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Une neuvième version pour ce blog

5 ans… voilà 5 ans que ce blog existe et j’en suis déjà à ma neuvième version (je crois bien avoir raté la date d’anniversaire d’un bon mois). Hé oui, ça fait presque 2 versions par an ! Je vous propose donc de découvrir la nouvelle version de ce blog :

Vous apprécierez donc la belle harmonie de couleurs orchestrée par les doigts de fée de Natacha ainsi que le lifestream sur la colonne de droite. Outre le changement du thème graphique, c’est également une migration importante qui a été réalisée avec un basculement d’un vieux WordPress 2.1 vers WordPress MU (une petite merveille).

Le grand chantier de migration est donc toujours en cours, il reste encore un blog à migrer (RichCommerce.fr) et deux autres blogs à créer. Mais rassurez-vous, je vous tiendrais au courant.

Vers de la micro-authentification avec MicroID

Vous connaissiez l’authentification avec identifiant et mot de passe, mais connaissez-vous la micro-authentification ? Pour faire simple il s’agit non pas d’authentifier un utilisateur de façon formelle (en lui demandant ses codes d’accès) mais plutôt de faire de l’authentification “silencieuse”.

Explication : lorsque vous rédigez un commentaire vous pouvez saisir un nom, un email et une URL, mais qui me dit que c’est bien vous ? Pour être plus précis, rien ne vous empêche d’utiliser le nom et l’email de quelqu’un d’autre.

Et c’est là où MicroID entre en scène : ce protocole d’authentification permet de certifier l’identité d’un internaute lorsqu’il dépose un commentaire sur un blog ou fait des modifications dans un wiki. Inutile de vous emballer, ce mécanisme de certification n’est pas inviolable (loin de là) mais il apporte une solution simple et élégante.

Vous noterez donc la subtile différence entre OpenID et MicroID : le premier sert à authentifier un utilisateur sur une service, le second sert à authentifier l’auteur d’un micro-contenu.

Tout repose sur un code (la fameuse MicroID) qui est généré à partir de la concaténation de votre email et d’une URL. Cette URL peut être celle de votre blog ou celle de votre service de gestion d’identité numérique comme ClaimID. Ce code va ensuite servir de clé d’authentification.

Donc pour faire simple :

  1. Vous allez sur le site MicroID.org pour vous créer votre propre MicroID ;
  2. Vous publiez cette MicroID sur la page d’accueil de votre blog (ou sur votre page de profil) ;
  3. Lorsque vous publiez un commentaire (ou du contenu sur un service compatible), le mécanisme compare la concaténation de vos email/URL à celle publiée sur votre blog ;
  4. Si c’est la même MicroID, alors votre identité est certifiée, vous êtes bien celui que vous prétendez être.

Voilà, MicroID est aux mécanismes de certification ce que les microformats sont au web sémantique : une solution très simple à implémenter qui propose un premier niveau de service tout à fait acceptable.

Bien évidement vous ne vous servirez jamais de MicroID pour payer vos impôts en ligne ou gérer vos comptes bancaires, mais par contre c’est une solution extrêmement bien adaptée aux médias sociaux : un moyen simple de contrôler la prolifération de micro-contenus (commentaires, modifications…) sans pénaliser les utilisateurs (ils n’ont rien à faire si ce n’est paramétrer leur MicroID).

Pour en savoir plus sur ce protocole, je vous recommande la page de Wikipedia ou leur blog. Pour l’instant une petite dizaine de services compatibles (Last.fm, Wikitravel, Digg…) mais la liste devrait s’allonger.

Il existe un plugin WordPress pour  implémenter MicroID dans les commentaires mais il n’est malheureusement pas compatible avec la dernière évolution majeure (la V 2.5), enfin je crois. Quelqu’un peut-il me renseigner là-dessus ?

