Archives pour la catégorie ‘Comptes-rendus’

Compte-rendu et bilan LeWeb11

Déjà le troisième de la conférence LeWeb’11 à Paris (cf. mes comptes-rendus des jour 1 et jour 2). Ce dernier jour commence très TRÈS fort avec la remarquable intervention de Yossi Vardi, un personnage complètement loufoque qui a pris un malin plaisir à démystifier le monde des startups et des VCs (visiblement le public a beaucoup apprécié).

Stratups et mastodontes se succèdent dans la salle de conférence

Je n’ai pas vraiment le courage de vous faire un compte-rendu détaillé des conférences, aussi je vous propose un résumé très court et un lien vers ceux qui ont eu plus de courage :

Comme toujours, j’ai vraiment été impressionné par l’envergure des intervenants à cette conférence, même si je regrette que tous n’ont pas forcément joué le jeu de la transparence (gros carton rouge à Google, dont je parle dans la suite de l’article). La plupart des interventions sont disponibles sur la chaine YouTube de LeWeb.

Résultats du concours de startups

LeWeb est un gros rassemblement d’entrepreneurs, mais c’est également la très prisée Startup Competition dont voici les lauréats :

  • Beintoo, une plateforme de gamification qui permet de découvrir de nouvelles applications mobiles et de convertir vos points en coupons de réduction ;
  • HeyCrowd, un service de sondages à la sauce sociale ;
  • Babelverse, une plateforme de mise en relation de traducteurs et de clients (organisateurs de conférence…) ;
  • Echoer, une application mobile de partage de pensées de proximité qui a remporté le prix du public.

Pour retrouver les pitchs des startups ayant participé à cette compétition, sachez qu’il existe une chaine YouTube.

Bilan des trois jours

Voilà, c’est déjà la fin de cet évènement, et l’heure pour moi de dresser un petit bilan de ce que j’ai retenu :

  • Où est le Lo de SoLoMo ? Ce sont incontestablement les volets mobiles et sociales de SoLoMo qui ont dominé ces trois jours, beaucoup plus que le volet local qui reste encore minoritaire. Ceci étant dit, l’écosystème de l’internet et des startups est loin de se résumer à ces trous aspects. J’ai ainsi eu l’occasion de partager avec celles et ceux que j’ai rencontrés sur place mon concept de ToDaClo (Touch + Data + Cloud) qui me semble plus en phase avec les forces disruptives de l’année 2012.
  • Pourquoi ce silence de Google ? Je sais bien qu’il n’est jamais évident de synchroniser des annonces avec un gros évènement public comme LeWeb, mais la plupart se sont prêtées à cette exercice… sauf Google qui a eu droit à deux interventions de représentants prestigieux qui ont complètement occulté les annonces faites en cette fin de semaine (nouvelles fonctionnalités pour Google+ et intégration plus poussée dans Gmail, lancement de Currents). Je ne sais pas trop comment interpréter ces non-annonces, si ce n’est que Google est maintenant une grosse société où l’information et les pouvoirs sont éparpillés.
  • Il y a une vie (sociale) en dehors de Facebook. Les différentes startups qui se sont succédé sur scène sont là pour nous prouver que les médias sociaux ne se résument pas à Facebook et qu’il existe de nombreuses autres plateformes d’envergure (Twitter, Badoo, LinkedIn) ou plus sélectives (Foursquare, Instagram…).
  • La gratuité n’est pas un pré-requis. Contrairement à beaucoup de startups qui se lancent sans modèle économique (et espèrent en trouver / imposer un par la suite), les exemples de Path ou Evernote nous prouvent qu’il est tout à fait possible de proposer une offre payante dès le 1er jour et commencer à dégager des revenus (souvenez-vous de Flickr également).
  • De l’importance d’avoir une vision. De nombreux intervenants ont insisté sur la notion de vision, de vision à long terme. Tous mettent ainsi en garde les entrepreneurs souhaitant faire un coup rapide en copiant / important un modèle ou en faisant grossir une plateforme sociale la plus vite possible dans l’espoir de la revendre. Avoir une vision précise vous permet d’expliquer beaucoup plus facilement l’intérêt et le potentiel de votre projet, cela vous donne également une direction qui vous évitera de vous perdre en route.

Je précise que ces enseignements sont le reflet de mon ressenti sur ces trois jours, mais qu’il y a autant d’interprétations que de participants. Dans tous les cas de figure, je n’ai définitivement pas perdu ces trois jours passés en immersion dans le monde des startups et de la Silicon Valley. Vivement l’édition 2012 !

Compte-rendu LeWeb11 – Jour 2

Second jour de la conférence LeWeb’11 à Paris avec une nouvelle série de speakers internationaux (bon OK, surtout américains) sur la scène.

AirBnB

Brian Chesky, le fondateur de Airbnb, un service de location de propriétés en mode P2P :

  • Un service qui a pratiquement commencé avec du couch surfing et qui propose maintenant à la location des villas de luxe, des châteaux et même des îles privées ;
  • Ils ne font pas de publicité et se repose uniquement sur le bouche-à-oreille ;
  • Un service très populaire aux USA et en Europe (8.500 propriétés à louer à NY pour un revenu moyen de 5.400$ / an) ;
  • Depuis l’année dernière, le service a été étendu à d’autres types de propriétés (parkings, bateaux…) ;
  • Ils ont un retour très positif des commerçants et restaurateurs qui sont dans les zones où beaucoup d’appartements sont à louer (c’est la partie « Local » de SoLoMo) ;
  • Ils ont déployé de nouvelles règles pour sécuriser les locations et éviter qu’un incident comme celui survenu cet été se reproduise (une utilisatrice s’était fait saccager son appartement par un hôte peu scrupuleux) ;
  • Pendant la première année d’existence du service, le fondateur n’avait pas d’appartement où dormir, il a donc utilisé son service pendant un an et bouger d’un appartement à l’autre (« Quand vous achetez un iPhone, Steve Jobs ne vient pas vérifier personnellement si vous êtes satisfait« ) ;
  • Ils ont monté un réseau de 2.000 photographes pour valoriser les biens (accessoirement des clients du service) ;
  • pour 2012 ils vont travailler sur un mécanisme de recommandation, sur une intégration plus poussée avec les médias sociaux et sur l’internationalisation (67% des transactions sont fait en dehors des US).
Le fondateur de AirBnB à LeWeb11

Evernote

Phil Libin de Evernote, le service de partage de notes :

