Archives pour l'année 2007

Yahoo! se lance timidement sur le créneau des univers virtuels

Alors que Cyworld poursuit son développement US avec une nouvelle version, il semblerait que Yahoo! se soit enfin décidé à passer à l’action et à enrichir son service d’avatars virtuels.

Ainsi, le site Virtual World News nous en apprend plus sur l’étrange stratégie de Yahoo! (Yahoo! Not Interested in Virtual Worlds) :

  • D’un côté le directeur du marketing international nous dis qu’ils ne sont pas intéressés par les univers virtuels (Masami Hirata : « My understanding from marketing is that we have other important priorities than Virtual Worlds at the moment, so there is no VW initiative or plans here at the moment« )
  • De l’autre, ils viennent juste de lancer Yahoo! Avatar Towns, une petite galerie marchande pour équiper son avatar.

YahooAvatarTowns.jpg

Tout ça est très étrange, d’autant plus que Xavier Legros, le responsable du programme Yahoo! Avatars, est très enthousiaste au sujet de ce nouvel espace virtuel : « We have thousands of items available in Avatars and the town came up as a natural way to show a more visual and engaging way to dress up!« .

Encore plus étrange, ils ont aussi développé une extension du tout nouveau Yahoo! Messenger qui permet justement d’exploiter non seulement cet Avatar Towns mais bien plus encore : Yahoo! Avatar World Plug-in (plus d’infos ici : A Brave New Avatar World).

Attendez un peu… d’un côté nous avons une galerie marchande (Yahoo! Avatar Towns) qui affiche son ambition d’extension (sinon il n’y aurait pas de ‘s’ à ‘Towns‘). De l’autre nous avons des espaces de discussion virtuels à la IMVU (Yahoo! Avatar World). Il faut vraiment être aveugle pour ne pas se rendre compte de l’évidence : Yahoo! est en train de préparer timidement son entrée sur le créneau des univers virtuels (comme je l’avais prédis dans un précédent billet : L’invasion des nouvelles plateformes sociales).

Reste encore à Yahoo! deux choses à faire :

  1. Introduire une monnaie virtuelle pour pouvoir développer le micro-commerce et initier une micro-économie captive ;
  2. réunir tout ces services en une plateforme unique ET officielle (pourquoi pas ‘Yahoo! Worlds‘).

Bon… il ne nous reste plus qu’à attendre que tout cela se confirme. Est-ce que j’affabule ou est-ce que vous arrivez à la même conclusion que moi ?

Après le P2P, le M2M ?

En fouillant dans le catalogue d’applications de l’iPhone je suis tombé sur une version iPhone de l’interface d’administration web de µTorrent, de même que sur un projet de client BitTorrent pour Android.

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Est-ce bien raisonnable ? Comment doit-on appeler ça : mobile P2P ? P2P2M ? M2M ?

Comme le sujet me tracassait, j’ai poussé un peu plus loin mes investigations et je me suis rendu compte que l’usage de technologies P2P sur des terminaux mobiles n’est pas de la science-fiction, bien au contraire !

Je suis ainsi tombé sur cette étude d’un laboratoire de recherche finlandais : Mobile P2P – Creating a mobile file-sharing environment (fichier PDF). Il y est question d’avoir recours aux MMS pour faire passé les portions de fichier d’un mobile à un autre.

Il y est également question d’un projet très sérieux mené par Sun qui s’appelle JXTA : « a set of open, generalized peer-to-peer protocols that allows any connected device on the network to communicate and collaborate« .

Mais Sun n’est pas le seul industriel à s’intéresser à ce sujet puisque Nokia plancherait aussi sur la question : P2P filesharing on mobile phones?

Et figurez-vous qu’il y a aussi d’autres projets universitaires et notamment celui-ci qui est sponsorisé par Siemens : An Architecture Concept for Mobile P2P File Sharing Services (fichier PDF).