MaJ (17/07/2008) : Après lecture des différents commentaires je me rend compte que quelque chose m’échappe dans le processus d’authentification utilisé. Je pense qu’il n’est pas si simple de détourner une MicroID mais leur site web manque effectivement d’explications sur la viabilité du processus. A suivre…

YouTube évolue pour maintenir la concurrence à distance

Aviez-vous remarqué les récents changements sur YouTube ? Même si les équipes de Google ont visiblement du mal à rentabiliser cette plateforme (cf. YouTube n’est finalement pas une mine d’or pour Google) ils continuent à la faire évoluer lentement mais surement. En témoigne cette nouvelle page d’accueil, plus tout à fait récente (cf. New Experimental Personalized Homepage) mais qui introduit un certain nombre de nouveautés (Recommend Videos, Friend Activity, About You / Your video…) :

NewYouTube.jpg

Au rayon des nouveautés il y a également la possibilité d’annoter les vidéos (YouTube Video Annotations – ça fonctionne plutôt bien) ainsi que le statistiques de consultation (cf. YouTube Insight Overview) :

YouTube_VideoInsight.jpg

Enfin vous avez également la possibilité de fusionner votre compte YouTube avec votre compte Google : How do I link my Google account with my existing YouTube account?. On imagine déjà les nombreuses possibilités de synergies…

Force est de constater que si YouTube est devenu indispensable à l’écosystème de la vidéo en ligne, le marché ne se fait plus trop d’illusions concernant le potentiel de monétisation de la plateforme, du moins telle qu’elle est actuellement configurée : Why YouTube can’t make money. Ceci est d’autant plus dommage que les concurrents sont légions, et notamment Hulu (la plateforme vidéo lancée par NBC et News Corp.) qui risque d’intéresser de très près les investisseurs et les annonceurs : Hulu To Earn Up to $90M In First Year.

En tout cas il y en a un à qui ça plait forcément, c’est Mark Cuban (le plus gros détracteur de YouTube) : Hulu is kicking Youtube’s Ass.

Google lance son univers virtuel (Lively)

Voilà c’est fait, après 1 an d’attente et de rumeurs, la nouvelle est enfin tombé : Google lance son propre univers virtuel. Plutôt que d’univers virtuel, nous pourrions plus parler de tchat en 3D car Lively est beaucoup plus proche de IMVU que de Second Life.

Difficile de passer à côté tant la couverture a été large :

La première impression est assez déroutante car le site est d’une austérité dramatique : trois images, une petite vidéo de teasing, un fond gris et c’est tout. Certes, c’est simple et efficace mais ça ne fait pas trop envie. Enfin bref, la suite est nettement plus intéressante, d’autant plus que l’inscription se fait en un seul clic (avec votre compte Gmail).

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Le web en 3D dans votre navigateur

Il faut ensuite télécharger un plug-in (uniquement sur Windows) pour pouvoir accéder à l’univers directement depuis la fenêtre de votre navigateur. Un choix très intéressant et surtout structurant pour l’approche de Google sur le web 3D. Le web 3D ? Oui tout à fait, car c’est bien de cela dont on parle pour le moment : une virtualisation des systèmes communautaires et des tchats.

Certains observateurs avertis soupconnent la “bête” de tourner sur une version modifiée de Flex (Google Uses Flex for Lively UI?) mais cela reste encore à confirmer…

Dès l’installation du plug-in vous êtes ensuite invité à rejoindre une “room“. Deuxième choix structurant de Google qui privilégie l’aspect social plutôt que les immenses espaces virtuels modélisés en 3D (laissant cela à Google Earth). Une fois dans la pièce, vous avez la possibilité de découvrir l’interface : très sobre et d’une prise en main assez intuitive. Vous noterez que l’ensemble prend très peu de place (moins de 800px de large), peut-être un moyen d’éviter de surcharger le processeur et/ou la carte graphique avec des espaces 3D trop complexes.

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Viens ensuite l’étape de création de votre avatar. Plusieurs look génériques vous sont proposés comme point de départ avant de vous lancer dans une personnalisation plus fine (et facultative). Un choix très limité de coupes de cheveux et vêtements vous sont proposés afin de simplifier la procédure… et surtout de mettre en valeur la boutique. En fait de boutique il s’agit plutôt d’une place de marché d’objets virtuels. Un domaine que Google connait très bien avec le 3D warehouse qui est en ligne depuis plusieurs années.

