Archives pour le mois octobre 2009

Les smartphones vont-ils tuer les terminaux portables dédiés

J’ai comme l’impression  qu’en ce moment entre le Peek et le WikiReader c’est la mode des terminaux portables dédiés. Les quoi ? Mais si enfin, les terminaux dédiés, ces petites machines portables (connectées ou non) qui sont entièrement dédiées à un service, par opposition aux assistants personnels qui sont capables de faire de nombreuses choses.

Même si le concept de terminal dédié présente des avantages (conception adaptée) il semblerait que cette approche soit en train de subir une concurrence fatale de la part des smartphones.

Navigateurs GPS vs. smartphones

Historiquement se sont les systèmes de navigation personnels qui ont ouvert la voix :

Exemple de navigateur GPS
Exemple de navigateur GPS

Le problème est que les routes évoluent (changement de noms) et que les données contextuelles (travaux, état du trafic…) sont très précieuses. De ce fait, ces systèmes embarquent maintenant des systèmes de synchronisation « over the air » qui peuvent faire doublon avec votre abonnement de téléphonie.

Illustration avec l’application iPhone proposé par TomTom :

La version iPhone de TomTom
La version iPhone de TomTom

C’est grosso-modo la même chose (écran tactile, GPS, compas…) mais vous ne payez que le soft et les données en temps réel. Je n’ai pas testé donc merci de ne pas troller sur le prix de l’application.

Là où ça se corse, c’est quand Google décide de sortir son propre service (Google Maps Navigation) qui exploite à la fois les données cartographiques de Google Maps, les photos de Google Street View :

Captures d'écran de Google Maps Navigation
Captures d'écran de Google Maps Navigation

Non seulement l’interface est un modèle d’intuitivité mais en plus l’application bénéficie de la base de données de Google Local. Cerise sur le gâteau : cette application est gratuite pour les terminaux propulsés par Android. Inutile de vous dire que cela doit donner des sueurs froides aux fabricants.

Baladeurs MP3 vs. smartphones

Autre exemple « historique », les baladeurs MP3 (dont l’iPod) qui doivent maintenant subir la concurrence des smartphones comme l’iPhone ou Android :

iTunes sur l'iPhone
iTunes sur l'iPhone

Autant la gestion de la musique sur Android mérite encore quelques améliorations, autant l’iPhone est parfaitement au point et bénéficie en plus de l’intégration d’iTunes pour télécharger directement de la musique sans passer par l’ordinateur.

Là où ça devient intéressant, c’est quand des services en ligne musicaux par abonnement commencent à voir le jour (Spotify, Lala…). Idem pour des services de recommandation comme Pandora qui présentent un avantage compétitif sans précédent par rapport à un simple baladeur MP3.

Consoles de jeux portables vs. smartphones

Oui je sais bien que Nintendo a réussi à vendre près de 120 millions de Game Boy et 115 millions de DS, mais le marché surveille tout de même de très près l’iPhone qui représente plus de 10% des parts de marché des jeux mobiles. Bien évidement il y a encore beaucoup moins d’iPhone en circulation que de consoles portables (un peu plus de 300 millions d’unités il me semble) mais c’est parce que les autres ont beaucoup d’avance. Dans tous les cas de figure, ce ne sont pas les caractéristiques techniques qui sont en défaveur de l’iPhone (si je ne dis pas de bêtise il est plus puissant qu’une DS ou une PSP) qui arrive en plus à conquérir un public différent grâce à son écran mulit touch :

FIFA 10 sur l'iPhone
FIFA 10 sur l'iPhone

La situation est d’autant plus critique pour les fabriquant historiques de consoles portables qui viennent à peine de revoir leur modèle de distribution (qui reposait jusqu’à présent sur les cartouches) avec le lancement de jeux à télécharger. D’ailleurs la toute récente PSP Go ne propose que des jeux à télécharger.

Encyclopédie et outils de communication dédiés vs. smartphones

Derniers nés de cette catégorie « terminaux dédiés portables », le très intéressant WikiReader qui vous donne accès à la gigantesque base de données de Wikipedia :

Wikipedia dans votre poche avec le WikiReader
Wikipedia dans votre poche avec le WikiReader

Ce petit appareil a d’indéniables qualité (prix réduit, ergonomie adaptée, autonomie…) mais subit de fait une concurrence frontale avec la version mobile de Wikipedia (ou l’application) qui évite de devoir faire des mises à jour (facturée 29$).

Dernier exemple avec le Peek, un terminal dédié à la communication qui permet d’envoyer/recevoir des emails et messages à volonté (pour 15$/mois) :

Emails à volonté avec le Peek
Emails à volonté avec le Peek

Une offre intéressante car les forfaits « data » des opérateurs réservent parfois des surprises et car ce terminal est parfaitement adpaté à cette tâche. OK… mais les BlackBerry sont aussi positionnés sur ce créneau et remplissent parfaitement leur rôle.

Qu’à cela ne tienne, ils s’apprêtent à commercialiser une version spécifique pour Twitter (tweets illimités pour un prix de vente à 199$) : TwitterPeek. Là encore une offre qui fait réfléchir, mais qui va sûrement avoir du mal à trouver sa place face aux nombreuses applications de tweeting disponibles sur les smartphones : Would You Pay $199 for a Mobile Twitter Device With “Lifetime” Service?.

