dans le catalogue, de têtes de gondoles…). Donc au final on prend les mêmes et on recommence… À ce sujet je précise que je n’ai pas mentionné IBM car je ne connais pas bien leur offre.
Et vous dans tout ça ?
Nous en venons maintenant à LA grande question : En quoi tout ceci peut vous être bénéfique ? Et bien tout dépend :
Si vous êtes un internaute, il n’a jamais été aussi simple de choisir et exploiter des logiciels et micro-logiciels (donc n’hésitez pas) ;
Si vous êtes une PME, il n’a jamais été aussi simple d’exploiter des outils simples qui s’insèrent de façon transparente dans votre organisation naissante (donc n’hésitez pas) ;
Si vous êtes un grand compte, il n’a jamais été aussi simple de s’affranchir des contraintes de déploiement et d’injecter une dimension collaborative dans votre système d’information (donc n’hésitez pas) ;
Si vous êtes éditeur, il n’y a jamais au autant d’opportunités (donc n’hésitez pas) ;
Si vous êtes une marque, il n’y a jamais eu autant de possibilité de points de contacts et d’interactions au travers d’applications sponsorisées ou d’applications de marque (donc n’hésitez pas).
Comme vous pouvez le constater, tout le monde gagne. C’est comme à l’école de fans mais avec des milliards de $ en jeu. Dans tous les cas de figure, il est pour le moment difficile de prédire quel sera le bon modèle (ou paradigme), mais il est par contre très simple de comprendre que les logiciels à l’ancienne sont définitivement condamnés (et relayés à des niches). Bon débarras !
MàJ (01/12/2010) : Adobe vient d’annoncer officiellement l’abandon du projet Rome. Autant vous dire que c’est la consternation et surtout l’incompréhension dans la blogosphère car le projet était réellement novateur et n’avait été lancé que depuis quelques semaines. Je pense qu’il n’y a qu’une explication rationelle à cette décision : une forte pression de la part des investisseurs qui souhaiteraient un peu plus de discrétion quand aux nouveaux modèles d’adobe (distribution, facturation…). C’est en tout cas très fâcheux…
Le mois de novembre approche, et comme chaque année à cette époque, la profession se mobilise dans le monde entier pour vous proposer la World Usability Day. Cette année, ça tombe le 11 novembre, je vous propose donc de nous retrouver le 10 novembre prochain de 9H à 12H à Paris.
Cette édition 2010 sera consacrée à l’Utilisabilité des sites d’information et se déroulera dans les locaux de L’Express (29 rue de Châteaudun, 75009 Paris / Métro Notre-Dame-de-Lorette). Les interventions de cette édition tourneront donc autour des problématiques propres aux sites d’information : Navigation au sein d’arborescences complexes, densité de l’information, exploitation des éléments multimédia, représentation de données, présence sur les terminaux nomades, montée en puissance des plateformes sociales… Le programme est le suivant :
Comme toujours, l’inscription est gratuite, mais le nombre de places étant limité, une priorité sera donnée aux annonceurs. De même, les supports et captations vidéo de l’évènement seront disponibles dans les jours qui suivent.
Je vous propose ce mois-ci une sélection thématique sur les sites d’organisations caritatives / solidaires.
Commençons avec Change.org, un portail de sensibilisation et d’implication pour les changements socétiaux US :
La page d'accueil de Change.org
La densité d’information est un peu élevée à mon goût, mais la grille de lecture est suffisamment bien marquée pour assurer une bonne lisibilité. Le dégradé en fond de page donne une bonne dynamique de lecture et les différentes typos utilisées pour les titres des blocs rythment la page dans sa hauteur. L’utilisation des couleurs permet de hiérarchiser l’information et de guider l’oeil sur les points d’attraction (les pétitions).
Poursuivons avec Challenge.gov, la plateforme de discussion du gouvernement US avec son peuple :
La page d'accueil de Challenge.gov
On respire beaucoup mieux sur cette page d’accueil qui met également le bleu à l’honneur (quelqu’un peut-il me donner la signification de cette couleur dans la culture US ?). Un gros effort a visiblement été fait pour maximiser la lisibilité des contenus ainsi que pour hiérarchiser les titres et les boutons d’action. J’apprécie particulièrement le contraste du bandeau supérieur ainsi que les petites illustrations (pictos, étiquettes dans le bloc « Departments & Agencies« ).
