Archive pour juillet 2008

Wikipedia - Wiki + AdSense = Knol = Squidoo = Mahalo

Gros débat en ce moment dans la blogosphère autour du lancement de Knol (et de Cuil dans une certaine mesure). Pour faire simple, disons que Knol est un outil de publication participatif (et non collaboratif). C’est en quelque sorte un Wikipedia sans le wiki.

Donc concrètement : N’importe qui peut éditer un article qui est soumit aux commentaires de la communauté (les visiteurs font donc des demandes de modification mais ne peuvent pas modifier eux-mêmes). Les pages créées peuvent générer des revenus aux rédacteurs s’ils souscrivent au programme AdSense. Les rédacteurs ne sont pas anonymes et doivent utiliser un compte Google authentifié. Nous somme donc en présence d’une alternative à des services comme Squidoo ou Mahalo plutôt que de Wikipedia. En fait la comparaison s’arrête là, Wikipedia et Knol sont deux services différents en termes d’objectif et de service rendu. Plus d’infos ici : Google Knol Launches, More Like Squioo than Wikipedia.

En lisant entre les lignes, vous pourrez vous rendre compte que Google poursuit sa transformation en éditeur passif : il fournit à la communauté des outils pour publier du contenu ( Blogger, YouTube, Google Page Creator, Google Sites et maintenant Knol) qu’il se charge de monétiser. Certains y voient même la preuve que Google se transforme en un opérateur intégré capable de fournir les solutions d’édition (Knol, Blogger), de monétisation (AdSense) et de distribution (Search). Plus d’infos sur ce sujet ici : Knol for Google, It Is Not Evil, It Is Business.

Avec cette plateforme, Google cherche donc à prendre sa revanche sur Wikipedia dont il est de loin le plus grand artisan de la réussite : les articles de Wikipedia sortent très souvent en première position des listes de résultats (c’est un peu normal quand on a un Page Rank de 10). Le marché va donc être extrêmement vigilant sur la manière dont les articles de Knol seront indexés et affichés dans les listes de résultats. la logique (et l’éthique) voudrait que Google ne privilégie pas “ses” articles par rapport à ceux de Wikipedia (ce qui d’ailleurs n’est pas le cas avec YouTube et Blogger vis à vis de Dailymotion et Typepad).

En fait nous pouvons nous rassurer sur ce point en faisant confiance à la pertinence de l’algorithme de Google qui va naturellement filtrer les contenus inintéressants ou manquant de subtilité. Mais bon, dans la mesure où un usjet peut être traité par plusieurs auteurs, on se demande comment risque d’évoluer (cf. Google’s Knol: Evil and Doomed).

Et bien évidément, les premières critiques sont déjà là : Google Knol starting to smell spammy. Mais il faut dire que les spammeurs ne manquent pas de réactivité et Wikipedia est pas victime de publicités déguisées et autres dérives mercantiles (cf. cet article que j’ai rédigé il y a plus de 3 ans : Wikipedia, l’avenir de l’information ?).

Bref, inutile de poursuivre la comparaison car Knol pourrait bien officialiser la création d’une nouvelle catégorie d’outils de publication qui apportent une informations différentes des blogs et wikis : un résumé ou plutôt une aggrégation / synthèse réalisée par un auteur identifié. Résumons cela en disant que Knol va être un acteur de plus dans la longue chaîne de l’info-business.

Compte-rendu de mon voyage au Chili

Déjà deux semaines que je suis rentré du Chili et je n’ai toujours pas eu le temps (courage ?) de vous faire un petit compte-rendu de mon voyage. Voici donc avec un peu de retard mes impressions sur ce pays hors normes.

Il y a déjà la distance : 14 H d’avion sans escale pour aller dans l’autre hémisphère, c’est sûr que je ne vais pas y retourner de si tôt ! Il y a ensuite la configuration : 200 Km de large pour 4.300 Km de long, un “petit” pays (en superficie) coincé entre l’Argentine et l’immense Pacifique.