Conclusion

Comme nous venons de la voir, les smartphones sont capables de rivaliser avec chacun de ces terminaux de façon tout à fait convaincante. Pour le moment c’est l’iPhone qui tient le haut du panier avec une machine et un écosystème redoutablement bien intégré (et rentable pour Apple) mais qui sait ce que les autres acteurs nous préparent (Google / Android, Nokia…) ?

De mon point de vue il n’y a pas photo : je possédais un téléphone, un PDA, un baladeur numérique et une Game Boy. Maintenant tout ce dont j’ai besoin c’est de mon iPhone (et en prime il peut même faire modem 3G pour mon ordinateur). Peut-être les nouvelles générations de netbooks ou de touchbooks apporteront-elles du neuf dans cette compétition. À moins que la future tablet d’Apple nous replonge dans une situation de quasi-monopole…

Les conversations remplaceront-elles les messages ?

Saviez-vous que le premier email avait été envoyé durant les années 60, soit il y a plus de 40 ans. 40 ans… et une bonne partie de notre activité quotidienne en ligne repose toujours sur les emails. Entre temps il y a eu de nombreuses révolutions technologiques ou des usages (web, intranets, web 2.0, médias sociaux…) mais les messages, eux, n’ont pas beaucoup changé dans leur mode de fonctionnement : un expéditeur, un destinataire, un objet et un corps. Avec le temps, les messages sont devenus plus riches (nombreuses possibilités de formatage ou de pièces jointes) mais le fonctionnement est toujours le même.

Là où ça devient problématique c’est quand :

  1. Plus des 2/3 des messages échangés sur la planète sont du spam ;
  2. Il existe une multitude de moyens de communication (tweets, systèmes de messagerie des plateformes sociales…) et que ces derniers font saturer votre attention ;
  3. Votre activité en ligne est répartie entre différents ordinateurs / terminaux.

À partir de ce constat, il devient plus qu’urgent de revoir le mode de fonctionnement de ces messages et de passer à autre chose. Cet autre chose, ce sont les conversations : les conversations privées ou publiques, indexables et archivables, enrichies ou non (contenus riches, fichiers joints, modules applicatifs encapsulés…), éditables ou non.

En fait, quand on y réfléchit bien, le point de bascule est déjà dernière nous avec l’apparition de messages structurés en conversations dans Gmail :

Les conversations dans Gmail
Les conversations dans Gmail

Mais ceci n’était qu’un début car les conversations sont petit à petit passées au centre des attentions et ne font qu’entamer un long processus d’évolution.

Et les conversations deviennent publiques

La déferlante des médias sociaux a ainsi apportée une dimension « sociale » aux conversations en les rendant publiques, comprenez par là que certains sites comme Facebook ou Twitter sont devenus des lieux de rencontre où il faut être vu et où chacun écoute les conversations des autres. Les public walls ont donc ressuscité les livres d’or (« guest book » en anglais) des sites perso pour en faire quelque chose de résolument plus intuitif, distribué, visible… plus social quoi ! Notons que ce principe de public wall fonctionne aussi dans le monde professionnel avec les réseaux sociaux d’entreprise.

De même, Twitter a intensifié cette pratique en y rajoutant une dimension temporelle importante avec les conversation publiques en quasi-temps réel (par l’usage des @ et #). Sur ce terrain là, signalons un petit nouveau (Nurphy) qui propose un service de conversation en ligne permettant de mieux gérer les aspects privé / public : Nurphy Wants to Replace Email with Conversations.

Outre les réseaux sociaux, une partie des conversations sont également hébergées par les blogs et leurs commentaires. Pas étonnant que dans cette mouvance nous avons également vu naitre et croitre des services d’agrégation de commentaires comme BackType (cf. Les commentaires au centre de votre graph social) ou Echo (cf. Vers des commentaires distribués pour les blogs ?).

Mes commentaires agrégés dans BackType
Mes commentaires agrégés dans BackType

Mais il y a une limite à cette visibilité à outrance : l’éparpillement. De fait, la prochaine étape de la transformation des conversations va être de les regrouper.

Des conversations unifiées

La messagerie unifiée n’est pas une nouveauté dans le monde de l’entreprise car voilà des années que l’on en parle. Le principe étant de regrouper en un seul endroit les messages (et conversations) en provenance de différents supports : email, messages téléphoniques, SMS… Avec l’avènement des médias sociaux, ce besoin d’unification va se faire également sentir sur le plan personnel. Comprenez par là que nous sommes maintenant saturés d’alertes et autres simili-spams en provenance de réseaux sociaux qui noient notre capacité à répondre à des messages plus importants (provenant de « vrais » amis ou de la famille).

D’où l’intérêt d’unifier tous les messages, alertes, stimuli en provenance des multiples plateformes sociales (email, réseaux sociaux, tweets, messagerie instantanée…) pour pouvoir les trier et surtout les classer. Le but de l’exercice étant de faire ressortir ceux en provenance d’interlocuteurs de choix (votre conjoint, mère…) ou nécessitant une réponse urgente. Un tel système permettrait également de garder le fil d’une conversation s’étalant sur différents supports (démarrée par email puis au téléphone…).

Rajoutez à cela la possibilité d’agréger les messages de tous vos terminaux (ordinateurs, netbook, smartphone, nabaztag…) ainsi que d’y accéder avec n’importe quel terminal et vous obtenez un sacré casse-tête ! Mais à coeur vaillant rien d’impossible, c’est en tout cas ce que se sont dit les équipes de Mozilla qui travaillent sur un projet de messagerie unifiée : Raindrop.