Terminons avec Causes.com, le portail des bonnes causes dans le monde :
La page d'accueil de Causes.com
Il y a encore plus de zones de respiration sur cette page d’accueil, et la lisibilité est encore meilleure (une référence). J’adore le jeu des couleurs qui réchauffent le fond blanc de la page ainsi des la hiérarchisation des contenus des 3 boites en bas de page (utilisation de différentes couleurs et graisse). Cerise sur le gâteau : un pied de page très coloré pour égayer le tout.
Si mes calculs sont exacts, voilà 1 an 1/2 que Google a annoncé son système d’exploitation Chrome OS (cf. Chrome OS, la pierre angulaire de l’empire Google). Une attente particulièrement longue qui pourrait probablement prendre fin bientôt, car la rumeur fait état d’un lancement probable le mois prochain : Google Chrome OS launching Nov 11? Difficile de dire si cette rumeur est infondée dans la mesure où ça n’a jamais dérangé Google de sortir un produit non achevé (euphémisme).
Toujours est-il que les attentes sont au plus fort car en 1 an 1/2 il s’est passé beaucoup de choses :
Apple a torpillé les ventes de netbooks avec son iPad ;
Les ventes de terminaux mobiles équipés d’Android cartonnent ;
Facebook s’est imposé comme le nouveau roi du web.
Quels enseignements peut-on tirer de ces trois faits marquants ?
Le marché des équipements informatiques est en plein bouleversement (les clients veulent du neuf) ;
La mobilité est une composante essentielle (indispensable pour faire des ventes)
Les services « sociaux » sont mieux valorisés que les logiciels (en témoignent les publicités récentes pour des smartphones où sont surtout mises en avant les capacités à se connecter à Facebook, MSN Messenger…).
Trois enseignements qui convergent vers Chrome OS et me font dire que Google a un très gros coup à jouer (cf. Avec Chrome OS Google se positionne sur l’outil informatique du futur), d’autant plus que son concurrent le plus sérieux (Apple) se retrouve avec une marge de manoeuvre extrêmement fine.
L'interface de Chrome OS
Apple, un géant qui risque de s’effondrer sous son propre poids
Inutile de revenir sur la succès story d’Apple avec iTunes ni sur la position dominante qu’il occupe dans la chaine de valeur des contenus numériques. Mais si l’on y regarde de plus près, Apple se trouve en fait dans une position très fragile car :
Étant N°1, ils sont exposés à une concurrence impitoyable (toute l’industrie cherche des solutions pour contourner ce quasi-monopole) ;
Ils vont devoir accélérer la diversification pour tenir les promesses faites aux marchés financiers (notamment concernant l’iPad qui devrait petit à petit s’éloigner de l’iPhone, concernant l’Apple TV ou encore les services payants), hors diversification = risques ;
Le modèle de revenu, qui repose sur un écosystème ultra-fermé, ne leur permet pas d’avancer aussi vite que leurs concurrents.
Pour être plus précis, ce n’est pas tant Apple qui est menacé mais plutôt le couple iTunes / iOS. Ce qui a fait la robustesse du système Apple va également faire sa faiblesse à mesure que la concurrence s’organise (et notamment celle de Google) :
iTunes, le canal de distribution et d’encaissement, fait figure de dinosaure avec ses mises à jour régulières de plus de 100 Mo et ses innombrables couches applicatives empilées les unes par dessus les autres (médiathèque + App Store + Genius + Ping…). À l’heure où tout le monde ne jure que par les logiciels en ligne, iTunes brille par sa rigidité et son opacité (impossible d’accéder autrement à votre iPhone / iPod).
iOS, le canal de consommation des contenus et applications repose sur une technologie hautement propriétaire. Présenté à la base comme le lien entre toutes les plateformes alternatives d’Apple (iPod / iPhone, iPad, iTV), ce système d’exploitation se retrouve maintenant confronté à un problème tout simple : 3 formats de terminaux = 3 types d’usages. Dur retour à la réalité pour Apple qui va devoir gérer un OS décliné en 3 distributions avec des spécificités toujours plus divergentes.
Non seulement le côté fermé du système Apple motive les hackers à sortir des jailbreaks toujours plus performants (littéralement, « jail break » = « s’évader de prison« , sous-entendu « Apple = prison« ), mais en plus, cela limite le potentiel de croissance : Plus l’écosystème Apple est fermé et plus ses revenus sont élevés. Ce qui veut dire que quand il y a une brèche dans cet écosystème (les jailbreaks), les revenus s’effondrent ; mais également que pour augmenter ses revenus, Apple doit verrouiller toujours plus d’utilisateurs. Formuler autrement : Apple a BESOIN de verrouiller ses clients et son écosystème pour maintenir ses marges et tenir les promesses faites aux marchés financiers.