Santiago : Capitale mondiale des centres commerciaux (et des fruits de mer)

Le moins que l’on puisse dire de Santiago est que le dépaysement n’est pas trop fort : sous influence US notoire, le quotidien des habitants de la capitale n’est pas très éloigné de celui des européens (ou des américains). Point de lamas ou de flutes de pan, le Chili est un pays prospère avec une économie stable. De ce fait, la capitale est à l’image de la croissance du pays : en pleine expansion.

Coincé entre la cordillère des Andes et la chaîne littorale, Santiago étouffe dans la pollution et les gratte-ciels du centre ville poussent comme des champignons. Le quartier des affaires est ainsi surnommé “Sanhatan” (contraction de Santiago et Manhatan).

Particularité étrange de la ville : quelques collines émergent de cet immense plateau pour apporter un peu de verdure à ce gigantesque paysage urbain (la moitié de la population du Chili est concentrée dans la région de Santiago). Les autorités locales ont eu la très bonne idée de faire de ces collines des zones non-constructibles (transformés en parcs, zoo…). Il y a même une immense statue de la Vierge Marie en haut de la plus grande colline :

Autre particularité improbable de cette ville : la surabondance des centres commerciaux. C’est bien simple il y en a partout, et ils sont énormes. Pour bien mesurer l’ampleur du phénomène, imaginez Paris avec un Velizy2 dans chaque arrondissement (voir plusieurs pour certains) ! Très surprenant mais sûrement bien pratique les jours de pluie et l’hiver.

Et puisque l’on parle de l’hiver, je regrette de ne pas avoir pu aller skier dans les stations de ski avoisinantes, c’était la pleine saison. La municipalité organise ainsi des package avec A/R en cars et forfait de remontées mécaniques pour la journée au départ du centre ville. Les parkings des centres commerciaux sont alors envahis par d’immenses tentes où il est possible de louer du matériel. J’ai même croisé des touristes en combinaison dans le hall de mon hôtel, ils partaient skier pour la journée.

Du côté du centre-ville, les immeubles sont un peu plus typiques et les rues commerçantes très piétonnes :

Pour chercher un peu de dépaysement, une seule destination : le quartier de Bellavista. Proche de la zone étudiante, ce quartier bohème est un pur régal de petits bars, restaurants et vieilles bâtisses de toutes les couleurs :

Très agréables, ce quartier est l’endroit rêvé pour se mêler à la population locale et même pour goûter une bière du coin (pas très bonne d’ailleurs) :

Côté cuisine locale, la spécialité incontestée du Chili sont les poissons et fruits de mer (les restaurants de sushi sont très à la mode). Il faut dire qu’avec une côte aussi gigantesque, les produits de la mer sont abondants. J’ai ainsi eu la chance de goûter du thon rouge de l’île de Pâques (délicieux) et même des fruits de mer à mi-chemin entre huître et moule (impossible de me souvenir du nom) :

(un grand merci à Serge et son épouse pour cette découverte culinaire)

Où en est l’internet Chilien ?

Outre mes découvertes touristiques, j’étais également là-bas pour intervenir à la conférence annuelle de l’IAB Chile : Seminario IAB Chile. J’ai donc pu me familiariser avec le marché locale : bon taux d’équipement des ménages et très bon déploiement de l’ADSL. Ceci est bien évidement dû à la très forte concentration de population dans la capitale ainsi qu’à la politique du gouvernement de favoriser l’e-adminstration pour ne pas avoir à installer trop de fonctionnaires tout au long de son immense territoire.

Influence US oblige, on ne parle que de Facebook et de MySpace, mais la star des médias sociaux est incontestablement un service de partage de photo nommé Fotolog. C’est en quelque sorte le FlickR locale qui a été récemment racheté par une société française (hé hé hé).

Beaucoup d’annonceurs et d’acteurs locaux étaient venus pour écouter les différents speakers et essayer d’en savoir plus sur la révolution des médias sociaux : des chiliens, deux américains, deux espagnols, notre Reza national et votre serviteur :

(un autre grand merci aux organisatrices pour m’avoir donné la possibilité de m’exprimer lors de cette journée)

J’avais choisi de parler de mes thèmes de prédilection du moment : un panorama des médias sociaux, un focus sur les réseaux sociaux et des perspectives d’évolution (notamment dans le domaine du social gaming). Ma présentation était en anglais car je ne me sentais vraiment pas prêt pour la faire en espagnol, mais si je suis invité de nouveau, c’est promis je ferais l’effort !

