Réservez votre 10 Juin prochain car j’organise avec le Benchmark Group une journée de conférence sur le thème des interfaces riches : Forum RIA 2008, les nouvelles interfaces web.
Cette conférence sera l’occasion de :
Faire le point sur les usages des interfaces riches dans différents contextes ;
Décortiquer les meilleures pratiques (vidéo, référencement, utilisabilité…) ;
Découvrir les différents outils et méthodes de conception liées aux RIA ;
Ecouter les retours d’expérience de différents annonceurs (sites marchands, applications métier…) ;
Faire un peu de prospective sur les tendances à venir (et notamment la 3D).
Pour avoir un avant-goût de cette journée, je vous propose de découvrir les intervenants en interview vidéo : RIA 2008.
A l’occasion de cette manifestation, le Benchmark Group organise une grande enquête pour sonder et marché et évaluer la maturité des professionnels du web à laquelle je vous invite à répondre : Interfaces riches : votre opinion, votre expérience, vos projets.
Et pour couronner le tout, je suis en train de finaliser le lancement d’un nouveau blog : www.InterfacesRiches.fr (le lien n’est pas encore actif).
Le bureau des pubeux en ligne nous gratifie ainsi d’une nouvelle définition du rich media (dans le sens “supports de communication en ligne”) : des bannières avec lesquelles les internautes peuvent interagir.
C’est donc la dimension interaction (manipulation…) qui est ainsi privilégié dans cette définition, les bannières “uniquement” animée comme les bannières vidéo sont associées à une autre spécification : Digital Video Ad Format.
L’IAB propose également une classification de ces bannières :
In-Page Video Units ;
Expandable/Retractable Units ;
Pop-Up or Pop-Under Units ;
Floating Units ;
Between-the-Page Units.
A quand des spécifications pour les Social Media Ad Format du type modules viraux, widgets promotionnels et autres mini-sites marchands à encapsuler ?
Grosse annonce la semaine dernière de la part d’Adobe avec le lancement du Open Screen Project. Pour faire simple, cette initiative repose sur 3 points :
Plus de licence à payer pour installer les players Flash et AIR ;
Plus de restriction d’utilisation pour les spécifications SWF et FLV (les formats sur lesquels repose Flash) ;
Publication du protocole de communication et de mise à jour des players.
Aux yeux d’un néophytes tout ceci peut paraitre banal (il est vrai qu’il y a beaucoup de jargon) mais c’est là un changement de stratégie majeure pour Adobe (cf. l’analyse de l’éclaireur). Voici mon interprétation de ce projet :
Si Adobe décide d’ouvrir un peu plus son code source, c’est pour conserver de bonnes relations avec la communauté et continuer à bénéficier de la dynamique de l’écosystème mit en place par Macromedia) ;
L’abandon des licences pour les players devra permettre une accélération du déploiement et une large adoption par les constructeurs et éditeurs d’OS mobiles (Flash et AIR deviendront alors des standards pour une widgetisation des services en situation de mobilité) ;
L’ouverture du code source de Flash va permettre aux éditeurs de plateformes mobiles (soft ou hard) d’adapter le player à leurs contraintes (mémoire, puissance, ressource…) et surtout de facilité la mise à jour du logiciel (opération extrêmement complexe jusqu’à présent car il fallait écraser le firmware) ;
C’est enfin une preuve de bonne volonté et de souplesse vis-à-vis de la pression des partenaires comme Nokia, Motorola ou encore Apple (souvenez-vous que Steve Jobs a toujours refusé de payer la licence pour mettre Flash sur son iPhone) ainsi que des concurrents comme Silverlight mobile ou JavaFX.
Faisons le point : mise à disposition d’un SDK pour l’iPhone, généralisation des players Flash et AIR sur terminaux mobiles, lancement de Android… J’ai comme le sentiment que toutes les conditions de marché sont présentes pour une montée en puissance de l’écosystème des Rich Mobile Applications et des Widgets mobiles. Vivement la suite !