Raindrop, le système de messagerie unifiée de Mozilla
Raindrop, le système de messagerie unifiée de Mozilla

Parler de messagerie unifiée pour ce projet est très réducteur, les équipes le définissent plutôt comme un nouveau système de communication où vous connectez différentes sources (emails, Facebook, Twitter, Skype…), vous définissez des règles de traitement et vous greffez des extensions pour automatiser certaines tâches. Plus d’infos ici : First look: inside Mozilla’s Raindrop messaging platform. Pour le moment ce projet n’en est qu’à ses balbutiements mais il démontre une grande valeur ajoutée et préfigure ce que pourrait être l’avenir de la messagerie unifiée : 4 Reasons Why Mozilla’s Raindrop Matters.

L’avenir de la messagerie unifiée ? Oui à condition d’avoir fait le lien entre messages textuels et messages vocaux. Un mariage à priori impossible tant les difficultés technologiques sont nombreuses. Mais là encore, à co(d)eurs vaillants rien d’impossible puisque Google est en train de déployer aux États-Unis son service Google Voice qui vous propose de retranscrire les messages vocaux en texte : Google Voice Can Now Take Control Of Your Mobile Voicemail.

Retranscription des messages vocaux en tete par Google Voice
Retranscription des messages vocaux en texte par Google Voice

Très pratique pour unifier toutes les formes de conversations, mais également effrayant car la retranscription ne prend pas en compte l’intonation, elle supprime le contexte.

Comme nous l’avons vu un peu plus haut, agréger les conversations n’est que la première étape. Le plus grand bénéfice d’une telle opération est de pouvoir traiter ces conversations voir de les enrichir.

Vers des conversations enrichies

C’est là que rentre en scène Google Wave, le fameux service dont on a beaucoup de mal à faire une définition courte. Et pour cause, Wave se situe à la croisée de nombreux usages et peu être exploitée de nombreuses façons : Google Wave = Email + IM + Wiki + Mashup. En fait il serait très réducteur de considérer Wave comme une évolution de l’email car c’est en fait un projet bien plus ambitieux que ça : Google Wave’s unproductive email metaphors.

Exemlpe de discussion dns Google Wave
Exemple de discussion dans Google Wave

Dans le contexte de la conversation, Wave vous permet de rendre une discussion active en autorisant l’édition, la gestion des modifications et la publication (par encapsulation dans une page web). Nous avons donc un usage plus proche du wiki.

Mais Wave vous permet également d’insérer des modules dans les discussions pour pouvoir l’enrichir et lui donner une dimension applicative : carte, slideshow, sondage… En fait il est possible de créer une infinité d’extensions et de mettre en place des robots auquel vous attribuez des permissions pour pouvoir faire tout un tas de chose à votre place. D’ailleurs nous ne devrions pas tarder à voir apparaitre une place de marché d’extensions pour Wave : Google Wave team talk shop and future.

Mélangez le potentiel des agents intelligents avec la possibilité de publier une discussion sur une page web et vous obtenez une authentique révolution dans votre façon de communiquer, d’interagir, de collaborer, de partager… Si vous avez la chance d’avoir une invitation pour Wave, je vous invite à tester le service en profondeur pour bien vous rendre compte du potentiel disruptif de cette technologie.

Conclusion

Donc au final, l’email est-il mort ? Non bien au contraire, il ne fait qu’entamer une longue série de mutations pour en faire l’outil de communication du 21ème siècle. N’oublions pas que derrière chaque email il y a un ingrédient essentiel (un utilisateur), et cette longue évolution ne devra en aucun cas le perdre en route. Lequel des usages pro ou perso va accélérer cette évolution ? Il est encore trop tôt pour le dire, mais dans tous les cas de figure l’email est condamné à évoluer à moyen terme. Qui s’en plaindra ?

Ouverture des inscriptions pour la Journée Mondiale de l’Utilisabilité 2009 sur le e-commerce

Oyé oyé braves gens, comme chaque année au mois de novembre aura lieu la Journée Mondiale de l’Utilisabilité : World Usability Day. Et comme chaque année (déjà la cinquième) j’organise une conférence sur Paris le 12 novembre prochain.

Cette année le commerce en ligne est à l’honneur puisque les interventions tourneront toutes autour de l’ergonomie adapté au e-commerce : Journée Mondiale de l’Utilisabilité 2009.

La FEVAD sera partenaire de cet évènement et nous recevra chez un hôte prestigieux (l’Institut Français de la Mode) dans un lieu non moins prestigieux : La Cité de la Mode et du Design.

La Cité de la Mode et du Design
La Cité de la Mode et du Design

Concernant le programme, les conférences se dérouleront le matin avec 5 interventions :

  • Techniques de merchandising pour le commerce en ligne par Olivier Sauvage ;
  • Améliorez votre taux de conversion par Raphaël Fétique ;
  • Eye tracking, que regardent les internautes ? par Jeremie Eskenazi ;
  • Utilisabilité et m-commerce (speaker à confirmer) ;
  • Utilisabilité des interfaces d’administration par… moi !

Je suis ainsi particulièrement enthousiaste à l’idée de pouvoir aborder le sujet des interfaces d’administration qui sont bien (trop) souvent les parents pauvres d’un projet de développement de site (marchand ou non).

