Archives pour la catégorie ‘Nouveautés’

La sortie de mon premier livre est imminente

Voilà plus de 10 ans que je rédige mes blogs, près de 3.300 articles. Depuis tout ce temps, de nombreuses personnes m’ont demandé pourquoi je n’avais jamais publié de livre. Ma réponse était toujours la même : le papier m’impressionne. Quand on est habitué au confort d’utilisation des outils de publication numériques, l’idée d’imprimer des mots sur un support qui ne peut être modifié à de quoi mettre mal à l’aise.

Il m’a donc fallu un certain nombre d’années pour trouver le bon thème et me décider à relever le défi. Autant vous dire que ça n’a pas été simple, car la rédaction de ce premier livre a débuté il y a plus de deux ans (il faut croire que je ne suis pas très doué). Mais ce chantier touche enfin à sa fin, car la sortie de mon premier livre est imminente : il devrait être disponible à la vente en fin de semaine chez Amazon, le temps que le centre logistique réceptionne le carton au  et que la fiche soit validée.

En théorie, la rédaction d’un livre professionnel n’est pas censée prendre autant de temps, notamment parce que les éditeurs connaissent leur boulot et qu’ils savent faire aboutir un projet de publication dans des délais assez courts. Mon problème est que je n’ai pas réussi à m’entendre avec les différents éditeurs que j’ai pu rencontrer, j’ai donc dû être mon propre éditeur. Ce n’est pas tant ma méconnaissance du monde de l’édition qui a posé problème, que le long processus de rédaction pour aboutir à un manuscrit cohérent. Autant un éditeur peut vous convaincre que votre manuscrit est suffisamment bon pour pouvoir le publier rapidement, autant j’ai eu beaucoup de mal à stabiliser une première version et à me dire que ce coup-ci, c’était la bonne. J’ai donc profité de l’accalmie des fêtes de fin d’année pour boucler le manuscrit, le faire relire et l’envoyer à l’imprimeur.

Les premiers paquets de mon premier livre, enfin !
Les premiers paquets de mon premier livre, enfin !

Publier un livre n’est pas une mince affaire, j’ai également dû me familiariser avec tous les aspects administratifs : demander un N° ISBN et faire un dépôt légal, créer un compte vendeur chez Amazon et créer une offre (l’interface est plutôt… intimidante), prendre RDV entre le transporteur et les équipes logistiques d’Amazon dans le Loiret (on ne peut pas simplement se pointer avec un camion, il faut demander l’autorisation)…

L'interface d'Amazon pour les vendeurs
L’interface d’Amazon pour les vendeurs

Mais heureusement j’en suis venu à bout, et le fruit de mes efforts est enfin à portée de clics, si tout se passe bien. Toute cette histoire peut paraître triviale aux yeux de celles et ceux qui ont déjà publié plusieurs livres, mais le fait de signer un bon à tirer procure quand même une grosse émotion, surtout quand on a tout fait sois-même.

Par contre, si je suis extrêmement fier d’avoir pu rédiger et éditer ce livre tout seul comme un grand, il y a encore des petites choses à améliorer, notamment sur la mise en page (débuter les sections sur des pages impairs, mettre des légendes aux images, augmenter la taille de la police de la quatrième de couverture…). Une infinité de petits détails qui seront corrigés pour la prochaine version. Eh oui, le livre n’est pas encore en vente que je réfléchis déjà à la prochaine édition, ce qui est normal, car le secteur évolue rapidement, il faut donc au minimum une édition par an pour que le contenu ne se périme pas trop.

Mais bon, chaque chose en son temps, car je m’attaque dès maintenant à la rédaction d’un second livre sur l’internet mobile. J’espère mettre moins de deux ans à le publier…

MàJ : Bon la fiche du livre apparait sur Amazon, mais il n’est pas possible le mettre au panier, et il n’est pas correctement référencé…

Une nouvelle aventure professionnelle avec OgilvyOne

Voilà bien longtemps que je ne vous avais pas parlé de mon quotidien, aussi je profite de ce billet pour vous mettre au courant des derniers changements dans ma situation professionnelle. J’ai accepté en fin d’année dernière un poste de planneur stratégique chez Ogilvy alors que je m’étais juré de ne plus retourner en agence. Cela mérite donc quelques explications.

