Qu’est-ce que l’Entreprise 2.0 ?
Si le web 2.0 a été le buzzword de l’année 2006, on commence de plus en plus à entendre parler d’Entreprise 2.0. Pour faire court, il s’agit d’utiliser dans le monde de l’entreprise les outils qui ont fait le succès du web 2.0.
N’allez surtout pas vous imaginer que cela se résume à lancer un blog et un wiki interne, cette notion recoupe en fait des pratiques bien plus riches que des simples blogs et surtout engendre des mutations qui vont au-delà de la mise en ligne de nouveaux outils.
Avant de vous livrer un schéma récapitulatif qui risque de vous perturber, je vous propose dans un premier temps de débroussailler le sujet.
Quelques définitions et articles fondateurs (et après on n’en parle plus)
Commençons par une définition très académique qui nous vient du professeur Andrew McAfee : “L’entreprise 2.0 correspond à une utilisation de plateformes sociales émergentes au sein de sociétés ou entre des sociétés, leurs partenaires et leurs clients“. Une définition qui a le mérite d’être courte, mais pas plus courte que celle d’Indus Khaitan : “Enterprise 2.0 = Writable Intranet“. Si vous souhaitez quelque chose de plus long, je vous recommande cet article : Enterprise 2.0, The Big Picture.
Nous pouvons compléter cette définition avec l’acronyme SLATES qui liste les composantes essentielles de la collaboration : Search, Links, Authoring, Tags, Extensions et Signals.
Nous pouvons également citer les notions d’Enterprise Social Software et ses 7 principes fondateurs.
Il y a aussi ce diaporama (Meet Charlie) qui est intéressant mais qui se contente de survoler le sujet.
Je vous propose enfin cette petite sélection d’articles pour enrichir vos favoris :
- The Trends Underlying Enterprise 2.0 ;
- A Web 2.0 Tour for the Enterprise ;
- An Introduction to Enterprise 2.0 ;
- Ma définition de l’entreprise 2.0 ;
- L’entreprise 2.0 ou la mutation à l’œuvre ;
- Entreprise 2.0 : des agitateurs à suivre ;
- Entreprise 2.0 : mythes et réalités….
Maintenant que vous avez à votre disposition un premier fond documentaire, il est temps de simplifier tout ça et de poser quelques notions de base.
C’est tout (quoi que pas tout à fait) sauf une question de technologie
Tout comme la révolution du web 2.0 ne repose pas sur des innovations technologiques (mais y est néanmoins indirectement liée), l’Entreprise 2.0 regroupe un certain nombre de nouvelles pratiques de collaboration qui ne nécessitent pas d’aménagement dans votre système d’information.
Correction : qui ne nécessitent à priori pas d’aménagement. Car autant il est très simple de greffer un blog ou un wiki à un intranet, autant les véritables bénéfices de l’Entreprise 2.0 ne se feront ressentir qu’après avoir déployé une nouvelle architecture logicielle de votre SI. Comprenez par là qu’il n’y aura pas de révolution dans les méthodes et outils de travail sans révolution informatique. D’ailleurs ce n’est pas un hasard si dans sa première définition le professeur Andrew McAfee faisait référence aux architectures orientées services : Enterprise 2.0 vs. SOA.
La bonne nouvelle, c’est qu’une entreprise n’acquiert pas du jour au lendemain sont statut “2.0″. C’est un processus long et progressif dont les premières étapes n’ont quasiment aucun impact sur le SI. Par contre, une fois les pratiques de collaboration de base (blog et wiki) assimilées par les employés, les grands travaux peuvent alors commencer pour adopter progressivement un SI plus flexible avec une forte modularité qui permet de mettre les employés au cœur des processus et de personnaliser la connaissance et les outils en fonction du contexte quotidien. Le professeur Andrew McAfee (encore lui !) est d’ailleurs on ne peut plus clair à ce sujet : It’s Not Not About the Technology, et il n’est pas le seul : Enterprise 2.0 = Next Generation IT.
Bien évidement ne vous imaginez pas non plus qu’il est possible de se passer d’une structure informatique “locale” et de tout sous-traiter à des fournisseurs de services en ligne. Dans la plupart des cas, l’adoption de solutions dites d’”Entreprise 2 .0” ne met pas les informaticiens au chômage, bien au contraire : Does Enterprise 2.0 actually mean a bigger IT Department? L’idée n’est pas de diminuer la dépendance aux outils informatiques, mais plutôt d’en décloisonner les usages.
C’est mon fichier, c’est moi qui décide !
Qu’on se le dise, l’Entreprise 2.0 c’est avant tout l’école du partage et de la collaboration. Lancer un blog, un wiki ou un espace de travail en ligne sans s’assurer de l’adhésion des collaborateurs est une perte de temps et d’argent. La plus grosse erreur serait de sous-estimer le poids des habitudes et surtout la résistance au changement. L’information (la bonne, la vraie) est en effet une denrée rare que les collaborateurs s’arrachent : ils la stockent dans un fichier qui est jalousement protégé par un mot de passe, une arborescence complexe et un répertoire non-partagé.
Travailler en mode “wiki”, délivrer son expérience et son savoir-faire sur un blog sont des pratiques qui vont à l’encontre de ce que l’on apprend sur le terrain ; à savoir : se débrouiller pour apparaitre comme indispensable au bon fonctionnement de l’entreprise auprès de ses supérieurs. C’était jusque là le meilleur moyen de progresser dans la hiérarchie (en attendant que des places se libèrent au dessus) et de toucher sa prime de fin d’année.
Oui mais voilà, les temps changent : les chinois sont maintenant capables de confectionner des produits similaires aux nôtres pour 1/10ème du prix et les indiens des services similaires pour 1/5ème du prix. Et le pire, c’est que nous n’en sommes qu’au début des complications puisque ces pays sont eux-mêmes menacés par de la main d’œuvre encore moins cher (les philippins faisant concurrence aux chinois et les sri-lankais aux indiens). Moralité : pour rester compétitif, il va falloir modifier nos habitudes, méthodes et outils de travail. Le but de la manœuvre étant de faire circuler plus vite la bonne information à la bonne personne, les américains appellent ça la business-critical information.
Entreprise 2.0 = Collaborateurs 2.0 = RH 2.0
Je sais ce que vous allez me dire : on ne peut pas changer tout seul, il faut que les autres changent avec nous. Et je suis bien d’accord avec vous ! En plus des impacts sur les méthodes et outils de travail, l’Entreprise 2.0 nécessite également de revoir entièrement la gestion des carrières et les modèles d’évaluation des collaborateurs. Les critères qualitatifs existent depuis de nombreuses années dans le monde de l’entreprise, et il serait très tentant (et dangereux) de vouloir faire du qualitatif avec du quantitatif. Exemple : fixer des objectifs de volume (10 billets à publier par mois).
Le plus gros défi à relever pour un collaborateur n’est pas de trouver de l’information (car elle est là quelque part), mais plutôt de trouver la bonne information et en un minimum de temps. Le spectre de l’infobésité est en effet très présent en entreprise et ceux qui produisent de l’information ne sont pas forcément les plus utiles. Il existe en effet une catégorie de collaborateurs qui ne produisent rien mais qui organisent, notent, commentent, filtrent… le tout au bénéfice de l’ensemble des autres employés. Comprenez par là que cette fonction de “filtre humain”est tout aussi importante que celle de rédacteur.
Il en va de même pour les habitués des réunions de couloir et des salles fumeurs : ils discutent, rencontrent, font se rencontrer, colportent, relayent… bref ils facilitent l’interaction sociale entre les employés. Même s’ils n’apparaissent pas comme essentiels aux yeux des patrons, ils jouent un rôle très important dans la structure sociale et dans les échanges informels. Les spécialistes des réseaux sociaux les appellent des nœuds forts.
Dans un principe d’équité, il devient alors indispensable de pouvoir évaluer et valoriser l’importance d’un collaborateur en fonction de ses rôles / actions formelles et informelles. Dans une entreprise où tout est partagé avec tout le monde, ce n’est pas une mince affaire, mais c’est loin d’être impossible.
