Archives pour le mois décembre 2010

Rétrospective sur mes prédictions 2010

L’année se termine et comme je l’avais en 2009 et en 2008, il est temps de revenir sur mes prédictions pour l’année 2010. Bilan plutôt mitigé pour cette série de prédictions dont voici l’analyse à froid.

1/ Bataille autour des infrastructures et protocoles

L’année 2010 a été riche en lancements de solutions de « bas niveau » : WebP et WebM pour Google, HipHop pour Facebook… Non, nous ne parlons pas réellement de nouvelles infrastructures ou protocoles, mais de technologies alternatives aux standards.

Verdict : Presque.

2/ Retour en force de la TV

Apple TV, Google TV, nouvelle Freebox, … la TV connectée a été l’objet de nombreuses attentions cette année (cf. Pourquoi Google a quasiment déjà gagné la bataille du salon avec Google TV). Pour le moment les offres grand public ne sont pas encore prêtes (du moins en France), mais les grands acteurs et industriels se préparent au débarquement en force des services en ligne sur nos télévisions (Microsoft et Adobe sont également de la partie).

Verdict : Ça va se faire l’année prochaine…

3/ Explosion du marché des livres électroniques

Difficile de constater le dynamisme du secteur des livres électroniques en France, car c’est un sujet tabou. Pourtant le succès des ebooks est indéniable outre-Atlantique sous l’impulsion du géant Amazon (Amazon Will Sell 8 Million Kindles This Year), Google et Apple sont en embuscade. Dans l’hexagone le marché piétine malgré le lancement du FnacBook et l’ouverture de la librairie numérique de Carrefour. Je ne suis pas spécialiste, mais j’imagine que les prix incroyablement élevés des livres électroniques participent à ce faux départ (voir à ce sujet la vidéo du PDG d’Amazon France).

Verdict : Ça va se faire l’année prochaine…

4/ Grosse bataille autour de l’authentification et de la certification d’identité

Les avis divergent sur qui domine le « marché » de la délégation d’authentification, mais ce qui est certain c’est que ça se passe entre Google et Facebook (Google’s Login Is More Popular Than Facebook Connect et The Most Popular IDs for Social Sign-In) et la bataille est loin d’être terminée. Par contre pour ce qui est de la certification d’identité, c’est le calme plat (Twitter n’a toujours pas ouvert la fonctionnalité de vérification des comptes). Par contre, attendez-vous à des annonces fracassantes dès le début d’année prochaine (j’ai dirais plus dans mes prédictions 2011).

Verdict : 50/50

5/ Invasion des terminaux dédiés et objets connectés

À défaut d’invasion nous pouvons parler d’innovations intéressantes. Tant que les opérateurs ne seront pas prêts à déployer des offres viables pour les industriels, le développement des objets connectés sera forcément bridé. Il va donc falloir être patient.

Verdict : Raté !

6/ Du multitouch à toutes les sauces

Les surfaces tactiles sont résolument à la mode, notamment grâce à l’iPhone et surtout à l’iPad qui a su évangéliser le principe auprès du grand public (avec en prime le Magic Trackpad). L’arrivée sur le marché de nombreux touchbooks concurrents de l’iPad devrait confirmer cette tendance.

Verdict : Bingo !

7/ Des applications en ligne sur votre bureau et des logiciels sur le web

2010 aura été une année particulièrement faste pour les applications connectées et les SaaS : Apple, Microsoft, Google, Adobe à la recherche du nouveau paradigme des logiciels. Le lancement du Chrome Web Store, du Mac App Store et de son équivalent dans le futur Windows 8 vont encore affiner la frontière entre logiciels installés et applications en ligne.

Verdict : Bingo !

8/ Plus de sophistication pour les social games

Saviez-vous que la valorisation de Zynga dépassait celle d’Electronic Arts ? Ce fait illustre parfaitement l’engouement pour les social games (de même que les nombreuses acquisitions). Bref, les social games ont la côte et nous pouvons voir débarquer sur Facebook des jeux de plus en plus sophistiqués (la liste est longue mais, je peux vous citer par exemple Kogamu, Monster Galaxy, Urban Warfare…). Non seulement le secteur est très dynamique, mais les solutions de monétisation gagnent également en maturité (L’avenir du v-business est-il au papier ?).

Verdict : Bingo !

9 / Une seconde vie pour les jeux 16 bits

Le rétro-gaming est indéniablement un phénomène de mode (J’ai beaucoup aimé le film tiré de Scott Pilgrin), par contre sa portée est limitée à celles et ceux qui ont connu les débuts des jeux vidéos. Même si cette tendance inspire de nombreux graphistes et créateurs, je dois reconnaitre qu’il est difficile de luter face à la déferlante du cloud-gaming qui permet aux internautes lambda de goûter aux joies des jeux les plus sophistiqués (ceux qui nécessitent une machine surpuissante).