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Maintenant que tout est en place, vous allez enfin pouvoir découvrir les pièces en elle-même. Chose surprenante, vous ne déplacez pas votre avatar avec le clavier ou avec un système de clic&go (vous cliquez à un endroit et l’avatar s’y rend avec ses petites jambes) mais avec un principe de drag&drop : vous bougez tout simplement votre avatar dans la pièce. C’est déstabilisant au début mais très efficace.

Un univers plus social que virtuel ?

Le nombre d’avatars dans une pièce semble être limité à quelque dizaines de personnes. C’est à la fois peu… et largement suffisant pour discuter, danser, faire des pitreries et sociabiliser. C’est encore une fois la preuve que Google a bien réfléchi à son produit et qu’il adopte une stratégie de niche (sociale) plutôt que d’univers à tout faire. Ce positionnement se confirme avec la possibilité d’encapsuler (de publier) sa pièce sur votre blog / page MySpace… Il n’est donc pas question pour Google de travailler à la fois sur un univers virtuel et sur un réseau social complémentaire : ils tentent plutôt de virtualiser les médias sociaux en se servant du web comme couche sociale.

Lively_Social.jpg

Ceci ne vous rappelle rien ? Oui c’est exactement la même chose qu’avec Google Friend Connect : plutôt que de gaspiller du temps et de l’énergie à attirer (détourner ?) du trafic, ils exportent le service là où il y en a. Nous sommes donc en présence d’un widget social en 3D. Et inversement, il est possible d’injecter de la musique, des vidéos (Youtube) et des photos (Picasa) dans les pièces.

My avatar is rich

Google a déjà prévenu qu’ils étaient favorables à la présence de marques (pas fou les gars !). Ceci ouvre donc la voie à de nombreuses possibilités de placement de produits, d’habillage de pièces et autres déclinaisons du v-business. D’ailleurs certaines agences spécialisées sont déjà positionnées sur le créneau : Millions Of Us, Rivers Run Red Developing Branded Spaces For Lively. C’est fou mais les premiers clients sont déjà là. En poussant cette logique, on en vient à se demander s’ils n’implanteront pas bientôt des panneaux publicitaires (des bannières virtuelles).

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Pas encore de précisions sur une probable monnaie virtuelle mais il y a très fort à parier que Google saura trouver le moyen d’introduire du micro-paiement dans tout ça, notamment au travers de la place de marché et de Google Checkout.

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Les derniers sont toujours les premiers (premiers à quoi ?)

Force est de constater que Google a prit son temps avant de se lancer dans l’aventure (cf. la Virtual Worlds Timeline). Quoi que cette affirmation est discutable dans la mesure où Lively est en quelque sorte le dernier maillon d’une longue chaîne : Google Earth, Google Sketchup, Google Virtual Warehouse, Google Street View… sont tous des produits liés à la 3D.

Même si Lively part avec un gros retard sur la concurrence et notamment face à IMVU (dont j’ai déjà parlé ici : Une introduction en bourse pour IMVU ?), dont le patron ne s’inquiète pas plus que cela : IMVU On Lively: Virtual World Space Is Big Enough For Both Platforms To Succeed. Il est vrai que le marché semble suffisamment porteur pour que ces univers ne se marchent pas (trop) sur les pieds : Virtual Worlds Are So Hot Right Now: $345 Million Invested So Far This Year.

Premières conclusions (hâtives)

Je me doute bien que vous risquez de trouver cet univers très décevant, et vous ne serez pas les seuls (euphémisme) : Google Lively not well recieved et What people are Twittering about Google’s Lively virtual world. Mon conseil : n’essayez surtout pas de comparer Lively à Second Life car ces deux univers (plateformes ?) ne jouent pas du tout dans la même catégorie.