Comme toujours l’inscription est gratuite mais comme il n’y a qu’une centaine de place dans la salle, celles-ci sont en priorité réservées aux annonceurs (et notamment aux adhérents de la FEVAD). Mais rassurez-vous, les supports de présentation et les films des interventions seront disponibles comme pour les précédentes années.

Petit compte-rendu de la conférence Buzz The Brand 2009

J’ai fait un (trop court) passage hier à la conférence Buzz The Brand pour venir écouter les spécialistes nationaux du marketing viral et du buzz. Autant le dire tout de suite, le niveau des présentations auxquelles j’ai pu assister était très bon. L’édition 2009 de cette conférence était donc l’occasion pour démystifier certaines légendes urbaines au sujet du buzz et des campagnes virales.

À noter la bonne idée des organisateurs d’avoir placée cette édition sous la thématique cowboys et indiens : de très beau cactus pour la déco et ce magnifique t-shirt arboré par Gregory :

No comment...
No comment...

Mise à nu des mécaniques de buzz

C’est Emmanuel Vivier de Vanksen qui ouvre le bal avec une série de vérités vraies sur le buzz :

  • Les supports utilisés pour le buzz ne sont pas un territoire pour les jeunes (la moyenne d’âge pour Facebook et YouTube est supérieure à 30 ans) ;
  • Les internautes ne discutent pas avec des marques, ils discutent avec d’autres internautes (qui sont des représentants / ambassadeurs de marque) ;
  • Importance de bien planifier sa stratégie de buzz, notamment au travers du modèle utilisé par Forrester (POSTE – Profil, Objectif, Stratégie, Technologie, Evaluation) ;
  • Le buzz fonctionne aussi pour le luxe (cf. les campagnes Chanel ou JP Gautier) ;
  • Le viral fonctionne aussi très bien pour le BtoB (cf. les livrets blancs qui ne datent pas d’hier) ;
  • Il est essentiel de laisser parler les consommateurs (le buzz ne sert pas qu’à parler mais aussi à écouter) ;
  • Pensez à la population interne (les collaborateurs) pour initier / relayer votre campagne.

Des vérités qui sont toujours bonnes à dire.

Cahier de tendances du web social

Venaient ensuite David Réguer de RCA et Benoît Raphaël pour LePost.fr :

  • Ils publient régulièrement le baromètre BigBuzzBlog des blogs qui buzzent le plus ;
  • 2009 est l’année de la transgression (cf. l’exploitation d’Hitler dans différentes vidéos parodiques) ;
  • 2009 est l’année du paranormal (une matière première très facile à travailler) ;
  • 2009 est l’année des détournements (cf. Orange qui n’a pas fini de payer…) ;
  • 2009 est l’année du chat (cf. les innombrables vidéos de chats dans des situations cocasses) ;
  • Un exemple de bad buzz mal géré : MacDo et Pharrell Williams.

Un bon résumé des temps forts de l’année.

Pas de médias sociaux sans une nouvelle approche du ROI

Intervention de Catherine Barbat (Malinea), Ludovic Delaharche (Eyeka) :

  • Nécessité de travailler le support vidéo en lui-même pour pouvoir transformer les vidéos virales en outils d’acquisition avec des liens cliquables en fin de visionnage ;
  • L’annonceur est propriétaire des vidéos publiées par les internautes mais doit rémunérer les créateur en cas d’exploitation ;
  • La vidéo n’est qu’un maillon d’une campagne de buzz, idéalement il faut synchroniser tout le parcours client (de la page d’atterrissage jusqu’au tunnel de vente).

Puis c’est au tour de Paul Choppin (2xmoinscher) de nous faire son témoignage :

  • Ils ont mis en place la solution FeedBack2.0 pour pouvoir mieux dialoguer avec leur communauté de clients (échanges plus constructifs) ;
  • Bel engagement du DG qui organise souvent des déjeunés individuels avec des membres de la communauté (une sorte d’expérience « terrain »).

Deux beaux témoignages dont vous devriez trouver plus de détails sur les blogs respectifs des speakers.

Quelle approche du ROI pour le web social ?

Anthony Hamelle et Guilhem Fouetilloun de Linkfluence sur l’analyse du buzz de la campagne Evian Babies :

  • Le + gros buzz commercial du web= 35 millions de vues (1 internaute sur 23) sur 232 pays  ;
  • 1 vue achetée sur YouTube = 14 vues gratuites (via l’habillage de la page d’accueil) ;
  • Près de 40.000 commentaires publiés sur YouTube (volume trop important pour en faire une analyse sémantique concluante et surtout beaucoup de pollution) ;
  • Gros enjeu = Comment industrialiser le lancement ?
  • Gros travail de seeding sur le mois de juin 2009 avec des vidéos de teasing qui n’ont pas du tout fonctionnées (mais score très honorable après coup avec deux vidéos à plus de 2M de vues) ;
  • Ils attendent un écho de la campagne en fin d’année avec les best-of annuels (projection = 40M de vues sur l’année) ;
  • 13.500 liens directs pour 17 millions de referers (viralisation via email, tchat…) ;
  • L’objectif n’était pas de vendre des bouteilles d’eau mais plutôt de travailler l’attachement à la marque (de ce point de vue là l’annonceur semble satisfait) ;
  • Même si l’audience est concentrée sur une poignée de blogs à fort trafic, le nombre total de referers est très important pour de la viralisation de fond (notamment sur des cibles ou des marchés non programmés) ;
  • Campagne complètement ratée sur les Skyblogs (1.500 citations pour 3.000 vues) et sur Twitter (qui représente un très faible volume par rapport à la blogosphère) ;
  • MySpace a ramené beaucoup plus de visiteurs que Facebook (une audience de fond qui n’est pas très médiatisée mais bien présente) ;
  • Un impact faible sur les communautés famille et beaucoup plus fort sur les communautés marketing & com (la profession se regarde le nombril ?) ;
  • La propagation virale s’active et se travaille (sinon impossible de dépasser les 5 millions de vue) ;
  • Il n’y a pas que le ROI, mais aussi le ROO (retour sur objectifs), le ROE (retour sur attributs) et le ROSW (retour sur présence dans les médias sociaux) ;
  • Le calcul du ROI ne sert à rien sans la possibilité de comparer à d’autres campagnes => nécessité de standardiser.

