E-commerce et empreinte carbone
Je sais bien que le Grenelle de l’environnement est terminé, mais il y a quelque chose qui me tracasse à propos du e-commerce et j’aimerais partager avec une petite réflexion sur l’empreinte écologique du commerce en ligne.
En théorie, le commerce en ligne laisse une empreinte écologique plus faible pour l’environnement que le commerce traditionnel. En fait c’est surtout au niveau de la consommation de carburant que la différence peut se faire car si vous commandez en ligne, pas la peine de prendre votre voiture. Les produits sont livrés chez vous et de toute façon le facteur fait sa tournée. De même, sur le plan purement logistique, pas la peine d’acheminer les produits dans les boutiques de centre-ville, ils sont stockés dans des entrepôts en périphérie des villes pour y être conditionné et expédié.
Donc en théorie, le commerce en ligne permet de réduire la consommation de carburant fossile et de dégager moins de CO² dans l’atmosphère.
Oui mais voilà :
- Si je vais faire du shopping en métro, j’économise un arrêt de la camionnette du facteur à mon immeuble, non ?
- Si je vais faire du shopping avec une voiture de petite cylindrée et au carburateur bien réglé, je pollue moins que la facteur et sa camionnette, non ?
- Si je commande un produit à l’étranger, avec livraison par avion, quel va être sa quote-part de pollution ?
Bref, ce n’est pas si simple et ma conscience citoyenne est mise à rude épreuve depuis une mésaventure tragique : il y a deux semaines, je me mets en quête du livre ‘Google Analytics 2.0‘. Ce livre est vendu 21,32 € par Amazon et 13,86 sur la marketplace. Comme je ne suis pas pressé, je décide d’économiser 7,46 € et de passer par un revendeur. Oui mais voilà, en recevant le colis ce week-end je me rends compte que ce revendeur est en Nouvelle-Zélande ! Ce livre à donc été imprimé aux États-Unis, expédié en Nouvelle-Zélande et réexpédié en France (le tout en avion). Gloups, tout ce carburant grillé pour économiser 7,46 €. si j’avais su, j’aurais choisi un revendeur anglais…
Quelle est la moralité de cette histoire ? Je ne sais pas… de toute façon cet avion aurait traversé la moitié de la planète avec ou sans mon livre. Oui mais… ce raisonnement est contraire à la théorie du camembert qui stipule que si chacun de nous fait un petit geste pour l’environnement alors beaucoup de carbone pourrait ne pas être relâché dans notre atmosphère.
Alors, le commerce en ligne est réellement bénéfique pour l’environnement ? Vaste question à laquelle je suis bien incapable de répondre.
Bon je ne sais pas trop où cette réflexion va nous mener mais en tout cas ça soulage ma conscience !
greg a dit :
C’est parce toi comme ton vendeur n’avez fait que la moitié du chemin. Il fallait bien entendu acheter la version électronique.
Ceci dit dans notre monde qui repose sur l’argent comme outil d’échange et le fait que tout un chacun ait un travail pour s’offir ce dont il a besoin, chercher à se débarrasser des intermédiaire peut refroidir plus que le climat.
Romain a dit :
Oui mais en achetant un livre d’occasion, tu fais aussi l’économie d’une nouvelle impression (toujours en référence à la théorie du camembert) Est-ce que les arbres que tu as sauvés par cet achat n’absorberont pas sur le long terme plus de CO2 que le trajet en avion NZ-FR ?
stagueve a dit :
Y’a quand même de l’espoir
-> http://www.nowhereelse.fr/?p=2791
Yass a dit :
Hello Fred,
le eCommerce n’est pas non plus le miracle écolo que tu veux bien nous exposer.
Tu ne te déplaces pas, certes mais tu consomme quand même de l’électricité avec ton PC, l’infrastructure réseau de ton FAI en consomme également, tout comme le data center de l’hébergeur du site (serveurs + clim).
Y-at-il un contrôleur de gestion dans l’assistance ?