Au-delà de ces projets de recherche, il existe enfin des applications plus concrètes :

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Bref, tout ça me parait très intéressant, mais je n’ai pas encore vu d’expérimentations concernant la vidéo : une sorte de Joost en version mobile qui résoudrait les problèmes de bande passante limitée des réseaux mobiles. A moins que vous ayez des pistes à me fournir…

Les boutiques de commerce en ligne ont encore des progrès à faire

Je vous propose de lire ce matin ce très intéressant billet sur l’optimisation ergonomique des boutiques en ligne: Ecommerce Usability Study Shows Etailers Can Improve. Il y est question d’une étude réalisée par Future Now sur près de 300 boutiques en ligne.  Ces boutiques ont été évaluées à l’aide d’une grille d’analyse comprenant 69 critères qui a permis d’établir un score et un classement :

  1. SmartBargains (67 %)
  2. BestBuy (66 %)
  3. CompactAppliance (66 %)
  4. BlueNile (65 %)
  5. EasternMountainSport (64 %)
  6. BackCountry (63 %)
  7. TigerDirect (63 %)
  8. CDUniverse (63 %)
  9. Ebags (63 %)
  10. Staples (63 %)

Vous remarquerez que les boutiques les mieux notées ne sont pas forcément les plus belles (tout ça me rappelle un précédent billet sur cette affreuse boutique avec un taux de conversion incroyable). On y apprend dans cette étude que la moyenne est de 49 %, ce qui laisse quand même de gros progrès à faire.

La catégorie la moins bien notée est celui de la mode :

customerexperience2007.jpg

Très intéressant tout ça.  Et comme je sens que vous êtes en forme je vous propose deux autres liens très intéressants :

Facebook cherche encore son modèle publicitaire

Après avoir été chahuté par la presse et la blogosphère sur sa valorisation (15 Reasons Facebook Isn’t Worth $15 Billion), sur la pertinence de son programme de ciblage publicitaire (Facebook and The Myth Of Contextual Advertising | Facebook founder redefines « opt-in » | The canary in the social networking coal mine) et sur les résultats mitigés des premières campagnes d’annonceurs (Coke Is Holding Off on Sipping Facebook’s Beacon), Facebook a décidé de changer de plan et de donner un peu plus d’importance à la confidentialité des données des membres : One More Beacon Amendment From Facebook.

Une belle démonstration de réactivité pour ce service qui a déjà connu un précédent (grosse vague de protestation des utilisateurs qui ont poussés le service à retirer une fonctionnalité) mais qui fait preuve de bonne volonté.

Oui mais voilà, maintenant que la boîte de Pandore est ouverte les critiques continuent d’affluer. Notamment sur le manque de précision des profils : Le peu de profils renseignés est-il une faille apparente du modèle économique Facebook?

Plus grave, Facebook est maintenant victime de parodies comme cette vidéo :

Ou comme cette couverte très agressive de The Onion :

OnionMagazine_Facebook.jpg

Mais ne dramatisons pas, la blogosphère adore autant qu’elle déteste et ils finiront bien par trouver un modèle qui parvienne à satisfaire les annonceurs et les membres. Après tout GoogleRome ne s’est pas faite en un jour et Facebook peut bien encore survivre à quelques défauts de jeunesse.

Un retour aux sources pour le marketing en 2008 ?

Le cabinet Andreson Analytics a récemment publié les résultats d’une étude réalisée auprès de 600 membres du « Marketing Executives Networking Group » dont l’objectif était d’identifier les tendances 2008 du marketing : First Annual Survey of Top Marketing Trends for 2008 (fichier PDF).

Les résultats sont très intéressants et notamment ce classement des priorités :

Trends_Marketing_2008.jpg

Oui vous avez bien lu, les professionnels du marketing prévoient un retour aux bases du marketing (positionnement, proposition de valeur, ciblage…). Peut-être pouvons-nous interpréter ça comme la fin des dérives du type buzz marketing et autres widget marketing ? Après tout le marketing est une science (quasi)exacte avec des outils rigoureux et des pratiques parfaitement maitrisées. Qui a dit qu’une simple vidéo virale suffisait à remonter les ventes et l’image d’une marque de façon durable ? Certainement pas moi. Plus d’infos ici : What Are Marketers Thinking?

