Les petits e-commerçants ont le blues, mais ils ne devraient pas
J’ai comme l’impression qu’avec la maturation du commerce en ligne en France (dominé par de très gros acteurs), les “petits” e-commerçants ont la vie dure. Illustration avec le message envoyé par Olivier à la FEVAD : Favor’i FEVAD 2010, merci à tous de m’avoir élu “Meilleur Blog-Ecommerce 2010″. À l’origine de ce message, un sentiment de frustration d’un artisan du commerce en ligne face aux mastodontes français qui squattent les pages de résultats de Google, raflent les prix et d’auto-congratulent. Il faut dire que le combat est inégal dans la mesure où il y a certainement plus de référenceurs travaillant chez RueDuCommerce que d’habitants dans l’immeuble d’Olivier.
Autre témoignage très intéressant chez Patrice, celui de Delphine qui s’est battu pour faire exister sa boutique de chemises (Torpille.fr) sans rien y connaitre : Torpille.fr (Retour d’expérience). Elle partage ainsi ses déboires dans une page Facebook où sont détaillées ses mésaventures (pas très glorieux pour les gens de la “profession” qui l’ont si mal accompagné).

Les clients de Torpille.fr
Le commerce en ligne est un métier complexe, alors déléguez !
Loin de moi l’idée d’enfoncer des portes ouvertes, mais vendre en ligne est une entreprise très complexe qui nécessite de réelles compétences et beaucoup d’énergie. N’espérez pas y arriver seul, vous n’avez aucune chance.
Pour résumer je m’appuierais sur une très bonne série d’articles rédigés par Michel de Guilhermier : Le Combat pour la Domination e-Commerce : Retailers vs Pure Players. Part I : Avantage Sourcing, Handicap Culturel et Organisationnel. La réussite d’une boutique en ligne est conditionnée par la maitrise de trois facteurs : La marge brute sur les produits, les coûts de visibilité et les couts opérationnels. Opérer une boutique en ligne impose donc de maitriser ces trois facteurs donc d’intégrer des compétences dans ces trois domaines (achat pour la marge brute, référencement / trafic pour la visibilité, gestion pour les couts opérationnels).
Impossible de maitriser tout cela à la fois si vous êtes seul, à moins d’avoir un authentique talent ou un “truc” secret. Il convient donc de se concentrer sur un ou deux aspects et de se décharger du reste. Il existe aujourd’hui des offres tout à fait compétitive pour créer / gérer / héberger sa boutique en ligne (Wizishop, 42Stores, PowerBoutique, Oxatis, PrestaBox…) et s’affranchir ainsi des soucis que cela amène. Ce conseil est également valable pour des marques déjà installées qui ont la possibilité de se concentrer sur leur métier d’origine et leur réseau de distribution physique en faisant de la délégation de e-commerce (auprès d’acteurs comme Inspirationel Stores, MixCommerce ou BrandOnlineCommerce).
Déléguer son e-commerce, une idée folle ? Pas du tout, car opérer une boutique en ligne avec un minimum de volume et d’ambitions exige (encore une fois) de réelles compétences qui sont dures à acquérir et surtout un travail de fourmis. De très grandes marques se sont ainsi laissées tenter comme Toys’ R Us qui est propulsé par GSI Commerce (et devrait lancer sa boutique en France, souhaitons bonne chance à Franck).
Cette délégation est une solution idéale pour ceux qui veulent développer leur business sur le web (et reconquérir des parts de marché sur des ventes que d’autres font à leur place) sans trop prendre de risques. Et pour ceux qui ne se sentent pas l’ambition de mettre en ligne une boutique, ils peuvent toujours se faire héberger un “corner” sur des portails marchands comme Madeleine Market. Le coup du grand magasin qui marie distribution sélective et volume n’est pas tout neuf ( la taille critique restera toujours un facteur-clé de succès), mais pour avoir rencontré le fondateur, je peux vous assurer que son offre est tout à fait intéressante avec un gros travail sur l’éditorialisation des fiches produit et sur le contenu comme levier de trafic durable (je préfère ce terme à “référencement naturel“).