Il est encore trop tôt pour pleinement mesurer l’ambition de Google via à vis de ce Lively mais on peut d’hors et déjà faire de très belles prédictions quand à une authentique stratégie de conquête du web 3D : basée sur un environnement de production (Sketchup), une place de marché des modèles 3D (3D warehouse), un univers virtuel très casual (Lively), un univers plus sérieux (Earth)…

Prochaines étapes logiques :

  • Une intégration des autres outils “sociaux” comme Google Talk ;
  • Une infiltration progressive des avatars de Lively dans tous les services Google (à l’image de ce que fait Yahoo! avec ses avatars) ;
  • Une fusion avec Orkut pour faire du nouvel ensemble une plateforme sociale plus complète capable de rivaliser avec… heu… avec qui déjà ?

Changement d’époque pour les blogs ?

Ce matin Nicolas a décidé d’arrêter la publication de Versac : Fin de ce blog. Passé l’effet de  surprise de cette annonce, j’ai comme l’impression que nous sommes en train de vivre un changement d’époque pour les blogs : le passage de l’âge de pierre à l’âge de fer.

Force est de constater que la professionnalisation des pratiques de blog est en train de profondément modifier le paysage de la blogosphère. J’interprète ainsi l’annonce d’Éric de son passage à un statut de blogueur professionnel (Révélation de la semaine : j’ai trouvé un travail) comme l’élément déclencheur d’un mouvement de fond : tensions, railleries, jalousies… qui conduisent aujourd’hui à la disparition d’une figure emblématique du blog français (rassurez-vous Nicolas n’est pas mort, il va juste blogueur ailleurs).

Je ne saurais trop expliquer pourquoi mais j’ai comme l’impression que la blogosphère va progressivement perdre son innocence et rentrer dans une phase plus… industrielle. Celle où l’on brasse de l’argent, celle où l’on s’insulte par billets interposés (même dans un cadre professionnel), celle où les égos débordent des claviers.

Ce changement d’époque va donc se faire dans la douleur, une douleur supportée par une minorité d’individus :

Bref, la situation s‘envenime et même si nous n’en sommes pas encore à envisager la peine de mort comme pour les blogueurs iraniens (Iran Parliament to Debate Death Penalty for Bloggers), je me désole de constater que les plus grands se voient contraints de plier sous la pression des masses anonymes. Finalement c’est Vinvin qui avait vu juste avec sa farandole des abrutis. Puisse le dieu internet me donner le courage de ne jamais céder à mon tour. Car après tout, tout le monde ne peut pas avoir la force de caractère du Capitaine, bien que lui aussi doit connaitre des moments de solitude.

Nous voici donc en présence de la première victime du mythe du “blogueur influent”. Vaste fumisterie dont nous n’arriverons décidément pas à nous débarrasser. Si j’avais le courage, je rédigerais un article pour définitivement enterrer ce mythe à la con mais je suis fatigué. Fatigué de répéter inlassablement que nous sommes tous influent à notre échelle. Fatigué de répéter que le blog est un outil, pas une caractéristique. Les blogueurs n’ont en commun que la plateforme technique, leurs motivations et leur approche sont toutes différentes (il y a autant de façon de bloguer que de blogueurs).

Mais je m’égare, revenons à nos moutons : Je suis maintenant convaincu de la nécessité d’instaurer une forme de contrat de lecture entre le blogueur et son audience, un peu comme des Conditions Générales d’Utilisations. Ce contrat tacite permet de définir un cadre sain dans lequel le blogueur pourra s’épanouir et entrer dans une relation mutuellement enrichissante avec son lectorat (évitant ainsi les plaies du blogueur). Est-on en train de parler d’une charte des blogs ? Peut-être, je n’ai pas encore trouvé la solution.

Il pourrait potentiellement y avoir autant de chartes que de blogueurs mais je trouverais intéressant de pouvoir initier une réflexion collective sur  des modèles de chartes génériques. Un peu comme les licences Creative Commons (il y en a forcément une qui vous convient).