Fred Cavazza a dit :
Tout à fait, il faut intégrer à la “facture” environnementale ma consommation électrique ainsi que le papier utilisé pour le livre. Quoi que… qu’est-ce qui laisse le plus de trace : du papier qui peut être recyclé ou un fichier lû sur un ordinateur ?
Hum… je crois qu’une partie de la solution se trouve dans le nouvel Amazon Kindle qui utilise de l’encre électronique. Ou dans les livres d’occasion !
/Fred
Raphael a dit :
Faut pas se faire de soucis pour ça.
Quand le pétrole sera vraiment en pénurie et qu’on sera au bord de la guerre thermo-nucléaire je te garantis que la quantité de C02 dégagée apparaitra directement sur le prix.
Les consciences écologiques s’éveilleront naturellement.
Adrien a dit :
Juste une petite remarque qui m’a sauté aux yeux en lisant l’article: quand le facteur passe, même avec une petite camionnette, l’empreinte écologique est mutualisée puisqu’elle est repartie entre tout ceux qui se font livrer. Ce qui n’est absolument pas le cas avec la petite voiture qui ne consomme pas trop mais qui reste un moyen de transport individuel.
L’équilibre est donc d’abord à trouver entre ce qui peut être fait en commun et ce qui ne peut pas. En allant plus loin il faut après calculer le degré de mutualisation de chacun des transports employés par rapport à leur empreinte écologique ainsi que ce qu’il transporte. Vu sous cet angle l’avion n’est pas forcément le plus polluant si c’est un moyen de limitation du nombre d’usines dans le monde par exemple (un pays ne peut pas tout faire par lui même, on retrouve les spécialisations et avantages compétitifs développés par nos chers économistes…)
Ben a dit :
Hum… une petite objection :
* Si je vais faire du shopping avec une voiture de petite cylindrée et au carburateur bien réglé, je pollue moins que la facteur et sa camionnette, non ?
=> Le facteur avec sa camionnette mal reglée pollue bien moins que toi ajouté aux 400 autres personnes à qui il distribue le courier et qui prendraient leurs voiture bien réglées.
Sinon, la réflexion reste valable
Alexis Mons a dit :
Via JM Billaut, une étude un peu orientée commanditée par Télémarket, mais quand même, qui avait cherché à démontrer la faiblesse de l’empreinte écoologique de l’e-commerce, justement : http://billaut.typepad.com/jm/2007/09/le-commerce-lec.html
Capitaine Commerce a dit :
C’est le genre de question qu’on peut se poser à partir de tout et n’importe quoi et à laquelle la réponse est souvent : “c’est très compliqué et il n’y a pas de réponse simple”.
), puis réexpédiés en Chine pour être vendus sur place.
A ce propos, j’ai aussi un exemple que vous pourrez trouver marrant. Il me vient directement du directeur d’une filialre en Chine d’une grande société de VAD française (je ne vous dirais pas qui) dont les produits vendus sont fabriqués en Chine, expédiés en France (parce que sa société mère est française et son siège dans le Nord de la France
En terme de coûts d’achat et de livraison des produits, ce directeur y trouve son intérêt. En terme de pollution de la planète et de bon sens, je suis moins certain de la réponse. Qu’en pensez-vous ?
Fred Cavazza a dit :
@ Capitaine > Heu… les produits sont fabriqués en Chine, expédiés en France pour y être conditionnés (j’imagine qu’il y a une raison légale) et réexpédiés en Chine ? Comment cette société parvient-elle à être compétitive vis à vis de ses concurrents 100% chinois ?