Vue d’ensemble de l’Entreprise 2.0
Je vous propose maintenant de décortiquer les différentes composantes de l’Entreprise 2.0 en s’appuyant sur le schéma récapitulatif suivant :

Oui je sais, ça fait beaucoup de flèches, mais c’est parce que dans le modèle “Entreprise 2.0″ ce sont les collaborateurs qui sont au centre et les informations / outils qui gravitent autour. Vous pouvez aussi aller voir la version originale sur FlickR ou télécharger ce schéma au format PDF.
Tout d’abord, l’essentiel de l’activité d’un collaborateur devrait pouvoir se faire en ligne (sur l’intranet ou avec des accès sécurisés quand il est en déplacement ou en télétravail). Le portail d’entreprise endosse alors une très grosse responsabilité car il est l’épine dorsale sur laquelle repose un certain nombre de briques essentielles :
- Le tableau de bord qui sert à concentrer l’attention des collaborateurs sur un écran unique d’où il pourra accéder à l’ensemble des informations, services et applications qui lui sont utiles au quotidien (sous forme d’indicateurs, de raccourcis ou d’alertes). C’est en quelque sorte un Netvibes d’entreprise (ou un Portaneo qui est un équivalent open source) ;
- Le profil du collaborateur qui va lui permettre de contextualiser et de personnaliser l’information mais également l’accès aux différents services. Ce profil sera également le point de départ (et d’arrivée) de l’ensemble de l’activité sociale du collaborateur (quelque chose à mi-chemin entre Facebook et LinkedIn) ;
- Le mécanisme d’authentification qui va lui permettre d’avoir un accès complet ou restreint aux applications internes, partagées ou externes (l’équivalent d’un OpenID mais en plus robuste) ;
- Les filtres seront particulièrement utiles pour ne pas le noyer sous une masse d’information. Ils pourront être individuels (en fonction de critères définis par le collaborateur) ou collaboratifs (en fonction de critères et paramètres communs à un groupe d’utilisateurs ciblés) ;
- Le moteur de recherche sera enfin un outil essentiel pour pouvoir accéder à la fameuse business-critical information. Ce moteur pourra être sémantique (fonctionnant à partir d’un thésaurus), empirique (auto-apprenant comme l’index de Google) ou social (utilisant de tags et de systèmes de notation) ; ou pourquoi pas les trois (comme le propose CoReap).
Fermes de blogs et wikis comme alternatives aux fichiers qui s’égarent
Par définition, un fichier ça s’égare, ça ne tient pas forcément dans la limite imposée par votre boîte email, ça encombre les serveurs… bref c’est un outil qui date d’une autre époque, celle des années 90 où Microsoft et sa suite Office étaient vues comme des accélérateurs de business. Aujourd’hui la réalité est tout autre : nous rédigeons sous Powerpoint, faisons des tableaux dans Word et des schémas dans Excel. Bref, il est temps que ça change et c’est là où les blogs et wikis entrent en scène.
Les blogs tout d’abord, avec leur moteur de publication très simple qui permet aux contributeurs de commencer à rédiger sans avoir à chercher la notice ou à suivre une formation. Ces blogs et leurs interfaces intuitives permettent également aux novices de “consommer” l’information avec plus de précision (système de catégories, d’archives, de mots-clés) et d’efficacité (abonnement au flux RSS). Dans certains grands groupes (IBM, Microsoft, GE…) les blogs se comptent par milliers et sont regroupés dans des fermes de blogs : horizontales (par métiers), verticales (par business unit ou pays) et transversales. Les blogs sont un moyen très simple d’extraire l’information de systèmes propriétaires (fichiers, emails…) et de la partager à grande échelle (le blog du patron) ou de façon plus locale (blog d’une équipe projet composée de quelques personnes).
La communication n’en devient alors que plus simple : plus d’emails qui se perdent, plus de réponses enchevêtrées où il manque toujours quelqu’un en copie, plus de doublons, plus de susceptibilités (”ce message m’était adressé en priorité, pourquoi ne suis-je qu’en copie ?“). Tout est géré par le moteur du blog : la publication, les commentaires, l’archivage, la catégorisation. Cerise sur le gâteau : un nouvel entrant dans une équipe peut avoir accès à l’historique des échanges en quelques clics. La règle d’or : si vous avez plus de 5 personnes en copie d’un email, faites-en plutôt un billet. Typepad est bien évidement un acteur de choix mais IBM propose aussi son offre.

De plus, les moteurs de blog intègrent tous la possibilité de publier des flux RSS qui sont un pré-requis indispensable à la circulation de l’information : légers, flexibles et universels. Des sociétés se sont même spécialisées dans la gestion de flux RSS d’entreprise à l’image de KnowNow.
Les blogs externes font également partis de la blogosphère d’une entreprise : les collaborateurs peuvent y souscrire individuellement ou les inscrire au sein de grands bookmarks collectifs. Ceux-ci peuvent être spécifiques à un métier ou un département. Cogenz, ConnectBeam et IBM proposent des solutions de ce type.

De même, des portails collaboratifs comme Digg ou Wikio peuvent être mis en œuvre au sein d’un département pour pouvoir filtrer l’information et ne faire ressortir que les articles les plus pertinents (en fonction des notes).
Les wikis sont également l’occasion de se simplifier la vie (professionnelle) : plus de conflits de version, plus de d’historique des modifications indéchiffrables, plus d’aller / retour incessants par email, plus de noms de fichiers à la noix (”cr_reunion_final_fr_V2_Fred_OK_print.doc”)… Les wikis sont des applications en ligne qui sont nativement collaboratives : chacun apporte sa petite contribution (rédaction, compléments, corrections…) et l’information est toujours à jour. De plus, l’historisation est automatique, la modération peut se faire à postériori, les droits peuvent être gérés en fonction du profil (lecture, modification, modération…).
Dans le cadre de bases de connaissance verticalisées (marketing, juridique, S.I….) les wikis offrent une alternative très simple aux systèmes de gestion de la connaissance. Beaucoup moins sophistiquée, certes, mais beaucoup plus simple à mettre en œuvre. Les champions du wiki d’entreprise sont des fournisseurs comme SocialText, Atlassian ou MindTouch.

Il est important de préciser que les wikis ne s’exploitent pas forcément de manière isolée, ils peuvent être combinés avec d’autres outils pour pouvoir bâtir des Knowledge Ecosystems.
Univers virtuels et micro-blogs comme supports de formation
De nombreux progrès peuvent être fait dans le domaine de la formation en ligne, à commencer par l’utilisation de blogs dans le cadre de micro-formation. L’idée ici d’éviter déplacement des collaborateurs en un même endroit pendant une journée et de leur délivrer à la place par email ou par flux RSS un petit bout d’une formation (entre 2 à 5 minutes avec éventuellement un exercice corrigé). Cette pratique permet d’éviter d’immobiliser une salle et une journée de travail pour les collaborateurs. De plus, elle permet de travailler sur le long terme (mémoire chimique par opposition à la mémoire électrique).
Dans un autre domaine, le v-learning peut également aider à palier aux contraintes logistiques (déplacements et réservation d’une salle de réunion) en proposant une alternative très crédible aux conférences téléphoniques : les espaces de collaboration 3D comme peuvent en proposer Tixeo ou I-maginer.

Il est également possible d’exploiter les univers virtuels dans le cadre de simulation ultra-réalistes (serious games) pour tester les réactions et comportements des employés face à des situations de crise très difficiles à mettre en œuvre sur un site physique. C’est ce que proposent des sociétés comme IBM ou Sun avec cette nouvelle itération du théâtre d’entreprise.

Pour en savoir plus, je vous recommande de lire la définition de Wikipedia : Serious Game ; cette simulation de start-up : SpigIt ; ou encore cet article sur des simulations de situations de crise : Emergency Training in Second Life.
Pourquoi ne pas évoquer également le cas de Grockit, une start-up qui propose une solution de v-learning basée sur la collaboration massive, ils appellent ça du MMPOL (Massive Multi-Player Online Learning).
En poussant ce concept un peu plus loin, il serait même possible d’envisager des espaces virtuels où les collaborateurs pourraient suivre de formations, organiser des réunions, partager des expériences professionnelles… au travers d’une interface 3D. Ces intranets virtuels (intravers) sont d’ailleurs en expérimentation comme en témoignent les vidéos de ce billet : Vers des intravers avec les Virtual Workplaces de Sun et IBM.