Travailler sa marque et sa communauté avec les médias sociaux
Tout ceci fonctionne bien à partir du moment où vous avez déjà une activité et un début de clientèle, mais qui des création de marque ? C’est là où les médias sociaux rentrent en scène et peuvent redonner de l’espoir aux petits e-commerçant : Partant du principe que vous maitrisez à minima le sourcing, que vous pouvez déléguer la technique, le marchandising et la logistique à des prestataires spécialisé, il vous reste encore à perfectionner votre offre et trouver une clientèle.
Je rejoins tout à fait le point de vue de Michel (encore lui) sur la nécessité d’avoir une offre solide : Le Combat pour la Domination e-Commerce : Retailers vs Pure Players. Part II : l’Offre !. Deux leviers peuvent être actionnés afin de se démarquer : soit faire du gros volume pour abaisser le prix d’achat et déclencher des économies d’échelle (idéal pour les biens de commodité), soit proposer une offre pertinente, différente et surtout parfaitement adaptée à une réalité de marché.
Et c’est là où les médias sociaux sont une aubaine pour les petits e-commerçant qui peuvent s’en servir comme média de proximité pour mieux comprendre les besoins / contraintes / motivations / freins des clients et prospects. Cette étape d’écoute active est essentielle pour être en adéquation avec le marché et adapter son offre en conséquence (facile quand on est une toute petite structure, très compliqué quand on est une grosse structure avec une marque déjà établie).
Les médias sociaux et cette forme de marketing de terrain sont donc un avantage anti-concurrentiel (les gros ne peuvent pas lutter) pour se différencier et développer une communauté de clients autour d’une marque et de produits façonnés selon leurs besoins / humeurs… C’est qu’ont parfaitement su faire Patrice avec LaFraise.com ou Dave avec SaddleBack Leather, c’est ce que fait Olivier avec Platine-Center, c’est qu’essaye de faire Delphine avec Torpille.

Le blog du patron de Saddleback Leather
Bien évidement tout n’est pas si simple et il faut toujours beaucoup d’énergie et de très grandes qualités pour pouvoir survivre dans cet univers ultra-concurrentiel, mais je reste persuadé qu’il reste une infinité de poches de business à capter pour des petits e-commerçants face à des géants du commerce en ligne dont la marge de manœuvre est réduite (baisse du pouvoir d’achat => promos pour maintenir les ventes => diminution des marges).
Et pour identifier ces poches, rien de tel que les médias sociaux, voilà pourquoi les petits e-commerçants ne devrait pas avoir le blues (d’où le titre de l’article).
fx a dit :
La délégation ecommerce est le sujet chaud du moment, et même si des grandes marques préfèrent déléguer leur gestion ecommerce c’est qu’il y a une raison. Dans tous les aspects soulevés dans ce billet (très complet d’ailleur), je dirai qu’il faut également énormément insister sur la partie Service Client. On peut voir qu’un Zappos.com aux US a développé son offre en se focalisant sur cet aspect essentiel (frais de ports gratuits, retours gratuits, hotline 24/24). L’enjeu du ecommerce est de fidéliser sa clientèle et pour cela rien de mieux que d’avoir des clients satisfaits.
charlotte bernard a dit :
Merci pour cette article de qualité.
En plus des médiaux sociaux tel que facebook.com, j’ajouterai qu’il faut utiliser la voie des marketplaces d’ http://www.eBay.fr et Amazon que je gère à partir de http://www.weezbe.com plateforme sur laquelle j’ai crée une boutique en ligne gratuite.
Cela me permet de doubler mes ventes en plus de ma boutique en ligne.
Rémy Bigot a dit :
Les petits e-commerçants ont encore de beaux jours devant eux, tant des milliers de niches sont là pour les satisfaire.
Marie a dit :
Une seule ligne sur le référencement et c’est tout? Les petits commerçants peuvent tout à fait prendre des places sur la première page de Google pour des requêtes très concurrentielles avec en face des mastodontes et une armée de référenceurs in-house! Demandez à Alexandra de http://www.dlys-couleurs.com
coachecom a dit :
Bonjour Frédéric,
Franchement, moi j’ai du mal avec la délégation e-commerce.
Est ce que c’est vraiment rendre service à quelqu’un de faire à sa place ?
Certes, le commerçant va regagner des parts de marché …. mais le jour où il aura envie de reprendre les commandes de son e-business, il aura toujours les mêmes difficultés. Ca me semble être une statégie très court terme !
Est ce un métier complexe ? oui !
Est ce un métier impossible de monter en compétence ? non !