/Fred
Thomas Hervé a dit :
A Montpellier, Chronopost est équipé en véhicule électrique pour livrer le centre ville. La poste par contre continue d’utiliser un bon vieux véhicule à essence… Bien sûr, le transport par avion est à proscrire, celui par bateau à promouvoir, et l’achat d’un livre ayant parcouru deux fois la tour de la terre a refuser (encore faut il le savoir)…
Mais en attendant la dématarialisaiton complète de notre quotidien (pour le meilleur et pour le pire), il faudrait comparer l’ensemble de la chaine :
- le livre est donc imprimé, il part soit à la Fnac, soit chez Amazon (exemple basique). Dans les deux cas, un transport est nécessaire. Il me semble qu’en France, il n’y a qu’un seul entrepot Amazon (à coté d’orléans si mes souvenirs sont bon), la Fnac est répartie à travers la France. Cela veut dire qu’un transport spécifique sera nécessaire, sans doute optimisé avec un certain nombre d’autres éléments à destinations de toutes les Fnacs. Ici, je pense que le e-commerce marque le premier point.
- le livre doit être mis à disposition du client, que ce soit en magasin ou par le web. Il faudrait donc comparer la consommation d’un seul entrepot (ou quelques entrepots) et de TOUTE la chaine informatique (comme le disait Yass) à l’ensemble des magasins Fnacs (eclairage, chauffage, appareils electronique en fonctionnement constant…). A ce niveau, je crois que ce n’est toujours pas le commerce traditionnel qui gagne.
- Reste donc le transport final (emballage compris). Il s’agit là de choix dépendant de chacun. Un client qui prend sa voiture ou celui qui se déplace en transport en commun n’aura pas le même impact. Le e-client, qui commande en chronopost ou en colissimo classique non plus. Celui qui veut absolument son colis le lendemain matin ne cherchera pas à rentabiliser le transport par des moyens écologiques (le train par ex). Il faut donc accepter de ne pas être pressé et grouper ses achats au maximum plutôt que d’en effectuer un par jour dans des e-magasins différents. Un peu comme si on allait faire ses courses dans 3 supermarchés differents à chaque coin de la ville sous prétexte de prix.
Bref, pour finir, oui à mon sens à l’e-commerce, mais à un e-commerce de proximité (paradoxe ? peut être pas…). Bien sûr, la prochaine étape (comme cela a été remarqué, qui a déjà commencé, va vers la dématérialisation. Quid de l’empreinte écologique d’un album en MP3 acheté en ligne et d’un CD vendu dans le commerce traditionnel (matière chimique, transport, papier…) ? Vite vu n’est ce pas ?
Mais c’est un sujet vaste et complexe…
Mike a dit :
Hey hey c’est une bonne question … par contre pour soulager ta conscience tu peux te dire que tu économises du papier en faisant tes courses sur Internet. Et l’idée du ebook n’est pas mal non plus mais je ne crois pas que la génération actuelle soit prête à lâcher son principal support qui est le papier. Dernièrement c’est toi qui parlait de l’Amazon Kindle qui est pour moi une bonne solution. Le tout est de faire le premier pas
gabyu a dit :
je suis d accord avec Raphael : en general l’homme sait deja comment resoudre ses problemes, mais attend la derniere minute pour agir, avec transparence et responsabilite… encore et toujours la derniere minute jusqu’a qu’un jour il soit trop tard.
Une fois encore il faudra passer par le porte monnaie. pas seulement celui de la menagere, mais aussi celui des entreprises qui doivent toutes reapprendre a travailler et a s organiser.
Une recente publicite pour une bagnole dont on se souvient meme pas opposait ‘economisez pour l’environnement’ et ‘economisez aussi sur votre porte monnaie’ … comme si environnement et porte monnaie etaient incompatibles. C’est de ce genre de mentalite qu’il va falloir commencer a sortir …
oliparr a dit :
Moi j’ai trouvé une solution intermédiaire : je suis allé chercher mon livre papier en solex électrique. Ecologique, économique et silencieux. Bon, c’est vrai j’aurais pu le prendre au format électronique, mais entre les 200 Watts de mon PC et les Watts de mon solex, la planète s’y retrouve. Faudrait juste adapter le système routier pour laisser davantage de place à ces nouveaux moyens de locomotion. Matra (je bosse pas pour eux) nous prépare bcp de nouveautés dans ce domaine dès 2008. Il paraitrait même que la Chine crée en ce moment même la demande de masse de ces nouveaux moyens de transport. Je cherche les chiffres, si qqu’un sait où il y en a.