Extranet + Collaboration = Collaboranet ?
Toujours dans le domaine de la collaboration, les espaces de travail collaboratifs présentent l’énorme avantage de simplifier le déploiement et la gestion des participants. Ceux qui ont déjà dû endurer (subir ?) MS Project ou Lotus Notes savent de quoi je parle. Les applications de gestion de projet en ligne comme BaseCamp, ProjectPlace ou ActiveCollab (un équivalent open source) ou des extranets applicatifs comme JotSpot ou ClearSpace sont un modèle d’efficacité et d’intuitivité.

Ce type de plateforme collaborative existait déjà dans le monde du logiciel (avec des services comme CollabNet) mais peut être adapté à tout type d’activité.
Nous pouvons également citer les plateformes de collaboration qui fonctionnent comme des boîtes à idées collaboratives, c’est la cas de FeedBack 2.0 qui propose une solution de collaboration basée sur des recommandations.
Mashup d’entreprise et applications en ligne viabilisés par les API
Les interfaces riches ont grandement contribué à la remise au goût du jour des applications en ligne. Que ce soit dans une configuration bureautique (voir les offres suivantes : Zoho, ThinkFree, Zimbra… ainsi que cet article : Boundary Spanning at Office 2.0) ou pour une application plus lourde (vous connaissez SalesForce ?). Le bénéfice évident de ces solutions est un gain de simplicité (déploiement, mise à jour, modèle de facturation) sans pour autant diminuer la richesse ou la productivité. Dans certains cas de figure, les applications en ligne permettent même de faciliter l’intégration et de faire du SOA en version light : Extending SalesForce.com and SOA with rich internet applications.
En ouvrant des API pour ces applications, leur intérêt s’en retrouve par contre démultiplié en rendant possible l’élaboration de tableaux de bord personnalisés ou de mashups d’entreprise avec des outils comme le proposent DreamFactory ou CogHead (lire à ce sujet ces très bons articles : Mashups: The next major new software development model? et A bumper crop of new mashup platforms).

Peut-être dans un avenir proche pourrez-vous concevoir votre système d’information personnel à la demande (c’est le but poursuivi par des plateformes comme AppExchange, SugarExchange, Iceberg…) ou encore à des systèmes d’information wikifiés (attendez pour cela de voir ce que va donner la fusion de JotSpot et de Google Apps).
En plus de ces applications internes, le système d’authentification peut également vous servir à vous connecter à des applications externes (places de marché B to B, sites de voyage…) sans avoir un solliciter un intermédiaire (juste un serveur d’identité professionnelle).
Réseau social d’entreprise et système de coaching social pour favoriser l’intégration
C’est très certainement dans la dimension sociale d’une entreprise que l’on peut réaliser les plus gros progrès. Les grands groupes (ou même les PME) souffrent en effet d’un manque de… gens qui parlent entre eux ! Pour faire court : les mêmes tâches sont réalisées par plusieurs personnes d’une même structure. C’est là où les réseaux sociaux trouvent leur place : mettre en relation les bonnes personnes, que ce soit pour récupérer une information, pour mutualiser des compétences ou pour monter des équipes. L’idée n’est pas d’outrepasser la hiérarchie ou le service des RH mais plutôt de fluidifier les échanges (pour de vrai !). Les réseaux sociaux B to B (comme LinkedIn) sont intéressants mais ouverts à tous. A partir du moment où une structure dépasse le millier de collaborateurs, des solutions comme Affinitiz ou VisiblePath prennent tout leur sens.

Ces réseaux sociaux internes reposent sur des profils de collaborateurs extrêmement détaillés qui permettraient de rassembler des collaborateurs par compétences / affinités voir de proposer un principe de coaching d’entreprise : les collaborateurs poursuivant le même objectif (apprendre le chinois, se perfectionner en informatique…) se regroupent pour s’entre-aider. Ce principe existe déjà avec des services comme 43 Things, InpowR ou encore GoalMigo.
Enfin, il serait tout à fait possible dans un second temps d’étendre ce réseau social d’entreprise aux anciens collaborateurs : retraités, stagiaires, prestataires… pour pouvoir rapidement retrouver une compétence ou une information perdue avec un système de prime (boonty) comme on en trouve sur les plateformes de crowdsoucing (du type Innocentive).
Micro-blogging et lifelog pour documenter le quotidien
Pour finir, il serait également intéressant d’implémenter des solutions de micro-blogging (comme Twitter ou Jaiku) pour pouvoir animer des micro-communautés (et désengorger la messagerie d’email parasites). Ces services pourraient également servir à “documenter” (historiser ?) l’activité quotidienne d’un collaborateur (en s’inspirant de services comme Plazes par exemple pour suivre les déplacements).
En poussant cette idée un peu plus loin, il serait même possible d’implémenter des services comme Slife ou MyLifBits pour éviter aux collaborateurs d’avoir à saisir leurs journées de travail dans des systèmes de time reporting.

Le principe de lifelog d’entreprise est peut-être celui qui vous fera le plus grimacer. Son côté surveillance au quotidien à de quoi faire peur mais il pourrait s’avérer très utile pour déterminer quel à été l’apport global d’un collaborateur, d’évaluer l’empreinte qu’il a laissée. Voir à ce sujet cet article : Les LifeLogs, créer une mémoire d’entreprise.
Un pour tous et tous pour un
Je me permets d’insister une nouvelle fois sur deux notions essentielles :
- Tous ces outils ne servent à rien s’ils ne sont pas adoptés par les collaborateurs. Comprenez par là que l’impulsion doit venir de la Direction Générale qui va cautionner et encourager les changements nécessaires dans les habitudes et méthodes de travail. Des expérimentations peuvent être menées dans un premier temps pour tester l’appétence des collaborateurs à ces nouvelles pratiques, mais vous devrez forcément impliquer votre direction pour pouvoir envisager un déploiement plus large.
- L’efficacité de ces outils est décuplée s’ils fonctionnent ensemble. Essayez d’imaginer la puissance d’un dispositif comme celui décrit dans mon schéma d’ensemble : les collaborateurs se connecteraient tous les matins à leur Netvibes d’entreprise pour surveiller l’actualité, l’avancement des projets ou encore l’activité dont ils ont la charge ; ils auraient à leur disposition les outils sociaux pour trouver rapidement l’information ou la personne-clé. Ils pourraient en quelques clics accéder ou déployer l’application en ligne la plus adaptée à leur besoin, à défaut ils la créeraient.
Ce n’est donc pas les outils qui tirent la collaboration, mais plutôt les utilisateurs. Souvenez-vous que s’il est possible de faire de la très bonne collaboration avec une simple feuille de papier, il est quasi-impossible d’en faire de même avec des collaborateurs récalcitrants ou méfiants (même avec les meilleurs outils du marché).
Quelle solution choisir ?
De nombreux acteurs sont déjà positionnés sur le créneau de l’Entreprise 2.0 :
- Les acteurs traditionnels comme IBM (avec les suites QuickR ou Connections), Google (avec son offre Google Apps et les acquisition de JotSpot et Postini), Microsoft (avec son offre Dynamics Collaboration), le consortium SuiteTwo mené par Intel ou encore BEA (avec son offre En.terpri.se) ;
- Les nouveaux entrants comme SalesForce ou SocialText ;
- Les startups comme BlueKiwi, Traction, 37 Signals…
Il serait très délicat de vous suggérer une solution miracle qui corresponde à toutes les configurations possibles et se conforme à toutes les contraintes. La meilleure approche est encore d’expérimenter et d’adopter une démarche empirique.
Par où commencer ?