  • Nouveau partenariat avec Orange : les clients vont bénéficier d’un accès premium pendant un an (à partir de mi-2012) ;
  • Leur ambition est de pouvoir sauvegarder la mémoire des utilisateurs et d’être considérer comme l’outil ultime des modern workers, pour cela ils ont besoin de gagner la confiance des membres ;
  • Croissance très rapide avec 20 M d’utilisateurs (pour 750.000 utilisateurs clients) par croissance organique (pas de publicité) ;
  • Un service très addictif : le taux d’abonnement à la version premium augmente de façon exponentielle avec l’ancienneté des utilisateurs ;
  • Ils ont lancé des applications dédiées sur l’art culinaire (Food) ou les rencontres (Hello), les documents (Peek)…
  • L’application Evernote Hello se positionne comme un complément aux réseaux sociaux.
Le fondateur de Evernote à LeWeb11

Microsoft

Chris Capossela, du Consumer Channels & Central Marketing Group de Microsoft à propos de Windows Phone et de la XBox :

  • Beaucoup d’innovation cette année des développeurs avec le SDK Kinect (cf. Kinect Effect) ;
  • Ils ont écoulé 57 M de consoles capables de connecter autant de TV à l’internet ;
  • Très grosse communauté de 35 M de joueurs avec un compte XBox Live (ils viennent de lancer une application compagnon pour Windows Phone et iOS) ;
  • Ils ont fait de la XBox autre chose qu’une console de jeux avec de nombreuses applications de divertissement (ex : Netflix…) ;
  • Ils viennent d’annoncer le Windows Store pour Windows 8 et d’en donner de nombreux détails (cf. Win 8 app store revealed: more money for devs, beta in late February) ;
  • L’interface Metro assure une cohérence sur les différents terminaux (smartphone, tablettes, ordinateurs et XBox) ;
  • Leur stratégie sociale s’articule autour de Skype et du partenariat Facebook / Bing (ndr : MSN est le troisième média social le plus populaire en France).
Le responsable des produits grand public de Microsoft à LeWeb11

7 principes d’innovation

Carmine Gallo, l’auteur de “Innovation Secrets of Steve Jobs” :

  1. Faites ce que vous aimez. « Ça ne m’intéresse pas d’être le plus riche du cimetière« , « Vous ne pouvez pas inspirer les autres si vous n’êtes pas inspiré, passionné » ;
  2. Ayez une vision précise (qui est différent d’avoir une mission). « Les meilleures visions sont simples, mais vastes » ;
  3. Redémarrez votre cerveau. « La créativité consiste à connecter des choses entre elles » ;
  4. Apprenez à dire non (pour ne pas se perdre en route et rester concentrer sur l’essentiel). « L’intuitivité découle de la simplicité« , « Less is more » ;
  5. Créez des expériences exceptionnelles les Apple Stores ont été inspiré par les hôtels Four Seasons : on y trouve un bar et un concierge) ;
  6. Maitrisez le message. « Votre idée ou vision ne compte pas si vous n’êtes pas capable de la transmettre« , « Le cerveau ne s’intéresse pas aux sujets ennuyeux » ;
  7. Vendez du rêve, pas le produit (fonctionne aussi avec « Vendez les bénéfices, pas les fonctionnalités« ).

Le mot de la fin « Dream BIGGER« .

Mr Gallo sur la scène de LeWeb11

Google

Marissa Mayer de Google à propos de leur stratégie SoLoMo :

  • Son nouveau poste l’amène à travailler sur tous les produits locaux (Maps, Local, Latitude, Places, Deals…) ;
  • Ils vont lancer la semaine prochaine des coupons de réduction liés aux checkins dans Google+ ;
  • L’application de cartographie est réellement centrale dans les usages des produits Google (sur mobile ou ordinateurs fixes) ;
  • ils ont appris des erreurs faites avec Wave et Buzz (sur-promettre et respect de la confidentialité) ;
  • L’écoute est essentielle pour bien comprendre les attentes et contraintes des utilisateurs (et des équipes internes) ;
  • Avec leur algorithme d’optimisation d’itinéraire dans Google Maps, ils font économiser deux ans à leur utilisateurs tous les jours.
Marissa Meyer de Google à LeWeb11

Forrester

George Colony de Forrester Research à propos des trois « tempêtes sociales » :

  1. La mort du web, avec la comoditisation de la puissance, de la capacité de stockage, de la bande passante… avec la montée en puissance des terminaux connectés et du cloud computing  ;
  2. La saturation sociale, avec le plafonnement de l’attention (le temps disponible des utilisateurs) et du nombre d’utilisateurs (ils ont quasiment tous été convertis) qui va mener vers l’éclatement de la « bulle sociale » et nous conduire à une ère « post-sociale »
  3. L’appropriation par les entreprises, en tant que marques (social marketing, social crm) et/ou qu’employeurs (social software).
Le patron de Forrester à LeWeb11

Impossible d’assister au reste des conférences car j’avais des personnes à rencontrer.

L’après-midi était réservé à des conférenciers d’horizons plus diversifiés pour inspirer l’audience. Des contraintes d’agenda m’interdisent également d’y assister. Par contre je serais ce soir à la soirée officielle où j’aurais l’occasion d’écouter pour la première fois un DJ de renom…

La suite demain…

Compte-rendu LeWeb11 – 1er jour

Comme chaque année durant la première de décembre, Paris accueille la crème de la Silicon Valley et du monde de l’internet à la conférence LeWeb. Comme chaque année, l’évènement est toujours plus important avec près de 3.500 participants et plus de 60 nationalités représentées (cf. LeWeb en quelques chiffres).

Quelques chiffres sur la conférence LeWeb

La conférence se déroule sur 3 jours, et la première journée s’annonce très riche en annonces et en vision. La thème de cette année est l’internet SoLoMo (Social + Mobil + Local), je dois bien avouer avoir été taquin sur cette thématique : L’avenir de l’internet est aux contenus, pas au SoLoMo.

Arrivé le premier jour à 8h, je m’installe donc tout naturellement dès l’ouverture aux tables de la salle de conférence (la délégation québécoise était déjà là).

Les québécois se lèvent tôt !

Conférence d’ouverture – Karl Lagarfeld

LeWeb11 public
Salle comble pour la conférence d'ouverture

Les plus grandes personnalités de la Silicon vont se succéder sur scène ce matin, les participants sont donc venus en masse dans la grande salle de conférence.

LeWeb11 Lagarfeld
Karl Lagarfeld interviewé par Loic Lemeur et Manuel Diaz

La journée démarre doucement avec un invité de marque (Karl Lagarfeld) venu amuser la galerie et insuffler de la créativité dans ce monde de 0 et de 1 :

  • Il est venu avec ses 4 iphones et une partie de sa collection d’iPod (il en possèderait une trentaine) ;
  • Il nous montre des photos sur son iPad et une vidéo qu’il a réalisée pour Channel ;
  • L’interview avec Loic Lemeur est un peu décousu du fait de la personnalité de Karl Lagarfeld, il nous gratifie tout de même d’un auto-portrait ;
  • Nathalie Massenet de Net-a-Porter monte sur scène pour annoncer le lancement d’une mini-boutique Karl sur le site ;
  • Il ne tolère pas la banalité et est persuadé qu’une chemise blanche avec une veste noire est à la portée de tous (merci pour le conseil).

