FredCavazza.net http://www.fredcavazza.net Usages et enjeux du numérique Thu, 10 Jul 2014 12:05:16 +0000 fr-FR hourly 1 11 ans de blog et de nouveaux horizons http://www.fredcavazza.net/2014/07/10/11-ans-blog-nouveaux-horizons/ http://www.fredcavazza.net/2014/07/10/11-ans-blog-nouveaux-horizons/#comments Thu, 10 Jul 2014 12:05:16 +0000 http://www.fredcavazza.net/?p=6173 Lire la suite]]> Comme tous les ans, je vous propose un point sur mon activité pour l’anniversaire de ce blog. Là j’ai un peu de retard pour mon billet anniversaire, mais c’est parce que je voulais le faire coïncider avec la nouvelle charte graphique, pour laquelle il y a eu deux-trois  semaines de décalage.

Une nouvelle charte graphique unifiée

Comme vous pouvez le constater, il y a donc une nouvelle charte graphique “mobile first“. L’objectif est d’adopter une mise en page et des traitements graphiques beaucoup plus sobres pour privilégier les terminaux mobiles et plus particulièrement les smartphones. Certes, les terminaux mobiles ne représentent pour le moment que 10 à 15 % des visites, mais j’anticipe un basculement progressif des habitudes. En ce sens, je suis la tendance initiée par d’autres et j’adopte pour mes blogs une mise en page allégée et surtout modulaire : trois colonnes pour les ordinateurs, deux colonnes pour les tablettes et une seule colonne pour les smartphones.

Une colonne c’est un peu court, mais les derniers articles, liens et fonctionnalités sont accessibles à partir du titre et du picto en haut à droite. Amusez-vous à redimensionner la fenêtre de votre navigateur pour voir la différence. Je précise que ce principe de mise en page modulaire est en production depuis près de trois ans sur mon blog SimpleWeb.fr (Nouveau thème graphique en HTML5 et responsive design).

Un grand bravo à ceux qui ont travaillé sur cette refonte : Francis de Fran6art pour la maquette graphique et Alex et Olivier de Mahi-Mahi pour l’intégration. Tout n’est pas encore parfaitement calé, il me reste encore à ajuster les marges, mais le résultat est tout à fait satisfaisant, notamment en terme de confort de lecture.

L’idée également derrière cette refonte était d’unifier graphiquement mes blogs. Cette envie vient d’un constat assez simple : je dois impérativement arrêter de me disperser, car je ne suis pas un éditeur. Ceci est d’ailleurs directement lié à mes aspirations professionnelles.

Deux livres et de nouveaux challenges professionnels à trouver

Les dernières années ont été riches en expériences, j’ai notamment collaboré l’année dernière avec l’agence Ogilvy. Une expérience très enrichissante, mais qui n’a pas été prolongée, car le choc des cultures était sans doute trop important. L’arrêt de ma collaboration avec Ogilvy m’a permis de libérer du temps pour concrétiser un projet d’écriture qui me travaillait depuis de nombreuses années. J’ai maintenant complété la rédaction et publié deux livres dont je suis très fier. J’ai beaucoup de mal à décrire l’apaisement que la publication de ces bouquins me procure, certains appellent ça le “feu de l’écriture”, une envie qui vous ronge et vous obsède. Le feu est maintenant éteint (c’est une métaphore) et je me prépare à aborder la suite sereinement.

Je poursuis mon travail quotidien de consultant / formateur / conférencier, toujours en indépendant, mais je me pose des questions sur l’avenir de mes blogs. Voilà plus de 11 ans que je rédige, sur 8 blogs différents, et je pense avoir atteint les limites de cet exercice. Les sujets que je traite et l’écriture me passionnent toujours autant, mais je dois bien me rendre à l’évidence que je ne suis pas de taille à lutter contre ceux qui en font une activité à temps plein. J’en suis arrivé à la conclusion que je devrais soit arrêter, soit m’y consacrer pleinement, mais je ne peux plus continuer à publier mes 8 blogs en parallèle de mes autres missions.

J’ai conscience de publier un article extrêmement égocentrique, mais à la base c’est à ça que servent les blogs. D’autant plus que je n’ai toujours pas trouvé les réponses à mes interrogations. Dans l’immédiat je vais réduire mon rythme de publication et adopter une approche de “slow blogging” pour me concentrer sur les sujets les plus porteurs (en ce moment, c’est le sujet de la mobilité qui m’inspire le plus).

Pour clarifier les choses : non, je ne suis pas à la recherche de co-rédacteurs, mais plutôt de nouveaux challenges professionnels. J’étudie en ce moment différentes possibilités, mais je reste bien évidemment disponible pour des missions de conseil ou pour intervenir dans des conférences ou séminaires internes.

Dans l’immédiat je suis un train de finaliser un projet de refonte de portail d’information et je vais m’atteler à la publication d’une nouvelle édition de mon premier livre (Social Business, publié en février de cette année), normalement pour le quatrième trimestre.

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Voilà où j’en suis dans mes projets et réflexions, merci encore pour votre fidélité et à très bientôt.

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Mon livre sur l’internet mobile est (presque) disponible à la vente http://www.fredcavazza.net/2014/07/07/mon-livre-linternet-mobile-presque-disponible-vente/ http://www.fredcavazza.net/2014/07/07/mon-livre-linternet-mobile-presque-disponible-vente/#comments Mon, 07 Jul 2014 09:46:16 +0000 http://www.fredcavazza.net/?p=6152 Lire la suite]]> Cinq mois après la sortie de mon premier livre, c’est avec la plus grande joie que je vous annonce la disponibilité de mon deuxième livre : Internet mobile, la révolution des terminaux alternatifs. Cela faisait longtemps que je voulais écrire un livre sur le sujet, mais le marché était encore instable. J’ai néanmoins pu constater une avancée notable dans les technologies et pratiques ces derniers mois, j’ai donc décidé de me lancer et d’enchaîner la rédaction d’un second livre deux mois après le précédent. Précision importante : je ne suis pas tout à fait novice sur ce domaine, car j’ai eu de nombreuses occasions de vous en parler au fil des années (Ne confondez plus internet mobile et internet en situation de mobilitéArrivée à maturité des smartphones grand publicLes smartphones sont-ils en fin de cycle d’évolution ?Il n’y aura pas de révolution mobile, car elle a déjà eu lieu…), et que je rédige accessoirement un blog sur le sujet (TerminauxAlternatifs.fr). Pour la petite histoire, j’avais même rédigé un livret blanc sur l’internet mobile au siècle dernier (en septembre 2000 pour être précis) ! Celles ou ceux qui ont eu la chance de le lire doivent se souvenir d’un discours très… optimiste (c’était il y a presque 15 ans).