Comme je l’ai précisé plus haut, la mise en œuvre de pratiques dites d’”Entreprise 2.0” s’accompagne de nombreux bouleversements dans les habitudes de travail. Il convient donc d’avoir une approche graduelle :
- Recenser dans votre organisation des initiatives déjà menée (sait-on jamais…) ;
- Faites un sondage auprès des collaborateurs pour savoir quels services web 2.0 ils utilisent déjà (Netvibes, LinkedIn, Wikipedia, blogs…) ;
- Identifiez les collaborateurs-clés qui sont faciles à convaincre et peuvent faire du prosélytisme (des “champions” de l’Entreprise 2.0) ;
- Trouvez un service de petite à moyenne taille avec des collaborateurs à l’esprit ouvert et proposez-leur un blog ou un wiki ;
- Mettez en place des indicateurs de performance (KPI) pour pouvoir mesurer l’apport de ces outils ;
- Soutenez-les au quotidien dans l’utilisation de cet outil (faites des “piqures de rappel”) ;
- Faites-le point avec eux au bout de 2 à 3 mois (entretiens individuels ou de groupe) ;
- Monter un dossier où vous expliquez le contexte, décrivez la valeur ajoutée (avec les KPI et des témoignages) et proposez un déploiement à plus grande échelle à votre direction ;
- Rédigez une feuille de route où vous lancerez différentes expérimentations en parallèle dans différents services ;
- Passez votre entretien annuel d’évaluation et touchez votre prime de fin d’année pour avoir “démontré une forte capacité d’innovation et joué un rôle majeur dans la mutation des processus internes et l’enrichissement de la vie sociale de l’entreprise“.
Bien évidemment Rome ne s’est pas faite en un jour et il serait illusoire de vouloir passer du tout au tout. Je peux donc vous recommander un certain nombre de lectures pour étoffer votre propos (The Wisdom of Crowds, Wikinomics) ou encore ce site qui récence des études de cas : Cases 2.0.
Pour conclure, j’aimerais vous préciser quelque chose : les pratiques d’Entreprise 2.0 sont déjà en cours au sein de votre organisation. Vos collaborateurs ont en effet déjà créé leur profil LinkedIn, ils lisent déjà des blogs et possèdent une page Netvibes, ils consultent régulièrement Wikipedia ou YouTube. Ces pratiques sont pour le moment restreintes à une petite part des collaborateurs (ceux qui sont le plus à l’aise avec l’internet), mais qu’en sera-t-il dans 5 ans ? Modifier les outils et habitudes de travail est un gros chantier, surtout dans une grosse organisation. Il est donc essentiel d’entamer dès à présent une réflexion de fond sur l’Entreprise 2.0 avant que les nouveaux diplômés de la génération MySpace et Skyblog arrivent sur le marché du travail et ne fuient votre entreprise (car ils la trouveront trop ringarde) pour postuler chez vos concurrents.



Giraultises a dit:
Un superbe article avec de très beaux schémas… comme d’ab… Merci beaucoup!
Je prévoyais écrire un petit dossier sur ce thème. Je me servirais surement de ton schéma “entreprise 2.0″
Eric a dit:
Waow, celui-là je me l’imprime et je le lirai tranquille ce soir chez moi
gromike a dit:
beau boulot, idem je prendre le temps de le lire tranquillement
Camille a dit:
Merci pour toutes ces infos, je présente ce post sur mon blog, j’ai biensur cité la source…
Sur Auchan.fr, nous essayons de faire avancer le dossier Web 2.0, pas évident sur les sites institutionnels d’intégrer le collaboratif dans la stratégie internet globale.
opensourcereader a dit:
Whoah, combien de temps as tu investis dans la rédaction de ce billet ?
Epatant !
Fried a dit:
Très bonne analyse ! Bravo !
Sébastien Charrier a dit:
Excellent article (et voilà, le salarié 2.0 qui passe 10 minutes de son temps sur le blog de Fred plutot que de produire !).
Sans doute précurseur, je ne suis en effet pas persuadé que la majorité des entreprises (des dirigeants) soient prêt(e)s à aller dans ce sens aujourd’hui (en France tout du moins).
Olivier a dit:
Beau travail ! Ton article rejoint beaucoup notre vision, chez Microcost. Je n’aurais pas osé simplifier comme dans ton schéma mais je reconnais que, de fait, ça permet d’embrasser l’ensemble.
Louis Naugès a déjà beaucoup écrit sur le sujet et j’ai moi-même publié récemment “10 outils économiques pour une PME moderne et efficace”, dans lequel j’essaie de tirer partie des réactions que j’ai vues dans les PME pour tâcher de leur faire mettre un pied dans cette toute nouvelle génération de Systèmes d’Information, ou plutôt de Services d’Information :
http://commedansunreve.fr/index.php/2007/06/27/36-10-outils-economiques-pour-une-pme-moderne-et-efficace
C’est la première fois depuis longtemps que je mets les pieds sur ce blog (hors de Google Reader) : de telles récap, un peu plus souvent, seraient bienvenues ! (ça change des news du type “nouvelle fonction sur Google Maps”)
ropib a dit:
Cet article est particulièrement intéressant.
Je pense qu’il faudrait insister sur ceci: “La plus grosse erreur serait de sous-estimer le poids des habitudes et surtout la résistance au changement. L’information (la bonne, la vraie) est en effet une denrée rare que les collaborateurs s’arrachent”. Certaines entreprises sont vraiment très loin d’avoir compris qu’il s’agit d’un souci. Des réunions peuvent s’organiser sans que jamais des opérationnels soient conviés, jusqu’à la surprise du dysfonctionnement lors de la mise en oeuvre du changement décidé par le management. Certaines pratiques professionnelles du “travail en équipe” sont plutôt du type “je regarde ce que tu fais jusqu’à la prochaine réunion à laquelle je vais t’allumer” et bien sûr le célèbre “je le savais bien, moi, que ça n’allait pas marcher”.
Dans ces entreprises toute la culture d’entreprise est à revoir et le management, qui y participe, a du mal à prendre le problème par le bon bout (les décisions sont parfois contreperformantes en dispersant par exemple justement ceux qui ont réussi à travailler ensemble en croyant rationnaliser l’espace de collaboration). Encore une fois ton article est des plus intéressants et montre les intérêt de l’entreprise 2.0 mais ça me fait penser à d’autres problématiques et je me demande s’il ne faudrait pas aussi expliquer comment revenir à une entreprise 1.0 lorsque, sans avoir connu de crise financière, une entreprise est partie en vrille (et qui commence peut-être à perdre de l’argent ou dans laquelle le climat social est border-line).
Le passage à des principes 2.0 sans avoir retrouver un équilibre 1.0 peut en fait accroître les phénomènes de déshumanisation par la virtualisation ou par l’imposition de comportements de domination. Je pense que cette capacité technique, que tu dis bien ne pas être une fin en soi, peut hélas être appliquée sans aucune préparation (par effet de mode, pour faire montre de dynamisme) et peut vite glisser vers toute autre chose.
negabuzz a dit:
bah bravo! 15 min a passer a lire l’article * 6 employées = une agence de ruinée!
Mathieu a dit:
Très bel article, comme le dit Olivier, il y a de beaux schémas et les liens qui vont bien.
Comme tu le dis Fred “Travailler en mode “wiki”, délivrer son expérience et son savoir-faire […] vont à l’encontre de ce que l’on apprend sur le terrain ; à savoir : se débrouiller pour apparaitre comme indispensable au bon fonctionnement de l’entreprise auprès de ses supérieurs”.
Changer les habitudes et les pratiques des collaborateurs est clairement indispensable pour rester compétitif, je suis totalement d’accord avec toi. La gestion du savoir DOIT amorcer sa mutation.
Mais à quelle échéance ? Est-ce que la culture française est prête ?
Ton approche graduelle visant à se baser sur les champions, les leaders, les altruistes n’est-elle pas utopiste bien que totalement adéquate ?
Les outils sont là, les initiatives existent, tu nous l’as démontré avec brio, reste à convaincre TOUS les collaborateurs.
La nouvelle génération (numérique) semble aller dans ce sens, elle baigne dans le monde collaboratif.
J’ajouterais que la réussite passera par la simplicité de partage et d’accès au savoir, c’est une réfléxion qui peut paraître banal, mais il ne faut oublier que dans une entreprise, on s’adresse à des profils totalement différents allant de l’expert du web (qui n’a pas forcément beaucoup de savoirs à partager) au novice du web (en particulier, certains seniors qui n’ont pas forcément un expertise web développée, mais qui ont des tonnes de compétences à partager). L’adaptation et l’adéquation des outils aux besoins et aux profils des utilisateurs ne devra pas être mis de côté.