Bref, tout ça pour dire que nous vivons un changement d’époque plutôt déstabilisant. J’espère que ce phénomène de maturation des blogueurs se fera de concert avec une maturation des lecteurs / commentateurs, des agences, des annonceurs et des journalistes.

Le blog est mort, vive le blog !

En route pour Santiago du Chili

Je m’envole ce week-end pour le Chili afin de participer à la conférence annuelle de l’IAB qui se tiendra le 9 Juillet prochain à Santiago : Seminario IAB Chile.

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J’aurai l’occasion d’y parler de mon sujet de prédilection du moment : Les médias sociaux et le basculement de l’audience des réseaux sociaux  vers des plateformes sociales plus sophistiquées (casual MMO, portails de social gaming…). Je remercie vivement Serge de Tango+BTL qui a proposé mon nom dans la liste des intervenants, c’est toujours une grande joie de découvrir des pays aussi lointains et exotiques.

A moi la cordillère des Andes, le port de Valparaiso, les empanadas… j’essayerai de vous faire un petit retour sur mes premières impressions de ce pays si lointain.

Est-ce qu’il y a des lecteurs qui vivent là bas?

Un référentiel de la gestion de la réputation chez Yahoo!

Pour toutes celles et ceux qui s’intéressent à la gestion de l’identité numérique et à la gestion de la réputation en ligne, je vous recommande vivement de prendre connaissance de ce référentiel publié par Yahoo! : Reputation Management Patterns. Ce référentiel dresse une liste des différents outils pour mesurer et représenter le statut social d’un individu au sein d’une communauté.

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Vous trouverez dans ce référentiel tout le savoir-faire de Yahoo! sur les modèles d’évaluation et de structuration de l’activité sociale d’un membre au sein d’une communauté. Ils identifient ainsi une dizaine de schémas (patterns) qui sont plus ou moins adaptés à différentes situations : les niveaux nominatifs ou numériques, les trophées et récompenses à collecter, les systèmes de points, les classements…

Ils ont également travaillé sur une échelle d’implication sociale (Competitive Spectrum) qui  diffère en fonction du niveau de compétitivité de la communauté :

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Pourquoi ce référentiel ? Tout simplement parce les systèmes de gestion de la réputation sont une composante essentielle de la dynamique communautaire. Quand vous y réfléchissez bien, la réputation est la résultante des actions et des interactions d’un membre au sein d’une communauté. Pour améliorer sa réputation, un individu doit donc prouver à la communauté qu’il est utile et qu’il s’implique dans cette dernière. D’où l’intérêt de ces outils qui servent à mesurer à la fois l’implication et le statut social (ou un peu des deux).

Pour en savoir plus sur ce référentiel, je vous recommande cette interview : Social Design Patterns for Reputatino Systems: An Interview with Yahoo’s Bryce Glass (et la suite). On y apprend ainsi que certains outils sont plus adaptés que d’autres en fonction de la nature de la communauté : Les trophées et autres récompenses (Collectible Achievements) fonctionnent ainsi très bien dans les communautés de joueurs alors que les niveaux nominatifs (Named Levels) fonctionnent mieux sur les communautés de savoir comme Wikipedia (avec les contributeurs, modérateurs…).

Ce travail est proposé dans le cadre de la Yahoo! Design Pattern Library et je suis admiratif du travail de simplification et de pédagogie réalisé par les équipes de Yahoo! Les explications y sont claires et précises et les illustrations sont parfaitement choisies. Rien à redire, je m’incline !

Adobe collabore avec Google et Yahoo! pour améliorer l’indexation de Flash

Aujourd’hui est un grand jour pour les professionnels du référencement, les flasheurs et toute la communauté web en générale. Adobe vient en effet d’annoncer une collaboration active avec les équipes de Google et de Yahoo! pour améliorer l’indexation des fichiers Flash : Finally, Flash Becomes Truly Searchable.

