Les articles publiés sur mes autres blogs pour Mars 2012

Pas de blague du 1er avril cette année, mais une compilation des articles publiés sur mes autres blogs.

L’actualité du social marketing et des plateformes sociales sur MediasSociaux.fr :

L’actualité du commerce en ligne et des interfaces marchandes sur RichCommerce.fr :

L’actualité de l’entreprise 2.0 et du cloud computing sur Entreprise20.fr :

L’actualité des univers virtuels et du v-business sur MarketingVirtuel.fr :

L’actualité des interfaces riches sur InterfacesRiches.fr :

L’actualité de l’utilisabilité sur SimpleWeb.fr :

L’actualité de la mobilité et des objets communicants sur TerminauxAlternatifs.fr :

La suite le mois prochain.

Salesforce intègre le club des dix acteurs incontournables de l’internet

Voilà près de 15 ans que je travaille dans l’industrie de l’internet. Énormément de choses se sont passées en 15 ans (Bilan de 10 ans d’interactivité), et des géants se sont installés durablement. Je ne suis pas un fan des classements et des listes, mais je vous propose néanmoins une réflexion autour de la liste des dix acteurs incontournables de l’internet en 2012. Ceci n’est pas un classement rationnel, uniquement mon ressenti en tant qu’observateur privilégié (je passe quand même 12h par jour devant mon écran depuis près de 15 ans).

Nous retrouvons ainsi dans cette liste des acteurs historiques :

  • Microsoft, l’architecte de Windows et d’Internet Explorer, mais également le repreneur de Skype et l’éditeur de nouveaux services comme Bing ou la plateforme Azure. Bref, un acteur encore actif.
  • Yahoo!, qui n’est plus que l’ombre de lui-même, entrainant dans sa chute des perles comme Flickr ou Pipes et a dû se délester de pépites comme Delicious ou encore Zimbra. Même si, après 17 années d’existence, le portail bénéficie encore d’une audience colossale (que l’on a tendance à minimiser), je vois mal comment ils pourraient ralentir le déclin (pourtant il y a des expérimentations intéressantes : Yahoo C.O.R.E. Aims To Personalize The Reader Experience In Pandora Fashion).
  • AOL, l’autre portail de référence qui essaye de se refaire une jeunesse en rachetant des blogs à prix d’or (Huffington Post, Techcrunch) ou des services mobiles à la mode (Hipster). Là encore, l’audience est colossale, mais qui s’y intéresse ?

Nous retrouvons également dans cette liste des acteurs périphériques :

  • Apple, qui est indéniablement LA star de la sphère high-tech mondiale, mais qui n’a un impact que limité sur le web dans la mesure où la firme californienne ne produit « que » du hardware et n’édite pas de sites (je mets volontairement de côté iTunes, car c’est un environnement fermé).
  • Adobe, certainement l’éditeur qui a le plus contribué à faire du web ce qu’il est aujourd’hui, mais qui ne propose « que » des logiciels (Photoshop, Dreamweaver, Omniture…). Il y a bien des offres hébergées (Acrobat, Omniture, Business Catalyst…), mais leur impact est encore négligeable. Toujours est-il qu’ils sont en pleine remise en question (Apple, Microsoft, Google, Adobe à la recherche du nouveau paradigme des logiciels), ce qui est plutôt une bonne chose.

Il y a enfin les actuels géants du web :

Voilà, ça nous fait une belle liste de neuf acteurs majeurs de l’internet. Cela nous laisse donc la place pour une société plus récente, mais qui a eu une croissance fulgurante et un rôle prépondérant dans le développement du cloud computing : Salesforce.

Historiquement positionner sur le créneau des outils de gestion de forces de vente, Salesforce s’est fortement diversifié et propose une panoplie très impressionnante de services. Il existe d’autres acteurs  sur le créneau des Software as a Service (notamment Zoho), mais peu ont une telle couverture fonctionnelle dans leur offre tout en restant en cohérence avec leur coeur de métier (l’hébergement et l’exploitation d’applications métiers). Mais ce qui différencie selon moi Salesforce de ses concurrents est la vision qu’ils ont sû imposer de la Social Enterprise.