Uber, Soundtracking, Path, Flipboard et TaskRabbit

Les conférenciers se succèdent dans le reste de la matinée avec plusieurs start-up venues présenter leur projet :

  • Travis Kalanick de Uber, une application mobile et un service de chauffeur personnel. Cette application est en concurrence avec les services de « limo » (les taxis premium) depuis l’année dernière aux USA, ils ont lancé le service à Paris cette semaine et devraient continuer leur expansion européenne (comptez 120€ pour un trajet Paris / CDG).
  • Steve Jang de SoundTracking, une application mobile sociale qui mélange partage de photos, de lieux  et de playlists. L’application est en fait une sorte de mashup d’autres services (iTunes, Twitter, Foursquare…) et rajoute régulièrement d’autres services (Spotify, Rdio, Google Music…). Il considère la musique comme un véhicule universel de sociabilisation, nous n’avons donc pas fini d’en entendre parler.
  • Dave Morin de Path qui a fait un retour fracassant la semaine dernière avec la V.2 de son application mobile de lifelog qui permet de partager son quotidien avec un nombre limité de contacts. Il définit son application comme un service personnel et non social, du fait de la limitation à 150 personnes. Il ont travaillé plus de six mois concevoir une interface réellement différenciante. Il confirme que le développement sur iOS est plus simple que sur Android (à confirmer), mais que l’iTunes Store est plus contraignante (pas la peine de confirmer). Facebook et sa plateforme ont grandement facilité le développement d’application sociales nécessitant le nom, la photo ou la localisation des utilisateurs.
  • Mike McCue de Flipboard, une application mobile de consultation d’informations. Ils ambitionnent de faire de leur produit le remplaçant du magazine en proposant une expérience de lecture plus confortable et plus sociale pour l’iPad. Ils viennent juste de lancer la version iPhone et vont maintenant s’intéresser à Android.
  • Kevin Rose, le créateur de Digg, venu présenté Milk, une sorte de mini-incubateur pour des applications mobiles innovantes.

Déambulation aléatoire et m-commerce chez Voyages-SNCF

La pause-déjeuner à été l’occasion de saluer un certain nombre de connaissances et de rencontrer de nouvelles personnes. J’ai été enchanté de croiser J.M Billaut par l’intermédiaire d’un robot Jazz de chez Gostai (cf. Les robots sont-ils l’avenir de la téléprésence ?). Quel dommage par contre qu’il ne soit pas à la taille des adultes (le robot, pas JM).

JM Billaut à LeWeb par l'intermédiaire d'un robot de téléprésence

Les équipes de Voyages-SNCF avaient réservé une salle pour Yves Tyrode, le DG, venu présenter leur stratégie SoLoMo et partager un certain nombre de chiffres sur leur plateforme de m-commerce :

  • Pour mémoire, VSC réalise un C.A. annuel de 3 MM € avec 55 millions de billets de train vendus dont 1/3 de billets dématerialisés ;
  • Leur approche du m-commerce est holistique avec 6 applications mobiles (iOS, Android, Blackberry, Windows Phone, Symbian, Badda) ET une web app en HTML5 (comme ça tout le monde est servi, même les feature phones) ;
  • 73% du C.A. se fait sur iPhone, Android à la traîne avec 12% (équilibrage prévu en 2012-2013) ;
  • 51% des achats la veille du départ se font sur mobile ;
  • 15% des ventes mobiles se font sur iPad (ceci apporte de l’eau à mon moulin à propos du couch commerce).
Yves Tyrode présente la stratégie SoLoMo de Voyages-SNCF

L’infographie utilisée pour cette conférence est disponible ici : Voyages-SCNF – SoLoMo.

À peine la présentation est-elle terminée que les conférences reprennent en salle principale.

Google

Eric Schmidt de Google sur la scène de LeWeb'11

Erich Schmidt de Google est sur scène avec Loic Lemeur pour faire la démonstration de nouveaux services sur Android 4.0 :

  • Widgets et écran d’accueil personnalisable, effets spéciaux sur le chat vidéo ;
  • Prise de photo en mode panoramique (réalisée sur une tablette propulsée par la dernière version d’Android) ;
  • Partage de fichiers, de contenus et d’applications de proximité avec NFC (Android Beam), nombreuses possibilités avec les jeux.

À propos de l’innovation et des changements sociétaux :

  • Les médias sociaux ont participé de façon active à la chute de dictateurs, contribuant ainsi à un monde meilleur ;
  • Le monde réel et numérique se complètent parfaitement avec ce que les humains font bien (intuition, créativité) et ce que font les ordinateurs font mieux (calculs, automatisation, mémorisation) ;
  • Il est plus facile de démarrer une révolution que de la compléter ;
  • Il est crucial pour la Silicon Valley d’être en concurrence avec d’autres pôles de compétitivité / créativité pour progresser (d’où leur investissement dans un centre de R&D à Paris, entre autre) ;
  • L’accès à internet en haut débit (fixe et mobile) est essentiel à la créativité, ça sera la principale source de croissance en Europe.

Badoo

Andrey Andreev de Badoo sur la scène de LeWeb'11

Andrey Andreev de Badoo, un réseau social trop faiblement médiatisé par rapport à son nombre d’utilisateurs (plus de 130 millions) :

  • Un réseau social très rentable avec des revenus annuels supérieurs à 150M$ ;
  • Le réseau s’appuie sur son application mobile et la notion d’interactions de proximité (principalement orienté vers de la rencontre) ;
  • Le gros des revenus provient du placement (payant) de votre profil en haut de la liste de résultat (l’équivalent des AdWords, mais pour de la drague) ;
  • Pour le moment, ils sont concentrés sur leur stratégie de croissance, notamment en Amérique du Sud et en Europe.

Facebook

Joanna Shields de Facebook sur la scène de LeWeb'11

Joanna Shields de Facebook Europe :

  • Ils viennent d’organiser un Facebook Garage à Paris qui a été un grand succès ;
  • Elle annonce le lancement du bouton « Subscribe » à installer sur votre site pour s’abonner aux publications d’un membre ;
  • Gros succès pour les applications de social news comme celle du Guardian (4 M d’installations) ;
  • Aucune indication particulière sur les nouveautés attendues (Timeline, nouvelles pages pour les marques, project Spartan… ou l’IPO) ;
  • la dimension locale est essentielle pour eux, car de nombreuses interactions sociales sont encrées dans le voisinage (amis, relations ou commerçants).