Petite explication préliminaire : Pour indexer le web Google utilise des robots (les googlebots) qui parcourent les pages d’un site une à une, en analysent le contenu et l’associent à des mots-clés au sein d’un gigantesque répertoire (la fameux index). Problème : Ces robots ne savent lire que le HTML. Ce qui veut dire que les contenus “riches” (vidéos, sons, animations Flash…) ne sont pas indexés. Rien de très grave puisque les référenceurs avaient trouvés des parades pour indexer correctement non pas les fichiers Flash mais les pages qui les contiennent. Hé oui, car une animation Flash ne se ballade jamais toute seule dans la toile, elle est forcément encapsulée dans une page HTML.

La grosse nouveauté du jour est que Adobe vient d’annoncer une collaboration officielle avec les équipes de Google et Yahoo! pour faciliter ce travail d’indexation. Concrètement, ils ont fourni à Google et Yahoo! un robot qui est capable d’analyser les fichiers Flash. Ou du moins qui est capable d’analyser certains contenus d’un fichier Flash : les textes et les liens (c’est déjà un très bon début).

Là où ça devient intéressant, c’est que le robot d’Adobe est également capable d’interagir avec votre ficher Flash. En d’autres termes, il peut cliquer sur les boutons et faire tout un tas d’opérations de base qui lui permette “d’explorer” l’application comme un utilisateur pourrait le faire.

C’est donc une excellente nouvelle puisque vous n’aurez pas à acheter la nouvelle version de telle ou telle logiciel ou à modifier tout un tas de paramètres. Traduction : ne faites rien, Google et Yahoo se chargent d’indexer vos fichiers Flash pour vous. (cf. How to Get Flash Site at the Top of Google). C’est sûr que cette annonce jette un sacré pavé dans la marre des référenceurs : Remember All Those SEO Tips You Read? They Are Wrong.

Même s’il manque encore beaucoup de travail pour pouvoir indexer de façon réellement efficace l’intégralité du contenu des fichiers Flash (images, vidéos…), cette nouvelle est très encourageante pour les concepteurs d’applications.

Pour les concepteurs d’applications ? Oui, pour les concepteurs d’interfaces en Flash qui ne font pas d’usage intensif d’image ou de vidéos. Ha mince, c’est un peu dommage, vous ne trouvez pas ?

Force est de constater qu’avec cette annonce ils passent visiblement à côté du gros du marché : Flash n’a d’intérêt que si l’on exploite ses capacités à gérer des animations vectorielles ou la vidéo (sinon il faut faire de l’HTML ou de l’Ajax). Dans la mesure où le fameux robot fournit par Adobe n’est pas en mesure d’indexer autre chose que du texte et des liens (cf. Improving Flash Indexing) il va donc passer à côté de toute la diversité et la richesse des contenus Flash (qui repose majoritairement sur les images, animations vectorielles et vidéos).

Alors bien évidement c’est une très bonne nouvelle pour les concepteurs d’applications en Flash / Flex (qui ne font pas un usage intensif des animations et vidéos en full HD), mais depuis quand une application a-t-elle besoin d’être indéxée ? Je parle de l’application en elle-même, pas du site qui l’héberge. Il n’y a pas réellement d’intérêt à référencer une interface applicative dans la mesure où elle est forcément associée à un site compagnon (qui lui s’indexe très bien).

Bref, même si nous somme en présence d’une annonce historique, je ne peux pas partager l’enthousiasme de tout ce beau monde dans la mesure où cette première étape ne va pas révolutionner le web et encore moins le marché du SEO : Flash May Now Bring More Search Traffic, Does it Matter?. C’est une étape nécessaire qui va très certainement déboucher sur des procédés et outils d’indexation plus sophistiqués, mais dans un premier temps c’est très limité.

Il reste de plus une grande question en suspend : quid de MSN et Live Search ? J’imagine difficilement Adobe livrer un tel outil à Microsoft qui est son concurrent le plus dangereux (au travers de technologies comme Silverlight ou WPF). Irons-nous donc vers une indexation limitée aux seuls partenaires d’Adobe ? Cette forme de discrimination ne fait pas l’unanimité (cf. Adobe Gets the Press But Does Search No Favors) et même au sein des équipes d’Adobe (cf. Search-ability in Flash).