Même si ce modèle de revenu a fait ses preuves, et permis à l’action Apple de dépasser la barre des 300$, sa rigidité et son exposition aux critiques et jalousies vont ralentir sa croissance. Pire, le modèle fermé d’Apple se situe à l’opposé de celui de Google qui prône l’ouverture. Illustration avec le lancement récent de Game Center, une couche de social gaming, pour récupérer les parts de marché d’éditeurs indépendants comme Openfeint, Crystal, Plus+, Agon…
Chrome = OS + navigateur + SaaS + Store + Checkout + …
À l’opposé du modèle Apple, nous trouvons donc celui de Google avec Chrome : Un navigateur / système d’exploitation open source qui s’appuie sur la communauté. Ce n’est ainsi pas un hasard s’il n’existe pas de site web officiel de Chrome OS, uniquement un site officiel pour Chromium OS.
L’approche de Google repose donc sur des technologies et un écosystème ouverts. Le modèle économique de Google est ainsi parfaitement diversifié et sa croissance profitera à l’ensemble des acteurs de la chaine de valeur : Plus l’écosystème Chrome OS sera ouvert et plus les revenus seront élevés.
Le principal avantage de ce modèle est qu’il ne génère aucune dépendance. Mieux, Google a initié avec Android et ses partenaires industriels un deal unique : le plus que gratuit (l’OS est gratuit et Google s’engage à partager les revenus publicitaires). Il ne me semble pas que ça a été annoncé officiellement, mais il y a de fortes chances pour que de telles conditions soient appliquées avec Chrome OS.
Non seulement Chrome OS va bénéficier des faveurs de la communauté ainsi que des industriels, mais son évolution sera grandement simplifiée par le fait que les applications, services et contenus ne sont pas directement liés à l’OS ni même installés sur la machine :
Les technologies qui vont propulser Chrome OS sont également morcelées pour en faciliter la maintenance et l’évolution : Gears, NaCl, O3D, Storage… Et enfin, les canaux de distribution seront eux aussi désolidarisés de l’OS : Web Store, Music et Editions (qui devraient être lancés d’ici la fin de l’année). Il ne manquera plus que Google Games pour compléter ce tableau (le rachat d’une start-up comme OnLive devrait leur permettre de gagner du temps).
Premières images de Google Web Store
Google pourrait faire tourner 100% des équipements connectés
Avec Chrome OS et Android, Google pourrait potentiellement équiper n’importe quel équipement informatique :
Les ordinateurs, netbooks, et autres touchbooks ;
Les smartphones et smartbooks ;
Les TV et smartframes ;
Les kiosques et bornes tactiles ;
Les voitures, scooters, avions, bateaux et autres engins motorisés ;
Les objets connectés de plus petite taille (compteurs électriques, capteurs ambiants…)
Bref, Google pourrait devenir incontournable pour tout terminal ou outil informatique connecté. À une époque je m’étais posé la question de la concurrence entre Chrome OS et Android. Cette question ne se pose plus tant le nombre de terminaux ciblés est vaste (il est bien plus simple de couvrir tout le spectre avec deux OS qu’un seul). À partir du moment où les contenus et services sont accessibles indifféremment sur les deux OS au travers d’un navigateur ou de widgets, ça ne pose pas de problème. Chrome OS et Android seront donc au coeur d’un seul et même écosystème.
Une concurrence éloignée mais des acteurs à surveiller
Apple et Microsoft sont les concurrents « historiques », mais leur modèle économique et leur circuit de distribution diffèrent tellement de ceux que va utiliser Google que l’on ne peut pas réellement les comparer (il faut aller dans une boutique et acheter un DVD dans une boîte en carton pour mettre à jour Windows ou Mac OS, la préhistoire !).
Mais tout n’est pas si simple, car Google devra également composer avec des acteurs de taille qui vont lui compliquer la tâche :
Facebook dont la domination du web ne cesse de croître et qui infiltre petit à petit l’ensemble des terminaux et services ;
Amazon qui progresse lentement mais sûrement sur les e-readers et pourrait nous surprendre avec une nouvelle génération de terminaux ;
Yahoo! qui pourrait bien jouer les trouble-fête en se mariant avec AOL et pourquoi pas un autre géant des médias (la naissance d’un consortium à trois bouleverserait le rapport de force dans le paysage des médias et des contenus, donc des annonceurs).
Bref, la partie n’est pas gagnée pour autant. De nombreux paramètres sont à prendre en compte dans l’équation du succès, Google en maitrise déjà un certain nombre, mais il y en a un qui me semble décisif dans ce projet : la couche sociale. Google Me permettrait d’unifier l’ensemble des services à caractères « sociaux » et de réduire la dépendance à Facebook.