Wow, un cas d’école hors norme pour une campagne pharaonique : plus de 4 mois de préparation et un budget avoisinant les 300 KE (hors création des vidéos). Ils prévoient de publier un livret blanc sur cette campagne et l’analyse de sa propagation, jetez-vous dessus quand il sortira !

——

Voilà, c’est tout pour cette année, je passe la main aux autres blogueurs présents à cette conférence pour qu’ils complètent mon compte-rendu.

Les acquisitions ratées de Google

Alors que Google vient d’annoncer des résultats trimestriels flamboyants et que les invitations pour Google Wave distribuées au compte goute se revendent sur eBay, je m’interroge sur les raisons de l’échec du rachat de certaines start-up. Échec ? Oui tout à fait, car si l’on remonte le temps, toutes les acquisitions de Google n’ont pas été fructueuses :

  • Jotspot, un formidable outil de collaboration en ligne qui a été refondu en Google Sites. Quel dommage de dénaturer cette solution d’intranets applicatifs à la sauce wiki en un produit de collaboration un peu cheap, il y avait réellement de quoi barrer la route à SocialText.
  • Measure Map, un très bon outils de mesure d’audience dédié aux blogs qui a été refondu dans Google Analytics. Un beau gâchis, surtout si l’on met ça en parallèle avec le rachat de FeedBurner, l’outil d’analyse des flux RSS, dont le service n’a quasiment pas évolué (et dont le fondateur est parti). Là encore il y avait de quoi verrouiller le marché de l’analyse d’audience des blogs (site + flux RSS).
  • Jaiku, un très visionnaire outil de microblogging qui a depuis été abandonné et dont le code source a été publié. Il n’y avait pas de quoi faire barrage à l’irrésistible ascension de Twitter mais un potentiel largement suffisant pour étouffer FriendFeed ou Tumblr.
  • DodgeBall, un réseau social local qui a fait long feu et dont le fondateur est parti pour créer FourSquare. Idem, ce service ne demandait qu’à exploser et surtout à neutraliser le volet « social » de Yelp.

Pourquoi ? Pourquoi ces 5 pépites (car en avance de phase au moment de leur acquisition) n’ont-elles pu bénéficier de l’effet de levier de Google ? Étrange dans la mesure où Google nous a montré sa capacité à faire cohabiter des marques fortes (Blogger, YouTube, Picasa…) au sein de sa galaxie. Peut-être cela est-il dû à une incompatibilité des équipes avec la culture interne, après tout Google n’est plus réellement une strat-up !

Toujours est-il que cela prouve que l’intégration de start-up dans une plus grosse structure n’est pas chose facile. Yahoo! par exemple n’a toujours pas fini de « digérer » FlickR, Delicious ou MyblogLog.

Attendons donc de voir ce que Facebook va faire de FriendFeed et soyons attentif aux prochaines acquisitions…

10/GUI réinvente le pavé tactile pour remplacer la souris

Depuis le début de la semaine on peut voir tourner une vidéo énigmatique sur un concept révolutionnaire de pavé tactile géant multi-touch qui viendrait remplacer la souris. Remplacer la souris ? Oui tout à fait, car il faut dire qu’en presque 40 ans la souris n’a pas beaucoup évoluée, tout au plus lui a-t-on retiré son fil, sa boule et lui a-t-on rajouté quelques boutons et une molette. Mais j’ai comme l’impression qu’avec le succès de l’iPhone et la généralisation prochaine des terminaux multi-touch, cette dernière va bientôt se retrouver en pré-retraite. À moins qu’Apple et Microsoft ne parviennent à lui donner une seconde vie (cf. Apple to Ship Multitouch Mice With New iMacs Soon et Microsoft Research shows off multitouch mouse prototypes).

Toujours est-il qu’un certain Clayton Miller a décidé de révolutionner notre façon d’interagir avec les ordinateurs en proposant ce concept remarquable  : 10/GUI.