Raf a dit :
D’où l’importance de calculer l’empreinte CO2 des produits, qu’ils viennent du commerce traditionnel ou de l’e-commerce. En Grande-bretagne, la chaîne de Supermarché Tesco est en train de le faire pour tous ses produits, en France, je crois que Monoprix s’apprête à le faire. Il y a fort à parier que d’ici quelques années, tout le monde le fera et ça résoudra tes cas de conscience. Dans le cas des livres, je pense comme d’autres l’ont dit plus haut que l’achat d’occasion est un bon réflexe à avoir. L’énergie économisée sur la fabrication compense à mon avis facilement le transport supplémentaire. Mais c’est vrai que si on peut choisir, c’est encore mieux de prendre un revendeur sinon français, au moins européen.
Vince a dit :
J’avais tenté un billet pour le Blog Action day qui essayait de trouver pourquoi le web marketing et l’e-commerce était écolo :
http://blog-web-marketing.fr/2007/10/15/blog-action-day-pourquoi-le-web-marketing-est-ecolo/
Le commerce en ligne permet quand même de mutualiser. En effet, les camions ne voyagent pas pour 1 seul client.
Mais pas facile en effet…
Comme dirais le Capitaine Commerce, c’est très compliqué car il y a pas mal d’intervenants dont on ne compte pas le Co2.
Et qu’est ce qui est pire :
- acheter quelque chose d’imprimé qui a voyagé par avion ?
- ou acheter sur le web avec un PC qui consomme et un camion qui va livrer ?
Bien avisé celui qui aura la réponse
Greg a dit :
Bonjour Fred…
Ton article est très intéressant et à le mérite de souligner la difficulté, aujourd’hui, même avec de la bonne volonté, de gérer tout seul ses émissions CO2… Parmis les propositions du Grenelle, il y avait certes la question du double affichage Prix/CO2 et cette mesure devrait rapidement être mise en place dans les hyper… Faisons le souhait que cette information puisse être disponible pour tous les biens de consommation, quelque soit le support de vente. La gestion de nos émissions de CO2 sera alors un peu plus simple…
Greg
http://thegreenpostbox.com
Delphine Dumont a dit :
Pour les livraisons d’achats effectués sur le net, il y a aussi un autre point à prendre en compte : les relais-colis. La supérette de mon village réceptionnent les colis de nombreuses boutiques, elle n’est livrée que par un seul camion pour toutes. Le bled étant minuscule, presque tout le monde vient à la supérette à pied. Le gain pour l’environnement est certain.
Capitaine Commerce a dit :
@Fred :
Je sais que ça a l’air complétement idiot.
En fait, il s’agit d’une société française en Chine. Pour elle, il lui revient moins cher de faire réexpédier des stocks de France qui ont été négocié à très bas coût entre la maison mère et les fournisseurs, plutôt que de les négocier localement.
Je n’invente pas.
Bertrand a dit :
Extrait de l’édito de la Lettre d’Info de la Fevad du mois de septembre qui titrait : Le commerce électronique au secours de la planète…
“…/… Voilà en tout cas un beau de sujet de réflexion sur lequel la Fevad travaille actuellement dans le cadre d’un projet d’étude consacré à l’impact du e-commerce et de la vente à distance sur l’environnement et le développement durable, dont les résultats seront connus courant 2008.”
Vos contributions seront les bienvenues …
Bien cordialement
Frederic a dit :
Bonjour Fred,
Tu ne donnes pas de solution mais ton article a le merite de poser une question réellement ilmportante : Est ce que le e-commerce est eco-compatible ou non? D’après moi il l’est. Il faut considérer les moyens actifs et les moyens passifs de toute commande :
1. Actifs :
– Posséder un accès internet.
– Posséder un ordinateur. (Grosse consommation de CO² et d’énergie mais amortie sur 1/2/3 ans).
