Adobe Max 2009 – Jour 2 (suite)

Suite de la seconde journée de conférences à l’Adobe Max 2009.

RIA Design Strategies for Business and Product Owners

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Aaron Adams de l’agence Cynergy à propos des facteurs-clés de succès des interfaces riches :

  • L’étude sur le terrain est clé pour bien comprendre le contexte et les contraintes d’usage ;
  • La modélisation des processus permet de simplifier la compréhension de l’enchaînement des tâches et les interactions entre les différents types d’utilisateurs (rôles) ;
  • Il existe plusieurs niveaux de prototypage (plus ou moins précis) ;IMG_0846
  • Les schémas de conception des sites web sont parfois trop restrictifs, il faut plutôt s’inspirer des schémas de conception des applications ;
  • Les tableaux ne sont pas forcément le seul moyen de représenter des données ;
  • La scénarisation des écrans ainsi que les transitions sont essentielles pour faciliter la compréhension d’une interface et pour concentrer l’attention.

C’est étrange mais j’ai vraiment l’impression d’avoir vu cette présentation plusieurs fois… Peut-être est-ce bon signe car cela prouve que les avis convergent.

Max Awards

Comme chaque année nous avons la traditionnelle remise des Max Awards qui récompense les meilleures réalisations et c’est un authentique chevalier Jedi qui préside cette session 2009 : Mark Hamill.

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Cette année il y a 8 catégories :

  • Advertising & Branding = Pepsi Max It (un jeu en ligne avec la possibilité de contrôler une sorte de tirette comme dans les fêtes foraines) ;
  • Education = PD360 par School Improvement Network (une application en ligne pour publier du matériel éducatif) ;
  • Enterprise Productivity = i3Cube (une solution de gestion d’expérimentations médicales) ;
  • Entertainment = MLB Media Player 4.0 (l’offre de VoD de la ligue de baseball US) ;
  • Mobile = QNX Car Application Platform (une plateforme de widgets pour voitures) ;
  • Public Sector = CommandSim (urn serious game pour l’équivalent de la protection civil) ;
  • Social Computing = SmallWorlds (un casual MMO dont j’ai déjà parlé plusieurs fois) ;
  • Social Responsability = Replay: Finding Zoe (une histoire interactive pour accepter les différences des autres).

Une belle moisson de prix pour cette édition 2009 dont les extraits vidéos sont à découvrir ici : Max Awards.

Sneak Peeks

Mark Hamill et Ted Patrick sont sur scène pour une présentation des différents projets en cours de gestation :

  • Thin Gaming Client pour une expérimentation de Cloud-gaming sur netbooks et iPod Touch (c’est donc du streaming vidéo d’un jeu qui est exécuté sur le serveur) ;

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  • Un moteur physique dans Flash pour simuler des comportements réalistes (collisions…) ;IMG_0857
  • Smart Paste in Dreamweaver pour un copier / coller intelligent en mixant des données XML avec un design Illustrator dans Dreamweaver ;
  • Flex Mobile avec une application mobile développée avec… Flex ;
  • Projet « Rome », un outil d’édition simplifié (à mi-chemin entre Flash et Photoshop) qui repose sur AIR (mais peut être exécuté dans le navigateur) ;

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  • Developer Cloud pour du développement avec des services hébergés dans les nuages ;
  • Selective Undo in Fireworks pour l’annulation sélective de modifications dans Fireworks ;
  • Patchmatch for images, un algorithme de correction de photos qui respecte le contexte de la photo (très impressionnant).

Comme toujours les Sneak Peeks sont très technique et l’on y voit surtout beaucoup de code. Et comme toujours, la traditionnelle démo des algorithmes expérimentaux de Photoshop a bluffée tout le monde (heureusement que nos députés travaillent sur la loi Photoshop). Il est certain que les possibilités de manipulation des images vont très certainement franchir un nouveau stade.

Adobe Max 2009 – Jour 2

Second jour de mon voyage à L.A. pour la grande messe annuelle d’Adobe.

Keynote 2

Cette seconde keynote est visiblement dédiée à du témoignage clients. Nous avons donc un premier témoignage de la Major League Basball à propos de MLB TV :

  • Streaming HD, possibilité de faire des ralentis, intégration avec Twitter ;
  • Nouveau player avec vue en mosaïque (offre payante pour les play-off).
Le player vidéo de MLB
Le player vidéo de MLB

Les domaines d’innovation de Flash dans la vidéo sont les suivants : HTTP Streaming pour plus de souplesse dans l’intégration, protection du contenu avec Flash Access 2.0, Open Source Media Framework qui permet de créer votre propre lecteur vidéo, intégration de metrics Omniture.