Des résultats qui sont néanmoins à modérer avec d’autres tendances comme celles là :

(via Blog Web Marketing)

Un dîner au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

J’avoue avoir été extrêmement surpris de recevoir en début de semaine une invitation à un dîner avec la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (Valérie Pécresse).

La raison officielle était de permettre « un échange direct autour des actions qu’entend mener la Ministre dans le domaine des nouvelles technologies et des thèmes qui vous semblent prioritaires« .

Bon… admettons que Mme la Ministre souhaite nous en dire un peu plus sur son programme « Internet dans chaque foyer en 2012« , ça me ferait tout de même très plaisir de pouvoir goûter à la cuisine d’un ministère.

Plus sérieusement, je pense qu’il serait intéressant d’avoir l’occasion d’apporter un point de vue « terrain » à une personnalité aussi haut placée au sein du gouvernement.

J’espère sincèrement que la discussion de ce diner ne va pas s’enliser autour de thèmes comme la fracture numérique, la relance de la croissance grâce aux nouvelles technologies ou encore le malaise des étudiants. J’ai beaucoup de chose à dire et ça serait dommage de noyer mon témoignage dans des débats auxquels nous ne trouverons pas de réponse au cours de ce dîner.

Mettons tout de suite les choses au point : je ne suis le porte-parole de personne et je ne transmettrai aucun message ni ne relaierai les revendications de personne. En revanche, je souhaiterai aborder deux sujets qui je pense peuvent intéresser la Ministre : l’absence d’une grande université de l’Internet et le manque de reconnaissance administrative des métiers de l’internet.

Je suis bien incapable de vous dire combien de bloggueurs ont été invités et combien seront présents, par contre je sais que ça chauffe chez Affordance : Pourquoi je n’irai pas dîner avec Valérie Pécresse, Le dîner de comm et Valérie Pécresse ne bloggue plus à l’adresse indiquée.

J’essayerais de vous faire un compte-rendu de cette soirée et de retranscrire les discussions…

E-commerce et empreinte carbone

Je sais bien que le Grenelle de l’environnement est terminé, mais il y a quelque chose qui me tracasse à propos du e-commerce et j’aimerais partager avec une petite réflexion sur l’empreinte écologique du commerce en ligne.

En théorie, le commerce en ligne laisse une empreinte écologique plus faible pour l’environnement que le commerce traditionnel. En fait c’est surtout au niveau de la consommation de carburant que la différence peut se faire car si vous commandez en ligne, pas la peine de prendre votre voiture. Les produits sont livrés chez vous et de toute façon le facteur fait sa tournée. De même, sur le plan purement logistique, pas la peine d’acheminer les produits dans les boutiques de centre-ville, ils sont stockés dans des entrepôts en périphérie des villes pour y être conditionné et expédié.

Donc en théorie, le commerce en ligne permet de réduire la consommation de carburant fossile et de dégager moins de CO² dans l’atmosphère.

Oui mais voilà :

  • Si je vais faire du shopping en métro, j’économise un arrêt de la camionnette du facteur à mon immeuble, non ?
  • Si je vais faire du shopping avec une voiture de petite cylindrée et au carburateur bien réglé, je pollue moins que la facteur et sa camionnette, non ?
  • Si je commande un produit à l’étranger, avec livraison par avion, quel va être sa quote-part de pollution ?

Bref, ce n’est pas si simple et ma conscience citoyenne est mise à rude épreuve depuis une mésaventure tragique : il y a deux semaines, je me mets en quête du livre ‘Google Analytics 2.0‘. Ce livre est vendu 21,32 € par Amazon et 13,86 sur la marketplace. Comme je ne suis pas pressé, je décide d’économiser 7,46 € et de passer par un revendeur. Oui mais voilà, en recevant le colis ce week-end je me rends compte que ce revendeur est en Nouvelle-Zélande ! Ce livre à donc été imprimé aux États-Unis, expédié en Nouvelle-Zélande et réexpédié en France (le tout en avion). Gloups, tout ce carburant grillé pour économiser 7,46 €. si j’avais su, j’aurais choisi un revendeur anglais…

Quelle est la moralité de cette histoire ? Je ne sais pas… de toute façon cet avion aurait traversé la moitié de la planète avec ou sans mon livre. Oui mais… ce raisonnement est contraire à la théorie du camembert qui stipule que si chacun de nous fait un petit geste pour l’environnement alors beaucoup de carbone pourrait ne pas être relâché dans notre atmosphère.