– Posséder un moyen de paiement.
2. Passifs :
– Chaine d’approvisionnement. (faire arriver le produit)
– Chaine logistique (Traiter le produit)
– Livraison Facteur ou Autre (Délivrer le produit)
Il faut donc comparer ces points entre achat online et achat offline. Evidemment, il n’y a que des cas particuliers dans les comparaisons qu’on peut émettre mais en règle générale :
1. Le produit vendu online est stocké dans un entrepot a faible consommation d’energie. (en effet, il n’y a pas de magasin, donc peu de chaufage, pas de confort de vente, peu d’eclairages).
2. Le produit vendu online est acheminé dans un entrepot et non en centre ville. Il a donc une empreinte écologique faible par rapport a un produit acheminé en centre ville (un camion pollue moins a faire le tour d’un périphérique que d’entrer dans une ville)
3. Le produit online est souvent intégré dans une chaine logistique complète. Ainsi, au lieu de distribuer un produit dans 10 magasins distributeurs, un seul entrepot va servir a redistribuer le produit.
4. Tout le problème vient essentiellement du transport SITE > CONSOMMATEUR. Quand il est distribué par la poste, on peut effectivement penser que ‘de toute facon”, le facteur aurait du faire sa tournée. Mais il faut savoir aussi qu’avec le développement du commerce électronique, la poste est obligée de modifier sa flotte de véhicules et de passer de 2 a 4 roues. Le probleme est la livraison ”express” ou par coursier. La solution, c’est de privilégier autant que possible les transports mutualisés .
Par contre, j’espère qu’il n’y a pas de garantie ‘’satisfait ou échangé” sur ton livre qui a parcouru la terre dans tous les sens !!!
Daniel a dit :
Il ne faut pas confondre le commerce electronique et la mondialisation !
De même si tu recherches un livre américain même en allant chez ton libraire il va le faire importer des US
Cette note fait l’amalgamme complet entre les 2 à partir d’un cas particulier
J’espère que dans l’etude mentionnée par Bertrand la FEVAD indiquera quelle est la part des flux nationaux, intra-commauntaire et hors UE pour se rendre vraiment compte de la proportion de chacun
De plus aller en métro dans une grande surface c’est ecolo. Mais il faut que la grande surface stocke dans chaque ville le meme modele. D’ou probable sur-production et ensuite on cherche a écouler des invendus au rabais alors qu’ils ne correspondaient peut etre pas au besoin initial du consommateur… Vaste débat !
gilbert a dit :
Bonjour,
Intéressant l’exemple du livre qui traverse la planète !
Pour ma part, il ne me semble pas que ça démontre quoi que ce soit par rapport au côté plus ou moins écolo du e-commerce. Tu aurais pu acheter ton livre dans un supermarché ou une librairie et il aurait peut-être été aussi CO2-émissif !
Le truc, c’est e-commerce ou commerce traditionnel, est de se préoccuper des conséquences de ce qu’on achète. Mais c’est évidemment souvent très difficile, sur internet comme dans les magasins, tout simplement parce qu’on n’a pas l’information. Un test: regarde autour de toi dans ton salon et dis-moi d’où viennent, comment sont produits, par qui … les meubles, objets, livres … que tu as ? Pour 99,9 % , tu ne sais pas, tout comme moi et la plupart des gens.
Alors, à nous de favoriser ceux qui jouent la transparence. En plus, savoir qui a produit, trnasporté … c’est aussi beaucoup plus intéressant et chaleureux.
Certains AMAP comemrcent via internet et ça se passe bien, on voit les producteurs, on se renseigne sur leur production. On peut aussi discuter avec ses producteurs préférés sur le marché.
Mais bon, ce n’est pas évident de le faire pour tous les produits et ça ne doit pas devenir non plus obsessionnel
» Les articles incontournables de la semaine - Wizishop Blog a dit :
[...] E-commerce et empreinte carbone Fred Cavazza s’interroge sur l’empreinte écologique du commerce en [...]