Second témoignage avec les RIA en entreprise de Fedex et un exemple d’une application de localisation des camions de livraison :

Géolocalisation des camions de livraison de Fedex
Géolocalisation des camions de livraison de Fedex
Rayon d'actin d'un camion Fedex pour gérer les changements d'itinéraires
Visualisation du rayon d'action d'un camion Fedex pour gérer les changements d'itinéraires

Troisième témoignage avec Electronic Arts et leur portail de casual gaming Pogo.com :

  • Ils utilisent un outil de prototype rapide pour concevoir les jeux ;
    Prototypage rapide pour les casual games de Pogo.com
    Prototype d'un futur casual games de Pogo.com

    La version finale du jeu
    La version finale du jeu
  • Premier social game en Flash dans Facebook avec Pogo Puppies.

Illustration des Flash Platform Services avec le Distribution Manager qui permet de faciliter la distribution d’un « social widget« , de le monétiser (en gérant le try & buy) et de le surveiller (avec un tableau de bord et des indicateurs d’engagement).

Tableau de bord avec les indicateurs d'engagement de social widgets
Tableau de bord avec les indicateurs d'engagement de social widgets

Kevin Lynch est de nouveau sur scène pour parler de réalité augmentée :

Une keynote tout à fait intéressante qui nous a permis de voir des beaux exemples (et surtout pas de code !).

New Experimental Work from Joshua Davis

Première session de la journée avec un authentique artiste, le célèbre Joshua Davis (qui se présente comme skateur de profession).

Joshua Davis en chair et en tatouages
Joshua Davis en chair et en tatouages

L’objectif de cette présentation est de nous faire découvrir les dernières réalisations expérimentales de l’artiste intitulées « Space » :

  • Le choix du thème de l’espace n’est pas anodin car les premières observations spatiales datent de 400 ans avec Galileo ;
  • La gestion de l’espace (des espacements) et du positionnement (sur une grille ou pas, avec superposition ou pas, rotation ou pas) donne des résultats très différents en fonction du pattern utilisé (carrés, ronds, fleurs…) ;

    Créatino artistique à l'aide de patterns distribués de façon aléatoires
    Création artistique à l'aide de patterns distribués de façon aléatoires
  • La proximité peut être exploiter dans des représentations visuelles dynamiques (à l’aide des mouvements de la souris) ;

    Un tableau numérique hypnotique
    Un tableau numérique hypnotique
  • Les ordinateurs autorisent une forme de créativité impossible à explorer avec du papier et des crayons ;

    Une créatino artistique numérique impossible à réaliser avec du papier
    Une création artistique numérique impossible à réaliser avec du papier
  • La gestion de forces d’attraction et de répulsion permet de générer des tableaux semi-aléatoires de façon industrielle ;
  • Exemple de créations artistiques appliquées à du travail pour ses clients (Beans.jp) ;

    Exemple de travail réalisé pour un de ses client
    Exemple de travail réalisé pour un de ses clients
  • Une composition peut être généré automatiquement (ici avec un effet kaleïdoskoque) et retouchée dans Illustrator ;

    Un "tableau" du maitre
    Un "tableau" du maitre
  • Il a même commencé à expérimenter des créations sur l’iPhone avec l’application Reflect ;

    L'applicatino Reflect pour iPhone
    L'applicatino Reflect pour iPhone
  • Dans une expérimentation récente il utilise les courbes de Bezier et un moteur physique de gestion des particules (plus un peu de retouche toujours dans Illustrator) pour générer des scènes surréalistes ;
  • Autre exemple de réalisation interactive exposée au Portugal (une caméra infrarouge capture les mouvements des visiteurs et fait tourner les cubes en fonction) ;
  • La plupart de ses clients lui demande de répliquer des créations déjà réalisées plutôt que d’innover et d’expérimenter ;
  • Quelques exemples de réalisations exposées dans différentes galerie ou expo :
    Exemple de réalisation retouchée dans Illustrator
    Exemple de réalisation retouchée dans Illustrator
    Autre exemple de création basée sur de l'impression aléatoire
    Autre exemple de création basée sur de l'impression aléatoire

    Travail de recherche sur des films transparents
    Travail de recherche sur des films transparents
  • Quelques exemples de sources d’inspiration comme par exemple les décorations d’avions de la seconde guère mondiale (sic !).