Verdict : 50/50

10/ Vers des Social Serious Games

J’ai vu passer des refléxions intéressantes sur l’implémentation du système de badges en entreprise (récompenses sociales), mais je n’ai pas encore trouvé d’exemple convaincant de social games appliqué au monde de l’entreprise. Peut-il faudrati-il creuser du côté des marchés de prédictions…

Verdict : Raté !

11/ Effondrement du segment des netbooks

Force est de constaté que le segment des netbooks s’est pris une grosse claque, en partie à cause des raisons invoquées dans ma prédiction (positionnement ambigu, absence de connexion…) mais surtout à cause du raz-de-marée provoqué par l’iPad. J’attendais un renouveau de ce segment avec les smartbooks, mais les ambitions de Google avec son tout nouveau Chrome OS semblent être légèrement différentes.

Verdict : Bingo !

12/ Perte de l’aura médiatique et enrayement de la croissance pour Facebook

Sur ce coup-là, je suis loin du compte ! Même si Facebook est toujours fortement exposé aux nombreux « problèmes » de confidentialité et de partage des données privatives (euphémisme), le réseau des réseaux affiche tout de même 600 millions de membres au compteur et une valorisation qui approche les 50 milliards de dollars. Je pense ne pas me tromper en disant que Facebook déçoit par certains côtés (nombreux changements de CGU, exposition des données personnelles, banalisation… cf. Le déclin programmé de Facebook) mais reste tout de même un authentique phénomène de société (son patron vient d’être nommé personnalité de l’année par le Times Magazine). J’ai dit à peu près tout ce que j’avais à dire sur Facebook donc je m’abstiendrais dans mes prédictions 2011.

Verdict : Raté !

Voilà pour la partie auto-critique, il ne me reste plus qu’à rédiger mes prédictions 2011.

Mes 3 sites coups de coeur (décembre 2010)

Dernière sélection de sites coups de coeur de l’année avec des couleurs et du minimalisme.

Commençons en fanfare avec Gazel, une boutique en ligne de produits de bain 100% bio :

La page d'accueil de Gazel

Dès la page d’accueil, le visiteur est plongé dans une ambiance « moelleuse » avec ce fond de page qui imite la texture des serviettes de bain. Les éléments de la page sont disposés de façon harmonieuse et les couleurs s’orchestrent parfaitement bien (boutons et liens visibles, mais pas flashy). Vous apprécierez au passage les illustrations d’inspiration Anatolienne.

Continuons avec un design à l’opposé du spectre chromatique pour Storific, une application iPhone pour commander vos plats ou boissons :

La page d'accueil de Storific

Un très gros travail d’épuration des contenus (réduits au strict minimum) et un beau contraste entre les différents éléments de la page et le bouton de téléchargement. Vous apprécierez en haut de page le bouton qui permet de basculer vers la page « Business » qui imite ceux que l’on trouve sur l’iPhone.

Terminons avec Krrb, une place de marché CtoC pour acheter, vendre et échanger entre voisins :

La page de résultats de Krrb

La page d’accueil est un peu froide, mais la page de résultat est un très bel exemple de minimalisme. J’apprécie tout particulièrement l’agencement et la proportion des différents blocs ainsi que l’utilisation judicieuse des couleurs (bleu, vert, gris et rouge).

La suite l’année prochaine.

Avec Chrome OS, Google parie sur le CloudBook

Après 1 an 1/2 d’attente, Google a enfin dévoilé son fameux projet de système d’exploitation pour netbook : Chrome OS. Dire que les attentes du marché à ce sujet étaient élevées est un euphémisme (cf. Google lance Chrome OS, un système d’exploitation pour netbooks, Chrome OS, la pierre angulaire de l’empire Google et Avec Chrome OS Google se positionne sur l’outil informatique du futur). Au final, Chrome OS ressemble à ce qui avait déjà été présenté. Pour résumer : Chrome OS = Chrome, je vous laisse découvrir les détails de l’annonce ici : Google Chrome OS, What You Need to Know.

Cloud Computing + Notebook =  ClouBook

Ce qui est par contre plus intéressant, c’est que pour pouvoir lancer une beta de Chrome OS, Google avait besoin d’un hardware bien spécifique, ils ont donc décidé de proposer leur propre machine : le Cr-48.

Le prototype Cr-48 de Google

Première surprise : ce n’est pas un netbook, mais le format au-dessus (12″, donc un ultra-portable). Deuxième surprise : ce notebook est livré avec une connexion 3G intégrée. Nous ne sommes donc pas en présence d’un smartbook comme je l’avais prévu. Précision importante : cette machine n’est pas et ne sera jamais commercialisée, elle est juste là pour héberger l’OS et tester le concept du cloudbook.