Bref, tout ça pour dire que mon livre est maintenant disponible à la vente, et que je galère toujours autant dans ce fichu monde l’édition…

Le mobile est l’avenir du web, et inversement

Si les médias sociaux ont irrémédiablement transformé nos habitudes de consommation de l’information, d’achat ou de sociabilisation, les terminaux mobiles vont définitivement vous faire tourner la page de l’internet de bureau, celui que l’on consulte à partir d’un ordinateur. J’ai déjà eu l’occasion de vous expliquer que nous vivons maintenant dans un monde mobile : les smartphones sont omniprésents, et ils ont à nouveau bouleversé nos habitudes, nos réflexes et nos attentes.

La grande nouveauté, est qu’auparavant, pour aller sur le web, il fallait s’installer à son bureau, démarrer son ordinateur, lancer un navigateur et saisir une URL. Maintenant, nos smartphones sont allumés en permanence et nous sollicitent de façon pro-active grâce aux notifications. La plage d’exposition aux contenus et services en ligne est donc bien plus grande : du lever au coucher. Du moment où nous sortons de notre lit, jusqu’à ce que nous y retournons, nous sommes dans un environnement entièrement numérique : communication, information, divertissement, achats, éducation, travail… et les smartphones sont les télécommandes de ce quotidien 100% numérique. Le pire dans cette histoire, c’est que les smartphones ne sont que la première étape : tablettes, Smart TV et autres objets connectés  vont petit à petit se généraliser dans les foyers.

Avec ce livre, j’ai voulu aborder la mobilité dans son ensemble et présenter une vision exhaustive du sujet : les usages, les terminaux, les technologies, les grands acteurs, les secteurs d’activité les plus impactés… Je me suis efforcé de me mettre dans la peau d’une personne qui ait envie ou qui doit se mettre à jour rapidement sur le sujet. L’objectif du livre n’est pas de faire des lecteurs des développeurs d’applications mobiles, mais de leur donner toutes les clés de compréhension pour faire les bons choix.

Des beaux livres neufs qui sortent de l'imprimeur
Des beaux livres neufs qui sortent de l’imprimeur

Je ne vous fais pas l’article du livre, car vous trouverez toutes les informations nécessaires sur la page qui lui ai consacré : Internet mobile, la révolution des terminaux alternatifs. Je préfère plutôt vous parler du long chemin de croix pour aboutir à sa commercialisation.

Les affres de l’auto-publication

Comme pour mon précédent ouvrage, j’ai décidé de ne pas passer par un éditeur. D’une part, car je voulais avoir l’entière maîtrise du manuscrit ainsi que de sa mise sur le marché ; d’autre part, car j’estime que la rémunération proposée par les éditeurs est grotesque (7% du prix de vente dans le meilleur des cas). J’ai donc persisté dans ma décision de me la jouer solo, et je rencontre toujours autant de difficultés.

Autant j’ai eu beaucoup moins de mal à m’organiser dans la rédaction et à faire une mise en page un peu plus soignée, autant la commercialisation sur Amazon est toujours aussi problématique. Pour mon premier livre, je me suis précipité la tête baissée sur l’offre réservée aux vendeurs, la Marketplace. Particulièrement intéressante pour les “petits” distributeurs ou les commerçants qui souhaitent vendre en ligne, cette offre n’est pas forcément adaptée à celles et ceux qui veulent faire uniquement de la vente en ligne, notamment car la fiche produit n’est pas la même que pour la majorité des biens vendus sur Amazon. Même si les livres sont stockés dans les entrepôts d’Amazon et qu’ils se chargent intégralement de la logistique, je n’ai pas droit au bouton “Ajouter au panier“, je dois me contenter d’un “Voir toutes les offres“, alors que je suis le seul vendeur. Il existe visiblement une procédure pour demander à ce que les équipes d’Amazon étudient la situation et daigne éventuellement mettre le bon bouton, mais elle est payante, pas fous les gars !

Du coup, pour mon second livre j’ai essayé de faire les choses correctement et de m’inscrire au programme Advantage pour être fournisseur. Le problème de cette offre est que le processus de création d’une offre est beaucoup plus long (3 semaines) et qu’Amazon décide du risque qu’il souhaite prendre sur le produit. En tant que vendeur, vous avez à votre charge les frais de stockage, donc vous pouvez décider de stocker 100, 500 ou 10.000 livres (en espérant qu’ils vont se vendre rapidement), mais en tant que fournisseur, vous devez attendre qu’Amazon vous passe commande. Du coup, le premier bon de commande est de 3 unités, 3 LIVRES !!!!!!!!!! Si ça se passe bien, ils vous en recommandent 5 dans les semaines qui suivent. Autant dire que votre livre est systématiquement en rupture de stock. Pour pallier à ce problème, je propose mon livre dans les deux programmes : fournisseur et vendeur. Amazon commercialise donc le bouquin sous ses conditions (avec une remise exceptionnelle, mais à seulement 3 exemplaires), et dans la place de marché (au tarif normal de 25 €, mais avec des quantités suffisantes).