    Ses sources d'inspiration sont parfaois surprenantes
    Ses sources d'inspiration sont parfois surprenantes

Génial ! Ce type a une force créative et une énergie incroyable. Cerise sur le gâteau : il fait preuve de beaucoup d’enthousiasme et ses explications sont clairs.

Adobe Max 2009 – Jour 1 (suite)

Future of the Flash Platform

L'équipe en charge de l'évolution de la Flash Platform
L'équipe en charge de l'évolution de la Flash Platform

Un beau panel réservé à la presse avec l’équipe de Flash Platform :

  • Open Screen Project représente un très gros challenge pour Adobe et pour les producteurs de contenus / annonceurs ;
  • Il y a maintenant 3 métiers représentés dans la Flash Platform (les développeurs avec Flex, les créatifs avec Photoshop & cie et les concepteurs avec Catalyst) ;
  • Des nouveautés très intéressantes autour des Flash Platform Services avec des services de paiement et de distribution sur les médias sociaux (ndr : un rapport avec Adobe Wave ?) ;
  • Adobe travail sur la compatibilité de ses produits avec près d’une centaine de standards ;
  • Dans la mesure où Acrobat Reader peut lire du Flash, ils se posent la question de savoir si le Flash Player devrait pouvoir lire des fichiers PDF (et remplacer à terme l’Acrobat Reader) ;
  • Malgré de nombreuses demandes pour pouvoir implémenter Flash sur l’iPhone (grâce à un plug-in) ils ont dû se débrouiller avec le SDK disponible publiquement pour réaliser le compilateur Flash > Objective C. Le processus d’adoption sur l’App Store a été par contre très rapide (signe de bonne volonté d’Apple) ;
  • Flash Catalyst n’a pas été conçu pour être un outil de prototypage « ouvert », il sert avant tout d’outil de prototypage de RIAs et son format de sortie est et restera du MXML (au moins pour les prochaines années), sinon il y a toujours Photoshop ou Illustrator pour faire du wireframing (ndr : heu… et Fireworks ?).

Je suis triste de constater qu’encore une fois le concepteur d’interface est toujours laissé de côté et qu’il n’existe pas d’outils répondant à ses besoins. Quel dommage, surtout dans la mesure où il ne manque que très peu de chose pour faire du couple Fireworks / Dreamwaver un très bon outil de prototypage rapide capable de générer un format de sortie plus ouvert comme (au hasard) de l’HTML.

The Future of Design

Evolution des outils de conception
Evolution des outils de création et de distribution

Un autre très beau panel avec Will Eisley (en charge du développement produits de la suite CS) sur la vision d’Adobe du design et des changements à anticiper :

  • L’iPhone a réussi l’exploit de rendre viable la consommation de contenus textuels sur un terminal mobile ;
  • Nous passons d’une ère où le contenu était roi à une ère où la communauté est reine (elle décide de la nature et du format des contenus qu’elle veut consommer) ;
  • Internet est la colonne vertébrale de l’information, même dans le print car les articles et mises en pages sont échangées / revues / discutées sur le web ;
  • Le cloud compting est la clé pour libérer les contenus de la contrainte du support et les rendre accessibles n’importe où ;
  • Impacts pour les designers : conception pluri-médias (avec différentes capacités et contraintes d’affichage), distribution facilitée au travers de players universels (Acrobat Reader, Flash et l’Open Screen Project), meilleures efficacité (grâce aux outils d’optimisation) ;
  • Faciliter la collaboration entre les membres d’une équipe est essentiel pour améliorer la qualité (itérations rapides) ;
  • Ils ont publié un document résumant les bonnes pratiques de conception de contenus pour les terminaux à ancre électronique (Kindle…) ;
  • Les netbooks sont des terminaux problématiques car ils sont à mi-chemin entre ordinateurs et terminaux mobiles, ils subissent des contraintes trop souvent ignorées (mémoire et puissance limitée, claviers étriqués…), les tablets (touchbooks ?) vont faire avancer les choses (et participer à la reconnaissance / prise en compte de ce format intermédiaire).

Prise de parole intéressante mais qui ne tranche pas réellement avec ce que l’on peut entendre ailleurs (qui va remettre ne cause l’impact des smartphones et des médias sociaux ?).