Je pense qu’il y a aujourd’hui des gens capable d’accompagner ces commerçants et de transmettre leurs compétences. Mais ça se fait petit à petit, au rythme de l’entreprise. Il faut donc être patient et voir le bénéfice long terme.
Visiblement, les gens de TORPILLE.FR n’ont pas rencontré les bonnes personnes mais il ne faut mettre toute “la profession” (comme tu le dis) dans le même panier.
Voila, c’était mon humble avis.
En tout cas, merci pour la qualité de tes articles.
Franck a dit :
Les médias sociaux demandent du temps et à mon avis plus important encore, il demandent une écriture, ou un style bien identifiable, une écriture “web” en quelque sorte.
Je prends le temps qu’il faut pour mon blog, et me rends compte à quel point ce peut être chronophage, alors je repousse l’ouverture d’une page facebook.
Les fautes d’orthographes aussi, j’en fais pas mal, et ça ma longtemps retenu de poster des commentaires ou de tenir un blog…
Et pour finir donc le talent de redacteur qui vas faire la différence, ce qui fait qu’ont vient autant pour le patron que pour ce qu’il vends.
Mais malgré tout cela ces médias sont une vrai chance pour le petits e-commerçants.
raissa a dit :
Merci pour cet article.
Même si ça prends plus de temps, je ne préfère pas déléguer pour le moment…
Question de choix!
En tout cas longue vie au petits ecommerçants
Frédéric CAVAZZA a dit :
@ Franck > C’est amusant car je pense exactement le contraire : le blog est un outils formidable pour ceux qui souhaitent avoir une prise de parole authentique (par opposition aux styles d’écritures formatés des journalistes). Chacun son style et surtout chacun son audience.
@ Raissa > Ce n’est parfois pas une question de temps mais de compétences ou de taille critique.
/Fred
brid a dit :
Ce fut une lecture passionnante, au point que je me la bookmarke pour y replonger calmement plus tard. Merci !
Guillaume a dit :
@Fred: on peut comprendre Raïssa: déléguer un sujet que l’on ne connait pas, c’est abandonner sa volonté de pouvoir maitriser cette compétence à terme.
Le présupposé qui voudrait qu’un e’commerçant ne pourra jamais tout faire lui-même, et doivent donc déléguer est faux ahma. Pour bien déléguer, il faut pouvoir controller… et donc il faut maitriser son sujet. Il est donc impératif de se colleter à un sujet inconnu, si celui-ci ereprésente une compétence stratégique… (par ex. la maîtrise des trois critères / variables cités par MG).
Tout le reste ne releverait que du “inch’ allah!”, voire de la roulette russe!
romain a dit :
Si on prend le cas de torpille, son problème n’a pas vraiment été de ne pas savoir déléguer là où elle n’avait pas assez de compétences mais de ne pas savoir choisir correctement ses prestataires. La question dès lors devient comment bien choisir un prestataire dans un domaine où ne connait rien ? (et donc on ne comprend rien et on gobe n’importe quoi)
kiapp a dit :
Je suis d’accord avec le fait qu’il n’est pas facile de choisir un prestataire dans un domaine que l’on ne connait pas, mais en plus il y a une frustration sur la motivation. Je m’explique : On est en fait souvent décu par l implication des prestataires ( normal ce n’est pas leur site et je ne leur jette pas la pierre); Du coup il faut déléguer des taches très précises, contrôlables et quantifiables. Au final il est parfois aussi lourd en temps de déléguer des actions… que de les faire soi même !!!
Secondo, je trouve qu’il est très difficile de déleguer… le référencement !!! Et oui, à une époque ou le ref tourne surtout autour des blogs et des réseaux sociaux, c’est bien l’entrepreneur lui même qui parle le mieux de son produit… c’est à lui de rédiger d’argumenter. Après seulement on peut passer à l’optimisation des textes pour le ref nat…
ceci dit Noêl approche alors : Non les petits commerçants n’ont pas le blues… ils manquent juste un peu de sommeil !!!
Olivier Lévy a dit :
@Fred : Merci pour la citation.
Je prépare un article sur Torpille aussi.
Wanouu a dit :
Bonjour Fred,
Présent au Favor’i de la FEVAD jeudi dernier, je regrette également qu’on ne donne la parole dans ce genre d’événements qu’aux grands groupes e commerce ayant des équipes pléthoriques.
