En ce moment les projets autour d’outils de collaboration en ligne ne manquent pas. Dernier en date, celui d’IBM qui s’appelle pour le moment « Blue Spruce« .Il s’agit visiblement nom pas d’un logiciel mais d’un navigateur ou plutôt d’une sur-couche pour les navigateurs. L’objectif de cet outil sera de fournir aux collaborateurs une plateforme qui leur permette de travailler en ligne sur des applications métier et de collaborer également en ligne (co-création…) : First Look at Blue Spruce, IBM’s Next Generation Browser Platform.
Cette future offre prendra vraisemblablement la forme d’un plug-in qui servira d’environnement d’excécution et de communication comme expliqué ici : IBM working on Web-based collaboration platform. Il y a donc un gros volet collaboration qui va visiblement venir en concurrence de solutions comme Adobe Genesis.
Plus intéressant, cette plateforme servira également à faire tourner des applications en ligne. Il n’est pas ici question d’un nouveau langage de développement mais plutôt d’un « accélérateur » (ou d’un « fiabilisateur ») qui repose sur les technologies web traditionnelles (HTML, CSS, javascript…). Différentes expérimentations sont déjà mené avec des prototypes d’applications métier :
Voilà donc un projet ambitieux dans lequel s’est lancé IBM, attendons de voir comment ce projet évolue puisqu’ils en sont au tout début. Je trouve en tout cas très intéressante l’idée de pouvoir intégrer de façon native des modules de collaboration (visio-conf, tchat…) à une application métier. A suivre…
Le chapitre français et luxembourgeois de l’UPA vous propose le 11 mars prochain un petit déjeuner sur le thème de l’ergonomie : L’ergonomie à la portée de tous.
Au programme :
Des définitions de l’ergonomie et de la conception centrée sur les utilisateurs ;
Des retours d’expérience sur l’apport de l’ergonome au sein de l’équipe projet ;
Des discussions d’ordre général et pratique.
C’est donc une très bonne occasion pour ceux qui ont l’opportunité de pouvoir se déplacer au Luxembourg de se familiariser avec l’ergonomie, les outils et les pratiques qui vont avec.
Ce coup-ci c’est la guerre… il y avait bien trop longtemps qu’ils se regardaient de travers sans oser passer à l’attaque mais depuis le début de l’année les armés sont en marche et cette guerre ne fera pas de cadeaux. Bien évidement je veux parler de la guerre que se livrent Lego et Magebrand pour imposer sur le marché leurs marques de robots de combat (respectivement les Bionicles et les NeoShifters). Ces deux franchises sont assez similaires et les stratégies déployés par ces deux groupes pour séduire un public jeune sont également très similaires : des sites web dédiés avec des tonnes d’interfaces riches dedans.
De l’autre nous avons les Bionicles du danois Lego :
Premier round : présentation des produits en Flash
Il y a tout d’abord tout à background à ces franchises : une trame centrale, des histoires parallèles, des personnages et plein de robots avec moultes caractéristiques. Au niveau des sites web, ça donne des pages produits avec des robots animés et des tonnes de contenu. Ici le Magna Rex :
Lego propose en prime un module d’explications animées des combats avec ces figurines :
Round 2 : la synergie online / offline
Autre champ de bataille des deux géants du web : la possibilité de trouver un code au dos de la boîte pour pouvoir jouer avec le double virtuel du robot. Chez Lego ça s’appelle les B.I.O. codes mais ils ne sont mis en avant qu’au travers du club.
Pour les NeoShifters, il s’agit d’une ligne de produits spécifique (les Web Battlers) et la page de présentation est nettement plus incitative :
Round 3 : Les jeux en ligne
Passons la vitesse supérieure avec les jeux en ligne mettant en scène les produits. Oui, c’est bien d’un démonstrateur dont nous parlons. Chez MegaBrand ils’agit de NeoShifters Resistance, un simili univers virtuel :
Notons qu’il existe également un autre mini univers virtuel pour les Magnetix (une autre franchise de la marque) :
Pour Lego, nous avons quelque chose de plus classique avec une série de jeu multi-joueurs mais un univers peut-être moins immersif : Glatorian Arena.
Conclusion
Au final nous avons donc deux univers de marque très dense, des sites dédiés à la réalisation exemplaire. Petit bémol pour les NeoShifters qui sont dans un module encapsulé donc sans historique de navigation ou possibilité de référencement (pas d’URLs lisibles). Un exemple pour qui veut développer un univers de marque cohérent et gagner la fidélité de ses clients.
Après des années de domination US (SixDegress, Friendster, MySpace, Facebook) et des tentatives avortées (Skyblog, Xing), il semblerait qu’un réseau social européen d’envergure soit en train de s’imposer : Netlog. Ce réseau social de « nouvelle génération » est en effet en train de s’imposer sur le vieux continent comme une alternative réellement sérieuse à Facebook. Je ne reviendrais pas sur les raisons qui me poussent à croire que nous avons besoin d‘une alternative à Facebook car je préfère me concentrer sur les raisons qui font de ce réseau un candidat sérieux.
La page d'accueil de Netlog
Premièrement il est originaire de Belgique, le centre administratif de l’Europe, et ça c’est un énorme avantage car c’est très certainement le marché le plus complexe à pénétrer (mise à part la Chine, mais avec QQ ils n’ont besoin de personne). Il est ainsi beaucoup plus simple de conquérir l’Europe et de partir à l’assaut de l’Amérique du Nord que l’inverse. MySpace en est l’exemple parfait car ce réseau n’a jamais réellement réussi à s’exporter convenablement en dehors de son marché d’origine.