La base de sa réflexion est de dire que les terminaux multi-touch qui vont arriver sur le marché posent des problèmes ergonomiques en créant des tensions au niveau du bras (pour un écran sur pied) ou du coup (pour un touchbook) :

Les problèmes ergonomiques des écrans tactiles et des touchbooks
Les problèmes ergonomiques des écrans tactiles et des touchbooks

Son approche est de remplacer la souris par un gigantesque pavé tactile multi-touch :

Le concept de pavé tactile géant de 10/GUI
Le concept de pavé tactile géant de 10/GUI

Vous noterez au passage que cette idée de grande zone tactile n’est pas neuve puisqu’on la retrouve notamment sur les palettes graphiques Bamboo de Wacom ou sur l’OLPC :

L'OLPC et sa grande zone tactile
L'OLPC et sa grande zone tactile

Petite différence par rapport aux autres pavés, il propose de remplacer les deux boutons par deux zones de chaque côté :

Les deux zones d'interaction pour remplacer les deux boutons
Les deux zones d'interaction pour remplacer les deux boutons

Mais sa réflexion ne s’arrête pas là car il propose également d’adapter l’écran de travail (le bureau) à cette nouvelle interface en abandonnant le système de fenêtres multiples qui flottent au profit de fenêtre alignées dans une grande frise à mi-chemin entre l’Exposé de Mac OS et le alt+tab :

Le système de frise baptisée Con10uum
Le système de frise baptisée Con10uum

Le bureau ressemble donc à un bureau « traditionnel » avec ses widgets, mais la grande nouveauté vient de l’affichage des doigts à l’aide d’un senseur de proximité qui détecte ces derniers lorsqu’ils sont juste au-dessus du pavé (ici l’utilisateur fait un clic avec son auriculaire) :

Le bureau de 10/GUI
Le bureau de 10/GUI

Un clic du doigt sur la zone tactile à droite fait apparaitre le menu des applications et des services (search) :

Le menu des applications
Le menu des applications

En cliquant sur la zone de gauche vous accédez aux fonctions de l’application active (ici un traitement de texte) :

Le menu des fonctions d'une application
Le menu des fonctions d'une application

La manipulation des fenêtres et objets se fait à l’aide de combinaisons : deux doigts pour manipuler un objet dans une application, trois doigts pour basculer d’une application à une autre et quatre doigts pour minimiser les fenêtres d’application et accéder à la fameuse frise :

La frise pour basculer d'une application à une autre
La frise pour basculer d'une application à une autre

En pinçant vos doigts vous réduisez la taille des fenêtres et pouvez accédez à une vue d’ensemble où les fenêtres sont regroupées par application (si plusieurs documents sont ouverts en même temps) et sont illustrées avec des pictos :

La vie d'ensemble des applications
La vie d'ensemble des applications

Rien à redire, ce système est redoutable. Même si cela peut vous paraitre déroutant d’abandonner votre souris, imaginez ce périphérique comme un pavé tactile de nouvelle génération :

Le pavé tactile associé à un clavier
Le pavé tactile associé à un clavier

Même si ce produit n’existe que sous forme conceptuelle, il faut bien admettre que le concept est très poussé qui pourrait aller de paire avec les bureaux 3D et pourquoi pas les interfaces en relief.

Plus sérieusement je pense que ce concept préfigure ce qu’Apple risque bien de nous sortir avec sa futur MacTablet (cf. Why Apple’s Tablet Will Rock).

Alors, ça vous tente ?

Mes 3 sites coup de coeur (octobre 2009)

Comme chaque mois je vous propose une sélection de sites dont j’apprécie particulièrement le design.

Epic Event, un service d’organisation, de réservation et de paiement pour des évènements :

La page d'accueil d'Epic Event
La page d'accueil d'Epic Event

J’apprécie beaucoup les différents traitements graphiques du fond de page qui ne nuisent pourtant pas à la lisibilité, le contraste et la forme du gros bouton d’action « Learn more… » et les pictos qui rythment les blocs de la seconde partie de page.

Postbox, un outil de productivité fondé sur l’email :

La page d'accueil de Postbox
La page d'accueil de Postbox

Beaucoup de blanc sur cette page très dynamique de par le contraste des couleurs (blanc / bleu / rouge). J’aime bien le fait de réduire au minimum les possibilités d’interaction (Donwload, Buy, 4 items de navigation et un lien en bas de page). Les accroches sont en plus ultra-courtes et très percutantes.

The Social Agency, une agence d’organisation de rencontres professionnelles :

La page d'accueil de The Social Agency
La page d'accueil de The Social Agency

J’adore cet immense header blanc et la non moins gigantesque base line (« We bring people together« ). La formation de la promesse est également très bien tournée (« We want to promote your next event« ), c’est volontaire sans toutefois être rentre-dedans. Dynamisme et élégance, quel subtil mélange !

Réflexions à froid sur l’édition 2009 d’Adobe Max

Maintenant que l’édition 2009 de MAX est clôturée, je vous propose une petite réflexion à froid sur cette conférence et sur la vision marché d’Adobe. Outre les cinq comptes-rendus publiés sur ce blog (Jour 1, Jour 1 – suite, Jour 2, Jour 2 – suite, et Jour 3) j’ai également publié une synthèse des annonces et même un petit album photos.

Où sont les flasheurs ?

C’est une impression tenace que je ressens à chaque nouvelle édition de ces conférences annuelles qui s’adressent avant tout aux développeurs (et encore un peu aux designeurs). Que ce soit dans la façon de promouvoir l’évènement ou dans le choix des conférences, Adobe semble avoir complètement oublié le cœur de cible de Macromedia : les flasheurs.

Un gros effort est ainsi fourni pour assurer la promotion de Flex (prochainement Flash Builder) ou encore de ColdFusion (qui était à l’honneur cette année). De même les designeurs ne sont pas en reste… sous réserve qu’ils utilisent Photoshop ou Illustrator car les utilisateurs de Fireworks doivent se sentir un peu seuls.

Bien évidemment c’est de bonne guerre : la société qui rachète est celle qui décide de l’évolution de la gamme de produits, mais quand même, Adobe ne semble pas réellement assumer l’héritage de Macromedia et c’est bien dommage car c’est une clientèle captive qu’il ne faudrait surtout pas négliger.