Je suis heureux que certains blogs spécialisés comme le votre, Capitaine Commerce, celui de Marc Schillaci…offrent un peu de visibilité aux petites boutiques ecommerce!
Je m’occupe personnellement de la Maison du Bouton de Manchette, http://www.boutondemanchette.fr. Nous venons de souffler notre première bougie, et notre expérience montre également qu’on avance plus vite en déléguant développement et relation presse à des personnes compétentes dans ces domaines!
Merci pour votre blog
pierre a dit :
J’ai un peu de mal à suivre la vision de ce billet.
On y parle petites structures et des recommandations de Michel de Guilhermier. Je n’ai pas le sentiment que son offre GSI s’adresse au petites structures. Même si Torpille.fr à eu des déconvenus, ce ne sont pas les mêmes que celles de Toys ‘R’ us.
Ces conseils sont bons à lire, ses réflexions sont justes (écoute du client, différenciation par le produit, etc) mais on ne boxe pas dans la même catégorie.
Tout le monde parle de niche à prendre face aux géants, mais une niche; j’y suis avec ma boutique; on en vois vite les limites.
Et comme le dit Michel de Guilhermier, on a alors la différenciation mais pas la taille.
Enfin je suis d’accord avec Franck, on ne devient pas un leader dans les médias sociaux comme cela. Dailleurs les personnes un tant sois peu charismatiques n’ont pas besoin de facebook pour faire parler d’elle.
Le e-commerce est dur, les médias ont fait croire à un eldorado facile (tout le monde ne passera pas dans capital de M6), mais y a aucune raison a avoir le blues.
infrarouge a dit :
Billet intéressant et le cas de figure de torpille est assez stupéfiant, loin des success stories habituelles… Par contre pour les petit ecommercant la délégation peut aussi se faire à un autre niveau en sous traitant tout ce qui est éloigné de son métier de base : en freelance on peut ainsi trouver un graphiste, un comptable et un développeur, ensuite en se développant un peu, ne pas hésiter à faire appel à un logisticien et ainsi de suite : agence de référencement, de com, RP, etc..
Mathieu a dit :
Il y a également un autre point intéressant que beaucoup de sites e-commerce semble faire : l’internationalisation.
Je bosse pour plusieurs sites e-commerce qui sont dans une démarche de localisation de leur contenu structurel et catalogue produit, surtout avec l’approche de Noël, et visiblement le coût de traduction/référencement multilingue est amortissable rapidement (cela dépend des produits bien sûr mais sur ce qui est spécifique à la France et recherché à l’étranger, mode, gastronomie, etc, peu de risque pour les sites e-commerce)
Guillaume Lemarchand a dit :
il existe de réelles possibilités de développement pour les petits e-commerçants s’ils se positionnement sur les bons produits et en particulier sur les marchés de niche. Comme l’indique Marie beaucoup se lancent sur des marchés sur lesquels de gros acteurs sont déjà présents en espérant un trafic important uniquement généré par le référencement naturel cela mène malheureusement à l’échec. Une véritable prise de conscience de la réalité du référencement naturel serait une grande avancée.
Un plan de communication avec un budget de prévu est également indispensable.
La délégation e-commerce est effectivement une possibilité mais il ne faut pas oublier que beaucoup de marchands n’intéressent pas ces prestataires car leur potentiel de ventes mensuelles est relativement faible. Pour la plupart des petits marchands la meilleure solution reste la formation, l’accompagnement. C’est une orientation prise par de nombreux éditeurs de solutions e-commerce.
Christophe a dit :
@Fred : heureux de nous voir cités dans ton article.
Dans le e-commerce des marques, la délégation s’impose de plus en plus. Et c’est tout naturel, car il n’y a le plus souvent ni volonté, ni possibilité de gérer en interne un canal web direct.
Pour les distributeurs brick & mortar ou déjà online, je n’ai pas vraiment de vision sur l’intérêt ou non de déléguer. Cela peut dépendre de la stratégie et/ou des moyens des sociétés concernées.
Christophe a dit :
@RémyBigot : Un marché de niche est clairement idéal pour l’ e-commerçant. Toutefois, il ne faut pas en déduire ipso facto que le site sera rentable. Encore faut-il lui contrôler les fondamentaux de l’e-commerce que sont le dégagement de trafic/visibilité, les coûts inhérents (et subséquemment la marge brute), la différentiation du produit et son e-reputation.