Si cette machine est livrée avec une connexion permanente (Wi-Fi + 3G) c’est tout simplement parce que Chrome OS ne peut pas fonctionner sans connexion internet. Pour être plus précis : Chrome OS n’étant qu’un système d’exploitation caché derrière un navigateur, il est quasi-inutilisable sans connexion. Les premières réactions à ce prototype Cr-48 sont plutôt mitigées (On The Road With Cr-48: The Chrome Notebook Is Both Shiny And Tarnished, Google Chrome notebook unboxing photos and first impressions, Google’s Cr-48 Netbook Review: Is this the dawn of computing’s future?, ), mais cela n’a pas d’importance dans la mesure où cette machine ne sera jamais commercialisée (les premiers produits devraient sortir dans le milieu de l’année 2011).

Vers une informatique sans applications ?

Intéressons-nous donc au coeur de l’offre de Google : le Web Store. Nous avons maintenant la confirmation que Chrome OS est une version dépouillée de Linux dont l’unique objectif est de faire tourner le navigateur Chrome. Cela veut dire qu’il n’est pas possible d’installer des applications sur une machine propulsée par Chrome OS. Les équipes de Google jouent sur les mots en vous disant qu’il existe des milliers d’applications dans le Chrome Web Store, mais ce ne sont en fait que des services en ligne. Puisque le hardware ne compte pas (pour le moment), puisque l’OS est transparent et puisque nous connaissons déjà tout ce qu’il y a à savoir sur Chrome, la pierre angulaire de Chrome OS est donc sa marketplace d’applications (cf. Google Chrome OS = iOS + iTunes) et le principe de cloudbook.

La place de marché d'applications de Google

Ne vous laissez pas berner par le terme de cloudbook, c’est un concept qui n’est pas neuf : The Network Computer Arrives…Finally! et Time Your Attack: Oracle’s Lost Revolution. L’idée est de ne rien stocker sur la machine : les données ET les applications sont en ligne. Cette approche présente d’innombrables avantages (pérennisation des données, facilité d’entretien et de mise à jour, démarrage ultra-rapide…) mais présente aussi un gros inconvénient : pas de connexion, pas d’utilisation. C’est une approche radicale, mais pour bon nombre d’utilisateurs, un ordinateur n’a d’intérêt que s’il est connecté à internet.

La question est donc de savoir si un cloudbook peut remplacer un ordinateur traditionnel. Et là, les avis encore plus divisés : Chrome OS: What Is It Good For?, In Defense Of Chrome OS, Google, Chrome OS and the Big Picture, Google Goes to the Cloud for New Idea in PC System… En substance : un cloudbook ne peut pas remplacer réellement remplacer un ordinateur, mais avons-nous encore besoin d’un ordinateur ? Et c’est là où se situe le pari de Google : concentrer l’ensemble des usages informatique dans le navigateur.

Force est de constater que pour une bonne partie des utilisateurs, tout se passe dans le navigateur. Reste 5 à 10% d’usages qui peuvent potentiellement être migrés (retouche photo, musique…). Mon estimation est qu’une machine tournant sous Chrome OS pourrait convenir à la moitié de la population (grand public ET entreprise). Et c’est là le tour de force de Google : proposer une nouvelle approche de l’outil informatique qui se décline en BtoC et en BtoB. Si nous mettons de côté les graphistes et autres contrôleurs de gestion qui ont besoin de logiciels pour pouvoir travailler, il reste une très grosse partie de collaborateurs qui pourraient tout à fait se satisfaire d’un système d’exploitation diminué où toutes les applications seraient dans le navigateur (Emails, intranet, SalesForce, Zoho, Google Apps…).

Un des gros enjeux de Google va donc être de convaincre les DSI que l’ensemble des collaborateurs n’a pas forcément besoin d’une machine avec Windows et Office. Ils ont donc tout naturellement lancé il y a quelques jours un outil de déploiement de Chrome pour les entreprises : Chrome is Ready for Business. Il est ainsi tout à fait envisageable d’équiper le personnel « terrain » avec de telles machines en remplacement des terminaux client/serveur : gestionnaires d’entrepôts, vendeurs en boutique, guichetiers…

Le deuxième gros enjeu va être de séduire le grand public avec des applications en ligne qui tiennent la route. Et sur ce sujet, il existe déjà des choses tout à fait intéressantes : The Five Best Chrome Webapps That Aren’t Just Bookmarks. Et ce n’est qu’un début puisqu’il reste encore 6 mois à la communauté pour proposer des applications en ligne disruptives et 6 mois à Google pour perfectionner son OS. De plus, le principe de cloudbook est également une solution viable pour tous les contenus de divertissement :

Pourquoi cette obsession pour le navigateur ? Tout simplement parce que c’est là où Google gagne de l’argent. Plus Apple vous éloigne de votre navigateur (en déportant vos usages sur des applications propriétaires et vos loisirs sur des contenus verrouillés) et plus ils gagnent de l’argent. Avec Google, c’est l’inverse : plus vous passer de temps dans votre navigateur et plus ils gagneront de l’argent (notamment via leur modèle publicitaire qui se diversifie d’année en année).