Je vous passe les détails sur le fait que les fournisseurs et vendeurs doivent envoyer leur marchandise dans deux entrepôts différents, avec des plages horaires de livraison extrêmement précises (si le livreur a un peu de retard, ils ne le laissent pas rentrer et vous récupérer votre marchandise). Non seulement les procédures sont complexes, mais les interfaces de gestion sont très perfectibles et l’aide en ligne n’est pas d’une grande utilité (ils n’utilisent pas les mêmes termes). Enfin bref, rien n’est simple et je perds beaucoup de temps dans des broutilles administrativo-logistiques. J’en viens à me demander s’il ne serait pas plus simple pour moi de stocker tous mes livres chez Amazon et de livrer l’entrepôt des fournisseurs à partir de l’entrepôt des vendeurs. Ça fait beaucoup de frais logistiques, mais au moins je ne me retrouve pas avec des cartons de livres chez moi dont je ne sais pas trop quoi faire…

Je précise qu’après avoir lu 2 ou 3 témoignages, j’ai abandonné tout espoir de vendre mes livres en librairies, car visiblement c’est encore plus compliqué et chronophage. Mais si vous avez des bons plans ou des conseils, je suis preneur…

Édition électronique : bienvenu au moyen âge

Vous avez été nombreux et nombreuses à me demander une version électronique de mon premier livre. Comme le second parle des terminaux alternatifs et plus précisément des liseuses, je ne pouvais pas faire l’impasse. Mais j’étais loin de me douter de ce que ça impliquait…

Pour vous la faire simple : il faut 30 secondes pour créer un fichier EPUB, et deux mois pour avoir le droit de le vendre ! Le problème vient du fait que les entités d’Amazon et d’Apple qui se chargent de la vente de biens électroniques sont domiciliées aux États-Unis et que l’administration américaine se sert à la source pour éviter l’évasion fiscale. Du coup, si vous voulez éviter de verser de la TVA en double (aux États-Unis et en France), il vous faut un N° fiscal US (l’EIN ou Employer Identification Number). Et pour cela remplir un formulaire à la main et l’envoyer par fax, PAR FAX !!!!!!!! Ça fait 3 semaines que j’ai envoyé mon formulaire et je n’ai toujours pas reçu de réponse, c’est complètement anachronique…

Là encore, si vous avez des conseils à me donner, je suis preneur, car j’enchaîne les erreurs de débutant (ex : remplir le formulaire PDF à l’écran pour que ce soit plus lisible, l’imprime et le faxer. Ils m’ont répondu que je devais le remplir à la main avec des lettres majuscules).

Un webinar le 10 juillet sur l’internet mobile

J’arrête là ma longue complainte, car après tout, c’est moi qui ai fait le choix de me la jouer “loup solitaire”.

Si le sujet de l’internet mobile vous intéresse, vous avez toutes les raisons de vous sentir concerné, j’organise une conférence en ligne ce jeudi 10 juillet à 13h sur la plateforme de Webikeo : Internet mobile, Usages, technologies et enjeux de la mobilité. L’inscription est gratuite, mais obligatoire, sinon vous ne pourrez pas vous connecter à la salle. Cette conférence ne durera que 45 minutes, mais elle vous donnera un bon aperçu du sujet et de l’orientation que j’ai donné à mon livre. Pensez à vous préparer un sandwich !

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Les articles publiés sur mes autres blogs en juin 2014 http://www.fredcavazza.net/2014/07/02/les-articles-publies-mes-autres-blogs-en-juin-2014/ http://www.fredcavazza.net/2014/07/02/les-articles-publies-mes-autres-blogs-en-juin-2014/#comments Wed, 02 Jul 2014 11:58:49 +0000 http://www.fredcavazza.net/?p=6150 Lire la suite]]> Comme à chaque début de mois, je vous propose une liste des articles publiés sur mes autres blogs.

L’actualité du social marketing et des plateformes sociales sur MediasSociaux.fr :

L’actualité de la mobilité et des objets connectés sur TerminauxAlternatifs.fr :

Les articles publiés sur mes autres blogs :

La suite le mois prochain.

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Mes 3 sites coups de coeur (juin 2014) http://www.fredcavazza.net/2014/06/17/mes-3-sites-coups-coeur-juin-2014/ http://www.fredcavazza.net/2014/06/17/mes-3-sites-coups-coeur-juin-2014/#comments Tue, 17 Jun 2014 09:52:02 +0000 http://www.fredcavazza.net/?p=6144 Lire la suite]]> Je vous propose régulièrement une sélection de sites web qui m’ont tapé dans l’oeil, la sélection de ce mois est particulièrement croustillante avec des nouvelles versions de sites d’envergure.

Commençons avec la toute dernière version du site de la radio RTL :

La nouvelle page d'accueil du site de RTL
La nouvelle page d’accueil du site de RTL

Le portail de la radio nous revient avec une charte graphique dans le plus pur style flat design : de grands à plat de couleur, une construction par empilement de couches horizontales, beaucoup de zones de respiration et de larges visuels. Je constate également un fond de page gris clair pour donner plus de relief aux différents blocs, une tendance déjà aperçue sur d’autres portails comme USAToday, Vox, GamespotMarthaStewart ou FranceInfo. Avec une mise en page aussi carrée, vous vous doutez bien que le site est en responsive design, il s’adapte donc parfaitement aux différentes tailles d’écran (je vous laisse faire le test). J’apprécie tout particulièrement la parfaite lisibilité des articles, grâce à une taille de police de caractères légèrement plus grande que la moyenne, et la mise en scène des commentaires.

Continuons avec le nouveau site de VW, une référence dans l’industrie automobile :

La page d'accueil du nouveau site de VW
La page d’accueil du nouveau site de VW

Même approche graphique pour ce site : flat design + responsive design. Outre l’impression d’espace que l’on ressent en parcourant les différentes pages, c’est le très faible niveau de “bruit” sur les pages qui participent grandement au confort de lecture. Je ne peux que saluer l’engagement graphique et ergonomique des responsables du site qui se sont même payé une vidéo pour promouvoir la fonction Find a Match. Là encore, je vous invite à consulter ce site sur votre tablette ou votre smartphone.

Terminons avec la nouvelle version du site de Virgin America :

La nouvelle version du site de Virgin America
La nouvelle version du site de Virgin America

Là encore, cette nouvelle version respecte les tendances du moment (flat et responsive design), en revanche, il innove grâce à un processus de réservation particulièrement intuitif avec un traitement graphique novateur reposant sur des grandes cases à cocher : Our new site is fly. Ils proposent également un nouveau gabarit pour les e-tickets à imprimer qui devrait rapidement s’imposer comme la nouvelle norme dans la profession : Virgin America Quietly Unveils New Website and Back Pocket-Sized Boarding Pass. À nouveau, je salue la prise de risque de cette compagnie qui s’inscrit résolument en rupture avec cette superbe réalisation.