Connaissez-vous la célèbre course Cannonball Run ? Mais si enfin, cette course illégale un peu folle qui consiste à traverser les États-Unis en un minium de temps (il y a même eu un film). Cette course légendaire (qui a fait l’objet d’un article récemment publié dans le Wired Magazine) est maintenant devenue illégale, mais elle a refait surface sous la forme d’une compétition plus officielle : One Lap of America.
Bref, il n’est fallait pas moins pour mettre sur pied une opération u peu folle qui consiste à retransmettre sous forme de lifecast cette épreuve : Have Car, Will Drive. Have Internet, Will Stream. La retransmission a débutée ce WE sur UstreamTV et se prolongera encore tout la semaine : Boxer4Racing.
Bon… il faut bien avouer que l’on est très loin de l’esprit rebelle de l’édition originale, mais l’expérimentation est originale et mérite en tout cas l’attention des sponsors.
Deuxième journée de conférence pour les professionnels du marketing communautaire et du bouche à oreille avec notamment des sessions matinales très attendues sur le thème de la vidéo.
How to use viral video as an effective marketing tool for branded entertainment
Intervention de Claus Moseholm (fondateur de GoViral) à propos des vidéos virales :
Grosse dificulté = trouver une histoire qui possède des attributs de viralité et qui ne soit pas en désaccord avec les valeurs de la marque ;
Il n’existe pas d’outil réellement fiable pour mesurer l’impact commercial (augmentation des ventes) d’une campagne de vidéo virale. De toute façon le ROI n’est pas l’objectif de ce type de campagne.
A noter que la société possède un positionnement original : ils ne produisent pas les vidéos mais orchestrent leur viralité.
Lifecast and social media
La prise de parole que j’attendais le plus de Michael Seible (Justin.TV) :
Justin.tv est maintenant une société respectable soutenue par des investisseurs ;
Quelques chiffres : 300 années de vidéos streamées en 30 jours ;
Leur positionnement : le “social broadcast” ;
Les livecasters possèdent un chaîne avec du live, des épisodes et du tchat ;
Les membres possèdent aussi leur page pour favoriser l’aspect social (ils appellent ça le “social engine“) ;
Ils archivent l’intégralité du contenu livecasté avec la possibilité de faire des clips ;
Quelques exemples d’application “commerciales” avec des campagnes pour des films (”The Ruins”, “Distrubia”), pour retransmettre un événement commerciaux (House of Axe), pour des produits associés (Logitech), pour des médias (Universal, Clear Channel Radio) ;
Les enseignements : La video mobile live n’est pas pour tout de suite, l’interactivité avec l’audience est clé (tchat…).
Une très bonne présentation pendant laquelle je me suis rendu compte que Justin.TV est en fait assez proche d’un service comme Seesmic, mais propose plus de richesse.
Quelques chiffres : 10 années de vidéos publiées toutes les minutes, 240M de visiteurs uniques par mois ;
Longue explication sur l’intérêt de la vidéo dans des contextes particuliers (ex. les vacances avec différents contextes d’usage : le choix du lieu, la préparation, la capture des moments de loisir et le partage avec son entourage) ;
Aux USA la vidéo est présente de façon bien plus intensive dans les familles et les cercles sociaux ;
Ils essayent avec YouTube d’améliorer la “video experience” des internautes ;
La plateforme Google est clé dans la stratégie de monétisation de Google (Adsens, Video Ads) ;
Exemple d’utilisation commerciale de vidéos avec L’Oréal et leur chaîne dédiée à la Tecktonic (Studio Electro) ; jeyjey91
L’intégration des vidéos dans les résultats de recherche n’en sont encore qu’au stade expérimental.
Encore une belle présentation creuse où nous n’avons pas appris grand chose (rien sur les pre-roll ads ou sur une stratégie de monétisation alternative).
Le bouche à oreille est un moyen / support (outcome), pas une stratégie ;
Le message et l’histoire que vous racontez doivent être universels et non adapté au support (vidéo virale) ;
Les marques ne sont pas authentiques par nature, seuls les personnes le sont ;
Quelques exemples un peu usés d’ideagoras (Dell, Starbucks, SNCF) ;
Exemples de corporate blogs (Daimler…) ;
Bon… je pense que là j’ai eu ma dose : toujours les mêmes exemples cités. Par contre les intervenants ont visiblement tous adopté la même posture vis à vis de la monétisation : les bannières et autres liens contextuels ne suffisent pas, il faut trouver des solutions plus élégantes voir se poser la question de la nécessité de monétiser (façon ROI) au profit de campagnes reposant plus sur de l’évangélisation de marque plutôt que sur de l’écoulement de stocks.