La vision schématique de la social enterprise de SalesForce

Salesforce propose ainsi des offres verticales en mode SaaS :

  • Sales Cloud, pour gérer les forces de vente ;
  • Service Cloud, pour gérer la relation-client ;
  • Chatter, pour les conversations et la collaboration interne ;
  • Radian6, une plateforme de monitoring et d’engagement sur les médias sociaux ;
  • App Exchange, une place de marché d’applications tiers.

On trouve également des offres plus techniques de PaaS (Platform as a Service) :

  • Force.com, une plateforme d’hébergement d’applications internes ;
  • Heroku, l’équivalent, mais pour les applications externes ;
  • Database.com, une plateforme d’hébergement de données ;
  • Data.com, une place de marché de données.
L'offre de PaaS de Salesforce

On retrouve enfin des offres de plus haut niveau prêtes à l’emploi :

L'interface de Site.com
Les deux derniers n’ont été lancés que très récemment, mais ils témoignent de l’ambition de l’éditeur. Je trouve ainsi que Site.com propose une approche tout à fait révolutionnaire avec une solution sachant parfaitement exploiter les autres (notamment en intégrant Sales Cloud,  Desk.com…). L’argument massue de Salesforce, celui qui a fait son succès, est toujours le même : « vous n’avez pas le temps d’attendre que vos équipes informatiques vous livrent ce dont vous avez besoin, nous pouvons le faire pour vous en un temps record« . Il faut croire que c’est un argument qui plait, car des milliers de clients ont ainsi adopté les offres de Salesforce. J’apprécie particulièrement leur discours pour Site.com qui s’articule non pas autour du TCO (« Total Cost of Ownership« ), mais du TCC (« Total Cost of Change« ).

Comme vous pouvez le constater avec cette liste des solutions proposées, Salesforce est donc une splendide réussite, un empire bâti en moins de 10 ans et qui a eu l’effet d’un véritable électrochoc pour les éditeurs traditionnels. Les prochaines étapes logiques du développement de leur offre seront de compléter les solutions verticales en s’attaquant à des acteurs de niches comme PracticeFusion.

Maintenant que je vous ai présenté ma liste, je vous propose d’ouvrir la discussion sur les trois questions suivantes :

  • Qui a été sorti du club des dix par Salesforce ?
  • Qui sera le prochain à sortir ?
  • Quel sera le premier acteur asiatique à l’intégrer (Baidu, Tencent, Rakuten…) ?

Le web est un éternel recommencement

Je ne sais plus qui a dit que la mode est un éternel recommencement, mais cette maxime pourrait tout aussi bien s’appliquer au web. Force est de constater que les « observateurs avertis » s’enflamment assez régulièrement pour tel ou tel nouveau service qui est une authentique révolution et qui est censé faire basculer le web dans une nouvelle ère (ex : Connaissez-vous Pinterest, le dernier épiphénomène d’une longue série).

Je me suis déjà exprimé sur la façon dont l’internet à évolué (Bilan de 10 ans d’interactivité) ou évoluera (Les leviers d’innovation du web pour les 5 prochaines années), mais je souhaiterais aborder à nouveau ce sujet et mettre l’accent sur les similitudes entre les services qui font référence aujourd’hui et ont on retrouve les origines au siècle dernier. Loin de moi l’idée de jouer les paléontologues numériques, mais j’estime qu’il est important de rappeler que si les interfaces et technologies évoluent, les usages fondamentaux sont les mêmes. Certes, le web de 2012 n’a plus grand-chose en commun avec le web du XXème siècle (notamment grâce aux médias sociaux, terminaux mobiles ou au cloud computing), mais ce sont surtout les moyens d’accès et modalités qui ont évolué :

  • Twitter est aujourd’hui l’outil de communication en temps réel de référence, mais à l’époque nous avions ICQ ;
  • Facebook est le roi des réseaux sociaux, mais j’avais déjà un profil et des amis sur SixDegress en 1999 ;
  • Je suis un très gros utilisateur de WordPress, mais n’oublions pas que Multimania ou Geocities permettaient de publier des pages perso ;
  • Des portails comme Heavy.com ou Break.com diffusaient de la vidéo bien avant YouTube ;
  • Shockwave.com était la destination ultime des jeux en ligne avant le triomphe de Zynga ;
  • Je partageais mes playlists sur Winamp (plutôt que Spotify) ;
  • J’organisais mes journées sur mon Psion, un modèle de simplicité d’usage, et j’installais tout un tas d’applications inutiles sur mon Palm avant que l’on ne décrète qu’Apple a inventé les app stores pour son iPhone ;
  • Ma page d’infos personnalisées était délivrée par Mon Yahoo! (plutôt que Flipboard) et je consultais des contenus mobiles hors ligne avec AvantGo (plutôt que Instapaper) ;
  • Les photos étaient partagées en ligne sur des services comme Snapfish des années avant que Flickr ne soit un projet de jeu en ligne (véridique !) ;
  • Une infinité de produits et services étaient notés et commentés sur Ciao (maintenant sur des plateformes comme Crowdstorm) ;
  • Je créais des espaces collaboratifs sur eRoom, bien avant des acteurs spécialisés comme SocialText