Je ne sais pas pour vous, mais j’ai comme l’impression que la généralisation des terminaux mobiles fait souffler un vent frais sur les chartes graphiques et mises en page. Et ça n’est que le début…

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Les articles publiés sur mes autres blogs en mai 2014 http://www.fredcavazza.net/2014/06/02/les-articles-publies-mes-autres-blogs-en-mai-2014/ http://www.fredcavazza.net/2014/06/02/les-articles-publies-mes-autres-blogs-en-mai-2014/#comments Mon, 02 Jun 2014 07:26:39 +0000 http://www.fredcavazza.net/?p=6142 Lire la suite]]> Comme à chaque début de mois, je vous propose une liste des articles publiés sur mes autres blogs. Comme le mois dernier, l’actualité a été plus forte du côté des médias sociaux, notamment avec ma nouvelle version du panorama, du coup une grosse partie de mes articles concerne ce sujet.

L’actualité du social marketing et des plateformes sociales sur MediasSociaux.fr :

Les articles publiés sur mes autres blogs :

La suite le mois prochain.

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Social Media Landscape 2014 http://www.fredcavazza.net/2014/05/22/social-media-landscape-2014/ http://www.fredcavazza.net/2014/05/22/social-media-landscape-2014/#comments Thu, 22 May 2014 09:28:25 +0000 http://www.fredcavazza.net/?p=6133 Lire la suite]]> Si vous cherchez la version française de cet article, elle est ici : Panorama des médias sociaux 2014.

Like every year for the past 6 years, May is the month I publish the latest edition of my Social Media Landscape, and as it is often the case, most of services listed in this landscape are the same as last year. This year’s changes are not to be found in new comers, but in new usages and the shift of users’ attention to mobile devices.

The Social Media Landscape diagram's evolution
The Social Media Landscape diagram’s evolution

Welcome to the Social Mobile Worldwide Web

When I created this landscape back in 2008, social media was a category, a sub-part of the web. Things are different nowadays since social media are everywhere: nearly all websites are linked to social accounts, and social platforms are filled with content grabbed on traditional websites. Long story short: social media and the web are the two faces of the same coin. This is 2014′s first major change: their is no social media any more, only one global social web.

The second major change is the advent of mobile devices, and the awareness of smartphones’ domination in our daily habits. First introduced in early 2000, internet-enabled mobile phones did not appeal to the public (who can remember the 7110 from Nokia?). Then the iPhone was introduced and everything changed, forever. Do not get me wrong, mobile devices did not replaced computers, they will never, but smartphones takes a lot of space in customers’ daily life: they are always on, connected and ready to provide users with a infinite number of content and online services. Smartphones are now the first device used for communication, whether it’s email or text messages. This can explain the astonishing amount of the WhatsApp buyout by Facebook ($19B).

Social mobile app’s wide popularity also allowed the occidental world to acknowledge the incredibly dynamic asian online market, and Chinese’s online player limitless ambition. In a very surprising way, smartphones are the doorway to the local web (thanks to localisation features) and to the worldwide web, through asian mobile apps like WeChat, Line or KakaoTalk. If you are interested on what is happening in this part of the world, you should check the CIC 2014 China Social Media Landscape, but it will only provide you with a local vision.

The 2014 Social Media Landscape

Enough with words, it is now the time to unveil the latest edition of my diagram. As you will notice, their are two major changes:

  • Usages are not cyclical anymore but linear, since less and less users are interested in publishing, all they are looking for are snackable content to share in order to start quick conversations and social interactions. Yes, you can still publish and grow your network, but it seems to be less of importance, since everything is now public (did you personally meet all your Facebook “friends” or Twitter followers?).
  • Traditional online players investing in social platforms in order to find new growth / reach channels. These big players are coming from media (AOLYahoo!,GlamMediaWebedia), commerce (AmazonAlibabaRakuten) or technology (Google etTencent), and they have a strong appetite and deep pockets.

These changes leaves us with a more complexe diagram, but which better reflects the reality of the market and background stakeholders.

The 2014's edition of the Social Media Landscape
The 2014′s edition of the Social Media Landscape

At the center of the diagram, we have the same three usual suspects: Facebook, the undisputed largest social platforms ; Twitter, the eternal rival with a much smaller audience, but an equivalent reach thanks to media coverage ; Google+, Google’s social layer from which no one can escape (wether you make a search, watch a YouTube video, own an android device…).

These three social platforms are at the center, because they can provide users with a wide range of functionality to publish, share, discuss and network. But they recently begin to share spotlights with a new wave of mobile apps (WhatsApp, SnapChat, Tango, WeChat, Line, KakaoTalk…). In just a couple of years, these mobile apps manage to gather hundred of millions of users and initiated a serie of spectacular investments (WhatsApp / Facebook, Tango / Alibaba, Viber / Rakuten…). Their are numerous mobile apps, but the six displayed at the center of the diagram are the most popular ones.

Besides these three major social platforms and mobile apps, social media is a wide ecosystem of online services and mobile apps, which can be classified according to their usage:

As you can witness it, it is a long list, and I choose to shorten it (see the Conversation Prism for a more exhaustive list). As It as been said earlier in this article, all these services are the visible part of the iceberg, since large organizations has invested in some of them (Japan’s Rakuten invested in Pinterest and Viber, France’s Webedia took on Overblog, and Russia’s DST invested in Facebook, Twitter, Zynga, Groupon, Spotify, AirBnB… It would be too complicated to chart all investments, the only thing you have to remember is their is a very active grey market in which medias, services, commerces and technology are interlaced.

What to do with this diagram?

It would take an much longer article to explain you all the dynamic of social media and the way brands can benefit from it (I wrote a book on this topics, in french!), but I can provide you with a few advices:

  • There is no urge. Social media is a vast a complex territory to master. The worst thing you could do is to mandate an external agency to do it in the name of your brand: Would you outsource your sales team? Take the time to learn and to gain knowledge in order to keep things in control and do things at your scale (unless you are more famous than Red Bull, which I assume is not the case).
  • Set the right objectives. I know how tempting it could be to enter the fans / followers chasing race, but this will swallow all your ressources and energy. We know now that Facebook and Twitter are paid media, so budget are to be spent wisely. Keep in mind that Facebook fans are not your fans, nor their are your clients. Amassing more fans won’t necessarily bring you more money, it will only make things more complicated. In the end, quality / proximity will beat quantity, especially regarding conversations.
  • Focus on good content. The only way to stand out is to tell nice stories. Brands are now embarked in an arm-race to provide fans with the most inspiring stories and media pieces. The best thing you can do is to acknowledge you will never have their budget. so the wiser thing to do is to stick to your brand’s value and not to try to be the next GoPro. Content is the fuel to conversation, it is a valuable investment you cannot avoid.
  • Do not be shy. Recent stats about social media can intimidate lots of CMOs, but keep in mind that the best social interactions are based on proximity (geographic, emotional, topics…). If you know how to talk to your clients, you will be able to handle online conversations on social media, as long as you stay in your confort zone (topics you are relevant on). Even if the market is moving fast, setup a simple action plan and move on, one action at the time.