La suite demain…

Adobe Max 2009 – Jour 1

C’est aujourd’hui que débute la grande messe annuelle d’Adobe sous le ciel parfaitement bleu de Los Angeles. Ouverture des portes à 7 H 30 au L.A. Convention Center (juste en face du Staple Center où avait eu lieu l’hommage à Michael Jackson).

Media Brief

La journée débute réellement à 8 H 30 avec la présentation à la presse des annonces majeures des 3 prochains jours :

  • Sortie prochaine de Flash Player 10.1 et de AIR 2.0 ;
  • Disponibilité des beta des futures versions de Flash Builder CS5 et Catalyst ;
  • Annonce des Flash Collaboration Services (pour améliorer la collaboration entre les équipes) ;
  • Sortie prochaine de LiveCycle Enterprise 2 et ColdFusion 9.

Mouais… pas de quoi exciter un blogueur. Par contre des communiqués de presse tout chauds sont disponibles en salle de presse et donnent des détails nettement plus intéressants :

  • Le Flash Player 10.1 sera conforme aux spécifications de l’Open Screen Project, la nouveauté étant de proposer un environnement d’exécution de contenus Flash qui garanti un comportement homogène sur différents types de terminaux : ordinateurs traditionnels, netbooks, smartphones (Windows Mobile,  PalmOS, Symbian et Android pour début 2010) et téléphones mobiles.
  • Deux nouveaux membres prestigieux ont rejoint le consortium (RIM et Google).
  • Les nouveautés sont : l’accélération matérielle, le streaming en HTTP et l’accès aux possibilités natives des terminaux (multi-touch, accéléromètre…).
  • Les équipes d’Adobe ont travaillé en étroite collaboration avec de nombreux industriels : Qualcomm pour de l’accélération matériel sur les puces SnapDragon, Nvidia pour les cartes GeForce et les puces Ion / Tegra (qui équipes certains netbooks d’HP, Lenovo, Sasung, Acer et Asus), Nokia pour une série d’applications et pour l’extension WRT (Nokia Web Runtime) de Dreamweaver CS4.

Keynote 1

Autre ambiance pour cette keynote d’ouverture dans la gigantesque salle du Nokia Theatre où près de 4.000 personnes s’entassent. Nous avons droit à une introduction très originale d’une troupe de danseurs qui représentent le partenariat entre  la Peapod Foundation des Black-Eyed Pea et le programme Adobe Youth Voice dont est issu le projet PlantAndInspire.org.

Une intro en musique et en danse
Une intro en musique et en danse

C’est Shantanu Narayen (le CEO) qui ouvre le bal avec quelques « généralités » :

  • L’internet doit faire face à 3 changements radicaux (les contenus riches, la multiplication des terminaux, les médias sociaux) ;
  • La frontière entre application et contenu est de plus en plus fine ;
  • Adobe passe d’une logique de création à une logique de création et d’optimisation (avec le rachat d’Omniture).

Et puisque l’on parle du loup, Josh James (le CEO d’Omniture) vient nous dire quelques mots sur le rachat :

Le CEO d'Omniture
Le CEO d'Omniture

Nous avons ensuite Kevin Lynch qui nous gratifie d’un passage en revue des nouveautés de la Flash Platform :

Cartographie de la Flash Platform
Cartographie de la Flash Platform

Puis il nous fait l’historique du Flash Player et de ses innovations :

La timeline du Falsh Player
La timeline du Flash Player

Nous avons ensuite une longue session sur le future Flash Player 10.1 :

  • Disponibilité au premier trimestre 2010 pour tous les OS de smartphone (sauf l’iPhone) :

    Le Flash Player en action sur un terminal Nokia
    Le Flash Player en action sur un terminal Nokia
  • Gros travail d’optimisation de l’utilisation de la mémoire et de la consommation d’énergie ;
  • Très impressionnante démo d’Acrobat Connect sur Android :

    Acrobat Connect sur Android
    Acrobat Connect sur Android
  • Support du multi-touch :

    Le multi-touch avec Flash
    Le multi-touch avec Flash
  • Possibilités d’interfaces riches et de widgets sur les set-top-boxes ;
  • Accélération matériel sur différents netbooks pour de la vidéo plus fluide.

Viennent ensuite des détails sur la v 2.0 de AIR :

  • Amélioration des performances ;
  • Meilleur prise en charge du hardware (détection de supports de stockage USB, utilisation du micro…) ;
  • Support du multi-touch (pour les terminaux compatibles).

