Archives pour le mois novembre 2010

Ouverture des inscriptions pour la formation Social Marketing du 27 janvier 2011

Comme annoncé récemment (7 blogs thématiques = 7 formations), j’entame ma série de formations de l’année 2011 avec une première session sur les médias sociaux : Social Marketing : Définissez la stratégie de votre marque sur les médias sociaux. Cette formation se déroulera le jeudi 27 janvier 2011 à Paris (j’ai trouvé un très beau petit amphi près de la place de l’Opera), j’aurais le plaisir de vous accueillir pour 8 H d’enseignement et de retour d’expérience sur les médias sociaux en compagnie de Cédric Deniaud (mon co-rédacteur sur MediasSociaux.com).

Le coût pédagogique est de 1.500 € HT (1.250 € HT pour les inscriptions avant le 27/12/2010). Je vous rappelle que votre employeur a obligation de cotiser à un budget formation. Renseignez-vous en interne car cette formation peut être prise en charge par votre organisme collecteur (OPCA) dans le cadre de la formation professionnelle continue.

Concernant le programme de cette journée de formation, le point de départ est le suivant : Vous avez déjà une page Facebook et un compte Twitter, vous avez déjà tenté une campagne de buzz ou de relation-bloggueurs, et maintenant ? L’objectif de cette formation est de vous donner le cadre et la méthode pour définir une stratégie de présence viable et pérenne sur les médias sociaux. Il ne sera donc pas question d’expérimentations, d’essayer d’identifier le dernier service à la mode ou le derniers truc qui buzz, mais plutôt d’anticiper, de planifier, de structurer, de prioriser, de mettre en oeuvre, de mesurer…

Au cours de cette journée de formation, nous aurons l’occasion d’aborder les points suivants :

Ouf, ça fait un sacré programme ! Cette journée de formation sera également l’occasion d’échanger de façon plus informelle sur les problématiques spécifiques de votre marque ou sur des thématiques qui n’ont pas été abordées sur mes blogs.

Autant vous dire que je suis sur-motivé par cette formation, j’espère vous faire partager mon enthousiasme et mes connaissances. Pour les inscriptions, il vous faut télécharger et remplir le bulletin d’inscription. Petit conseil : Ne tardez pas à envoyer votre demande de prise en charge à votre OPCA car ils mettent entre 2 et 3 semaines à retourner leur accord.

Mes 3 sites coup de coeur (novembre 2010)

Ce soir je vous propose de découvrir trois sites haut en couleurs pour égayer ces mornes journée pré-hivernales.

Commençons avec Courier, une application de multipublication pour Mac :

La page d'accueil du site de Courier

Oui je sais, vous avez vaguement l’impression d’avoir déjà vu cette construction de page ailleurs. Il n’empêche… ça fait toujours beaucoup de bien de tomber sur une page aérée comme celle-ci (en y réfléchissant bien, je n’ai jamais vu de page d’accueil avec si peu de texte). Comme toujours, j’apprécie le découpage horizontale par couche, les typos originales et la flèche qui sort du cadre en bas à droite pour attirer l’oeil. Vous noterez au passage l’effet « loupe » au survol des bulles sur la capture d’écran.

Poursuivons avec Gort Kids, une halte-garderie anglaise (enfin je crois) :

La page d'accueil de Gort Kids

J’adore l’harmonie des couleurs et le contraste proposé pour rythmer la page en hauteur. Les textes sont courts et les titres et boutons parfaitement mis en valeur avec l’astuce graphique du ruban que se replie derrière le bloc. J’aime aussi la simplicité du logo et le très beau fond d’écran.

Terminons avec le site de Min Tran, un web designeur vietnamien :

La page d'accueil de Min Tran

Les couleurs sont beaucoup moins tranchées qu’avec les deux exemples précédents, mais parfaitement reposante, tout en donnant un bon dynamisme à l’ensemble (notamment grâce à une très bonne exploitation des pictos). Vous noterez également le très bon travail au niveau des textures (fond de cartouche, fond de page et bandeau de navigation) ainsi que le choix original des typos. Ne quittez surtout pas ce site sans visiter le footer !