Comme vous pouvez le constater, la liste est longue, et l’on pourrait la continuer avec d’autres services (ne vous gênez pas, les commentaires sont là pour ça). Certes, avec les services récents tous ces usages sont grandement facilités, car ils sont plus pratiques et plus rapides, mais où est l’innovation ? En faisant un gros travail d’introspection, je me rends compte que la seule réelle innovation d’envergure de ces dix dernières années est Google Wave. Vous avez le droit de vous moquer et de penser que je débloque, car Wave a été un échec retentissant, pourtant c’est selon moi la seule proposition d’innovation d’usage en rupture avec les outils existants.

La grande question que l’on peut se poser est : mais pourquoi ne faire le coup de la révolution à chaque nouveau service qui sort ? C’est, selon moi, pour une raison toute simple : le marché a besoin de croire aux nouveaux services « révolutions » pour avancer. En d’autres termes : les opportunités de croissance sont le moteur du web, c’est ce qui tire les usages et draine les investissements. Celles et ceux qui suivent de près l’actualité se souviennent certainement de Color, une application mobile de partage de photos jugées comme « révolutionnaire » et pour laquelle les fondateurs avaient levé 50 M de $. Une histoire ridicule, mais qui n’a pas empêché la blogosphère de spéculer sur Highlight, la dernière application mobile à la mode au SXSW.

Entendons-nous bien : le but de cet article n’est pas de critiquer, mais de rappeler des faits historiques et de vous inciter à faire preuve de discernement face à la frénésie des « nouveaux Facebook » et à ce phénomène d’amnésie cyclique qui frappe la blogosphère.

Est-ce bien moi qui viens d’écrire cette phrase ? Ça alors, je n’en reviens pas, c’est à mon tour de jouer le vieux sceptique ! Ça doit très certainement être un des premiers symptômes du cap des 40 ans…

Tout savoir sur le web, la prévention et les blogs avec la fête de l’internet 2012

Je m’y prends un peu tard pour vous prévenir, mais je tenais à vous signaler que je vais donner deux conférences gratuites ce week-end dans ma ville pour la Fête de l’Internet : Rencontre avec le blogueur Fred Cavazza. Ces conférences vont se dérouler à Vincennes (terminus de la ligne 1 du métro) dans la journée du Samedi 17 mars :

  • La première conférence portera sur l’Internet en général et s’adresse aux enfants comme aux parents (de 10h30 à 12h30). J’essayerais d’y expliquer en des termes simples ce qu’est l’internet et ce que l’on peut faire avec (cette explication s’accompagnera sur de pédagogie autour des contenus numériques, des réseaux et de la mobilité). J’aborderais également les risques liés à l’identité  et aux contenus inappropriés, ainsi qu’aux moyens de s’en protéger. Cette conférence va durer deux heures et j’ai mis un point d’honneur à confectionner un support particulièrement adapté aux plus jeunes (je l’ai testé sur mes propres petits garçons et les explications fonctionnent), n’hésitez donc pas à venir accompagner de vos enfants.
  • La seconde conférence s’intitule « Un blog pour quoi faire ? » et va traiter des usages des blogs (de 15h à 17h). Au cours de cette conférence j’expliquerais ce que sont les blogs, ce que l’on peut faire avec et comment ça se manipule. Je passerais également un bon moment à livrer un retour d’expérience sur mes neuf années de blog (mes débuts, mon organisation, mes conseils…). Cette conférence est ouverte à tous, mais elle s’adresse avant tout aux adultes et plus précisément à ceux qui souhaitent faire un usage professionnel du blog (en tant qu’individu, salarié ou commerçant).