Il y avait ensuite une session avec Rob Tarkof sur les différents usages de Flash en entreprise :

  • Lancement prochain de ColdFusion 9 et de LiveCycle Enterprise 2 ;
  • Démonstration de différentes applications métier :

    Des applications métier avec Flash
    Des applications métier avec Flash

Jon Liacono prend la suite :

  • Démonstration des capacités de Photoshop CS 5 (outil brosse plus réaliste, algorithme de mélange des couleurs basé sur la dynamique des fluides) :

    La nouvelle brosse de Photoshop CS 5
    La nouvelle brosse de Photoshop CS 5
  • Démonstrations des capacités du futur Flash Pro CS 5 (moteur physique plus réaliste, intégration de code snipsets) :

    Flash Pro CS 5 en action avec Super Shantanu
    Flash Pro CS 5 en action avec Super Shantanu
  • Démonstration de Flash Catalyst beta 2 (nouveaux effets visuels, import de médias et de fichiers SWF).

Vient enfin une session très attendu où il est question de l’iPhone et du refus catégorique d’Apple d’intégrer Flash dans Safari. Une solution semble avoir été trouvée avec la possibilité compiler des applications Flash en Objective C, le langage utilisé par les applications iPhone. Il existe déjà 7 applications disponibles sur l’App Store :

  • Un casual game ave des puzzle triangulaires (payant) :

    Un casual game en Flash sur iPhone
    Un casual game en Flash sur iPhone
  • Un générateur d’avatar façon South Park (payant aussi) :

    L'application South Park sur iPhone
    L'application South Park sur iPhone

C’est donc une grosse surprise mais en demi-teinte car ils ne « règlent » pas réellement le problème. Question : y avait-il un problème ? Le bras de fer entre Adobe et Apple vient de prendre un nouveau tournant car c’est une grande avancée qui ouvre de nombreuses possibilités (il me semble qu’Acrobat Connect est disponible pour l’iPhone) mais qui sont tout de même limitée à l’expérience d’utilisation de l’iPhone (qui repose sur les applications et iTunes).

Après cette annonce retentissante (il faut bien le reconnaitre), la keynote c’est achevée avec l’intervention magistrale de Jon Landau, le producteur du film Avatar, qui est venu nous parlé de l’intérêt des produits d’Adobe pour les étape de pré-production et de production du film. Cerise sur le gâteau, ils nous ont projeté six scènes exclusives du film sur un gigantesque écran avec des lunettes 3D (impossibilité formelle de filmer ou de prendre des photos).

Avatar, le prochain film de James Cameron
Avatar, le prochain film de James Cameron

Autant j’avais été très déçu par la bande annonce, autant les séquences qui nous ont été montré sur grand écran et en 3D annoncent un film réellement exceptionnel qui va faire date dans l’histoire de la SF.

À suivre…

Réflexions à froid sur le salon E-commerce 2009

Maintenant que l’édition 2009 du salon E-commerce est terminée, il est temps de faire un petit bilan et surtout de vous livrer mes réflexions à froid sur l’état du marché et sur le commerce en ligne en général.

Note : Ceci sont des réflexions fondées sur mon ressenti, mes observations et les discussions que j’ai pu avoir avec différents interlocuteurs du secteur. Pour une analyse plus rigoureuse avec des chiffres dedans je vous recommande plutôt les cabinets spécialisés.

Le commerce en ligne se porte bien

Sur ce coup là je ne vous apprend rien et les personnes avec qui j’ai eu l’occasion d’en discuter sont toutes unanimes : le commerce en ligne se porte bien (en témoignent les chiffres de la Fevad). Au-delà de ces chiffres, il y a également plusieurs signes qui ne trompent pas :

  • De grosses acquisitions (Zapos par Amazon, Omniture par Adobe…) qui montrent que certains acteurs sont près à payer le prix fort pour gagner du temps et grossir plus vite. S’il y a une course, c’est que les enjeux sont important, et pour certains ils se chiffrent en milliards de dollars.
  • Des modèles économiques toujours plus inventifs (possessions partagées, crowdsourcing, leasing, location d’objets virtuels…). Il existe d’innombrables possibilités et elles sont loin d’avoir été toutes exploitées.
  • De l’innovation avec un foisonnement de nouveaux acteurs (notamment dans le mobile sous l’impulsion du marché des Smartphones).

Attention ne vous méprenez pas sur mes paroles : ce n’est pas parce que le commerce en ligne se porte bien qu’il y a à manger pour tout le monde. La compétition est plus que jamais acharnée et il faut avoir une sacrée gniaque pour réussir.