Sam a dit :
Vous dites, concernant le site madeleinemarket.com “…avec un gros travail sur l’éditorialisation des fiches produit et sur le contenu comme levier de trafic durable “.
Je me demande si vous avez lu une seule de leur fiche ? Plus ch…t tu meurs, et en l’occurence je ne suis pas sûr que cette forme d’éditorialisation offre une valeur ajoutée pour le client. Très sincèrement qui lis çà ? Peut-on convaincre un client avec ce genre de “bouillie sémantique” ?
Par contre au niveau du référencement…
Frédéric CAVAZZA a dit :
@ Sam > Il faut fouiller dans le catalogue pour trouver les bonnes fiches (qui ne sont pas nombreuses pour le moment je le concède). Il y a aussi de très belles pages de sous-catégories ou de contenus :
- http://www.madeleinemarket.com/content/13-Le-vinaigre-balsamique
- http://www.madeleinemarket.com/836-epicerie-fine-salaison-charcuterie
Même si je ne peux que constater l’efficacité de certaines techniques de référencement, je reste persuadé que l’éditorial est le meilleur moyen de gagner sur les deux tableaux (trafic durable et satisfaction client).
/Fred
Marie a dit :
@kiapp : déléguer entièrement son référencement est une utopie pour les petits ecommerçants. Par contre des prestations d’accompagnement sont tout à fait envisageables avec un transfert de compétence. C’est ce que je réalise de plus en plus et ça fonctionne très bien! Mais encore faut-il que le client accepte d’en faire un peu et de s’investir, ce qui n’est pas toujours le cas/
@Frédéric Cavazza : l’éditorial est un excellent moyen de sortir du lot et d’obtenir de bonnes places dans les moteurs de recherche mais si le site est techniquement mal fait, si les moteurs ne peuvent accéder à ce fameux contenu parce-que le site a été mal conçu, ça ne suffira pas. Un référenceur peut lever les freins techniques et ensuite, le e-commerçant peut apprendre les bases d’une bonne optimisation pour la suite. Je n’essaie pas de vendre mes prestations, c’est simplement une constatation après avoir vu passer de multiples boutiques construites en dépit du bon sens
Comment ne pas torpiller son projet de ecommerce ? - Analyses - %tag% - blog ecommerce du capitaine commerce a dit :
[...] ce billet, je ne saurais trop vous recommander la lecture de ce billet de Fred Cavazza : Les petits ecommerçants ont le blues, mais ils ne devraient pas. Et celui de Daniel Broche qui lui répond via un autre billet en affirmant n’être pas du [...]
Christophe a dit :
La délegation e-commerce ne concerne vraiment que les marques bénéficiant déjà d’une certaine notoriété, pas les débutants. Aucune enseigne de délegation n’acceptera Mme Michu et ses bijoux artisanaux en délegation e-commerce.
Quant à trouver le bon prestataire, en suivant les blogs et forums dédiés, on peut vite se faire une idée sur les bons interlocuteurs et leurs demander leur conseils.
Frédéric CAVAZZA a dit :
@ Marie > Oui, oui et oui sur la difficulté de référencer des boutiques mal conçues. voilà pourquoi il est plus sage d’utiliser une offre pré-packagée que de se lancer dans un développement spécifique. Précision importante : je ne préconise aucune des solutions citées dans l’article. La seule offre qui m’ai réellement bluffé est celle de GoodBarry (http://www.goodbarry.com/) mais elle n’existe plus (ré-intégrée dans Business Catalyst qui s’adresse aux plus gros poissons).
/Fred
Daniel a dit :
Autre point d’importance sur la délégation. C’est comme dans le commerce traditionnel: Si on confie un marché à un VRP, quand on a les moyen et la volonté d’y aller en direct il faut alors racheter la clientèle du VRP et ça coûte très très très cher
La facilité de démarrage ne doit pas cacher la difficulté à en sortir ultérieurement !
Frédéric CAVAZZA a dit :
@ Daniel > Très juste. Par contre comment faire si les capitaux d’amorçage de l’activité ou les ressources sont limités ? La délégation n’est-elle pas le moyen de tester l’appétence du marché et/ou d’ajuster son offre en se concentrant sur l’essentiel (la marque, le mix markering) plutôt que le superflue (développer une boutique en ligne et le B/O qui va avec) ?