Malgré ce côté “Foire de Paris - j’te vends ma sauce” je garde néanmoins un très bon souvenir de cette conférence pour avoir eu l’opportunité de discuter avec des intervenants prestigieux et très accessibles.
Bon il me reste maintenant à publier mon diaporama…
Un amphi étonnamment vide pour le premier jour de la Internationl Word of Mouth Marketing Conference (manifestation organisée par la WoMMA). Il faut dire que c’est la reprise (après deux semaines de vacances) et que la conférence démarre particulièrement tôt (9H).
Welcome to the new world of marketing and advertising
Keynote d’introduction par Alan Kimmel (ESCP-EAP) :
Les campagnes de marketing les plus usuelles sont fondées sur des théories et pratiques marketing vieilles de plusieurs dizaines d’années ;
Les gourous du marketing traditionnels ressemblent à des dinosaures ;
Impact très fort de la montée en puissance des terminaux mobiles et des médias sociaux (communautés en ligne, réseaux sociaux, univers virtuels…) ;
Nous sommes en plein dans une révolution qui ne fait que commencer ;
Rien de très neuf dans les phénomènes de fragmentation des média / de l’audience ou dans le bouche-à-oreille, on en parlait déjà il y a de nombreuses années. Cependant très peu d’organisation y sont préparées ;<
Le matériel pédagogique sur le marketing est particulièrement obsolète (une attaque en règle contre le Mercator) ;
Les cibles ont à leur disposition un ensemble de moyens / d’outils pour sélectionner et filtrer l’information et les messages (TiVO, blogs…) ;
“This is not about reach anymore, it’s about connecting” ;
Attention, Les médias traditionnels ne sont pas morts pour autant, il existe encore de très bonnes campagnes print et TV. Cf. le 1er exemple de campagne de buzz à grande échelle (Avenir en 1981) :
Une bonne introduction au WoM marketing mais qui manque un peu de vision prospective (rien de très neuf par rapport à ce que vous lisez sur ce blog).
What are your customers really worth?
Nous rentrons un peu plus dans le sujet avec Mary Beth Kemp (Forrester Principal Analist) :
Il est de plus en plus dur de trouver et de fidéliser les clients ainsi que de contrôler sa marque ;
La lifetime value et la rentabilité individuelle des clients ne sont plus de notions appropriées, quid de la prise en compte des interactions sociales ? ;
Il est très important pour les marques d’identifier rapidement les ambassadeurs / avocats de leur marque pour leur proposer des éléments de gratification ;
Deuxième étape = évaluer le potentiel de ces ambassadeurs (”customer social value“) leur capacité à influencer et à aider les indécis ;
Les pratiques de marketing communautaire vont à l’encontre des pratiques plus traditionnels (les critères de scoring sont antagonistes) ;
Les données sociales d’un client sont tout aussi importantes que les données socio-démographiques ou comptables.
Une intervention qui me laisse sur ma faim dans la mesure où la prise de risque était minimale (du pur enfonçage de portes ouvertes).
How to generate marketing value and brand evangelists from social network communities
Intervention du patron de MySpace pour l’Europe (Jay Stevens) :
Des chiffres à tomber par terre : 200 millions de membres, 50 milliards de pages vues, 117 millions de visiteurs uniques par mois, mais un taux de croissance et stagnation ;
“Social Web = People + Culture + Content” ;
Le bouche-à-oreille représente près de 70% du ROI d’une campagne ;
Quelles hypothèses d’évolution pour les médias sociaux :
Utilisation de facettes pour un même profil
Personnalisation encore plus poussée des pages de profil (utilisation de thèmes)
Montée en puissance des usages en situation de mobilité
Plus de sophistication dans les widgets pour plus de collaboration (entre membres et entre services)
Un discours plein de bonnes paroles pour évangéliser les réseaux sociaux en général et MySpace en particulier, mais ont-ils encore besoin d’être évangélisés ? Encore une fois une prise de parole sans prise de risque.