Je ne saurais que trop vous conseiller de profiter de cette occasion, car ces deux conférences sont gratuites et que Vincennes est une ville agréable et simple d’accès (du moins en métro). Pour plus d’infos, ça se passe sur le site de la médiathèque : Rencontre avec le blogueur Fred Cavazza autour de deux conférences.

L’actualité de mes autres blogs (février 2012)

Après une semaine passée sur les pistes de ski, me voici de retour. Mais avant de me lancer dans la rédaction de nouveaux articles, commençons par récapituler ceux sortis le mois dernier.

L’actualité du social marketing et des plateformes sociales sur MediasSociaux.fr :

L’actualité du commerce en ligne et des interfaces marchandes sur RichCommerce.fr :

L’actualité de l’entreprise 2.0 et du cloud computing sur Entreprise20.fr :

L’actualité des univers virtuels et du v-business sur MarketingVirtuel.fr :

L’actualité des interfaces riches sur InterfacesRiches.fr :

L’actualité de l’utilisabilité sur SimpleWeb.fr :

L’actualité de la mobilité et des objets communicants sur TerminauxAlternatifs.fr :

L’actualité IT et business en anglais sur mon blog Forbes :

Les articles publié par mon associé Cédric :

La suite le mois prochain.

Social Media Landscape 2012

(La version française de cet article est ici : Panorama des médias sociaux 2012)

A few years ago, Charlene Lee from Forrester said social networks will be like air. We are now in 2012 and social media had never been this important. I regularly talk to people referring to social media as the web, the whole web. Indeed, the web as became social, and it is hard to find non-social websites. This being said, how can you explain social, when anything is social? It’s simple: you draw a chart with the most emblematic social platforms.

As I have been doing it for the last four years (2008, 2009 and 2011), let me introduce you to my latest social media landscape to help you understand the big picture of who is doing what.

My Social Media Landscape through the years

Following a blurry 2010 in which I was unable to draw a consistent chart, the latest version was divided into seven major use and a central position for Facebook and Google. In the 2012 version of my landscape, the split is quite similar, but with new players, a generalization of conversations and the addition of device types.

The latest version of the Social Media Landscape

A very dense ecosystem

In this new version, You can find a set of online services allowing conversations and social interactions, on computers, but also on mobile and alternate devices (smartphones, tablets, connected TVs, smartframes…). Although this graph is divided into pies and layers to make it easier to read, social media is a very dense ecosystem where different players lives in symbioses: if they tend to overlap sometimes, they easily lives together, and we are not in a winner-takes-all market configuration (I assume you guess which service I am referring to).

Thus, three major players can be found in the central circle, because they are providing users with a very large set of functionalities (FacebookTwitter and Google+). If it is possible for a user to publish / share/ play / network / buy / localize on only one of these platforms, they are widely used as containers or relays for what internet users are doing on other platforms. Regarding competition between these three, I don’t believe one can eat the two others, since each one have a distinct orientation: Twitter for content discovery, Google+ to manage your online identity and Facebook to interact with your friends.

As for the usages, I have spread the various services over families:

The main goal of this chart is to make it easier for you to comprehend social media in all its complexity, not to set an exhaustive list of available services. Thus, some major generic platforms or players are not listed here, like bulletin boards, instant messaging services (Skype) or youth virtual worlds (did you know there where more than 250 M accounts created on Habbo?). Furthermore, this graph only reflects western countries social platforms, it does not take in account eastern markets like Russia or asian markets like China or Japan, but a simple google search can bring you countless equivalent graphs for asia.

How to take advantage of social media’s diversity?

Now that we have an overview of social media, it is time to stress THE question: which platform should your brand choose? I think I am not wrong saying there is only one good answer to this question: The important is not to choose the right platform, it is to build a consistent social architecture. Installing your brand on social media is not about choosing one or several social platforms and opening profiles, it is about defining objectives and allocating resources. The platform choice is only the tactical declination of your strategy. Knowing the social media ecosystem is not stabilized, and I doubt it will ever be, choosing one or several platforms is not a long term strategy, it is a short term tactic. The only truly viable social platforms on the long run are the ones you host and manage.

