Les miracles du packaging
J’ai découvert ce matin ces nouveaux conditionnements révolutionnaires pour les bouteilles de vin (qui représente le plat d’accompagnement conseillé) :

L’idée est tellement géniale que je me demande pourquoi cela n’existait pas avant. Alors bien sûr, vous pourriez me dire que cela détruit des emplois et pénalise le commerce de proximité, mais bon… comme le disent les rédacteurs de Springwise : Somelier go away!
Luc a dit :
bonjour, C’est vraiment pas nouveau. Voici plusieurs années que des emballages de ce type existe pour le vin en Belgique. Toutefois, il est dommage de toujours avoir du rouge avec du fromage et ou de l’agneau car un Pessac avec l’agneau, c’est divin. Luc
Houla a dit :
Moche et inutile (et sans doute pas bon). Flop assuré.
Olivier K. a dit :
c’est simplifiant. pour dire si c’est bien ou non, j’aimerai gouter au produit. Dans tous les cas packaging moins hypocrite que bien des pseudo maisons.. Un packaging dans l’ere du temps.
LD a dit :
@Houla: c’est bien un point de vue français ça. Tout comme le vin ne devrait se faire qu’en bouteille de verre avec un bouchon en liège?
OK pour les bons crus, mais pour le vin de “consommation courante”, destiné aux non-oenologues, je préfère qu’on me dise ce qui va avec quoi, plutôt que de me ruiner (parce que si c’est cher, c’est forcément du bon vin) et avoir au final des mélanges douteux.
ludwig a dit :
Un autre vin avec une communication décalé
http://www.only-pleasure.com/
Hito a dit :
Idée original je trouve mais le fait de changer son packaging dénature un peu le sens/goût du vin (du moins psychologiquement ^_^) Je suis pas un amateur de vin mais je pense que les experts dans ce domaine seront certainement rétissant et le packaging actuel lui donne une certaine noblesse ou authenticité que l’on ne retrouve pas dans ce packaging. Par contre comme le dit LD pour du vin courant pourquoi pas
vieilfrance a dit :
Du coup on remplace une étiquette qui explique les caractéristiques d’un vin par une étiquette qui ne parle plus du tout du vin mais du plat qui va (peut aller ?) avec … C’est réducteur je trouve.
Laurent a dit :
Oui, je suis d’accord avec vieilfrance : ça semble réduire le vin au statut de condiment… Pourtant l’idée est bonne pour aider un néophyte à choisir, alors pourquoi pas une étiquette cartonnée autour du goulot ?
Philippe a dit :
Personnellement, ça me coupe tout. Point 1: Je bois du vin en dehors des repas en général, et voir un gigot devant mes yeux au lieu de la robe rubis et scintillante de la dive bouteille me déprime totalement Point 2: Pour avoir vu beaucoup d’américains en France ou aux US, leur pratique est souvent la même: le chic (français) c’est de boir un verre de vin rouge ou blanc en apéritif Point 3: C’est très reducteur effectivement, c’est-à-dire en définitive très conventionnel
Désolé d’être moins enthousiaste que vous…
Nath a dit :
Effectivement, d’un point de vue français, ça semble quasi-criminel. Mais il faut savoir qu’à l’étranger, notamment aux US, on a du mal à s’y retrouver dans toute les variétés de vin. Je pense que ça marcherait pas en France, mais surement ailleurs.
NiKo a dit :
Ça fait passer le vin comme une sorte de sauce d’accompagnement adaptée à un aliment précis. Franchement, c’est ignoble, je ne pense pas que ça prenne (en France du moins.)
Laurent a dit :
(Attendez-voir… je me demande si il ne nous fait pas marcher !)
raphael a dit :
A mon avis c’est l’intention qu’il faut retenir. Rien que le fait de remettre les codes en question fait parler du produit, et c’est bien. C’est sur que l’exemple est un peu extrème mais je pense que ça se vendra, il faut arreter de penser que les buveurs de vin sont des français avec des habitudes de français.
Moose a dit :
Ben d’un autre coté beaucoup de gens se demandent toujours quoi manger et avec quel vin … ça peut être un bon début pour l’initiation. Ce qui est dommage c’est qu’effectivement on ne parle plus du vin en lui même, en ramenant le vin au niveau d’un vulgaire soda… mais comme vin de table pourquoi pas.
(ou comme le dit le commentaire précédent c’est bientôt le 1er avril aussi ;o)
gromike a dit :
oui pas nouveau et très americanisant, simplifiant (vu en Californie en 1991
)
“Ça fait passer le vin comme une sorte de sauce d’accompagnement adaptée à un aliment précis”
tout a fait d’accord, on est loin des valeurs de ce produit. après la concurrence féroce améne toutes sortes d’experimentations, Nath a raison il faut voir le type de marché et le “niveau” de ce vin et la cible en face mais pour l’avoir vu il y a longtemps …
Azerty a dit :
En général, ceux qui achètent ça gardent la bouteille pour en faire un pot à eau. Ensuite on les retrouve dans les brocantes, quelques années après, comme les bouteilles de Malibu décorées ou la bouteille Vittel Spécial An 2000…
Fred C. a dit :
Je suis bien d’accord avec vous : avec ce conditionnement on gamme le vin et ces valeurs au profit de son utilisation en guise d’accompagnement.