Deezer

xx sur la scène de LeWeb'11

Axel Dauchez de Deezer à propos du partenariat avec Orange et Facebook :

  • Un service de streaming musical asse jeune (seulement 4 ans d’existence), mais qui parvient à tirer son épingle du jeu puisqu’ils sont rentables et en croissance (50 M$ de revenus en 2011) ;
  • Ils ont décidés de ne pas se lancer sur la marché US car la concurrence est trop féroce et préfèrent se concentrer sur les smartphones (lancement en Europe et en Russie d’ici la fin de l’année) ;
  • Entre les smartphones et Facebook, il pense avoir une solution au piratage – l’important n’est pas la possession (des fichiers MP3), mais l’accès ;
  • Ils n’ont pas l’ambition de changer le monde, mais d’être là où le monde va changer.

Foursquare et Instagram

Dennis Crowley de Foursquare à propos de son service de géolocalisation :

  • Bonne progression du service : 15M d’utilisateurs, 4M de checkins par jour pour 30M de lieux, 50% des usages se font en dehors des US, 600.000 services exploitent les APIs ;
  • Ils sont en train de se transformer en un guide touristique social (se rapprochant ainsi des city guides) ;
  • Lancement la semaine dernière du bouton « Save to Foursquare » pour lier le monde physique du monde digital (à ne pas confondre avec le monde virtuel) ;
  • Leur prochain défi : les recommandations personnalisées.

Kevin Systrom d’Instagram à propos de son service de partage de photos sur smartphone :

  • Une croissance impressionnante en un peu plus d’un an d’existence (14 M d’utilisateur, 60 photos partagées par seconde, 10 employés) ;
  • Deux personnes travaillent à plein temps sur la version Android de l’application ;
  • Le site web « officiel » devrait également bientôt voir le jour (il n’existe que des sites officieux comme Webstagram) ;
  • Pour le moment, ils se concentrent sur la croissance de la base d’utilisateurs, la publicité sous forme de bannières n’est pas envisagée, mais de nombreux annonceurs sont déjà présents (comme Audi ou Burberry).

Interview de Jeremiah Owyang pour finir la journée

Michelle Blanc, Jeremiah Owyang et votre serviteur

Dans la fin de l’après-midi j’ai eu la chance de pouvoir faire une courte interview vidéo de Jeremiah Owyang (le pape des médias sociaux) avec Michelle Blanc :

  • Au sujet de la légitimité des départements marketing pour prendre en charge les médias sociaux : « Quels départements sont les plus légitimes pour s’occuper de l’email au sein d’une organisation ? » C’est une responsabilité qui est majoritairement attribuée au marketing, à la communication, mais également au RH ou au service client, avec une participation récemment d’autres départements comme la distribution (ex: Renault avec son réseau de concessionnaires) ;
  • Les services de social scoring comme Klout sont intéressants, mais ils mesurent principalement l’activité (le bruit que vous générez) et pas forcément les aspects positifs ou négatifs, donc ils ne peuvent être utilisés seuls ;
  • Les entreprises s’équipent en priorité de solutions de monitoring, mais ne sont pas encore bien au fait de ce qu’il est possible de faire en matière de social CRM et du potentiel derrière l’intégration de données en provenance des médias sociaux dans la base CRM ;
  • À propos du ROI des médias sociaux : « Quel est le ROI du téléphone ou de l’email ? » ;
  • Les KPIs d’engagement sont intéressantes, mais l’important ce sont les KPIs en rapport direct avec l’activité (ayant généré une vente ou un contact), et pour cela il faut nécessairement demander aux clients quel rôle ont joué les MS dans leur expérience d’achat ou de service.

La vidéo est disponible ici : Jeremiah Owyang interviewé par Michelle Blanc et Fred Cavazza.

La suite demain…

Compte-rendu du salon Ecommerce Paris 2010 (suite)

Si vous avez manqué le début : Compte-rendu du salon Ecommerce Paris 2010.

Suite de mes pérégrinations au Salon Ecommerce Paris 2010. : La foule est de plus en plus dense, le bruit de fond s’intensifie également (discussions des visiteurs, brouhaha des orateurs dans les salles de réunions) et les serveuses de la cafétéria sont de plus en plus antipathiques. Bref, le salon bat son plein !

Impossible de rater le stand Nosibay cette année tant il est riche en couleurs. Pour mémoire, Nosibay est l’acteur leader en matière de widgets et autres systèmes d’alertes « commerciales ». Ils présentent cette année une nouvelle solution baptisée Easy Store permettant de créer en quelques clics de souris des widgets marchandes aux formats bannières IAB, smartphones, iPad, ad servers ou encore Facebook.

Outil de création de widget marchande de Nosibay

Ces widgets ou bannières sont personnalisables, embarquent un code de tracking (pour rémunérer les affiliés) et peuvent être encapsulées n’importe où, même sur votre page Facebook (comme par exemple sur ce widget de la Fnac). Tout ce dont vous avez besoin (en tant que commerçant) est d’exposer un flux XML normalisé de votre catalogue.

Beaucoup d’agitation autour des stands de solutions de vue à 360° des produits comme Packshot Creator qui faisait la démonstration de son nouveau ministudio 3D ou encore e-Commerce 360 avec un impressionnant plateau tournant :

Le plateau de captation de e-commerce 360

J’ai également eu l’occasion de longuement discuter avec Damien de Commerce Guys au sujet du framework open source Drupal 7 qui devrait sortir d’ici à la fin de l’année. Pour celles et ceux que ça intéresse, cette version 7 est la plus grosse release depuis la création de Drupal (3 ans de développement et une ré-écriture à plus de 50% du code). Cette nouvelle version va encore étendre le périmètre fonctionnel de la plateforme et va surtout intégrer dans le coeur un certain nombre de briques qui étaient devenues indispensables comme CCK. Mais la grosse nouveauté reste l’introduction des « entités » pour offrir un niveau d’abstraction encore plus haut par rapport aux nodes. Tout ce qu’il y a dans Drupal sera ainsi considéré comme une entité (nodes, users, fichiers…) et permettra notamment de gérer le cycle de vie des données (très intéressant pour une donnée comme le prix de vente).

Autre grosse nouveauté : DrupalCommerce qui va officiellement remplacer Ubercart (qui date de l’époque de Drupal 5). Une réécriture complète du code va permettre de synchroniser cette nouvelle version avec Drupal 7 et d’exploiter complètement sa philosophie d’entités. L’approche de la communauté autour de DrupalCommerce a été de privilégier la modularité pour pouvoir offrir un coeur plus robuste et moins complexe. Une version alpha est en cours de test et la version définitive devrait sortir pour la fin de l’année. Deux personnes travaillent à plein temps sur ce module au sein des équipes de Commerce Guys dont l’objectif est de faire le pont entre les marchands et la communauté des développeurs. Ils proposeront à terme une série de distributions verticalisées de Drupal Commerce pour adapter l’outil aux spécificités du secteur (tourisme, produits high-tech ou culturels, fringues…).