Je pense très honnêtement avoir plus semé le doute dans l’auditoire qu’autre chose, peut-être s’attendaient-ils à ce que je leur dise que Facebook allait bientôt dominer le monde… Toujours est-il que les personnes qui sont venus me voir à la fin de ma présentation étaient très enthousiastes quant au potentiel des plateformes sociales virtuelles fondées sur le jeu (casual games ou MMO). En tout cas des projets sont en cours et les chiliens ne sont pas en reste, il parait même qu’il y a une forte communauté sur Dofus !

Valparaiso : bohème et douceur de vivre

Après cette journée de conférence et un RDV avec un annonceur locale, direction la côte pour quelques jours à Valparaiso. Une ambiance complètement différente, mais toujours fortement contrastée : d’un côté le port (très industriel) et les collines sur les hauteurs (très bohèmes), de l’autre la station balnéaire de Vina del Mar (très bling-bling) et ses bidons-villes sur les hauteurs. En tout cas quel bonheur de pouvoir respirer l’air du Pacifique après s’être encrassé les poumons dans la capitale.

Pour vous la faire courte, disons que Valparaiso est un des endroits les plus plaisant que j’ai visité (avec Venise). C’est une ville magique où le port est entouré d’une dizaine de collines auxquelles on accède par un réseau de téléphériques.

Ces collines sont minuscules (à peine quelques rues) et l’ambiance est y très bohème : petites maisons en tôles ondulées de toutes les couleurs, trottoirs et routes défoncées, multitudes d’escaliers et de ruelles où il n’y a rien à faire que de goûter la douceur de vivre et d’apprécier le paysage.

La ville est maintenant inscrite au Patrimoine Mondiale de l’Unesco et c’est une très bonne chose car ce magnifique panorama ne doit pas bouger. En parlant de bouger… on se demande comment les funiculaires parviennent à gravir ces pentes impossibles (ils datent du début du siècle et ressemblent plus à des ascenseurs qu’autre chose) :

Non seulement la vie sur ces collines est très douces (ils les appellent des cerros) mais en plus elle n’est pas très chère : compter 75 € pour une chambre de charme avec vue sur la baie et 5 € pour un repas typique le midi dans le boui-boui du coin. Il faut dire que le pesos Chilien est indexé sur le dollars US, donc forcément en ce moment c’est très avantageux pour les européens.

C’est donc dans cette ambiance bohème et surannée que mon séjour s’achève au Chili. Grand bonheur pour moi que d’humer l’air marin du Pacifique et de profiter du climat très doux de la saison (c’est pourtant le plein hiver).

Quand j’ai démarré ce blog il y plus de 5 ans, je ne me serais jamais douté qu’il me permettrait de voyager autant et surtout dans des destinations aussi folklorique que le Chili. Encore une fois un grand merci aux organisateurs de m’avoir invité, de gros bisous à toutes celles et ceux que j’ai rencontré sur place et à une prochaine fois j’espère (message subliminale).

De l’origine des phénomènes viraux

Avez-vous déjà remarqué le nombre de personnes qui accrochent leur gilet de sécurité au dos du siège de leur voiture ?

Comment se fait-il qu’autant de personnes adoptent le même comportement sans se concerter ? Non pas par fierté du respect de la loi, mais tout simplement par mimétisme. A l’origine de cette mode il doit très certainement y avoir une incompréhension (le gilet doit être dans l’habitacle, et non visible dans l’habitacle) qui a été mal interprétée. Puis quelqu’un a eu l’idée d’accrocher son gilet au dos de son siège et cette idée s’est ensuite propagée.

Quels ont été les facteurs-clé de réussite de cette propagation ? Difficile à dire tant le nombre de paramètres est grand. Toujours est-il que ce phénomène viral m’interpelle : Serait-il possible de le modéliser ? De le reproduire ? Aurait-il été possible de l’exploiter (avec des gilets sponsorisés par exemple) ? Quelles sont les règles qui régissent le mimétisme ? Autant de questions auxquelles je doute que l’on puisse trouver une réponse fiable.