/Fred
Francis a dit :
Pour avoir approcher le concept de la délégation, je pense que par nature il n’intéresse que les grosses structures, le volume de transaction doit être suffisamment élevé pour que les fees couvrent les frais, et ces fees sont colossales en pourcentage (environ 40% du CA généré quand même). Même si cela couvre tous les frais logistiques, publicitaires, etc, il ne reste pas beaucoup de gras au e-commerçant… C’est donc réservé à un fabriquant ou importateur qui plutôt que laisser sa marge à un distributeur, va la laisser à un prestataire unique type GSI, ou autre…
Un petit e-commerçant doit donc apprendre et créer sa propre Valeur Ajoutée, pas d’autre solution que de transpirer…
Sur les autres blogs - Actus - %tag% - blog ecommerce du capitaine commerce a dit :
[...] Sa majesté des blogueurs, Fred Cavazza soutient les petits commerçants et préconise la délégation (ou l’externalisation) de vos fonctions ecommerce, celles que vous ne connaissez pas : Les petits e-commerçants ont le blues, mais ils ne devraient pas [...]
Frédéric PERES - CCI Bayonne Pays Basque a dit :
Bonjour à tous
“eCommerce des villes contre eCommerce des champs”.
Nous menons à la CCI Bayonne Pays Basque, depuis 7 années déjà, un combat pour faciliter le passage l’eCommerce des entreprises et créateurs d’entreprise de notre région.
Les difficultés que nous constatons sont dans un premier temps :
- Difficultés liées à la découverte de la création d’entreprise
- Qualité très variable des sites eCommerce
- budget insuffisant
- Marketing insuffisant
- Trop en avance/marché
- Déficit en RH allouées à l’eCommerce chez les brick & click
- Déficit en compétences spécifiques eCommerce
Menant une mission de “facilitateurs”, nous proposons de nombreuses actions ou prestations aux entreprises :
- une trentaine de conférences eCommerce par an. ex : “la eShopabilité du site eCommerce” mardi prochain (8 dec), “intégrer eBay dans sa stratégie eCommerce” (jeudi 10), un atelier banc-test eCommerce (vendredi 11)
- des rdv conseils eCommerce (coaching individuel en amont et pendant le projet eCommerce)
- formation de manager eCommerce (40 jours de formation au management d’un eCommerce)
- d’autres dispositifs comme Baionashops.com, une pépinière eCommerce montée avec l’Office de commerce de Bayonne, 18 commerçants à ce jour lancés et coachés …
Bref …
Nous avons montés pendant les “Assises du Numérique” de juin 2008, 3 ateliers portants sur l’eCommerce : “Les facteurs de réussite” pour l’un, “L’ecommerce vs le commerce réel de proximité” pour les autres. Si les conclusions vous intéressent (celles de l’atelier 1 a priori), vous pouvez les retrouver sur http://fr.calameo.com/read/0001212071eef0bbbdc4f
Sachez nous voyons apparaitre de plus en plus de managers eCommerce que nous mettons en relation avec les commerçants brick & click (je n’aime pas le mortar)déficients en compétences et/ou en temps. Externaliser le management “quotidien” du site est souvent la seule solution viable.
Frédéric PERES – CCI Bayonne Pays Basque
Les petits e-commerçants et mon accès Fon | Pink Seo – Another SEO blog a dit :
[...] relatée sur le blog de Patrice Cassard, aka M Chaussette. Si chez le premier on prône la délégation des compétences et l’utilisation des médias sociaux pour se forger une communau…, chez l’autre on argumente en faveur d’une maîtrise de l’activité à 100%. Mais [...]
Revue de presse économie numérique : semaine 49 | Développez votre Economie Numérique a dit :
[...] ** Les petits e-commerçants ont le blues, mais ils ne devraient pas [...]
Legrand bruno a dit :
Les réseaux sociaux c’est bien, cela prend du temps et facebook peut nous disabled sans explication et nous fait perdre tout le travail effectué.J’en ai fait l’expérience avec mon entreprise, avec mon nom de site j’ai eu de nombreux amis en peu de temps, ce qui à alerté facebook et ils m’ont viré. Depuis j’ai recrée un profil sous mon nom perso et là mes anciens ” amis ” me disent t’es qui ?