This being said, at one point, you will have to choose one or several platforms! There is no perfect choice since each brand has a different context, but I can provide you with some generic advices:

  • Do not put all your eggs in the same basket. Even if Facebook is by far the most popular social platform, it is the one where competition is the most intensive. As insane as it can sound, choosing Facebook is not the safest bet, it is the most risked one: Competition is so strong that you will waste all your time / money / energy for limited results. Furthermore, keep in mind that what happens on Facebook, belongs to Facebook (just check the terms and conditions).
  • Focus on more targeted tactics. Knowing that competition is more intense on Facebook, is it still viable to have pages? Yes, it is still an almost necessary, albeit not sufficient, step. Necessary in most of the case (forget about it if you are in BtoB), and not sufficient because profile-based targeting mechanism are inefficient (Facebook members’ primary goal is to shine among their friends, not to describe their real daily lives). Content-based social platform relying on interest graph offers some much more precise target engines. Furthermore, trendy or high level brands might focus on more quality-oriented social platforms (Vimeo, Tumblr) to avoid being in competition with shampoo, beer and diaper brands.
  • Aim for the long term. Nearly all major  / local brands and institution are already active on social media, thus, you cannot bet on instant or short-term success. To be more accurate: You can achieve basic tactical goals (like winning 10.000 fans in three weeks), but is it relevant? Rolling-out a successful conversation-based engagement platform is a much more ambitious project, which will require more time and energy (2 to 3 years). Yes, it’s a long time-frame, but you will need it in order to achieve a deep evolution of internal process, habits and mentality.
  • Be opportunist. As I have just said, it requires years to build a viable social media architecture, but this does not necessarily means you cannot try some short term visibility campaigns. Since the last two weeks, the blogosphere is all about Pinterest, what about taking your chances? You can go for a try, but do not expect more than what these kind of campaign can provide you with (a temporary traffic boost).

What to expect in 2012?

The chart published in this article gives you an overview of the social media landscape. Its main purpose is to illustrate the diversity of usages and the complexity of this ecosystem. Since the Facebook / iPhone revolution has already happened, 2012 will be the year to strengthen your existing presence or mobile app, but also the year to experiment, because their are numerous opportunities at your disposal.

Let’s make things perfectly clear: When I am suggesting to strengthen and experiment, I am advising you to do it internally, not to outsource it. Because if you let a contractor do it for you, you won’t learn anything and will not be able to gain experience. I strongly believe a small-scale internal social presence is much more profitable than a large-scale outsourced one. Social media ROI is about experience and insights, it is not about fans number.

Mes 3 sites coup de coeur (février 2012)

Comme tous les mois, je vous propose ma sélection de sites. Je rappelle la règle du jeu : ces sites sont sélectionnés de façon aléatoire et empirique (dès que j’en vois un beau, je le mets de côté et j’en parle le mois suivant).

Commençons avec celui qui fait polémique en ce moment, le nouveau site de la compagnie aérienne Jetblue.

La nouvelle page d'accueil de Jetblue

J’étais un peu sceptique en découvrant la nouvelle page d’accueil pour la première fois, mais après la première impression, je troue qu’ils ont fait un très bon travail de design minimaliste avec des choix graphiques très cohérents (formes homogènes, nombre de couleurs réduites…). J’apprécie tout particulièrement les textes très courts, la très bonne lisibilité de la typo, la grille de lecture bien marquée, les boutons qui se détachent bien du fond des cartouches et bénéficient d’une bonne hiérarchisation. Je reste mitigé sur la couleur de fond des champs de la boite TrueBlue, mais j’imagine que c’est pour atténuer l’envie de saisir une recherche ou un N° de vol dedans…

Continuons avec un autre site de commerce en ligne, l’indien Tiket qui vend un peu de tout :

La page d'accueil de Tiket.com

Là encore j’adore l’approche minimaliste et la grille de lecture parfaitement marquée. Les couleurs et les traitements graphiques sont d’une sobriété à toute épreuve, mais cette page d’accueil est d’une efficacité redoutable. Vous noterez néanmoins qu’ils se sont « lâchés » sur des fioritures comme une double bordure pour le moteur de recherche ou un bout de scotch pour le carrousel à droite (truc de ouf !). Et puisque l’on parle du web indien, allez donc faire un tour sur Junglee, une autre boutique à l’efficacité marchande redoutable (cf. L’approche Mobile First adoptée par Amazon en Inde).