Entre nous, si de telles règles existaient, ça serait la fin de la publicité traditionnelle. Qui accepterait de payer des millions d’Euros pour un spot TV alors qu’il suffirait d’une campagne virale (à moindre coût) pour obtenir une exposition similaire ? Mais cette exposition serait-elle réellement similaire ? Non pas tout à fait.
Et c’est bien pour ça que le marché publicitaire est ainsi structuré : pour apporter de la constance et des garantis. Avec les supports traditionnels, il n’y a pas réellement de surprise : le nombre de personnes touchées est à peut près fiable (excepté quelques anomalies d’audience), le message est fidèlement restitué (outre les problèmes d’interprétation pour des publicités trop subtiles) et le ROI est à peut près calculé d’avance. Si c’est les annonceurs payent aussi cher, c’est pour ne pas avoir de (mauvaise) surprise.

Heu… j’en étais où déjà ? ha oui : les gilets de la sécurité routière. Bref, tout ça pour dire que les mécaniques virales sont bien loin d’être maîtrisées (et maîtrisables) et que les médias traditionnels (print, tv, bannières, mots-clés…) ont encore de beaux jours devant eux, surtout pour les annonceurs les plus frileux (soit 99% du marché).

Par contre, les expositions fondées sur la viralité semblent être la solution de replis idéale pour les startups et nouveaux entrants qui n’ont pas les moyens d’enchérir avec les gros acteurs. Idéal ? Pas tant que ça dans la mesure où la prise de risque est importante (échec, déformation du message, buzz négatif…), mais ont-ils réellement le choix ?

Facebook Connect, flagrant manque d’inspiration

Cette semaine Facebook a annoncé en grande pompe le lancement de son programme d’interopérabilité Facebook Connect. Cette initiative va permettre aux partenaires du programme ( Digg, Typepad, Plaxo, Twitter…) d’exploiter le graph social des membres de Facebook : Facebook Connect Launches with 24 Partners Including Digg and Six Apart.

Comment faire du neuf avec du vieux

Le programme Facebook Connect repose sur 5 fonctions majeures :

  • Trusted Authentification, qui va permettre aux membres de se connecter aux services partenaires avec leur compte Facebook (même principe qu’ OpenID) ;
  • Real Identity, qui va permettre aux membres d’afficher et de revendiquer leur réel identité (même principe que le Real Name d’Amazon) ;
  • Friend Linking, qui va permettre aux membres d’exporter leur liste d’amis (même principe que Data Availability) ;
  • Dynamic Privacy, qui va permettre aux membres d’exporter leurs options de confidentialité (même principe que Data Portability) ;
  • Social Distribution, qui va permettre aux membres de notifier leurs amis des actions qu’ils effectuent sur les sites partenaires (même principe que le Project Beacon).

Outre ces 5 fonctions majeures, Facebook a également annoncé le lancement d’autres initiatives :

C’est tout ? Oui, c’est tout.

Bon… je sais bien que ces derniers temps j’ai été très critique à l’égare de Facebook (cf. Pourquoi je ne crois plus en Facebook, Facebook cherche encore son modèle publicitaire et Facebook toujours dans la tourmente), mais je pense que l’on peut affirmer qu’ils se foutent carrément de la gueule du monde. Pas une seule idée neuve, rien que du recyclage de fonctionnalités présentes chez les concurrents.

Pénurie d’idée (et de modèle économique)

Outre le fait qu’ils copient ouvertement les idées des autres, les équipes de Facebook nous démontrent surtout qu’ils sont toujours dans l’impasse pour leur modèle économique : pas de nouvelle offre de monétisation ou de nouveaux services à valeur ajoutée, comme un système de paiement en P2P (cf. What Facebook didn’t Announce Today at F8).

Traduction : “nous ne savons pas comment rentabiliser notre plateforme“. Non pas qu’ils ne sont pas capables de générer du chiffre d’affaires, mais plutôt qu’ils sont incapables de trouver un modèle qui soit suffisamment viable pour convenir aux annonceurs et aux membres, mais également pour amortir les très gros frais d’infrastructure.