Rendez-vous le mois prochain pour une nouvelle sélection de sites.

7 blogs thématiques = 7 formations

Après plus de 12 ans à travailler comme prestataire, il est temps pour moi de changer d’horizon professionnel. 12 ans c’est long, et je ressens vraiment le besoin de passer à autre chose et de me lancer dans un nouveau challenge professionnel. Rassurez-vous, il n’est pas question de changer complètement de branche, mais plutôt de concilier mes deux activités favorites : l’écriture et la prise de parole.

À partir de l’année prochaine, j’arrête mon activité de consulting pour me recentrer sur l’organisation de formations. Cette nouvelle orientation est motivée par trois constats :

  1. Nous sommes réellement dans une période charnière pour le web et l’économie numérique. Entre l’avènement des médias sociaux et de la mobilité, l’accélération du rythme d’innovation et l’émergence de nouveaux modèles économiques, il devient de plus en plus complexe d’avoir une vision complète et affutée sur le marché, les enjeux et les acteurs en présence.
  2. Il existe, à mon sens un gros déficit de clairvoyance quant à l’appréhension des changements en cours : Non, vous ne créerez pas le buzz en lançant une application iPad ; Non, être sur Facebook ne va pas vous aider à améliorer votre relation client ; Non, HTML5 ne va pas remplacer Flash; Non, installer SharePoint 2010 ne va pas vous permettre de doubler votre productivité ; Non, utiliser Magento ne va pas vous permettre de doubler vos ventes… Cette période charnière est malheureusement source de confusion et de mésinterprétation.
  3. Il y a en France trop de conférences où l’on parle beaucoup, mais où l’on apprend peu (car il est beaucoup plus simple de monter une table ronde que de délivrer des enseignements structurés).

Tout ceci me motive pour créer des journées de formation en rapport avec les blogs que je rédige. Ces journées seraient comme des rendez-vous annuels où je pourrai récapituler de façon structurée et exhaustive mes connaissances sur un sujet et les transmettre sous un format qui privilégie la richesse et la pédagogie. Ces formations suivraient ainsi toutes le même schéma : état des lieux, décryptage, étude de cas, plan d’action et prospective. Elles seraient accompagnées de fiches récapitulatives permettant aux participants d’appliquer de façon concrète les enseignements de mes formations.

Pourquoi des formations et non des conférences ? Tout simplement car je veux maitriser de bout en bout le contenu de mes journées, et car les formations sont quasi-gratuites : elles rentrent dans le cadre de la formation professionnelle continue et donc du budget formation auquel votre employeur a obligation de cotiser.

Concernant les thématiques de ces formations, je resterai en terrain connu puisqu’elles correspondront aux thèmes que j’aborde sur mes blogs. Comme je tiens à maitriser complètement le contenu, j’envisage de faire une formation par thème et par an. Si j’évite de les planifier pendant les mois avec des congés, ça nous donne le calendrier prévisionnel suivant :

  • Médias sociaux et social marketing en janvier ;
  • Interfaces riches en mars ;
  • Marketing virtuel et social games en mai ;
  • E-commerce en juin ;
  • Mobilité et terminaux alternatifs en octobre ;
  • Utilisabilité et expérience utilisateur en novembre ;
  • Entreprise 2.0 et collaboration en décembre.

Comme annoncé dans le titre du billet : 7 blogs thématiques = 7 formations. Les plus attentifs d’entre-vous auront remarqué une formation sur la mobilité et les terminaux alternatifs, elle correspond à un sujet que j’aborde depuis bien longtemps et à un nouveau blog qui sera lancé dans les prochains jours. La bonne nouvelle pour vous (mes chers lecteurs) est que je vais consacrer plus de temps à mes blogs, avec un doublement du rythme de publication.