Xav a dit:
Wouaou ! Que dire de + ! Chapeau bas pr ce billet fort intéressant !
Mais comme tu le dis, le + dur qui reste à faire est de stopper le poids des habitudes et surtout la résistance au changement !
Laurent a dit:
Très enthousiasmant, cet article
“Informatique”, quel mot démodé !!! Quand je pense que ça voulait “traitement de données”, et que maintenant ça fait communiquer les gens entre eux…
bokehfr a dit:
ouch !
Pas pu tout lire ici. J’imprime pour lire dans le tram en mode web 1.0 ! lol
Très interessant. Merci
Gilles Satgé a dit:
Voici 5 ans maintenant que j’essaie, au travers de ma société ( http://www.lucca.fr ) d’appliquer les recettes du Web à l’entreprise. Peut-être, tel monsieur Jourdain, fais-je de l’entreprise 2.0 sans le savoir ? Toujours est-il que j’ai acquis une petite expérience sur le sujet.
Ma conclusion : L’entreprise, ce n’est pas comme le Web. Il y a des recettes du web qui peuvent marcher en entreprises, et d’autres qui ne marchent pas du tout.
Les tendances du Web2.0 que l’on retrouve dans l’entreprise 2.0 peuvent se classer en trois catégories (que l’on retrouve dans le post de Fred) :
1 – La collaboration : L’utilisateur devient « acteur ». En « collaborant » au sein d’une « communauté », il « participe » à la création de valeur (blogs, wikis, workspace, et autre social software…)
2 – L’ergonomie : Les interfaces utilisateurs deviennent plus riches et plus simples à utiliser (AJAX, etc.)
3 – Les mashups. Les nouvelles normes du web permettent d’aggréger des informations et de créer des applications composites (flux RSS, REST, etc.).
Ma position est simple : 1) La collaboration en entreprise, ça ne marche pas, 2) l’ergonomie ça marche, et 3) les mashups, ça devrait faire un carton.
En effet, la collaboration, ça ne marche pas en entreprise. J’aimerais que ce soit différent, mais c’est comme ça. Je dis ça après avoir essayé de vendre des forums de discussions, après avoir mis en place des espaces de travail collaboratif dans une cinquantaine de sociétés de 10 à 5 000 personnes. Quand aux blogs et au wikis, n’en parlons pas. C’est un doux rêve que de croire que ça peut marcher dans une boîte. Je veux dire dans une boîte normale, pas chez Google ou Microsoft. Non, je parle de nos boîtes bien françaises, et je ne citerai pas de noms pour ne froisser personne.
Par contre, l’ergonomie, ça marche. Je le sais, car ça me nourrit ! L’idée est de concevoir le soft pour celui qui va l’utiliser (le salarié) et pas pour celui qui va l’acheter le (le manager). Ça à l’air simplet comme idée, mais très peu de softs pour entreprise sont conçus sur cette base (et ça se voit).
Enfin, les mashups. Je pense que ça va marcher, et même que ça va faire un carton en entreprise, mais pas tout de suite. Vous allez dans le département informatique d’une boîte normale, disons de 1 000 personnes et vous faites un sondage. Vous demandez qui connaît les flux RSS. Si vous en trouvez 1, c’est déjà pas mal. Et je ne parle même pas de mentionner le terme REST… Alors, les mashups, il y a encore du boulot !
University Update - Open Source - Qu’est-ce que l’Entreprise 2.0 ? a dit:
[…] Link to Article open source Qu’est-ce que l’Entreprise 2.0 ? » Posted at FredCavazza.net […]
palpitt a dit:
bravo pour ce billet, et pour le schéma !
“Tous ces outils ne servent à rien s’ils ne sont pas adoptés par les collaborateurs”
et je rejoins Mathieu dans sa conclusion, que ces outils n’ont de réel intérêt que s’ils répondent à un besoin précis dans l’entreprise
Le blog d’Arnaud Valliere » Blog Archive » Qu’est-ce que l’Entreprise 2.0 ? a dit:
[…] n’ai rien à ajouter à l’excellent et très documenté article de […]
Robert Vinet a dit:
Merci Fred ! c’est clair, c’est exhaustif, ça a de la vision et du souffle ! Que dire d’autres … sinon, @bientôt
Olivier ze kat a dit:
Merci pour cet article fort documenté (que j’ai pas encore eu le temps de décortiquer), qui me sera trés utile pour mon business-model… J’aimerais financer life2front en proposant une version entreprise pour les intranet :o”
Nodata a dit:
Wow.
Génial.
Super boulot, exactement tout ce qui me fallait : clair, précis, concis, avec des liens qui vont bien.
Raphael a dit:
Un bel article de fond, à quand le livre ?
Sinon, j’ai lu Wikinomics, et sans rentrer dans la dimension technologique et en parallèle l’incapacité des acteurs d’une même entreprise à collaborer, j’aimerai souligner la force du concept développé dans cet intéressant ouvrage : l’entreprise 2.0 c’est vous et moi… il n’y a plus de frontière, tout le monde peut être collaborateur.
Et pour que ça marche, prenez ce que vous avez de plus précieux et donnez le à la foule des inconnus, ils vous le rendront encore plus beau. Confiez vos codes sources à vos visiteurs, et ils vont vous faire des gadgets et même vous optimisez votre code. Organisez un concours en dévoilant la formule de votre dernière molécule, et des milliers de thésards vont vous faire des propositions plus intéressantes les unes que les autres…
Naturellement je simplifie au maximum (comment gérer la foule, comment succiter sa sympathie pour la marque…), mais je pense que c’est vraiment cette dimension est une évolution majeure car elle définit aussi le cadre d’une nouvelle organisation du travail et un nouveau statut pour le travail et le travailleur.
Vanina a dit:
Sorry je vais fair un commentaire qui n’apporte pas une grande valeur ajoutée mais je ne pouvais rester muette. Très bien l’article !!!
Eric a dit:
Merci Fred pour ce point très complet sur les outils entreprise 2.0. Tu pourras bientôt remplacer “Netvibes d’entreprise” par “Portaneo Edition Entreprise”, notre portail intranet personnalisable et collaboratif
WOW! « Der NeubibergBlog a dit:
[…] Cavazza einer der meistgelesenen französischen Blogger ist: Haut mal eben einen der besten (imho) Posts über Enterprise 2.0 raus, inklusive eigenem Framework. Chapeau Monsieur […]
Clips video et paroles a dit:
Je préfère ne pas développer le sujet mais le 2.0 serait-il devenu trop !?
greg a dit:
Idem que Vanina !
fred a dit:
Merci pour ce superbe billet!
La résistance au changement est une problématique essentielle. Expliquer et faire connaitre les outils et l’approche “entreprise 2.0″ en général ne peut qu’en faciliter le passage. Il n’est en effet pas toujours aisé de faire adopter ces nouveaux usages en entreprise; la plus-value n’étant pas claire et immédiate pour beaucoup; l’approche 2.0 souvent vécue comme une contrainte. Ton billet pourra certainement aider. Je m’en servirai en tout cas dans mon cheminement professionnel.
flo a dit:
C’est très séduisant et je pense que ça a un réel potentiel, mais j’ai l’impression que ça suppose quelques changement de mentalité d’abord :
> passage du modèle féodal et hiérarchique à une organisation par rôles et par communautés de compétences
> renonciation à la règle de l’autorité
> renonciation à la rétention d’information et acceptation du don d’informations, de compétences vers les autres membres
> climat social non concurrentiel / mais “émulationnel”
> abandon de la notion de performance analysée (et des outils de mesure individualisés genre CPM par exemple)…
sans cela, les outils seraient pervertis à mon avis.
En fait, il y a des entreprises qui sont déjà dans un esprit communautaire -et d’autres qui ne le sont pas, il faut dire que quand par exemple tu viens de fusionner et que tu connais la logique de la fusion, l’idée de communauté se réduit vite au modèle du radeau de la méduse…
Mais le “pire” n’est pas une référence, mieux vaut se calquer sur un modèle positif
Pour moi, ce “2.0″ de l’entreprise est un modèle comportemental très plausible. A la limite, il serait peut-être plus pertinent pour gérer l’adversité, que ce qu’on connaît actuellement.