Julien a dit :
Le problème ne viendrait-il pas plutôt du commerce tout court plutôt que de e-commerce ?
Tant que notre but sera de consommer toujours plus cela ce fera inévitablement au détriment de notre planète.
N’est on pas en train de changer de comportement ?
Alors qu’avant il nous fallait consommer un minimum pour vivre, aujourd’hui il faudrait consommer un maximum pour exister (et les industrielles, politiques et médias ne sont sans doute pas étranger au phénomène…).
Serions nous vraiment moins heureux en consomment moins et en privilégiant les produits régionaux ? Mais cela va sans doute à l’encontre de beaucoup de d’intérêts…
Laurent a dit :
Cette aventure n’est pas sans rappeler la fameuse pizza Groland !
Plus sérieusement, Fred, ton exemple est celui du “consommer depuis chez soi”.
Je trouve qu’on ne parle pas assez du “travailler depuis chez soi”.
En effet, la principale raison que j’ai d’utiliser un véhicule au quotidien, c’est pour me rendre de mon domicile à mon lieu de travail. 65 km, et le plus souvent, pour n’avoir affaire qu’à une pointeuse et un PC de bureau.
Donc me demande si le télétravail pourrait faire partie des solutions à ces problèmes. Si la technologie est prête (réseaux…), les mentalités le sont moins…
Jacques a dit :
A aujourd’hui l’énergie la moins polluante est celle qu’on ne consomme pas… Logique non ? Alors pour que cette règle soit appliquée et les circuits rationalisés il faut qu’une taxe carbone sur les longs déplacements soit mise en place. C’est une des seules solution pour que le grand capital prenne en compte les phénomènes écologiques.
Olivier D. ze kat a dit :
Qu’est-ce qui te dit que le livre est imprimé aux USA ? Pense-s’y ;o) .oO(mondialisation, mondialisation, mondialisation, quand tu nous tiens)
Bref, pour ton raisonnement, il faudrait savoir, où un produit est fabriqué, ET où il transite… Chose que l’on nous dira jamais dans le détail.
Le mieux, reste de se contenter du Web, et ce n’est pas les “bonnes” lectures qui manquent
)
Frédéric a dit :
Il semblerait que plus que le type de commerce (traditionnel ou électronique) ce soit plus la démarche globale qui conditionne l’empreinte écologique d’un achat :
Si je vais acheter un truc dans une boutique en bas de chez moi a priori l’impact carbone est plutôt bon …. sauf si ce que j’achète à fait le tour de la terre. A contrario si je commande un panier chez Natoora, il y a des chance que l’on s’en sorte pas trop mal question carbone.
Et même dans mon premier cas où le produit c’est pas mal promené, il y a aussi des manières plus responsables de le faire ; je connais par ex. un prestataire de fret internationale qui propose à ces clients une compensation carbone.
a2b a dit :
En lien avec cette note en forme de réflexion :
- Revue de presse
Le virtuel, un danger pour l’environnement ?
http://www.rezo7.info/2007/10/secondlife-dang.html
mais aussi l’autre face
Le télétravail pour l’environnement
http://www.rezo7.info/2007/12/teletravail-co2.html
La complexité et les contradictions des TIC et de leurs usages ?
Abonéobio a dit :
Bonsoir
J’ai lu avec beaucoup d’intérêts l’ensemble des commentaires sur la question de fond posée par Fred.
Je me suis placée du coté de la consommatrice (et oui j’ai constaté que peu de femmes s’étaient exprimées à ce sujet), consommatrice qui en général, assume les “emplettes” de quotidien, ces achats qui précisément pèsent sur l’impact environnemental. Tout le monde utilise du gel douche, shampoing, savon,…lessive, produit de vaisselle ou de ménage. Et à l’échelle d’une famille et sur une année, cela représente un volume d’achats conséquent dont nous n’avons pas du tout conscience. Alors pourquoi continuer à acheter à l’unité, chacun son flacon et à y revenir toutes les semaines ?