Ceci est plutôt étrange de la part d’un acteur qui approche de la barre fatidique des 100 millions de membres. Il leur aurait fallu des annonces bien plus alléchantes pour convaincre les annonceurs qu’ils auront la possibilité de conserver l’attention de leurs utilisateurs et ne pas se ringardiser comme MySpace l’à fait. Car oui, MySpace est encore devant Facebook en termes de nombre de membres ou de visiteurs uniques, mais il ne fait plus rêver les annonceurs. D’autant plus que la concurrence est très dynamique : Hi5 Gains 25MM Extra Visitors in 6 Months.

À l’Ouest, rien de nouveau

Maintenant que la grande messe annuelle de Facebook est passée, il ne leur reste plus qu’à travailler dur pour livrer comme prévu ces fonctionnalités et tenir leurs promesses. Quelles promesses déjà ? Ha oui, de faire au moins aussi bien que les autres.

Bien évidement, la possibilité de connecter son profil Facebook a tout un tas d’autres services est alléchante, mais il existe déjà de nombreuses alternatives (comme OpenID) qui sont peut-être moins sexy mais soutenus par des acteurs de taille (MySpace, Yahoo!, Orange…). En tout cas cette initiative commence déjà à en inquiéter certains (cf. Facebook Connect Will Be Game-Changing…and Dangerous et Facebook plans for Web domination).

Force est de constater que Facebook est en pleinne crise de croissance : incapable d’assumer à la fois la pérennité technique de sa plateforme (surtout à l’approche des 100 millions d’utilisateurs), une offre publicitaire viable et un renouvellement de sa proposition de valeur (vont-ils savoir éviter l’exile des profils vers des plateformes plus “hype” ?).

Et pendant ce temps là, d’autres avancent dans l’ombre, à l’image de Google avec ses Social Graph API et Google Friend Connect. Sans compter la concurrence toujours grandissante des autres médias sociaux (notamment des plateformes de social gamimg).

Est-ce la mode des tableaux riches ?

Souvenez-vous, il y a quelques mois je vous parlais des possibilités d’évolution des menus déroulants (Est-ce la mode des menus déroulant riches ?), ce soir je vous propose de découvrir les possibilités autours des tableaux enrichis (les américains préfèrent parler de “grid“, ne me demandez pas pourquoi) : Ext GWT Grid, Grid Plugins, and EditableGrid.

Il y a tout d’abord les possibilités avancées de filtres et de tris :

Et il y a aussi ces incroyables possibilités d’ édition en ligne (essayez donc de modifier la date) :

Je trouve ces nouveaux comportements tout à fait intéressants et surtout terriblement efficaces.

Pour celles et ceux que cela intéresse, tout ceci est réalisé grâce à une librairie RIA en javascript ( Ext GWT) qui se greffe au framework Java/Ajax de Google ( GWT) mais qui existe aussi en version autonome ( Ext JS).

Hé hé hé, ça vous la coupe tout ce jargon, hein ? En tout cas je suis particulièrement fier d’avoir pu prendre Didier de vitesse sur ce coup là !

Vers de la publicité subliminale en ligne ?

Si vous êtes allez faire un tour sur le site des Echos ce matin, vous avez surement remarqué le matraquage publicitaire d’GDF-Suez (deux bannières + un article en Une). Mais aviez-vous remarqué l’image quasi-subliminale en fond de page :

En fait il s’agit du logo et de la baseline de l’annonceur qui sont affichés en fond de page avec une couleur très clair, à peine visible. En faisant défiler la page vers le bas il est possible de mieux la distinguer :

Alors bien évidement il ne s’agit pas d’une image subliminale aussi subtile que celles utilisées par François Mitterrand dans le générique du Journal du 20H, mais quand même cette forme de communication me laisse songeur.

Prenons la définition de la publicité subliminale : “Technique publicitaire qui consiste à insérer un message visuel et/ou sonore, qui ne peut être consciemment perçu par le spectateur, mais qui est censé frapper son subconscient“. Force est de constater que ce n’est pas réellement dans cette configuration que nous nous situons, mais plutôt à la périphérie.