Puisque Google propose déjà un modèle économique viable, des technologies robustes, de nombreux services et contenus, il ne resterait plus qu’à remettre à niveau la couche sociale de l’écosystème Chrome OS pour se mettre à l’abri de la concurrence (du moins pour les deux prochaines années). J’anticipe ainsi une configuration de marché où Apple continuerait d’exploiter les segments supérieurs (avec un fort ralentissement de sa croissance) et où Google viendrait s’installer durablement dans le quotidien numérique des foyers (le marché de masse).
Vous pourriez me dire qu’un tel scénario (domination de Google) n’est pas très réjouissant, mais avez-vous beaucoup souffert du monopole de Microsoft ces 20 dernières années ? RDV dans un mois pour avoir un avant-goût du futur de l’informatique selon Google.
MàJ (20/10/2010) : Il va falloir rajouter Mozilla dans la liste des concurrents potentiels avec ses Mozilla Web Apps :
Ce projet est très proche de celui de Google avec des applications 100% web, un répertoire, une boutique (pour les applications payantes) et des applications auto-distribuées (un peu comme les extensions de Firefox).
MàJ (22/10/2010) : Visiblement Apple ne compte pas se laisser faire puisqu’ils lanceront d’ici la fin de l’année leur propre Mac App Store.
Pour VirtualWorldsNews c’est un peu compliqué en ce moment car je suis en pleine migration technique, graphique et URL. Dommage car il s’est passé plein de trucs en septembre !
Avec un peu de retard je vous livre ma sélection de 3 sites repérés au cours du mois de septembre.
Commençons avec MonGuideSanté, un site marchand de produits de parapharmacie :
Page d'accueil de MonGuideSante
Une très belle harmonie de couleurs et des intentions graphiques très dynamiques (titrailles, coins arrondis, flèches et boutons). Le carrousel de la page d’accueil est très bien rendu et j’apprécie particulièrement le travail sur le pied de page (les derniers produits visionnés par les internautes). Un grand bravo pour cette réalisation 100% française, COCORICO !
Poursuivons avec Barley’s, un pub de la région d’Atlanta :
Page d'accueil de Barley's Greenville
J’adore la texture du fond de page ainsi que les couleurs chaleureuses. Les blocs sont parfaitement découpés et l’effort typographique permet de bien concentrer l’attention sur les éléments importants de la page. Cerise sur le gâteau : vous pouvez donner une note aux bières servies dans ce bar ! Je précise que cette réalisation est l’oeuvre de Squared Eye, une agence dont j’avais déjà parlé dans cette rubrique.
J’adore également la texture du fond de page qui permet de faire ressortir les blocs. Il y a beaucoup de typographies différentes utilisées sur cette page, mais l’ensemble fonctionne plutôt bien et attire l’oeil aux bons endroits. Vous apprécierez la façon dont le bouton « Next » s’incruste dans les trois vignettes de la section « Our Work« .
L’édition 2010 du salon E-commerce étant maintenant terminée, il est tant de se poser et de vous livrer mes réflexions à froid sur ce que les rencontres et les discussions du salon m’inspirent.
Beaucoup de monde, de bruit et d’excitation pour un secteur à croissance ininterrompue depuis un certain nombre d’années. C’est bon signe pour celles et ceux qui veulent se lancer, mais cela signifie également que la barre est de plus en plus haute. Ce qui m’amène au premier constat…
Une boutique en ligne est une notion bien trop réductrice
Impossible de me souvenir où j’avais lu un article sur ce thème, mais il m’apparait de façon très claire que l’activité d’un commerçant sur la toile s’étend bien au-delà de sa boutique. Comprenez par là qu‘il est plus réaliste de parler de dispositif marchand qui englobe : la boutique en ligne, les minisites et pages satellites, le blog du patron, le catalogue déporté sur les comparateurs et portails marchands, le réseau d’affiliés, les systèmes de paiement hébergés, les plateformes de satisfaction, les espaces de discussion sur les médias sociaux (pages Facebook, comptes Twitter…).
Bref, se lancer dans le commerce en ligne ne se résume pas à la mise en ligne d’un catalogue. Ou plus exactement : mettre en oeuvre une solution « tout-en-un » (de type Magento) ne couvre qu’une petite partie du dispositif que vous devrez mettre en place. Ceci met en évidence la pertinence des solutions de délégation.