Terminons avec Wittlebee, une boutique de fringues d’enfant vendus en packs :

La page d'accueil de Wittlebee

Le minimalisme est toujours de rigueur pour les textes et accroches, par contre nous avons droit à des traitements graphiques un peu plus sophistiqués avec un fond de page à alvéoles, des bordures crénelées ou des photos façon polaroïd. J’apprécie tout particulièrement les intitulés très courts des boutons d’action (« Start« , « Read« , « Like« ) ainsi que les effets au survol de la souris.

La suite le mois prochain.

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L’actualité des mes autres blogs (janvier 2012)

Cette semaine la température extérieure va s’approcher des -10°, raison de plus pour ne pas sortir de votre bureau et tranquillement lire les articles que j’ai publié sur mes différents blogs.

L’actualité du social marketing et des plateformes sociales sur MediasSociaux.fr :

L’actualité du commerce en ligne et des interfaces marchandes sur RichCommerce.fr :

L’actualité de l’entreprise 2.0 et du cloud computing sur Entreprise20.fr :

L’actualité des univers virtuels et du v-business sur MarketingVirtuel.fr :

L’actualité des interfaces riches sur InterfacesRiches.fr :

L’actualité de l’utilisabilité sur SimpleWeb.fr :

L’actualité de la mobilité et des objets communicants sur TerminauxAlternatifs.fr :

L’actualité IT et business en anglais sur mon blog Forbes :

Les articles publié par mon associé Cédric :

La suite le mois prochain.

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Faut-il investir dans l’IPO de Facebook ?

C’est donc cette nuit que Facebook a officialisé sa demande d’introduction en bourse. Le dossier déposé apporte des réponses à un certain nombre de questionnements sur l’état de finances de Facebook. Les données fournies sont très impressionnantes pour une société qui n’existait pas il y a 8 ans :

  • 3,7 MM$ de C.A. en 2011 (en progression de 87%) ;
  • 56% du C.A est réalisé aux États-Unis, 85% est généré par la publicité ;
  • 1 MM$ de bénéfices nets ;
  • 3,9 MM$ de cash avec un endettement très faible à 400M$ ;
  • 100 MM$ de valorisation pour un objectif de 5MM$ levés lors de l’IPO.

Ces chiffres sont vraiment très impressionnants (vous en trouverez le détail ici : Facebook’s net income and revenues: $1 billion on $3.71 billion in 2011), mais sont-ils suffisants pour justifier une valorisation à 100 MM$ ? C’est justement là où les choses se corsent.

La valorisation en question

Si l’on se penche sur les chiffres, nous pouvons dire sans nous tromper que Facebook est en très bonne santé financière :

Le compte de résultats simplifié de Facebook

Nous savons que les investisseurs ne s’intéressent pas réellement à ce que représente une société le jour de son introduction, mais ce qu’elle peut devenir. Et sur ce point-là, force est de constater que Facebook est largement survalorisé.

Je vous propose de faire une simple comparaison : Google a plus de 30.000 employés pour un C.A. de 38 MM$ et un bénéfice net de 9,7 MM$. Facebook a 3.000 employés pour un C.A. de 3,7 MM$ et un bénéfice de 1 MM$. Ce qui nous fait une proportion de 1/10. La valorisation de Google est de 188 MM$ alors que celle estimée pour Facebook est de 100 MM$, soit une proportion de 1/2. Étrange, non ? Certes, vous pourriez me dire que lors de son introduction, le C.A. de Google était inférieur aux bénéfices nets de Facebook, mais cette valorisation est tout de même un sacré pari sur la croissance de Facebook.

Sans vouloir verser dans la paranoïa, je pense que l’explication de cette survalorisation est toute simple : un grand nombre d’acteurs de la Silicon Valley ont déjà investi dans Facebook par le biais du marché gris. La valeur de Facebook n’est pas une donnée mécanique, elle est une donnée empirique de ce que le marché est prêt à accepter. Or, d’où vient le consensus sur ce que le marché est prêt à accepter ? De la Silicon Valley. Pour faire simple : la valorisation est en partie faite par les investisseurs initiaux. Vous comprendrez que dans ces conditions, leur intérêt est de tabler sur une valorisation élevée pour maximiser les profits qu’ils vont réaliser le jour de l’introduction.

Quel potentiel de croissance ?