Maintenant vu l’age des facebookers et leurs commentaires ( ils ne parlent jamais de produits)je ne suis pas convaincu de la rentabilité par rapport au temps passé
Au sujet de la difficulté d’être e-commerçant, je pense qu’il fautavant tout être commerçant c’est un métier avec un support différent et une remise en cause plus fréquente
Commerce en ligne : les erreurs des base à éviter | Blog Multimédia - Intranet - ecommerce - Webmarketing a dit :
[...] Les petits e-commerçants ont le blues, mais ils ne devraient pas sur le blog de Fred Cavazza (Pas encore de vote) Loading … [...]
André a dit :
@Charlotte Bernard
Les market-places sont la mort annoncée des petits e-commerçants qui y participent. Ils offrent à Amazon (par ex) leurs catalogues, le nom de leur fournisseurs et lui permette ainsi d’accroître (sans débourser un sous) son référencement.
L’e-commerçant y perd la connaissance de ses clients tandis qu’Amazon prend connaissance des statistiques de vente. A la fin et sans surprise les best-sellers sont vendus directement par Amazon. Et personnellement je préfère acheter à Amazon qu’à un vendeur de market-place inconnu. Et vous ? CQFD.
@ propos de la déléguation.
Il est crucial que l’e-commerçant s’investisse dans toutes les parties de son business. La nature même du chef d’entreprise est d’être touche à tout (c’est aussi là qu’il s’amuse). C’est aussi indispensable pour comprendre quels sont les enjeux et quelles ressources leur allouer.
En revanche, nul ne peut être spécialiste de tout ! J’ai acquis et mis en oeuvre quelques notions de référencement avec succès. Mais pas suffisamment pour atteindre le niveau des pros (Sylvain Richard par ex) avant 10 ans. J’ai donc besoin de leurs talents pour progresser. Déléguer ce n’est pas donner les clés sans contrôler, mais s’appuyer sur des savoir-faire pour obtenir un effet de levier.
Autrement dit, si je suis joaillier, j’ai intérêt à connaitre les techniques de taille du diamant, mais je dois surtout déléguer à un spécialiste talentueux la taille de mes pierres !
RueDuCommerce a dit :
Bonsoir
en tant que représentant de RueDuCommerce, je me permets de solliciter de votre part un petit droit de réponse
Bien sur que nous travaillons notre référencement, mais savez vous qu’un priceminister ou un amazon génère 3 fois plus de trafic que nous grace à google
enfin, nous travaillons aussi les réseaux sociaux et nous avons certaines pages facebook, notamment, avec des milliers des fans… pour info, ce ne sont surtout pas de clients potentiels
le gap à passer entre les reseaux sociaux et le commerce est encore énorme, et pas forcément tres utile pour l’instant
merki
Frédéric CAVAZZA a dit :
OK trsè bien. Heu… c’était ça votre droit de réponse ou vous allez le faire ?
/Fred
RueDuCommerce a dit :
ben non, ca me va comme ca
Marc Gusils a dit :
Bonjour à tous, et merci à Fred pour cette citation de Madeleine market.
A priori, il y aurait deux angles d’attaque envisageables pour le commerce délégué : soit vous voulez récupérer votre clientèle, celle qui a décidé de changer son comportement d’achat en passant par le web ; soit vous voulez conquérir des parts de marché.
Le commerce délégué mutualisé aide à conquérir de nouvelles parts de marché : Vous tous ici êtes suffisamment expérimentés pour ne pas avoir la naïveté de penser qu’un projet e-commerce ne demande pas des moyens considérables, et que l’on ne peut espérer réussir sans avoir l’ambition de conquérir des parts de marché. A cela, il faut ajouter que, de la même manière qu’un commerçant recherche la plus grande vitrine sur la rue la plus passante de la ville, le e-commerçant (même de niche) doit passer son temps à améliorer sa surface de visibilité pour les moteurs de recherche (objectif : avoir sa vitrine sur l’avenue Georges V et non pas dormir dans un fond de cour) et donc augmenter la taille de son catalogue, tout en gardant sa spécificité. Comment réussir cela seul ? C’est là que le e-commerce délégué et mutualisé trouve sa raison d’être.
A propos du raccourcis “Internet délégué / exclusivité” : Il est tout à fait imaginable de cohabiter avec le site de la marque ! MadeleineMarket.com ne demande d’ailleurs aucune exclusivité. Certaines marques ont deux boutiques. Chacune de ces boutiques a un positionnement différent, des canaux de communication différents, et donc la marque brasse un marché plus large. A la charge du prestataire de bâtir des accords intelligents avec les marques.