Plus concrètement j’ai quasiment finalisé le programme de ma première formation (sur les médias sociaux et le social marketing) qui se tiendra à Paris le jeudi 27 janvier 2011. Normalement la date ne devrait pas bouger, mais j’ai encore 2 ou 3 détails à régler avant de tout bloquer. Le programme détaillé est prêt et devrait être publié la semaine prochaine (en même temps que les bulletins d’inscription vous permettant de faire une demande de prise en charge de formation).

Voilà, je place beaucoup d’espoir dans ce nouveau projet professionnel et j’espère que la qualité de mes écrits et le format que je propose sauront vous convaincre de participer à ces formations. Plus de précisions à suivre dans le courant de la semaine prochaine…

Nouveaux thèmes graphiques et changements professionnels

Après 1 an 1/2 de bons et loyaux services, l’ancien thème graphique de ce blog a été remplacé par un nouveau thème plus clair et plus minimaliste :

Le dixième thème graphique de FredCavazza.net

J’ai voulu ce nouveau thème plus aéré et moins chargé que le précédent. La réalisation a été confiée à Francis qui a fait du très bon travail pour interpréter et traduire mes indications (« j’veux du blanc« ). La maquette graphique parle pour elle, mais je vous livre quand même les explications de l’artiste : « J’ai voulu faire du minimalisme jusqu’au bout : 95% de typographie, un layout simple, et un travail sur différentes tonalités d’une même couleur. Une police Slab pour asseoir une certaine légitimité, expertise, et qui se marrie très bien avec les tons bruns et gris, le tout en respectant les règles ergonomiques imposées par Fred« .

Il reste encore un peu de travail d’optimisation sur la mise en page et le réglage des contrastes mais le thème est quasi-finalisé. Concernant la technique, le gabarit a été réalisé en HTML5 (avec les balises article, section…) et en CSS3 avec des typographies exotiques. Comme ce thème n’est pas très sophistiqué, les expérimentations en matière de CSS3 ne sont pas aussi poussées que sur MarketingVirtuel.fr (également réalisé par Francis) où je pense avoir utilisé tout ce que la version 3 des feuilles de style peut proposer (coins arrondis, transparence, transition…) :

Le thème graphique de MarketingVirtuel.fr

Si vous consultez ces blogs avec Internet Explorer, vous aurez très certainement des problèmes de rendu, c’est tout à fait normal, car ces nouveaux thèmes graphiques ne sont volontairement pas optimisés pour IE6, 7 ou 8. C’est une décision dont je suis entièrement à l’initiative et qui est motivée par plusieurs choses :

  • Le désir d’expérimenter les dernières nouveautés d’HTML et de CSS ;
  • La volonté de ne pas alourdir inutilement le code source avec des astuces à la noix pour faire plaisir à un navigateur lancé il y a presque 10 ans (je fais référence à IE6) ;
  • L’envie de motiver les visiteurs à mettre à jour régulièrement leur navigateur (si vous ne voulez pas utiliser Firefox ou Chrome, je vous rappelle qu’IE 9 est disponible en beta).

Suite à ces deux nouvelles versions, les autres blogs devraient également bénéficier très prochainement d’un ravalement pour accompagner un changement majeur dans ma vie professionnelle. Mais j’aurais l’occasion de vous en reparler en fin de semaine…

Tous à Saint-Denis pour LeWeb’10 et à Paris pour le dixième Yulbiz

Le mois prochain je serai à La Plaine Saint-Denis à l’occasion de la grande messe européenne des start-ups : LeWeb’10. Le thème de cette nouvelle édition est la notion de plateforme et se déroulera les 8 et 9 décembre prochains.

« Le web comme une plateforme« , ça ne vous rappelle rien ? Mais si enfin, il s’agit d’un des fondamentaux du Web 2.0 (une plateforme pour les utilisateurs avec les réseaux sociaux, une plateforme pour les entreprises avec les places de marché, une plateforme pour les services avec les APIs, une plateforme pour les objets connectés avec les mécanismes de NFC…).