These are common sens advices, but it is in my duty to remind you that you should not succumb to the sirens’ song, and do thing at your level in order not to loose control. I hope this diagram will help you better understand social media and take the right decisions. Feel free to share this diagram, but please comply to the Creative Commons licence.

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Compte-rendu du Adobe Summit 2014 (jour 2) http://www.fredcavazza.net/2014/05/15/compte-rendu-du-adobe-summit-2014-jour-2/ http://www.fredcavazza.net/2014/05/15/compte-rendu-du-adobe-summit-2014-jour-2/#comments Thu, 15 May 2014 09:58:22 +0000 http://www.fredcavazza.net/?p=6128 Lire la suite]]> Deuxième journée du Adobe Digital Marketing Summit à Londres (lire le compte-rendu de la première journée ici). Après une soirée particulièrement réussie, nous voici d’attaque pour la seconde journée où l’on espère trouver LA réponse à LA question : quel est l’avenir du marketing ?

Keynote

La Keynote de seconde journée s’est déroulée en deux temps avec la présentation d’un autre rapport et la montée sur scène de plusieurs personnalités.

Une grande étude a été menée pendant plusieurs mois sur le niveau de maturité des marques en matière de numérique, et les résultats nous ont été présentés avec une explication sur la Digital Maturity Matrix qui évalue la performance des marques et entreprises selon trois axes (ProductPeople et Process). Des lacunes ont été détectées dans différents domaines (la mobilité, l’attribution des ventes et la connaissance). Le résumé de l’étude n’est pas encore disponible pour tous, mais vous pouvez en lire une analyse ici : Europe’s ‘Best of The Best’ Reaping Digital Marketing Rewards ADI Analysis et Benchmark des meilleurs sites web européens par Adobe.

Nous avons ensuite eu droit à des témoignages très intéressants de personnalités très disparates :

  • Michael Acton Smith, le fondateur de Moshi Monsters, un univers virtuel pour enfants devenus un véritable média, comme Dofus, qui est en train de se réinventer pour tirer parti des terminaux mobiles et des interfaces tactiles des tablettes (lire à ce sujet l’article que j’avais publié en 2011 : Moshi Monsters dépasse les 35 millions de comptes).
  • Le Dr. David Cox, Chief Medical Officer de Headspace, une plateforme en ligne de promotion des pratiques de méditation (appelée “Mindfullness“) qui se servent des terminaux mobiles pour être présent dans le quotidien des adeptes.
  • Justin Coghlan, un des initiateurs de Movember, un mouvement citoyen pour sensibiliser et récolter des fonds en faveur de la santé masculine (notamment la lutte contre le Cancer de la prostate). Ce mouvement n’a que 8 ans d’ancienneté, mais permet de récolter des dizaines de millions de $ grâce à sa viralisation sur les médias sociaux.

Des images sont disponibles ici : Adobe Summit – best of en images.

Interviews

J’ai également eu l’opportunité d’interviewer des grands pontes d’Adobe, dont Mark Phibbs, le VP Marketing pour la région Europe qui m’a donné sont point de vue sur LA question :

  • L’essence du marketing est la créativité au service de l’émotion (transformer et sublimer la customer journey pour humaniser et personnaliser les interactions entre la marque et ses clients).
  • Reconnaitre ses erreurs, pour une marque, est une très belle preuve d’humanité et d’empathie avec ses clients.
  • Les technologies évoluent très vite, et les usages dérapent parfois (ex : sursollicitations sur les smartphones). La personnalisation est là pour optimiser les interactions et éviter le harcèlement des prospects et clients à travers leurs terminaux mobiles.
  • Les marques ont clairement perdu le contrôle de leur image, car le volume des conversations sur les médias sociaux dépasse maintenant leur capacité d’exposition (lire à ce sujet Les marques ne maitrisent plus le premier contact avec les clients).
  • L’expérience autour du produit (ou du service) est ce qui contribue à la réputation et la renommée de la marque, c’est ce qui différencie les marques des fournisseurs (ce que j’appelle les marques non-aspirationnelles).

J’ai également pu interviewer Brent Dykes, un évangéliste des solutions d’analytics :

  • Nous sommes en pleine phase de transition des pratiques d’analytics centrées sur les sites web à des mesures multi-canal et multi-supports. La réconciliation des données dans ce contexte multi-canal est une tâche ardue, aussi les entreprises doivent préparer en amont cette étape de réconciliation en utilisant les mêmes mécanismes d’identification entre les différents supports (applis mobiles…).
  • Le prochain enjeu des analytics sera l’intégration de données hors-ligne, notamment celles en provenance de capteurs in-store comme les balises iBeacon (cf. Les balises de proximité vont aider les distributeurs à basculer dans l’ère numérique).
  • Il existe un produit appelé Data Workbench qui permet d’agréger tous types de données (ex : en provenance de plateformes CRM ou autre), à partir du moment où il y a un identifiant unique. D’où l’importance des applications mobiles de fidélité qui peuvent se substituer aux systèmes d’exploitation mobiles (propriété d’Apple et Google) pour identifier les mobinautes.
  • Les plateformes fermées comme Facebook compliquent la tâche de réconciliation des données, car elles ont le contrôle total des statistiques qu’elles veulent exposer, l’industrie en dépend.
  • Les marques et organisations ayant adopté l’approche “Data first” sont parmi les plus performantes, à vous d’en tirer vos conclusions.

Cette dernière interview a été particulièrement intéressante, car Brent à une vision très pragmatique du marché. Il précise néanmoins que l’approche “Data first” ne bride pas la créativité, mais permet de la canaliser pour éviter de perdre du temps et de l’argent.