Toujours la même obsession pour le trafic

Il suffit de regarder la typologie des acteurs présent sur le salon pour se rendre compte de la disproportion entre les solutions et prestataires d’acquisition de trafic (référenceurs, régies d’affiliation, comparateurs, opérateurs de campagnes à la performance…) et ceux de l’optimisation du taux de transformation (experts en utilisabilité, solution de récupération des paniers abandonnés…).

Sans être devin je pense que cette disproportion est due à plusieurs choses :

  • L’analogie avec le commerce traditionnel (pas de commerce sans trafic) ;
  • La facilité de mesurer l’efficacité et donc de convaincre un décisionnaire (DG, actionnaires…) sans trop prendre de risque (« c’est de la faute de la campagne qui a sous-performée« ) ;
  • La méconnaissance des techniques et pratiques d’optimisation et de conception orientée utilisateurs.

Est-ce réellement dommageable ? Non pas dans la mesure où vous y trouvé votre compte. Mais dans l’histoire se sont surtout les intermédiaires qui s’enrichissent. Je suis en tout cas persuadé d’une chose : Si votre modèle de vente repose sur un trafic important et un référencement de pointe alors vous faite fausse route, le seul qui va s’enrichir dans l’histoire c’est Google.

Bien évidement tout le monde ne s’appelle pas Amazon ou Vente-Privée mais je me refuse à croire que le marché est verrouillé. Cela me fait une bonne transition vers le point suivant.

De l’importance du storytelling

Seth Godin avait tout compris dans son livre All marketers are liars : Une belle histoire est un levier de transformation très puissant. Quand je regarde le travail effectué sur des boutiques comme Saddleback Leather (et notamment sur le blog du patron) je me dis que cela peut être une alternative viable aux mots-clés, du moins sur le moyen et le long terme.

Nous commençons ainsi à voir fleurir des théories intéressantes sur le marketing narratif (puisqu’il y a maintenant un terme francisé) et ses domaines d’application dans le commerce, les médias ou même la politique.

L’avènement des solutions open source

Tout comme sur le créneau des outils de gestion de contenu, les solutions de E-commerce open source arrivent à un niveau de maturité largement suffisant pour pouvoir être prises au sérieux. Il y en a ainsi pour tout les goûts : du plus sophistiqué (Magento, OFBiz) au plus modulaire (UberCart, ZenCart) au plus simple à mettre en œuvre (Prestashop). Pour faire simple : il y a pléthore de solutions et de prestataires pour les implémenter.

Par contre je déplore le fait que ces solutions sont avant tout faites pour gérer des catalogues et des opérations commerciales. Il faut ainsi avoir recours à des modules complémentaires ou des développement spécifiques pour gérer de façon plus fine le contenu ou la communauté. Certaines solutions récentes se vantent de pouvoir tout prendre en charge (inutile de citer le nom) mais après examen se révèle plutôt limitées dans ces deux derniers points.

Toujours plus d’opérateurs de boutique en ligne

Ceux qui sont dans le milieu vous le diront tous : opérer une boutique en ligne est une besogne laborieuse nécessitant de l’organisation, de gros moyens techniques / logistiques et une chaine de traitement sans faille. Pour résumer : Le commerce en ligne, c’est un métier et cela requiert une équipe complète. À partir de ce constat, est-il vraiment viable de vouloir à tout prix gérer soi-même sa boutique ? C’est là où rentrent en scène les opérateurs de boutique en ligne qui propose une solution clé en main avec un minimum de frais fixes.

Quand on y réfléchit bien et au vue de ce que j’ai dit plus haut sur le storytelling, n’est-il pas plus rusé de se concentrer sur l’image de marque, la relation-client et les produits plutôt que sur des sujets plus techniques / logistiques ?

Ceci est valable aussi bien pour un entrepreneur de petite taille (qui peut faire du très bon travail avec des solutions intégrées comme 42Stores, PowerBoutique, Wizishop, Oxadis…) ou une marque plus sélective (qui peut se tourner vers des opérateurs spécialisés comme Inspirational Stores ou MixCommerce).

L’important est de toujours garder en tête que l’essentiel n’est pas dans le nombre de fonctionnalités que vous proposez mais plutôt dans l’histoire que vous racontez.

Voilà les quelques réflexions que je peux vous livrer, n’hésitez pas à les compléter ou à les critiquer dans les commentaires.