Partons du principe que les deux bannières n’existent pas, tout navigateur digne de ce nom est en effet capable de les filtrer. Il nous reste tout de même dans cette page deux formes de publicité beaucoup plu subtiles :

  • Il y a tout d’abord l’article, rédigé par un journaliste (cela va de soit), mais dont la teneur est héritée du communiqué de presse, de même que la date et heure de publication (l’article est publiée dès la réception du CP, il suffit juste de bien choisir son moment pour l’envoyer).
  • Il y a ensuite cette image de fond qui n’est pas filtrée par les filtres à bannières (elle est donc dans le code source) et qui reste à une position fixe au centre de l’écran lorsque l’on fait défiler la page.

Serions-nous face à une nouvelle forme de communication sensée palier au phénomène de banner blindness auquel je faisais référence hier ? Verrons-nous des publicités subliminales garnir les fonds de page des sites et portails à gros tirage ? L’ IAB va-t-elle proposer une norme ? Affaire à suivre.

(Merci à Alexandra pour son oeil de lynx)

Bientôt des flux publicitaires en overlay ?

Au détour de mes pérégrinations sur la toile je suis tombé sur cet étrange plugin pour Wordpress : Live Twit. Ce plugin sert à afficher les titres d’un flux RSS en surimpression (overlay en anglais) dans un bandeau de bas de page : Nouvelle version de Live Twit avec plusieurs options supplémentaires.

Observez bien cette bande sombre en bas de l’écran, y sont affichés la source, le titre et deux boutons d’action. Pour l’instant ne défilent sur ce bandeau que des news (en provenance de Wikio sur cet exemple) mais l’on pourrait tout à fait imaginer y faire défiler des messages publicitaires (soit un Google Adsens trafiqué, soit un flux de publicités textuelles comme les Feed Ads de Splush).

Partant du principe que les bannières de haut de page ne transforment quasiment plus (principalement dû au phénomène de banner blindness), est-ce que ce principe de flux publicitaire affiché en surimpression ne serait pas une alternative élégante ?

Quand vous y réfléchissez bien, cette solution est :

  • très simple à installer (un bout de code javascript qui affiche le bandeau en surimpression, donc même pas la peine de toucher au code source) ;
  • très simple à opérer (les messages publicitaires sont distribués via un flux RSS) ;
  • élégante (ce bandeau ne défigure pas la mise en page) ;
  • avec une bonne visibilité (très bon contraste et affichage permanent même si l’on fait défiler la page).

Bref, je suis persuadé que ce bandeau flottant pourrait potentiellement remplacer les bannières de haut de page (qui de toute façon sont condamnées). Peut-être est-ce de la pure affabulation de ma part car cette solution existe déjà mais j’y vois un très fort potentiel, pas vous ?

Monabanq lance le premier widget de consultation de comptes bancaires

Après des années d’hésitations (authentique), l’industrie bancaire se décide enfin à tirer parti du potentiel de widgets. Et c’est Monabanq qui se lance la première en proposant à ses clients un service de consultation des comptes via un widget : MonaSync.

Plusieurs plateformes sont ciblés avec ce widget : Netvibes, iGoogle, Active Desktop de Windows et même l’ iPhone.

Ce widget bénéficie du même niveau de sécurisation que les services de consultation de compte enligne : cryptage SSL et identifiants / mot de passe. De toute façon la sécurisation des données a toujours été un faux débat, mais bon… il fallait bien une première fois et c’est maintenant chose faite.

Je suis très content qu’une banque française se soit afin décidée à exploiter les widgets. D’autant plus que le succès des services des start pages n’est plus à prouver (selon un sondage du Journal du Net de février 2008, 17,8% des internautes commencent leur navigation à domicile par la consultation de leurs pages Internet personnelles).

J’espère que ce MonaSync va enfin donner ses lettres de noblesse aux widgets et ouvrir la voie à des services à plus forte valeur ajoutée que ce qui est actuellement proposé (météo, flux RSS…). Non pas que la météo ne soit pas un service à valeur ajoutée, mais j’estime que ‘il est possible de faire bien plus et que le marché des widgets va potentiellement connaitre une très forte croissance dans le monde de l’entreprise en se transformant en véritables tableaux de bords personnalisés (avec l’agrégation d’indicateurs-clés et d’informations critiques en provenance d’applications métiers).

Donc un grand bravo aux équipes de Monabanq et de Netvibes qui ont visiblement collaboré sur ce projet.