Les pays européens dans lesquels Netlog est présent
Deuxièmement Netlog est également présent sur des marchés jusqu’alors délaissés par les autres réseaux comme le Moyen-Orient, une région politiquement et culturellement beaucoup plus sensible. La présence de Netlog sur cette région y est ainsi très étendue avec une très large couverture des différents pays :
Les pays du Moyen-Orient dans lesquels Netlog est présent
Troisièmement, Netlog a su rapidement atteindre une taille critique qui dépasse les 41 millions d’utilisateurs avec de gros marchés comme la Belgique, la France, l’Espagne, la Turquie… où l’on dépasse les 5 millions de membres :
Nombre d'utilisateurs de Netlog par pays
Quatrièmement Netlog repose sur un modèle économique sain avec une offre complète de services et de micro-facturation qui repose sur une monnaie (les Spotz) et sur une mise en avant de contenus (le Spotlight). Ce point est important car il préfigure de la capacité du service à générer des revenus (donc à péréniser son activité) et surtout à fait accepter son modèle à la communauté (cf. Facebook qui ne parvient pas à évoluer).
Cinquièmement Netlog possède une interface très soignée qui maximise la surface d’affichage, empêche de défigurer les profils et propose une cohérence globale tout à fait remarquable. Netlog a notamment été un des premiers à avoir implémenté une social bar.
En termes de couverture fonctionnelle, Netlog propose grosso-modo la même chose que les autres plateformes sociales : publication, partage, jeux et applications « sociales » (compatibles Open Social), avec un gros effort de fait sur la modération. Normal, vu qu’ils ciblent une clientèle plus jeune que Facebook (le gros du trafic est sur du 15-25 ans) :
Répartition des tranches d'âge des utilisateurs sur Netlog
Netlog propose enfin une offre complète de solution de social marketing aux annonceurs : plusieurs formats de bannières, des pages produit et marque, des applications sponsorisées et de la co-registration (pas trouvé de traduction). De nombreux annonceurs sont d’ailleurs déjà présents.
Pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça ? Tout simplement parce que je suis persuadé que les beaux jours de Facebook sont comptés et que le marché nous a prouvé que les internautes finissent toujours par se lasser : ils ont désertés Friendster pour MySpace, puis MySpace pour Facebook. Rendez-vous compte : ils ont même quittés Yahoo! (pourtant ultra-dominant à la fin du siècle dernier) pour aller sur des sites plus « 2.0 ».
Bref, tout ça pour dire que la roue tourne, elle à déjà tournée et elle tournera pour Facebook. De tous les prétendants au titre, Netlog est à mon avis le mieux placé, et je ne suis pas le seul à le penser puisqu’ils ont remporté les Mashable Awards dans la catégorie Mainstream & Large Scale Social Networks. Avec Netlog nous avons un candidat solide qu’il va falloir surveiller de très près et sur lequel je vous recommande de miser dès maintenant pour diversifier votre présence sur les médias sociaux et toucher une cible différente de Facebook.
Et puisqu’il faut bien commencer un jour, je vous propose de re-construire votre réseau en commençant par m’envoyer une demande de mise en relation sur mon profil : netlog.com/fredcavazza.
Très grosse actualité cette semaine avec la sortie quasi simultanée de trois solutions technologiques d’interfaces riches appliquées aux jeux en ligne (lire à ce sujet mon précédent billet : Après les Rich Internet Applications, les Rich Internet Games ?).
Ce jeu repose sur un plug-in qui ne fonctionne malheureusement pas sur Mac (donc impossible pour moi de le tester). Les premiers observateurs se réjouissent de cette nouvelle forme de distribution qui va ralentir la course à la puissance (cf. Quake Live Gives PC A Chance To Shine) et pouvoir donner une dimension communautaire plus dense à la franchise (cf. Quake Live, Community, And Its Vault Into Immortality). Difficile pour le moment d’anticiper la courbe d’adoption du grand publique mais c’est tout de même un pas de géant qui vient d’être franchi par l’industrie du jeux : Quake Live May Spark Gaming Industry Shake-up.
Le principe de cette plateforme est de servir du poste client uniquement comme d’un terminal d’affichage, les calculs sont donc effectués du côté du serveur. L’avantage de cette architecture est de pouvoir faire tourner des jeux qui demandent beaucoup de puissance sur des machines lambda. Là encore il y a un plug-in qui ne fonctionne que sur Windows donc pas de test pour moi.
Troisième annonce avec InstantAction qui propose un concept sensiblement similaire : InstantAction Puts 3D Gaming Into Web Browsers. Le streaming semble donc être l’arme ultime des éditeurs /distributeurs de jeux pour pouvoir toucher une clientèle plus large en cette période de crise :
Ils ont visiblement de grosse ambitions avec cette solution car ils envisagent déjà un portage sur Facebook et iPhone : InstantAction’s Browser Gaming, Facebook, iPhone Plans. Devinez quoi… ça ne fonctionne que sur Windows, donc toujours pas de test en vue.
Bon… outre ces problèmes de plateforme (Windows only) je trouve que ce tire groupé d’annonces est particulièrement intéressant car il préfigure de la transformation qu’est en train de vivre l’industrie du jeux avec de nouveaux modèles économiques (comme le Free-to-Play) et de nouveaux modèles de distribution (à l’image des deux précédents exemples ou encore des plateformes Steam). Pour plus d’infos je vous recommande également ce billet publié chez Hebiflux : Il y a de la vie (en 3D) dans le navigateur, tout le monde veut y être.
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