Encore une fois tout ceci n’est pas si simple et le jeux des intérêts croisés fait que le chantier d’indexation des contenus riches est encore loin d’être bouclé.

Pourquoi j’ai décidé de sortir du classement Wikio

Après de nombreux mois de tergiversation, je me suis enfin décidé à prendre le taureau par les cornes et à sortir du classement Wikio. Pourquoi ? Parce que je ne suis pas dans une logique de d’éditeur. En effet, les blogs qui font vivre leur(s) auteur(s) (comme Presse-Citron, Le Blog Auto, Le Journal du Geek…) sont à la recherche du plus gros trafic. C’est logique, ils raisonnent comme des éditeurs : plus de trafic = plus de revenus. Même si nous utilisons le même socle technique (un moteur de blog) nous ne poursuivons pas le même objectif.

Deux audiences non-compatibles

J’ai fait le choix d’utiliser mon blog pour parler (et échanger) de mon quotidien professionnel. Oui mais voilà, j’évolue dans un environnement professionnel obscur où l’on jargonne à tout va. Il en résulte des billets incompréhensibles pour les néophytes où par moment on ne parle plus tout à fait français (quel framework Ajax choisir pour assurer un bon ROI à un mashup marchand en marque grise monétisé au CPA ?).

Exposer un tel contenu à une audience de non-initiés ne peux pas fonctionner : problèmes de compréhension, mauvaises interprétations, commentaires hors-sujet…). Voilà pourquoi dans mon cas : plus de trafic = plus de pollution.

L’objectif que je m’étais fixé avec ce blog était de m’assurer la meilleure visibilité possible auprès des personnes de la profession. Cet objectif est désormais atteint et je travaille maintenant à fidéliser un lectorat de professionnels. Cette fidélisation ne peut fonctionner qu’au travers de contacts réguliers (via le flux RSS et la newsletter). Voilà pourquoi j’ai 10 fois plus d’abonnés à mon flux RSS que de visiteurs sur le site.

En regardant de près mes statistiques de fréquentation je me suis très vite aperçu que le trafic en provenance de Wikio ne correspondait pas aux lecteurs que je souhaite toucher : ils arrivent sur le site et reparte tout de suite (très certainement effrayé par cette débauche d’acronymes et de jargons).

Traduction : l’audience de Wikio n’est pas celle que je souhaite atteindre. Sans mépris aucun, elle n’est simplement pas dans ma cible.

Des sollicitations incessantes

Être dans le classement Wikio ça veut dire être publiquement exposé à toutes et à tous… surtout à toutes les agences de RP et à tous les étudiants. Il en résulte un flot incessant de sollicitations (“ça serait sympa si tu parlais de mon projet”), de courriers non-ciblés (“veuillez trouver en pièce jointe le communiqué de presse de ce nouveau service qui va révolutionner l’internet”), de demandes en tout genre (“pouvez-vous m’aider pour mon mémoire”, “je cherche un emploi / un stage”, “j’ai besoin de conseils pour mon orientation de carrière”, “pouvez-vous répondre à ce questionnaire”…).

En moyenne je dois recevoir une trentaine de sollicitations de ce type par jour et ça prend beaucoup de temps de répondre à tout ce petit monde (même si c’est pour décliner). Autant vous le dire tout de suite : je ne suis ni un mécène ni un prof de fac, juste un professionnel qui doit travailler pour gagner sa vie. Et je le répète : bloguer n’est pas mon métier.

Traduction : Être dans ce classement m’apporte plus de désagrément que d’avantages.

Un service encore jeune

Au-delà de ces deux effets de bord, le principe même de classement me dérange. Pourquoi devrions-nous être comparés ? Après tout je ne convoite pas le titre de meilleur blogueur, plutôt celui de meilleur consultant. Cela a-t-il du sens de placer les blogueurs dans un contexte de compétition ? Non car il y a de la place pour tout le monde. Le classement de Wikio est donc un outil intéressant mais qui mériterait un peu plus de pédagogie : pourquoi un classement et comment s’en servir (du point de vue des professionnels).