J’aurai donc la chance de côtoyer les 2.500 participants de cette manifestation (en anglais, car il y a près de 50 pays représentés) en tant que « blogueur officiel« . Je serai ainsi particulièrement attentif aux interventions suivantes :

  • Les discours de Carlos Ghosn (le patron de Renault) et de Shai Agassi (CEO de Better Place) pour nous parler de la voiture de demain ;
  • Les prises de parole d’habitués comme Marissa Meyer (Google), Michael Arrington (Techcrunch), Denis Crowley (Foursquare), Robert Scoble & cie ;
  • Les interventions de Mikae Hed (CEO de Rovio, l’éditeur d’Angry Birds), Tomoko Namba (CEO de DeNA, la société qui a racheté ngmoco), d’Alexander Tamas (DST, un des principaux investisseur dans Facebook et Zynga) et d’Henri Seydoux (Parrot) sur les jeux du futur ;
  • Et plein d’autres que vous pouvez découvrir sur le programme.

Mais il y aura également la StartUp Competition avec des services très innovants en matière de mobilité, de mécanique sociale et même de green IT.

Autre événement à ne pas rater : Yulbiz Paris N°10 qui se tiendra le lundi 6 décembre en l’honneur de nos amis québécois (Claude Malaison, Philippe Martin, Benoit Descary, Isabelle Lopez…). Le thème de cette dixième édition sera : « Le Capital social dans l’entreprise 2.0, utopie ou pierre angulaire de l’entreprise collaborative ?« . L’occasion pour moi de ressortir le fameux carnet pour notez vos réponses.

Vivement le mois prochain !

Dernier rappel pour la Journée Mondiale de l’Utilisabilité 2010

Nous sommes à seulement deux jours de la Journée Mondiale de l’Utilisabilité, aussi je me permets de vous rappeler le programme très alléchant de cette sixième édition consacrée à l’utilisabilité des sites d’information :

  • Alexandre Brachet de l’agence Upian viendra nous parler de la genèse des webdocumentaires et notamment de Prison Valley et Gaza / Sderot (j’ai déjà eu l’occasion de vous en parler ici : Une nouvelle expérience de consommation des médias avec les webdocumentaires) ;
  • Benoit Drouillat des Designers interactifs va nous faire un panorama des designs de la presse en ligne (Une réflexion sur la notion d’ergonomie de l’information, l’émergence de modèles innovants et l’évolutionnisme des médias d’information en ligne) ;
  • Caroline Goulard d’ActuVisu va nous présenter les techniques de visualisation interactive des données (Comment rendre visibles et parlantes les données grâce à une expérience utilisateur novatrice, au service de la compréhension du public, et de la diversification de ses modes d’engagement dans l’information) ;
  • Eric Mettout, rédacteur en chef de L’Express.fr, va nous parler d’écriture web (Comment adapter les techniques rédactionnelles pour mieux intégrer les spécificités du web : liens, formats et médias web, temps réel, réseaux sociaux, communautés…) ;
  • Romain Landsberg et Martin Vialle de Backelite partagerons leur expérience de conception sur les terminaux mobiles (iPhone, iPad, Android) et sur les différents formats (applications, sites web mobiles…) ;
  • J’essayerais enfin de résumer l’impact du web social sur les sites d’information (impact sur les interfaces, les arborescences, les parcours-utilisateurs, les modes d’interaction…).

Bref, n’hésitez pas à vous inscrire, car c’est gratuit et que ça ne se passe qu’une seule fois dans l’année !

Après le web, Facebook veut dominer le mobile

Cette nuit, Mark Zuckerberg a présenté au monde entier les dernières évolutions de Places, la plateforme de géolocalisation de Facebook. Rassurez-vous, je ne vais pas paraphraser les annonces de la soirée, d’autres l’ont fait mieux que moi : Everything You Need To Know About Today’s Facebook Announcements. En résumé, les évolutions de Places concernent trois aspects :

  • Une intégration plus forte sur les smartphones (iPhone et Android pour le moment) avec la possibilité de lier son profil Facebook a n’importe quelle application mobile en un clic ou de façon automatique (« Single Sign-On« ) ;
  • Un jeu d’API beaucoup plus complet permettant à n’importe quelle application de rechercher, de lire ou d’écrire dans la base de données de Facebook Places ;
  • Des fonctionnalités de coupons de réduction et d’offres commerciales à destination des commerçants (« deals« ).