Et puis non, j’ai peut-être tort de croire que les mentalités ont à changer d’abord : parfois c’est la pratique qui reconfigure la pensée et les comportements.
petite truffe a dit:
Très bon article, une mine d’infos. Je vais de ce pas le partager avec ma direction et mes collaborateurs. Merci.
Claude / Les Explorers a dit:
Bon boulot et belle usine à gaz
dans quelle TPE-PME (90 % du tissu économique en France) cette vison est-elle appliquée ? Des exemples a nous donner ?
Sylvain a dit:
Salut Fred,
Très bon billet. Au risque de passer pour un novice, quel software utilises tu pour tes supers schémas ?
Créer un site internet » Blog Archive » Du réel au virtuel et vice-versa. a dit:
[…] Fred Cavazza nous propose une réflexion sur le thème de l’entreprise 2.0, celle qui se servirait des méthodes issues du Web 2.0 (virtuel) pour les appliquer au monde réel. Est-ce possible ? Qu’est-ce que cela implique ? Etes-vous prêt ? Read More Post a Comment […]
eCommerce, e-Commerce, eBusiness, Marketing Web - David SCHWALBERG » Dossier sur l’Entreprise 2.0 a dit:
[…] Cavazza a rédigé un dossier remarquable sur l’entreprise 2.0: Définition, enjeux et atouts pour l’entreprise, blogs, wiki, mondes virtuels… […]
Olivier a dit:
@ Gilles Satgé : si, la collaboration en entreprise, ça peut fonctionner. Mais toutes les entreprises ne sont pas prêtes aujourd’hui. L’entreprise dans laquelle je travaille accompagne des TPE, PME et grandes entreprises dans leur transition vers des systèmes d’information full-web : nous allons naturellement vers les entreprises qui ont une culture de l’innovation ! Les autres les rejoindront dans quelques années.
N’oublions pas que nous vivons une révolution comparable à l’imprimerie. En terme de systèmes d’information, nous sommes à la fin d’un épisode de 20 ans et au début de l’épisode suivant (Dieu sait combien de temps il durera). La transition totale prendra peut-être une dizaine d’années mais beaucoup d’utilisateurs sont déjà prêts dans les entreprises. Parfois même sans le savoir. Tout ce qu’ils disent lorsqu’on leur propose ce changement culturel, c’est : “enfin !” Des wikis et des blogs en entreprise, j’en vois déjà fonctionner : l’appropriation par les utilisateurs est impressionnante. Mais il ne faut surtout pas que cela soit contrôlé : tout au plus maîtrisé mais surtout pas de procédure de validation.
Le changement que nous vivons est culturel et pas seulement technologique : il est tout-à-fait normal qu’il ne se fasse pas immédiatement. Ce qui est certain, c’est qu’il est en marche.
Arnaud a dit:
“L’information (la bonne, la vraie) est en effet une denrée rare que les collaborateurs s’arrachent” … les entreprises ont sans doute intérêt, et vite, de bien dénicher leurs connecteurs, leurs mavens (ceux qui acquiert les connaissances et les partage par conviction) et leurs vendeurs (référence au livre “Le point de bascule” de Malcolm Gladwell) pour créer cet univers de partage. La rétention d’information est malheureusement une tare, surtout dans les sociétés de services.
Enorme article au passage ! Par contre, je dirais que tu restes un blogueur influent (cf. ton billet du 19 juillet), non ?
alex de referencement blog a dit:
Bonjour,
Je pense que les limites du Web 2.0 et la règle des 1% de participant ( http://www.internetactu.net/?p=7035 ), s’applique encore plus dans le contexte d’entreprise.
Participer à un réseau social prend du temps, or la production d’information n’est pas directement productif pour une personne. Un salarié à qui l’on donne des objectifs à tenir ne vas pas “perdre son temps” à cela, et il ne le fera pas dans son temps libre, car il souhaite “se libèrer l’esprit”.
Le seul et unique moyen de forcer la participation est de la rémunérer, avec une grille complexe, où la qualité du contenu (comme cet article par exemple) doit être plus fortement rémunéré.
Sans cela une plateforme collaborative d’entreprise est vouée à être utilisée par 1% des salariés, ce qui pour 90% des entreprises correspond à la collaboration de l’administrateur du site avec lui-même.
C’est à l’entreprise de se poser la question du retour sur investissement, mais le partage de savoir a un coût.
D’ailleurs plutôt qu’Entreprise 2.0 (ridicule cette mode de versionning), ne pourrait-t-on pas parler de Knowledge Management ?
Définition Wikipédia :
La gestion des connaissances (en anglais Knowledge Management) - ou ingénierie des connaissances - est l’ensemble des méthodes et des techniques permettant de percevoir, d’identifier, d’analyser, d’organiser, de mémoriser, et de partager des connaissances entre les membres des organisations, en particulier les savoirs créés par l’entreprise elle-même (ex : marketing, recherche et développement) ou acquis de l’extérieur (ex : intelligence économique).
Les acteurs de l’organisation ne doivent pas se limiter à la consommation d’informations brutes. Ils doivent veiller aux usages des informations, ce qui signifie interprétation, structuration, capitalisation, et partage des connaissances.
PLUS> http://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_des_connaissances
En bref « Web.java a dit:
[…] http://www.fredcavazza.net/2007/07/24/quest-ce-que-lentreprise-20/ : un article riche et détaillé de FredCavazza sur l’Entreprise 2.0 […]
Ben a dit:
Je rejoins le point de vue de Gilles Satgé. Pense-tu, Fred, que tout le monde a l’âme d’un bloggueur ? Crois-tu que tout le monde a envie de rédiger un billet sur la dernière problématique du moment ?
Comme on l’observe à travers Internet (wikipedia, blog, etc…) peu de gens sont créateurs de contenu. Pourquoi ce serait différent en entreprise ?
Ce modèle n’est intéressant que si l’entreprise est composée uniquement de “Frederic Cavazza” (créateur de contenu).
P.S.: Article très intéressant.
Gilles Satgé a dit:
@Olivier :
le problème des outils collaboratifs (qui ne sont à mon avis qu’un des aspects de l’entreprise 2.0), c’est qu’ils représentent à la fois un choc culturel et technologique. Je vais te donner un exemple que je viens de vivre. Quand je déploie un de mes softs chez un client, j’utilise un espace de travail collaboratif (maison mais très proche dans sa philosophie de Basecamp). Voici la réaction de la responsable paie d’une boîte de 500 personnes face à cet outil:
“Nous sommes connectés toute la journée sur la messagerie outlook, vos messages seraient lus dès réception, or là nous recevons un mail nous disant qu’il faut aller consulter vos messages sur votre site C’est une perte de temps qui elle oui m’énerve un peu. J’aimerais que nous restions sur un mode normal de fonctionnement qui est le mail.”
Tous nos clients ne réagissent pas comme ça, mais franchement, des boîtes dont la culture d’entreprise (technologique et politique) permet la mise en place optimale d’outils collaboratifs du type forums et espace de travail collaboratifs (sans même parler de blogs ou de wikis), je n’en connais vraiment pas beaucoup.
Erix a dit:
Et bien voilà un article qui tombe bien à propos et va me faire gagner énormément de temps sur les recherches. Une fois de plus merci à toi !
Daneel Ariantho a dit:
Tout simplement excellent!
C’est plus un billet, c’est un article :
se l’imprimer est indispensable pour une lecture attentive et
pour se le ranger dans son dossier “Le tout meilleur du web 2007″ .
Un article qui déborde sur l’Entreprise 3.0 (Entreprise 2.0 + Web 3.D),
avec sa partie sur les univers virtuels, c’est dire !
… encore un mot pour dire que je suis ravi de voir cité “Emergency training in Second Life” car les possibilités en termes de simulation / “serious roleplay” sont énormes et encore largement sous-exploitées.
Olivier a dit:
@ Gilles Satgé : bien sûr, la plupart des entreprises réagissent comme cela aujourd’hui, surtout si on tente de leur imposer un outil. C’est pour cela que j’insiste sur le fait qu’on ne peut pas s’adresser à beaucoup d’autres entreprises que celles qui ont une culture de l’innovation… pour l’instant !