Il n’empêche quer nous ne parlons pas ici d’un grand cru classé mais d’un produit de quasi-commodité. De plus, cela correspond à une approche plus rassurante pour le prospect qui n’a pas à “avouer” son ignorance à un vendeur.
Par contre j’aurais opté pour un conditionnement qui laisse apparaitre un peu de vin. Ou alors en rajoutant une étiquette…
/Fred
ropib a dit :
@Fred
C’est la première chose que je me suis demandé: si ça se trouve c’est du vin blanc par exemple et on se demande bien ce qu’on va boire (enfin y a la couleur des bouteilles mais il faut qu’elles soient à côté pour qu’on comprenne que c’est un code). Ce qu’on voit ne fait pas tout mais là en réalité il s’agit de donner le moins d’information possible.
Moi je n’y connais pas grand chose en vin, mais plus je peux lire mieux c’est. En plus je sais pas… j’aime bien qu’on me parle de sa production. Si c’est une piquette c’est pas grave, le côté grandiloquent du texte n’en sera que plus rigolo.
Pourquoi tout simplement ne pas faire un petit sigle en bas à droite, et puis un hublot en verre transparent assez grand (genre rhum damoiseau) au niveau de la surface par exemple. Ca peut renouveler le truc tout en étant un peu classe sans être vieillot. Sinon c’est peut-être la photo mais le reflet métallique c’est bof, ça fait thermos. Même si en fait le métal n’a pas de gout (mais il nous fait sentir le gout de notre propre sang) c’est répulsif.
Ca me fait un peu penser à la video supermarket2.0. Pourquoi ne pas plutôt mettre des étiquettes “Fun”, “Smart”, “Hardcore”, “Collector”, “Club”, “Coke-like”… ?
bart a dit :
Emballage très réducteur, même pour un vin de table !!!
Et je trouve qu’au contraire acheter une telle bouteille c’est afficher son ignorance. Mieux vaut avoir l’humilité de demander conseil à un connaisseur…
Eric C. a dit :
Je vois bien le client se pointer chez son caviste et lui dire : “Hello, I’d like to buy fish wine” …
Thierry BEZIER a dit :
je confirme ça existe deja, au chili, en amerique du sud et bien sur en Asie…mais ça ne fait pas aussi bon effet qu’une bonne vieille etiquette, sauf peut etre dans des oyster bar…
polus a dit :
Encore un truc de marketeux qui tire la culture vers le bas. Formatage de la pensée, du goût, des préférences… c’est finalement assez commun avec la pub et le markéting.
Lionel a dit :
Je trouve certaines réactions bien ringardes. Après on se plaint des vins du nouveau monde et de la perte de parts de marché des vins français.
woumpah a dit :
Bien dans l’ère du temps ces étiquettes, visuels sobres mais facilement identifiable.
L’étiquette faussement jaunie avec la typographie manuscrite dorée commence à se faire vieille et je ne suis pas contre un peu de renouveau.
Pour pouvoir parler de “flop” ou de “réussite” il faut voir à qui ce produit est destiné. S’il s’agit d’un vin d’entrée de gamme type grande distribution, le packaging va lui permettre de se démarquer et lorsqu’on achète du vin à 3 € on sait déjà qu’il ne sera pas excellent (donc autant prendre celui avec la plus “jolie” étiquette ^^).
Sanji a dit :
Il y a une boite française qui fait ça depuis très longtemps. Je ne cafterai pas, mais ça s’appelle “Boire et manger” (je suis sûr que vous saurez retrouver). Le packaging est moins moderne, mais le produit est pas mal. Et, précision, ça marche très bien
murcia a dit :
That’s the way all ended up last night for me too, much vino, and funcking fingers out of my mouth and mind erring over an innocent’s tomb. François Villon. That was him that couldn’t keep silent even hung. Poor François that was now under a stone. Where was it. Can’t remember. But it was!!! Last night!!! Total Total Tautavel, in glass radical chic bottle!
Fred C. a dit :
Merci Lionel de faire remarquer que le manque de flexibilité est extrêmement nuisible.
A une époque où la concurrence des vins américains, chiliens, agrentins… se fait de plus en plus sentir, l’industrie vinicole française devrait être capable d’évoluer pour se rapprocher des habitudes de consommation des marchés étrangers.
De plus, je reste persuadé qu’il est tout à fait possible pour un même producteur d’alimenter 2 circuits de distribution : l’un en France avec un conditionnement classique et l’autre à l’étranger avec ce type de bouteilles.
/Fred
bichromie a dit :
Ben a vous lire, pourquoi ne pas conserver le classisisme à la française tout en ajoutant le pictogramme plus petit ou alors comme pour la sensibilisation au film du soir. Par contre un petit effort messieurs, le pictogramme, en braille.
fruey (Let's Have It) a dit :
Etant anglais, je vois ce genre de choses depuis que j’ai l’âge d’acheter les bouteilles de vin.