C’est donc une sacrée grosse nouvelle pour toutes celles et ceux qui suivent le dossier de près et un gros bouleversement pour les 200 millions d’utilisateurs de Facebook Mobile (sur smartphone et touch.facebook.com). L’histoire ne dit pas par contre quel pourcentage des utilisateurs mobiles exploite les fonctionnalités de Places. Difficile pour le moment de faire des projections, mais les premières études sur le sujet parlent d’une moyenne à 5% des utilisateurs de terminaux mobiles : Check-in Craze Not Mainstream Yet. 5% de 200 millions, ça fait 10 millions d’utilisateurs potentiels dans le monde. Un beau chiffre, mais qui ne reflète pas les fortes disparités dans le potentiel réel de ces annonces.

Facebook Places = Facebook Platform for Mobile

La première chose à savoir sur Facebook Places, c’est que ce n’est pas réellement un produit fini, ou plutôt que ce n’est pas un service à part entière, mais plutôt une plateforme sur laquelle vont venir se greffer des services. En ce sens, Places s’intègre à la philosophie de la Facebook Platform. Donc concrètement, il n’est pas possible de comparer Facebook Places à Foursquare, Gowalla ou Brightkite. Ainsi, ces services peuvent tout à fait cohabiter et se nourrir.

Par contre, Facebook Places en tant qu’agrégateur des check-ins se situe en concurrence frontale avec Check.in et avec Google Places pour l’annuaire géolocalisé des commerçants (mais nous reviendrons dessus plus tard). Ceci étant dit, la comparaison est limitée, car la plateforme de Facebook est extrêmement modulaire et peut ainsi ouvrir d’innombrables possibilités d’innovations. Le problème, c’est que ces possibilités perdent de leur attrait dès qu’elles traversent l’Atlantique (voir la section suivante).

De plus, le succès d’une plateforme se mesure à la qualité des services qui sont greffés dessus. Mais rien  n’empêche ces fameux services de basculer d’une plateforme à une autre si les conditions sont plus avantageuses (à l’image de SCVNG qui a commencé sur Facebook Places et qui lorgne maintenant du côté de Google Places : SCVNGR Uses Google’s Places Database for Aggressive International Expansion).

Des applications commerciales bridées par la loi française… et les concurrents

Le programme Deals de Facebook Places va donc permettre aux commerçants d’émettre des coupons de réduction aux personnes qui se signalent dans leur boutique (« Individual Deal« ), à celles qui se signalent plusieurs fois (« Loyalty Deal« ) et à celles qui font venir des amis (« Friend Deal« ) :

Premiers écrans des coupons mobiles dans Facebook Places

Tout ceci est très intéressant sur le papier, mais présente des zones d’ombre qui ternissent ce tableau idyllique :

  • Le potentiel des coupons mobiles n’est délivré qu’à partir du moment où les membres se signalent dans un commerce, or la fonction de géolocalisation est fortement encadrée par la loi française (l’utilisateur doit donner son accord explicite à CHAQUE géolocalisation) et peut facilement être contournée (des robots pourraient ainsi siphonner les coupons de tout un quartier en quelques secondes).
  • Il n’est possible de se signaler qu’à un seul endroit à la fois. Que se passe-t-il le jour où je me promène dans un centre commercial : il faudra que je me signale dans toutes les boutiques pour avoir les coupons ?
  • Comment faire pour cibler les coupons sur les membres les plus intéressants ? Ou plus exactement : Comment relier une base CRM (et son programme) avec des utilisateurs qui ne peuvent pratiquer la géolocalisation silencieuse ? Ça fonctionne bien quand GAP offre des jeans aux 10.000 premières personnes, mais après ?
  • Comment faire pour gérer de façon centraliser les coupons au niveau d’une chaine de distribution ? Je m’étais posé la question au moment de la sortie du service et ce point n’a toujours pas été réglé.
  • Comment vont se régler les litiges avec les commerçants ? Je m’étais ainsi amusé à créer et dénoncer un lieu « Chateau de Versailles » fictif. C’était il y a 1 mois et il ne s’est toujours rien passé…
  • Comment se régler les litiges avec les utilisateurs qui vont être impliqués à leur insu dans des Friend Deal (tout comme ils sont déjà impliqués sans leur consentement dans les tout nouveaux Groups) ?