Mais ce qui me frustre le plus c’est très certainement ce système de catégories que je trouve très restrictives. Pourquoi devrais-je être un blogueur High-Tech ? Pourquoi réduire la diversité de la blogosphère à quelques catégories ? Un blog doit-il nécessairement être mono-sujet ? A la limite je veux bien concourir dans la catégorie du meilleur Fred Cavazza, mais pas du meilleur blog “High-Tech”. Quel est le dernier billet où je parlais de high-tech ? J’avais plus l’impression de parler de médias sociaux, d’utilisabilité, d’interfaces riches, d’entreprise 2.0…

Conclusion

Après avoir lu tout ça vous vous êtes très certainement fait la réflexion suivante : “si ça ne lui plaît pas, pourquoi y être ?” Et bien c’est justement l’objet de ce billet : expliquer pourquoi j’ai décidé de sortir de cette logique de classement. Et ce qui est valable pour Wikio est également valable pour les autres : j’ai également demandé à sortir du classement Alianzo.

Voilà, vous connaissez maintenant mes raisons, je vais maintenant avoir l’esprit tout à fait tranquille pour bloguer sur mes sujets favoris (et pouvoir jargonner tout mon soûl). Du coup je libère une place pour les autres…

Rachat de Symbian par Nokia : le monde du mobile à nouveau bouleversé

La nouvelle est tombée cette semaine : Nokia rachète Symbian (un consortium dans lequel sont présents des acteurs comme AT&T, LG Electronics, Motorola, NTT DOCOMO, Samsung, Sony Ericsson, STMicroelectronics, Texas Instruments et Vodafone. Ce rachat est d’autant plus intéressant que Nokia a décidé d’ouvrir le code source de ce système d’exploitation mobile (d’ici 2 ans) : Nokia Acquires Symbian, Opens It Up.

Voilà un authentique tremblement de terre dans le monde du mobile puisque Nokia coupe l’herbe sous les pieds d’Android (le système d’exploitation mobile de Google) et de LiMo (un consortium de constructeur visant à développer un OS mobile open source). Cette annonce arrive en plus au mauvais moment pour Google qui vient d’annoncer un retard dans la livraison de son Os mobile : Google’s Android delayed; too late to compete with iPhone?.

iPhone ? Qui a parlé de l’iPhone ? En fait un peu tout le monde. Car si à la base l’iPhone était un produit de niche, les ambitions d’Apple pour l’iPhone 2 sont maintenant beaucoup plus importantes (avec une commercialisation dans 65 pays), ce qui fait de la perle d’Apple un concurrent très sérieux pour les autres constructeurs qui jusque là se faisaient très discrets mais rigolaient bien dans leur coin puisque qu’ils faisaient un volume bien supérieur. Bref, la bataille risque d’être sérée : Symbian, iPhone & the New Mobile Reality.

Reste encore à Symbian de redorer son blason et de séduire les foules avec une interface un peu moins austère. Mais heureusement, Adobe est là avec son Open Screen Project pour généraliser l’usage des interfaces riches mobiles : Mobile RIAs – getting more exciting thanks to Nokia and Symbian.

Donc si l’on récapitule, ça nous fait 4 acteurs de taille sur le marché des OS mobiles : Nokia avec Symbian, Google avec Android, Apple avec l’iPhone 2 et Microsoft avec Windows Mobile. Pour vous y retrouver, je vous recommande cet article : The State of Open Mobile OS.

Force est donc de constater que Microsoft est encore une fois le plus discret de la bande. Mais peut-être nous réservent-ils des surprises… des surprises comme le rachat de MobiComp, un service de synchronisation tout à fait intéressant et en droite ligne avec le chantier Live Mesh (cf. Microsoft to Acquire Mobicomp: Watch for These Cool Mobile Features).