Une chose qui m’étonne c’est qu’il est quasiment impossible d’acheter une bouteille de vin en Angleterre sans qu’il y ait au moins sur l’étiquette de derrière (collé à l’opposé de l’étiquette avec le domaine, cru etc.) une phrase ou un paragraphe qui donne des conseils de quel type d’aliment se marie avec ce vin.
En France, par contre, c’est très rare. Il ne faut pas aller jusqu’à afficher rien que “pour poulet” sur la bouteille, c’est trop réducteur. Par contre, un peu de conseils – en dehors de la provenance et les mots comme “fruité, avec une arrière goût de prunes” – serait bon. Ne serait-ce qu’un conseil type “excellent avec poulet aux champignons” mais aussi du type “excellent servi froid en apéritif avec des canapés salés / fromage / etc.”.
Quand vous achetez du vin ordinaire en supermarché, ce n’est pas comme si vous avez accès à un conseiller pour vous aider…
-Fruey
Soph a dit :
En Belgique, pas besoin de lire toutes les étiquettes pour trouver la perle rare qui ira à coup sûr avec son plat… des petites étiquettes du même style (schématisées et très lisibles) sont déposées dans les rayons et il suffit d’aller sous l’étiquette “poisson” pour trouver des vins qui vont avec le poisson, sans “dénaturer” l’aspect traditionnel de la bouteille auquel tiennent tellement certaines personnes. Au passage, je trouve complètement stupide de faire un tel foin pour un emballage alors que ça ne changera pas le gout du vin.
Houla a dit :
Si c’est fait pour le vin de table pas cher comme vous le dites je connais pas grand monde qui a 5 bouteilles de vin de table différent chez lui ???
Sauf repas festif, en général, pour le quotidien, on a un vin rouge par exemple et basta. On change pas de vin selon qu’on mange un steack ou du poulet, du poisson ou des pattes ou une pizza…
Yann a dit :
Des commentaires parlent d’américanisation, de voir le vin comme une sauce , d’un accompagnement. Terminé le vin plaisir de découverte, de surprise ?
Les US adorent standardiser: les hôtels d’une même marque auront la même tenue, voire le même papier peint, le même couvre-lit d’un bout à l’autre de leur pays. Soit, c’est un moyen de se rassurer et de ne pas trop perdre de temps à débusquer des bons rapports qualité-prix.
Pour le vin, le positionnement va dans le même sens : l’homogénéisation, la fin des différences. Et si je vous dis que je préfère un bon Fitou 2002 à un grand Bourgogne 1995 ? Hé oui, les goûts changent, certes selon les plats où les moments où on déguste (ou picole !) du vin, mais aussi selon sa culture gustative…
Un prêt-à-boire de niche, pourquoi pas, mais sans doute pas un concept généralisable.
Yann
Thomas a dit :
Le concept existe déjà, et c’est français !
A voir donc : http://www.boire-et-manger.com/
Et tant pis pour ceux qui disent que dénaturer ainsi le vin est honteux, penser aussi à ceux qui trouvent leur compte avec ces produits !
rokad a dit :
J’adore le packaging mais c’est vrai que voir les plats qui “doivent” accompagner la bouteille doit être lassant à la longue.
Mais j’aime bien l’idée qui fait de plus en plus son chemin d’un packaging différent pour les bouteilles de vins. Certaines bouteilles de vins étrangers font des essais plus ou moins réussis dans ce sens.
Olrik a dit :
Uniformisation des goûts, des conditionnements, des choix… C’est pas nouveau et c’est bien dans l’air du temps 2.0.
Ne choisissez plus, laissez nous le faire pour vous. Les nouveaux consommateurs ne veulent plus faire d’efforts, ne veulent plus choisir, l’important c’est la nouveauté et rien que cela. L’important, c’est l’effet. L’effet que l’on fera quand on mettra une telle bouteille sur une table. Le reste, le goût, le choix, l’histoire, la culture n’est plus de mise. Bientôt on aura tous la même coupe de cheveux, les mêmes t-shirt American Apparel, les mêmes Nike ecrase-merde et les mêmes blagues ou vidéo en tête sur Youtube. Et le pire, c’est qu’on crie au génie.
Bizarre qu’ils n’aient pas créer une bouteille à boire avec un hamburger ou des chips, à la limite, là ça aurait pu être drôle, mais ils n’ont même pas eu le courage.
Certains verront bien-sûr dans cette argumentation une attaque anti US, ça aussi c’est dans l’air du temps.
D’une part, on voit bien le style de cuisine choisie : steak grillé, poulet grillé, saumon grillé (bientôt cerveau grillé !), pizza, pâtes.
D’autre part, n’importe quel poisson ne va pas avec n’importe quel vin, le fromage est délicieux sur du blanc, etc. Mais bon, ça, tout le monde s’en fout, c’est trop compliqué, faut faire un effort.
C’est bien triste tout ça.
alan smithee a dit :
ça existe effectivement en France depuis bien longtemps ,j’ai chez moi depuis 5 ans au moins une jolie bouteille de rouge avec plein de dessins de cubes de fromage imprimés sur le verre.