Outre ces quelques points précis, Facebook va surtout devoir faire face à deux difficultés majeures :

  1. Leur base de données de commerces et points d’intérêt est bien plus pauvre que celles des city guides déjà en activité depuis de nombreuses années (comme Yelp ou les Pages Jaunes) ;
  2. Ils ne possèdent pas de fond cartographique, contrairement à Google, et doivent donc utiliser celui des autres.

Je doute que ces concurrents se laissent tranquillement grignoter par Facebook. Pour le moment tout repose sur des partenariats,mais que se passera-t-il lorsque les partenaires se montreront plus regardants (au hasard Microsoft avec Bing Maps) ?

De plus, consulter une carte est un réflexe naturel lorsque vous arrivez dans un quartier que vous ne connaissez pas bien. Même si vous avez une grande quantité d’amis, je doute qu’ils puissent vous renseigner de façon plus efficace que Google Maps, surtout si ce dernier est couplé avec les toutes dernières fonctions de city guide (It’s A Location Turf War As Google Rolls Out Place Search). En ce sens, le fond cartographique de Google sert ainsi de « produit d’appel » pour pouvoir exposer les utilisateurs aux Local Ads, le concurrent direct des Deals de Facebook (Google Gives Local Businesses an Advertising Boost).

Facebook, le nouveau roi du mobile ?

Les ambitions de Facebook sont donc clairement annoncées en ce qui concerne la mobilité : devenir la couche sociale universelle des terminaux mobiles. OK très bien, mais cette vision utopique n’intègre pas deux acteurs majeurs de la mobilité : Apple et Google. Que se soient pour l’iPhone ou pour les smartphones tournant sous Android, la couche la plus basse du système reste maitrisée par ces deux acteurs qui ne comptent pas non plus se laisser évincer par Facebook.

Les possesseurs d’iPhone sont ainsi obligatoirement liés à Apple avec iTunes (une gigantesque base de données de centaines de millions de profils… et de cartes de crédit). De même, les utilisateurs d’Android possèdent nécessairement un compte Google (Gmail, Profile ou autre) avec un mécanisme d’authentification qui est nativement intégré au système d’exploitation. Je doute qu’ils laissent le mécanisme d’authentification de Facebook se substituer au leur.

Pour le moment ces deux acteurs n’ont pas ouvert les hostilités, quoi que : Apple et Facebook sont toujours « en discussion » en sujet de Ping et Google vient juste de modifier ses CGU pour compliquer la tâche de Facebook (Google To Facebook: You Can’t Import Our User Data Without Reciprocity). Le message semble donc être clair : la situation va se corser pour Facebook à mesure que les services déployés vont venir menacer leur position dominante ou leurs revenus (ils exigeront une part du gâteau).

Facebook, le nouveau roi des réseaux sociaux de proximité ?

Avec ce nouveau Places, nous sommes en droit de nous demander si Facebook ne va pas s’imposer comme le nouveau réseau social de proximité. Là encore j’en doute, car la légitimité de Facebook sur ce créneau reste à prouver.

Il a fallu des années à des acteurs de niche comme Peuplade ou Ma-résidence pour s’implanter dans des quartiers bien délimités, des années au cours desquelles ces services ont su gagner la confiance des habitants, des commerçants, et du soutien des municipalités locales. La confiance est réellement un élément clé pour les réseaux sociaux de proximité. Développer des interactions sociales autour de jeux avec un pseudo est une chose, partager des choses avec vos voisins en est une autre. Tant que Facebook s’amusera à changer régulièrement les CGU du service et à proclamer que le graph social a besoin d’être libéré, il ne sera pas possible de construire des interactions sociales durables sur une plateforme ayant un pied en ligne et l’autre hors ligne.