Au final, le cloudbook à la sauce Google ne pourra pas concurrencer les ordinateurs traditionnels, mais peut potentiellement répondre aux besoins d’une large majorité des utilisateurs. Quelle majorité ? Tout est une question de persuasion (faire adhérer le grand public et les entreprises au principe de cloudbook) et de temps. D’ici à 2012, l’offre de Google pourrait ainsi menacer la moitié des parts de marché de Microsoft.

Deux obstacles : les périphériques et Android

Google vient donc de lever le voile sur sa stratégie, force est de constater qu’elle est ambitieuse. Il reste maintenant à résoudre deux problèmes de taille :

  • Le casse-tête de la compatibilité des périphériques. Sur ce point-là, il y a deux écoles : Essayer de rendre compatible le plus de périphériques et finir avec un OS obèse (Windows), ou se limiter à une sélection restreinte de périphériques « casher » (Mac OS). Je ne suis pas un spécialiste, mais je pense que Google a tout intérêt à imposer sa norme, mais je suis preneur d’avis structurés sur ce point.
  • Le possible phagocytage avec Android. Maintenir deux OS est en effet un travail titanesque et la logique voudrait de capitaliser sur une seule et même plateforme (comme peut le faire Nokia avec Meego). Certains observateurs s’empressent d’enterrer Chrome OS (Gmail Creator Paul Buchheit: Chrome OS Will Perish Or “Merge” With Android, Android Has Won — Time for Chrome OS to Move Along?), mais je reste persuadé que la disparité entre les terminaux ciblés est tellement large que c’est une tâche impossible (De la difficulté de concevoir une interface multi-terminaux). Exploiter deux OS me semble donc être une approche plus sécurisante dans un premier temps.

Encore une fois : Chrome OS tel qu’il nous ai présenté n’existe pas réellement. Le produit fini sera très certainement bien différent de ce que nous pouvons tester. Parviendront-ils à trouver des solutions à ces deux problèmes ? Oui je le pense. Les constructeurs sauront-ils proposer des machines avec un niveau de qualité suffisant ? Oui je le pense aussi. Google parviendra-t-il à nouer des partenariats intelligents avec les opérateurs pour proposer une offre viable ? Rien n’est moins sûr. Et c’est sur ce dernier « détail » que je suis le plus pessimiste. Puisse les opérateurs français voir plus loin que le bout de leur nez… Sinon il faudra attendre que Free lance son offre !

Social Media Landscape 2011

Traduit depuis l’article original : Panorama des médias sociaux 2011.

Social media is a rich ecosystem with perpetual evolution. A very good thing for users who can benefits from a large array of online services and social platforms, but a jigsaw for brands and marketers which have to face audience fragmentation. « Audience fragmentation », even with Facebook toping at 600 millions users? Yes indeed, because if Facebook is by far the most visible, users are generally using more than one social platform. Most of the time, average users are happy with Facebook’s large panel of functionalities, but hipsters and opinion leaders turn to different social online services.

Focusing mainly on Facebook carries the risk of paying attention only to the late majority. In order to reach most prolific users (i.e. power users), you will have to spend on less know and more innovative platforms. Educating people to social media’s diversity was my first motivator back in June 2008 when I created the first version of my Social Media Landscape:

Social Media Landscape in June 2008

In this chart I isolated 10 types of services (Publish, Share, Discuss, Network, Microblog, Lifestream, Livecast, Virtual Worlds, Games, MMO). Later on, I updated this chart with the Social Media Landscape Redux in April 2009:

Social Media Landscape in April 2009

In this second version I identified 4 main families of usage with 17 sub-families. I also started to introduce the idea of concentration on social platforms wich provide nearly equivalent functionnality but in one single (and convenient) place.

2010 was such a messy year for social media that I gave up the idea of publishing a third version. I indeed had a really hard time trying to elaborate a new classification since I was some new and disturbing social phenomenon like 4chan (a forum where you can share pictures anonymously), Ffffound (an invitation-only photo sharing service), Blippy (a service to share every purchase you make with your credit card) or the infamous Chatroulette.

Please note that this landscape was made in parallel with a similar project (also on third revision): The Conversation Prism. This prism is indeed a very good job, but I am not perfectly confortable with the classification (the Virtual Worlds slice is too approximated).

We are now (almost) in 2011 and we have a much more sharp vision of the social media ecosystem and emerging practices like social commerce or social search. So please find bellow a third version of my chart:

Social Media Landscape in January 2011

This new landscape is composed of 7 families which matches the 7 primary uses of social media (Hi-res versino available on FlickR). Within each of these families, I listed the main players:

What a nice collection of links! Once again, the aim of this chart is not to have an exhaustive list (otherwise the chart won’t be readable) but to give you a sharp overview of what type of services social media are made of. And within this overview, three players manage to grab full attention: Facebook, Twitter and Google.