Engagez-vous qu'ils disaient!

Et pour celles et ceux qui se posent la question : non, Drupal Commerce n’est pas mieux que Magento qui lui-même n’est pas mieux que Prestashop. Ce sont trois solutions très différentes qui ont toutes des avantages et des inconvénients.

J’ai également pu discuter Sheila sur le stand Scene7 (que j’avais interviewé il y a deux ans : Interview avec Sheila Dahlgren de Scene7). Parmi les dernières références : Matelsom, Eastpack, Camper ou encore le démonstrateur de parquets de Castorama. Cette année la mobilité est à l’honneur chez Scene7 avec un gros effort pour finaliser les versions mobiles des visionneuses (zoom XL, vue à 360°…). Ceci est aujourd’hui possible au sein d’applications (comme ci-dessous dans l’exemple de Tommy Hilfiger), mais devrait très prochainement pouvoir se faire directement dans les pages d’un site mobile en HTML5 (avec notamment de la vidéo en streaming pour l’année prochaine).

Zoom XL sur l'application iPhone de Tommy Hilfiger

Et puisque l’on parle de mobilité, j’ai également pu débattre longuement avec Jean-Philippe d’Apocope et nous sommes tombés d’accord : il n’y a pas réellement de concurrence entre applications smartphones et sites mobiles en HTML5 du moment que l’application répond à un besoin bien précis (comme le système de commande simplifié de capsule pour Nespresso, l’application bTwinMaps de Decathlon ou encore le Dodo-Sitter du Verbaudet. Pour résumer : personne ne vous demande de choisir, le mieux est encore d’exploiter les deux solutions (HTML5 + application mobile) car elles sont complémentaires.

Il est ainsi tout à fait possible d’envisager une version web mobile du catalogue et du service client en HTML5 (qui est amenée à être pérennisée) et des applications dédiées à une fonction bien précise ou temporaire. Méfiez-vous tout de même de l’apparente compatibilité de l’HTML5 qui peut poser des problèmes s’il est couplé à du javascript (car tous les navigateurs et OS mobiles ne l’interprètent pas de la même façon), il faut alors avoir recours à un moteur de dégradation du rendu.

Nous avons enfin pu discuter de l’avenir du m-commerce en 3 points :

  • Des applications de rich commerce sur touchbook pour pouvoir immerger, inspirer et donner envie à l’utilisateur qui est tranquillement installé chez lui dans son canapé et est donc plus réceptif / sensible à l’univers de marque ;
  • La réalité augmentée sur smartphone (pour trouver un point de vente ou exploiter une notice de montage / installation) ;
  • Les interactions en point de vente (infos complémentaires, comparaison de prix, carte de fidélité dématérialisée, paiement sans contact…).

Ouf, le salon ferme ses portes et je crois ne pas avoir perdu mon temps à rencontrer toutes ces personnes ainsi que celles que je n’ai pas mentionnées.

Compte-rendu du salon Ecommerce Paris 2010

La première journée du salon E-commerce Paris 2010 s’achève et je suis épuisé ! Comme chaque année le gratin du commerce en ligne s’est donné rendez-vous à la Porte de Versailles pour 3 jours d’exposition, de discussions et de conférences. Pour se rendre au salon c’est simple, il suffit de suivre tout le monde !

Tous les chemins mènent au salon Ecommerce Paris

À l’intérieur la foule n’est plus si dense mais la température est par contre relativement élevée, ce qui peut provoquer des somnolences en fin de journée (véridique !). Encore plus de stands et des stands encore plus grands pour cette édition 2010 qui était divisée en 3 grandes zones (marketing digital, technos e-commerce et logistique).

Les allées du salon Ecommerce Paris 2010

Comme toujours, ce salon est l’occasion de discuter IRL avec les personnes que je croise habituellement par email ou blog interposé. Il y a plus de 550 exposants sur ce salon donc il serait impossible de parler de toutes les offres, aussi je vous propose plutôt de partager avec vous mes découvertes ainsi que les discussions que j’ai eues sur les stands. Je précise que la sélection des sociétés citées plus bas ne résulte d’aucune logique, mais plutôt de rencontres spontanées.

Dès l’entrée, j’ai ainsi été attiré par la solution de showroom 3D d’Idées 3Com dont j’avais déjà parlé en début d’année (e-commerce et 3D sont-ils compatibles ?). Leur solution repose sur un plug-in propriétaire mais qui exploite le langage X3D pour créer des environnements virtuels comme celui proposé par Willemse.

Le choix de X3D par rapport à WebGL est lié à une volonté de proposer un langage de plus haut niveau pour diminuer les temps de développement. Cela implique nécessairement le recours à un plug-in mais le taux d’abandon correspondant à cette étape serait assez faible (moins de 15%). Mais rien ne vous empêche d’opter pour une solution sans plug-in reposant sur javascript comme chez NRJ Mobile (merci à Jean-Michel pour les explications).

Reposant sur la même technologie, le groupe Auchan s’apprête à ouvrir un projet assez ambitieux de galerie marchande en 3D : Aushopping.com (le site n’est pas actif pour le moment). L’idée est de proposer un environnement complet comprenant les boutiques 3D, un moteur de comparaison de prix ainsi qu’une communauté.

La galerie marchande 3D d'AUshopping

Le visiteur est donc plongé dans un environnement 3D très réaliste où il va pouvoir flâner de boutique en boutique ainsi que profiter des animations (jeux, démonstrations…). C’est donc une véritable révolution culturelle au sein du groupe Auchan et plus particulièrement de sa filiale Immochan qui conçoit et gère les points de vente « physiques ». Ouverture programmée avant la fin de l’année.

C’est sur le stand Compario que l’on pouvait découvrir une borne tactile de nouvelle génération : Improveeze. Présentée comme une « solution globale d’aide à la vente« , cette borne remplit deux fonctions : faire patienter les clients quand le vendeur est occupé et optimiser le dialogue de vente avec de nombreux médias et contenus additionnels liés aux produits (ici avec le site Milonga Music).

L'interface de la borne tactile Improveeze

L’interface de cette borne n’est pas encore tout à fait terminée (pas de page d’accueil) mais elle démontre déjà un gros potentiel avec une manipulation très intuitive (multitouch) et la possibilité de sélectionner plusieurs produits avec le client afin de les comparer. Cette borne permet également de lire les codes 2D des étiquettes des produits pour accéder directement à la fiche :

Dans un autre registre, j’ai croisé les stands de nombreux opérateurs d’avis client mais j’ai été particulièrement intéressé par ce que propose Lidoli : Un système de gestion des avis client avec critères multiples et restitution sous forme de matrice colorée :

La matrice colorée des avis client de Lidoli

L’intérêt de cette représentation visuelle est de prendre en compte l’ensemble des avis et non d’en faire une « simple » moyenne. Il est de plus possible d’intégrer des photos et vidéos aux commentaires et de trier les avis en classant les critères selon votre ordre d’importance (à tester sur Flysurf.com).