En plus de 15 ans d’expérience professionnelle, je pense avoir testé toutes les configurations possibles :

  • salarié chez l’annonceur ;
  • salarié dans une SSII et dans une agence Web ;
  • associé (j’ai tenté un rapprochement avec l’équipe des Persuaders en 2011, mais ça n’a pas fonctionné)
  • indépendant.

Toutes ces configurations m’ont procuré de la satisfaction professionnelle et de beaux challenges, mais je n’y trouve plus mon compte. Jusqu’à récemment je me sentais à l’aise dans mon statut d’indépendant, mais c’est une position qui se révèle limitée au bout d’un certain temps, surtout quand on a travaillé pour la plupart des grands comptes en France. J’ai donc accepté un poste à mi-temps qui me permet de concilier une activité professionnelle enrichissante et des projets plus personnels.

Un poste à mi-temps signifie que je vais pouvoir continuer à :

  • rédiger mes 9 blogs en toute indépendance (c’est moi qui paye tout, donc je suis le seul maître à bord) ;
  • donner des conférences et participer à des séminaires internes en mon nom (c’est important, toujours dans ce souci d’indépendance) ;
  • finaliser mon livre, ainsi que ceux qui doivent suivre.

Le reste de mon activité professionnelle, les prestations de conseil, va donc se faire dans le cadre d’OgilvyOne. La raison principale est que j’avais envie d’être impliqué de façon plus “intensive” dans mes différentes missions. Le problème d’être indépendant est que l’on est souvent victime de sa faible bande passante. Comprenez par là qu’en tant qu’individu isolé, vous devez fournir des efforts considérables pour faire accepter vos idées, bien plus importants que si vous étiez accolé à une grosse structure (agence ou cabinet de conseil). Au fil des années, cet isolement commençait réellement à me peser, mais je ne voulais pas me restreindre à des missions “à taille humaine” (traduction : avec des enjeux moindres).

Ce poste au sein d’OgilvyOne va me donner l’opportunité de retravailler avec Reza, une vieille connaissance avec qui je travaillais au siècle dernier (mon salaire était versé en francs, rendez-vous compte !). Pour être tout à fait honnête avec vous, je ne sais pas trop ce que couvre la fonction de planneur stratégique (chacun a sa propre définition), mais j’imagine que ça consiste principalement à mettre à disposition mes compétences et partager mes expériences avec les différentes équipes.

Plus sérieusement, j’ai vraiment été séduit par le projet professionnel que l’on m’a présenté, et je suis enthousiaste à l’idée de partager ma culture essentiellement digitale avec celle de l’agence, initialement tournée vers les métiers de la communication, du CRM, des données et des expériences client hors ligne. Ce prisme élargi de compétences et métiers correspond tout à fait selon moi aux nouvelles exigences d’un marché en pleine restructuration. L’avènement des médias sociaux, de la mobilité et l’omniprésence de l’internet dans le quotidien des consommateurs forcent les marques à repenser la façon dont elles vont les séduire et les fidéliser. L’engagement client n’est plus une question de maîtrise du ou des supports, mais plutôt de compréhension des facteurs de transformation et d’une mise en oeuvre cohérente et holistique. Loin de moi l’idée de vous faire l’article sur la fin des agences web, mais je suis persuadé que les conditions de marché sont maintenant réunies pour voir émerger une nouvelle catégorie d’agence (OgilvyOne named a Leader in Customer Engagement Agencies Evaluation by Independent Research Firm).

Au final, tout ceci ne changera pas grand-chose pour vous, mes lecteurs, puisque je continue la rédaction de mes blogs sur le même rythme et le même ton qu’auparavant. Si vous souhaitez avoir recours à mes services dans le cadre d’une conférence ou d’un séminaire interne, vous pouvez me joindre aux mêmes N° et email.

Cerise sur le gâteau : j’ai même le droit de trainer dans le bureau de David Ogilvy :

Le bureau d’origine de David Ogilvy dans les locaux de l’agence à Paris

;-)

Missing, un moteur de recherche pour les disparus de catastrophes naturelles

Il existe de nombreuses initiatives d’exploitation des médias sociaux dans une optique humanitaire (il y a même un terme pour ça : “social charity“), mais ce dont je voudrais vous parler aujourd’hui est un projet plus ambitieux : Missing, un moteur de recherche pour les disparus des catastrophes naturelles. C’est la Fondation Casques Rouges qui est à l’origine de ce projet (avec le soutien financier du Secrétariat d’État à l’Économie Numérique). Cette fondation a déjà travaillé sur d’autres projets, comme l’Alerte Enlèvement sur Internet ou les téléphones mobiles, et souhaitait exploiter la puissance des réseaux sociaux pour aider à la recherche des disparus de catastrophes naturelles (ex : Le tsunami de 2004 ou le tremblement de terre en Haïti).