Conclusion

Ces deux jours passés à Londres m’ont apporté très clairement plus de questions que de réponses. Je pensais avoir une vision très claire de ce qu’est le marketing, d’ailleurs exprimée sur le support de mon intervention à Hambourg (How digital marketing conquered the world, and lost itself), mais là je ne suis plus sûr de rien.

Ce qui me fait douter est que plusieurs personnes ont fait référence au Dr. Philip Kotler, un de mes maitres à penser, et à ses nouvelles définitions du marketing : “Marketing is the process by which an organization relates creatively, productively, and profitably to the marketplace“, et “Marketing is the art of creating and satisfying customers at a profit“. Selon cette approche, il est effectivement plus logique d’envisager le marketing comme une meta-fonction au sein des organisations. Dans cette optique, le marketing est effectivement partout : connaissance client, collecte et exploitation de données, création de sites web et applications mobiles, gestion de la marque, lancement de nouveaux produits… Nous pouvons réellement parler du marketing à niveau stratégique. Mais j’imagine que tout le monde n’est pas d’accord avec cette organisation où le marketing est omniprésent et où le directeur marketing a un pouvoir immense.

Je sens que le sujet n’est pas clôt et que je vais encore en parler l’année prochaine…

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Compte-rendu du Adobe Summit 2014 (jour 1) http://www.fredcavazza.net/2014/05/14/compte-rendu-du-adobe-summit-2014-jour-1/ http://www.fredcavazza.net/2014/05/14/compte-rendu-du-adobe-summit-2014-jour-1/#comments Wed, 14 May 2014 08:12:40 +0000 http://www.fredcavazza.net/?p=6118 Lire la suite]]> Me voici à Londres pour la huitième édition européenne du Adobe Digital Marketing Summit, le plus gros événement sur le marketing numérique de l’année (près de 4.000 participants de 47 pays différents et une centaine de sessions sur deux jours). Comme à chaque fois, je suis surpris par la taille de l’événement et la logistique mise en place.

Le hall principale du Adobe Summit
Le hall principal du Adobe Summit

Le thème de cette année est, sans surprise, l’évolution du marketing et la réinvention de ses différentes pratiques. Une thématique centrale qui résonne parfaitement avec la présentation que j’ai donnée en début de semaine à Hambourg pour la conférence Marketing 2.0.

Keynote d’ouverture

Quelques réflexions intéressantes entendues lors de la Keynote :

  • Tout le monde est d’accord pour dire que le comportement des clients a changé, mais les entreprises et marques prennent-elles suffisamment en compte cette évolution ? Les équipes internes ont-elles parfaitement intégré les enjeux de la transformation du parcours client ? Cette transformation va bien au-delà des pratiques marketing, réinventer le marketing impliquera nécessairement la réinvention des organisations.
  • Toutes les interactions analogiques laissent des traces numériques. La réalité du marché d’aujourd’hui est que les marques doivent gérer un héritage analogique (presse papier, TV, affichage, PLV…) et d’innombrables innovations numériques (médias sociaux, mobilité, big data, programmatic buying….). Les solutions dans les nuages (cloud computing) facilitent grandement la gestion de cet héritage analogique et son intégration avec le numérique afin d’éviter une fragmentation des campagnes et opérations.
  • Trois facteurs disruptifs à prendre en compte : la complexification du parcours client et du processus de décision d’achat, l’élan créatif impulsé par le numérique, les interactions en temps réel (RTB, activation contextuelle…).
  • La popularité de plateformes sociales visuelles comme Instagram ou Pinterest permet l’éclosion de “social brand” comme My Flash Trash.

Suite à cette Keynote d’ouverture, nous avions la possibilité d’assister à différentes sessions.

Everyone is a data analyst

Une session sur le rôle des données et l’évolution de leur usage dans les entreprises :

  • L’important n’est pas les analystes, mais les personnes qui vont prendre des décisions et faire des arbitrages à partir de données.
  • Nous sommes déjà habitués à utiliser des données (statistiques de fréquentation des sites web, résultats sportifs…).
  • Les données ne nuisent pas à la créativité, elles permettent de l’encadrer pour ne pas perdre de temps ou gaspiller des ressources inutilement.
  • Trois qualités importantes pour les analystes : curiosité (“asking the right questions“), créativité (“having good imagination“), courage (“do something frightening“).
  • La chance est une variable omniprésente dans toutes sortes de statistiques, elle ne doit en aucun cas être ignorée ou minimisée.
  • Le pari est une activité très populaire en Angleterre, les bookmakers professionnels sont une source de prédiction très intéressante à analyser, car ils se trompent rarement (contrairement aux sondages).
  • Simplifiez au maximum les tableaux de bord et l’interprétation des données (ne surestimez pas la capacité de l’audience à savoir gérer correctement les données).

Un bon moyen de vulgariser l’utilisation des données et d’aider des collègues ou supérieurs sceptiques à se familiariser avec l’utilisation des données est de leur faire découvrir les portails d’Open Data. Pour les spécialistes, il existe une place de marché pour soumettre en problème et mettre en compétition différentes équipes de chercheurs / analystes (Kaggle, qui fonctionne sur le même principe que Innocentive).

Always-on marketing

Une session sur le marketing et les interactions en temps réel :

  • Avant l’internet, le cycle traditionnel (Awarness > Familiarity > Consideration > Purchase > Loyalty) était linéaire et facile à anticiper (un canal pour chaque étape). Ce cycle a été perturbé par le commerce en ligne, et la disruption est encore plus forte avec les médias sociaux et les terminaux mobiles.
  • Jusqu’à présent, les distributeurs essayaient de lutter contre le phénomène du showrooming, mais avec l’avènement des smarpthones, il semble impossible de ne pas se plier à la volonté des consommateurs (51% du trafic sur le site de ASOS se fait à partir de terminaux mobiles).
  • Même le contexte de la vente en ligne a été chamboulé, il est par exemple possible de commander chez Nordstrom avec Google Shopping.
  • Le marketing (et les opérations) en temps réel implique de nouveaux outils et plans, mais il faudra aussi faire évoluer l’organisation et les mentalités en interne.