As you can see in the comparison table bellow (hi-res version available on FlickR), each of this three players manage to provide an answer to the numerous needs regarding social media:

Social Media Comparison in January 2011 (Hi res version)

As you can see, Facebook and Google are able to compete with historical players, new comers and local players (mainly in France). For now, Google is still (relatively) quiet on the social field because his offering is spread on several platforms / brands, but the mysterious « +1″ project should link all these services into one unique social layer. Twitter manages to be present on most of the uses thanks to third-party services and a very dynamic ecosystem.

So for now Facebook is the true and unique Godzilla with the widest (but not necessarily the most original) array of services. Indeed, Facebook can be seen as the mall of social media: a convenient place where one can find every services offered elsewhere but in a single location.

As it is not the first time I try to map social media, I will not make any prediction on what will happens next. I remain nevertheless deeply convinced that relying your social strategy on Facebook alone is a very reductive approach. All the various online services available provide a much greater richness and more subtle social mechanisms. Taking the time to study all those will help you acquire a most sharper understanding on how social media works.

Compte-rendu de LeWeb10

Cette semaine se tenait la septième édition de la grand-messe annuelle à Paris organisée par Loic et Géraldine Lemeur. Une organisation impressionnante pour plus de 2.500 participants venus affronter la tempête de neige parisienne.

LeWeb sous la neige

Beaucoup de têtes connues croisées dans les couloirs (en fait les plus grands noms de la Silicon Valley) et l’anglais comme langue officielle. La première journée a été particulièrement riche en conférences, je vous en propose une petite synthèse.

Renault

Carlos Ghosn de Renault ouvre la journée avec un discours sur la dynamique d’innovation dans une industrie brick & mortar :

  • L’automobile n’est plus considérée comme une industrie innovante, elle se concentre surtout sur l’optimisation plutôt que l’innovation (conséquence : les jeunes trouvent que les voitures ont plus de défauts que d’avantages) ;
  • Tous les jours, 1 milliard de voitures circulent sur la planète. Il y en aura 2 milliards dans 10 ans, il va donc falloir trouver une solution (dans les pays émergents, la voiture est le premier besoin de consommation et signe d’émancipation sociale) ;
  • Les voitures doivent être considérées comme des solutions et non des problèmes, ils misent donc sur une nouvelle ligne de voitures 100% électriques (la Leaf qui démarre sa commercialisation ce mois-ci) ;
  • L’écosystème du groupe Renault / Nissan représente près de 2 M de personnes, d’où le besoin gigantesque (et le défi) de collaboration sur le projet de voitures électriques ;
  • Quand on regarde les progrès accomplis sur les téléphones mobiles en 10 ans, nous pouvons être très optimistes pour les voitures électriques ;
  • Ils souhaitent transformer la voiture d’un objet utilitaire en un objet émotionnel (vous pouvez vous souvenir de votre première voiture, mais pas de votre premier réfrigérateur) ;  pour cela, il ne faut pas déconnecter les conducteurs quand ils sont dans leur voiture ;
  • Ils prévoient d’investir 15% de leur budget de communication sur les nouveaux supports (médias sociaux, iPhone…).

Microsoft

Charlie Kindel à propos de Windows Phone 7 :

  • La commercialisation des nouveaux smartphones de Microsoft a commencé il y a un mois, mais il ne veut pas communiquer de chiffres ;
  • Il reconnait ouvertement l’incapacité de Microsoft a tenir la comparaison face à l’iPhone ou au Blackberry, ils ont donc décidé de recommencer à zéro (référence à Windows Mobile) ;
  • Intégration très forte entre Windows Phone et la Xbox (je précise que les deux OS exploitent Silverlight comme technologie d’interface et XBA pour la couche de social gaming) ;
  • Ils ne veulent pas commercialiser leur propre smartphone (contrairement à Google qui vient tout juste de lancer son Nexus S) ;
  • L’OS est prêt pour propulser des terminaux de type touchbook ;
  • L’intensité concurrentielle n’a jamais été aussi forte, mais le challenge n’a jamais été aussi intéressant.

Facebook

Ethan Beard au sujet des dernières innovations chez Facebook :

  • Il confirme la non-existence du Facebook Phone et confirme qu’ils n’ont pas réellement besoin d’un téléphone « maison » car Facebook est déjà présent sur l’ensemble des OS mobiles ;
  • Belle langue de bois sur la notion de confidentialité (« la priorité de Facebook est de laisser les membres choisir le mode de partage de leurs données« ) ;
  • Ils essayent de garder la tête froide au sujet de la croissance exceptionnelle de la plateforme et l’attribuent en partie à la chance (avoir été là au bon endroit au bon moment) ;
  • Ils ne se sont jamais sérieusement intéressés à la musique (contrairement à MySpace), mais sont paradoxalement très présents sur les plateformes musicales comme Spotify grâce à Facebook Connect (10.000 nouveaux sites connectés par jour).