J’ai également eu l’occasion de discuter avec Maxime de e-Redacteur, une agence spécialisée dans la rédaction de contenus : Création ex-nihilo (ex : dossier thématique), reprise (ex : adaptation d’une plaquette) et animation (ex: blog). J’ai déjà eu l’occasion de vous vanter les bienfaits du contenu pour la fidélisation ou la création de trafic durable, les rédacteurs intègrent d’ailleurs les contraintes de référencement en amont de la rédaction (et exploite un outil « maison » d’analyse de la densité des mots-clés.

Je saute du phoque à l’âne avec deux acteurs « green IT » : Treebu Verte, qui propose aux acheteurs de planter un arbre pour chaque achat en ligne (insertion d’un code eco-responsable dans le message de confirmation) et de partager vos « achats éco-responsables » sur votre profil Facebook (à tester chez Nootao).  HopScore, qui propose un comparateur environnemental des produits (8 catégories sont prises en charge : Froid, lavage et high-tech). La toute dernière version des cartouches affiche un score encore plus précis et toujours plus d’infos environnementales (à découvrir chez 3Suisses ou Discounteo).

J’ai également discuté avec les équipes d’E-FijY qui proposent une solution de réalité augmentée dont j’ai déjà parlé : Des meubles en réalité augmentée chez AchatDesign. La solution E-xtra est ainsi en production chez Auchan avec une nouvelle interface. Ils sont en train de travailler en R&D sur une application que j’ai particulièrement appréciée où vous prenez en photo votre jardin, choisissez différents arbres et visualisez le résultat après 1 ou 2 ans :

J’ai également fait un arrêt sur le stand de FeedBack 2.0 où était présentée en exclusivité la version Facebook de leur plateforme de conversation (FAQ et suggestions collaboratives):

La solution FeedBack 2.0 sur Facebook

L’intégration de l’offre FeedBack 2.0 est rendue possible grâce aux toutes nouvelles APIs qui permettent d’exploiter la même base de suggestions et de synchroniser les « Like ». Facebook n’est qu’une première étape et il est maintenant tout à fait possible de développer des clients iPhone / iPad… Mais les APIs ne servent pas qu’à ça, elles sont aussi extrêmement utiles pour rapatrier les discussions sur la plateforme CRM du client afin de l’intégrer aux processus internes.

La suite est ici : Compte-rendu du salon Ecommerce Paris 2010 (suite).

Tendances du salon E-commerce 2010

Normalement vous devez toutes et tous savoir que le Salon E-commerce Paris se tiendra la semaine prochaine à la Porte de Versailles. En prévision des discussions et rencontres sur-place, je suis allé consulter les fiches des candidatures aux E-commerce Awards et j’y ai trouvé des offres et services plutôt innovants.

Je vous propose ici une petite sélection non-exhaustive :

  • EnvoiMoinsCher.com, un comparateur de prestations de livraison ;
  • e-Fijy, une application de réalité augmentée permettant de tester des produits en situation « réelle » à partir d’une photo ;
  • ShopWithYourFriends, pour faire du co-shopping ;
  • Kontest, pour créer des jeux-concours sur Facebook, web et mobile ;
  • L’Usine à Design et son moteur de personnalisation de meubles ;
  • Ecommerce United, le réseau social des e-commerçants et des professionnels du commerce en ligne ;
  • Assemblive, un environnement de création 3D de salons et showrooms virtuels (entre autre) ;
  • MailForGood, une plateforme de diffusion de campagne en mode développement durable (50% des revenus publicitaires reversé aux associations partenaires) ;
  • SAVdesMarques, un site d’avis consommateurs qui permet de répondre aux questions des consommateurs en un point unique (avec relais en temps réel sur Twitter et Facebook) ;
  • VirtuOz Rapid Adapt, la nouvelle génération d’agents virtuels intelligents auto-apprenants ;
  • HopScore, solution d’affichage d’informations environnementales des produits sur les catalogues e-commerce…

Ceci n’est qu’une sélection hautement subjective, mais il est tout de même possible de dégager des grandes tendances de ces dossiers :

  • Le développement durable, avec des solutions de scoring des produits et marchands. À quand un scoring de la livraison ou un principe de compensation carbone intégré ?
  • La mobilité avec toujours plus de solution miracle pour transformer vote site web en application mobile. En 10 ans de nombreux prestataires s’y sont cassés les dents… Je m’intéresse de plus près aux services de géolocalisation intégrant une composante marchande comme Shopkick ou Hunch Local. Ça bouge également du côté du paiement sans contact (le marché est en attente de ce que va/  peut faire Apple dans ce domaine).
  • Le social shopping avec un début de frémissement de solutions pour intégrer la couche sociale de façon plus fine à votre plateforme marchande et surtout pour industrialiser son exploitation. Je n’entends par contre pas trop parler de plateformes communautaires de « social styling » comme Weardrobe ou Fashism (désolé je n’ai pas de terme français sous la main).
  • La réalité augmentée avec des solutions qui reposent sur les smartphones ou les webcams (nombreux exemples disponibles sur RichCommerce.fr).

J’offre une bière à celui ou celle qui me trouve un service mélangeant ces quatre tendances ! Il y a bien l’application iPhone de Neuvomonde mais on ne peut pas partager sur Facebook (et ils n’ont pas publié leur bilan carbone).

Je m’attarde quelques lignes sur les grands absents de cette liste :

  • Le contenu. Quel dommage que les commerçants investissent tant d’argent dans du référencement payant mais si peu dans du contenu de qualité qui leur permettrait pourtant d’arriver à un résultat quasi-équivalent mais de façon beaucoup plus durable. Bon OK, c’est un raccourci grossier, mais il faut bien avouer qu’à part le magazine en ligne d’Etam (Mode en vogue, tout en Falsh !), c’est le désert…
  • Les terminaux alternatifs. Là encore, si l’on commence à voir quelques applications iPad, les ebooks et smartframes sont encore largement ignorés. Il y a des places à prendre alors ne tardez pas !
  • L’Open Source. La sortie prochaine de Drupal 7 ainsi que du tout nouveau module Drupal Commerce risque de bousculer les éditeurs de solutions payantes, de même que Magento Mobile qui semble très prometteur.

J’espère avoir l’occasion d’en discuter avec vous lors du salon.