Content and commerce, experience-driven commerce

Une session sur l’importance d’intégrer de façon transparente les contenus dans les plateformes marchandes (et inversement) :

  • Make all content shoppable” pour éviter des ruptures dans l’expérience d’achat, car la très large majorité des plateformes de commerce en ligne ne proposent que des fonctionnalités très pauvres de gestion de contenu.
  • Les marques déploient généralement un site d’image avec un CMS classique ET une boutique en ligne (notamment dans le luxe). Il en résulte des disparités dans les traitements graphiques et l’expérience proposée aux internautes (sans parler des versions mobiles).
  • La quasi-totalité des boutiques en ligne est conçue autour du catalogue (exclusivement), une approche pertinente pour les distributeurs qui doivent gérer un grand nombre de catégories de produit et qui n’ont quasiment pas de contenus, uniquement des fonctionnalités marchandes (recherche, comparaison…). À l’inverse, les sites web sont conçus autour d’une arborescence de rubriques et de contenus, idéal pour les gros éditeurs de contenu. Le problème est que cette dichotomie est également imposée à l’ensemble des marques (catalogue vs. contenus).
  • La grande question est de savoir qui devrait être en charge de l’expérience : les équipes éditoriales ou les équipes marchandes ? Pour utiliser une analogie du commerce traditionnel : qui est en charge de réaliser la vitrine ?
  • Certaines marques arrivent à proposer une expérience très similaire et quasiment sans couture avec du single sign-on (ex : Bugaboo), mais cela implique de répliquer le travail d’intégration et d’évolution. Les sites d’Apple ou Sony sont également de parfaits exemples de sites vitrines complétées par des boutiques en ligne.
  • L’approche recommandée par Adobe est d’utiliser en priorité un CMS pour maximiser la scénarisation des contenus pour valoriser les produits, et d’intégrer des modules marchands au sein des pages (ex : le site Adobe).
  • La première difficulté est de pouvoir exploiter à la fois un DAM (Digital Asset Management) et un PIM (Product Information Management). La deuxième difficulté est de gérer convenablement la personnalisation de l’expérience (faut-il pousser en priorité des contenus ou des produits ?). La troisième difficulté sera de proposer une expérience équivalente sur un ordinateur, un smartphone ou une tablette. Vous pourriez penser que c’est une mission impossible, et pourtant certaines marques y arrivent comme Vans (le site US, pas la version européenne).

Une session très intéressante, car les bonnes questions ont été posées et que les bons enjeux ont été identifiés. Je regrette qu’il n’y ai pas plus d’exemples concluants, un signal fort du manque de maturité du marché.

Keynote de clôture

Encore des réflexions intéressantes :

  • En 1 an, le budget marketing consacré au numérique est passé de 25% à 35%.
  • Les pratiques marketing sont en pleine transformation, mais les professionnels du marketing ne savent bien comment (2/3 pensent que la réinvention du marketing est la clé du succès, plus de la moitié attendent un changement de rôle). Toutes les données sont à lire sur le rapport Digital Roadblock Survey.
  • Nous parlons de plus en plus du recoupement entre les CMO (Chief Marketing Officer) et CIO (Chief Information Officer). Certains grands groupes ont anticipé cela en nommant des Chief Digital Officer (Renault, Walmart, Danone…).
  • Les données sont le dénominateur commun entre marketing et IT, surtout en ce qui concerne leur intégration et leur exploitation de façon transverse (notamment avec la plateforme CRM).

Malgré tout le brouhaha autour de “CMO is the new CIO“, nous ne sommes pas en terrain inconnu dans la mesure où les CIO et CFO (“Chief Financial Officer“) ont su collaborer pour déployer des ERP. Idem pour la collaboration entre les DRH et DSI qui a donné naissance au HRMS (“Human Resource Management System“).

La suite demain…

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Compte-rendu de la conférence Marketing 2.0 (jour 2) http://www.fredcavazza.net/2014/05/13/compte-rendu-conference-marketing-20-jour-2/ http://www.fredcavazza.net/2014/05/13/compte-rendu-conference-marketing-20-jour-2/#comments Tue, 13 May 2014 08:24:29 +0000 http://www.fredcavazza.net/?p=6112 Lire la suite]]> Seconde journée de la conférence Marketing 2.0 à Hambourg (cf. le compte-rendu de la première journée). Il est toujours question du marketing et de son évolution.

D’autres réflexions pertinentes entendues au cours de la matinée :

  • Mobile rule. Il y a maintenant plus de smartphones dans le monde que de télévisions. En 2015, il y aura plus de requêtes sur Google provenant de terminaux mobiles que d’ordinateurs. L’application mobile de Gmail a été téléchargée plus d’1 milliard de fois. D’où l’importance d’envisager sérieusement une approche mobile first, ou au minimum de vérifier la présence de votre marque sur les terminaux mobiles (et pas simplement le dernier iPhone).
  • Don’t just sell. Conclure une vente le plus rapidement possible n’est pas la meilleure approche pour développer une relation à long terme avec les clients. Les marques se concentrent avant tout sur la transformation (prospects > clients), puis se soucient de la fidélisation (clients > ambassadeurs). Et si elles faisaient l’inverse (chercher à aider les prospects et anticiper leurs besoins avant de conclure la vente) ?
  • Don’t get confortable. Plus que jamais nous sommes dans un environnement instable où tous les marchés suivent un processus de transformation numérique. Ne pensez pas que vous êtes à l’abri, car de nouveaux concurrents apparaissent tous les jours et ambitionnent de conquérir de nouveaux marchés (ex : Amazon sur les produits frais, Google sur l’accès à Internet…). Il est donc important de se préparer au pire ou à défaut de rester vigilant.
  • Data, data, data. Nous avons à notre disposition d’innombrables données qui ne demandent qu’à être collectées, agrégées et interprétées. Avec la complexification des parcours clients, il est de plus en plus dur de modéliser et d’anticiper les comportements. Les données sont là pour nous aider faire moins d’erreurs, cibler plus juste, perdre moins de temps…

Je n’ai pas eu la possibilité d’assister à l’ensemble des interventions de la seconde journée, mais de ce que j’ai lu dans le programme, une grosse partie a été consacrée aux données. Si je devais ne retenir qu’une seule chose de ce que j’ai entendu, c’est la prédominance des données et la moindre importance de sujets pourtant très chauds il y a quelques années (SEO, buzz…).