Ceci est mon ressenti mais peut-être est-il biaisé, si vous êtes flasheur et avez un avis différent, n’hésitez pas à vous exprimer.

Merci la communauté

Autre fait marquant de cette édition : la mise sur le devant de la scène des applications 3D et réalité augmentée de Flash. Pour celles et ceux qui ne suivent pas, je rappelle que le Flash Player n’est pas capable de gérer de la 3D en temps réel, ni même de faire de la réalité augmentée via la webcam. Pour cela il faut passer par des librairies spécifiques (PaperVision3D, Away3D & cie pour faire de la 3D,  FLARToolkit pour faire de la réalité augmentée).

C’est donc une aubaine pour Adobe d’avoir une communauté aussi active et qui surtout accepte de partager son travail en publiant des librairies open source. Sans ces librairies, ils devraient assumer eux-mêmes  la R&D dans ces domaines et les travaux n’avanceraient pas forcément aussi vite.

Question : La communauté sera-t-elle toujours aussi impliquée et dévouée ? Je l’espère sincèrement…

Deux approches verticales

S’il y a bien deux usages qui dominent pour le contenu Flash, ce sont bien la vidéo et les jeux en ligne. Voilà pourquoi l’offre d’Adobe est particulièrement développée dans la vidéo (forte concurrence avec Silverlight sur la vidéo HD).

Cette année j’ai noté un changement de discours ou plutôt un intérêt marqué pour le domaine du casual gaming et des jeux en ligne en général où Adobe souhaite élever des barrières à l’entrée (notamment en implémentant prochainement un moteur physique plus réaliste).

Il faut dire que la concurrence dans ce domaine est rude (notamment avec des acteurs de niche comme Unity3D) et que les offres de Rich Internet Games sont de plus en plus mures et que le Cloud Gaming pointe le bout de son nez.

Peut-être est-ce dans le domaine des jeux en ligne que la rachat d’Omniture pourrait être le plus intéressant avec des metrics spécifiques aux jeux en ligne ou même une solution dédiée qui viendrait rentrer en concurrence avec des offres comme celle de TwoFish.

——

Voilà, je garde un très bon souvenir de ce séjour à Los Angeles et des rencontres que j’ai pu faire là-bas. Vivement l’année prochaine qu’Adobe sorte les produits annoncés.

Buzz The Brand, pour tout savoir sur le marketing viral

Les 20 et 21 octobre prochain à Paris va avoir lieu une conférence tout à fait intéressante sur le marketing viral, le buzz, et les médias sociaux : Buzz The Brand.

Déjà la 3ème édition de cette conférence dont le programme (/!\ PDF) a été concocté par des gens du cru (Grégory, Henry et Emery) pour un mélange de visions « stratégiques » d’agences (Vanksen, Spread factory, Ogilvy, Publicis, La Netscouade…) et d’annonceurs (Allo Ciné, France Info, LCI, SFR, L’Oréal…).

BuzzTheBrand

Il y a à mon sens trop peu d’évènements de ce type à Paris pour faire l’impasse. Aussi je ne serais que trop vous recommander d’y participer pour avoir une vision plus précise et plus « terrain » de la réalité du marketing viral.

Bref, tout ça pour dire que j’y serais, n’hésitez pas à me faire signe si vous y aller aussi.

Adobe Max 2009 – Jour 3

Troisième et dernier jour de conférences à l’édition 2009 de l’Adobe Max.

From Sketch to Click-Through HTML Prototype with Fireworks

Enfin une session sur le protoypage avec Fireworks avec Dave Hogue de l’agence Fluid :

  • Il est tout à fait possible de se servir de Fireworks pour créer des prototypes et les tester avec des utilisateurs ;
  • Tout commence avec des croquis qui sont importés dans l’outil (Fireworks CS4) ;
    Première étape du prototypage
    Première étape du prototypage
  • La Master Page est utile pour « poser » les éléments immuables (header, nav…) ;
  • La grille et les règles permettent de structurer les pages ;

    Deuxième étape
    Deuxième étape
  • Des éléments sont ensuite superposés sur le croquis ;

    Troisième étape
    Troisième étape
    Quatrième étape
    Quatrième étape
  • Les outils « Slices » et « Hotspots » servent à rajouter de l’interactivité ;
  • Possibilité d’encapsuler du code HTML (pour une carte Google Maps par exemple) ;

    Encapsulation d'éléments HTML dans la maquette
    Encapsulation d'éléments HTML dans la maquette
  • La dernière étape est l’export en HTML mais cela génère un code source de très mauvaise qualité (suffisant pour faire des tests avec des utilisateurs mais inacceptables en production) ;
  • Il y a également la possibilité d’exporter ce travail dans Dreamwaver (pour retravailler le code source) ou Flash Catalyst (pour en faire une RIA).

Une session intéressante mais qui n’a pas réellement mis en valeur les synergies possibles entre les outils de la gamme pour faire du prototypage rapide ET réutilisable. Car il faut bien admettre que tout ce qu’il a montré peut être fait dans Powerpoint, avec en plus la très précieuse possibilité de faire des tableaux (ce que ne permet pas Fireworks).