Je suis certain qu’on ne peut pas dire “la collaboration en entreprise, ça ne marche pas” : on collabore déjà dans toutes les entreprises du monde mais avec des outils qui n’ont pas été pensés pour la collaboration. Mon métier consiste à faire découvrir les nouveaux outils collaboratifs et à exciter leur curiosité de savoir ce que ça peut bien donner. Nous montons de nombreux pilotes. Les vrais déploiements dans les grandes entreprises sont pour bientôt et, quand cela se saura, je vous assure que votre travail sera facilité !
arf a dit:
Bonjour et bravo qd même (parceque je vais dire des critiques :p ) pour votre billet qui m’a été recommandé par l’intranet de mon entreprise.
Premièrement je suis tout à fait d’accord avec ça :
“La plus grosse erreur serait de sous-estimer le poids des habitudes et surtout la résistance au changement.”
C’est pourquoi il est évident que dans ma vision, c’est un travail de sociologie qui doit être fait et non informatique. Bon alors qu’est ce que l’on fait ici alors ?
Non plus sérieusement l’informaticien apporte une techno exploité de sorte à fournir un outil adapté aux nouveaux besoins, voilà tout.
Deuxièmement, :
“Travailler en mode “wiki”, délivrer son expérience et son savoir-faire sur un blog sont des pratiques qui vont à l’encontre de ce que l’on apprend sur le terrain ; à savoir : se débrouiller pour apparaitre comme indispensable au bon fonctionnement de l’entreprise auprès de ses supérieurs. C’était jusque là le meilleur moyen de progresser dans la hiérarchie (en attendant que des places se libèrent au dessus) et de toucher sa prime de fin d’année”
Oui c’est vrai mais c’est completement hypocrite de votre part de penser que cela va changer… Ce n’est pas parceque l’outils est coopératif que, l’employé dans sa stratégie de publication ne soit pas porté à divulgué que certaines finos, ou pire encore à en diffuser de mauvaises !!
Enfin bref en changement le cadre nous changeons la stratégie de chacun et aucunement le but…
Donc voilà le 2.0 pour moi c’est un plus qui permet une nouvelle organisation, après ce n’est plus qu’une histoire de sociologue
A bientot.
arf a dit:
Croire que cela va amener le partage de connaissance que nous connaissons dans la communauté opensource est Utopique, ce n’est pas du tout le même cadre.
Tous ça pour dire que c’est surtout du marketing… Mais tant mieux ça fait marcher la machine eco.
Fred Cavazza a dit:
@ Ben > Non, les rédacteurs ne sont pas les seuls à apporter de la valeur ajoutée. Les lecteurs qui commentent, notent ou bookmarks sont tout aussi importants car ils permettent d’alimenter le système de filtrage collaboratif.
/Fred
Olivier a dit:
@ arf : qui a parlé de reproduire le partage de connaissance de la communauté open source ?
D’autre part, il y a bien dans la communauté open source des professionnels, des entreprises qui vivent de ce partage. Alors pourquoi pas dans d’autres secteurs ? En interne, ce sera déjà bien. C’est ce qui se produit déjà dans plusieurs entreprises avec lesquelles nous travaillons.
FabienD a dit:
Superbe article, très complet mais qui ne part pas dans des explications trop complexes. J’adore.
Je rejoins certains sur le fait que la collaboration entre les membres de l’entreprise peut s’avérer délicate… tout dépend à mon avis de trop nombreux pâramètres (taille, esprit d’équipe, innovation, etc.) pour être mesurés.
Je sens qu’il faut mettre cet article de coté et le ressortir dans quelques années !
jo a dit:
article intéressant un brin utopique appliquer des trucs aussi “fumants” au monde de l’entreprise reste un doux rêve de “geek” ” entreprise 2.0 ..:-)
internet et l’informatique sont devenu comme l’électricité l’eau courante a tout les étages et doit cesser d’être le truc a la mode, tout le tapage fait autour da la planete internet, l’web 2.0 et la suite de futilités et univers virtuelles me derange profondément “Second life” indispensable ??? twitter ?? facebook ??
des progrès vraiment utiles sont attendus avec urgence du cotè des nouvelles énergies par exemple !! éviter que la planète devienne invivable dans quelques années peu vraiment être utile pour les entreprises comme pour tout le monde !
non ??
Serge TCHAHA a dit:
Bonjour,
Ça n’étonnera personne que je dise que le post est d’une classe supérieure.
Simplement, j’aimerais vous soumettre une proposition. Afin de contrer la résistance au changement, la rétention d’information, pourquoi ne pas assigner des objectifs communs assortis de récompenses collectives ?
Excellente journée.
Forge a dit:
Un article on ne peut plus complet que je m’empresse de relayer.
Bravo et longue vie pour votre blog.
Olivier a dit:
Oui Serge, c’est une excellente façon de faire. On peut aussi récompenser les meilleures participations au wiki de l’équipe, etc. Plein d’idées simples qui permettent de lancer la machine.
Mais il faut aussi garder à l’esprit qu’il n’y a pas besoin de carotte pour faire comprendre aux collaborateurs qu’ils ont tout à gagner à partager et échanger leurs savoirs. J’en fais tous les jours le constat.
Olivier ze kat a dit:
J’résume mon argumentaire pour faire adopter le lifestreaming aux entreprise 1.0 souhaitant migrer vers le 2.0 en douceur :
- Le salarié 1.0 partage “rien” et n’a que faire des connaissances des autres.
- Le collègue 1.0 se contente de ses trop nombreux mails, entre spams et forward de blagues, et galère sur Google.
- Le collègue 1.0 casse les pieds des autres salariés (1.0 ou 2.0) pour savoir qui pourrait l’aider, et déranger ce dernier.
- Le salarié 2.0 choisi ce qu’il partage sur sa ligne-de-vie… Et peut garder quelques petits secrets de travail pour lui-même ;o)
- Les collégues 2.0 consultent les lignes-de-vie des salariés 2.0 spécialisés dans le domaine qui les préocuppent. Et les dérangent seulement si ils trouvent pas la réponse.
- Le salarié 2.0 reçoit des remerciements. Il est content, devient populaire pour ses contributions… Et monte en grade :o)
- Le collégue 1.0 fait perdre du temps. Bientôt le placard :o|
- Le salarié 1.0 n’aide personne, ni la productivité de l’entreprise… Idem :o|
Vous noterez que ce sont les employés les plus agés, avec la plus grande expérience, et de nombreuses connaissances qui ont le plus d’intêret à adopter ce genre d’outils au profit des plus jeunes qui ont tout à apprendre pour s’intégrer… Le lifestreaming peut résorber la fracture entre les générations :o)
D’un autre coté, cet outils laisse aux employés la décision de l’utiliser ou non (càd qu’il n’y a pas de pushing de l’information, ni d’obligation de tout partager)… Ca sera le noyau des early-adopters qui démontrera l’intêret du système, et changera les moeurs en douceur.
Fred Cavazza a dit:
Bon Olivier, ça serait bien que tu passes un peu moins de temps à rédiger des commentaires et un peu plus à finaliser le lancement de ton service
/Fred
Olivier ze kat a dit:
Fred, j’ai déjà arrêté de publier des idées et études sur mon blog… Et c’est trop dur de rester muet devant un bon article
.oO(héhé, devine pô ce que cache l’inutile FrazrBar)
Olivier a dit:
Heu… Tu parles à quel Olivier ?
sophie januel a dit:
Bel article de fond, Fred merci !j’apprécie la qualité de ton développement, pourtant, je n’abonde pas sur l’équation entreprises 2.0 = collaborateurs 2.0 = RH 2.0.
J’étais lancée pour écrire un commentaire mais il se révèle si long que je le transforme en note dans laquelle j’espère réussir à exposer avec autant de clarté, mon point de vue.
Fred Cavazza a dit:
@ Olivier Ze Kat > FrazrBar = Virtual Bar + MyBlogLog ?
/Fred
Olivier ze kat a dit:
C’est un inutile gadget qui affiche la liste d’amis d’un frazeur dans un contexte amusant et loufoque.