Pour ma part, je suis intervenu sur le thème de l’évolution du marketing et la façon dont les marketeurs se sont perdus en chemin. En substance : avant l’apparition d’internet, le marketing était concentré sur la compréhension du marché et la connaissance client. Mais au fil des années, il n’a plus été question que de génération de trafic (référencement, bannières, newsletter…) et d’exposition (buzz, médias sociaux…). Avec la complexification des pratiques (programmatic buying, applications mobiles….) il me semble important de revenir aux fondamentaux du marketing et de nommer des champions du numérique pour faire progresser la connaissance et accélérer la transformation culturelle des entreprises vers le numérique.

Le sujet me tient à coeur, vous aurez d’ailleurs noté que je l’avais déjà abordé il y a quelques mois (De la pénurie des métiers du web). Je m’envole maintenant pour Londres où je vais assister au Digital Summit d’Adobe où l’on va également parler de marketing à l’ère du numérique (compte-rendu à suivre).

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Compte-rendu de la conférence Marketing 2.0 (jour 1) http://www.fredcavazza.net/2014/05/12/compte-rendu-conference-marketing-20-jour-1/ http://www.fredcavazza.net/2014/05/12/compte-rendu-conference-marketing-20-jour-1/#comments Mon, 12 May 2014 09:33:12 +0000 http://www.fredcavazza.net/?p=6105 Lire la suite]]> Cette semaine j’étais à Hambourg pour la dixième édition de la conférence Marketing 2.0. J’ai déjà eu la chance de participer à cette conférence, surtout à l’époque où elle se déroulait à Paris (cf. mes précédents comptes-rendus en 2008 et 2009). Comme son nom l’indique, cette conférence est donc centrée sur les métiers du marketing et leur évolution.

Pour la dixième édition de cette conférence, les organisateurs ont insisté sur l’importance de mettre les clients et le business au centre des préoccupations, une bonne chose en cette période où il n’est question que de fans, d’applications mobiles et de données. Le mantra de la journée est : “Show me the money!“. Tout un programme…

Voici un résumé des réflexions intéressantes abordées au cours de cette première journée :

  • Old world, new channels. 95% de ce que nous faisons ou consommons provient du monde analogique. Internet est omniprésent dans notre quotidien, l’important n’est donc pas de numériser son offre ou sa proposition de valeur, mais de le faire en apportant de la valeur ajoutée (Ex. Uber ou Simple Bank).
  • Digital is redfining the experience. Nous sommes dans un monde où tout quasiment peut être automatisé et exécuté par des machines ou robots, les marques doivent faire un travail d’introspection pour savoir quelle est leur réelle proposition de valeur, où se situe réellement la valeur ajoutée dans leur offre (“Building new connected value proposition“, ex : Phillips Hue).
  • It’s not about you. Nous sommes entrés dans une ère conversationnelle, la posture autoritaire est de moins en moins acceptée, surtout pour les marques non aspirationnelles (“Don’t be the expert“). Les internautes veulent qu’on leur parle d’eux et de leur quotidien (ce qu’ils partagent sur Facebook ou les plateformes sociales). La difficulté vient du fait que toutes les marques ne peuvent parler à tous les clients en même temps, l’important est de trouver un sujet sur lequel la marque est pertinente et légitime.
  • Recommendations drive revenue. Nous sommes dans une économie de la recommandation où les clients satisfaits sont les meilleurs ambassadeurs de votre marque. La difficulté est de les inciter à verbaliser leur satisfaction et d’orchestrer des conversations entre les ambassadeurs et les sceptiques (cf. ZMOT).
  • Think like a brand, act like a conglomerate. Les médias sociaux donnent aux petites marques et commerçants la possibilité de s’exprimer avec les mêmes outils que les grandes marques internationales. Les utilisateurs de plateformes sociales ne se soucient que de la pertinence du contenu, chacun a sa chance, il est donc essentiel de ne pas se limiter dans sa prise de parole et d’avoir de grandes ambitions éditoriales, aussi bien dans les articles que vous pouvez publier sur LinkedIn ou les photos que vous pouvez partager sur Pinterest. Du moment que vos contenus sont pertinents et inspirationnels, ne vous limitez pas dans l’audience que vous visez, tout le monde a sa chance (“Think big, say it loud“).
  • Enhance your cross-posting strategy. Les systèmes de publication multiple commencent à montrer leur limite (ex : les vidéos Youtube republiées sur Facebook sont souvent ignorées). La bonne approche est d’investir 10 minutes de plus pour publier le même contenu mais selon les particularités : le titre d’un article sur Twitter, l’intro sur Facebook, une citation sur Google+, une illustration sur Pinterest et une autre sur Instagram…
  • Customers expect each interaction to be relevant. Les clients se moquent de votre organisation ou des limitations de votre système d’informations, ils veulent accéder aux mêmes contenus et bénéficier des mêmes services, quel que soit le canal. Ne fait surtout pas l’erreur de penser qu’il y a des clients mobiles ou des clients “sociaux”, ce sont les mêmes clients, mais dans différents contextes et à différents moments de la journée (“The digital customer determine the channel“).
  • Engagment is not everything. Dans la mesure où 90% des utilisateurs n’interagissent pas sur les médias sociaux, le taux d’engagement ne concerne que 10% de l’audience. On ne peut donc pas en déduire un ROI fiable.
  • Care more about customers than your competitors do. Le niveau de réactivité des marques ayant fortement augmenté ces dernières années, les marques doivent démontrer un réel intérêt dans la satisfaction de leurs clients, elles doivent leur apporter de réelles preuves, pas les envoyer sur un formulaire d’évaluation (“Customer are an investment. Show your customers some love“).
  • Difficult is Good. Si c’est difficile pour vous, ça le sera aussi pour vos concurrents. Les changements et opérations que vous avez du mal à mettre en oeuvre sont autant de barrières à l’entrée pour vos concurrents (“You have to work hard to grab their attention, take risks!“).

Une première journée particulièrement riche, surtout avec un Ramon survitaminé qui nous a abreuvé d’exemples très inspirationels (“inspiring” comme disent les Américains). Je ne résiste pas à l’envie de partager avec vous la vidéo de cet incroyable taxi à Chicago.

Nous avons ici la parfaite illustration de “Think like a brand, act like a conglomerate” : peu importe la taille de votre business, ne soyez pas timide dans vos ambitions et vos clients vous le rendront.

La suite demain, car ce soir c’est Hambourg by night !

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