Ma conclusion m’a amené à lancer le site http://www.aboneobio.com qui propose un concept innovant : s’abonner pour raisonner à l’année et à l’échelle d’une famille sur tous les achats essentiels au quotidien pour prendre soin de soi et de sa maison. Les colis ont été imaginés et testés pour couvrir les besoins essentiels, par exemple 69 articles pour une famille de 4 à 5 personnes, et oui c’est réellement ce que l’on consomme à l’année ! et l’abonnement permet de programmer 3 envois dans l’année, avec la possibilité pour l’internaute de compléter sa commande et de bénéficier de frais d’envois gratuits si il accepte d’ajouter au panier et d’attendre son envoi programmé pour profiter de son article. Les produits sont évidemment bio et si possible éthiques. Et expédiés par TNT qui a fait le choix d’une démarche volontaire et engagée (http://www.aboneobio.com/images/misc/tnt_planet_me.pdf).
A l’opposé de la culture de zapping, qui invite les internautes à passer d’un site à l’autre et à choisir sur des critères de prix (n’est ce pas Fred ?), http://www.aboneobio.com a fait le choix du raisonnement global : construire une relation durable avec des producteurs, car il ne suffit de se poser la question du transport, il faut aussi s’interroger sur les conditions amont de la fabrication de l’article (conditions techniques mais aussi humaines et environnementales), sur les rejets et déchets et sur le cycle de vie du produit. Choisir c’est renoncer, et c’est là le problème car nous sommes pris par nos contradictions et changer notre comportement d’achat nous fait envie mais les freins sont lourds à lever.
David a dit :
C’est une réflexion que nous avons en permanence ici chez Tout allant vert et la question n’est pas évidente. Car les relations commerciales compliquent tout! Et il faut quand meme revenir aux basiques du commerce… qui sont “on va chercher ailleurs ce que l’on a pas chez soi”. donc le commerce qqpart induit du mouvement et donc du transport. Cependant on peut se poser des questions sur des produits qu’on trouve facilement chez soi et qu’on va chercher à l’autre bout de la planète.
Alors oui c’est quelque part paradoxale d’acheter des tomates venant du maroc alors que nous en vendons aux pays-bas. Des camions se croisent avec le meme type de produit et au final plus de consommations de pétrole pour un meme produit!
De +, le marché actuel a de nombreuses distortions ce qui fait que des produits de l’autre côté de la planète coutent moins chers que localement. Ainsi quand on compare uniquement le prix de vente c’est souvent de manière inégale (car l’homme et l’environnement n’ont pas été pris en compte de la meme manière dans le prix du produit).
A cela s’ajoute les complications de nature approvisionnement. Nous avions déja entamé la reflexion, est ce que finalement la consommation locale est possible? Les relations commerciales rendent les choses compliqués. Nous avions commencé un billet dessus:
http://blog.toutallantvert.com/2007/10/23/e-commerce/e-commerce-et-environnement-sapprovisionner-localement-en-france-est-ce-possible/
Bref pas évident du tout!
greg a dit :
Plutôt que de parler dans le vide, une étude américaine sur le sujet :
Résumé :
http://www.news.com/greentech/8301-11128_3-9832021-54.html?tag=head
L’étude en question :
http://www.aci-citizenresearch.org/Final%20Green%20Benefits.pdf
loulou a dit :
Je tombe sur cet article un peu tard et je n’ai pas lu tous les commentaires, mais je confirme que des alternatives électriques pour le transport risquent d’arriver. Et les chinois sont bien en avance sur nous, dans les grandes villes 3 scooters sur 4 sont électriques, et ça en représente quelques-uns croyez-moi !
Les pays en “voie de développement” sont dans certains domaines parfois bien plus précurseurs que nous …
Thibault a dit :
Le e-commerce n’est certainement pas le commerce le plus écologique, si on s’y intéresse de plus près celà fait même réfléchir… il est d’ailleurs bien étonnant que les prix ne grimpent pas plus que celà!?