Mais pour moi, c’est une occasion d’éprouver la récupération de listes d’amis (de réseaux sociaux) via des API… No comment :o| .oO(fô quils se magnent d’ouvrir leurs API chez MyBlogLog, raz le bol d’attendre)
versificateur a dit:
C’est la première fois que je lis un de tes billets et ce qui me vient à l’esprit c’est bravo. Cependant j’ai un avis un peu reservé sur l’intégration des serious games et autres v-learning dans l’usage de l’internaute (voir le billet de tendance.it ) encore moins de l’entreprise pour l’instant (bah quand on va sur second life c’est d’abord pour se divertir…)
@ Olivier Ze Kat > c’est quoi le service dont parle Fred? life2front (que je trouve par ailleurs très intéressant comme concept mais qui meriterait une petite épuration graphique -impression personnelle-)?
rapaelhunold a dit:
Très bel article Fred.
Comme toujours, Fred à du pif et (entre)voit déjà l’effet longue traine du web 2.0 dans le domaine de l’entreprise. Le plus dure étant sans doute de convaincre les responsables d’entreprises de l’intérêt, de l’opportunité et aussi de la nécessité de muté même si cela demande un temps d’adaptation qu’il faut prendre.
Il est donc capital d’embrasser de nouvelles méthodes de travail que l’outil informatique (s’il est bien pensé) peut nous apporter.
Il manque encore cependant un liant à tout cela je pense. Je dis ça car je suis après tout sur Netvibes, Twitter et Facebook. Même s’il y a des interconnexions, un service d’unification du skin + un login unique me changerait la vie. Se pose aussi la question de la confidentialité/sécurité des données qu’il faut éclaircir.
Mais comme l’a si bien souligné Fred, c’est l’adoption d’outils adapté et simple/intuitif d’utilisation qui feront la différence (songeons à l’ipod…)
Quoiqu’il en soit, nous sommes sur la bonne voie, sur un système de plus en plus ouvert.
Long commentaire pour un long article de fond (et j’en redemande !).
NB : très sympa le graphe (voila un bon moyen d’expliquer l’interet du concept ;o)
RMS a dit:
Merci ! Un excellent article qui mériterait de faire l’objet d’un petit pdf…
émergenceweb : blogue » Blog Archive » Enfin, une tentative de synthèse de l’Entreprise 2.0 ! a dit:
[…] vous suggère de lire attentivement le texte explicatif de Fred, paru le 24 juillet dernier. Il y va tout d’abord, d’un historique du concept […]
Gilles Misrahi a dit:
Bonjour,
La France peut t-elle être favorable à l’éclosion de l’entreprise 2.0 ?
Le succès légitime de ce billet me parait porter des éléments de réponse…
Beaucoup d’auteurs de ces commentaires ont leur propre blog et trouvent ici une matière à expression différente : Plus interne, plus communautaire, plus ciblée.
En 3 jours, 65 commentaires sont venus enrichir la vision proposée par Frédéric Cavazza.
D’autres approches très construites s’expriment ici, propres à enrichir débats et projets.
On ne lit pas seulement des merci, bravo, j’aime beaucoup ce que vous faites.
Des approches itératives voient le jour.
Les 65 personnes ayant réagi ici représentent une force sans laquelle ce blog ne serait pas ce qu’il est.
Il participe totalement de l’apparition des “phénomènes” TIC français.
En dehors de l’hexagone, prenons l’exemple de la pyramide d’Horowitz. Elle n n’est pas encore dans les livres scolaires. C’est un schéma, copié sur tous les blogs marketing du monde.
Elle est toujours disponible à son emplacement d’origine : http://www.elatable.com/blog/?p=5
Elle a été publié le vendredi 17 février 2006 à 07:35 et a donné lieu, depuis, à 149 commentaires.
Elle court surtout tous les cabinets conseil en stratégie et toutes les thèses de la planète, à coté de la “longue traine”.
Les billets de Frédéric Cavazza se font, eux aussi, joyeusement copier par tout consultant francophone en mal d’inspiration ou de recherche.
Et si une nouvelle richesse naissait de cette création/coopération/diffusion ?
Frédéric Cavazza nous propose un mode d’emploi en entreprise que je trouve parfaitement utile.
N’oubliez pas, il nous a fait miroiter une prime de fin d’année…
Moi je dis qu’il y a moyen.
A vous de voir.
Des métiers peuvent être inventés suite à ces réflexions. Thierry Maillet y réfléchit : http://mailletonmarketing.typepad.com
Des outils existent, je les ai rencontrés : Merci Christophe Deschamps http://www.outilsfroids.net
Bravo à ceux qui écrivent beaucoup cet été.
P.S : Il semblerait que Blue Kiwi ait trouvé des moyens de son ambition. C’est déjà quelque chose. Bon vent. http://www.bluekiwi.fr
Qu’est-ce que l’Entreprise 2.0 ? Fred CAVAZZA « Agence de Promotion des Experts en Techniques et Technologies de l’Information a dit:
[…] 27 juillet 2007 Qu’est-ce que l’Entreprise 2.0 ? […]
Bertrand Duperrin a dit:
Rarement vu une présentation aussi bien ficelée et exhaustive sur les outils et leur intégration dans une logique de social computing.
Toutefois (je sais que j’ai la tête dure) j’ai du mal à me satisfaire d’une logique fondée sur l’outil. Il est la conséquence d’un processus, il peut également en être le catalyseur…mais il n’est qu’une facette de l’entreprise 2.0.
L’équation Entreprise 2.0 = Collaborateurs 2.0 = RH 2.0 me laisse sceptique. RH 2.0 c’est d’abord cadrer une politique d’entreprise par rapport à une vision, en découleront de nouveaux usages, de nouvelles pratiques qui ne pourront exister sans outils. Et pas l’inverse. RH 2.0 est une composante d’un projet E 2.0 au même titre que les outils, et que l’organisation, la communication, le management. Il faut faire attention de ne pas confondre la fin et les moyens.
Si l’entreprise choisit des outils c’est qu’elle a choisi d’adopter le mode de fonctionnement qu’elle estime être le plus efficace pour faire face à ses enjeux actuels et à venir. Leur adoption n’est donc que le fruit d’un changement de mode de fonctionnement…la réflexion a lieu au niveau stratégie / rh / management…puis se décline en outils.
L’appétence du salarié pour un nouveau mode de fonctionnement est bien réel (quoique parfois surévaluée) et le sera de toute manière de plus en plus (réél, pas surévalué
). Mais si l’organisation se refuse à des pratiques incompatibles avec son mode de fonctionnement on ne risque pas d’aller loin. Il faut d’abord “flexibiliser” l’organisation afin de tirer la quintescence des outils.
Tout commencera donc pour partie par un travail de l’organisaion sur elle même (et des individus sur eux-mêmes également). Les outils viendront ensuite et serviront de catalyseurs et d’amplificateurs. Et à leur tour ils rendront d’autres avancées organisationnelles possibles.
“L’entreprise 2.0 vit par le bas mais nait par le haut.”
Par contre ton article décrit admirablement bien le résultat final escompté. Mais pour y parvenir il y a nombre d’étapes à franchir et les chemins à emprunter sont multiples.
Maxime Gaillard » Blog Archive » Entreprise 2.0 : c’est un nouveau vaisseau ? a dit:
[…] Je viens de lire un article remarquable de l’un des meilleures blogueurs (j’ai nommé Fred Cavazza). Dans cet article, Fred fait le tour du phénomène 2.0. On connaissait déjà le web 2.0, un terme qui veut tout et rien dire, mais quelque chose de nouveau apparaît, c’est l’Entreprise 2.0. Pour savoir ce qui ce cache derrière cette expression, je ne peux que vous encourager, non vous ordonner de lire Qu’est-ce que l’Entreprise 2.0 ? […]
laurent a dit:
“Moralité : pour rester compétitif, il va falloir modifier nos habitudes, méthodes et outils de travail.”
Absolument, totalement d’accord.
Pour moi l’entreprise 2.0 c’est cela : tout mettre sur la table. Exactement comme on le fait dans une usine de confection… en Chine.
En vrac #6 a dit:
[…] Très bon article de FredCavazza sur l’entreprise 2.0, […]