Alors, le commerce en ligne est réellement bénéfique pour l’environnement ? Vaste question à laquelle je suis bien incapable de répondre.

Bon je ne sais pas trop où cette réflexion va nous mener mais en tout cas ça soulage ma conscience !

Prochain Yulbiz-Paris : Lundi 10 Décembre

La quatrième édition de Yulbiz-Paris est programmée pour le lundi 10 Décembre prochain : Yulbiz-Paris N°4.

Comme c’est un lundi soir le lieu à changé : Pub O’Malley – 6 bis rue du 4 Septembre, 75002 Paris (métro: ‘Bourse’ ou ‘Quatre-Septembre’).

Nous aurons l’immense privilège pour cette quatrième édition d’accueillir Claude Malaison qui viendra annoncer le lancement de la commercialisation du livre ‘Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires‘. De ce fait, le thème du jour portera forcément sur les pratiques de blog dans le milieu professionnel.

Comme d’habitude l’inscription se fait directement sur le wiki en éditant la page (bouton ‘Easy Edit‘ en haut à gauche) et en  rajoutant votre nom en bas de la liste.

Bon… il va vraiment falloir que l’on trouve un logo pour les Yulbiz…

Silverlight 2.0 : Plus de performance et de sophistication

La version 1.0 de Silverlight vient à peine de sortir que l’on nous annonce déjà la version 2.0 : .NET Web Product Roadmap (ASP.NET, Silverlight, IIS7).

Petite séance de rattrapage : Silverlight est une alternative à Flash qui a été lancée cette année par Microsoft. Pour faire simple, c’est un plug-in pour afficher et gerer des interfaces riches (RIA). Problème : Microsoft a 10 ans de retard à rattraper sur MacromediaAdobe. Résultat : les équipes mettent les bouchées doubles pour faire rapidement progresser leur plug-in et pour trouver de nouveaux leviers de différenciation.

A programme des nouveautés de Silverlight 2.0 (prévu pour le 1er trimestre 2008) :

  • une meilleure prise en charge de WPF (la technologie qui gère les interfaces sous Windows Vista) ;
  • des contrôles plus performants (boutons, cases à cocher, réglettes…) ;
  • une gestion plus performante des APIs (REST, POX, RSS, WS*…) ;
  • une intégration native au sein de l’environnement de Visual Studio et de la plateforme .Net.

Traduction :

  • des interfaces plus belles (notamment grâce au langage XAML dérivé de celui qui est utilisé dans les interfaces Vista) ;
  • des interfaces plus rigoureuses (qui se rapprochent de la logique de Flex) ;
  • des interfaces plus performantes ;
  • des interfaces plus faciles à développer et déployer.

Force est de constater que si l’accent avait été mis sur la vidéo pour la première version, cette seconde mouture de Silverlight va lui permettre de gagner encore plus la confiance des équipes informatiques (qui jusqu’à présent étaient très hermétiques aux interfaces riches reposant sur Flash).

(via Hebi Flash Blog)

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Bon visiblement je m’était un peu emballé sur le coup du Go-Live, à ne pas confondre avec GoLive. Merci pour vos commentaires.

L’iphone est sorti et j’y ai peut-être droit…

C’est aujourd’hui que l’iPhone est officiellement en vente. La preuve avec cette invasion de commentaires qui ne sont pas encore interprétés comme du spam :

iPhoneSpam.jpg

J’espère que ça va se calmer dans les prochains jours…

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Visiblement il semble y avoir une offre préférentielle pour les clients Orange : 399 € + changement de forfait (vers un forfait spécifique iPhone). Je vais essayer de trouver une boutique correctement approvisionnée et je vous tiens au courant.

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