Augmented Reality within the Flash Player

Enfin une session qui aborde le potentiel (et les contraintes) de la réalité augmentée dans Flash avec Jesse Freeman :

  • FLARToolkit est une librairie open source qui gère l’affichage de contenus 3D en surimpression d’un flux vidéo de la webcam ;
  • Retour d’expérience sur des expérimentations pour la Nasa et la mission Juno ;

    Exemple d'application de réalité augmentée à la NASA
    Exemple d'application de réalité augmentée à la NASA
  • L’intérêt n’est plus d’afficher du contenu 3D en réalité augmentée mais de faire interagir différents contenus (selon la position des marqueurs) ;
  • Problème = autoriser l’accès à la webcam à chaque fois ;
  • Il existe un émulateur pour gagner du temps et faciliter le debugging ;
  • Le Virtual Physical Computing est un domaine d’application prometteur = manipulation d’objets et de contenus 3D sans clavier ni souris ;
  • Les limitations de FLAR = très gourmand en CPU, pas de gestion native de la 3D dans Flash (nécessite des librairies 3D comme Papervision3D ou Away3D, le flux vidéo de la webcam est plutôt lent) ;
  • Les évolutions = utilisation d’Alchemy pour mieux exploiter les capacités hardware, support 3D natif et plus performant, réalité augmentée en dehors de Flash (smartphones…).

Vient ensuite au micro James Aliban pour des retours d’expériences plus expérimentales / créatives :

  • Utilisations plus artistiques avec de la gestion des particules (AR Particle Bean) ou des expérimentations musicales (Augmented Reality Drum Kit) ;

    Réalité augmentée et gestino des particules
    Réalité augmentée et gestion des particules
  • Implémentation facilitée avec FLARManager ;
  • Une communauté existe depuis l’année dernière (FLARToolkitDocs.org) ;
  • Très intéressante expérimentation avec les cartes de visite augmentées ;
  • Il existe de nombreuses applications commerciales (GE, BMW, Nissan, Toyota, Ikea…) ;
  • Autres exemples = 5Gum, Living Sasquatch, Julian Perretta’s « Ride My Star »… ;
  • Flash est clairement un facteur limitatif car il utilise le processeur pour faire le rendu 3D et non la carte 3D (600 polygones maximum pour limiter l’effet stroboscope, lié au faible taux de rafraichissement en cas de mouvements du modèle 3D ou de la webcam) ;
  • Entre 20% et 25% des ordinateurs domestiques sont équipés d’une webcam ;
  • La prise en main est délicate pour les concepteurs et développeurs d’applications car l’image est inversée (vue depuis la webcam).

Wow ! Non seulement nous n’en sommes qu’au début de cette nouvelle forme d’expression mais en plus la communauté est très active (de nombreuses choses sont disponibles en open source).

Building Browser-Based Casual MMOs

Campfu, un casual MMO qui n'existe plus
Campfu, un casual MMO qui n'existe plus

Encore une session très prometteuse avec l’intervention de Nick Fortugno concepteur en chef chez Rebel Monkey qui nous propose son retour d’expérience sur Campfu, un casual MMO qui n’existe malheureusement plus :

  • Le projet a nécessité 18 mois de développement et 2M$ d’investissements (le site n’a été en ligne pour 6 mois) ;
  • Pas besoin d’avoir de très beau graphismes comme Runescape (ex : Kingdom of Loathing qui est quasi-textuel) ;
  • La notion d’engagement est clé car la grosse majorité des causal MMO sont gratuits ;
  • Le fait de ne pas avoir à télécharger ou installer quelque chose est un levier concurrentiel très puissant (vis à vis des MMORPG traditionnels) Puzzle Pirates a commencé en version téléchargeable et est maintenant accessible en ligne ;
  • Les plus grosses difficultés techniques sont du côté du serveur (il existe des solutions middleware comme SmartFoxServer, ElectroServer ou Project Darkstar) ;
  • Avec une solution middleware comme SmartFoxServer, le temps de développement peut être réduit à 1 mois (mais cela induit de fortes limitations en terme d’évolutivité et de montée en charge) ;
  • Les difficulté auxquelles il faut faire face = sécurité (qui a un impact direct sur les performances), disponibilité, stabilité (surtout pour du code interprété), intégrité (via à vis des possibilité de hacking de la partie « client ») ;
  • Les jeux en temps réel sont un vrai défi technologique, voilà pourquoi il est très sceptique vis à vis des solutions de cloud gaming comme OnLive ;
  • Les outils d’automation (débug…) permettent de gagner beaucoup de temps lors de la phase de développement ;
  • La phase de beta est indispensable car de toute façon il y aura des bugs majeurs (quelque soit le temps de préparation et de conception) ;
  • La visibilité est clé dès le début du projet car il faut impérativement recruter très vite un grand nombre de testeurs ;
  • Les revenus générés par la publicité ne deviennent significatifs qu’avec plusieurs millions de joueurs ;
  • Les modèles économiques fondés sur l’abonnement sont particulièrement adaptés pour la cible des plus jeunes (Tween) ;
  • La vente d’items virtuels est intéressant mais demande de gros efforts de surveillance (pou éviter la fraude ou les trafics parallèles) ;
  • Tout comme pour les sites web et boutiques en ligne, les solutions de surveillance des échanges comme celle de TwoFish sont indispensables pour comprendre les flux économiques et éviter les déséquilibres (il est tout à fait possible de faire de l’A/B testing sur le prix de vente d’accessoires virtuels).

Voici une session extrêmement riche en enseignements et surtout un discours qui n’était pas que technique mais qui abordait aussi les problématiques organisationnelles et business.