Ce qui peut par contre être fait, c’est de s’appuyer sur Facebook comme levier de croissance. Facebook Connect peut ainsi servir à fluidifier le processus d’inscription (Astuce : Utiliser Facebook Connect pour de la pré-inscription), mais de toute façon les utilisateurs doivent créer un compte, car il serait trop risqué de déléguer entièrement cette partie à Facebook. C’est notamment ce que fait Ma-résidence (et des services beaucoup plus gros comme la communauté d’Allocine).

Donc non, je reste persuadé que les acteurs en présence ne sont pas menacés par ce nouveau Facebook Places qui est plus tourné vers les commerçants que vers les habitants.

Facebook, le nouveau roi du web ?

Avec son audience colossale et cette nouvelle plateforme mobile, nous sommes en droit de nous demander qu’est-ce qui pourrait bien arrêter Facebook dans sa course à la domination du monde numérique. Même si le succès de la plateforme est indéniable, il reste encore à Facebook une ultime épreuve à franchir : celle de la juridiction territoriale, à savoir de lier des relations durables avec les gouvernements des pays dans lesquels le réseau est présent.

Je n’aborderais pas le cas des pays totalitaires qui bloquent l’accès à Facebook (Iran…) mais j’attire votre attention sur la bataille juridico-politique qui vient de démarrer avec les gouvernements de pays comme la Canada ou l’Allemagne : Germany: Facebook Illegally Accessed, Saved Non-User’s Data et Another Canada Privacy Commission Probe Looms Over Facebook.

Le problème est le suivant : Les données des utilisateurs sont hébergés aux États-Unis, donc sous la juridiction de l’état où se situe le data center ainsi que du Patriot Act. Les gouvernements précités sont (à juste titre) inquiets en ce qui concerne le respect des droits de la confidentialité des données personnelles de leurs ressortissants.

Que va-t-il se passer quand l’U.E. va commencer à s’intéresser de très près à Facebook ? Pour mémoire, l’U.E. a réussi à faire plier Microsoft, pensez-vous qu’une petite start-up de 2.000 personnes les impressionnent ? Le but du législateur européen n’est pas de neutraliser les start-up de la Silicon Valley, mais une procédure avec l’U.E. risquerait de sérieusement affaiblir Facebook qui devrait procéder à de lourds changements structurels pour se plier aux contraintes des pays qui le rappelleraient à l’ordre (sans compter le coût de la procédure en elle-même).

Conclusion : Même si Facebook continue de briller par ses chiffres de croissance et ses nouvelles ambitions sur la mobilité, je ne peux m’empêcher de penser que cette réussite ne repose pas sur des fondamentaux stables. En d’autres termes : Facebook est un géant aux pieds d’argile. Cela veut-il dire que Facebook va s’effondrer sous son propre poids ? Non il y a peu de chances. Par contre je vous invite fortement à réfléchir à deux fois avant de faire reposer votre présence au sein des médias sociaux uniquement sur Facebook.

Heu… de quoi parlions-nous déjà ? Ha oui, de Facebook Places. Malgré les réserves émises plus haut, cela ne doit en aucun cas vous brider dans l’extrapolation locale de votre marque et de vos campagnes. Pensez simplement à expérimenter différentes plateformes.

L’actualité de mes autres blogs (octobre 2010)

Récapitulatif des articles publiés sur mes autres blogs.

L’actualité des interfaces riches appliquées au e-commerce sur RichCommerce.fr :

L’actualité des plateformes sociales sur MediasSociaux.com :

L’actualité des univers virtuels et du v-business sur MarketingVirtuel.fr :

L’actualité des interfaces riches sur InterfacesRiches.fr :

L’actualité de l’entreprise 2.0 sur Entreprise20.fr :

L’actualité de l’utilisabilité sur SimpleWeb.fr :

La suite le mois prochain.