Tous au salon E-commerce à Paris du 21 au 23 Septembre

Comme chaque année au mois de Septembre, le gratin du commerce en ligne se retrouve au Salon E-Commerce à la Porte de Versailles. C’est incontestablement l’évènement de l’année par la taille et la fréquentation de ce salon : 550 exposants, 350 conférences… Bien évidement avec autant de stands et de conférences il faut faire un minimum de tri pour trouver ce que l’on cherche (des contacts, des infos, des conseils…) mais en tout cas ça vaut le déplacement dans la mesure où l’entrée est gratuite.

Ecommerce_Paris

Comme l’année dernière je vous préparerais un petit compte-rendu de ma visite du salon. L’édition 2010 me semble particulièrement intéressante sur deux sujets : La mobilité et le social shopping. J’ai déjà eu l’occasion d’aborder ces deux sujets, ainsi j’espère bien que l’édition 2010 du salon va permettre d’élever le débat et de mettre en évidence des retours d’expérience et des bonnes pratiques (parce que nous savons déjà qu’il faut surveiller de près l’iPhone et Facbeook).

Bref, je vous invite vivement à faire une petite place dans votre agenda pour ce salon. J’adorerais pouvoir profiter de l’occasion pour rencontrer celles et ceux d’entre-vous qui souhaitent « parler boutique » mais il va falloir nous organiser un minimum pour que ça se passe dans de bonnes conditions (impossible d’avoir accès à l’espace VIP). Si vous êtes intéressé nous trouverons bien une solution…

Compte-rendu de la conférence Transmedia Storytelling 3.0

Comme chaque année, le gratin du web marketing se retrouve à Brie-comte-Robert pour une journée de conférences et débats sur les meilleures pratiques du marketing en ligne. L’édition 2010 était l’occasion d’inaugurer le tout nouveau convention center (chez Ginette) :

Le centre de conventions
Le centre de conventions

Entre le lancement imminent de l’iPad, les rumeurs autour des annonces de nouveaux services pour Facebook et le passage à l’heure d’été, l’ambiance était survoltée pour la keynote d’ouverture.

Keynote

Jeffrey porter au micro lors de la Keynote
Jeffrey porter au micro lors de la Keynote

C’est Jeffrey Porter (dont j’ai déjà parlé sur ce blog) qui a ouvert l’édition 2010 avec une intervention remarquée sur la rugosité des marques sur les applications de réalité diminuée sur touchbook :

  • Vous dites que vous voulez une révolution, mais tu sais nous voulons tous changer le monde ;
  • Vous me dites que c’est l’évolution, mais vous savez nous voulons tous changer le monde ;
  • Mais quand vous parlez de la destruction, ne savez-vous pas que vous pouvez compter sur moi ;
  • Ne savez-vous pas que tout va bien se passer, bien se passer, bien se passer ;
  • Tu dis que tu as une vraie solution, Eh bien vous savez nous aimerions tous voir le plan ;
  • Vous me demandez une contribution, Eh bien, vous savez nous faisons ce que nous pouvons ;
  • Mais quand vous voulez de l’argent pour les gens à l’esprit que la haine ;
  • Tout que je peux dire, c’est un frère que vous devez attendre ;
  • Ne savez-vous pas que tout va bien se passer, bien se passer, bien se passer.

Une vision radicale pour un intervenant d’exception !

Après un détour par la press room j’enchaine sur la première conférence.

How to Manage a Backside 540° Corkscrew Approach in your Media Planning?

Shaun Black à la conférence xx
Shaun Black à la conférence sur les stratégies 540°

Une session quasi-pleine pour écouter Shaun Black de l’agence con-media sur leur approche transmedia :

  • Tout vient à point à qui sait apprendre ;
  • C’est au pied du phare que l’on voit le mieux le phare ;
  • Un pain vaut mieux que deux fraises Tagada ;
  • On ne prend pas une douche avec du vinaigre ;
  • En partant du boulot le soir reboote ton Windows, si tu ne sait pas pourquoi, lui le sait ;
  • Si tu ne veux pas que les choucas t’assiègent de leurs cris, ne sois pas la boule d’un clocher ;
  • La célébrité, c’est l’avantage d’être connu de ceux qui ne vous connaissent pas ;
  • Le plus dur, ce n’est pas de devenir célèbre, C’est de retourner à l’anonymat.

Encore une fois je ne peux qu’approuver l’engagement de cette agence dans leur façon d’aborder les problèmes.

Transmedia Storytelling is the new Chatroulette

Brian Johnson lors de sa session
Brian Johnson lors de sa session

Dernière session de la journée avec Brian Johnson sur l’évolution des pratiques abusives de facturation par les stagiaires séniors des agences :

  • Facile de vivre, une vie sans billets de saison sur une autoroute à sens unique ;
  • Sans rien demander, laissez-moi être ;
  • Prenant tout mon stride dont la raison ont besoin, la rime n’avez pas besoin ;
  • N’est pas rien, je préfère ne pas en descendant, le temps parti ;
  • Mes amis vont trop être là, je suis sur l’autoroute de l’enfer ;
  • Aucun signe d’arrêt, vitesse maximale, personne ne va me ralentir ;
  • Comme une roue, allant le spin, personne ne va déconner avec moi ;
  • Hé Satan, paye donc ma cotisation pour jouer dans un groupe à bascule ;
  • Hé Maman, regarde-moi je suis sur le chemin vers la terre promise ;
  • je suis sur l’autoroute de l’enfer (ne m’arrêtez pas) je vais tout en bas.

Voilà, cette journée s’achève et comme toujours elle ne m’a pas déçue. Vivement la prochaine édition !

Mes réflexions sur le MIX 2010

Je suis maintenant de retour en France et je prends le temps d’analyser tout ce qui nous a été montré lors de l’édition 2010 du MIX par Microsoft.

Retour en force de Microsoft sur de nombreux fronts

Alors que ces dernières années Apple, Google ou Facebook innovaient dans tous les sens, Microsoft avait accumulé un retard notable sur un certain nombre de sujet : Navigateur, smartphone et cloud computing. Depuis le début de l’année il semblerait bien que la firme de Redmond ait la très ferme intention de revenir dans la course et même de retrouver son leadership avec de nouveaux produits comme Windows Phone et IE 9. Nous commençons également à y voir un peu plus clair dans les plans de Microsoft en ce qui concerne Azure et les nombreux services qui vont petit à petit venir s’y greffer. De toute façon, nous n’en attendions pas moins de Ray Ozzie sur ce dernier point. Maintenant que le voile a été levé, reste à Microsoft d’assurer LE test ultime : celui du marché.

Des changements culturels profonds

Saviez-vous que la moitié des employés de Microsoft ont moins de 8 ans de maison ? Non pas que le turn over soit élevé, mais que le renouvellement des équipes est visiblement une priorité dans la politique RH. Résultat : Une nouvelle vague de collaborateurs issus de la génération Xbox / Zune qui accouche de produits étonnamment disruptifs et en rupture complète par rapport au marché (à l’image du Windows Phone ou du projet Natal). Il y a donc une réelle volonté de la part de Microsoft de tourner la page sur les années Windows / Office et se tourner vers les marchés d’avenir (nomadisme, divertissement…). Autre conséquence de cette nouvelle image : Un rapprochement évident avec les communautés open source (par opposition à Apple qui s’affirme comme le champion des standards fermés).