Twitter

Jason Goldman à propos de l’évolution de Twitter :

  • Intégration très récente d’Instagram (affichage des photos dans le panneau de droite) et de nombreux autres services en cours ;
  • Ils vont investir pour améliorer l’expérience des clients mobiles (qui comptent beaucoup pour la communauté) ;
  • Ils sont en train de finaliser leur offre de tweets sponsorisés (incluant les applications tierces) ;
  • Leurs plus gros échecs concernaient des innovations visant à rendre le service plus sophistiqué, voilà pourquoi Twitter ressemble à ce qu’il était au commencement ;
  • Avec plus de 100 millions de tweets par jour, ils ont de quoi servir les besoins en information de tous les utilisateurs, reste à améliorer l’expérience de consommation de cette information (une référence à la notion de « content curation ») ;
  • Il vient juste d’annoncer son départ de la société (suivant ainsi le départ d’Evan Williams) ;
  • Le lancement de la nouvelle version a été la plus grosse étape de la société (nouvelle interface et meilleures performances).

MySpace

Mike Jones à propos de la nouvelle identité de MySpace :

  • Lors de la première édition de LeWeb, MySpace était l’étoile montante. Aujourd’hui la situation a beaucoup changé (avec l’avènement de Facebook, Twitter…) et la société a dû revoir son positionnement et se spécialiser sur le divertissement (musique, TV, cinéma, mais pas les jeux) et les moins de 35 ans ;
  • L’intégration récente de Facebook est le signe de l’arrêt des hostilités pour que chacune des deux plateformes puisse bénéficier de l’autre (MySpace ne se positionne donc plus comme un réseau social, mais comme un portail social) ;
  • Ils ambitionnent de devenir la destination de référence pour le social entertainment en s’appuyant sur des partenariats avec d’autres plateformes sociales ;
  • Sur les 150 millions de membres, près d’1/3 se connectent en situation de mobilité (ils investissent donc massivement sur une nouvelle série d’applications mobiles) ;
  • Tout comme Twitter, MySpace est une plateforme sociale ouverte qui permet aux internautes de tout voir sans être connecté (ou même avoir créé de compte) ;
  • Ils ont récemment lancé le principe des topic pages pour faciliter la découverte des contenus (encore une fonction de curation) ;
  • Ils misent beaucoup plus sur les contenus que sur les interactions sociales pour fidéliser leur audience (un héritage culturel du groupe News Corp).

Playfish / EA

Sébastien de Halleux à propos des social games :

  • 200M de social gamers pour 2MM d’internautes, il y a donc une grosse marge de progression ;
  • Beaucoup de nouveaux entrants en début d’année prochaine, notamment la version officielle de Monopoly sur Facebook (mais également des gros titres à venir de chez Disney et Popcap) ;
  • Le sport est un lien émotionnel très puissant pour convertir des internautes en joueurs (ils ont récemment lancé Fifa sur Facebook) ;
  • Leur plus gros titre est PetSociety avec 20M de joueurs (le double de WoW) ;
  • Ils restent encore beaucoup de place pour des catégories de jeux pas encore exploitées comme les FPS (NDR : et Paradise Paintball alors ?), les jeux de course automobile (à quand un Gran Tourismo sur Facebook ?) ;
  • Le terme de micropaiement ne va bientôt plus être pertinent, car le montant des transactions est toujours plus élevé (certains objets virtuels sont facturés plus de 5$) ;
  • Le modèle free-to-play fonctionne particulièrement bien avec les casual games, car le public ciblé (les non-joueurs) et le circuit de distribution (diffusion gratuite de masse) sont complètement différents des jeux traditionnels (pour lesquels le free-to-play ne fonctionnerait pas) ;
  • En moyenne 1 à 5% des joueurs de social games achètent des biens virtuels (comparés à 10% pour les casual games), les plus gros joueurs ont dépensé plusieurs milliers de $ ;
  • Ils ne sont pas inféodés à Facebook et choisissent la plateforme la plus intéressante (ils se sont lancés au Japon sur Yahoo! Mobage).

Vient ensuite un grand moment puisque Loic monte sur scène avec un costume d’Angry Birds !