Le e-commerce délégué : pour les petits ou pour les grands ? Dans le cas de Madeleinemarket.com, là encore le modèle délégué/mutualisé est vraiment gagnant. Nous opérons de petites entreprises, assez récentes, souvent créées par des passionnés qui mettrent tous leurs moyens sur leur offre. Ils déléguent la vente sur internet pour rester concentrés sur leurs fondamentaux. Ils trouvent en Madeleinemarket.com une communauté en phase avec leur positionnement, et Madeleinemarket.com met en valeur les grandes marques de demain. Mais nous opérons également pour des sociétés de tailles plus importantes, parfois des leaders mondiaux : les uns profitent d’une diversité qu’ils ne peuvent avoir sur leur site, les autres de la notoriété de belles marques. C’est l’amorce d’un cercle vertueux.
Le e-commerce délégué mutualisé, c’est une « marketplace 2.0 » : Marketplace parce que, in fine, Madeleinemarket est bien une place de marché, et 2.0 parce qu’elle s’appuie sur une intégration poussée, au service des marques. C’est un canal de vente en plus, un moyen de capter de nouveaux clients, sans risque. Je remarque chaque jour combien les approches commerciales comme la nôtre et celles de nos partenaires, sont différentes. C’est cette diversité d’approches qui conduit à capter des segments de clientèles différents. Et qui, aujourd’hui, ferait la fine bouche sur des parts de marché supplémentaires ?
@Sam >> pour les fiches, sachez que le travail de réécriture des fiches est l’une de nos principales actions auprès des marques (et pas toujours les plus petites !). Ce qui laisse à penser que le commerce délégué a de beaux jours devant lui… Sam, en tout cas, je serais ravis d’entendre vos remarques. Pouvez-vous me laisser vos coordonnées afin que je puisse vous joindre ?
Fin de session | a dit :
[...] Et les commerçants. [...]
Revue du dimanche | 360 e-media a dit :
[...] On a vu la semaine dernière un petit débat sur ce thèmes par blogs interposés, entre Fred Cavazza et Daniel Broche. Faut il déléguer pour se concentrer sur ce qu’on sait faire de mieux, ou [...]
scbb a dit :
Bonjour à tous,
Je trouve vos idées un peu brouillées et je vais essayer de les reclasser :
- Ne pas confondre déléguer et sous-traiter. Quand vous voulez maitriser un sujet, vous le faites en interne. Si vous ne vous y connaissez pas, vous le faites faire par un employé ou un free-lance. Si le sujet ne vous interresse pas ou si vous avez besoin d’avoir un résultat rapide, professionnel, garanti, …, il faut le sous-traiter. Tout çà est bien sûr en rapport avec la taille de l’entreprise. Plus vous êtes petit, plus vous aurez besoin de sous-traiter.
- Sous-traiter est un art ! Si vous n’y connaissez rien, vous avez 10 fois plus de chances de vous faire arnaquer. Si vous vous y connaissez, vous avez 10 fois plus de mal à trouver un sous-traitant.
- La situation n’est pas la même pour un commerçant qui se lance dans l’e-commerce en plus de sa (ses) boutique(s) réelle(s) et un commerçant qui ne veut faire que de l’Internet. La situation n’est pas non plus la même entre un fabricant et un revendeur. Comptez qu’un fabricant qui ne vit que d’Internet devra en “fournir” beaucoup plus.
- le référencement : c’est une question beaucoup trop complexe pour en parler en 2 mots. Mon avis est que plus on s’investit et plus on investit, plus les résultats seront là.
- Pour le “social marketing” : je pense que c’est encore trop nouveau pour appuyer le lancement d’une boutique en ligne grâce à Facebook (ou autre). De ce côté là, je suis un peu conservateur.
- @ Franck : pour les fautes d’orthographe, tu fais ton texte avec correction automatique sur ton éditeur de texte (Word, Writer, …) et tu colles çà sur ton blog. çà devrait te permettre de te focaliser sur le contenu.
Bien sûr qu’il manque plein de choses, bien sûr que je ne détiens pas la vérité et bien sûr que chacun doit faire comme il le sent. En tout cas, Mer.. à ceux qui se lancent et bonne année 2010 à tous.