Encore et toujours la même obsession pour l’acquisition de trafic
J’en avais parlé l’année dernière, et j’ai ressenti la même impression cette année : des moyens considérables sont déployés pour augmenter le trafic entrant, mais pas nécessairement pour exploiter le trafic récurrent. Ce déséquilibre est d’autant plus dérangeant qu’il n’enrichit qu’un seul acteur (Google). Entendons-nous bien : je ne suis pas en train de faire le procès des mots-clés mais plutôt de plaider pour une répartition plus équitable de l’attention et des moyens consacrés à d’autres activités que l’acquisition de trafic : le ciblage comportemental, le searchandising, la relance des paniers abandonnés, le contenu… Bref, autant d’activités destinées à améliorer le taux de transformation mais qui nécessitent moins d’énergie car elles se situent plus proches de l’acte d’achat.
Augmenter le trafic entrant peut être considéré comme la solution de facilité (force brute) mais ce n’est en aucun cas la plus viable car vous ne capitalisez pas sur ce surplus de trafic (le jour où vous arrêter de payer, il ne reste rien). Prenons les exemples d’Amazon ou de Zappos : ils ont fait le choix de privilégier le service client plutôt que le e-marketing direct (vous connaissez la suite).
Une approche plus mature des terminaux alternatifs
Je pense ne pas me tromper en disant que la période où il suffisait de lancer son application iPhone / iPad pour créer le buzz est derrière nous. Nous entrons donc maintenant dans l’âge de la raison pour le m-commerce avec une approche plus structurée (« à quels besoins essayons-nous de répondre ? ») et plus large (cibler l’ensemble des smartphones et pas que l’iPhone).
Il est ainsi intéressant de constater que les applications mobiles « tout-en-1″ sont à la fois coûteuses et très complexes à développer / mettre à jour. La solution la plus pérenne consiste à mettre en ligne une version mobile de votre site (en HTML5, donc compatible avec l’ensemble des smartphones) et de déployer des applications monotâches (nouvelle collection, services annexes…). Au cas où vous vous poseriez la question : non, vous n’avez pas forcément besoin de Flash pour proposer une boutique mobile digne de ce nom (les briques technologiques de rich commerce en javascript seront parfaitement opérationnelles dès l’année prochaine).
L’arrivée prochaine sur le marché de concurrents de l’iPad devrait également favoriser la réflexion autour de versions plus immersives des catalogues en ligne (façon showroom). Il en va de même pour les smartframes qui devraient faire leur apparition pour les fêtes de fin d’année.
Les médias sociaux au service de la marque et de la relation client
J’ai l’impression d’être passé devant des dizaines de stands qui vantaient les mérites du social shopping en tant que levier de transformation. Oui nous connaissons tous l’exemple de @DellOutlet mais ce n’est pas le seul usage possible des médias sociaux. Ceux-ci sont en effet un terreau de première qualité pour cultiver des relations client plus efficaces et surtout plus instructives. Diffuser des promotions ciblées sur Facebook n’est pas réellement ce que je pourrais qualifier de social marketing, cela s’apparente plus à du social direct marketing.
Encore une fois, l’efficacité marchande n’est pas le Graal du commerce en ligne, la notoriété de la marque et la relation client sont des leviers parfaitement efficaces pour doper les ventes et surtout maintenir les marges. Si votre seule préoccupation est de stimuler le C.A. sur une courte période alors ne vous embêtez pas avec les médias sociaux, les mots-clés sont faits pour ça.
Du social CRM au social ERP
Comme je viens de vous faire l’article des médias sociaux pour améliorer votre image de marque et votre relation clients je vais entrer directement dans le vif du sujet : injecter des données en provenance des médias sociaux dans votre système CRM est une bonne chose, sous réserve que ces données soient correctement assimilées et servent à l’ensemble des métiers de votre organisation. Traduction : les médias sociaux ne sont pas la « propriété » des services marketing ou relation-client mais doivent également « nourrir » l’ensemble des services. Ceci nous mène à deux notions essentielles : le Social Business Design (repenser le marketing d’une marque et la collaboration au sein de ses équipes en s’appuyant sur les médias sociaux) et les Community Management Systems.
Les ERPs sont ainsi le support idéal pour diffuser les données / enseignements provenant des médias sociaux à l’ensemble des collaborateurs. Ceci implique nécessairement un mécanisme de traitement de ces données pour les rendre compatibles et pouvoir les manipuler, de même que des indicateurs et tableaux de bord spécifiques à chaque métier.
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J’arrête là mes réflexions, si vous avez détecté d’autres tendances de fond n’hésitez pas à les partager dans les commentaires (pas de pub déguisée SVP).