Silverlight comme le garant d’une expérience riche et multi-plateforme

Plus nous avançons dans les versions de Silverlight et plus il est évident que cette technologie est bien plus qu’un plug-in RIA. En plaçant Silverlight au coeur de produits comme la Xbox ou Windows Phone, Microsoft cherche à en faire le vaisseau amiral d’une nouvelle expérience utilisateur multi-plateforme. À ce petit jeu là, Microsoft risque bien de prendre de vitesse Adobe et son Open Screen Project qui se heurte à Apple.

J’ai également eu la très nette impression que Microsoft cherche à séduire les développeurs de casual et social games en mettant en avant la maturité de l’environnement Visual Studio et les capacités de Silverlight dans ce domaine. Rappelons à ce sujet que Microsoft est actionnaire de Facebook, que Facebook est LA plateforme sociale de référence pour les social games, social games qui tournent à 99,99% sous Flash. On pourrait ainsi supposer que Microsoft a la ferme intention de se positionner sur le marché des social games avec une offre verticale comme peut le proposer Unity. Il faut dire qu’entre XNA et Bungie, Microsoft possède de sérieux atouts.

En attendant le prochain Windows…

Nous ne savons pas grand chose de Windows 8, juste que Microsoft nous prépare quelque chose de gros… Impossible de savoir s’il s’agit de bluff, mais entre le discours de Bill Buxton sur les interfaces naturelles, les incroyables possibilités du project Natal et la maturité de la réflexion sur l’interface du Windows Phone, je me dis qu’ils pourraient bien nous surprendre. D’autant plus s’ils décident de s’intéresser aussi aux périphériques pour proposer une offre hardware + OS + logiciels entièrement nouvelle.

Je peux me tromper, mais j’ai la conviction qu’ils ont à la fois la volonté et les ressources financières / humaines pour complètement ré-inventer leur approche de l’outil informatique. Plus que jamais les prochaines années vont être passionnantes…

MIX 2010 – Jour 3

Troisième et dernier jour pour mon séjour à Las Vegas à l’occasion de la conférence MIX.

Building Multiplayer Games in Silverlight 4

Une session allégée qui devait présenter une étude de cas concrète de développement de jeux multijoueurs avec Silverlight mais qui doit se contenter de dire des généralités sur le développement de jeux avec Silverlight pour des raisons de confidentialité car le jeu en question n’est pas encore lancé :

  • Silverlight 4 cible 3 platefomes (PC, Xbox, Windows Phone) et peut s’appuyer sur différentes architectures (Xbox Live, Windows Azure) ;
  • Près de 70% des joueurs de social gaming sont en dehors des USA (principalement en Corée du Sud) ;
  • Le marché des causal games grossit de 20% par an en moyenne ;
  • Farmville, LA star des social games avec 60 millions de joueurs, a été développé en 5 semaines, l’éditeur (Zynga) vient de lancer un nouveau jeu de Social Poker (Poker Blitz) qui a l’ambition de faire encore mieux ;
  • Emergence d’une nouvelle catégorie d’éditeurs de causal / social games qui incubent des développeurs indépendants et se rémunèrent en pourcentage des revenus ;
  • Le marché est toujours en attente des Facebook Credits pour simplifier la monétisation ;
  • La performance est une préoccupation clé dans le développement de jeux en ligne, d’autant plus quand ils sont multijoueurs car le lag détruit le gameplay ;
  • Plusieurs outils seront disponibles dans Visual Studio 2010 pour faciliter / accélérer le développement de jeux ;
  • L’accélération matérielle dans Silverlight va permettre d’améliorer grandement la sophistication graphique des jeux ;
  • Visual Studio n’est pas spécialement conçu pour faire des micro-tests / ajustements (« spiking« ) mais il est possible de biaiser pour en faire quand même ;
  • Les hackers sont très actifs sur les social games (packet sniffing & injection…) car il y a de l’argent en jeu (au travers des objets virtuels et boosters) ;
  • Silversprite permet d’exploiter les librairies de XNA dans Silverlight 4 ;
  • Le mode out of browser de Silverlight est très intéressant pour valoriser les jeux en ligne (et les faire passer pour des jeux desktop).

J’ai comme l’impression que le speaker nous aurait bien présenter des choses surprenantes s’il en avait eu le droit. Mon intuition me dit que Microsoft va bientôt se positionner en force sur les environnements de développement de jeux (avec le couple Visual Studio / SL). Plus d’infos sur gskinner.com/blog.

HTML5: Cross-Browser Best Practices

J’ai commencé par un workshop sur HTML5 et je termine par un session sur HTML5 avec Tony Ross (le chef de projet IE9) à propos de la gestion de la compatibilité entre les navigateurs :

  • Il commence avec l’exemple de border-radius qui est implémenté différemment sur Firefox et Chrome (et préfèrent leur sémantique : -moz-border-radius et -webkit-border-radius) ;
  • Nous sommes passé d’un code orienté navigateur (avec une gestion conditionnelle pour les navigateurs à la traine) d’un code orienté fonctionnalités (avec une gestion conditionnelle pour le support ou non d’une balise / propriété) ;
  • Il recommande également la détection de comportement (« behavior detection« ) qui permet de tester la capacité du navigateur et de proposer une solution de contournement au cas où ;
  • L’intérêt de ces détections est de ne pas avoir à modifier le code lorsqu’une nouvelle version du navigateur est disponible et corrige des bugs ou des faiblesses d’implémentations (de type « if IE » qui force la prise en compte d’une feuille de style IE6 alors qu’IE9 a fait de très gros progrès);
  • Utiliser les techniques de détection (fonctionnalités et comportements) permet de réduire le coût de maintenance du code HTML ;
  • Très nombreuses références à jQuery qui semble être le nouveau couteau Suisse d’IE (rappelons que Microsoft est maintenant un des contributeurs majeurs à jQuery).

Les conseils de cette sessions étaient plein de bons sens, mais je pense que les équipes derrière Internet Explorer marchent tout de même sur des oeufs quand il est question de compatibilité avec les standards et de coût de maintenance du code HTML (IE 6 est la hantise des intégrateurs HTML). Bref, qu’ils reconnaissent leurs erreurs est une bonne chose mais il ne faudrait pas qu’ils se mettent à donner des leçons aux autres éditeurs de navigateur sous prétexte qu’IE9 est (soi-disant) le seul à correctement supporter la propriété border-radius.

À suivre…