Admettons que Facebook ne vaille pas 100 MM$ le jour de son introduction en bourse. Les vaudront-ils un jour ? Peut-être, mais pour cela, il faudrait une sacrée croissance. Pour augmenter ces bénéfices, Facebook devra faire deux choses : augmenter le nombre d’utilisateurs et augmenter les revenus par utilisateurs.

Si l’on s’intéresse au nombre d’utilisateurs, il y a toutes les chances pour que Facebook dépasse le milliard dans le courant de l’année, mais après ? Pour pouvoir justifier d’une telle valorisation, la croissance du nombre d’utilisateurs devrait être soutenue sur plusieurs années, or là nous parlons d’un objectif de croissance de 15%. Une fois que Facebook aura dépassé le milliard d’utilisateurs, peuvent-ils légitimement espérer atteindre 1,5 ou 2 milliards ? Je ne suis pas certain, car la plateforme a presque atteint son plateau.

Bientôt 1 milliard d'utilisateurs pour Facebook, et après ?

Intéressons-nous maintenant au ratio des revenus par utilisateurs, en l’occurrence : 4,4$ par utilisateur par an. Pour pouvoir augmenter ce ratio, Facebook va devoir augmenter son CPM (ou son CPA), donc collecter et exploiter plus de données personnelles. De ce point de vue là, je doute que les gouvernements laissent faire.

Reste donc l’option de la diversification. Les équipes de Facebook nous ont montré qu’elles savaient très bien reproduire les idées des autres, sauront-elles en créer de nouvelles ? Peut-être, mais pour cela, il faut des talents. Les équipes de Facebook regorgent de talents, mais ceux-ci étaient avant tout motivés par l’appât du gain (le bonus qu’ils vont encaisser en exerçant leurs stock-options ou équivalents). Que va-t-il se passer une fois les bénéfices encaissés ? La direction de Facebook va devoir fournir des efforts considérables pour garder et motiver ses talents à développer de réelles innovations en dehors de son métier d’origine. De plus, le fait qu’une partie du capital va être distribué risque de fortement ralentir la prise de décision et complexifier la diversification (Is Facebook’s IPO the start of something, or the end?).

Donc pour résumer : Facebook est une très belle société avec une santé financière remarquable, mais les projections de croissance sont largement surévaluées. Cette question est délicate et les avis sont plutôt partagés : Facebook’s Ad Business Isn’t Growing Fast Enough To Justify A $100 Billion Valuation // Why Facebook will be worth a half trillion by 2015: the mobile and open graph revenue it’s leaving on the table. À ma décharge, j’avoue avoir toujours été très sceptique via-à-vis de Facebook (Rétrospective sur les 3 dernières années de Facebook).

Un saut dans l’inconnu

En plus de tout ce qui vient d’être dit, il reste encore de nombreuses questions sur la façon dont Facebook va gérer la période post-IPO. L’histoire nous a ainsi montré qu’une introduction en bourse est une étape-clé dans le développement et la survie d’une société. Les équipes devront ainsi faire face à de nombreux challenges :

  • La concurrence (Twitter, Google+…) ;
  • Les problèmes de confidentialité des données personnelles ;
  • La dépendance à des éditeurs tiers comme Zynga (qui a contribué à 12% du C.A.) ;
  • L’hégémonie du fondateur (Mark Zuckerberg) ;
  • Le portage de l’activité sur les terminaux mobiles (quels formats publicitaires pour les petits écrans des smartphones ?)…

Bref, l’histoire de Facebook ne fait que commencer et il reste une longue route à parcourir : The 6 Most Surprising Things From Facebook’s IPO Filing et Facebook’s Biggest Risks Explained.

Une évolution de l’action calquée sur celle de Zynga ou de Google ?

La grande question que nous nous posons maintenant est de savoir si l’action va monter ou descendre. Il est très difficile de prédire le comportement des marchés financiers et des investisseurs individuels, mais au vu des chiffres et ratios présentés, l’introduction en bourse de Facebook ressemble plus à une opportunité de sortie pour les investisseurs de la première heure qu’une recherche de financement pour la croissance. Comprenez par là que la mariée est certes très belle, mais qu’elle est probablement à l’apogée de sa beauté. De ce point de vue là, le cours de l’action de Facebook a toutes les chances de suivre celui des IPOs présentant les mêmes caractéristiques : Zynga et Groupon dont les actions sont passées sous le cours d’introduction dès la première semaine (Facebook’s $5 Billion IPO: The Next Google? Or The Next Groupon?).