Loic Lemeur déguisé en Angry Bird

Rovio

Mikael Hed à propos du succès et des plans d’Angry Birds :

  • 12M de versions payantes commercialisées sur iOS pour 30M de versions gratuites ;
  • La version Android est proposée avec un modèle différent (financé par la publicité) qui rapporte plus que le modèle payant ;
  • Ils ont déjà plus de 50 jeux à leur actif donc n’ont pas eu trop de mal à optimiser les performances ou à gérer le « problème » de fragmentation d’Android ;
  • Ils sont en train de finaliser les versions Windows Phone/console et sont très intéressés par le tout nouveau Chrome WebStore ainsi que Facebook ;
  • Le fait d’inclure un bouton vers la boutique directement dans le jeu a favorisé le succès des jouets et produits déguisés (ils sont en rupture de stock) ;
  • Ils ont étudié la possibilité de faire un long-métrage, mais le processus de création des studios imposent une sortie en salle en 2014, ils réfléchissent donc plutôt à d’autres canaux (TV ou web TV) ;
  • Ils ne sont pas à la recherche de financement, car ils sont « très très rentables ».

Nokia

Marko Ahtissari à propos de design industriel et de mobilité :

  • Ils ont beaucoup à apprendre d’autres secteurs d’activité (informatique, automobile…) et des interfaces naturelles ;
  • 1,3MM d’utilisateurs de téléphones Nokia, 250K nouveaux utilisateurs d’OVI par jour (3,5M d’applications téléchargées par jour) ;
  • OVI sera définitivement intégré dans MeeGo en 2011 ;
  • Ils sont persuadés que le marché souffrirait de la perte d’un constructeur européen (en terme de dynamisme et de compétitivité) ;
  • Le marché se focalise beaucoup trop sur l’iPhone, la concurrence réelle est ailleurs.

PayPal

Osama Bedier à propos de micropaiement :

  • Première question très embarrassante sur Wikileaks et le gel des comptes ordonné par le Département d’État US (pas de réelle réponse) ;
  • L’année dernière, ils ont ouvert la plateforme PayPal X, plus d’1MM de $ de transactions y ont transité ;
  • 2010 a été une année critique pour les paiements mobiles (où le point de bascule a été atteint) ;
  • L’humanité a connu plusieurs changements de moyens de paiement (métaux > papier > plastique) et va connaitre sa prochaine révolution dans les années à venir avec la mobilité (gros impacts à prévoir pour les petits commerces) ;
  • L’industrie musicale a été révolutionné en quelques années par un constructeur informatique (Apple et son iTunes), donc tout est possible, même dans le monde bancaire ;
  • Près de la moitié des achats (en et hors ligne) a été influencé par le web, le commerce de détail est donc en train de changer et PayPal doit accompagner se changement ;
  • Le commerce en ligne représente 4% des échanges mondiaux, trois leviers vont permettre conquérir les 96% restant (mobile, social et local).

Google

Marissa Mayer à propos des services en mobilité :

  • Elle s’occupe maintenant des produits locaux et ils travaillent sur la notion de découverte contextuelle (lorsque l’on vous fait découvrir quelque chose sans que vous en ayez fait la demande explicite) ;
  • Ils sont en train de dupliquer la terre (Maps + Earth + Street View + Local + Places), d’en faire un « monde miroir » ;
  • Latitude et sa capacité à faire des « check-ins silencieux » ne s’adresse qu’à une petite partie de la population (ceux qui sont d’accord pour indiquer leur position géographique à chaque instant) ;
  • HotPot est la couche sociale officieuse pour Places (« Ceux qui ont dîné dans ce restaurant ont également aimé…« ) ;
  • Démonstration sur scène du Nexus S (propulsé par Android 2.3) et de la V.5 de Google Maps avec le principe de dynamic rendering pour améliorer la fluidité de l’interface ainsi que la possibilité de basculer en vue 3D pour se repérer plus facilement ;
  • Le Nexus S n’est pour le moment commercialisé qu’aux US et UK, le reste des pays viendra dans le courant de l’année prochaine ;
  • Fortes synergies avec les autres projets de terminaux alternatifs (Chrome OS, Android 3 sur touchbook, Google TV…) et de nombreux nouveaux services / modèles à trouver.

DeNA

Tomoko Namba à propos de réseaux et jeux sociaux au Japon ;

  • DeNA = 20 millions d’utilisateurs mobiles pour 1,2MM$ de C.A. (donc un ARPU de 60$/ut.) ;
  • La dynamique sociale de Mogabe-Town repose sur la découverte de nouveaux amis au travers des jeux plutôt que sur les interactions sociales avec des anciens amis (comme Facebook et son principe de graph social) ;
  • Il y a encore beaucoup de feature phones au Japon, mais les smartphones vont connaitre un gros essor l’année prochaine (se rapprochant ainsi des configurations de marché européennes) ;
  • Le rachat de ngmoco fait partie de leurs plans d’expansion internationale, ils sont en train de faire du transfert de compétences / cultures ;
  • Ils ne se considèrent pas comme concurrent direct de Zynga car ils se positionnent comme éditeur de plateformes (tout comme ngmoco avec Plus+).