La fondation a donc développée en partenariat avec European Consulting Services, Bearstech et Google une plateforme de centralisation des informations disponibles sur les victimes ou disparus des catastrophes naturelles. Cette plateforme se veut mondiale et est donc proposée en plusieurs langues. L’objectif est de fournir une destination unique pour les familles des victimes qui ne savent pas à qui s’adresser et pour les équipes sur place qui pourraient fournir de précieuses informations : Lancement de la version alpha de MISSING, Le moteur de recherche mondial des disparus de catastrophes naturelles. L’idée est de fournir un dispositif de gestion de crise juste après une catastrophe naturelle (pour les premiers jours) et non de mettre en ligne un annuaire permanent des disparus (afin ne pas rentrer en “concurrence” avec le site Family Links de la Croix Rouge – à ne pas confondre avec FamilyLink.com, un réseau social privé).

L’équipe du projet (l’équivalent de 6 personnes à plein temps) a dans un premier temps concentré ses efforts sur une analyse précise des usages, qui se limitent généralement à des sites web amateurs ou des blogs, pour mettre en place une première version de la plateforme avec les fonctionnalités suivantes :

  • Une base de données des disparus (déclarés par les familles) ;
  • Un trombinoscope des victimes (renseigné par les ONG et équipes de secours) ;
  • Un moteur de recherche ;
  • Des mécanismes de publication pour pouvoir déposer des témoignages, poster des photos / vidéos, placer sur une carte les derniers endroits fréquentés par un disparu… ;
  • Un agent intelligent qui parcours le web et les réseaux sociaux pour agréger les données échangées et faire des recoupements.

Pour le moment nous en sommes à une version alpha qui me semble déjà très prometteuse dont voici la page d’accueil :

La page d'accueil de Missing
La page d'accueil de Missing

Dès la page d’accueil, les visiteurs sont orientés vers les fonctions essentielles (liste des disparus, recherche, témoignage…). Vous noterez dans la liste des disparus des pictos pour pouvoir facilement relayer les disparitions en 1 clic sur les grosses plateformes sociales (Facebook, Twitter…).

La fiche des disparus synthétise toutes les informations utiles le concernant (photographie, état civil, dernière adresse connue, description physique, signes particuliers…) ainsi que les données collectées sur d’autres sites :

La fiche d'un disparu sur Missing
La fiche d'un disparu sur Missing

Une version beta de la plateforme devrait sortir en septembre pour une finalisation en fin d’année. Néanmoins si une catastrophe survenait demain, la version alpha permettrait de tester le dispositif et d’apporter un premier niveau de soutien. Dans un second temps, il est également prévu d’équiper les ONG de touchbooks spécifiquement conçus pour le travail de terrain (autonomie, robustesse…) afin de faciliter l’alimentation et la mise à jour de la base.

Je ne peux que saluer le travail de cette fondation et vous inciter à prendre des nouvelles du projet sur le blog : Missing-Project.org. Bravo !

(merci à Pierre-Antoine pour les infos)

L’iPad est enfin sorti, n’en parlons plus

Après plusieurs (interminables) semaines de spéculations, l’iPad d’Apple est enfin commercialisé. Pour le moment les avis convergent tous vers la même conclusion : Un très bel appareil qui recèle un formidable potentiel… pas encore pleinement exploité. Au dernière nouvelles il y aurait presque 500.000 unités vendues en 1 week-end (MàJ : Visiblement les chiffres diffèrent d’une source à l’autre), belle performance.

Je ne retiendrais que trois choses pour la sortie du touchbook d’Apple :

  • La disponibilité de l’application Kindle d’Amazon (qui cherche à assurer ses arrières) ;
  • La disponibilité de l’application Pandora (un service de découverte musicale qui risque bien d’exploser les compteurs car le contexte d’usage de l’iPad – dans le salon – est tout à fait propice à cette activité) ;
  • La publication par Apple d’une liste de sites compatibles avec l’iPad (ils sont donc conscients qu’il y a un problème à ce niveau).

Voilà, sinon je peux vous renvoyer aux différents articles que j’ai rédigé sur le sujet (inutile de répéter les mêmes choses) :

J’attends donc avec impatience la V2 (ou la V3).