Encore une fois, le problème n’est pas la santé financière de Facebook, mais son potentiel de croissance. Les actions de sociétés récemment introduites en bourse comme LinkedIn ou Pandora ont ainsi bien performé malgré des résultats financiers très largement inférieurs, car leur potentiel de progression était très important. Or si le potentiel de croissance de Facebook est incertain, l’action ne risque pas de prendre de la valeur.

Faut-il investir ?

Nous en arrivons donc à la question fatidique : Faut-il acheter des actions Facebook ? La réponse est simple : N’investissez pas plus que ce que vous pouvez vous permettre de perdre. Cette règle est d’ailleurs valable pour n’importe quelle action. Investir en bourse est une activité très complexe réservée à des professionnels qui n’obéissent qu’à une seule règle : Ne jamais jouer avec son propre argent.

Investir en bourse est un jeu, un loisir réservé à ceux qui en ont les moyens. Il n’y a qu’une seule façon de s’enrichir : Travailler et accumuler du patrimoine. En investissant en bourse, vous ne construisez pas votre patrimoine, vous le fragilisez. Si vous avez des économies, réservez)les à des vrais produits d’épargne. Par conte, si êtes d’humeur joueuse et que vous voulez vous faire une petite frayeur pour égayer votre quotidien, alors foncez !

Que va-t-il se passer après ?

En conclusion de cet article, je vous propose de relativiser : La réussite ou l’échec de l’introduction en bourse de Facebook ne va pas changer la face du monde, encore moins celle de l’internet. La base d’utilisateurs de Facebook va continuer de croitre et les médias sociaux vont assoir encore plus leur importance par rapport aux autres médias. Certes, l’argent levé en bourse par Facebook va leur permettre d’accélérer leur croissance (des acquisitions externes sont à prévoir), mais il y a d’autres acteurs bien plus puissants qui sont en embuscade (Google, Microsoft, Amazon, Ebay…).

Vos objectifs pour 2012 ne doivent donc pas changer : Intégrer les médias sociaux dans votre posture de communication, dans votre marketing, dans votre stratégie de relation client… (Quel va être l’impact de l’IPO de Facebook sur les médias sociaux). Être présent sur les médias sociaux sera toujours plus urgent, et toujours plus complexe, mais ça vous vous en doutiez…

Mes trois sites coup de coeur (janvier 2012)

C’est avec un peu de retard que je vous livre ma sélection de sites beaux et originaux.

Commençons avec le très sombre Blissfully Aware, le bloc-note en ligne d’un indépendant :

La page d'accueil de Blissfully Aware

Le site est sobre, TRÈS sobre, mais la grille de lecture et la lisibilité de cette page sont exemplaires. Précisions que le noir est une couleur particulièrement complexe à exploiter, et dans le cas présent, ça fonctionne très bien. D’autant plus avec l’utilisation d’un très beau motif en fond de page et d’une typo originale. Vous apprécierez également la position centrale du logo, de même que la très large zone de réserve. Donc un très bel exemple de sobriété et de minimalisme.

Pour compenser cette sobriété, je vous propose de découvrir le très alléchant site de la Chessecake Factory, une chaîne de restaurants US :

La page d'accueil de The Cheescake Factory

Rien de très original dans la mise en page de ce site, par contre un très beau travail sur les textures, le choix des typos et les ornementations (frise colorée, boutons…). J’apprécie également beaucoup les très belles photos en pleine largeur qui donne carrément l’eau à la bouche. Ça fait presque 15 ans que je travaille dans le monde du web, et je n’ai pas honte de dire que je peux encore être émerveillé par le site d’un « simple » restaurant. Tout est affaire de goût (sans mauvais jeux de mots).

Terminons avec Onepager, un service de création de sites web :

La page d'accueil de Onepager

Un beau site bien simple et parfaitement lisible comme je les aime. J’adore l’effort particulier pour réduire au minimum le nombre de phrases affichées sur cette page d’accueil : c’est minimaliste, percutant et très simple à comprendre. J’apprécie grandement le gros bouton « Get Started » dont la couleur résonne avec celle du fond de page. Je suis également conquis par la partie basse de la page et ces unités d’information verticale parfaitement découpée. Bref, c’est sobre, carré et parfaitement efficace, du pur bonheur !

La suite le mois prochain.