Comme je ne suis pas client de Monabanq je n’ai pas accès à ce service. Qui peut tester ce widget et nous donner son feedback ?

Une neuvième version pour ce blog

5 ans… voilà 5 ans que ce blog existe et j’en suis déjà à ma neuvième version (je crois bien avoir raté la date d’anniversaire d’un bon mois). Hé oui, ça fait presque 2 versions par an ! Je vous propose donc de découvrir la nouvelle version de ce blog :

Vous apprécierez donc la belle harmonie de couleurs orchestrée par les doigts de fée de Natacha ainsi que le lifestream sur la colonne de droite. Outre le changement du thème graphique, c’est également une migration importante qui a été réalisée avec un basculement d’un vieux Wordpress 2.1 vers Wordpress MU (une petite merveille).

Le grand chantier de migration est donc toujours en cours, il reste encore un blog à migrer ( RichCommerce.fr) et deux autres blogs à créer. Mais rassurez-vous, je vous tiendrais au courant.

Vers de la micro-authentification avec MicroID

Vous connaissiez l’authentification avec identifiant et mot de passe, mais connaissez-vous la micro-authentification ? Pour faire simple il s’agit non pas d’authentifier un utilisateur de façon formelle (en lui demandant ses codes d’accès) mais plutôt de faire de l’authentification “silencieuse”.

Explication : lorsque vous rédigez un commentaire vous pouvez saisir un nom, un email et une URL, mais qui me dit que c’est bien vous ? Pour être plus précis, rien ne vous empêche d’utiliser le nom et l’email de quelqu’un d’autre.

Et c’est là où MicroID entre en scène : ce protocole d’authentification permet de certifier l’identité d’un internaute lorsqu’il dépose un commentaire sur un blog ou fait des modifications dans un wiki. Inutile de vous emballer, ce mécanisme de certification n’est pas inviolable (loin de là) mais il apporte une solution simple et élégante.

Vous noterez donc la subtile différence entre OpenID et MicroID : le premier sert à authentifier un utilisateur sur une service, le second sert à authentifier l’auteur d’un micro-contenu.

Tout repose sur un code (la fameuse MicroID) qui est généré à partir de la concaténation de votre email et d’une URL. Cette URL peut être celle de votre blog ou celle de votre service de gestion d’identité numérique (comme ClaimID ou Wink). Ce code va ensuite servir de clé d’authentification.

Donc pour faire simple :

  1. Vous allez sur le site MicroID.org pour vous créer votre propre MicroID ;
  2. Vous publiez cette MicroID sur la page d’accueil de votre blog (ou sur votre page de profil) ;
  3. Lorsque vous publiez un commentaire (ou du contenu sur un service compatible), le mécanisme compare la concaténation de vos email/URL à celle publiée sur votre blog ;
  4. Si c’est la même MicroID, alors votre identité est certifiée, vous êtes bien celui que vous prétendez être.

Voilà, MicroID est aux mécanismes de certification ce que les microformats sont au web sémantique : une solution très simple à implémenter qui propose un premier niveau de service tout à fait acceptable.

Bien évidement vous ne vous servirez jamais de MicroID pour payer vos impôts en ligne ou gérer vos comptes bancaires, mais par contre c’est une solution extrêmement bien adaptée aux médias sociaux : un moyen simple de contrôler la prolifération de micro-contenus (commentaires, modifications…) sans pénaliser les utilisateurs (ils n’ont rien à faire si ce n’est paramétrer leur MicroID).

Pour en savoir plus sur ce protocole, je vous recommande la page de Wikipedia ou leur blog. Pour l’instant une petite dizaine de services compatibles ( Last.fm, Wikitravel, Digg…) mais la liste devrait s’allonger.

Il existe un plugin Wordpress pour  implémenter MicroID dans les commentaires mais il n’est malheureusement pas compatible avec la dernière évolution majeure (la V 2.5), enfin je crois. Quelqu’un peut-il me renseigner là-dessus ?

MaJ (17/07/2008) : Après lecture des différents commentaires je me rend compte que quelque chose m’échappe dans le processus d’authentification utilisé. Je pense qu’il n’est pas si simple de détourner une MicroID mais leur site web manque effectivement d’explications sur la viabilité du processus. A suivre…