Déjeuner rapide où j’ai pu discuter avec un certain nombre de personnes. Grand moment de solitude quand je me suis rendu compte que la personne à qui j’expliquais que les systèmes de poke et de throwing sheep dans Facebook sont un fléau était en fait Tony Pham de Slide, oups ! Comme il n’est pas rancunier, il m’a promis une interview demain matin…
Du coup j’en ai profité pour faire une petite interview rapide avec Olivier Creiche de Six Apart :
Bringing social to software
C’est Stefan Lechère de Netvibes qui avait la lourde tâche de reprendre juste après le déjeuner :
Quelques chiffres : 58 M de pages crées, 115.000 widgets ;
Leur vision : “an open and socialy widgetized web” ;
Les armes secrètes de Netvibes : RSS (”Really Sexy Syndication“), Multi-RSS Wodgets, Multi-Video RSS Feeds ;
Avec Ginger, Netvibes s’attaque à un nouveau marché (dimension sociale) ;
Ils travaillent à toujours plus de compatibilité avec UWA ;
Grand succès pour les Netvibes Universes (les univers de marque) et les Premium Universes (ex. Le Figaro, Nissan Qashqai : Urban guide community in UK) ;
Ils sont en train de travailler sur une plateforme standardisée de monétisation des widgets pour s’éloigner du modèle publicitaire ;
Le nouveau site de la BBC (100% widgetisé) est un très beau projet qui atteste de la demande pour les portails widgetisés, par contre c’est un système propriétaire.
Fin de la première journée pour moi, je n’ai pas le courage de rester jusqu’à la fin mais je reviens demain pour plusieurs sessions consacrées à la vidéo.
Connaissez-vous le designer Eric de Nijs ? Non ? C’est étrange car lui il vous connait bien ! En fait il connait bien les plus geek d’entre-vous, ceux qui seraient prêt à enfiler ce pantalon qui intègre un clavier et une souris :
Vous apprécierez le très astucieux rangement pour la souris : dans la poche arrière droite.
Depuis que je me suis remis à tweeter régulièrement je me retrouve souvent confronté à un dilemme : ce sujet doit-il faire l’objet d’un billet ou d’un tweet ?
Il faut dire qu’avant (quand je n’avais qu’un seul blog) je ne me posais pas cette question, mais maintenant que me production est répartie sur différents canaux (blogs, Twitter, Seesmic…) je me retrouve dans la peau d’un joueur de boule qui fixe son jeu en se posant LA question : “Tu tires ou tu pointes ?“.
Quand je relis des billets comme celui sur Akismet ou mes séries de “Simples et efficace” et “Inutile donc indispensable” je me demande si ces sujets méritent bien un billet… Il en va de même pour certains billets très courts publiés par Eric, qui visiblement a développé les mêmes réflexes que moi : publier sur le champ une idée qui nous passe par la tête. Il en résulte des billets très courts qui auraient pu être résumés dans un tweet.
Bon d’un autre côté mon flux Twitter ne bénéficie pas de la même audience que mon flux RSS. Il ne permet pas non plus de faire des commentaires (uniquement des replies).
Finalement, peut-être que la solution intermédiaire se trouve dans les services de lifestream à la FriendFeed : ils agrègent les deux flux et permettent de laisser des commentaires. Donc un très bon compromis entre les deux.
Idéalement il faudrait intégrer mon lifestream à ce blog. Mais rassurez-vous, c’est en cours…
Et voilà, je viens de passer la barre symbolique des 100.000 spams :
Je dois donc une fière chandelle à Akismet pour m’avoir protégé de tous ces parasites. Quand on y pense, les statistiques font froid dans le dos :
55 spams par billet
6 fois plus de spams que de commentaires
Et encore, il faut tenir compte du fait que ces 100.000 spams ont été comptabilisés à partir de l’installation de Wordpress, soit il y a moins d’un an !