RIM

Christopher Smith à propos de Blackberry et de la mobilité :

  • La plateforme Blackberry est affiliée à plus de 500 opérateurs dans le monde, ils fournissent de gros efforts pour faire grossir la communauté de développeurs et le nombre d’applications disponibles sur la marketplace (ils étudient pour celà de nouveaux modèles de distribution) ;
  • Le SDK du Playbook ouvrent de nombreuses possibilités (grand écran tactile, navigateur web avec Flash…), reste à la communauté de se l’approprier ;
  • Ils sont convaincus que les touchbooks sont destinés à d’autres usages (ou au moins contextes d’usage) que les smartphones, d’où leur choix de livrer deux systèmes d’exploitation (BlackberryOS et PLaybookOS) ;
  • Ils ambitionnent de faire sortir les services en ligne du navigateur et de les intégrer à l’OS au travers d’une expérience cohérente et sécurisée (NDR : C’est ce que propose Palm avec son dernier PalmOS).

Foursquare

Dennis Crowley à propos des services de localisation :

  • La société n’a que 40 employés (4 personnes l’année dernière) pour 5M d’utilisateurs (2M de check-ins par jours) ;
  • L’idée originale remonte à 2005 avec DodgeBall, un service qui a été lancé avant l’arrivée des smartphones (société rachetée par Google puis abandonnée), ils ont rajouté une dimension ludique avec les badges ainsi que les cartes ;
  • L’idée des coupons locaux revient à une poignée de commerçants à San Francisco (il n’y avaient pas pensé) et a permis à la société d’intéresser des investisseurs et de faire leur première levée de fonds ;
  • Leur récente levée de fonds les a beaucoup occupés, ils vont maintenant pouvoir se concentrer sur l’évolution du produit et finaliser une offre cohérente pour les marques et les marchands (notamment un programme de fidélité) ;
  • La moyenne est de 3 à 5 check-ins par jour (NDR : à confirmer) ;
  • Il ne s’inquiète pas vraiment du lancement de Facebook Places car ce n’est que le dernier d’une longue liste de concurrents (Gowalla, Yelp…) et car ils se différencient par une approche plus ludique (les badges) qui pousse les utilisateurs à expérimenter et découvrir de nouveaux endroits (NDR : SCVNGR propose la même chose) ;
  • Ils viennent de monter un partenariat avec Endemol au Brésil pour pouvoir faire des check-ins devant leurs émissions de TV réalité (NDR : bientôt la même chose avec des séries TV comme le propose Glue ?).

Voilà, cette première journée très enrichissante se termine. Je n’ai pas pu assister à la seconde journée mais vous pourrez trouver des comptes-rendus ailleurs. Un grand bravo à Loic, Géraldine et toute leur équipe pour l’organisation de cet évènement. Vivement l’année prochaine !

Rappel : Yulbiz Paris demain soir à partir de 18H30

Un petit billet pour vous rappeler que demain soir se tiendra la dixième édition des Yulbiz Paris au Bon Pêcheur (12 Rue Pierre-Lescot, 75001 Paris, M° Châtelet-Les Halles). Je précise que « demain soir » signifie « lundi 6 décembre 2010 à partir de 18H30« . Ce Yulbiz Paris N°10 sera pour vous l’occasion de rencontrer et de discuter avec les meilleurs bloggueurs québécois (dont Claude MalaisonPhilippe MartinBenoit DescaryIsabelle Lopez…).

Il y a déjà plus de 70 inscrits sur la page de l’évènement donc nous occuperons tout le 1er étage du bar. Cette rencontre est libre et ouverte, la consommation d’au moins une boisson est tout de même de rigueur sinon nous ne pourrons plus utiliser ce lieu (et ça serait bien dommage, car il est idéalement situé).

Je vous rappelle également la question du jour : « Le Capital social dans l’entreprise 2.0, utopie ou pierre angulaire de l’entreprise collaborative ?« . Pour cette dixième nous allons innover : plus de carnet, vous devrez poster vos réponses directement sur le site prévu à cet effet (yulbizparis.posterous.com) pour cela merci d’envoyer vos contributions et photos à post@yulbizparis.posterous.com, ou sur Twitter avec le hastag #YulbizPAR.

Je vous donne donc RDV demain soir, ça sera l’occasion de parler (entre autre) de la nouvelle page de profil de Facebook et du lancement probable cette semaine de Chrome OS. N’oubliez pas vos cartes de visite !

L’actualité de mes autres blogs (novembre 2010)

Récapitulatif des articles publiés sur mes autres blogs.

L’actualité des interfaces riches appliquées au e-commerce sur RichCommerce.fr :

L’actualité des plateformes sociales sur MediasSociaux.com :

L’actualité des univers virtuels et du v-business sur MarketingVirtuel.fr :

L’actualité des interfaces riches sur InterfacesRiches.fr :

L’actualité de l’entreprise 2.0 sur Entreprise20.fr :

L’actualité de l’utilisabilité sur SimpleWeb.fr :

La suite le mois prochain.